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Arrest du conseil d'estat du roy, qui ordonne que le sieur Jacques Auriol & ses associez joüiront pendant dix années, à commencer au premier janvier 1731, au lieu & place de la Compagnie des Indes, du commerce de la coste de Barbarie, pour en jouir & y faire commerce exclusif, sous le nom de Compagnie d'Afrique.
Paris, Veuve Saugrain & Pierre Prault, 1731. In-4 de 11 pp.; broché, sans couverture.
Arrêt qui autorise Jacques Auriol, associé à un groupe de négociants marseillais, de reprendre, pendant 10 ans, les droits de la Compagnie des Indes, concernant le commerce en Afrique. L'arrêt autorisant la reprise des activités de la Compagnie des Indes est suivi du règlement de la nouvelle Compagnie. Manque à Ryckebusch.
Le Sénégal.
Melun, imprimerie administrative, 1905. In-8 de 29 pp.-1) f.; broché, couverture beige imprimée.
L'illustration se compose d'une carte sur double page en noir et rouge. Publié par le Ministère des Colonies, cette brochure est une présentation de la colonie à de futurs colons. Elle donne le maximum de renseignements pratiques sur la géographie, l'histoire, les lignes de navigation, les principales villes, les hôtels, les écoles, le climat, les maladies, le cadre de vie, les populations, les plantations (arachide, mil, gomme, coton...), la main-d'œuvre, les bois, l'élevage, l'industrie, le commerce, ou encore les impôt et la douane. Bon exemplaire conservé dans sa brochure de l'époque. Petite mouillure claire sur les bords de la couverture.
Notes sur le commerce d'importation et d'exportation en Abyssinie.
Melun, imprimerie administrative, 1905. In-8 de 38 pp.; broché, couverture beige imprimée.
Rapport rédigé par le gouverneur de la Côte française des Somalis, aidé d'un commerçant local, et réalisé d'après le trafic passant par le chemin de fer entre Djibouti et Dire Dawa (actuellement en Éthiopie). Parmi les importations, on trouve toutes sortes de tissus (coton, soie et lainage), des couvertures et tapis, des couteaux, de la verroterie et des perles, des objets émaillés ou en cuivre, des machines à coudre, du matériel de construction, ou encore des armes. Les exportations sont assez faibles et concernent le café, l'ivoire, les peaux... Bon exemplaire conservé dans sa brochure de l'époque.
Lettre autographe signée [au gouverneur Marcel Olivier].
Paris, 24 octobre 1932. 3 pp. in-4 (26,8 x 20,9 cm); en-tête imprimé «Mission scientifique & artistique française à travers l’Asie ».
Intéressante lettre mentionnant l’expédition Citroën en Afrique et évoquant la mémoire de Georges-Marie Haardt. «J’ai été très heureux d’apprendre que vous étiez nommé à la présidence de la Compagnie Générale Transatlantique. Après avoir gouverné avec tant de sagesse et de justice nos grandes colonies d’Afrique, vous allez avec une haute autorité, diriger les destinées de cette grande compagnie […]. Mais vous resterez surtout, pour mes collaborateurs et moi, celui qui nous a reçus avec un cœur si généreux lorsque nous avons atteint Madagascar. Je vous envoie avec quelques photographies le portrait de G.M. Haardt qui avait pour vous une grande admiration…». L’expédition Citroën en Afrique, dite «Croisière noire», se déroula de 1924 à 1925. Organisée par André Citroën, elle était dirigée par Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil. La mission, qui comportait 17 membres, permit la traversée du continent africain du Nord au Sud, entre Colomb-Béchar (Algérie) et Tananarive (Madagascar), où elle fut reçue par le gouverneur général Marcel Olivier. Haardt mourut en mars 1932, peu après la fin de la mission Centre-Asie, ou «Croisière jaune», qui eut lieu en 1931-1932. La même année, Olivier prit la présidence de la Compagnie Générale Transatlantique, alors au bord de la faillite. Bon état de conservation.
Comptes d’armement, de désarmement et de recouvrement de navires de commerce.
Nantes, 1841-1843. 3 pièces autographiées signées in-folio (43 x 28 cm) de (5) pp. au total; en feuilles, sur papier pelure.
