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Adresse de l'Assemblée Provinciale de la partie du nord de Saint-Domingue à l'Assemblée Nationale.

Paris, Demonville, 1790. In-8 de 23 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre verte (reliure moderne).

Les membres de l'Assemblée Provinciale dénoncent les décisions de l'Assemblée Générale de Saint-Domingue de s'ériger en "corps législatif en ce qui concerne le régime intérieur", c'est à dire décider et voter les lois de la colonie, alors qu'elle n'a qu'un droit de proposition. Bon exemplaire. Nombreux passages soulignés de l'époque à l'encre. Max Bissainthe, 4382. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

Arrest du conseil d'estat du roy, qui permet aux armateurs pour les isles & colonies françoises, de charger des sels en Bretagne, ou dans les autres ports où il est d'usage d'en tirer, pour estre employez au Cad-Verd, à la salaison des bestiaux & chairs destinez pour lesdites isles sans payer aucun droits.

Paris, Imprimerie Royale, 1741. In-4 de 4 pp.; broché, sans couverture.

Arrêt du 21 mai 1741 qui venait compléter celui du 27 décembre 1740. En effet, ce dernier accordait l'autorisation d'aller chercher des viandes au Cap-Vert pour les revendre aux Antilles françaises, et sans aucune taxe. Mais un négociant de Bordeaux demanda que cette exemption s'applique aussi au sel pour les viandes, "attendu qu'on ne trouve point ordinairement au Cap-Verd des chairs toutes salées". C'est chose faite avec ce second arrêt. Bon exemplaire.

Conseil des Cinq-Cents. Message.

Paris, Imprimerie Nationale, An V [1796]. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Extrait du registre des délibérations du Directoire exécutif du 21 novembre 1796. Lettre du Directoire au Conseil des Cinq-Cents en réponse à une demande de ce dernier sur la situation politique et commerciale des colonies. Après avoir fait le point sur les évènements rapportés par les envoyés du gouvernement, le texte conclut : "Si le Directoire n'étoit pas intimement convaincu que le secret sur les opérations relatives aux colonies en assure presque toujours le succès, il auroit déjà rendu publique ses instructions à ses agens". Bon exemplaire. Inconnu de Max Bissainthe et de Monglond.

Copie de la lettre de messieurs de l'Assemblée provinciale du Nord de Saint-Domingue, daté du Cap le 2 novembre 1790, à messieurs les commissaires extraordinaires auprès de l'Assemblée Nationale.

Paris, Baudouin, 1790. In-4 de 14 pp. ; cartonnage de papier marbré marron à la Bradel, pièce de titre marron (reliure moderne).

Cette assemblée provinciale du nord s'était constituée en mars et avril 1790 pour s'opposer aux réformes de la Révolution Française. Elle contient également: - Adresse de l'assemblée provinciale permanente du nord, aux citoyens de la province, qui différent de principes avec elle. Cette adresse invite les municipalités opposées aux réformes à se joindre à l'assemblée. - Extrait des registres des délibérations de l'assemblée provinciale permanente du nord. Par crainte d'une guerre civile qu'ils jugent imminente, les membres de l'assemblée invite tous les citoyens, soldats ou non, à se rassembler sur le Champs-de-Mars de la ville du Cap le 23 octobre 1793, pour y prêter un serment de paix et "d'attendre en paix, & de recevoir avec soumission & respect la décision de l'Assemblée Nationale, acceptée par le roi, sur la contestation qui divise les citoyens de la colonie". Bon exemplaire. Inconnu de Max Bissainthe. — Roquincourt, 3532.

Copie de la lettre du comité du Trou à une lettre de l'Assemblée du Cap.

[1790]. In-8 de 3 pp. ; cartonnage de papier marbré marron, pièce de titre marron (reliure moderne).

Lettre dans laquelle les habitants du Trou (actuelle commune de Trou-du-Nord, en Haïti), expliquent qu'ils ont révoqués les mandats de leurs députés à l'Assemblée du Nord, qui siégeait au Cap, et qu'ils en désapprouvent les actions, soutenant ainsi le gouverneur de Saint-Domingue, Antoine Thomassin de Peynier. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5217. — Roquincourt, 3533.

Courtes observations sur la demande des colons de Saint-Domingue, relative au renouvellement du sursis à toutes poursuites judiciaires pour raison de dettes par eux contractées avant la fin de l'années 1792.

Paris, Pillet ainé, [début XIX° siècle]. In-8 de 6-(2 bl.) pp.; cartonnage de papier marbré mauve, pièce de titre rouge (reliure moderne).

De nombreux colons de Saint-Domingue étaient endettés lors de la Révolution. La perte de la colonie les privait de leurs propriétés mais n'effaçait pas leurs dettes. Un sursis à rembourser fut voté en 1802 dont l'auteur demande la prolongation, tant que les rapports entre la France et Saint-Domingue ne sont pas clarifiés. Bon exemplaire. Roquincourt, 3556.

Discours prononcé à l'Assemblée Nationale par les députés de l'Assemblée Provinciale de la partie du nord de Saint-Domingue, le 25 novembre 1790.

Paris, Imprimerie Nationale, 1790. In-8 de (1) f., 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Discours de remerciement pour le décret du 12 octobre 1790 qui annulait les actes de l’Assemblée Générale de Saint-Domingue, les déclarait attentatoires à la souveraineté nationale et à la puissance législative, et pourvoyait aux moyens de rétablir le calme dans la colonie. Bon exemplaire. Inconnu de Max Bissainthe, de Monglond et de Sabin.

Déclaration du roi, qui permet l'entrée & l'entrepôt, dans les différens port du royaume, des taffias venans des colonies françoises de l'Amérique.

Paris, P. G. Simon, 1777. In-4 de 4 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

"Le commerce des eaux-de-vie extraites des sirops & mélasses, & connues sous le nom de taffias, a été prohibé dans toute l'étendue de notre royaume, par déclaration du 24 janvier 1713. L'opinion répandue alors que cette liqueur étoit dangereuse & nuisible à la santé. Mais l'expérience ayant depuis long-temps prouvé qu'elle étoit utile & salubre" cette interdiction est levée par la présente déclaration du 6 mars 1777. Bon exemplaire. Manque à Sabin.

Décrets de la Convention Nationale, des 21 & 23 avril 1793, l'an second de la république Françoise, 1° portant que les ecclésiastiques […] qui n'ont pas prêté le serment de maintenir la liberté & l'égalité, seront transférés à la Guiane françoise. 2° portant que les émigrés ne doivent en aucun cas être jugés par des jurés.

De l'imprimerie de Mallard, 1793. In-4 de 4 pp.; broché, sans couverture, non rogné.

La loi du 15 août 1792 avait rendu obligatoire un serment de fidélité des ecclésiastiques, mais tous ne l'avaient pas fait. Pour résoudre le problème, la Convention décida que les récalcitrants "seront embarqués & transférés sans délai à la Guiane françoise" et que "ceux des déportés […]qui rentreroient sur le territoire de la république seront punis de mort dans vingt-quatre heures". Bon exemplaire. Roquincourt, 4836.

Inauguration du bassin de Radoub de La Martinique (6 mai 1868).

Fort-de-France, 1868. In-8 de 7 pp. ; broché.

Compte rendu, avec le discours du gouverneur, de l'inauguration d'un nouveau bassin dans le port de Fort-de-France, en Martinique. Fort-de-France était alors la capitale administrative de la Martinique, mais Saint-Pierre en était la capitale économique. La construction de ce bassin (qui facilitait l'entretien des navires), devait permettre de développer le commerce à Fort-de-France. Bon exemplaire, avec au dos un morceau collé de l'enveloppe et une partie de la marque postale de Fort-de-France. Manque le coins supérieur des deux premiers feuillets, sans perte de texte.

L'assemblée générale de la partie françoise de Saint-Domingue aux représentants de la nation.

Paris, Didot, 1790. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre en maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 9 octobre 1790 et signée de Bérault, président, Aimé Gaultier, vice-président, Daubonneau, Denix, Gault et d'Augy, secrétaires. Députés de l'assemblée de Saint-Marc, ils quittèrent Saint-Domingue sur le vaisseau le Léopard après que le gouverneur, Antoine de Thomassin de Peynier, les ai dispersé. Dans cette lettre, ils mettent en avant la pureté de leurs intentions tout en demandant que l'assemblée leur permettent de déposer les pièces pour leur défense et qu'elle leur communique celles de leur accusation. Bon exemplaire. Max bissainthe, 4529. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

L'assemblée générale de la partie françoise de Saint-Domingue aux François.

Paris, Didot, 1790. In-8 de 15 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Lettre datée du 13 septembre 1790, à bord du Léopard, et signée de Daugy, Bourcel, Le Ray de La Clartaisq, Venault de Charmilly, Daubonneau, et Denix. Ils firent partie du groupe de députés de l'Assemblée de Saint-Marc qui avait quitté Saint-Domingue sur le vaisseau le Léopard après que le gouverneur, Antoine de Thomassin de Peynier, les avait dispersés. Dans cette lettre, ils se disent les représentants d'une île opprimée, puisque la liberté d'assembler ne leur était pas accordée. Inconnu de Max Bissainthe, de Monglond et de Sabin.

Le peuple juge, ou considérations sur lesquelles le peuple Anglois pourra décider si la lettre qu'on attribue dans le Précis des faits à S. A. R. le duc de Cumberland, est bien véritablement du prince.

S.l., 1756. In-12 de (1) f., viij-160 pp. ; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Première édition française, traduite de l'anglais par Edme-Jacques Genest. L'auteur revient sur une polémique selon laquelle la défaite du général anglais Edward Braddock (commandant en chef des armées en Amérique du nord, mort de ses blessures après une expédition désastreuse dans la vallée de l'Ohio contre les Français et leurs alliés Indiens) aurait été dûe à une lettre attribuée au duc William Augustus de Cumberland, troisième fils de George II et chef des armées. Bon exemplaire. Sabin, 68284.

Les Américains réunis à Paris, & ci-devant composant l'Assemblée Générale de la partie françoise de Saint-Domingue, à l'Assemblée Nationale.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 7 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre adressée à l'Assemblée Nationale par les membres de l'Assemblée Coloniale de Saint-Domingue se trouvant à Paris. En effet, par le décret du 12 octobre 1790 l'Assemblée Nationale avait mis fin a cette "assemblée générale séante à Saint-Marc", déclaré ses décrets "nuls & incapables de recevoir aucune exécution" et déchus les membres de cette assemblée de leur statut de député avant de décider ultérieurement de leur sort. Cette échéance arriva en ce début d'année 1791 et les membres déchus de l'Assemblée Coloniale cherchent, dans cette lettre, à convaincre de la pureté de leurs intentions. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4434. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

Lettre de la municipalité de Brest à MM. de l'Assemblée Générale de Saint-Domingue, à présent à Paris.

1790. In-8 de 4 pp.; cartonnage de papier marbré marron, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Lettre datée du 29 septembre 1790, et signée par le maire de Brest, Charles-François Malmanche, ainsi que des membres du bureau municipal. Elle est adressée aux députés de Saint-Domingue, récemment arrivée à bord du Léopard, et partis plaider la cause des colons devant l'Assemblée Nationale. La municipalité de Brest leur fait savoir que le détachement qu'ils ont laissés à Brest a été caserné à Caraihx. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6624. — Roquincourt, 3817.

Lettre du roi. A nos bons & amés [sic] sujets, les colons des îles sous le vent.

Paris, Imprimerie Royale 1790 In-4 de 2 pp.; en feuilles.

Lettre accompagnant l'envoi d'un décret de l'Assemblée Nationale. Le roi écrit "il est de toute justice que vous participiez aux avantages de la constitution dont mes sujets […] vont jouir" et demande aux colons "à faire connoître les dispositions qui peuvent établir le meilleur ordre au milieu de vous & réunir les habitans de Saint-Domingue par les liens du bonheur & de la confiance". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6651. — Roquincourt, 3842.

Lettre et déclaration des députés de Saint-Domingue à l'Assemblée Nationale, adressée à leurs commettans.

1790. In-8 de 7 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 9 août 1790 et signée par Louis-Marthe de Gouy d'Arsy, de Chabanon, Jean-François Reynaud de Villeverd, René-Armand Le Vasseur de Villeblanches, dans laquelle ils rendent compte des démarches effectuées contre le ministre de la marine et des colonies César-Henri de La Luzerne. En effet, ils constituèrent un dossier contre ce dernier et le déposèrent au Comité des Rapports de l'Assemblée Nationale "sous la clause bien expresse de ne donner copie à M. de la Luzerne que des articles qui le concernoient en bien ou en mal, et non des autres passages qui pouvoient compromettre des colons, des citoyens, le salut de la colonie, en un mot le secret de nos commettans". Par la suite, ils durent avertir leurs mandants que le ministre avait exigé, et obtenu, la communication de l'intégralité des pièces du dossier. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6654. — Inconnu de Sabin et de Monglond.

Loi relative aux colonies, & particulièrement à celles de l'île Cayenne & de la Guyane françoise.

Grenoble, J. M. Cuchet, 1792. In-8 de 4 pp.; broché, sans couverture.

