Livres anciens - Livres de voyages - Cartes géographiques anciennes
La Turquie en 1861.
Paris, librairie A. Franck, 1861. In-8 de (2) ff., vij-(1 bl.)-399 pp.; chagrin rouge, dos à nerfs orné, large encadrement doré et à froid sur les plats, coupes filetées, chasses ornées, tranches dorées (reliure de l'époque).
Première édition. Capitaine de la marine marchande, l'auteur navigua beaucoup avant de revenir dans sa ville natale de Bordeaux peu avant la révolution de 1848. Il fut député conservateur de la Gironde, directeur d'une compagnie fluviale au Havre, et fondateur avec Marius Michel de la Société Collas & Michel, qui obtint le marché d'administration des phares de l'Empire Ottoman. C'est cette dernière activité qui lui permit d'observer la Turquie et de rédiger son ouvrage, à travers ses "rapports fréquents avec les hommes les plus considérables du pays" et sa recherche de documents originaux. Exemplaire dans une élégante reliure de l'époque. Cachet au nom de Garbour, en alphabet romain et en alphabet arabe. Piqûres. Atabey, 262. — Hage Chahine, 1043 (pour la Turquie en 1864).
Café turc.
Paris, Imprimerie Bertauts, vers 1850. Lithographie originale (72 x 55 cm avec les marges).
Belle représentation d'un café turc où l'on aperçoit un groupe d'hommes buvant un café ou fumant un narguilé. Cette planche a été lithographiée par Eugène Le Roux d'après Alexandre-Gabriel Decamps. Peintre et graveur français, Decamps fut l'une des grandes figures du romantisme. En 1828, il fut envoyé en mission en Grèce en compagnie du peintre Louis Garneray, chargé de commémorer par un tableau la victoire de Navarin, et poursuivit un périple qui le conduisit à Constantinople, en Asie mineure (Smyrne) et au Moyen-Orient. Cette expérience sera décisive. Au cours de son séjour, il prit des notes, réalisa des croquis et emmagasina les images avec lesquelles il façonnera à son retour sa vision de l'Orient, devenu une source profonde d'inspiration. De retour à Paris, ses carnets remplis de dessins, Decamps lança la mode de l'orientalisme qui marquera l'art français. Bon état de conservation.
Deux années à Constantinople et en Morée (1825-1826), ou esquisses historiques sur Mahmoud, les Janissaires, les nouvelles troupes, Ibrahim-pacha, Solyman-bey, etc...
Londres, et Paris, R.G. Jones, Nepveu, 1828. In-8 de (2) ff., 219 pp.; demi-basane maroquinée rouge à coins, dos à nerfs orné, tête dorée, non rognée (reliure de l'époque de Boersch).
Seconde édition, illustrée de 16 planches de costumes lithographiées par Langlumé d'après Collin, finement coloriées et certaines rehaussées d'or. Issu d'une famille d'interprètes, et né à Constantinople, Charles Deval fut élève interprète à Constantinople de 1825 à 1826. Les premiers chapitres de son ouvrage sont consacrés au quartier européen de Constantinople et aux diplomates dans la capitale ottomane, au commerce et aux arts, ainsi qu'à la religion musulmane, au sultan Mahmoud et aux réformes qu'il fit dans l'adminustration et l'armée. Un chapitre est consacré au massacre des Janissaires de 1826. Dans la seconde partie, l'auteur relate son voyage dans le Péloponnèse en passant par Smyrne, Chios et Héraklion. Il se trouvait dans la région de Navarin et de Méthoni durant une période cruciale de la guerre d'indépendance grecque, avant le retrait d'Ibrahim Pacha du Péloponnèse et la bataille de Navarin en 1827, qui mit fin à la guerre. Très bel exemplaire. Atabey, 347. — Blackmer, 480. — Colas, 853. — Loukia Droulia, 1481. — Weber, 161.
Souvenirs et paysages d'Orient. Smyrne. Éphèse. Magnésie. Constantinople. Scio.
Paris, Arthus Bertrand, 1848. In-8 de (2) ff., vi-380 pp.; broché, couverture bleue imprimée, non rogné.
Première édition, dédiée à « G.F. », désignant Gustave Flaubert. Maxime Du Camp était un écrivain et un photographe français, membre de l’Académie française. La fortune de son père lui permit de satisfaire le goût très vif qu’il avait pour les voyages. Le présent ouvrage relate son premier voyage en Europe et en Orient, fait en 1844 et 1845, sitôt ses études terminées. Il le conduisit de Marseille à Malte, Smyrne, Ephèse, et Constantinople auquel il consacre de nombreux chapitres. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Envoi autographe signé de l'auteur. Petites taches sur la couverture, sans rousseurs. Hage-Chahine, 1438. — Vicaire, III, 305.
Murailles de Constantinople.
1919. Aquarelle originale sur carton signée en bas à gauche (46 x 34 cm).
Belle aquarelle originale représentant une vue des vestiges des murailles de Constantinople. Léonid Romanovitch Sologoub (1884-1956), intègra, en 1910, l'union des architectes artistes, et participa à Moscou et Saint Petersbourg aux expositions du monde de l 'art dont il devint membre en 1918. En 1919, il partit en Chine puis visita Ceylan, l'Inde et le Japon, pour arriver enfin à Constantinople à la fin de l'année. Bon état de conservation.
[Costume ottoman].
S.l., [vers 1860]. Aquarelle originale avec rehaut de gouache et de blanc (24 x 16 cm) sur papier, contrecollée sur carton.
Belle aquarelle représentant un homme debout, à la longue barbe blanche, vêtu d'un gilet rouge, et richement armé d'un sabre, d'une dague et d'un fusil Bon état de conservation.