Le commerce nantais dans l’océan Indien. Etablis par la maison P. Ciret, François aîné et Baudot-Ducarrey, armateurs à Nantes, ces documents se rapportent à deux bâtiments de commerce, l’Avenir et le Dreux-Brézé: - Compte d’armement & mise hors du navire l’Avenir, capitaine Dureau, 1er voyage, allant à Bourbon, parti le 4 juin 1841. Nantes, 20 août 1841, 2 pp. Il contient: montant de l’achat, en vente publique, du navire désarmé; détail des frais de réarmement (voiles, poulies, cordes, clous, instruments, médicaments, etc.); achats de vivres (biscuits, farine, légumes secs, conserves, sucre, morue sèche…); avance de trois mois versée à l’équipage; frais en rivière et expéditions; frais d’assurances de Nantes à Bourbon; commission d’armement de 3 %; indemnité reçue d’un passager débarqué; cargaison (animaux, vivres pour les animaux, barres et bottes de fer, baudriers, eau-de-vie, boîtes de saindoux, barils de porc salé et de farine, rouleaux de papier, peintures, huile de lin, marmites, faïences, ancres, cordages, madriers, etc.). Les noms des fournisseurs sont indiqués. Au total, les frais d’armement se montent à 194327 F. - Compte de désarmement du navire l’Avenir en retour au Havre de Bourbon & Calcutta sous le commandement du capitaine A. Dureau. Nantes, 15 octobre 1843, 1 p. Il récapitule les rentrées: valeur du navire désarmé; vente des marchandises à Calcutta, réglées par traites sur Marseille, La Ferté-Bernard et Paris; montant du fret de Calcutta au Havre; vente de 500 sacs de riz, etc., soit 248875,38 F. Viennent ensuite les dépenses: paiement au Havre des gages d’équipage; frais de désarmement du navire et de débarquement de la cargaison; commissions sur les frets; gestion des consignataires; primes d’assurances; frais de change, de timbre et de correspondance, soit 45117,78 F. Ce qui donne un produit de 203757,60 F. - Compte de recouvrement d’assurances et de liquidation de l’opération du navire le Dreux-Brézé, capitaine Cornillier, perdu sans nouvelles après sa sortie de Calcutta en octobre 1839. Nantes, 20 août 1841, 2 pp. Il contient, en premier lieu, les sommes portées au crédit: recouvrement des assureurs de Londres et de Nantes; remises accordées; prix de 9 passagers; crédit utilisé par le capitaine, etc., soit 299382,60 F. Concernant les sommes portées au débit: primes d’assurances sur corps, à Londres; primes d’assurances de Bourbon à Calcutta, de Calcutta à Bourbon, de Pondichéry à Calcutta, etc.; remboursements à divers chargeurs de leur demie sur les marchandises; sommes dues au capitaine en % sur les passagers et le fret; frais judiciaires, etc., soit 57877,03 F. Après ajout des intérêts, le net produit est de 249690 F. Sur cette affaire, l’épouse du capitaine et l’administration de la Marine engagèrent une action judiciaire contre l’armateur pour obtenir le paiement des salaires courus pendant le voyage de Nantes à Bourbon, puis de Bourbon à Pondichéry et retour (cf. Annales maritimes et coloniales, 26e année, 2e série, 1841, pp. 374-379). Traces de plis, quelques bords froissés.
La manœuvre de La Praya (16 avril 1781). Étude politique, stratégique et tactique (d'après de nombreux documents inédits).
Paris, L. Fournier, 1912. In-8 de 416-(3) pp.; demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, couvertures conservées, tête dorée, non rogné (reliure milieu du XX° siècle).
Première édition, illustrée du portrait de Suffren en frontispice et de 11 planches en couleurs (cartes et plans des mouvements des navires). Relation détaillée, avec son contexte historique, de la bataille navale de Porto Praya entre une flotte anglaise et une flotte française placée sous le commandemenet du bailli de Suffren. Dans le cadre de la guerre d'indépendance américaine, les deux flottes étaient en route pour le cap de Bonne-Espérance, les Anglais pour le prendre aux Hollandais, et les Français pour le défendre contre les anglais. En avril 1781, Suffren surprit l'escadre anglaise au mouillage à Porto Praya (dans les îles du Cap-Vert) et attaqua immédiatement. La bataille fut indécise, les deux flottes subissant de gros dégats. Mais ce fut une victoire stratégique pour Suffren qui arriva au cap de Bonne-Espérance avant les Anglais. Bon exemplaire. Polak, 1512 (ne mentionne qu'une seule planche).
Un continent perdu, ou l'esclavage et la traite en Afrique (1875). Avec quelques observations sur la manière dont ils se pratiquent en Asie et dans d'autres contrées sous le nom de système contractuel de la main-d'œuvre.