En conformité avec les décrets des 24 mars et 16 juin 1792, relatifs "à la nouvelle organisation des colonies françoises", la Loi du 11 juillet 1792 stipulait qu'elle s'appliquait particulièrement à la Guyane. "En conséquence le commissaire civil envoyé dans cette colonie, est chargé de faire procéder sans délai, à la réorganisation de l'assemblée coloniale, des municipalités, tribunaux & autres établissemens publics". Bon exemplaire. Roquincourt, 5268.

Mémoire sur le commerce maritime et colonial.

Paris, Imprimerie Royale, 1833. In-8 de 50 pp.; cartonnage de papier marbré fauve, pièce de titre noire (reliure moderne).

Publication d'un mémoire rédigé alors qu'une commission d'enquête avait été formée, en 1828, pour savoir s'il vallait mieux garder le commerce colonial lié à un privilège entre la France et ses colonies, ou un commerce ouvert et de concurence. Ce rapport se base sur les chiffres de 1825, les plus récents disponibles, et conclut que le commerce colonial "est proportionnément beaucoup plus productif que le commerce libre". Bon exemplaire.

Observations d'un colon sur les inconvéniens et les dangers de séparer le département des colonies de celui de la marine.

1790. In-8 de 16 pp. ; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Le 26 octobre 1790, Charles-Pierre Claret de Fleurieu fut nommé ministre de la marine, et demanda la séparation de son ministère d'avec les colonies. Un projet de décret en ce sens fut rédigé que l'auteur de ces observations contredit point à point. Bon exemplaire. Inconnu des principales bibliographies.

Ordonnance du roi, portant défenses aux capitaines de navires de laisser débarquer aucun Noir, Mulâtre ou autre gens de Couleurs, avant d'avoir fait leur rapport à l'Amirauté.

Paris, Imprimerie Royale, 1778. In-4 de 3 pp.; en feuilles, non rogné.

Ordonnance du 23 février 1778, faisant suite à celle du mois d'août 1777 qui ordonnait que "les Noirs, Mulâtres & autres gens de couleur de l'un & l'autre sexe, que les habitans des colonies amèneroient en France pour les servir pendant la traversée, seroient à leur arrivée dans les ports, placés dans des dépôts qui on été destinés à cet effet". Mais "Sa majesté étant informée que les capitaines marchands laissent débarquer les Noirs, Mulâtres & autres gens de couleur qui sont à leur bord, avant que d'avoir fait leur rapport aux amirautés", la présente ordonnance renouvelle la précédante, et y ajoute, pour les capitaines qui ne la respecterait pas, une amende de cinq cent livres, et une interdiction de leurs fonctions pour trois mois. Mouillure claire, traces de froissement et de poussière; une petite déchirure sans manque. Ryckebusch, 6072.

Prise de la Grenade. Le comte d'Estaing - 4 Juillet 1779.

[Paris, 1820]. Gravure originale par Gossard d'après le dessin de François Nicolas Martinet ( 29 x 44,5 cm).

Représentation de la prise de l'île de la Grenade par l'armée française dirigée par le comte d'Estaing en juillet 1779. Cet évènement entre dans le cadre de la guerre d'indépendance américaine. Le débarquement s'effectua le 2 juillet et les troupes françaises prirent ensuite d'assaut les fortifications britanniques d'Hospital Hill surplombant la capitale Saint-Georges. Après leur prise, les canons britanniques furent utilisés contre leurs anciens propriétaires positionnés dans le fort George. C'est à ce moment-là que le gouverneur Lord Macartney engagea les pourparlers. L'amiral d'Estaing rejeta les termes de la capitulation de Macartney et mit en avant ses propres conditions particulièrement dures. Macartney les rejeta à son tour et préfèra opter pour la reddition inconditionnelle. D'Estaing permit ensuite à ses troupes de piller la ville et Macartney fut envoyé en France comme prisonnier de guerre. Cette planche est issue de l'ouvrage du baron de La Perelle "Le Temple de la Gloire, ou les Fastes Militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours"publié en 1820. Bel exemplaire.

Précis sur la colonisation des bords de la Nana, à la Guyane française.

Paris, Imprimerie Nationale, 1835. In-8 de (2) ff., 70 pp.; cartonnage gris (reliure moderne).

Première édition. Rapport officiel remis à l'amiral Duperré, ministre de la marine et des colonies, au sujet d'une tentative de colonisation par des "laboureurs européens" sur les rives de la Mana en Guyane pour y "donner un développement plus considérable à la production des denrées coloniales". Ce fut un échec, mais, en 1828, Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, proposa d'y fonder une colonie pour y élever et établir des orphelins. Le rapport relate les progrès de cet établissement jusqu'à la fin de l'année 1834. Bon exemplaire. Leclerc, II, 3455.

Requête présentée aux États-Généraux du royaume, le 8 juin 1789, par les députés de la colonie de Saint-Domingue.

1789. In-8 de 7 pp. sur papier bleuté, non rogné ; cartonnage de papier marbré marron à la Bradel, pièce de titre marron (reliure moderne).

Requête signée par le marquis de Gouy-d'Arsy, le comte de Reynaud, le comte de Magallon, le marquis de Perrigny, le chevalier Dougé, le comte de Villeblanche, le marquis de Rouvray, ainsi que MM. de Cocherel, de Bodkin-Fitz-Gerald, et de Peyrac, tous députés de Saint-Domingue. Ces derniers demandaient à être admis comme députés aux États-Généraux, alors que les représentant des colonies n'étaient pas autorisés à y siéger. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 7748. — Roquincourt, 4393.

Situation actuelle des colonies françoises; malheurs qui les menacent; nécessité d'une nouvelle administration; commentaire de la lettre de l'ambassadeur d'Angleterre, adressée à M. le comte de Montmorin, ministre des affaires étrangères...

1789. In-8 de 11 pp.; cartonnage de papier marbré marron, pièce de titre verte (reliure moderne).

Plaidoyer pour demander à ce que le marquis Du Chilleau, gouverneur de Saint-Domingue, retrouve son poste. Ce dernier était en route pour la France afin de s'expliquer sur le fait d'avoir permis, lors d'une disette, le commerce du blé avec l'Amérique, brisant le monopole des négociants français. Max Bissainthe, 7985. — Inconnu des principales bibliographies.

Sociétés de la paix.

Bruxelles, Meline, Cans et comp., 1843. In-8 de 3 pp.; toile marron, pièce de titre marron (reliure moderne).

Tiré à part d'un article publié en janvier 1843 dans le journal de la Société de la morale chrétienne. Cet article, signé Gibbs, et adressé au Comité de la Paix de Paris, relate l'intervention de la Société de la Paix de New-York auprès du Congrès américain pour éviter un conflit entre les États-Unis et le Mexique. Bon exemplaire.

Supplément à la dénonciation de M. de La Luzerne, ministre de la marine et des colonies, ou réponse par des pièces justificatives, sans réplique, au prétendu mémoire justificatif qu'il a publié en juin 1790.

Vers 1790. In-8 de 31 pp. ; cartonnage de papier marbré, titre au dos (reliure moderne).

Signé par 10 députés de Saint-Domingue (dont Louis-Marthe de Gouy d'Arsy qui avait déjà publié un opuscule contre le ministre), cette brochure ou plutôt ce pamphlet, répond au mémoire justificatif du ministre cherchant à se disculper de l'accusation d'être responsable de la ruine des colonies. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6008. — Inconnu des principales bibliographies.

Yellowstone National Park.

Boston, Brown Treacy & co, 1891. In-folio oblong, percaline brune, dos muet, décor noir et or sur le premier plat (reliure de l'éditeur).

Première et seule édition ancienne de cet album sur le parc de Yellowstone, le deuxième plus grand parc naturel des États-Uni. Il comprend 25 planches en photogravures d'après les photographies de Frank Jay Haynes. Photographe officiel du parc de 1883 à 1916, il publia un premier album en 1877, puis un second en 1891. Dans ce dernier, on trouve réprésenté des vues de l'entrée du parc, de l'hôtel et des terrasses de Mammot Hot Springs, du canyon de Golden Gate, de la grande chute, du canyon et du lac du Yellowstone, et de plusieurs sources chaudes et geyser dont une rare éruption de l'Excelsior Geyser. Bon exemplaire. Ex-libris Oscar Moulard gravé par Fumy. Petits frottements au cartonnage.

ALMBERT (Alfred).

Flanerie parisienne aux États-Unis.

Paris, librairie théatrale, 1856. In-16 de (2) ff., 278-(1) pp.; demi-basane rouge, dos lisse filetés or (reliure de l'époque).

Première édition. Journaliste, Alfred d'Almbert livre dans cet ouvrage ses observations et ses réflexions sur les États-Unis. Les chapitres les plus importants traitent : de la tempérance dans le Maine, de l'esclavage et des Noirs, de la galanterie en Amérique, du flirt , des beaux-arts en Amérique, des positions sociales, des cimetières, mais également du Canada. Bon exemplaire. Sabin, 946.

AMBERT (Jean-Jacques, général baron).

De l'utilité des colonies pour la France, et du système des douanes appliqué aux denrées coloniales.

Paris, imprimerie de Guiraudet, mars 1822. In-8 de (1) f., 58 pp ; cartonnage de papier marbré vert, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Réponse à un discours du comte Beugnot à la chambre des député, le 27 juin 1821 qui a "jeté l'alarme aux Antilles et dans nos villes maritimes" (page 1) car il était dit que les colonies coutaient trop cher à la France. Bon exemplaire.

[AMERINDIENS].

[Ensemble de cartes postales représentant des chefs célèbres].

Nevers, Paris, Fortin, 1951.

Ensemble de 6 cartes postales en couleurs dessinées par Pierre Dubiez, représentant des chefs Indiens célèbres, avec au verso une biographie. On trouve ainsi Sitting Bull (un des plus célèbres chefs Sioux), Tecumseh (tribu des Shawnees), Chief Big Joseph (tribu des Sahaptins), Quanah (dernier grand chef des Comanches), Satanta (un des plus célèbres chefs Kiowas), et Osceola (tribu des Séminoles). Bon état de conservation. On joint : - Indian Village, Rhinelander, Wis. Rice Maid photo. Rhinelander, Wisconsin, 1939. Carte postale en tirage photographique, tamponnée et timbrée des Etats-Unis, représentant des Indiens devant un tipi. Très bon état de conservation. - The song of Hiawatha. 4 cartes postales en couleurs oblitérées. - 3 cartes postales en couleurs : Hiawatha, Araphoe Indian, Squaw and Papoose. Bon état de conservation.

[ANTILLES]

Costume traditionnel antillais.

S. l., [vers 1860]. Aquarelle originale sur papier (22 x 14,5 cm).

Magnifique aquarelle représentant une jeune femme dans son costume traditionnel composé de madras utilisé en coiffe et en châle, d'une robe longue rayée, et de bijoux en or. Elle porte dans sa main gauche un évantail, et posée sur sa main droite se trouve une perruche. Très bon état de conservation.

[ANTILLES].

Prise de Saint Christophe. Le Marquis de Bouillé — 12 février 1782.

[Paris, 1820]. Gravure originale par Jean Nicolas Adam d'après le dessin de François Nicolas Martinet ( 29 x 44,5 cm).

La prise de Saint-Christophe par les Français également connue sous le nom de siège de Brimstone Hill (19 janvier – 13 février 1782) est un siège de la guerre d'indépendance des États-Unis. Après avoir débarqué à Saint-Christophe, les troupes françaises du marquis de Bouillé encerclèrent et assiègèrent la forteresse de Brimstone Hill. À l'issue d'un mois de siège, la garnison britannique inférieure en nombre et sans espoirs de recevoir des renforts, finit par capituler. Un an plus tard, le Traité de Paris rétrocèda Saint-Christophe et l'île voisine de Niévès aux Britanniques. Cette planche est issue de l'ouvrage du baron de La Perelle "Le Temple de la Gloire, ou les Fastes Militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours"publié en 1820. Bel exemplaire.

[ANTILLES — GUYANE — SENEGAL].

Ensemble de 36 pièces signées concernant la carrière du sous-commissaire de la Marine Adolphe Treuille.

Fort-de-France, Cayenne, Saint-Louis (pour la plupart), 1853-1874. 37 pp. petit in-folio (env. 30 x 22 cm) ; en feuilles. On joint un livret de solde au nom d’Adolphe Treuille, dérelié, bords déchirés et froissés.

