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St. Malo ville de la Haute Bretagne, située dans l'isle St. Aaron, jointe à la terre ferme par un pont ou chaussée.
[Amsterdam, Pierre Mortier, 1702]. 210 x 277 mm.
Beau plan gravé figurant la ville fortifiée de Saint-Malo, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Troisième Plan de la ville de Paris, son êtendüe et les bourgs dont elle êtoit environnée sous le règne de Loüis le Jeune VIIe du nom.
[Paris, circa 1720]. 424 x 526 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce troisième plan figure Paris sous Louis VII, dit Louis le Jeune, entre 1137 et 1180. La ville était alors divisée en quatre quartiers, qui étaient l'île de la Cité, berceau historique de Paris, et sur la rive droite, les quartiers de la Grève, de la Verrerie et de Saint-Jacques-de-la-Boucherie. La première enceinte médiévale, érigée vers le Xe siècle, était encerclée de dix bourgs, parmi lesquels Saint-Germain l'Auxerrois, Beau bourg, le bourg Tiboust, une partie du bourg l'Abbé, Sainte-Geneviève, Saint-Germain-des-Prés ou Saint-Victor. Le plan est accompagné d'une table de renvois ornée d'attributs militaires et d'un historique des travaux. Bon exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 156.
Veue du port et des environs de Ville France, situé sur la mer Méditerranée.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 154 x 205 mm.
Belle estampe figurant la baie et le port de Villefranche-sur-Mer, avec sa citadelle, les forts du Mont-Alban et de Saint-Hospice, la tour de Mont Boron, le vieux lazaret et le nouveau entre Villefranche et Nice, le couvent des Capucins, et le port de la Darse pour les galères. A droite figure la mention "Tonnara ou pesche des tons". Cette estampe est issue de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Très légères rousseurs dans les marges supérieure et inférieure. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[ÎLE de RÉ] L'Isle de Ré de basse marée, située dans la mer Océane sur la coste occident. de France, devant la ville de la Rochelle et du gouvern. du pais d'Aunis.
[1690-1695]. 151 x 270 mm.
Très belle carte de l'île de Ré, issue de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. La carte montre la citadelle de Saint-Martin ainsi que les forts Martray et de la Prée. Le nord est placé au bas de la carte. Bel exemplaire. Gaudillat, Cartes de l’île de Ré, p. 10.
[ÎLE de RÉ] L'Isle de Ré de basse marée, située dans la mer Océane sur la coste occident.e de France, devant la ville de la Rochelle et du gouvern.t du pais d'Aunis.
[1692]. 148 x 272 mm ; contrecollé sur carton.
Belle carte de l'île de Ré, dressée par Nicolas de Fer pour l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. Elle a été gravée par Charles Inselin. La carte montre la citadelle de Saint-Martin, les forts Martray et de la Prée, l'abbaye ou abbaye des Châteliers, les villages de Rivedou, orthographié Riverdou, Sainte Marie ou Sainte-Marie-de-Ré, Les Parée, La Flotte, orthographiée La Flote, Le Bois, aujourd'hui Le Bois-Plage-en-Ré, La Couarde ou La Couarde-sur-Mer, Ars ou Ars-en-Ré, Les Portes ou Les Portes-en-Ré, ainsi que la Tour des Baleines, construite par Vauban en 1682. Les chemins sont indiqués par un trait double. La carte est orientée au sud. Géographe, graveur et éditeur français, Nicolas de Fer a produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Gaudillat, pp. 10-11 ; Pastoureau, FER IX, 166.
[ROUEN] Roüen, ville capitale de Normandie, port de mer sur la rivière de Seine.
Paris, Desnos, 1766. 398 x 547 mm.
Beau plan de la ville de Rouen, dressé et publié par Nicolas de Fer pour la première fois en 1709. Cette nouvelle édition a été publiée par Louis-Charles Desnos en 1766. Le plan est orné d'un cartouche de titre posé sur une draperie, d'une rose des vents et, en bas à gauche, des armoiries de la ville. Il montre le Pont de Bateaux, construit en 1626 et reposant sur 19 bateaux de bois. Près du Pont de Bateaux figure la mention "Ruines de l'ancien Pont de Pierre". Sur la Seine se trouvent trois îles : l'Île Lacroix, qui porte ici le nom d'Isle La Moucque ; à l'est de celle-ci, l'île Brouilly, qui n'est pas ici nommée, et qui sera rattachée à l'Île Lacroix en 1929 ; et à l'ouest, une petite île aujourd'hui disparue, qui n'est pas non plus nommée, et que l'on trouve sur certains plans sous le nom de Petit Gay. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos (1725-1805) était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Très bon exemplaire. Quelques très légères rousseurs, deux petites galeries de ver dans la marge inférieure comblées, petite déchirure restaurée dans la marge supérieure. Frère, Manuel du bibliographe normand, 1857, Tome 1er, p. 460 (édition de Nicolas de Fer de 1709).
[NOTRE-DAME] Notre-Dame. Façade latérale du Midi.
Paris, Henri Charpentier, 1861. 287 x 361 mm.
Belle vue de la façade sud de Notre-Dame, lithographiée à fond teinté par Charles Fichot pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris au XIXe siècle. Cette façade montre le portail Saint-Étienne, commencé par Jean de Chelles en 1257, surmonté de la magnifique rosace appelée Rose Sud ou Rose du Midi, offerte par le roi Saint Louis. Avec les deux autres rosaces de la cathédrale, elle constitue l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Chrétienté. À l'arrière de la cathédrale, le chevet est soutenu par de remarquables arcs-boutants construits au début du XIIIe siècle. Au sommet figure la flèche, construite une première fois entre 1220 et 1230, puis démontée en 1786, et enfin reconstruite au milieu du XIXe siècle, lors du projet de rénovation mené par l'architecte Eugène Viollet-Le-Duc. Elle fut emportée par les flammes lors de l'incendie survenu à la cathédrale le 15 avril 2019. Au premier plan, on aperçoit un groupe de femmes portant du linge, se tenant près de l'un des bateaux-lavoirs installés le long de la Seine, tandis que les jardins de l'Archevêché sont animés de promeneurs. Bel exemplaire.
Succession de Mr et Mme Colombier-Batteur. Atlas des biens ruraux échus à Mme Sénart-Colombier.
1850. Grand in-folio ; demi-veau havane à coins, pièce de titre de maroquin rouge sur le premier plat (reliure de l'époque).
Atlas manuscrit comprenant 7 cartes manuscrites, encre noire et aquarelle, dont 5 sur double page, et 5 pages d'un tableau récapitulatif. Sont figurés sur les cartes les bâtiments et jardins qui les entourent, ainsi que les terres qui en dépendent, avec le nom des propriétaires des parcelles voisines. Les biens, situés dans le département du Nord, se composent de diverses propriétés sur les communes de Wattrelos (faisant actuellement partie de la Métropole de Lille), Tourmignies et Mons-en-Pévèle (au sud de Lille), ainsi que Ochtezeele, Rubrouck, Noordpeenne, Oudezeele, Wormhoudt, Quaëdypre, six communes qui se trouvent entre Hazebrouk et Dunkerque. Joli atlas, au dessin très soigné, et avec les feuillets bordés d'un ruban de soie verte. Il a été dressé dans le cadre de la succession de Louis Colombier (1773-1848) et de son épouse Lucie Batteur (1772-1841), et concerne les biens échus à leur troisième enfant, Élise Clémence Joséphine Colombier (née en 1807), et qui a épousé Alexandre Senart en 1825. Coupes et coins usagés, sans le dos.
[YVELINES] Plan figure, arpentage & bornage de la Forest de Cruyë, & du bois des Alluais, deppendans de la maistrise de Sainct Germain en Layë.
Octobre 1673. 55 x 67,5 cm, sur peau de vélin.
Carte manuscrite sur peau de vélin, encre noire et lavis vert, de bois se trouvant autour des communes de Saint-Nom-La-Bretèche et Les Alluets-le-Roi, à l'ouest de Nanterre, dans les Yvelines. Y sont figurés les villages (représentés par de petites maisons), les chemins les reliant, les parcelles boisées et les bornes les limitant ; le plan sur la partie gauche donne également le nom des propriétaires des parcelles voisines. Bien que figurant sur un même feuillet, les deux zones décrites sont distantes de quelques km. La partie gauche porte le plan de la forêt de Crüye (aujourd'hui forêt de Marly), située entre les villages de Fourqueux, La Bretesche (Saint-Nom-La-Bretèche), Vauxmartin (Le Valmartin), Sainte Jame (Sainte Gemme), ainsi que l'abbaye de Joienval (Joyenval). La partie droite, au nord-ouest de la première, porte le plan de la forêt des Alluets, située entre les villages des Alluais (Les-Alluets-le-Roi), Herqueuille (Herbeville), Basemont (Bazemont), Remery et Fresne. Le nord est placé à droite du plan. Très belle condition. Le plan est replié.
[RENNES] Plan de la ville de Rennes levé par F. Forestier après l'incendie arivée le 22 xbre 1720, sur lequel ont esté formé les projets tant du Sr. Robelin Directeur des fortifications de cette province, et signé de luy, que du Sr. Gabriel Contrôleur Général des Bâtiments du Roy.
Rennes, Guillaume Vatar, 1726. 510 x 611 mm.