Paris, Hachette et Cie, 1876. In-8 de 160 pp.; broché non coupé, couverture imprimée.
Ouvrage traduit de l'anglais et préfacé par Edouard Laboulaye. Il est illustré d'une carte en couleurs dépliante de l'Afrique. L'auteur porte un regard critique sur la traite des esclaves toujours en vigueur en Afrique pour alimenter les marchés aux esclaves en Orient (Turquie, Egypte, et Perse) ou en Amérique (Brésil et Cuba). Il dénonce également le système des coolies indiens engagés dans les colonies hollandaises ou en Afrique du Sud. Bon exemplaire. Dos cassé avec de petits manques.
Considérations générales sur Maurice.
Maurice, typographie Dupuy et Dubois, 1862. Petit in-8 de 83-(1 bl.)-(2) pp.; broché, couverture bleue imprimée.
Très rare petite plaquette publiée à compte d'auteur. Ecrit par un créole de Maurice, l'ouvrage est une réflexion sur son île, sur le caractère et l'évolution de sa population, sur son histoire et ses institutions. Exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Quelques annotations sur la première page de la préface. Couverture très usagée, manque une partie de la page de titre avec perte d'une partie d'un mot. Toussaint et Adolphe, A-754.
Habitation au bord de la rivière des Lataniers.
[vers 1830]. Ensemble de 2 aquarelles originales sur papier, (22,3 x 28,9 cm pour le premier et 24,4 x 34,6 cm pour le second) ; texte manuscrit à l’encre au dos de chaque dessin.
Vues de l’habitation Courau, dans les environs de Port Louis (île Maurice). Le premier dessin montre, au premier plan, quelques animaux dans un pré. Au second plan se trouvent quatre bâtiments : d’après le commentaire figurant au verso, ces constructions correspondent, de droite à gauche, au cabinet de travail du planteur (bâtiment de forme carrée), à son logement particulier (pavillon de forme irrégulière), à la salle à manger (supportée par 4 piliers) et à la maison principale (grand bâtiment en partie caché par les arbres). Une importante végétation se trouve derrière les constructions. A l’arrière-plan, dans la partie gauche, on aperçoit la montagne des Signaux qui surplombe la ville de Port Louis, non visible sur le dessin. Sur le second dessin, on peut voir dans la partie gauche deux personnages apparemment en train de pêcher au bord d’une rivière ; au centre se trouve le logement du planteur et, dans la partie droite, son cabinet de travail. Ces deux bâtiments sont séparés par une végétation dense, également présente à l’arrière-plan ; au loin on aperçoit un paysage montagneux. Le commentaire précise : « Cette vue est pour mon père. Elle est prise comme on le voit dans le nord sur la rive droite de la petite rivière ». Le texte qui figure au verso est signé et daté « G. Courau 1834 ». Quelques références à « G. Courau » sont mentionnées dans Toussaint & Adolphe, Bibliography of Mauritius, sans qu’il soit possible d’établir un lien avec les présentes aquarelles. Le Dictionnaire de biographie mauricienne ne mentionne rien sous ce nom. G. Courau était peut-être apparenté à Alphonse Courau, auteur d’un plan lithographié de Port Louis publié en 1840 (Toussaint & Adolphe, F 748). La rivière des Lataniers est un cours d’eau de l’île Maurice qui se jette dans l’océan Indien à Port Louis. Elle est citée dans le célèbre roman de Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, dont l’action se situe dans cette île. Pliures et quelques petites déchirures marginales, manque un coin ; les couleurs ont passé. Intéressant témoignage sur une plantation à l’île Maurice au XIXe siècle.
Feuille hebdomadaire de l'île Bourbon.
Saint-Denis de La Réunion, Lahuppe, 1826. Petit in-folio de 12-(1) pp.; en feuilles, non rogné.
