9 résultats

[Poincaré et ses généraux].

1914-1918. Présentoir en carton gaufré aux allégories militaires avec les mentions Honneur, Patrie, Gloire et Victoire (environ 31 x 46 cm).

Représentation de 12 portraits tissés en polychromie du président Poincaré et des principaux généraux français de la Première Guerre Mondiale. Chaque portrait mesure environ 5,5 x 4 cm. En plus du président, on trouve les généraux Galliéni, Foch, Joffre, de Castelnau, Gouraud, de Maud'huy, Maunoury, de Langle de Cary, Franchet d'Esprey, Dubail, et l'amiral Boue de Lapeyrere. Bon état de conseravtion. Petits défauts au présentoir.

État général du service des diligences et messageries royales de France. Contenant le détail de l'administration,... les départs & arrivées des diligences & des voitures...

Paris, Prault, 1788. In-12 de 343-4-(4) pp. ; maroquin rouge, dos lisse orné, filets en encadrement et fleurons aux angles des plats, coupes et chasses ornées, tranches dorées (reliure de l'époque).

Ouvrage composé d'un tableau dépliant et d'une grande carte gravée dépliante de la France. Publication annuelle riche de renseignements sur l'histoire des messageries, les règlements et formalités, les différentes liaisons avec les distances et les prix... On trouve in fine un Index des villes, bourgs et villages, et une table des matières. Bel exemplaire en maroquin rouge de l'époque.

COURANT (sergent-major).

Lettre autographe signée à la citoyenne Courant la jeune, demeurant rue de Paris à Moulins, département de l'Allier

Lorient, 6 floréal an 12 [26 avril 1804]. 3 pp. in-4 (24,4 x 19,4 cm), adresse et marques postales.

Intéressante lettre sur le transport des troupes de Brest à Rochefort, puis de Nantes à Boulogne, malgré le blocus anglais. Elle est illustrée d'un dessin aquarellé représentant la frégate l'Infatigable, sur laquelle le militaire avait pris place au cours de la première traversée vers Rochefort. Courant était sergent-major de la 22e compagnie du 37e régiment d'infanterie de ligne basé à Brest. Il donne ici des nouvelles à sa femme : "Je te dirai, ma bonne amie, qu'il y a 6 compagnies de notre régiment qui ont embarqué le 15 nivôse [6 janvier 1804], du nombre desquels j'ai fait partie; sur différens batimens de guerre que nous avons conduit à Rochefort sans dangers, quoique ayant passé au milieu d'une flotte anglaise, qui, au moyen du brouillard, ne nous a pas aperçus; arrivés à Rochefort, où nous sommes restés jusqu'au 10 pluviôse [31 janvier], époque où nous en sommes partis, nous n'avons pas mis un seul instant le pied à terre, nous avons toujours restés dans nos batimens, car il nous était bien défendu d'en sortir, attendu que les Anglais nous tenaient bloqués". Il ajoute : "Cependant il est survenu un vent si violent que MM. les Anglais se sont retirés, et alors nous avons entrés en rade; où étant, nous avons débarqué pour nous rendre à Nantes; aussitôt notre arrivée dans cette ville, il s'est trouvé une division de bateaux plats que nous avons été obligés de conduire à Boulogne avec le 40e régiment; et certes cela n'a pas été sans peine, car à la hauteur de Brest, une division anglaise nous a poursuivis et ayant livré le combat nous avons été forcés d'entrer dans la baie d'Audierne, où nous avons restés pendant huit jours avec beaucoup de peine, attendu que ces bateaux sont si petits qu'on est obligé de rester toujours assis dans la calle; nous avons eu le malheur d'en perdre deux qui ont coulé à fond avec tout l'équipage et un qui a été pris par l'ennemi…". Le convoi arrive à Boulogne le 30 ventôse [21 mars 1804] : "Il n'existe rien de plus beau au monde que la réunion des batimens devant Boulogne, on présume que c'est de là que doit partir l'expédition…". Puis Courant reçoit l'ordre de rejoindre son régiment à Lorient, d'où il écrit la présente lettre. Exécuté par l'un de ses amis, le dessin aquarellé représente l'Infatigable, une frégate de 32 canons qui avait effectué, en 1802, un transport de troupes de Cherbourg au Cap Français (Saint-Domingue), puis une mission à La Havane (Cuba) avant de rejoindre Brest. En 1806, elle sera prise par les Anglais en sortant de Rochefort et deviendra le HMS Immortality; non réarmée dans la Royal Navy, la frégate sera démolie en 1811. Cf. Roche (Jean-Michel), Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, I, p. 256. Petits manques de papier, légères rousseurs.