Intéressant ensemble permettant de retracer la carrière maritime d’Adolphe Edouard Treuille, né en 1834 à La Trinité (Martinique) et mort en 1875 à Basse-Terre (Guadeloupe). Ecrivain de la Marine en poste aux Antilles, Treuille embarque en 1853 sur l’aviso à vapeur la Vedette en qualité d’officier d’administration. Il se rend en Guyane, et revient l’année suivante à la Martinique à bord de la frégate l’Armide. Il est alors employé au bureau de l’inscription maritime de Saint-Pierre, dans le secrétariat de l’ordonnateur. En 1858, il est à bord du vapeur l’Achéron de la station navale des Antilles et du golfe du Mexique. Deux ans plus tard, il occupe les fonctions de chef de service au Port du Marin à la Martinique. En 1861, il est employé au détail des hôpitaux et continue son activité au secrétariat de l’ordonnateur de la Martinique. Toujours dans le même service en 1862, il est à cette date chargé du détail des approvisionnements et des travaux. La même année, il remplit les fonctions de chef du service administratif et administrateur du sous-quartier de La Trinité. En 1864, il porte le titre de commis de la Marine, employé au détail des travaux et approvisionnements de l’inscription maritime à Fort-de-France. L’année suivante, il est promu au grade d’aide-commissaire de la Marine. En 1866, on le retrouve en poste à Cayenne, chargé du détail des armements et de l’inscription maritime, avant de devenir chef du secrétariat de l’ordonnateur de la Guyane. Il conserve ses fonctions jusqu’en 1870, date à laquelle il est nommé chef du service administratif à Saint-Laurent-du-Maroni. Devenu sous-commissaire de la Marine, il obtient, en mars 1871, un congé de convalescence pour la France. Puis il part pour le Sénégal où il prend, à Saint-Louis, la direction du détail des revues, armements, inscription maritime, hôpitaux et prisons. En janvier 1872, il prend celle du bureau des approvisionnements et travaux et des subsistances à Saint-Louis, puis il devient chef du 1er bureau de la direction de l’Intérieur. En 1873, il sert à Gorée, puis il est détaché à Dakar en qualité de chef du service administratif. De retour à Cayenne à la fin de 1873, il prend la direction du détail des subsistances. En février 1874, il est nommé chef du secrétariat de l’ordonnateur de la colonie. Malade, il quitte la Guyane en octobre 1875 pour un congé de convalescence à la Guadeloupe. Après un passage à l’hôpital de Fort-de-France, il revient en Guadeloupe où il meurt le 22 novembre 1875 à l’hôpital militaire de Basse-Terre. Le livret joint contient des renseignements sur le versement de sa solde et ses dates de départ des différentes colonies (in-8 de 40 pp., en partie imprimées). Traces de plis et déchirures ; marge supérieure coupée dans la plupart des documents.

AUGY (d').

Lettre bien importante de la chambre d'agriculture de Saint-Domingue, adressée aux membres du Comité Colonial, séant à Paris.

1789. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier marbré vert, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Lettre rédigée au nom du Comité d'Agriculture de Saint-Domingue et demandant à ce que la colonie soit autorisée à envoyer des députés aux États-généraux. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4546.

AUGY (d').

Réflexions sur une lettre écrite le 16 mai, par le sieur Peynier, à l'Assemblée Générale de la partie française de Saint-Domingue, séante à Saint-Marc.

Paris, imprimerie de L. Potier de Lille, 1791. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 7 février et signée d'Augy, habitant de la paroisse de Plaisance, dans laquelle il prend la défense des députés de Saint Marc contre le gouverneur de Saint-Domingue, Antoine Thomassin de Peynier. Ce dernier estimait que les décisions de l'Assemblée de Saint-Marc, même si elles pouvaient être justifiées, ne pouvaient être approuvées car contraire à la loi. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4547. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

AZEVEDO (Joaquim José de).

Breve exposiçao do comportamento publico di Visconde do Rio Secco.

Lisboa, Imprensa Nacional, 1821. In-12 de 20 pp. ; broché, couverture papier marbré.

Edition originale. Joaquim José de Azevedo, premier baron et vicomte de Rio Seco (1761-1835) était un noble portugais. En 1808, le roi du Portugal Joao VI dut fuir Lisbonne pour Rio de Janeiro devant les troupes napoléoniennes qui envahissaient son pays. Rio devint alors capitale de l’Empire colonial portugais. Le vicomte de Rio Seco fut l'un des organisateurs de cette fuite, devenant même conseiller royal, puis impérial, et maire en chef de Santos. Il administra également le Palais impérial de Santa Cruz et durant une période difficile fut directeur de la banque brésilienne. Néanmoins il fut sévèrement attaqué par les Cortès pour sa gestion des deniers publics, et avait la réputation d'être corrompu,. Dans ce pamphlet, il proteste avec véhémence contre de telles calomnies. Bel exemplaire de cet ouvrage peu commun. Borba de Moraes, II, 739 (mentionne que cette publication est très difficile à trouver).

BACON de LA CHEVALERIE (Jean-Jacques).

Observations présentées à l'assemblée de MM. les électeurs de la partie du nord de Saint-Domingue.

Paris, Quillau, 1789. In-4 de 7 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Lettre daté du 27 janvier, au Cap-François, et accompagnée d'un tableau dépliant. Représentant de la paroisse de Limonade à l'Assemblée chargée d'élire les députés de Saint-Domingue aux États-généraux, l'auteur présente un projet de contribution à la rédaction des cahiers de doléance. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4566. — Sabin, 2691.

BARBIER (Emile).

Un Pays jeune du Pacifique: la Bolivie.

Paris, Librairie Hachette et Cie, 1907. In-4 de 84 pp. numérotées [37]-84 et [421]-456; demi-percaline verte, pièce de titre de chagrin grenat, fleuron central, filets or en pied, premier plat de couverture conservé (reliure de l’époque).

Réunion des livraisons 4 à 7 et 36 à 38 du t. XIII (nouvelle série) de la revue Le Tour du Monde, contenant l’ensemble des articles d’Emile Barbier sur la Bolivie. L’illustration comprend 2 cartes et 91 photographies imprimées in texte. Ces illustrations ont été établies à partir de photographies originales, probablement prises par l’auteur pendant son voyage, puis retouchées par l’éditeur. A l’exception de la première, elles ne sont pas signées. Exemplaire de l’auteur, enrichi de 51 photographies en double état, avant la lettre, imprimées sur papier et présentant un tirage plus contrasté que celui des illustrations in texte. Le volume contient aussi 29 ff. de notes dactylographiées de différents formats contenant des passages inédits, ainsi que quelques annotations manuscrites à l’encre rouge. Emile Barbier était, en 1907, chargé de mission du ministère du Commerce et ancien conseiller du Commerce extérieur de la France. En 1895, il effectua un voyage dans l’ouest et le centre de la Bolivie, ce qui lui permit de rencontrer les populations rurales et indiennes, tout en visitant les usines et les installations minières du pays. Cette étude s’ouvre par des considérations générales sur la Bolivie: géographie, composition ethnique, langues, gouvernement, commerce, ressources minières, exportations, monnaie. Barbier y dénonce notamment les conditions de quasi-esclavage dans lesquelles vivent les Indiens domestiqués, décrit les Cholos ou métis, donne des indications sur les deux principales langues locales, le quichua et l’aymara, puis évoque les mines d’or, de cuivre, d’étain et d’argent. Le chapitre suivant contient des renseignements pratiques pour toute personne qui voudrait visiter la Bolivie; les autres chapitres donnent une relation détaillée du voyage: A partir du port chilien d’Antofagasta, l’auteur traverse, en chemin de fer, plusieurs localités (Cuevitas, Calama, Ollagué), avant d’atteindre la Bolivie. Arrivé dans le pays, il passe par Uyuni, Challapata et Oruro, le terminus de la ligne. Vêtu d’un costume local, il se déplace alors en caravane, avec guides, chevaux et mulets, pour se diriger vers Tapacari et Cochabamba. Les étapes suivantes sont Misqui et Sucre (Chuquisaca). De là, il se rend à Potosi, puis à Huanchaca où il reprend le train pour retourner à Oruro. Il se dirige ensuite vers La Paz et Chililaya, puis il s’embarque sur un petit paquebot qui parcourt le lac Titicaca et le dépose à Puno, au Pérou. De là, il prend le chemin de fer, passe par Arequipa et arrive au port de Mollendo (Pérou). Le dernier chapitre concerne les départements nommés Beni, Santa Cruz et Tarija, situés au nord, à l’est et au sud de la Bolivie, où l’auteur n’a effectué qu’une brève incursion. Ces régions sont occupées essentiellement par les tribus indiennes des rampes orientales des Andes, dont certains territoires restent encore inexplorés. Les photographies se rapportent en grande majorité à la Bolivie: Indiens domestiqués, Chola de condition moyenne, Indiens chunchos de la région du Beni, types boliviens, deux cholas élégantes, conducteurs de caravanes de lamas, l’auteur en tenue de voyage (p. 50), Indiens boliviens employés dans une raffinerie de nitrate de soude, relais de voyageurs sur les hauts plateaux de la Bolivie, voie ferrée vers Pulacayo, Indienne d’Uyuni, muletiers boliviens, Indiens dansant devant la gare d’Uyuni, ouvriers des mines, concassement du minerai à Oruro, abri dans le massif de Huanchaca, Indiens et Cholos un jour de fête dans les environs de Cochabamba, Indiens de Potosi employés aux mines d’argent, vues de La Paz, Indiens embrigadés pour la récolte du caoutchouc, etc. Quelques-unes concernent le Chili, principalement le port d’Antofagasta: femme du peuple, débardeurs, débarquement du bétail, raffinerie de nitrate de soude. Deux autres montrent les habitants de Calama et la voie ferrée autour du volcan San Pedro. On joint: - Barbier (Emile). Note de l’auteur. Manuscrit dactylographié. S.l., février 1907, 3 pp. in-4 (au sujet d’une controverse avec le géographe Schrader). - Schrader (Frantz). La Bolivie contemporaine. S.l., février 1907, 2 pp. in-4 imprimées (extrait du Tour du Monde, contenant une critique des articles de Barbier). - Menu. Table gauloise. S.l., 7 septembre 1895, 1 p. in-4 imprimée sur bristol illustrée des portraits des participants au repas. Une note au crayon précise: «Le portrait de E. Barbier qui faisait partie du cénacle ci-dessous fut oublié parce que Barbier était en Bolivie au moment où ces portraits furent exécutés». - Clerc (Ch.). Lettre autographe signée à E. Barbier. Paris, 2 février 1904, 2 pp. in-8, en-tête imprimé «Lectures pour tous - Librairie Hachette & Cie». La célèbre maison d’éditions lui demande un article sur le Chili. - Carte de la Bolivie. S.l.n.d., 1 p. in-12 imprimée. - Liste des lecteurs chez Hachette. S.l.n.d., 1⁄2 p. in-12 manuscrite, au verso d’une invitation. Provenance: Emile Barbier. – Envoi autographe signé de l’auteur: «J’ai vécu ce livre. Je le dédie à mes enfants bien aimés Marcel et Simone». – Marcel Barbier, externe des hôpitaux de Paris (carte de visite contrecollée au verso du plat supérieur).

BARBÉ-MARBOIS (François de).

Réclamation de M. l'intendant de Saint-Domingue, enregistrée au conseil supérieur de cette colonie.

1789. In-8 de 14 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 11 mai 1789 dans laquelle son auteur remet en cause la capacité de l'Assemblée de faire des lois, et explique pourquoi il n'approuve pas la proposition d'ouvrir au commerce des étrangers dans une partie des ports de l'île. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 7622. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

BARNAVE (Antoine).

Instruction pour les colonies, présentée à l'Assemblée Nationale, au nom du comité chargé de ce travail, le 23 mars 1790.

Paris, Imprimerie Nationale, 1790. In-8 de 28 pp.; cartonnage de papier marbré rouge, pièce de titre marron (reliure moderne).

Projet de décret proposé à l'Assemblée Nationale par le comité colonial, au sujet de l'application du décret du 8 mars 1790. Ce dernier prévoyait que les colonies convoquent des assemblées coloniales pour faire part à l'Assemblée Nationale de "leurs vues sur la Constitution, sur l'administration, sur les loix, & généralement sur tous les objets qui peuvent concourir à leur prospérité". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4599. — Roquincourt, 157. — Ryckebusch, 492.

[BRESIL].

Dom Joseph por graça de Deos Rey de Portugal, e dos Algarves dáquem, e dálem mar em Africa, Senhor de Guiné, e da Conquista, navegação, e commercio de Ethiopia, Arabia, Persia, e da India, &c....as verdadeiras causas com que desde o descobrimento do Grão Pará, e Maranhão até agora não só se não tem multiplicado, e civilizado os Indios daquelle Estado.

Lisboa, 1755. In-4 de 12 pp. ; broché.

Première édition, de cet important document de législation en faveur des Indiens du Brésil. Ce texte comprend notamment la Loi du 1er avril 1680 (pp. 2-4) qui a libéré le peuple indigène, celle du 10 novembre 1647 (pp. 5-6), qui déclarait que les indigènes pouvaient travailler pour qui ils voulaient, et celle 10 septembre 1611 (pp. 6-7), qui libéra tous les indigènes qui étaient esclaves. Cette loi visait apparemment à favoriser la Companhia Geral do Grão-Pará e Maranhão, qui avait été créée en 1755 par le marquis de Pombal, et à libérer la population indigène de la région. Elle avait également pour but de réduire le pouvoir et l'influence des Jésuites au Brésil, qui furent officiellement expulsés en 1759. Bon exemplaire. Gauz, Livres portugais et brésiliens, 1755/22.

[BRESIL] — GALLI (E. D.).

Le ramassage du café au Brésil.