Plan gravé de Rennes, figurant la ville en 1726 avec son enceinte, ses portes, les principaux hôtels et autres édifices. Il montre également les projets de reconstruction entrepris après l'incendie qui ravagea une grande partie de la vieille ville en décembre 1720. La reconstruction fut d'abord confiée à Isaac Robelin, ingénieur de la Marine à Brest et directeur des fortifications de Bretagne. En raison de nombreux désaccords avec la ville, Robelin sera remplacé par le premier architecte de Louis XV Jacques Gabriel en 1724. Le plan de Forestier permet de voir la ville médiévale avec ses remparts, et la ville nouvelle avec ses rues larges et rectilignes et ses places dégagées, et même le projet de canalisation de la Vilaine qui n'interviendra qu'au milieu du XIXe siècle. La reconstruction de Rennes changera la répartition de la population : les classes opulentes vont s'installer dans les quartiers édifiés entre 1724 et 1743. En carton en haut à droite "Plan des anciennes ruës de la partie incendiée". Le plan fut gravé à Rennes par Robinet. Malgré quelques faux plis, bonne condition générale. Omis par Tooley. Très rare.
[FONTAINEBLEAU]Plan de la forêt de Fontainebleau.
1838. En 16 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 690 x 525 mm ; sous chemise et étui de l'époque en demi-maroquin à long grain bordeaux avec roulette d'encadrement, chiffre L. C. sur le premier plat de l'étui.
Carte manuscrite à l'encre brune de la forêt de Fontainebleau, autour de la ville du même nom, sur la rive gauche de la Seine, dans le département de Seine-et-Marne. Y sont figurés le cours de la Seine sur la droite, le plan de la ville de Fontainebleau avec le château et le parc ainsi que les allées forestières, le nom des neuf cantons qui composent la forêt, et le nom des principales parcelles. Des chiffres au carrefour des chemins renvoient à une légende sous le titre qui donne le nom des étoiles formées par ces carrefours. Inscription "fecit Julie Fossé Darcosse 1838" en bas à gauche de la carte. Le nom de famille n'étant pas commun, on peut supposer qu'il s'agit de Julie André Charlotte Fossé Darcosse, née à Paris en 1817, fille de Charlemagne Ferdinand Fossé Darcosse (1780-1864) et d'Angélique Gilette Émilie Chanlaire (1788-1877), elle-même fille de Pierre-Grégoire Chanlaire (1758-1817), ingénieur géographe qui fit partie de l’expédition d’Égypte en 1798, attaché au bureau du cadastre, et auteur de nombreuses cartes et atlas. Carte en très belle condition. Coins de l'étui usagés et dos passé, frottements à la chemise.
[FONTAINEBLEAU] Portrait de la maison royale de Fontaine Belleau. Alexander Francini Florentinus figuravit 1614. Cum privilegio Regis. Micael Asinius sculpsit.
1614. 560 x 475 mm.
Très rare représentation à vol d'oiseau du château royal de Fontainebleau, avec ses jardins et ses dépendances, dessinée par Alessandro Francini, graveur et sculpteur d'origine florentine, et gravée par Michel Lasne. Très rare édition datée 1614. Il existe une autre édition non datée. La vue est ornée en haut à gauche des armoiries du roi Louis XIII aux trois fleurs de lys, en haut à droite des armoiries de sa mère, Marie de Médicis, Régente du royaume de France. Au bas de la vue se trouve la liste complète des bâtiments formant la maison royale, indiquant les dimensions des principales cours, des bâtiments et des jardins. Ainsi, la cour du Cheval Blanc a 80 toises (1 toise = 2 mètres) de long et 58 de large, le grand jardin 190 toises de long et 154 de large, ou encore le jardin de la reine, 50 toises de long et 38 de large. La légende indique l'emplacement du logis de Jean Zamet, nommé capitaine et surintendant du château de Fontainebleau en 1614, le bâtiment du jeu de paume, le logis du duc de Sully, la volière, ou encore la fontaine, dont la ville de Fontainebleau tire son nom. Les Francini étaient une ancienne famille de fontainiers français, à l'origine du système hydraulique des jardins du château de Versailles. Originaires de Florence, ils se succédèrent de père en fils auprès des rois de France, de Henri IV à Louis XVI, détenant de 1623 à 1784, la charge d'intendant général des eaux et fontaines de France, en particulier à Saint-Germain-en-Laye, à Fontainebleau, à Versailles et à Paris. Alexandre de Francini, ingénieur ordinaire du roi Louis XIII, était en charge de l'entretien des eaux et fontaines du château de Fontainebleau. Il se consacra particulièrement à l'édification et l'ornementation des grottes. Bel exemplaire. Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, 1867, p. 611 ; Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne, Huitième volume, 1875, pp. 105-107.
[BAR-sur-AUBE] Ville de Bar-sur-Aube - Les Tanneries.
1877. 315 x 570 mm.
Très rare représentation de la ville de Bar-sur-Aube, sous-préfecture du département de l'Aube. Elle a été dessinée et lithographiée par le dessinateur lithographe E. François, imprimée par Monrocq à Paris, et publiée en 1877. Elle est signée et datée en bas à droite dans la lithographie. La vue montre les anciennes tanneries fondées sous le Second Empire, qui s'étaient établies le long de l'Aube. Il s'agissait des tanneries Odelin aîné et Truelle, Jules Cabarat, ou encore Breton-Cordier. Au loin, on aperçoit l'ancien pont Douche, et la colline Sainte-Germaine. On peut lire les enseignes de Bains et Fabrique sur deux bâtiments. Très rare. Nous n'avons trouvé aucun exemplaire dans les collections publiques. Bel exemplaire. Adhémar & Lethève, Inventaire du fonds français après 1800, Tome huitième Follet - Gavarni, 1954, p. 194.
[ROUEN] Carte particulière du diocèse de Rouen dressée sur les lieux par M.r Frémont de Dieppe, sous les yeux et par les ordres de feu M.re Jacques Nicolas Colbert, archevesque de Rouen.
Paris, Berey, 1715. En six feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 1,36 x 1,59 m.
Rarissime carte murale du diocèse de Rouen, et première édition publiée en 1715. Elle a été gravée par Charles Amadeus de Berey, graveur de l'Académie des Sciences. Elle est ornée de trois magnifiques cartouches : un cartouche de titre principal, décoré des attributs du commanditaire de la carte, Jacques Nicolas Colbert, fils du ministre Colbert et archevêque de Rouen entre 1691 et 1707 ; un cartouche de dédicace aux "doyen, chanoines, et chapître de l'église métropolitaine de Rouen primatiale de Normandie", décoré de trois angelots et d'un médaillon montrant le roi Louis XV enfant, dans les bras de sa mère Marie-Adélaïde de Savoie ; et enfin un cartouche contenant l'explication des symboles utilisés sur la carte pour indiquer les villes, les bourgs, les établissements ecclésiastiques et religieux, les châteaux, les moulins à vent et à eau, les croix érigées sur les chemins, les greniers à sel, ou encore les jours de marché pour chaque localité. À la même date de 1715, une autre édition a été publiée par Jaillot. D'après nos recherches, il semblerait que l'édition de Berey soit plus rare. Une seconde édition a été publiée par Dezauche en 1781, puis une troisième, revue et augmentée en 1815, par Dezauche. Bel et très rare exemplaire entièrement aquarellé à l'époque. Dainville, Les cartes anciennes de l'Église de France sur la cartographie ecclésiastique du XVIe au XVIIIe siècle, p. 56 ; Lenglet Dufresnoy, Méthode pour étudier la geographie, 1768, Volume1, pp. 464 et 509 ("Carte excellente & bien détaillée", édition de Jaillot) ; Tooley's Dictionary of Mapmakers, Volume 1, p. 122.
[GRENOBLE]Plan général de la ville de Grenoble.
Paris, A. Gentil, [1909]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 0,80 x 1,19 m.