FAUCHER de SAINT-MAURICE (Narcisse).

Loin du pays. Souvenirs d'Europe, d'Afrique et d'Amérique.

Québec, imprimerie générale de A. Coté et Cie, 1889. In-8 de (2) ff., v-(1 bl.)-411 pp.; demi-veau vert à coins, dos à nerfs, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et brun, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition. Journaliste et écrivain québécois de langue française, l'auteur relate ici son voyage en 1888 qui le mena de Québec au Havre puis Rouen, Paris, Saint-Hippolyte-du-Fort, Nîmes, Arles, et Marseille. Ce voyage était l'occasion pour l'auteur de renconter les Québequois installés en France. Par la suite, il poursuivit son périple dans les colonies françaises de Tunis et d'Algérie. Bon exemplaire, portant sur la page de titre, un petit cachet N avec une couronne impériale dans un ovale, très probablement d'un membre de la famille impériale.

[FRANCE — PREMIERE GUERRE MONDIALE].

Carnet de dessins.

Dixmude, Steenstraete (Belgique), 1914-1915. In-12 oblong (12,3 x 19,3 cm) de (33) ff., plus 5 ff. restés vierges ; toile beige, lacet de fermeture (reliure de l’époque).

Ensemble de 43 dessins, dont 10 aquarellés, réalisés pendant la Première Guerre mondiale. Ils montrent des soldats se déplaçant sur un pont ou se protégeant dans une tranchée, des brancardiers transportant un blessé, une église, un phare sur la côte, un malade dans une chambre d’hôpital avec des infirmières, une barricade sur un pont, des militaires traversant un cours d’eau, des soldats au repos ou transportant une marmite, un champ de bataille et un village avec des corps étendus, un combat la nuit avec une explosion au loin, des scènes d’escrime, etc. L’auteur de ce carnet, resté anonyme, a porté des légendes sur certains dessins: Tranchée haut de St Julien les 7 et 8 février 1915; Pont Steenstraate, 3 mars 1915; tranchée du pont de Steenstraate, 3 mars 1915; dans la cave attendant les brancardiers; hôpital Rouen, lundi 10/5 à samedi 15/5; devant le pont de Dixmude; lavage du linge; barricade du pont de Dixmude en décembre 1914 (en retournant le volume), etc. On lit aussi quelques commentaires; ainsi, pour l’hôpital à Rouen: «Anglade, mon voisin de droite, une balle qui lui a traversé la tête. - Darnis, mon voisin de lit, jambe coupée près du tronc», ou encore: «Pour laver une chemise et un caleçon plein de poux, le cuisinier Goury vient de les faire bouillir dans la marmite de l’escouade, tout aussitôt il fait dans le même récipient le café qu’il va distribuer». Blessé d’un éclat d’obus à la tempe droite, l’auteur est atteint de plusieurs pathologies à l’œil droitqu’il consigne dans son carnet: «O.D. irrégularité de la pupille, synéchie, cataracte incomplète, chorio-rétinite étendue, lésions maculaires…». Son acuité visuelle est alors de 1/30 pour cet œil. En séjour à l’hôpital d’Angoulême le 22 juillet, sa vue a encore baissé et est réduite à la perception lumineuse. Le 14 décembre, il note que la vision de l’œil droit est complètement et définitivement perdue; celle de l’œil gauche est normale. Située sur l’Yser, dans l’ouest de la Belgique, Dixmude fut l’objet d’affrontements sanglants lors de la Première Guerre mondiale: lorsque l’armée allemande arriva en octobre 1914, les Belges inondèrent la région en ouvrant les écluses de l’Yser, le fleuve devenant ainsi une ligne de front. La brigade des fusiliers-marins de l’amiral Ronarc’h participa héroïquement à la défense de la ville, où elle perdit la moitié de ses effectifs. Cette brigade combattit ensuite à Steenstraete et à Nieuport (Belgique) jusqu’à sa dissolution en novembre 1915. Emouvant témoignage sur les combats en Belgique en 1914-1915. Mors intérieurs fendus, petite tache d’encre sur le plat supérieur.