S.l., 1951. Ensemble de 5 aquarelles originales sur papier (env. 41 x 29 cm.) signées et légendées par E. D. Galli.

On trouve ainsi représenté le processus : - La cueillette des cerises de café - Le ramassage des cerises de café dans les grands draps - La cueillette du café - Le séchage mis en tas des cerises de café - Pesage et entassage du café La production de café au Brésil représente environ un tiers de la production mondiale de café, ce qui fait du Brésil, le plus grand producteur du monde. Les plantations de café couvrent environ 27000km2 de terrain, principalement dans les États du sud (Minas Gerais, São Paulo et Paraná) où l'environnement et le climat offrent des conditions de croissance idéales. Le café est arrivé au Brésil au XVIIIesiècle et le pays est devenu le premier producteur dans les années 1840. L'apogée de la production brésilienne se situe dans les années 1920 quand le pays fournissait 80% du café du monde. Bon état de conservation.

[CANADA].

Instructions nautiques, relatives aux Cartes & Plans du Pilote de Terre-Neuve. Publié au Dépôt général des Cartes, Plans & Journaux de la Marine, en 1784 ; Pour l’ufage des Vaiffeaux du Roi & des Bâtimens particuliers employés à la Pêche. Extraites du recueil de divers mémoires anglois, intitulé : Sailing directions for the worth american pilot.

Paris, Imprimerie Royale, 1784. In-4 de (2) ff., xxiv-80-26-32-28 pp. ; maroquin rouge, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin vert, filets dorés encadrant les plats, armes au centre, tranches dorées (reliure de l'époque).

Edition originale publiée d'après des mémoires anglais traduits par Constant de Liberge de Granchain, officier de marine, qui participa notamment à la Guerre d'Indépendance des États-Unis d'Amérique et fit office de plénipotentiaire entre les Anglais et les Américains en vue des pourparlers de paix de Yorktown. Il servit la France durant trente-cinq ans, sillonnant le monde sur vingt-et-un vaisseaux différents. L'ouvrage omprend des "Instructions" pour naviguer sur la côte méridionale, sur la côte occidentale, sur la côte septentrionale, et sur la côte orientale de Terre-Neuve. Bel exemplaire en maroquin rouge de l'époque aux armes d'Étienne-Charles de Loménie de Brienne (1727-1794). Évêque catholique, puis cardinal (1788), il fut d'avril 1787 à août 1788, le contrôleur général du Trésor du roi Louis XVI avec l'appui de la reine Marie-Antoinette. Après avoir convoqué les États généraux prévus pour mai 1789, il fut remplacé par Necker. Chadenat, 4761. — O. H. R., 1078. — Polak, 4575. — Sabin, 34862.

CANCLAUX (Jean-Baptiste Camille de).

Pièce signée, en partie imprimée, signée également par le major du régiment, le capitaine commandant le détachement et le commissaire des guerres.

Auray, 1792. 1 p. in-4 oblong (22,4 x 29,3 cm), en-tête imprimé "Régiment du Port-au-Prince" corrigé à l'encre "Cap", vignette et encadrement gravés, sceau de la municipalité d'Auray et apostille des officiers municipaux, traces de plis.

Congé de rétablissement d'un fusilier du régiment du Cap. "Nous soussignés, certifions à tous ceux qu'il appartiendra, avoir donné Congé de rétablissement au nommé Pierre Ménager, dit Ménager fusilier, de la Compagnie de Lamaronière au Régt du Cap en garnison à Auray, âgé de vingt-huit ans […] pour aller à Rémalard en Perche…". Maréchal de camp, le général Canclaux venait de remporter, le 8 juillet précédent, une importante victoire contre les Vendéens près de Quimper. Peu après, il reçut la mission de veiller à l'embarquement à Brest des troupes pour Saint-Domingue. Nommé lieutenant général en septembre, il défendra victorieusement Nantes contre 80000 Vendéens en 1793. On joint : [REGIMENT DU CAP]. Certificat de service, signé par les administrateurs du régiment. Landerneau, 20 frimaire an 3 [10 décembre 1794], 1 p. in-8 oblong, sceau du 106e régiment d'infanterie, traces de plis. "Nous membres du Conseil d'administration du ci-devant Régiment du Cap actuellement 2e bataillon du 106e régiment, certifions à qui il appartient, que le citoyen Pierre Ménager […] âgé de 30 ans […] a servi en qualité de fusilier dans la compagnie ci-devant La Marronnière au dit Régiment du Cap depuis le 12 juin 1786 jusqu'au 26 juillet 1792; qu'il s'y est comporté toujours en brave militaire. [Il] a fait la campagne contre les Nègres révoltés de l'Amérique en 1791". Le certificat fait ici allusion au soulèvement des esclaves de Saint-Domingue, qui eut lieu en août 1791, à la suite de l'opposition des colons aux décrets de l'Assemblée nationale sur l'égalité des droits. Intéressant ensemble.

CARPON (Constant-Jean-Antoine).

Voyage à Terre-Neuve. Observations et notes curieuses propres à intéresser toutes les personnes qui veulent avoir une idée juste de l'un des plus importants travaux des marins francais et étrangers, recueillis pendant plusieurs séjours dans ces froides régions.

Caen, Eugène Poisson, 1852. In-8 de (2) ff., 4-(2)-v-(1 bl.)-240 -(4) pp.; percaline rouge, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge, couvertures conservées, non rogné (reliure du XX° siècle).

Première édition. Chirurgien de la marine de commerce, l'auteur participa pendant vinq-ans à de nombreuses campagnes de pêche à Terre-Neuve. Son ouvrage reprend toutes les observations des années précédentes, et expose, avec le plus de détails, le mode de vie des gens qui ont commencé à peupler la côte ouest. Il s'intéresse aussi aux traditions de mariage des colons, ainsi qu'aux autres coutumes dans les havres entièrement coupés de Saint-Jean par la distance. On trouve également une description de l'île, et des détails sur les espèces chassées (ours noir, caribou, castor, rat musqué et renard) et sur les poissons (morue, limande, truite, saumon...). Bon exemplaire de cet ouvrage peu commun. Rousseurs éparses. Sabin, 11020.

CASS (Lewis).

Examen de la question aujourd'hui pendante, entre le gouvernement des États-Unis et celui de la Grande-Bretagne, concernant le droit de visite.

Paris; H. Fournier, 1842. In-8 de 82 pp.; toile bordeaux, pièce de titre bordeaux (reliure moderne).

Cet ouvrage, simplement signé de la mention "par un américain", fut en fait écrit par l'ambassadeur des États-Unis en France, Lewis Carr. Il y présente le point de vue de son pays, contre le droit de visite des navires américains par les Anglais, ces derniers voulant ainsi s'assurer que la traite des esclaves n'était plus pratiquée. Mais, pour l'ambassadeur, "le droit de visite n'a que des rapports accidentels avec la traite des noirs" et que ce sont là"des prétentions qui ne sauraient être soutenues sans injustice ni subies sans déshonneur". Bon exemplaire.

CHANNING (William Ellery).

De l'esclavage.

Paris, Charpentier, 1866. In-18 de lviij-(1)-(1 bl.)-358 pp.; toile marron, dos lisse, pièce de titre noire, couvertures conservées (reliure moderne).

Première édition française. Elle est précédée d'une préface et d'une étude sur l'esclavage aux États-Unis par Édouard Laboulaye, et est suivi de Remarques sur la question de l'esclavage, et de Lettres à M. Clay sur l'annexion du Texas aux États-Unis. Publié aux États-Unis en décembre 1835, ce texte expose que la "prétention de posséder un être humain est absolument fausse et ne repose sur rien. Il est impossible que l'homme ait un droit sur l'homme; on ne peut posséder une créature humaine, en user comme d'une chose..." (page 13). Bon exemplaire. Rousseurs. Sabin, 11916.

CLAUSSON (L. J.) — MILLET (Thomas).

Impostures de Sonthonax et Polverel dévoilées à la Convention Nationale.

1794. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Brochure datée du 27 août 1794 et signée par Clausson et Th. Millet "commissaires des colons de Saint-Domingue, réfugiés aux États-Unis". Les signataires, qui furent incarcérés à la maison d'arrêt des ci-devant Carmes, demandaient "d'être mis en liberté, d'être réunis à nos collègues épars dans les diverses maisons d'arrêt, que nos papiers, depuis plus de quatre mois sous les scellés au comité de salut public, nous soient rendus" et qu'ils soient entendus par la Convention pour y "dévoiler des crimes que vous ne connaissez pas" commis par les envoyés à Saint-Domingue Léger-Félicité Santhonax et Étienne Polverel. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5136. — Inconnu de Sabin.

CLAUSSON (L. J.) — MILLET (Thomas).

Les calomniateurs Leborgne, Polverel, Sonthonax et complices appellés au Tribunal Révolutionnaire.

Paris, Laurens, 1794. In-8 de 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin vert en long (reliure moderne).

Brochure datée du 31 octobre 1794 et signée "les commissaires des patriotes de Saint-Domingue députés près la Convention Nationale" Larchevesque-Thibaud, Thomas Millet, Brulley, Clausson, Duny, Page, Verneuil, et Legrand. Les signataires, qui étaient incarcérés à la maison d'arrêt des Quatre-Nations, répondent à un libellé publié par Claude-Pierre-Joseph Leborgne de Boigne. Ce dernier fut secrétaire des commissaires civils à Saint-Domingue Étienne Polverel et Léger-Félicité Sonthonax. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4968. — Inconnu de Sabin.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Dernière réponse de M. de Cocherel, député de S. Domingue, à messieurs les députés du commerce.

Versailles, Baudouin, 1789. In-8 de 16 pp.; cartonnage marbré de papier vert à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long, non rogné (reliure moderne).

Député de Saint-Domingue, l'auteur prit le parti du marquis Du Chilleau, gouverneur des colonies françaises aux Antilles, qui avait autorisé l'importation de farines américaines directement dans les colonies. Cette mesure fut combattue par les représentants des ports de commerce en France qui contestaient la validité des arguments en faveur de cette décision. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5148. — Inconnu de Monglond. — Sabin, 14050.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Dernière réponse de M. de Cocherel, député de S. Domingue, à messieurs les députés du commerce.

Paris, Baudouin, [1789]. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier marbré vert, pièce de titre verte (reliure moderne).

Député de Saint-Domingue, l'auteur prit le parti du marquis Du Chilleau, gouverneur des colonies françaises aux Antilles, qui avait autorisé l'importation de farines américaines directement dans les colonies. Cette mesure fut combattue par les représentants des ports de commerce en France qui contestaient la validité des arguments en faveur de cette décision. Bon exemplaire. Roquincourt, 697. — Ryckebusch, 1793. — Sabin, 14050. — Inconnu de Max Bissainthe et de Monglond.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Réflexions sur le rapport du comité des six.

Paris, Clousier, 1789. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Brochure dans laquelle l'auteur revient sur l'affaire des farines américaines. Pour arbitrer le conflit entre les colons de Saint-Domingue et les négociants des ports français, l'Assemblée désigna un comité de six membres chargé d'examiner les pièces présentées par chacune des parties. Or, sur les six membres, quatre étaient des commerçants, et l'auteur, ne croyant pas à un arbitrage en sa faveur, redonna tous les arguments des colons pour la défense de "l'introduction des bâtimens des Etats-Unis, qui leur offraient dans ces tems calamiteux de disette, des secours de farines que la France ne pouvait leur procurer". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5158. — Inconnu de Monglond et de Ryckebusch. — Sabin, 14056.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Réplique aux inculpations du commerce contre M. le marquis Du Chilleau.

Vers 1790. In-8 de 15 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Député de Saint-Domingue, l'auteur revient sur l'épisode de l'importation des farines américaines, autorisée par le marquis Du Chilleau, gouverneur des colonies françaises aux Antilles. Cette décision fut combattue par les représentants des ports de commerce en France qui contestaient la validité des arguments avancés. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5157. — Roquincourt, 691. — Sabin, 14058. — Inconnu de Monglond et de Ryckebusch.

COOLS (Amédée, baron de).

De l'agriculture coloniale.

S.l., 1834. In-8 de 32 pp.; toile noire, pièce de titre bordeaux (reliure moderne).

Article écrit en réponse à un texte de Sismondi, publié en décembre 1833 dans la Revue mensuelle d'économie politique, intitulé: De la condition dans laquelle il convient de placer les Nègres en les affranchissant. Mais le plan de Sismondi pour un affranchissement progressif des esclaves des colonies françaises, est jugé inapplicable par le baron de Cools, délégué de la Martinique ; ce qu'il entend démontrer par les exemples de Saint-Domingue ou des colonies anglaises. Bon exemplaire. Ryckebusch, 1983.

CORBIÈRE (Édouard).

Brésiliennes.

Paris, Ponthieu, Aimé-André, Charles Béchet, 1825. In-18 de (2) ff., 172 pp.; demi-veau brun à petits coins de vélin vert, dos lisse orné or et à froid (reliure de l'époque).