La Feuille hebdomadaire de l'île Bourbon fut publiée sous ce titre de 1819 à 1856, puis absorbé par le Moniteur de l'île Bourbon. Notre numéro est le 410 daté du 8 novembre 1826. Il est principalement consacrée à la prise de fonction du nouveau gouverneur, le comte de Cheffontaines, et à la transcription des discours qui furent prononcés à cette occasion. On trouve également un arrèté du gouverneur sur la liquidation de la caisse d'escompte provisoire de l'île, des décisions multiples dans le Gouvernement de l'île, ou des renseignements sur le financement d'études pour les enfants créoles pauvres, ou encore l'introduction de nouvelles techniques agricoles (notamment, l'introduction dans l'ile, de la cochenille pour affermir la culture du vers à soie). Les deux dernières pages sont dédiées aux petites annonces: publicités de magasins, ventes de biens, ou ventes d'esclaves : "Dimanche 19 novembre..., il sera procédé à la vente à l'encan de la quantité de 24 noirs et négresses de différents âges et castes, dnas le nombre desquels se trouve un bon commandeur, et tous propres aux travaux d'habitation". Et enfin signalons, sous l'intitulé objet perdu, les annonces suivantes : "M. Laserve réclame le nommé Elphège, marron depuis le 27 octobre. Récompense de 25 piastres à celui qui le lui ramènera, ou qui le déposera à une des geôles de l'île", ou encore "Dans la nuit du 22 du mois dernier, se sont évadés de l'emplacement de M. Cabanne, pharmaciens, deux noirs ; l'un de caste malgache, se nomme Alcindor, et est âgé de trente ans. Il est très maigre et porte sur la figure une grosse verrue (...). L'autre, de caste macoi, de 36 ans environ, du nom de Pierrot, n'est remarquable que par sa taille moyenne, son embonpoint, et par une cicatrice à l'une de ses jambes. Ces deux noirs sont assez bien vêtus. Récompense, si l'on exige, à la personne qui les ramènera à son établissement.". Document peu commun provenant du Château de Laage (cachet sur la première page) propriété appartenant à la famille du navigateur Louis de Freycinet. Inconnu de Hatin, Bibliographie de la presse française.
[Vue d'une baie].
[vers 1860]. Aquarelle originale sur papier (17 x 26 cm).
Jolie aquarelle représentant une baie probablement sur l'Île de La Réunion. On y voit notamment un trois mâts ayant jeté l'ancre sur la gauche, et, sur la droite deux cases créoles ou paillottes, qui constituèrent l’essentiel de l’habitat populaire réunionnais jusqu’au milieu du vingtième siècle. A l’origine, les «paillotes» furent les premières habitations sur l’île, composée des matériaux du pays (bambou calumet, vacoa, palmes, latanier, vétiver…), puis rapidement les premières vraies cases créoles avec une armature en bois ont vu le jour, construites notamment par les premiers colons de la culture du café et des épices. Bon état de conservation. Coins coupés ou légèrement abîmés.
Certificat de vie et résidence.
Saint-André, 8 avril 1811. Pièce manuscrite signée de 2 pp. in-4 (25,6 x 19,6 cm), sur une feuille double.
Rare document établi sous la domination britannique (1810-1814). « Nous, Antoine Amédée Bruna, commissaire civil et de police du quartier Saint-André, île de Bourbon, soussigné, sur l’attestation de Messieurs Charles Perrier d’Hauterive, Mathias Vetteo, Laurent Fantony et Toussaint Charles François Buttié, tous quatre habitants majeurs de ce dit quartier, certifions à tous qu’il appartiendra que Mademoiselle Louise Henriette Quesnel native de cette île, âgée de trente-deux ans […] a résidé et réside dans ce dit quartier de Saint-André, depuis fin de l’année mil huit cent six qu’elle a fait son retour d’Europe en cette île avec feu son père, jusqu’à ce jour, et qu’elle y a payée toutes ses contributions… ». La pièce comporte d’autres signatures : Perrier d’Hauterive, Vetteo, Fantoni, Buttié et Louise Quesnel. Suivent deux apostilles signées de légalisation de la signature de Bruna. Né à Cuneo (Italie) en 1749, Antoine Amédée Bruna s’embarqua en 1768 comme pilotin sur le Marquis de Castres allant au Bengale. Débarqué en juillet à l’île Bourbon (La Réunion), il resta dans la colonie et devint contrôleur des magasins du roi. Par la suite, il fut nommé commissaire civil et de police du quartier Saint-André. Epoux de Marguerite Suzanne Ricquebourg, il mourut dans cette localité en 1814 (source : site gw.geneanet.org). Rousseurs sur le 2e feuillet ; timbres d’enregistrement en première page
Lettre signée à M. Marais, à Saint-Denis.
Nantes, 25 mars [et 9 mai 1825]. 3 pp. in-4 (25,8 x 20,4 cm) sur une feuille double ; adresse, marques postales.