[FRANCE — PREMIERE GUERRE MONDIALE].

Ensemble de 375 photographies originales.

Est de la France et sans lieu, [vers 1917-1918]. Environ 4,5 x 7 cm ; quelques annotations au verso.

Important ensemble de photographies prises pendant la Première Guerre mondiale. Ces photographies, non signées, montrent des officiers en uniforme, parfois à cheval, en ville ou sur le terrain, des soldats dans des fermes, des réunions de militaires, des exercices de tir, du matériel d’artillerie, des explosions provoquées par des obus, des maisons et des églises détruites par les bombardements, des militaires surveillant une position, des troupes à proximité d’un train, un bivouac avec des soldats en tenue de campagne, des chars de combat (dont le célèbre Renault FT), des soldats assis sur un promontoire, l’entrée d’une tranchée, une reconstitution historique avec des uniformes du Ier Empire, des jeunes femmes en costume traditionnel, une messe, des officiers étrangers, etc. Quelques photographies, peu nombreuses, sont accompagnées d’une légende au verso : prisonniers conduits de Mézières (Ardennes) vers Villers-aux-Erables (Somme) ; panorama de la ferme des Chambelles, au nord de Verdun ; contrescarpe du fort Saint-Michel, à Verdun ; dépôt de matériel près du P.C. Hermitage, avec, à l’horizon, Douaumont (Meuse). On trouve aussi quelques légendes en espagnol se rapportant à des officiers, écrites sur un ton humoristique en rapport avec la corrida et la mort. En dehors de ces annotations, la plupart des clichés ne comportent au verso que des numéros de tirage photographique. Evoquée dans le présent ensemble, l’artillerie joua un rôle essentiel pendant la Première Guerre mondiale. Au début du conflit, elle était composée essentiellement d’une artillerie légère de campagne, avec une fonction d’appui auprès de l’infanterie. Mais la stabilisation du front conduisant à une guerre de tranchées provoqua un développement considérable de cette arme, donnant naissance à une artillerie lourde de grande puissance, avec des canons de plus en plus gros et l’apparition, vers la fin de la guerre, des premiers chars de combat. A la suite de cette évolution, l’artillerie sera la cause d’environ 75 % des pertes militaires. Certains sites représentés sur les photographies sont situés à Verdun ou dans les environs. Ils sont en rapport avec la bataille de Verdun, qui se déroula du 21 février au 18 décembre 1916, et qui opposa les armées française et allemande. Cette bataille, la plus longue et l’une des plus dévastatrices du conflit, fut une victoire défensive de l’armée française, permettant la reconquête du terrain perdu ainsi que la récupération des forts de Douaumont et de Vaux. Bon état de conservation.

[FRANCE] — TARDIEU (Pierre Antoine).

Carte de France physique et administrative. La France actuelle et ses anciens défenseurs.

Paris, Binet, 1838. Gravure originale (52 x 64,5 cm).