Seconde édition augmentée de poésies nouvelles. La première édition fut publiée en 1823, sous le titre Élégies brésiliennes. L'auteur était un ancien officier de marine radié en 1816 à cause de ses idées libérales. Devenu pamphlétaire, il fonda en 1818 à Brest le journal satirique La Guêpe. Mais ses déboires avec la justice royale le poussèrent à reprendre la mer sur un navire de commerce. Pendant deux ans, il embarqua comme second capitaine sur un navire qui parcourutt les côtes de l’Afrique et du Brésil. Son recueil de poésie est né de cette expérience. Bon exemplaire. Rousseurs. Petits défauts d'usage à la reliure. Borba de Moraes, 213 : "This second edition seems to be rater that the first". — Garraux, p.68. — Rodrigues, 746 (pour la première édition).

CORBUN (Jean-Marie).

Discours sur l'état actuel des colonies & leurs améliorations.

Paris, Imprimerie Nationale, An 5 [1797]. In-8 de 6-(2 bl.) pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Discours prononcé le 31 mai 1798 devant le Conseil des Cinq-Cents. Député de la Gironde et armateur à Bordeaux, l'auteur demande le "rappel le plus prompt de l'agent du Directoire Sonthonax & de ses confrères à Saint-Domingue" qu'il accuse d'avoir saisi illégalement un navire de Bordeaux au prétexte que la résidence en France du propriétaire "n'est pas constatée". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5222. — Ryckebusch, 2033. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

CORRE (Armand).

Armateurs et marins bretons d'autrefois.

Vannes, imprimerie Lafolye, 1897. In-8 de (1) f., 34 pp.; broché, couverture verte imprimée.

Tiré à part d'un article publié dans la Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou. Deuxième série, intitulée Les armateurs et les armements nantais, à Brest, de 1689 à 1789. Un supplément à l'histoire de la course nantaise avant la Révolution. L'auteur s'intéresse à l'aspect économique de la course à Nantes, à ses armateurs et à ses corsaires. On y trouve notamment un passage sur le commerce des colonies et la traite des Nègres "dont un pareil commerce soutenait la fortune de quelques riches maisons". Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Dos et bords de la couverture passés.

COULLARD-DESCOS (Léon-Eugène-Aubin).

En Haïti, planteurs d'autrefois, Nègres d'aujourd'hui.

Paris, Armand Colin, 1910. In-8 de (2) ff., xxxv-(1 bl.)-348 pp.; demi-chagrin bleu à coins, dos lisse orné et mosaïqué de maroquin rouge (reliure d'amateur de l'époque).

Première édition, illustrée de 2 cartes en couleurs dépliantes et de 32 planches en phtototypie avec chacune deux figures. Diplomate français en poste en Haïti, l'auteur parcouru la plus grande partie de l'île entre 1904 et 1906. Au cours de ses promenades et de ses voyages, il envoya au Journal des débats des lettres qu'il a réuni dans ce volume. Il dresse un tableau de la vie menée par les habitants d'aujourdhui dans le cadre colonial d'autrefois, et a recueilli d'utiles renseignements sur la culture et la préparation du café, principale ressource de l'ile depuis l'indépendance. "Les autorités militaires m'ont conduit de poste en poste. Dans les bourgs, les prêtres bretons m'ont donné l'hospitalité. La complaisance d'amis haïtiens ou de Français créole m'a mis en contact avec la superstition populaire et le culte du Vaudoux. J'ai vu des repas, des danses, des cérémonies africaines; j'ai visité les sanctuaires de sorciers réputés. Plus que quiconque de ma couleur, je crois m'être trouvé en mesure d'observer la coutume des campagnes haïtiennes" (page XXVIII). Bon exemplaire. Ex-libris de la Baronne La Caze. Une mention manuscrite attribue la reliure à Mr Georges Noireau (1883-1974). Quelques piqûres. Max Bissainthe, 5449.

DESDEVISES DU DEZERT (Théophile-Alphonse).

L'Amérique avant les Européens.

Caen, F. Le Blanc-Hardel, 1878. In-8 broché de 34-(2 bl.)pp.; couverture orangée muette de l'époque.

Plaquette peu commune écrite par un historien et géographe de l'université de Clermont-Ferrand, puis de Caen. Il s'agit d'une étude historique sur la présence humaine en Amérique avant les contacts avec les Européens. Elle traite des origines des peuples autochtones, de leur établissement et de leurs sociétés avant l'arrivée de Christophe Colomb ou d'autres explorateurs européens. Bon exemplaire. Couverture écornée.

DUPANLOUP (Félix).

Lettre de monseigneur l'évêque d'Orléans au clergé de son diocèse sur l'esclavage.

Orléans, Georges Jacob, 1862. In-8 paginé de 387 à 399; broché, couverture beige imprimée.

Alors que les États-Unis se déchiraient en une guerre de sécession sur la question de l'esclavage, Mgr Dupanloup demanda à son clergé de dire une prière pour les esclaves "Priez, Messieurs, priez beaucoup, afin qu'une solution pacifique de ce lamentable problème de l'esclavage se prépare" (page 396). Joint: une lettre autographe signée dans laquelle l'auteur offre son opuscule et invite son correspondant à assiter à une représentation de la tragédie Les Perses d'Eschyle, donnée à Orléans par les élèves du petit séminaire, la veille de la fête de Jeanne d'Arc. Bon exemplaire. Manque à Ryckebusch.

DUPONT de NEMOURS (Pierre-Samuel).

Considérations sur la position politique de la France, de l'Angleterre et de l'Espagne.

S.l., 1790. In-8 de 30 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre noire (reliure moderne).

Député du baillage de Nemours à l'Assemblée Nationale, l'auteur dresse un état des lieux politico-commercial entre les trois puissances citées dans le titre. "L'Angleterre a proposé à l'Espagne un traité de commerce très-avantageux pour la Grande-Bretagne, et très-nuisible au commerce de la France et à celui de l'Espagne elle-même" (page 6). La France ne veut pas perdre son commerce avec l'Espagne "qui est le plus avantageux de tous ceux que fait la France" (page 10). Mais l'auteur ne pense pas qu'il faille faire la guerre à l'Angleterre avant une négociation sérieuse, et un réarmement des vaisseaux français pour appuyer cette dernière. Bon exemplaire.

[ETATS-UNIS].

[Bâtiment à vapeur naviguant sur un fleuve].

S.l., [milieu du XIXe siècle]. Dessin original in-4 oblong (33 x 41,8 cm) non signé, à la mine de plomb, monté sur carton avec attache métallique au dos (35,6 x 44,2 cm avec montage).

Le transport fluvial aux Etats-Unis. Dessin finement exécuté, montrant un bâtiment à vapeur, le Nonsuch («Sans-Pareil») se déplaçant sur un fleuve américain, probablement le Mississippi. Le navire, qui mesure environ 45 m de long, possède un mât, deux ponts, deux roues à aubes et deux cheminées dont l’une laisse échapper de la vapeur. Sur le pont inférieur, une quinzaine de personnes sont visibles, vraisemblablement des membres de l’équipage ainsi que quelques passagers. Sur le pont supérieur, dont une partie est protégée par un toit, on aperçoit aussi quelques personnages. A l’arrière du navire se trouve le drapeau des Etats-Unis comprenant 16 étoiles. Au premier plan, une longue barque conduite par un marin se déplace dans une direction opposée à celle du navire, laissant derrière elle des troncs d’arbres flottants. Plus loin, dans la partie gauche du dessin, une petite embarcation est montée par trois personnes. Enfin, à l’arrière-plan, on aperçoit quelques maisons ainsi qu’un paysage montagneux recouvert d’une végétation dense. Sur le Mississippi, les premiers bateaux à vapeur apparurent au début du XIXe siècle. Construits en bois, ils mesuraient quelques dizaines de mètres de long, possédaient un faible tirant d’eau et étaient propulsés par une ou deux roues à aubes, ce qui leur permettait de naviguer aux basses eaux ou de remonter le fleuve en période de crue, lorsque le courant était au plus fort. D’une vingtaine de navires en 1810, on en recensa plus de 1000 en 1830 qui naviguaient entre la Nouvelle-Orléans et Saint-Louis. Ils permirent d’organiser les débouchés des plantations de coton et de canne à sucre vers les ports du Sud, facilitant ainsi les exportations vers l’Europe. Bon état de conservation. Source: Charpentier (S.), Navigation à vapeur sur le Mississippi au XIXe siècle, 2022, sur www.loire-odyssee.fr.

[ETATS-UNIS].

Capitulation de Cornwallis. Washington, Rochambeau, Lafayette -- 19 Septembre, 1781.

[Paris, 1820]. Gravure originale par Jean-Louis Delignon d'après le dessin de François Nicolas Martinet ( 29 x 44,5 cm).

Représentation de la reddition de Lord Cornwallis à Yorktown, en Virginie, le 19 octobre 1781, devant Washington, Lafayette et Rochambeau. La bataille de Yorktown se déroula en Virginie du 28 septembre au 19 octobre 1781, lors de la guerre d'indépendance des États-Unis. Elle opposa 7 500 Britanniques commandés par Lord Charles Cornwallis, et de l'autre 8 845 insurgés américains, les volontaires de La Fayette, menés par le colonel Armand, marquis de la Rouërie, et George Washington, ainsi que les 6 000 hommes du corps expéditionnaire français de Rochambeau. La flotte française, commandée par l'amiral de Grasse, assura le blocus du port de Yorktown empêchant tout ravitaillement des Britanniques par la mer (bataille de la baie de Chesapeake). Après 21 jours de combat, Lord Corwallis se rendit, avec le quart des forces britanniques engagées dans la guerre ; la bataille signa la défaite certaine de la Grande-Bretagne. Prétendant être malade, il envoya un de ses subordonnés remettre son épée aux vainqueurs. Cette planche est issue de l'ouvrage du baron de La Perelle "Le Temple de la Gloire, ou les Fastes Militaires de la France, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à nos jours"publié en 1820. Bel exemplaire.

[ETATS-UNIS]

[Portrait en pied de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette].

[XIX°] Aquarelle originale sur papier (36 x 21 cm) remontée sur un carton.

Belle aquarelle représentant le marquis de La Fayette, en uniforme militaire de la Garde nationale parisienne, tourné vers la droite, son chapeau à la main et la main droite sur son épée. Une trouve une mention manuscrite en bas à gauche " Croix de ST Louis et Indépendance américaine". Officier et homme politique français, figure emblématique des révolutions de 1789 et 1830, le marquis de Lafayette est célèbre en raison de son engagement dans les rangs de l'armée des insurgés américains (1777-1783). Convaincu de la noblesse de la cause des insurgés américains, il s'engagea à leurs côtés en 1777. Nommé général à l'âge de 19 ans par George Washington, La Fayette joua un rôle décisif dans la guerre d'indépendance des États-Unis contre la Grande-Bretagne, notamment lors de la victoire de Yorktown le 19 octobre 1781. Surnommé le « héros des deux mondes », il fit, à l'invitation du président James Monroe, un voyage triomphal en 1824, au cours duquel il fut accueilli et honoré dans 182 villes des 24 États que comptait l'Union à cette époque. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

[ETATS-UNIS].

Souvenir Exposition St Louis.

[Saint-Etienne], Neyret Frères, 1904. Œuvre originale tissée (31 x 31 cm).

Oeuvre réalisée par les Frères Neyret pour célébrer le centenaire de l'achat de la colonie française de Louisiane. Cette célébration eut lieu durant l'Exposition universelle de 1904 dans la ville américaine de Saint-Louis (dans le Missouri). On y voit l'aigle, emblème des Etats-Unis, accompagné des portraits de Thomas Jefferson (président de 1801 à 1809), du Premier Consul Napoléon, et de Théodore Roosevelt (président de 1901 à 1909). C’est dans l’Hôtel Tubeuf, alors Ministère du Trésor, que fut signé, le 30 avril 1803, le traité de cession par lequel la France vendait aux États-Unis d’Amérique, pour la somme de 15 millions de dollars de l’époque (80 millions de francs), la colonie française de Louisiane. Les signataires étaient, côté français, le marquis de Barbé-Marbois, Ministre du Trésor, et, côté américain, James Monroe et Robert R. Livingston. Très bon état de conservation.

FOIGNET (Alexandre).

Quelques réflexions sur les colonies.

Paris, Auguste Auffray, 1831. In-8 de 40 pp.; broché, couverture imprimée.

L'auteur explique qu'il serait stupide de ne pas renouveler la surtaxe sur les sucres produits hors des colonies françaises, et que cela n'augmenterait pas beaucoup le prix payé par les consommateurs. Bel exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Inconnu de Sabin.

GALARD de TERRAUBE (Louis-Antoine-Marie-Victor, vicomte).

Tableau de Cayenne ou de la Guiane française, contenant des renseignements exacts sur son climat, ses productions, les naturels du pays, les différentes ressources que l'on y trouve, et le degré de prospérité dont cette colonie est susceptible. On y a joint des observations nautiques, recueillies par l'auteur lui-même.

Paris, veuve Tilliard, an VII [1799]. In-8 de 230 pp. ; broché, couverture de papier violine.