Très grand et rare plan de la ville de Grenoble, dressé au 1/5,000e par François Meunier et Louis-Eugène-Frédéric Fumet, géomètres à Grenoble, sous la direction de Jean-Baptiste Villaret et d'Émile Argoud, directeurs de la Voirie. Il a été dessiné par Édouard Fonné à Grenoble, lithographié en couleurs, imprimé et publié par Auguste Gentil à Paris en 1909. Il est accompagné d'une abondante table alphabétique, par paroisse et par canton, des avenues, boulevards, chemins, cours, impasses, montées, passages, places, promenades, quais, routes, rues et ruelles, avec l'indication du carré dans lequel ils se trouvent. Le plan peut être précisément daté de 1909. Des changements de toponymie intervenus cette année-là y sont bien retranscrits, comme l'ancienne rue des Casernes de Bonne, ici renommée rue Blanc Fontaine. En revanche, d'autres changements effectués officiellement cette année-là, n'apparaissent pas encore sur le plan : la rue de la République, renommée en 1909 rue de la Halle, apparaît encore sous son ancien nom, tout comme la rue Germain, renommée rue de l'École en 1909, ou le chemin de Beauregard, également renommé en 1909 chemin du Marteau. Par ailleurs, quelques rues, pourtant créées en 1909, n'apparaissent pas encore sur le plan, comme la rue Léon Sestier. Le plan figure également les nouvelles rues et places créées en 1909 : rue Charles Testoud, rue Durand-Savoyat, rue de l'Estoc, ou encore place Saint-Eynard. D'autres lieux ont changé de nom au cours des années suivantes, comme la place de la Constitution, renommée place de Verdun en 1916, la rue de la Biscuiterie renommée rue Clément en 1923, le quai de l'Île Verte, devenu le quai Jongkind en 1923, le quai de la République, renommé en 1927 quai Stéphane Jay, le chemin Voltaire, devenu rue Duguesclin en 1941, la place Maréchal Randon, renommée en 1941 place du Docteur Girard, le chemin des Buttes, devenu en 1944 la rue des Martyrs, la rue de l'Élysée renommée rue Marx Dormoy en 1945, le chemin des Pourettes, renommé en 1961 rue du Docteur Hermite, ou encore la place de la Bastille, devenue la place Hubert-Dubedout en 1986. On remarque également des bâtiments aujourd'hui disparus, comme la caserne Bayard des chasseurs alpins, construite en 1890 au sud de la ville, puis fermée au début des années 1970, et dont le site est aujourd'hui occupé par le parc Pompidou et le quartier Reyniès Bayard ; le Polygone d'artillerie, devenu dans les années 50 le Polygone scientifique ; ou encore l'usine à gaz, créée en 1852 et disparue dans les années 70. On remarque également des bâtiments construits au début du siècle, comme l'Institut Électrotechnique inauguré en 1901. Sur l'Isère, l'actuelle passerelle Saint-Laurent porte ici le nom de Pont suspendu, tandis que l'actuel pont Marius-Gontard est dénommé Pont de l'Hôpital. Sur le Drac, on peut voir un Pont suspendu, remplacé par un pont à arches en 1938, et nommé pont du Drac, et un Pont métallique, aujourd'hui pont du Vercors. À proximité du Polygone d'artillerie figure une zone marquée "Patinage (étang Jayet)". Nous n'avons trouvé aucune trace de cet étang Jayet. Cet étang est nommé Étang Brun sur deux autres plans de Grenoble par François Meunier, publiés en 1902 et en 1906. Meunier et Fumet possédaient conjointement un cabinet de géomètres à Grenoble. En 1917, ils s'associèrent à Louis Noiray, également géomètre grenoblois. Rare. Nous n'avons trouvé que l'exemplaire mentionné par Prudhomme dans son Rapport sur les Archives Départementales, Communales et Hospitalières de l'Isère en 1910-1911, 1911, p. 24, X. Très bon exemplaire. Petit manque à deux sections, petites déchirures, tache claire dans la marge supérieure.
[BASSIN d'ARCACHON] La Teste de Buch.
Bordeaux, Féret & Fils, 1875. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 632 x 863 mm.
Très rare carte du Bassin d'Arcachon, intitulée La Teste de Buch, exécutée suivant la décision du Conseil Général de la Gironde du 23 août 1875. Elle a été lithographiée en couleurs et imprimée par Erhard à Paris, et publiée à Bordeaux par Féret et Fils, éditeurs bordelais spécialisés dans publication d'ouvrages et de cartes sur la vigne et le vin. Elle a également été publiée dans l'Atlas départemental de la Gironde en 1888. Elle s'étend au nord jusqu'à Ignac, au sud jusqu'à la dune de la Grave, la forêt de Nézer et Caudos, et à l'est jusqu'à Argenteyres. À l'intérieur du bassin figurent les chenaux et l'Île des Oiseaux. À gauche figure la presqu'île du Cap Ferret. Les villes principales sont signalées en grands caractères en noir : Arès, Andernos, Lanton, Audenge, Biganos, Le Teich, Gujan, La Teste de Buch, Arcachon et Cap Ferret. Très complète et détaillée, cette carte montre les sémaphores et les feux, les réservoirs à poissons, le phare d'Arcachon, les débarcadères, les écluses, les postes de douane, les maisons forestières, et les cabanes à pêcheurs. Elle figure également, en rouge, les anciennes routes départementales classées comme chemins de grande communication et les chemins vicinaux, en noir, les chemins de fer, mais aussi les passages à niveau, les rivières et canaux, les moulins à eau et à vent, en activité ou en ruines (Ancien M.in de Sécary, Ruines du M.in Braoüet, Ruines du M.in du Pujoü, M.in Miquelon, M.in Javal, Ruines du M.in d'Andernos, M.in de Cantaranne, etc), les tuileries, briqueteries et pavés céramiques, les fours à chaux, les fonderies et hauts-fourneaux, les gravières ou minières, les verreries et les usines (usine de pâte à papier de Pont Nau, usine à gaz d'Arcachon). On peut voir également certains domaines comme le Chalet de Lesca et la Villa Algérienne, construite en 1865 par Léon Lesca et détruite en 1966. Bel exemplaire. Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, Cartes anciennes du Bassin d'Arcachon, p. 125, fig. 166.
[BASSIN d'ARCACHON] La Teste de Buch.
Bordeaux, Féret & Fils, 1875 [1888]. 625 x 830 mm.
Belle et rare carte du Bassin d'Arcachon, intitulée La Teste de Buch, exécutée suivant la décision du Conseil Général de la Gironde du 23 août 1875. Elle a été lithographiée en couleurs pour l'atlas intitulé Atlas départemental de la Gironde, imprimée par Erhard à Paris, et publié à Bordeaux par Féret et Fils, éditeurs bordelais spécialisés dans publication d'ouvrages et de cartes sur la vigne et le vin. Elle s'étend au nord jusqu'à Ignac, au sud jusqu'à la dune de la Grave, la forêt de Nézer et Caudos, et à l'est jusqu'à Argenteyres. À l'intérieur du bassin figurent les chenaux et l'Île des Oiseaux. À gauche figure la presqu'île du Cap Ferret. Les villes principales sont signalées en grands caractères en noir : Arès, Andernos, Lanton, Audenge, Biganos, Le Teich, Gujan, La Teste de Buch, Arcachon et Cap Ferret. Très complète et détaillée, cette carte montre les sémaphores et les feux, les réservoirs à poissons, le phare d'Arcachon, les débarcadères, les écluses, les postes de douane, les maisons forestières, et les cabanes à pêcheurs. Elle figure également, en rouge, les anciennes routes départementales classées comme chemins de grande communication et les chemins vicinaux, en noir, les chemins de fer, mais aussi les passages à niveau, les rivières et canaux, les moulins à eau et à vent, en activité ou en ruines (Ancien M.in de Sécary, Ruines du M.in Braoüet, Ruines du M.in du Pujoü, M.in Miquelon, M.in Javal, Ruines du M.in d'Andernos, M.in de Cantaranne, etc), les tuileries, briqueteries et pavés céramiques, les fours à chaux, les fonderies et hauts-fourneaux, les gravières ou minières, les verreries et les usines (usine de pâte à papier de Pont Nau, usine à gaz d'Arcachon). On peut voir également certains domaines comme le Chalet de Lesca et la Villa Algérienne, construite en 1865 par Léon Lesca et détruite en 1966. Bon exemplaire. Piqûres éparses. Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, Cartes anciennes du Bassin d'Arcachon, p. 125, fig. 166.
Carte vinicole de la Gironde. Les grands vins des successeurs de M. Bassagaix Fils, négociants à Bordeaux (Gironde).
Bordeaux, Féret & Fils, [circa 1915]. 590 x 370 mm.
Belle et rare carte vinicole de la Gironde, publiée par Féret et Fils, éditeurs bordelais spécialisés dans publication d'ouvrages et de cartes sur la vigne et le vin. La carte montre sept appellations contrôlées, à chacune desquelles a été attribuée une couleur. En bas à droite figure une classification des grands vins blancs de la Gironde. La partie inférieure de la carte est occupée par un tableau intitulé Les grands vins rouges de la Gironde classés en 1855. Il s'agit de la première classification officielle des vins de Bordeaux, établie à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1855, à la demande de Napoléon III. Le tableau donne, pour chacun des crus, le nom, la commune de production, le propriétaire et la production moyenne en tonneaux. Les vins sont classés en importance du premier au cinquième cru. Les quatre 1ers crus sont le Château-Lafite (propriété des barons de Rothschild), le Château-Latour, le Château-Margaux et le Château Haut-Brion. La carte a été imprimée sur un papier glacé qui a malheureusement bruni, et présente des piqûres.
Carte de la commune Yzernay.
[circa 1810]. 400 x 535 mm, monté sur carton.
Jolie carte manuscrite, encre noire et aqaurelle, de la commune d'Yzernay, dans le Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Cholet. Y sont figurés les routes, les villages et les hameaux, les cours et étendues d'eau ainsi que les bois. Le plan de la ville d'Yzernay est placé dans un cartouche orné. Le titre est inscrit dans un cartouche architectural, flanqué de deux soldats, porté par deux éléphants, avec au sommet un soldat tenant un drapeau tricolore avec un aigle sur la hampe. La carte est orientée. Traces de pliures, petit trou au centre. Piqûres.
[BAYONNE] 1ère Vue de Bayonne.
[circa 1830]. 217 x 266 mm.
Belle vue de Bayonne et de sa citadelle, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites taches dans les marges, petites déchirures dans la marge inférieure restaurées.
[BORDEAUX] 1ère Vue du port et de la ville de Bordeaux prise des Bains.
[circa 1830]. 225 x 282 mm.
Belle vue du port de Bordeaux, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs dans les marges gauche et droite, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[BORDEAUX] 2è Vue du port et de la ville de Bordeaux prise sous le quai de la Bourse.
[circa 1830]. 224 x 286 mm.
Belle vue de Bordeaux, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs marginales, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[BOULOGNE-sur-MER] Vue du port de Boulogne prise de la route de Paris.
circa 1830 217 x 295 mm.