Le commerce des denrées provenant de l’île Bourbon (La Réunion). Armateur à Nantes, Félix Queneau fait parvenir à son correspondant le duplicata d’une lettre qu’il lui a envoyée le 25 mars 1825. Elle concerne la remise d’une lettre de change tirée sur les armateurs nantais Perchais & Meade, ainsi que l’envoi d’objets à Saint-Denis : fusils, tissus et livres. Il est ensuite question du prix des denrées : « Les sucres sont à des prix satisfaisants pour les expéditeurs, & l’on peut compter sur un beau prix pour cette année, la récolte des Antilles étant très peu de chose ; les belles qualités se vendent de 85 à 87 fr. Les cafés par continuation jouent un triste rôle, & ceux qui ont profité d’un moment de hausse qui a eu lieu sur cette fève, ont bien fait, car aujourd’hui l’on vend difficilement à 25 et 26 s pour les bonnes qualités » (25 mars 1825). Suit la lettre du 9 mai, dans laquelle Queneau accuse réception d’une lettre du 3 janvier arrivée par la Victorine, puis annonce à Marais qu’il a assuré l’envoi des objets mentionnés dans la lettre précédente pour 2 200 fr. Il précise aussi que la traite tirée sur Perchais & Meade a été acceptée et qu’il a pu créditer son compte pour le même montant. Puis il ajoute : « Dans le cas où vous feriez quelques envois de denrée, donnez la préférence aux sucres, qui donneront toute l’année de beaux résultats, vu que la récolte des Antilles a manqué & que nous n’avons pas d’approvisionnements. J’ai vendu 6 000 [de] sucre pour Mr Félix Delpit qui donnent de produit net $ 9,40/100 du quintal ; ainsi je pense qu’avec de semblables résultats l’on doit être tenté d’expédier. Les cafés se vendent difficilement & ne présentent que de la perte… » (9 mai 1825). Enfin, il demande à son correspondant de lui faire obtenir quelques consignations, compte tenu de la concurrence qu’il y aura cette année pour le fret, puis il l’invite à contribuer au chargement de son navire l’Eole. Document bien conservé.
Madagascar.
Paris, L'Agence de la France d'Outre-Mer, 1952. Lithographie originale en couleurs (66,5 x 103 cm).
Superbe et très grande affiche publicitaire de l'île de Madagascar, dessinée par Maurice Tranchant et publiée par L'Agence de la France d'Outre Mer. Dans le style des portulans anciens, la carte est décorée d'un titre inscrit sur une bannière, d'une rose des vents et d'un cartouche contenant une description de l'île, et illustré de personnages, de produits locaux et d'un portrait du maréchal Gallieni. Militaire et administrateur colonial français, ce dernier contribua à l'expansion de l'empire colonial français en Afrique, et notamment à Madagascar, à la fin du XIXe siècle. L'île est décorée de nombreuses vignettes figurant les productions de ses terres, ainsi que la faune et la flore. Les villes et les montagnes principales sont nommées. Maurice Tranchant de Lunel (1869-1944) était un artiste peintre, architecte et illustrateur français. En 1912, il fut nommé directeur du Service des antiquités, beaux-arts et monuments historiques du protectorat du Maroc par Lyautey. Il fut aussi le concepteur de la Grande Mosquée de Paris. Bel exemplaire, non entoilé. Pliures.
[Loi accordant la liberté du commerce avec le Mozambique aux sujets Portugais des Indes].
Lisboa, 1755. In-4 de (2) pp., broché.
Loi du 10 juin 1755 ouvrant le commerce des ports mozambicains à tous les sujets de l'État portugais de l’Inde, et à toutes les marchandises sauf les perles de verre. Mais la loi ne fut mise en place que le 29juillet 1757 à cause de l’opposition interne du gouverneur général lui-même. Colonie portugaise depuis le XV° siècle, la côte du Mozambique, et particulièrement l’île du même nom, étaient une escale majeure dans le long voyage qui menait les navires portugais de Lisbonne jusqu’en Inde. Bon exemplaire.
Bénédiction d'un africain.
XVIII° siècle. Peinture originale sur toile montée sur chassis (58 x 47).
Saint François Xavier (1506-1552) était un missionnaire jésuite navarrais. Proche ami d'Ignace de Loyola, il fut un des cofondateurs de la Compagnie de Jésus. Ses succès missionnaires en Inde et en Extrême-Orient lui acquirent le titre d'«Apôtre des Indes». Béatifié en 1619, il fut canonisé trois ans plus tard par Grégoire XV. En 1541, il embarqua pour Goa alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l'Inde, et fit notamment une longue escale au Mozambique en attendant des vents favorables pour repartir. Il visita notamment le Mozambique, l'Archipel des Comores, Ceylan, Malacca, les îles Moluques, le Japon où il convertissa de nombreuses personnes, et mourut de maladie sur l'île chinoise de Shangchuan. Bon état de conservation.