Première édition. Le vicomte Galard de Terraube voyagea pendant un an en Guyane dans le but de rectifier des cartes marines. Il put ainsi dresser un tableau précis de la ville de Cayenne et de la Guyane. Bel exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Abonnenc, Hurault, Saban, Bibliographie de la Guyane française, p.120. — Chadenat, 3991. — Leclerc, 607. — Monglond, IV-860. — Nouvion, 226 (194). — Sabin, 26340.

GASPARIN (Agénor de ).

Une parole de paix sur le différend entre l'Angleterre et les États-Unis.

Paris, Michel Lévy frères, 1862. In-8 de 31 pp.; cartonnage de papier chagriné bordeaux, dos lisse, pièce de titre noire (reliure moderne).

Ouvrage relatant l'affaire du Trent, un incident naval et diplomatique survenu pendant la première année de la guerre de Sécession, et qui faillit provoquer une guerre entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Le 8 novembre 1861, à 240 milles au nord de Cuba, l'USS San Jacinto, commandée par Charles Wilkes, arrêta le RMS Trent, un navire britannique non armé, dans les eaux internationales entre Cuba et les Bahamas. Ce dernier avait en effet appris que deux hommes politiques sudistes avaient pris place à bord du Trent dont le départ pour Southampton était fixé au 7 novembre. Les deux personnalités en question, James M. Mason et John Slidell, avaient « forcé » le blocus de Charleston le 12 octobre pour rejoindre La Havane, port espagnol, dix jours plus tard. Leur mission était d’amener les gouvernements français et britannique à reconnaître officiellement l'existence de la nation sudiste. Les deux diplomates et leur famille furent débarqués manu militari du Trent malgré les protestations des membres d’équipage, arguant la neutralité du navire britannique. Par crainte d'un affrontement entre les deux nations, l’affaire fut résolue de manière pacifique lorsque les deux envoyés furent libérés le 1er janvier 1862 et qu’ils furent autorisés à se rendre en Grande-Bretagne. Bon exemplaire. Sabin, 26729.

GERDE (Jean).

Lettre autographe signée à Jean Mathieu de Cénac-Moncaut.

La Branchoire [Saint-Herblain, près de Nantes], 8 janvier 1789. In-4 (24,3 x 19 cm) de 4 pp. sur une feuille double.

L’ouragan du 16 août 1788 à Saint-Domingue. L’auteur de cette lettre était propriétaire d’une plantation caféière située dans la Plaine de Tête-à-Bœuf, sur la commune de Grand-Goâve, à environ 30 km au sud-ouest de Port-au-Prince. Dans une orthographe très approximative, il évoque d’abord les rigueurs de l’hiver et le prix élevé du froment, puis il relate un événement survenu dans la colonie: «L’houragant s’et passé le 16 aoust dernié. Il a été plus désastrus que le tranblement de terre du 3 juin 70. Cepandant, le tranblement de terre fera toujour dresser les cheveus a celuy qui laura veu et qui san souviendra. Les deus tiers de la colonie a été ravagées, dis mille habitans ont perdu leur bien, mille ont perdu leur vie, le 18, depuis le petit goâve jusque au port au prince (15 lieues de distance). La cotte est couverte de cadavres, blancs, noiers et animeaux de toute espece, tous les batimans ranversé sur la cotte. J’aves des miliers [de] café sur le navire le Sage de Bordeaux, il fut échoué sur des vases, il fut remis a flot, il set randu a bon por, le café vandu 22 l et 6, mes il man coutera douse a quinse cent livres en sus des fres ordinere atandu lévenement […]. D’apres nos conventions, mon fermié devet suporté tous les évenemens, il s’et néanmoins pourvu par un proces verbal, il y aura un règlement pour toute la colonie. Ma perte conciste a deus batimans ranvercé tous les otres découverts quatre mulets tues, toutes les plantations arachees ou bien andomagees. Si jen doies suporté la perte, elle hira a cent veint mille livres…». La suite de la lettre se rapporte à des questions personnelles ou familiales; elle s’achève par des considérations politiques: «Notre ville et province ont fet beaucoup de demarches aupres de notre bon roy, pour que les etats géneraux soient tenus un peu plus avantageus pour le tiers ordre…». Son correspondant, Jean Mathieu de Cénac-Moncaut, était conseiller aux élus de l’élection de la ville et perche de Mirande (actuel département du Gers). Il était le père de Jean Pierre Cénac-Moncaut (1766-1840), député du Gers à la Chambre des Cent-Jours. On joint, du même, le début d’une autre lettre (s.d., 2 pp. in-12 oblong). Références (pour l’habitation Gerde): Liste des propriétaires de biens situés dans les colonies, Paris, imprimerie de la République, s.d. [an IV], p. 21. – Rouzier (Sémexant), Dictionnaire géographique et administratif universel d’Haïti illustré, t. II, Paris, imprimerie Charles Blot, s.d. [1892], p. 13.

GOUY d'ARSY (Louis-Marthe, marquis de).

Précis aux commissaires auxquels l'Assemblée Nationale a renvoyé l'examen de la demande faite par les représentans de la colonie, pour obtenir provisoirement la liberté de ce pocurer des farines, dont elle manque absolument.

Versailles, Baudouin, 1789. In-8 de 12 pp.; cartonnage de papier marbré marron, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Député de Saint-Domingue, l'auteur publie ce petit opuscule pour préciser et appuyer une demande faite auprès de l'Assemblée Nationale. Il y pose quatre questions, et par ses réponses entend prouver que la colonie a un fort besoin de farine pour sa consommation, qu'elle n'a pratiquement plus de réserve, et que le plus simple et le plus rapide serait d'en importer depuis les ports américains. Il demande donc qu'un nouveau décret stipule que "l'ordonnance rendue le 27 mai dernier, par le sieur marquis du Chilleau, sera provisoirement rétablie". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 7478. — Roquincourt, 1339. — Ryckebusch, 3604. — Inconnu de Sabin.

GOUY d'ARSY (Louis-Marthe, marquis de).

Précis sur la position actuelle de la députation de Saint-Domingue, aux États-généraux.

1789. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier marbré fauve, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Rédigé par Gouy-d'Arsy au nom d'un comité de la députation, le texte relate le processus électoral qui avait été mis en place à Saint-Domingue pour y élire des représentants aux États-généraux. Or ces représentants ne furent pas admis à siéger, au grand scandale du comité qui dénoncent "une prévarication". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6004. — Roquincourt, 4126.

[GUADELOUPE].

Loi relative aux colonies.

Dijon, imprimerie de Capel, 1792. In-4 de 4 pp., broché.

Loi du 6 juillet 1792 concernant Basse-Terre en Guadeloupe. "considérant qu'il faut empêcher cet abus de pouvoir, qui depuis longtemps s'exerce dans les colonies", l'assemblée nationale casse plusieurs décision prises par les fédérations de Sainte-Anne et de Basse-Terre et annule le bannissement de plusieurs citoyens. Bon exemplaire, avec les signatures autographes des représentants d'un district de la Côte d'or. Roquincourt, 5266.

GUARDIA (Joseph-Michel).

Les républiques de l'Amerique Espagnole.

Paris, L. Hachette et Cie, 1862. In-8 de 61 pp.; broché, couverture jaune imprimée.

Première édition. Elle est illustrée d'une carte gravée dépliante et coloriée par Vuillemin, intitulée Carte des états américains formés des anciennes colonies espagnoles. Cette brochure est une présentation des états nés de la disparition de l'empire espagnol en Amérique du sud. Le continent était en pleine évolution, alors que les États-Unis étaient en pleine guerre de sécession, que la France avait envoyé une expédition au Mexique, et que plusieurs pays connaissaient des guerres d'indépendance agitées. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Cachet de colportage sur plusieurs pages. Couverture empoussiérée et écornée. Sabin, 29059.

[GUYANE].

Arrêté concernant les dispositions à prendre pour la célébration, dans la colonie, de la fête de S.M. Louis-Philippe Ier, Roi des Français.

Cayenne, Imprimerie du Gouvernement, 1844. Affiche originale imprimée (40 x 30 cm).

Placard imprimé sur ordre du gouverneur de la Guyane Marie Jean-François Layrle concernant les dispositions prise pour la célébration de la fête du Roi. Le 1er mai, jour de la Saint-Philippe, la fête du roi était une fête religieuse et loyaliste, alliant festivités civiles et militaires, accompagnée généralement d'une célébration religieuse, afin que le Ciel soutienne le roi «dans tous ses desseins pour la paix et la prospérité de la France». Bon état de conservation.

[GUYANE].

Ensemble de 9 documents, la plupart manuscrits.

Cayenne, Saint-Jean-du-Maroni, Paris, 1797-1911. 11 pp. de différents formats, quelques en-têtes imprimés.

Intéressante réunion de lettres et pièces signées sur la Guyane. Cet ensemble comprend: - Congé pour passer en France pour cause de maladie. Pièce manuscrite signée. Cayenne, 6 brumaire an 7 [27 octobre 1798]. In-8 oblong (20,8 x 33,1 cm) de 1 p. ; sceau de cire rouge et cachet à l’encre noire. Le retour d’un militaire malade du 2e Bataillon du 53e Régiment d’infanterie en métropole. Le document contient 7 signatures. Il est orné du sceau du 2e Bataillon du 53e Régiment, représentant un faisceau de licteur surmonté d’un bonnet phrygien. Légères déchirures au niveau des plis, sans manque. - Certificat de décès. Pièce manuscrite signée (14 signatures). Cayenne, 11 prairial an 5 [30 mai 1797], 1 p. in-4 oblong. Concerne Laurent Igtershein, âgé de 35 ans, natif de Gelersheim, évêché de Vitzbourg (Allemagne), sergent au bataillon national du 53e Régiment en garnison à Cayenne, mort à l’hôpital de Paramaribo le 13 germinal an 5 [2 avril 1797]. - Extrait du registre des décès de l’hospice militaire de Cayenne. Pièce signée, en partie imprimée. Cayenne, 4 thermidor an 13 [23 juillet 1805], 1 p. in-4. Concerne Edem [Adam] Martin, de la 2e Compagnie de chasseurs, âgé de 29 ans, natif de Michery (Yonne), décédé à Cayenne le 27 floréal an 13 [17 mai 1805]. On joint un deuxième exemplaire, même date, 1 p. in-folio. Ensemble 2 documents. - ROUGER de LAGOTELLERIE (Pierre Frédéric), secrétaire-archiviste au gouvernement de la Guyane. Lettre autographe signée à Mme Vidal de Lingendes, à Paris. Cayenne, 15 mai 1827, 2 pp. in-4, adresse. A propos d’enfants dont il est le tuteur et qui sont en pension en France, du fils de sa correspondante, Félix Vidal de Lingendes, conseiller à la cour de Cayenne, et de la nomination comme maréchal de camp de Nompère de Champagny, député de la Guyane. - LAYRLE (Marie Jean François), gouverneur. Lettre autographe signée à Charles Marie de Lorgeril, lieutenant de vaisseau. Cayenne, 8 janvier 1845, 1 p. in-4. Il demande à son correspondant de lui fournir l’état de l’armement de la Mignonne, qui fait partie de la station de la Guyane. - [BAGNE]. Ensemble de 2 télégrammes. Saint-Jean-du-Maroni, 13 et 25 septembre 1892, 2 pp. in-8 oblong en partie imprimées. Au sujet de 6 relégués du pénitencier de Saint-Jean-du-Maroni, qui manquent à l’appel après avoir emporté leurs effets personnels. - COMPAGNIE GENERALE EQUATORIALE (Société minière et forestière des Guyanes). Action de 100 francs au porteur. Pièce imprimée. Paris, 2 mars 1911, 2 pp. in-folio. La première page est ornée d’un décor évoquant l’exploitation minière et les populations locales; la seconde est une planche de 24 coupons correspondant à cette action. Documents en bon état de conservation.

[GUYANE].

Notice statistique sur la Guyane française.

Paris, Firmin Didot frères, 1843. In-8 de (4) ff., 176 pp.; broché, couverture beige imprimée, non rogné et en partie non coupé.

Tiré à part de la notice consacrée à la Guyane, qui fut d'abord publiée dans les Notices statistiques sur les colonies françaises, en 1837. L'illustation se compose d'une grande carte lithographiée dépliante, publiée par la société d'études pour la colonisation de la Guyane française. Après une introduction historique, la notice présente la géographie, le climat, la population, et l'administration de la colonie. Viennent ensuite les cultures (sucre, café, coton, épices...) et le commerce. Elle se termine par les tableaux des relevés de population, de cultures, de commerce... pour les années 1839 et 1840. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Petit mouillure claire dans la marge intérieure des permiers feuillets, petit manque au dos. Abonnenc, Hurault, Saban, p.200.

HASTREL (Adolphe d').

Ilha de Bôa Viagem.

Vers 1850. Lithographie originale remontée sur papier fort (env 22 x 9 cm).