Belle vue du port de Boulogne-sur-Mer, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Quelques rousseurs marginales. Exemplaire à grandes marges.
[CALAIS] Vue de Calais prise du milieu de la jetée.
circa 1830 213 x 294 mm.
Belle vue du port de Calais, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs dans la marge supérieure. Exemplaire à grandes marges.
[CAUDEBEC] Vue de Caudebec prise des hauteurs du fg. St. Claire.
circa 1830 223 x 314 mm.
Belle vue de Caudebec prise depuis le faubourg Saint-Clair, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[DIEPPE] [Vue du port de Dieppe].
circa 1830 326 x 462 mm.
Belle vue très animée du port de Dieppe, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Cette vue est différente de la vue de Dieppe publiée dans le recueil Vues des côtes de France dans l'Océan et dans la Méditerranée. Elle présente de nombreuses similitudes avec la grande vue de Joseph Vernet de 1778. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Très belle épreuve avant la lettre. Rare.
[DUNKERQUE] Vue de Dunkerque prise de l'entrée du port.
circa 1830 215 x 296 mm.
Belle vue du port de Dunkerque, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Infimes rousseurs marginales. Exemplaire à grandes marges.
[FREJUS SAINT-RAPHAEL] Vue de la ville de Fréjus et du port de St. Raphaël.
circa 1830 214 x 296 mm.
Belle vue dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs marginales. Exemplaire à grandes marges.
[HENDAYE] Vue d'Andaye.
circa 1830 222 x 266 mm.
Belle vue de la baie d'Hendaye et de l'île des Faisans, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Très légères rousseurs dans la marge inférieure, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[LE HAVRE] 3me vue du Havre prise des hauteurs d'Ingouville.
circa 1830 216 x 295 mm.
Belle vue du Havre, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Deux petites déchirures dans la marge supérieure, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[LE TREPORT] Vue du Tréport prise au dessous de l'église.
circa 1830 219 x 300 mm.
Belle vue du Tréport, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Infimes rousseurs marginales. Bel exemplaire à grandes marges.
[LIBOURNE] Vue de Libourne.
circa 1830 219 x 277 mm.
Belle vue des quais et de la tour du Grand Port de Libourne, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[MARSEILLE] [Vue de la ville et du port de Marseille, prise de l'Hôtel de Ville].
circa 1830 326 x 459 mm.
Belle estampe figurant le port de Marseille vu depuis l'Hôtel de Ville, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. En arrière-plan, surplombant le port, le fort Saint-Nicolas. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Belle épreuve avant la lettre.
[QUILLEBEUF-sur-SEINE] Vue de Quillebeuf prise du plateau de Gravenchon.
circa 1830 219 x 310 mm.
Belle vue de Quillebeuf, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs dans les marges, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[ROUEN] 1ère Vue générale de Rouen prise de l'île la Croix.
[circa 1830]. 222 x 297 mm.
Belle vue de Rouen prise depuis l'île Lacroix, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[ROUEN] 2ème Vue générale de Rouen prise du fg. St. Sever.
[circa 1830]. 223 x 293 mm.
Belle vue de Rouen prise depuis l'île Lacroix, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[ROYAN] Vue du port de Royan prise de l'Aire.
circa 1830 224 x 286 mm.
Belle vue du port de Royan, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Rousseurs dans la marge inférieure. Exemplaire à grandes marges.
[SAINT-JEAN-de-LUZ] Vue du port de St. Jean de Luz.
circa 1830 219 x 272 mm.
Belle vue du port de Saint-Jean-de-Luz, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[SAINT-TROPEZ] Vue du port de S.t Tropez prise du chantier des constructions.
[circa 1830]. 212 x 288 mm.
Belle vue du port de Saint-Tropez, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[VOSGES] Carte routière du département des Vosges.
[Paris, Monrocq], 1874. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 615 x 967 mm, montée dans une reliure de chagrin noir de l'époque avec étiquette renseignée du titre.
Belle et grande carte routière du département des Vosges, dressée par Adolphe Garnier, gravée en couleurs par Erhard, et publiée par Monrocq à Paris en 1874. Le graveur et l'éditeur, qui figurent dans la marge inférieure, sont masqués par la toile. Cette carte est une réduction exacte de celle de l'État-Major, complétée par toutes les voies de communication ouvertes depuis sa publication. On y trouve tous les chemins de grande communication et d'intérêt commun : chemins de fer en exploitation et projetés, routes nationales et départementales, chemins vicinaux de grande communication, carrossables et ordinaires, cours d'eau et canaux projetés. Les distances kilométriques sont indiquées pour les routes nationales et départementales. La carte distingue également les chefs-lieux de départements, d'arrondissements, de cantons, de communes et de hameaux. Elle s'étend au nord jusqu'à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), au sud jusqu'à Luxeuil ou Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) et l'arrondissement de Belfort, à l'ouest jusqu'à Saint-Blin (Haute-Marne), et à l'est jusqu'à Colmar et Mulhouse dans le Haut-Rhin. Les limites de la France et des départements sont en rose, celles des arrondissements en jaune. Rattachées à l'Allemagne en 1871, l'Alsace et la Lorraine sont logiquement hors des frontières. Les carrières de matériaux de construction, qu'on néglige ordinairement d'indiquer sur les cartes routières, sont reproduites sur la carte de Garnier : calcaire oolitique ou oolithique (calcaire dont les grains ont une apparence d'œufs de poissons), calcaire du Lias (calcaire argileux du Jurassique inférieur), calcaire de transition, Muschelkalk ou calcaire coquiller en allemand, grès bigarré, grès vosgien et granite. Né à Remiremont en 1839, Adolphe Garnier fut conducteur des ponts et chaussées de 1ère classe, à Épinal, chef des bureaux de l'Ingénieur en Chef du Département, et officier de l'instruction publique. Jugée d'une exécution parfaite, sa carte routière lui valut trois médailles décernées par la Société d'émulation du département des Vosges, dont il fut élu membre en 1878. En 1875, au concours international de géographie à Paris, elle fut classée deuxième, par ordre de mérite, des cartes routières de France (L'Abeille des Vosges, Journal d'annonces, 3 octobre 1875, p. 3). Garnier fut également primé à l'Exposition universelle de Paris, en 1878. Il a également dressé une Carte murale du département des Vosges en 1873, une Carte par bassins du département des Vosges en 1875, une Carte topographique du département des Vosges en 1878, et une Carte topographique du département de Meurthe-et-Moselle en 1880. Bel exemplaire. Bulletin de la Société de géographie, Sixième série, Tome cinquième, Année 1873, Janvier-Juin, 1873, p. 560 (édition de 1873) ; Louis, Le département des Vosges, Description - Histoire - Statistique, Tome IV, Biographie générale vosgienne par Félix Bouvier, 1889, p. 419.
Le Marais. Paris. Félix Gatier del.
12 rue Wilhem Paris XVI, chez l'auteur, [vers 1965]. 763 x 757 mm.
Grand et rare plan du quartier historique du Marais, montrant tous les hôtels particuliers et bâtiments historiques en perspective. Il a été dessiné et lithographié vers 1965 par Félix Gatier. Les limites du plan sont la rue Beaubourg, la rue de Turbigo, la rue Amelot, et le quai de l'Hôtel de Ville. Rue de l'Hôtel de Ville figure le bâtiment de la Cité des Arts, inaugurée en 1965. Les angles sont illustrés des armoiries des prévôts des marchands de Paris à diverses époques : Germain de Marle, de 1526 à 1527 ; Martin de Bragelongne, de 1558 à 1560 ; François Miron, prévôt de 1604 à 1609, qui a donné son nom à la rue François Miron, dans le Marais ; et Henri de Fourcy, de 1684 à 1692. Le prévôt des marchands était le chef de la municipalité parisienne sous l'Ancien régime. Assisté de quatre échevins, il était chargé de l'approvisionnement de la ville, des travaux publics, de l'assiette des impôts, et avait la juridiction sur le commerce fluvial. Il était installé dans la Maison aux Piliers sur la place de Grève, à l'emplacement actuel de l'Hôtel de Ville. Le Marais est l'un des quartiers historiques de Paris où subsistent encore aujourd'hui un grand nombre d'hôtels particuliers, construits pour la noblesse au XVIIe siècle, et la grande bourgeoisie au XIXe. Félix Gatier (1916-2017) était architecte voyer divisionnaire de la Ville de Paris. Entre 1970 et 1987, il mena un projet de rénovation de l’îlot des jardins Saint-Paul dans le quartier du Marais, qui donna naissance au Village Saint-Paul. Exemplaire portant en bas à droite, un envoi autographe de l'auteur à Monsieur et Madame B. Aubremont, hommage respectueux de l'auteur. Félix Gatier. 4.7.67. Bel exemplaire. Légères traces de pliures par endroits.
Propriété de Monsieur le Comte de Grandsagne. Projet de plantation.
[milieu du XIXe siècle]. 80 x 100 cm.