Très rare et belle carte de la France divisée par départements, dressée par Pierre Antoine Tardieu, et gravée par Gabriel-Xavier Montaut et François Houiste. Cette carte est un hommage de l'auteur au Premier Empire et à l'Empereur Napoléon, mort en 1821. Elle est encadrée d'une superbe bordure montrant les portraits de l'Empereur et des vingt maréchaux et généraux qui se sont illustrés lors de ses campagnes : Foy, Ney, Lannes, Eugène, Mortier, Lamarque, Masséna, Cambronne, Brune, Daumesnil, Junot, Berthier, Marceau, Lasalle, Hoche, Desaix, Poniatowski, Lefebvre, Kléber, et Augereau. Tous sont mis en scène dans un décor de bataille. Le général Desaix et le général Kléber, notamment, sont représentés lors de la Campagne d'Égypte. Napoléon, le chef des armées, est représenté à cheval, entouré d'une aura lumineuse, l'aigle impérial veillant au-dessus de sa tête. À ses pieds reposent un Code Napoléon, une palette de peintre symbolisant sa contribution dans le domaine des Arts, ainsi que des attributs militaires et des éléments illustrant la Campagne d'Égypte. De chaque côté de la carte figurent deux monuments érigés sur ordre de Napoléon : à gauche, la Colonne d'Austerlitz ou Colonne Vendôme, érigée en 1810 pour commémorer la victoire d'Austerlitz, à droite, la Fontaine de la Victoire ou Fontaine du Châtelet, construite en 1808 pour célébrer les victoires marquantes de l'Empire lors des batailles de Lodi et de Marengo (Italie), des Pyramides (Égypte), d'Ulm (Allemagne), et de Dantzick en Pologne. Ces portraits, ainsi que tous les éléments décoratifs, ont été dessinés par le peintre et lithographe Victor Adam. Il existe une autre édition de cette carte, publiée en 1852 par Fatout. Nous n'avons pas trouvé d'édition antérieure à la nôtre, datée de 1838, on peut donc penser qu'il s'agit de la première. Bel exemplaire, avec les contours aquarellés à l'époque, de cette carte très rare. Petites déchirures marginales restaurées. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 680 (édition de 1852).

LEBORGNE de BOIGNE (Claude-Pierre-Joseph).

Motion d'ordre sur la marine.

Paris, Imprimerie Nationale, An 6 [1797]. In-8 de 14 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Discours lu lors de la séance du 16 novembre 1797. Le 26 octobre 1797, le Directoire décida du rassemblement d'une nouvelle armée, placée sous le commandement du général Bonaparte, dans le but d'envahir l'Angleterre. Mais, d'après l'orateur, la marine française était en piteux état, faute de moyens et de volonté politique. Il fallait donc la remettre sur pied et il proposa le vote d'une motion pour que la commission des colonies et de la marine se saisisse du problème. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond. — Polak, 5508.

LOSTANGES (Armand-Loius-Charles-Rose de).

Relation du combat de la frégate française La Surveillante, contre la frégate anglaise Le Québec.

Lorient, Éd. Corfmat, 1858. In-8 de 60 pp.; cartonnage de papier chagriné marron, pièce de titre verte, couvereture rose imprimée (reliure moderne).

Nouvelle édition, illustrée d'une planche lithographiée dépliante représentant le mausolée M. Du Couëdic. Cet ouvrage contient des détails importants sur une des plus célèbres batailles navales qui eut lieu pendant la guerre d'Indépendance américaine entre les Français et les Anglais, le 6octobre 1779 au large de l'île d'Ouessant. Le combat opposa la frégate française la Surveillante commandée par le capitaine du Couëdic de Kergoaler, à la frégate anglaise le Québec sous le commandement du capitaine Farmer. Il dura quatre heures et demie au bout desquelles les deux navires se trouvèrent démâtés et hors de combat. à partir de la page 43, on trouve des notes et des pièces relatives à M. Du Couëdic. Bon exemplaire. Polak, 6123. — Sabin, 69279 (édition de 1817).