L’Ilha de Boa Viagem est une île située à l'intérieur de la baie de Guanabara, dans la ville de Niterói, dans l'état de Rio de Janeiro. La petite chapelle Notre-Dame de Boa Viagem est située sur le point culminant de cette petite île. L'intendant du Trésor royal, Diogo Carvalho de Fontoura, en ordonna la construction vers 1650 afin de tenir une promesse qu'il avait faite. L'île était un point de vue important pour le contrôle de la navigation dans la baie de Guanabara. Pour assurer la défense de Rio de Janeiro, un petit fort fut construit au pied de la falaise à l'initiative du capitaine et gouverneur Artur de Sá e Meneses en 1702. Il disposait de cinq ou six pièces d'artillerie et faisait un feu croisé avec les forts de Gragoatá et Santa Cruz. Abandonné à la fin du XIXe siècle, il ne reste plus que les ruines de la chapelle. La présente lithographie est l'œuvre d'Adolphe d'Hastrel. Officier d'artillerie de marine, il servit à La Réunion, ou au Sénégal, et participa au blocus de Buenos-Aires en 1839. De retour en France en 1841, il fut nommé inspecteur d'armes à Rochefort. Pendant tous ses voyages, il réalisa de nombreux dessins qu'il publia en album dès son retour. Bon état de conservation.

HOGAN (John Sheridan).

Le Canada.

Montréal, John Lovell, 1855. In-8 de 106 pp.; percaline bleue, dos lisse muet, encadrement à froid sur les plats et titre doré sur le premier (cartonnage de l'éditeur).

Ouvrage publié simultanément en français et en anglais, et illustré de 2 grandes cartes dépliantes. En 1855, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris, le comité canadien, chargé d'assurer la représentation du pays, décida d'un concours dont le but était d'obtenir un ouvrage court et précis pour faire connaitre le Canada. Et la victoire revint à l'auteur du présent ouvrage. Bon exemplaire. Quelques rousseurs en fin de volume. Sabin, 32422.

ISAMBERT (François-André).

Discours sur le budjet de la marine (service des colonies).

Paris, Mme Vve Agasse, 1838. In-8 de 24 pp.; toile noire, pièce de titre bordeaux (reliure moderne).

Discours prononcé devant la chambre des députés le 23 mai 1838. Son auteur dénonce la mauvaise volonté des colonies à faire le recensement des esclaves, conformément à l'ordonnance de 1833, car elle était considérée comme une mesure préparatoire à l'émancipation. Bon exemplaire. Ryckebusch, 4134.

JOURNU-AUBER (Bernard).

Troisième rapport fait au nom du comité des colonies, sur les secours à accorder à Saint-Domingue, & sur l'acquittement des lettres-de-change tirées par les administrateurs de la colonie sur le trésor public.

Paris, Imprimerie Nationale, 1792. In-8 de (1) f., 14 pp. ; cartonnage de papier marbré, titre au dos (reliure moderne).

Rapport se terminant par un projet de décret, dans lequel son auteur demande que soient régularisées les mesures financières prises par le gouverneur et l'ordonnateur de Saint-Domingue, et qu'ils soient autorisés à tirer, sur le trésor public, jusqu'à un million de livres par mois. Bon exemplaire. Inconnu des principales bibliographies.

LAISNÉ de VILLEVÈQUE (Gabriel-Jacques).

Opinion sur les colonies.

Paris, Hacquart, 1819. In-8 de 11 pp. ; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin bordeaux (reliure moderne).

Discours lu à la chambre des député lors de la séance du 5 juin 1819. L'auteur, député du Loiret, demande qu'on accorde les mêmes drpots aux hommes de couleurs libres qu'aux colons blancs. Suivi, du même auteur: Extrait du discours prononcé dans la séance du 7 juin 1819. Paris, Lenormant, 1819. In-8 de 4 pp. L'auteur explique que la France peut retrouver sa souveraineté sur Saint-Domingue pour peut qu'elle reconnaisse la liberté à ses habitant et leur droits qu'ils ont prit sur les propriétés des colons, moyennant une indemnisation der ses derniers. Inconnus des principales bibliographies.

LAWRENCE (William Beach).

L'industrie française et l'esclavage des Nègres aux États-Unis. Lettre au rédacteur en chef du Journal des Débats.

Paris, E. Dentu, 1860. In-8 de 16-16-16 pp.; demi-maroquin rouge, dos à nerfs orné, couvertures conservées, non rognées (reliure de l'époque).

Première édition. Exemplaire enrichi d'un jeu d'épreuve corrigée, avec un tampon portant "épreuve du 27 avril", de l'édition française, puis de l'édition en anglais, French commerce and manufactures, publiée en même temps par l'éditeur Dentu. Citoyen américain en séjour à Paris, Lawrence répond au Journal des Débats à propos des calomnies que ce périodique avait écrit au sujet de l'attentat de Harper's Ferry en Virginie en octobre 1859 dont le but était le soulèvement des esclaves. Pour lui, l'esclavage dans le sud des États-Unis n'est pas une cruauté mais une nécessité économique, notamment pour la culture du coton, pour l'Amérique mais aussi pour la France et toute l'Europe. Bel exemplaire. Cachets de colportage. Sabin, 39381.

LECHEVALIER SAINT-ANDRÉ (Jules).

Commission de colonisation de la Guyane française. Extrait du procès-verbal de la séance du 4 mars 1842.

Paris, E.-J. Bailly, 1842. In-8 de (1) f., 42 pp.; cartonnage de papier chagriné bordeaux, pièce de titre noire, tranches mouchetées (reliure moderne)..

Polytechnitien et saint-simonien, puis fouriériste, l'auteur effectua un voyage de plus d'une année dans les Antilles et la Guyane. Au nom du ministère de la Marine et des Colonies, il y avait étudié les conditions de l'esclavage dans les colonies françaises, et les moyens pour y mettre fin. Devant la Commission, il exposa un projet de colonisation de la Guyane ainsi que la fondation d'une banque coloniale. Bon exemplaire. Abonnenc, Hurault, Saban, p.168. — Manque à Sabin.

LE MESLE (Charles).

Réponse à la brochure intitulée Le pour et le contre.

Londres, 1785. In-4 de 63 pp.; cartonnage de papier marbré marron, pièce de titre rouge, non rogné (reliure moderne).

En 1784, le colon Jean-Baptiste Duboscq publia une brochure intitulée Le pour et le contre sur un objet de grande discorde et d'importance majeure . Convient-il à l'administration de céder part ou de ne rien céder aux étrangers dans le commerce de la métropole avec ses colonies ? Il défendait la possibilité pour les colons des Antilles de pouvoir commercer directement avec l'étranger sans passer par le monopole de la marine française sur ce commerce. L'auteur de la présente réponse, Charles Le Mesle, négociant au Havre et directeur de la chambre de commerce de Bordeaux (probablement lié aux armateurs), démonte tous les arguments de son contradicteur, tant historiques qu'économiques, considérant que "Si les colonies se sont enrichit sous l'origine des loix prohibitives, elles peuvent donc continuer à s'enrichir par la même voie" (page 10). Bon exemplaire. Mouillure claire marginale. Sabin, 69715.

LETOURNEAU (Charles).

L'évolution de l'esclavage dans les diverses races humaines.

Paris, Vigot frères, 1897. In-8 de xxi-(3 bl.)-538 pp.; broché, couverture verte imprimée.

Première édition. Vaste panorama historique dans lequel l'auteur considère l'évolution de l'esclavage depuis le règne animal, dans les îles du Pacifique, en Afrique, en Amérique, en Égypte, en Grèce, à Rome et dans l'Europe médiévale. On trouve notamment pp.132 à 144, un chapitre sur l'esclavage chez les Peaux-Rouges. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine.

LÉAUMONT (Laurent-Marie de).

La France demande Saint-Domingue.

Paris, Le Normant, 1817. In-8 de 15 pp. ; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin noir au dos avec le titre en long (reliure moderne).

L'auteur, colonel d'infanterie et originaire de Saint-Domingue, considère que la France doit recouvrer la colonie car elle est indispensable à sa prospérité et à sa paix intérieure. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6518.

LÉON (Edwin de).

La vérité sur les Etats confédérés d'Amérique.

Paris, E. Dentu, 1862. In-8 de 32 pp.; cartonnage de papier chagriné bordeaux, dos lisse, pièce de titre noire (reliure moderne).

Ouvrage illustré d'un portrait lithographié de Jefferson Davis, président des Etats Confédérés. Originaire de Caroline du Sud, l'auteur était Consul en Egypte lors de la déclaration de sécession des Etats du sud. Il rentra chez lui en contournant le blocus et fut envoyé par Jefferson Davis en Europe pour obtenir la reconnaissance de la Confédération du Sud. Il contourna de nouveau le blocus et se rendit en Angleterre puis en France. Dans sa brochure, il nie les faiblesses attribuées aux Confédérés: le blocus n'est pas efficace (son propre exemple le prouve), il n'y a pas de manque d'approvisionnement, les esclaves restent loyaux à leurs maitres, et il termine par un éloge vibrant de Jefferson Davis, président des Etats Confédérés qui "est à la seconde révolution américaine ce que Washington était à la première". Bon exemplaire. Légères rousseurs. Howes, D239. — Sabin, 40071.

[MARTINIQUE].

Territoire de St-James (Antilles). Quelques vues des plantations St-James.

S.l., [vers 1890]. Planche cartonnée (87 x 62,5 cm).

Grand panneau peu commun, composé d'un grand carton sur lequel sont montés 11 vues en photoglyptie et un cache laissant apparaître les illustrations et portant le titre et les légendes des vues. Les photoglypties sont tirées d'un album, Vues Photographiques prises sur le Territoire de St James (Antilles), publié vers 1890. Elles montrent des vues des plantations Saint-James à la Martinique dont une vue de Saint-Pierre avec des lettres gigantesques qui indiquent Plantations Saint-James sur les hauteurs dominant la ville (et placées bien avant celle dominant Hollywood), des vues de plantation, sucrerie et rhumerie ainsi que des groupes d'Indiens qui vivaient sur les plantations. En 1765, le Révérend Père Edmond Lefébure, Supérieur du couvent des Frères de la Charité et savant alchimiste, concurrent de Jean-Baptiste Labat, décida de créer sur les hauteurs de Saint-Pierre de la Martinique une distillerie de rhum afin de subvenir aux besoins de l'hôpital de la ville. Il fit ainsi jaillir des alambics, un tafia de canne à sucre hautement amélioré, appelée alors Guildive, qui évolua vers un des plus célèbres rhums agricoles. Le père Lefébure décida de donner à son rhum le nom de Saint-James (qui aurait été celui d'un amiral anglais ayant habité saint-Pierre) reconnaissable par les Anglais afin de faciliter la vente de sa production aux colons de Nouvelle-Angleterre, car l'importation de rhum était interdite. La première distillerie Saint-James se trouvait sur la route de Saint-Pierre, à Deux Choux, dans une ravine où coulait la rivière du Jardin des Plantes. À la suite de l'éruption de la montagne Pelée le 8 mai 1902, les plantations avoisinant la ville de Saint-Pierre ne furent plus que cendres. Seule la distillerie Saint-James fut en partie épargnée. Elle reprit son activité deux ans plus tard. Les photographies de ce panneau furent prisent par J. Depaz, photographe à St-Pierre de la Martinique, et le Capitaine Jean-Baptiste Moreau, de passage à St-James. Depaz était installé à Saint-Pierre de la Martinique d'après l'annuaire publié en 1897 par le Comptoir des intérêts coloniaux. Ses premiers clichés connus sont ceux publiés dans L'Illustration, en 1891, sur un cyclone qui ravagea la Martinique. En compagnie du capitaine Jean-Baptiste Moreau, il photographia la plantation Saint-James et en fit un album. La famille Depaz est une des grandes familles propriétaires de distilleries de rhum dans la région de Saint-Pierre et à Basse-Pointe. Elle y était encore installé dans les années précédant la seconde guerre mondiale, tout comme la distillerie du Galion. Bon état de conservation. Petits manques dans les bordures.

[MARTINIQUE] — JOUAN (E.).

Schœlcher. Baie de Fort de France (Martinique).

S. l., 1925 Aquarelle originale (16,5 x 25 cm), datée et signée en bas à droite.

Jolie aquarelle aux couleurs vives, signée E. Jouan, représentant la baie de Fort-de-France vue depuis la commune de Schœlcher, sur la côte nord-ouest de la Martinique. Ce point de vue panoramique offre une lecture claire du paysage caribéen : la plage de galets volcaniques au premier plan, l'étendue calme de la baie en plan médian, et la silhouette des mornes martiniquais en toile de fond. Cette œuvre s’inscrit dans la tradition des aquarelles de voyage et des vues topographiques réalisées durant l’entre-deux-guerres dans les territoires français d’outre-mer. C'est un témoignage visuel authentique de la baie de Fort-de-France en 1925, à une époque où Schœlcher était encore un bourg peu développé. Bon état de conservation. Quelques rousseurs.

[MEXIQUE].

Portrait de Luis Enríquez de Guzmán.

Vers 1850. Huile sur toile (25,5 x 20 cm) montée dans un double encadrement (32, 39 cm).