Très grand et beau dessin, encre noire et aquarelle, d'un projet de parc paysagé à l'anglaise près de plusieurs corps de bâtiments. Y sont figurés le tracé des bâtiments, un plan d'eau et des rivières artificielles, ainsi que des chemins sinueux, des bosquets, des pelouses et quelque parterres de fleurs. Le dessin est signé en bas à gauche "Gaujard-Rome, architecte paysagiste à Châteauroux". La maison Gaujard-Rome existe toujours, et est l'une des plus anciennes de France. En 1792, à Châteauroux, Claude Gaujard, dont le père était jardinier-chef du château de Versailles, fonda une pépinière d'arbres fruitiers et d'ornements. Le nom de Rome a été ajouté à l'occasion de la naissance du fils de Napoléon, le roi de Rome. En 1830, Claude Gaujard-Rome succède à son père, et dirige l'entreprise jusqu'en 1870 : c'est très probablement lui l'auteur du projet, qui n'est signé que du nom de famille. Aucune autre indication ne permet de localiser ce projet, mais le nom de Grandsagne doit se rapporter à la famille Ajasson de Grandsagne, originaire de la Marche, et dont plusieurs membres s'étaient installés dans le Berry : le comte François-Alexis Ajasson de Grandsagne était maire de La Châtre sous le Consulat, et il est donc probable que ce projet ait été réalisé pour son fils aîné, également prénommé François (1793-1877). Belle condition, coloris très frais. Exemplaire replié. Plusieurs petits trous de punaises dans les marges, petites déchirures avec parfois de petits manques dans les marges.
[EAUX MINÉRALES] Carte des principales eaux minérales de France.
[1818]. 487 x 605 mm.
Rare et intéressante carte de la France par départements, donnant l'emplacement des sources d'eaux minérales, distinguées par un système de couleurs selon leur nature chimique : jaune pour les eaux sulfureuses, bleu pour les eaux acidulées, noir pour les eaux ferrugineuses et vert pour les eaux salines. Près de chaque lieu de source, l'auteur a indiqué la distance en lieues qui la sépare de Paris. La carte a été dressée par Gaultier de Claubry (1785-1855), qui fut chirurgien de l'École polytechnique, avant d'être reçu docteur en médecine en 1814, puis membre de l'Académie de médecine. Bel exemplaire. Virey, Journal de Pharmacie et des sciences accessoires, 1818, pp. 438-439 ; Chenu, Essai pratique sur l'action thérapeutique des eaux minérales, 1840, Tome premier, p. 441.
[RENNES] Plan de Rennes dressé au moyen des documents fournis par la Mairie et par les Administrations de la Ville.
Rennes, P. Dubois, [1898]. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 606 x 782 mm.
Beau plan détaillé de Rennes, décoré des armoiries de la ville. Bel exemplaire.
[NIMES] Le Diocèse de l'évêché de Nismes dressé nouvellement sur les lieux par le Sr Gautier architecte et ingénieur de la province de Languedoc.
Amsterdam, J. Covens et C. Mortier, [circa 1710]. 550 x 599 mm.
Superbe carte figurant les environs de Nîmes, dressée sur les lieux par l'architecte Hubert Gautier, nommé en 1689 ingénieur de la province de Languedoc, et dédiée à Esprit Fléchier, ordonnateur de la carte et évêque de Nîmes. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré de trois anges portant les armoiries du dédicataire, d'un plan de la ville porté par des anges et décoré des armoiries de la ville et de deux médailles, d'une élévation perspective de l'amphithéâtre, d'une façade du pont du Gard, d'une façade et d'un plan de la Maison Carrée, et de profils du temple de Diane. Le fort de Peccais et les villes principales (Nîmes, Beaucaire, Tarascon, Sommières, et Sauve) sont figurés par une enceinte fortifiée aquarellée en rouge. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.
Carte des retranchemens faits pour la défense du comté de Nice, par l'Armée Combinée de France et d'Espagne, dans le mois de septembre 1747. La droite appuyée à Eza et la gauche à la rivière de Vesubie.
1747. En 8 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 570 x 740 mm ; étiquette au dos avec titre manuscrit de l'époque.
Superbe carte manuscrite militaire du comté de Nice. Belle carte manuscrite, encre et aquarelle, d'une partie du comté de Nice correspondant au bassin inférieur du Paillon, et délimitée, à l'ouest, par la Vésubie et le Var, au sud par la côte méditerranéenne depuis l'embouchure du Var jusqu'au delà de Monaco. Y sont figurées les villes de Nice, Villefranche et Monaco, le Paillon et ses affluents, le cours inférieur du Var, les routes, les valons, les villages et les hameaux. La carte a été dressée pour y porter la ligne de défense de l'armée française, placée sous le commandement du maréchal de Belle-Isle, lors de la Guerre de Succession d'Autriche, et qui s'appuie sur le cours de la Vésubie, se poursuit le long de la crête du Férion, et se prolonge jusqu'à Èze en passant par Châteauneuf-Villevieille (Castelnovo), Drap et le vallon de Laghet (vallon de la Gueite). Quelques fortins et retranchements avancés se trouvent près de La Turbie. L'échelle est en toises, le relief est marqué par ombres portées. Avec liste de renvois pour les camps et retranchements, les postes avancés, les abattis d'arbres et le "pont auquel on travaille". Bel état de conservation, coloris très frais.
[ANGERS/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons d'Angers.
[Paris, 1850]. 306 x 462 mm ; sur carton fort.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons d'Angers, dans le Maine-et-Loire, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons d'Angers était formée des départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Loire-Atlantique, appelée alors Loire Inférieure. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Angers, des stations d'étalons (Château-Gontier, Ancenis, Nantes, Montrevault, Saumur...), et des chefs-lieux de courses. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 320, n°39.
[BLOIS/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Blois.
[Paris, 1850[. 306 x 462 mm.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Blois, dans le Loir-et-Cher, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Blois était formée des départements du Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire, du Loiret, du Cher et de l'Indre. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Blois, des stations d'étalons (Blois, Romorantin, La Châtre, Issoudun...), et des chefs-lieux de courses à Tours et Vendôme. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 320, n°39.
[BONNEVAL/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Bonneval.
[Paris, 1850]. 307 x 462 mm ; sur carton fort.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Bonneval, dans l'Eure-et-Loir, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Bonneval était formée des départements d'Eure-et-Loir, du Loir-et-Cher et de la Sarthe. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Bonneval, des stations d'étalons (La Ferté-Bernard, Mortagne-au-Perche, L'Aigle, Nogent-le-Rotrou...), et des chefs-lieux de courses. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
[HARAS du PIN] Circonscription du Haras du Pin.
[Paris, 1850]. 303 x 461 mm ; sur carton fort.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du Haras du Pin, dans le département de l'Orne, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. Situé près d'Argentan, le Haras du Roy, renommé depuis Haras du Pin, est le plus ancien des haras nationaux français. Il fut fondé par Louis XIV pour élever des chevaux destinés aux services de l'Armée, de la Grande Écurie de Versailles, et de la Maison du roi. La circonscription du Haras du Pin était formée des départements de l'Orne, du Calvados et de l'Eure. La carte indique l'emplacement du haras situé au Pin, des stations d'étalons (Le Pin, Alençon, Falaise, Pont-l'Évêque, Lisieux...), et des chefs-lieux de courses. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, 1936, p. 12, n°121 ; Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
[MONTIER-en-DER/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Montier-en-Der.
[Paris, 1850]. 303 x 457 mm.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Montier-en-Der, dans le département de la Haute-Marne, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Montier-en-Der était formée des départements de la Haute-Marne, de l'Aube, de l'Yonne et de la Côte-d'Or. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Montier-en-Der, des stations d'étalons (Montier-en-Der, Langres, Semur...), et du chef-lieu de courses situé à Montier-en-Der. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
[STRASBOURG/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Strasbourg.
[Paris, 1850]. 474 x 296 mm.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Strasbourg, dans le Bas-Rhin, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Strasbourg était formée des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Strasbourg, des stations d'étalons (Soultz-sous-Forêts, Strasbourg, Colmar...), et du chef-lieu de courses situé à Haguenau. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Très bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure dans la marge droite restaurée. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
Nouveau plan routier de la ville et fauxbourgs de Paris. 1795 Gerardi fecit.
1795. En deux feuilles jointes de 545 x 646 mm.
Plan manuscrit, encre noire et de couleur, de la ville de Paris. Le plan est daté de 1795 mais les noms et monuments qui y figurent indiquent qu’il a été fait d’après un plan imprimé montrant la ville de Paris vers 1775. On n’y voit aucun nom révolutionnaire, la place de la Concorde s'appelle encore place Louis XV, la Bastille est encore debout, et il s’y trouve, dans le quartier des Champs-Élysées, le plan du Colisée (sorte de parc d’attractions) qui a fonctionné entre 1771 et 1780. Le plan montre aussi, dans ses marges droite et gauche, des parties blanches qui, dans la version imprimée des plans, donnent la liste des rues et monuments. Mouillure, marges écornées avec de petites manques dans les marges blanches et un au niveau de la pliure.
[BESANÇON] Plan de la ville et citadelle de Besançon, capitale de la Franche Comté, avec tous les changements faits jusqu'à présent. Par M.r G.H.J. Ingénieur Géographe.
1788. 511 x 774 mm.