Les explorations des Portugais antérieures à la découverte de l'Amérique.
Paris, Ernest Leroux, 1893. In-8 de (2) ff., viij-(1)-(1 bl.)-33 pp. , toile bordeaux, pièce de titre noire, couvertures conservées (reliure moderne).
Texte d'une conférence faite à Madrid en 1891, traduite et commentée par Alexandre Boutroue. Il est illustré d'une carte dépliante. Limité aux explorations avant 1492, l'auteur évoque la découverte des îles de l'Atlantique (Madère et les Açores), puis le début du contournement de l'Afrique par Christophe Colomb et Bartolomeo Diaz. Bon exemplaire. Envoi autographe signé du traducteur Alexandre Boutroue.
Guerrier Dankali. Côte orientale d'Afrique.
Vers 1940. Deux dessins originaux sur papier (320 x 235 mm), signés et légendés.
Représentation de deux guerriers Dankali, tribu originaire de Djibouti. Les deux dessins sont signés de Jean-Louis Paguenaud (1876-1952). Nommé peintre officiel de la marine en 1922, il voyagea en Amérique du Sud, en Amérique Centrale, en Asie et en Afrique. Chaque dessin comporte un envoi du dessinateur daté de 1943. Quelques piqûres affectent les dessins.
Discours sur le rétablissement de la compagnie d'Afrique.
Paris, Imprimerie Nationale, An 10 [1802]. In-8 de 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).
Discours prononcé devant le Tribunat le 30 avril 1802 dans lequel son auteur se prononce pour le rétablissement d'une Compagnie d'Afrique, sur le modèle de celle qui fut supprimée en 1791. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond.
Relations de plusieurs voyages à la côte d'Afrique, à Maroc, au Sénégal, à Gorée, à Galam, etc.
Paris, Gueffier, 1791. In-8 de (2) ff., viij-341 pp.; demi-veau fauve à coins, dos lisse orné de filets, pièce de titre de maroquin rouge (reliure de l'époque).
Première édition, bien complète de la grande carte gravée dépliante dressée par Jean-Benjamin de Laborde, qui manque à la plupart des exemplaires. L'ouvrage est divisé en trois parties. La première relate le voyage de l'auteur vers le Sénégal, son naufrage sur la côte mauritanienne où il fut capturé et vendu comme esclave au Maroc, puis racheté et libéré (1783-1784). La seconde retrace un nouveau voyage au Sénégal où Saugnier remonta le fleuve pour acheter des esclaves à Galam et les livrer sur la côte aux navires négriers (1785-1786). La troisième traite du commerce avec le Sénégal "avec des détails intéressans pour ceux qui se destinent à la traite des Nègres, de l'or, de l'ivoire, etc.". Bon exemplaire. Quelques taches sur la carte. Boucher de La Richarderie, IV, 112. — Chadenat, 695. — Gay, 388. — Monglond, II, 335. — Playfair, Maroc, 457.
Ensemble de 51 cartes postales anciennes.
S.l., [vers 1920]. 9 x 14 cm.
Ensemble de cartes postales représentant notamment différentes ethnies ou tribues (Ouolof, Maures Trarza, Laobé), des vues (Marché aux poissons à Dakar, panorama de Saint-Louis, place du gouvernement sur l'île de Gorée, fleuve Sénégal à Saint-Louis), des scènes (préparation du couscous, élections), ou encore des métiers (musicien, bijoutier, cordonnier, sculpteur sur bois, marabout, tailleur). Bon état de conservation.
[Colon à l'éventail].
Vers 1870. Aquarelle originale et rehaut de blanc sur papier (29 x 20,5 cm), signée en bas à droite.
Très jolie aquarelle représentant un colon se pavanant au Sénégal, dessinée par le caricaturiste belge Draner. En arrière-plan se trouve un batiment arborant le drapeau français, ainsi qu'un couple d'africains dont l'homme porte une ombrelle. En 1814, le Sénégal fut donné à la France par le Traité de Paris, et se vit, par la suite, accorder le monopole du commerce. De 1854 à 1865, Louis Faidherbe fut nommé gouverneur de la colonie, et créa le port de Dakar. Bon état de conservation.