Luis Enríquez de Guzmán, Conde de Alba de Liste (1610-1680), fut nommé vice-roi de la Nouvelle-Espagne le 28 mai 1648, sous le roi Philippe IV d'Espagne, fonction qu'il occupa jusqu'au 14 août 1653. Sa principale réalisation fut de réformer la trésorerie de la colonie, entraînant une augmentation considérable des revenus, dont la plupart furent envoyés en Espagne pour soulager les difficultés financières de Philippe IV. La Nouvelle-Espagne désignait les possessions de l'Espagne dans le Nouveau Monde au nord de l'isthme de Panama. Elle fut créée à la suite de la chute de l'Empire aztèque en 1521 et devint la première parmi les quatre vice-royauté espagnoles en Amérique en 1531. Elle englobait le Mexique, l'Amérique centrale, une grande partie du sud-ouest et du centre des États-Unis, les Indes occidentales espagnoles, la Floride espagnole et les Philippines ainsi que d'autres îles du Pacifique. Après 1535, elle passa sous l'autorité du vice-roi de Nouvelle-Espagne, qui était désigné par le roi d'Espagne, la capitale étant Mexico. Au fil du temps, la Nouvelle-Espagne perdit peu à peu des morceaux de territoire, du fait que certains devenaient indépendants ou qu'elle donnait des parties de territoires à d'autre puissances européennes, mais la partie centrale resta sous influence espagnole jusqu’à l'indépendance de l'empire du Mexique en 1821. Bon état de conservation.

[MEXIQUE].

Portrait de Pedro de Castro y Figueroa y Salazar.

Vers 1840. Huile sur toile (25,5 x 20 cm) montée dans un double encadrement (32, 39 cm).

Pedro de Castro y Figueroa y Salazar, duc de la Conquista et marquis de Gracia Real (1678-1741) était un officier de l'armée espagnole. Il fut nommé vice-roi de Nouvelle-Espagne, par Philippe V, en 1740 pour remplacer Juan Antonio de Vizarrón y Eguiarreta. Pendant sa période de vice-roi, il travailla à l'amélioration des mines de Zacatecas en améliorant le système de drainage, fit nettoyer les obstructions du port de Veracruz et ordonna la construction du fort San Juan de Ulúa. La Nouvelle-Espagne désignait les possessions de l'Espagne dans le Nouveau Monde au nord de l'isthme de Panama. Elle fut créée à la suite de la chute de l'Empire aztèque en 1521 et devint la première parmi les quatre vice-royauté espagnoles en Amérique en 1531. Elle englobait le Mexique, l'Amérique centrale, une grande partie du sud-ouest et du centre des États-Unis, les Indes occidentales espagnoles, la Floride espagnole et les Philippines ainsi que d'autres îles du Pacifique. Après 1535, elle passa sous l'autorité du vice-roi de Nouvelle-Espagne, qui était désigné par le roi d'Espagne, la capitale étant Mexico. Au fil du temps, la Nouvelle-Espagne perdit peu à peu des morceaux de territoire, du fait que certains devenaient indépendants ou qu'elle donnait des parties de territoires à d'autre puissances européennes, mais la partie centrale resta sous influence espagnole jusqu’à l'indépendance de l'empire du Mexique en 1821. Bon état de conservation.

MEXIQUE. — CHAPLIN (Charles).

Le Rio Usumasinta (Amérique centrale).

1853. Dessin à la plume, à l’encre noire et à la mine de plomb, signé et daté dans l’angle inférieur gauche, in-4 oblong (24,7 x 35,9 cm), monté sur papier dans un encadrement de filets colorés et d’une guirlande aquarellée, titre manuscrit dans la partie inférieure.

Vue pittoresque d’un fleuve du Mexique méridional. Elle montre deux voyageurs se déplaçant dans une pirogue, elle-même conduite par deux personnes situées respectivement à l’avant et à l’arrière de l’embarcation. Les voyageurs, habillés à l’occidentale, sont assis au milieu de la pirogue, l’un d’entre eux se protégeant du soleil par une ombrelle et l’autre tenant un fusil. A l’arrière-plan on aperçoit les rives du fleuve; celles-ci forment deux monticules recouverts d’une végétation dense avec, au sommet, quelques arbres qui se détachent sur l’horizon. Le Rio Usumacinta prend sa source au Guatemala, sert de frontière à l’Etat mexicain du Chiapas puis traverse les forêts tropicales du Tabasco avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Il est divisé en haut et bas Usumacinta. Le haut Usumacinta coule depuis sa source au Guatemala jusqu’à la «Boca del Cerro» en Tabasco; le bas Usumacinta commence à cet endroit et se termine dans la ville de Centla, après avoir rejoint le fleuve Grijalva. Au Mexique, ce fleuve passe à une quarantaine de kilomètres au nord-est de la célèbre cité maya de Palenque. Une autre version de cette vue pittoresque a été publiée, sous la signature de A. Morellet, dans le Magasin Pittoresque de 1850, avec comme titre «Le rio Usumasinta» (p. 293). Né en 1825 aux Andelys (Eure), Charles Chaplin fut l’élève de Drolling à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1845. Il débuta comme peintre de portraits et de paysages. A partir de 1851, il se spécialisa dans les portraits féminins et les scènes de genre, s’inspirant de la peinture du XVIIIe siècle, notamment celle de François Boucher, ce qui lui permit d’acquérir une réputation de peintre intimiste de la femme. Apprécié par l’impératrice Eugénie, il reçut d’importantes commandes officielles, en particulier pour le décor des palais de l’Elysée et des Tuileries, ainsi que de l’Opéra Garnier. Il exposa au Salon de 1845 à 1868. D’origine britannique par son père, il fut naturalisé français en 1886 et mourut en 1891 à Paris. Ses œuvres sont conservées, entre autres, dans les musées de Bordeaux, Bayonne, Bourges, Londres, Mulhouse, Reims et Saintes. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, édit. 1999, t. III, pp. 479-480. – Bellier de La Chavignerie et Auvray, Dictionnaire général des artistes de l’Ecole française, t. I, 1882, pp. 226-227 et Supplément, p. 133.

MILLET (Thomas) — BRULLEY (Augustin-Jean) — PAGE (P. F.) — VERNEUIL — CLAUSSON (L. J.).

Traits de patriotisme de Polverel et de Sonthonax.

Paris, Laurens, 1794. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Brochure datée du 23 novembre 1794 et signée par Thomas Millet, Brulley, Clausson, Duny, Page, et Verneuil. Les signataires dénoncent les agissements des envoyés à Saint-Domingue, Léger-Félicité Sonthonax et Étienne Polverel, qu'ils accusent d'avoir "provoqué et fait exécuter l'incendie de la ville du Cap", mis "Saint-Domingue sans défense afin d'en rendre la conquête plus facile à l'Angleterre", et dépouillé les colons de leurs propriétés. Bon exemplaire. Manque de papier dans la marge inférieure des pages 3/4 sans manque de texte. Inconnu de Max Bissainthe et de Sabin.

MILLET (Thomas) — CLAUSSON (L. J.).

Les accusateurs incarcérés de Polverel et Sonthonax, accusés et libres, à la Convention Nationale.

1794. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Brochure datée des 5 et 7 septembre 1794, et signée par Clausson et Th. Millet "commissaires des colons de Saint-Domingue, réfugiés aux États-Unis". Les signataires, qui furent incarcérés à la maison d'arrêt des ci-devant Carmes, demandaient une nouvelle fois à être remis en liberté, protestant que leurs accusateurs étaient libres. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5137. — Inconnu de Sabin.

MOREAU de SAINT-MÉRY (Médéric-Louis-Élie).

Opinion sur la motion de M. de Curt.

Paris, Imprimerie Nationale, 1789. In-8 de 20 pp.

Discours prononcé devant l'Assemblée Nationale le 1er décembre 1789. Moreau de Saint-Méry dénonce l'ignorance par la métropole des affaires des colonies, et considérait que les décrets de l'Assemblée Nationale ne s'appliquaient pas aux colonies car aucune mention particulière sur ce point n'y figurait. Il termine en demandant "de leur donner le comité particulier qu'elles réclament", et qui est l'objet de la motion de M. Curt présentée à l'assemblée le 27 novembre 1789. Bon exemplaire. Ryckebusch, 5833. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

PAGE (P. F.) — BRULLEY (Augustin-Jean).

Défi aux factieux. Adresse à la Convention Nationale.

Paris, Laurens, 1794. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Brochure datée du 1er octobre 1794 et signée par "les commissaires de Saint-Domingue, députés à la Convention Nationale" Page, Brulley et Legrand. Les signataires, qui furent incarcérés à la prison du Luxembourg, demandaient qu'eux et les autres députés "disséminés dans diverses prisons", soient traduits devant le Tribunal Révolutionnaire "avec Polverel, Sonthonax, Dufay, Mils, Garnot Bellay, Poisson, Raimond et Leborgne. "Là, nous serons tous entendus contradictoirement; là seront produit les pièces, les actes, les témoins, les preuves. On écoutera, on lira, on saisira la vérité. Les coupables seront enfin connus." Bon exemplaire. Max Bissainthe, 7233. — Inconnu de Sabin.

RIVIÈRE (B.).

Notes et observations sur les colonies françaises des Antilles, et particulièrement sur Cayenne, avec la comparaison de ses produits à ceux des autres colonies.

Bordeaux, Pierre Beaume, mai 1825. In-8 de (2) ff., ij-30 pp.; cartonnage de papier marbé à la bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Première édition. Présentation des avantages de la colonie de Guyane qui réunie "toutes les conditions qui doivent un jour la rendre la plus importantes de nos colonies (page 20). Exemplaire du directeur des douanes de Bordeaux Mr Charles des Moulins. Ce dernier fut également par la suite botaniste et malocologiste, et président de la Société linnéenne de Bordeaux. Quelques corrections autographes de l'auteur avec sa signature. Inconnu de Sabin.

ROUME (Philippe-Rose).

Pétition adressée à l'Assemblée Nationale, par Philippe-Rose Roume, commissaire-ordonnateur de l'île de Tabago, et soldat dans la garde nationale de Paris; chargé par le ministre de la marine de répondre aux réclamation des hypothècaires Anglais.

S.l., 1791. In-8 de 10-(1) pp.; cartonnage de papier marbré fauve, pièce de titre marron (reliure moderne).

Durant la Guerre d'Indépendance des états-Unis, les Français prirent l'île de Tobago, et il fut convenu, par le traité de cession, que les lois françaises s'appliqueraient mais que les engagements antérieurs seraient soumis aux lois anglaises qui étaient alors en vigueur. De ce fait, un tribunal spécial fut créé. Mais il y eut de nombreuses contestations sur les dettes des colons contractées envers des créanciers anglais, lesquels portèrent un mémoire devant l'Assemblée Nationale. L'auteur, commissaire-général et ordonnateur de Tobago fut chargé de rédiger une réponse à ces réclamations, et dans cette pétition, il demande à l'assemblée de l'examiner avec impartialité. Inconnu de Monglond. — Roquincourt, 2871. — Sabin, 73470.

[SAINT-DOMINGUE].

[Compte-rendu des séances de l’Assemblée de Saint-Marc].

[Saint-Marc, 21 ou 22 mai 1790]. Manuscrit in-4 (22,3 x 19 cm) de 15 pp.; broché, rubans de soie bleue, date de réception du 22 mai notée en première page.

Les délibérations de l’Assemblée de Saint-Marc. Ce manuscrit contient le compte-rendu des séances de l’Assemblée générale de la partie française de Saint-Domingue, dite «Assemblée de Saint-Marc», entre les 18 et 20 mai 1790. Il est question des sujets suivants: démission de certains membres, du fait de leur appartenance au pouvoir judiciaire; remise des croix de Saint-Louis par les députés et refus de certains d’entre eux de le faire; demande des pensionnaires du couvent du Cap qui souhaitent rentrer dans leur famille; notification au général des décrets concernant les concessions et les réunions; transcription des décrets concernant le pouvoir judiciaire (18 mai). Le lendemain: requête du nommé Bigot, mulâtre, qui demande à passer en France pour cause de maladie, et accord de l’Assemblée à ce sujet, contre l’avis du gouverneur; lecture des pouvoirs des députés des Gonaïves; comparaison de M. de Sainte-Croix (ancien commandant au Môle), lecture de son mémoire justificatifet envoi de commissaires au Môle pour vérifier les faits à charge et à décharge; contestation de l’Assemblée au sujet d’une distribution de croix de Saint-Louis décidée par le ministre(19 mai). On relève ensuite: suppression des états-majors des places, officiers d’administration, commandants de paroisses et comités paroissiaux, fonctions qui doivent être attribuées aux municipalités; troubles à Port-au-Princeet destruction de son comité; établissement des municipalités, celles-ci ayant autorité sur les troupes réglées; soutien apporté à l’Assemblée par la commune de Saint-Marc, puis démenti de celle-ci; demande de quête pour le Régiment de chasseurs, afin d’organiser une fête, etc. (20 mai). A la fin: «M. Caradeux a averti l’Assemblée qu’on lui mandoit du Pt au Prince que Mr. le général partoit pour France sous 15 jours sur la frégate l’Engageante…». Ce voyage n’eut pas lieu; resté dans la colonie, le comte de Peynier dissoudra l’Assemblée de Saint-Marc à la fin du mois de juillet 1790. Provenance: archives personnelles de Louis-Antoine de Thomassin, comte de Peynier.