Rare plan anonyme de la ville et citadelle de Besançon, publié en 1788. En 1678, lorsque la Franche-Comté est rattachée à la France par le Traité de Nimègue, le roi Louis XIV choisit Besançon comme capitale de la nouvelle province, à la place de Dole. Tout au long du XVIIIe siècle, la ville connaît une expansion urbaine remarquable et voit sa population doubler. Afin de tenir son rang de première ville de Franche-Comté, Charles-André de Lacoré, nommé intendant de la région en 1761, lance à partir de 1770 une série de travaux de transformation et d'embellissement de la ville, avec l'appui de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté, fondée en 1752. Ces travaux, que l'on retrouve sur ce plan, comprennent la construction d'un hôtel particulier pour la nouvelle intendance de Lacoré, conçu par l'architecte Victor Louis entre 1771 et 1777 ; la création de promenades publiques, dont la promenade Chamars, aménagée entre 1770 et 1781 ; la construction d'un théâtre ou Nouvelle sale de spectacle, derrière le Palais Grandvelle ou Granvelle entre 1778 et 1784, d'après les plans de l'architecte Claude-Nicolas Ledoux ; et enfin l'église Saint-Pierre, construite de 1782 à 1786 sur les plans de l’architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand. Pour relier la nouvelle Intendance au centre-ville, une rue nouvelle sera percée, la rue de la Traverse, actuelle rue de la Préfecture. L'actuelle place de la Révolution est ici appelée Place Neuve, et l'actuelle place du 8 septembre, place Saint-Pierre, à proximité de la nouvelle église. On peut voir également les deux fortifications principales de la ville construites par Vauban à la fin du XVIIe siècle, le fort Griffon, sur la rive droite du Doubs, et la citadelle, sur la rive gauche, l'un des chefs-d'œuvre de Vauban. Dans la partie basse figure une représentation du polygone d'artillerie, qui était situé au sud-ouest de la ville. Au XVIIIe siècle, un polygone était le lieu où les artilleurs s'exerçaient en temps de paix au tracé et à la construction des batteries, au tir du canon, au jet des bombes et aux manœuvres. Le plan est accompagné d'une liste des principaux édifices (casernes, arsenal, cimetières, moulins, hangars du Génie et de l'Artillerie, églises, etc), d'une description historique de la ville, et d'une légende pour la citadelle. L'échelle est de 200 toises, soit environ 390 mètres. Il existe une édition antérieure de ce plan portant la date de 1786, mais celle-ci ne comporte pas la liste des légendes pour la citadelle et la représentation du polygone. Notre édition de 1788 serait donc la première avec ces deux éléments. Hormis cette légende, de nouveaux bâtiments apparaissent et quelques noms ont été modifiés : l'Hôtel du St Esprit sur l'édition de 1786 devient l'Hôtel de Malthe en 1788 ; Les Cazernes au nord de la ville deviennent Les Cazernes de S.t Paul ; la ruelle de Vezet devient la rue Henry ; près de la porte de Chamard figure la Maison des Bains de Chamard, absente en 1786 ; entre la Porte Rivotte et la Porte Taillée figure un Chantier du Port aux Bois, également absent en 1786 ; près du Fort Griffon, la rue de Charmont est devenue la rue de Chartres, et la rue de Chartres est devenue la rue de Richebourg. Une nouvelle édition, toujours avec cette légende pour la citadelle et le polygone, non datée et publiée par Jean, montre la place du 8 septembre nommée place Napoléon. Cette place, nommée place Saint-Pierre sur l'édition de 1788, prit le nom de place Napoléon le 22 mai 1811 (La République de l'Est, Quotidien régional de Franche-Comté, Belfort et Haute-Alsace, 23 mai 1938, p. 2, article intitulé Éphémérides comtoises). On peut donc dater cette édition par Jean vers 1811. Bonne condition. Rousseur verticale dans la partie haute, rousseurs dans la marge inférieure. Aubry, Bulletin du bouquiniste, 1859, p. 557, 3290 ; Pelletier & Ozanne, p. 173 ; Musée rétrospectif de la classe 14, Cartes et appareils de géographie et de cosmographie, Topographie, à l'Exposition universelle internationale de 1900, à Paris, 1900, p. 70, 106.
Havre. Bassin du Commerce.
1820 circa 240 x 293 mm.
Vue gravée par Thales Fielding d'après une peinture de Gilbert. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
Plan géométral de la ville de Paris.
Paris, J. Andriveau-Goujon, 1844. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,99 x 1,30 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.
Beau plan mural de Paris dressé en 1844 par Girard, géographe des postes. La ville est divisée en 12 municipalités, chacune aquarellée d'une couleur. Les noms des 48 sections (4 par municipalité) sont inscrits sur des petits drapeaux, également aquarellés. Le plan est encadré d'une bordure décorative ornée aux quatre coins d'un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Vallée, 1375 (édition de 1840).
[OUESSANT] Carte touristique et guide de l'île d'Ouessant (Enez Eusa).
Paris, E. Girard, 1929-1936. In-12 broché de 12 ff. et une carte repliée de 459 x 613 mm (marges comprises).
Rare guide touristique consacré à l'île d'Ouessant ou Enez Eusa de son nom breton, île la plus éloignée du continent, à la pointe du Finistère nord. Il a été publié à Paris par la maison d'édition Girard et Barrère en 1929, puis en 1932. La carte est datée de 1936. Le guide, composé de 12 feuillets non numérotés, donne les indications complètes pour s'y rendre et y visiter les points les plus importants, avec une petite carte en noir et blanc de l'île d'Ouessant et des côtes bretonnes, une notice historique sur le nom de l'île d'après de vieux portulans et anciennes documentations, un commentaire étymologique sur quelques toponymes bretons mentionnés sur la carte, par le prince Bianchi de Médicis, membre de l'Institut international d'Anthropologie et des Sociétés de Géographie et d'Ethnographie, et un vocabulaire explicatif de quelques noms de lieux bretons mentionnés sur la carte dépliant. La carte, imprimée en couleurs, et intitulée Carte touristique de l'île d'Ouessant "Enez Eusa", a été dressée par Guy Malgorn (1862-1940), Ouessantin et premier maître de timonerie en retraite. L'auteur a dédié sa carte au prince Bianchi de Médicis, "fervent admirateur et constant ami de notre chère Bretagne", auteur de l'ouvrage Anthologie de coiffes et types actuels du peuple breton appliquée à ses origines ethniques, paru en 1925. Sur la carte sont indiqués les routes, les sentiers, les ruisseaux, les maisons ou fermes, les calvaires, les phares (phare du Stiff et phare de Creach), les moulins à vent, les prés ou prairies, et les cotes d'altitude en mètres. La maison d'éditions cartographiques Girard et Barrère fut fondée en 1933 (La Journée industrielle, 9 novembre 1933, p. 2). Elle prit la suite des productions de Henry Barrère (1890-1930) et de P.H. Barrère (1931-1933). Elle fonctionna entre 1946 et 1959 avec la raison sociale Girard, Barrère et Thomas, et fut reprise en 1974 par les Cartes Taride. Très bon exemplaire. La colle ayant servi à fixer la carte a traversé le papier. Petites déchirures dans les marges. Annales de Bretagne, TomeXXXIX, Années 1930-1931, p. 663, 636 ; Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, 28 septembre 1929, p. 7 ; Le Petit Parisien, 12octobre 1929, p. 7.
[VILLEFRANCHE-sur-MER] Villa Franca presso Nizza.
Milano, Luigi Ronchi, [circa 1850]. 235 x 550 mm.
Très beau panorama de Villefranche-sur-Mer gravé à l'aquatinte par Giuseppe Giudici. La vue, prise depuis la mer, montre à gauche la citadelle Saint-Elme, à droite le port et la vieille ville. Au loin, on distingue le fort du Mont Alban, situé sur la colline éponyme. Bel exemplaire.
[ÉLECTIONS LÉGISLATIVES de 1877] Les candidats aux élections prochaines du 14 octobre 1877.
Paris, Glücq, 1877. 472 x 623 mm.
Rare planche figurant deux cartes de la France lithographiées en couleurs, illustrant les futures élections législatives de 1877, soit la deuxième législature de la IIIe République. Elles ont été dressées par Gaston Lucq, dit Glücq, auteur et éditeur d'imagerie publicitaire. La carte de gauche montre, en vert, les circonscriptions présentant des candidats des gauches, anciens et nouveaux, celle de droite, en jaune, rose et blanc, des candidats du président en place, le maréchal de Mac Mahon, appelés les Monarchistes, qui rassemblaient les Ligitimistes ou Légitimistes, les Orléanistes et les Bonapartistes. Chaque circonscription porte le nom des candidats des deux camps. Le département de la Seine est représenté séparément. Créé en 1790, il comprenait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Les élections législatives de 1877 se déroulent les 14 et 28 octobre. Les Républicains, représentés par Jules Dufaure, l'emportent avec 60% des voix. Les Bonapartistes, représentés par Eugène Rouher, remportent 20% des voix. Enfin, les Monarchistes d'Albert de Broglie recueillent 10,6% des voix. L'Assemblée comptera alors 533 sièges, dont 147 pour la Gauche républicaine, 111 pour les Bonapartistes, 74 pour l'Union républicaine, 66 pour le Centre gauche, 56 pour les Légitimistes, 41 pour les Constitutionnels et les Orléanistes, et 38 pour l'Extrême gauche. Le Républicain Jules Dufaure succède au Monarchiste Albert de Broglie à la présidence du Conseil d'État. Bon exemplaire. L'exemplaire a été replié et présente de petits manques à ces pliures. Manques comblés dans la marge inférieure. Lesueur, Quand le Haut-Rouergue devenait bonapartiste et le Bas-Rouergue républicain et orléaniste, 1989.
[LOIRE] Carte de l'arrondissement de S.t Étienne. Département de la Loire - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Roanne partie nord. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie nord et Roanne partie sud - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie sud.
Paris, 1840-1845. Étui de papier de l'époque à motif fleuri pour chaque feuille, avec pièce de titre rouge au dos, le tout sous emboîtage de papier de l'époque, avec pièce de titre verte au dos.
Très rare et bel ensemble, bien complet, des quatre cartes formant le département de la Loire, dressées par Pierre-Joseph Godefin, géomètre en chef du cadastre de la Loire, agent-voyer en chef des chemins vicinaux du département de la Loire et agent-voyer en chef de l'arrondissement de Saint-Étienne. Elles ont été lithographiées par Nicolas Gratia, graveur-dessinateur au ministère de la Guerre, puis au ministère des Travaux publics. Les quatre cartes représentent les trois arrondissements du département que sont Saint-Étienne, Roanne et Montbrison. L'arrondissement de Saint-Étienne a été publié en 1840, les arrondissements de Roanne et de Montbrison en 1845. - Carte de l'arrondissement de S.t Étienne. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 710 x 960 mm. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Roanne partie nord. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,70 x 1,09 m. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie nord et Roanne partie sud. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,70 x 1,09 m. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie sud. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,70 x 1,09 m. Les limites des arrondissements sont coloriées en bleu, celles des cantons en rouge, et celles des communes en jaune. Les limites des terrains géologiques sont marquées par des lignes interrompues en noir. Les routes royales, départementales, les chemins vicinaux, les chemins de fer et les canaux, sont également indiqués. L'échelle est au 1/60,000e. Timbre sec de l'auteur Godefin Géomètre en chef sur chaque feuille, accompagné de la mention "Les exemplaires non revêtus du timbre sec de l'auteur seront réputés contrefaits". Très bel ensemble, sous chemises et emboîtage de l'époque. Petits défauts d'usage aux étuis et à l'emboîtage. Catalogue alphabétique de la bibliothèque de la ville de Montbrison, p. 72, 10 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1841, p. 320, 82 (pour l'arrondissement de Saint-Étienne) ; Annales de la Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département de la Loire, Tome XX, 1876, p. 206 (pour l'arrondissement de Montbrison).
[ROUEN] Plan de la ville de Rouen.
1889. En 36 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 1,18 x 1,94 m ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Lanée, successeur de Longuet ; sous chemise et étui de papier marbré de l'époque, avec pièce de titre rouge au dos.
Magnifique et très rare plan de la ville de Rouen et de ses faubourgs, spectaculaire par ses dimensions. Il a été dressé par Clément Gogeard, ingénieur-voyer de la ville de Rouen, dessiné par J. Séguin et C. Leleu, gravé en couleurs et imprimé par Erhard frères à Paris. Seconde édition, publiée en 1889, sous l'administration de Charles Dieutre, maire de Rouen de janvier à novembre 1881, puis de 1888 à 1890. Elle a été revue et augmentée sur la première, publiée en 1883, sous l'administration de Louis Ricard, maire de Rouen de 1881 à 1886. Une troisième édition a été publiée en 1899. Les limites de la ville sont marquées en orangé. La ville est divisée en six cantons (contre trois aujourd'hui), dont les limites sont marquées en rouge. Tout autour figurent les noms en gros caractères des communes limitrophes : Canteleu, Deville, Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger, Blosseville-Bonsecours, Sotteville-les-Rouen, Petit-Quevilly et Grand-Quevilly. La vieille ville ou cœur historique de Rouen, sur la rive droite de la Seine, est coloriée en brun. Les bâtiments publics, comprenant les casernes, les écoles, la maison d'arrêt, la gare, les églises, la préfecture, ou encore l'Hôtel-Dieu, sont en rouge. Tout en haut du plan et au-dessus du titre figurent les armoiries de la ville. En bas à gauche se trouvent les noms des membres de l'administration municipale (le maire, ses 4 adjoints et 29 conseillers municipaux). De chaque côté du titre figurent la liste des 46 monuments de Rouen et des 8 musées et autres collections publiques, ainsi que des renseignements statistiques sur sa population, dont le recensement de 1886 compte 107 320 habitants, sa position géographique et sa superficie territoriale. Le plan montre également les lignes de tramway, les bureaux de poste et télégraphe, et les cotes de nivellement. Parmi les monuments récents se trouvent le Château d’Eau (fontaine Sainte-Marie), élevé de 1876 à 1879, l'église Saint-Gervais, construite de 1868 à 1876, l'église Saint-Hilaire, construite de 1875 à 1878, la fontaine de la Croix de Pierre, érigée entre 1870 et 1872, le buste de Bouilhet, élevé sur la fontaine Louis Bouilhet en 1882, le Musée-bibliothèque, actuel Musée des Beaux-Arts, terminé en 1888, ou encore le Théâtre des Arts, construit entre 1879 et 1882. Parmi les musées récemment fondés figurent le Musée de la Céramique, fondé en 1864, le Musée de Dessin Industriel, fondé par la Société Industrielle en 1875, et le Musée de Peinture, fondé en 1809, et transféré dans les nouvelles constructions (Musée des Beaux-Arts) de la rue Thiers (actuelle rue Jean Lecanuet) en 1880. Au sud-ouest de la ville, on peut voir également les usines à pétrole des Établissements Deutsch et ses Fils, et de Fenaille et Despeaux. Cette édition de 1889 a été mise à jour et amplement augmentée sur la première de 1883. De plus, elle est de dimensions plus grandes, 1,18 x 1,94 m contre 1,07 x 1,63, ce qui lui permet de s’étendre un peu plus à l'ouest, pour montrer l'île Potier, aujourd’hui disparue, et la commune du Grand-Quevilly. Le Musée-bibliothèque, indiqué sur notre plan comme terminé en 1888, est, sur l'édition de 1883, en construction. Par ailleurs, la population est de 105 906 habitants selon le recensement de 1881. Les deux usines à pétrole citées plus haut ne figurent pas sur l'édition de 1883. On remarque également quelques changements de noms : le quai au Pétrole est devenu quai des Colonies et quai d'Algérie, aujourd’hui réunis en quai d’Algérie ; l'île Élie (aujourd’hui presqu’île), sur laquelle se trouvaient des magasins à pétrole, est devenue l'Ancienne île Élie, et les magasins ont disparu ; les quais aux Charbons et aux Bois ont disparu, et portent à présent les noms de Ancienne île Rolet (actuelle presqu’île Rollet) et Ancienne île Méru. Le pont projeté sur l'édition de 1883, est à présent nommé pont Boieldieu. L’île Brouilly, la plus à l’est de la ville, a été rattachée à l’île Lacroix voisine en 1948. Parmi les nouveaux bâtiments absents de l'édition de 1883, figurent notamment l'école Franklin, et les écoles Pouchet et Catherine Graindor à l'emplacement de la caserne de la douane. La caserne Martainville a été renommée Jeanne d'Arc, et la caserne Bonne-Nouvelle, caserne Pélissier. En revanche, le théâtre Lafayette, présent sur l'édition de 1883, a ici disparu. A l’est de la ville, l’auteur a reporté l’emplacement de l’ancien fort Sainte-Catherine. En bas à gauche, cachet froid "Propriété de la Ville de Rouen. Tout exemplaire non revêtu du cachet de la Mairie sera réputé contrefait". Très bel exemplaire. Défauts d'usage à la chemise et à l'étui. Exposition universelle internationale de 1889, à Paris. Catalogue général officiel. Tome sixième. Groupe VI. Classe 64, 1889, p. 11 ; Compte rendu des séances de la Société de Géographie et de la Commission Centrale, 1889, p. 440 ; Levainville, Rouen. Étude d'une agglomération urbaine, 1913, p. 411, 350 (troisième édition de 1899).
[MÂCON/GÉOLOGIE] Carte géologique détaillée. Mâcon. Feuille n°148.
1941. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,65 x 1,19 m ; étiquette au dos.
Belle et grande carte géologique de la région de Mâcon, dressée d'après la carte topographique levée par les officiers du Corps d'État-Major et publiée par le Dépôt de la Guerre en 1845. Elle a été lithographiée en couleurs et publiée en 1941. Les explorations et les tracés géologiques ont été faits en 1924-1925 et 1932-1933. Deuxième édition. Les cartes géologiques consultées pour cette feuille sont la carte géologique générale de la France par les ingénieurs en chef des Mines Élie de Beaumont et Armand Dufrénoy, publiée en 1842, la carte géologique du département de Saône-et-Loire de 1846, la carte géologique des deux cantons de Mâcon de 1880, la première édition de la présente carte publiée en 1885, et les cartes géologiques de la Bresse et du Morvan publiées en 1894 et 1908. Les formations sont identifiées à l'aide d'un système de couleurs : terrains sédimentaires, terrains cristallins, et terrains éruptifs. Ces formations font l'objet d'une description détaillée de chaque côté. La carte s'étend au nord jusqu'à Tournus et Boyer, au sud jusqu'à Cormoranche, à l'ouest jusqu'à Saint-Bonnet-de-Joux, et à l'est jusqu'à Cormoz. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Dufrénoy et de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. Bel exemplaire.
[IRLANDE du NORD] Northern Ireland. Ulster.
Londres, The British Travel and Holidays Association, 1955. 904 x 550 mm ; monté sur toile.
Très grande carte touristique de l'Irlande du Nord ou Ulster, dessinée par Frederick Griffin et publiée vers 1960 par The British Travel and Holidays Association, en coopération avec le Northern Ireland Tourist Board. The British Travel and Holidays Association est une association fondée en 1950, dont la mission était d'augmenter le nombre de visiteurs étrangers en Grande-Bretagne et en Irlande, stimuler la demande de biens et de services britanniques, et promouvoir la compréhension internationale par tous les moyens. Elle est aujourd'hui connue sous le nom de VisitBritain. Cette carte a été conçue dans le cadre d'une campagne pour la promotion du tourisme en Irlande du Nord, mettant l'accent sur l'histoire et les activités offertes par la région, illustrées par des vignettes. Au sommet de la carte se trouvent les armoiries de l'Irlande du Nord, et des villes de Londonderry et de Belfast. Au bas de la carte figurent le logo du Northern Ireland Tourist Board ou Office du tourisme d'Irlande du Nord (la main rouge a depuis été remplacée par un cœur), et les armoiries des six comtés formant l'Irlande du Nord : Tyrone, Antrim, Down, Londonderry, Armagh et Fermanagh. La carte figure les auberges de jeunesse, les terrains et parcours célèbres de golf, les courts de tennis, les châteaux, les abbayes, les cathédrales, les tours rondes (tours de pierre du Moyen-Âge), les sites mégalithiques, les centres industriels, les rivières et lacs pour la pêche, les zones de baignade, de chasse et de tir, les cultures et filatures du lin, les fabriques de tweed, les demeures seigneuriales, ainsi que les principaux itinéraires routiers, lignes ferroviaires et routes maritimes. L'ouest de la région est décoré d'une grande rose des vents. L'artiste anglais Frederick Griffin (1906-1976) a réalisé de nombreuses affiches de voyage pour les chemins de fer et les compagnies aériennes britanniques. Très bon exemplaire. Petits manques de couleur au niveau des armoiries de l'Irlande du Nord.
[AVIGNON] Avignon. Vue prise du Quai au Bois.
Paris, A. Hauser, [1847]. 333 x 438 mm.
Belle et rare vue à vol d'oiseau de la ville d'Avignon, dessinée par Alfred Guesdon et lithographiée en deux tons par Georges Müller, pour la série Voyage aérien en France. La vue est prise depuis la nacelle d'un ballon : au premier plan le quai Saint-Lazare ou "quai au bois". On reconnaît, de droite à gauche, les vestiges des quatre arches du pont Saint-Bénézet, fameux pont d'Avignon enjambant le Rhône et qui reliait Avignon à Villeneuve-lès-Avignon, un peu plus loin, le pont suspendu construit en 1843 ; puis le Rocher des Doms, la cathédrale Notre-Dame des Doms et le Palais des Papes, les flèches des églises Saint-Pierre, Notre-Dame la Principale, Saint-Didier et Saint-Martial ; dans le fond, le confluent du Rhône et de la Durance. Peintre, lithographe et architecte nantais, Alfred Guesdon fut d’abord élève à l’École des Beaux-Arts de Paris comme architecte. Il voyagea beaucoup dans les années 1850, en Suisse, en Italie et en Espagne. Il fit publier ses Vues à vol d’oiseau des principales villes d’Europe du sud par les éditions Hauser et Delarue à partir de 1845. Bel exemplaire. Petites salissures dans les marges. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1847, p. 433, n°983 ; Maison Jean Vilar, Lorenzaccio. Mises en scène d'hier et d'aujourd'hui, 1979, p. 9, A.
Carcassonne. Vue prise au dessus du Canal du Midi.
Paris, Hauser, Carcassonne, Combélérant, [1848]. 329 x 440 mm.
Belle et rare vue à vol d'oiseau de la ville de Carcassonne, dessinée par Alfred Guesdon et lithographiée par Cuvillier, issue de la série Voyage aérien en France. La vue, prise depuis la rive gauche de l'Aude, montre la ville basse ou bastide, et la ville haute ou Cité, qui occupe la colline surplombant la rive droite de l'Aude. La citadelle ou Cité de Carcassonne remonte à l'époque romaine. Sauvée de la destruction au XIXe siècle, elle a été restaurée par Viollet-le-Duc à partir de 1850, et a été classée en 1997 au patrimoine mondial de l'Unesco. Peintre, lithographe et architecte nantais, Alfred Guesdon fut d’abord élève à l’École des Beaux-Arts de Paris comme architecte. Il voyagea beaucoup dans les années 1850, en Suisse, en Italie et en Espagne. Il fit publier ses Vues à vol d’oiseau des principales villes d’Europe du sud par les éditions Hauser et Delarue à partir de 1845. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Marge inférieure coupée aux mentions des éditeurs, petites salissures dans les marges, restes de bande adhésive au dos. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'imprimerie et de la librairie, 1848, p. 248.
Dijon. Vue prise au dessus du cours du Parc.
Paris, A. Hauser, [circa 1840]. 318 x 434 mm.
Belle vue à vol d'oiseau de la ville de Dijon, lithographiée à deux tons par Springer d'après un dessin de Alfred Guesdon, de la série Voyage aérien en France. Cachet froid de l'éditeur. Petite déchirure dans la marge inférieure restaurée. Bon exemplaire.
[SAINT-ÉTIENNE] [S.t Étienne. Vue prise au-dessus de S.t Claude].
Paris, Hauser, [1851]. 285 x 435 mm.
Belle et rare vue aérienne de Saint-Étienne, dessinée par Alfred Guesdon pour la série Voyage aérien en France, lithographiée en deux tons, et publiée par Hauser à Paris en 1851. Comme la plupart des vues de Saint-Étienne de cette époque, telles la vue de Théodore Müller, celle-ci est prise depuis le cimetière de Saint-Claude, qui se trouve en bas à gauche de la vue, aujourd'hui cimetière du Crêt de Roc, au nord-est de la ville. La vue nous permet de voir notamment la Promenade de l'Heurton avant la création du Jardin des Plantes, la place Chavanelle, qui accueillait les magasins de la Manufacture royale d'armes, l'église Sainte-Marie, la place de l'Hôtel de Ville, ou encore la place Marengo. Comme en témoignent les fumées de cheminées d'usines autour de la ville, Saint-Étienne était au XIXe siècle l'une des plus grandes villes industrielles françaises. Déjà ville prospère dans l'armurerie et la rubanerie, elle devint, grâce à la présence de houille dans la région, l'un des principaux centres d'usines métallurgiques de France. C'est aussi à Saint-Étienne que fut construite, en 1829, la première ligne de chemin de fer française par l'ingénieur Marc Seguin, la première à expérimenter en 1832 la traction par des locomotives à vapeur, transportant simultanément des marchandises et des voyageurs. En 1855, lorsque les communes limitrophes de Valbenoîte, Montaud, Beaubrun et Outre-Furan sont annexées à l'agglomération stéphanoise, la population passe de 30 000 à 80 000 habitants. Le 1er janvier 1856, elle devient le siège de la Préfecture du département de la Loire à la place de Montbrison. Peintre, lithographe et architecte nantais, Alfred Guesdon fut d’abord élève à l’École des Beaux-Arts de Paris comme architecte. Il voyagea beaucoup dans les années 1850, en Suisse, en Italie et en Espagne. Il fit publier ses Vues à vol d’oiseau des principales villes d’Europe du sud par les éditions Hauser et Delarue à partir de 1845. Bel exemplaire. Petites déchirures restaurées dans les marges. Bibliographie de la France ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 346, 542.
Carte de France publiée par Le Petit Journal d'après les documents les plus récents.
Paris, Le Petit Journal, [1896]. 0,95 x 1,10 m ; montée sur toile.
Belle et rare carte de la France, dressée et dessinée à la plume par A. Guibal, gravée en couleurs et imprimée par Charaire et C.ie à Paris et à Sceaux, pour Le Petit Journal, quotidien parisien républicain et conservateur parmi les plus populaires sous la Troisième République, publié entre 1863 et 1944. En 1870, son tirage atteignait les 340 000 exemplaires, soit le double du tirage de la presse parisienne. La carte est décorée d'une vue de l'Hôtel du Petit Journal, qui était situé au 59-61 rue Lafayette à Paris. Les bordures sont illustrées des uniformes de l'Armée Française, de la Marine Française, de l'Armée Coloniale, et des écoles militaires pour officiers, dont Saumur, Fontainebleau, Polytechnique et Saint-Cyr, dessinés par Édouard Carrier. L'illustration comprend également des monnaies françaises depuis Napoléon Ier, les pavillons de différentes nations, et des décorations françaises et médailles commémoratives. En carton figurent sept cartes : environs de Paris, de Lyon, de Marseille et de Bordeaux, une carte de la Corse, une carte de l'Algérie française avec la Tunisie, alors sous protectorat français, et une carte du monde indiquant les possessions françaises et les grandes lignes françaises de navigation à vapeur. Très rare, comme la plupart des cartes qui étaient vendues par les journaux français à cette époque. Cette carte est annoncée pour la première fois dans l'édition du Petit Journal du 25 mars 1896 : "Nous venons de faire graver et imprimer spécialement pour les lecteurs du Petit Journal une superbe Carte de France mesurant 1 mètre 10 centimètres de long sur 94 centimètres de haut". Il existe une autre version, portant le titre La France et ses colonies, publiée en 1907 (Le Petit Journal, Mardi 25 juin 1907, p. 6). A. Guibal a également dressé pour Le Petit Journal une carte de l'Europe, et pour le quotidien toulousain La Dépêche, une carte de Madagascar en 1895. Bel exemplaire. Le Petit Journal, Trente-quatrième année, numéro 12143 du 25 mars 1896, 1896, p. 3.
La France et ses colonies. Carte de la France et de ses colonies publiée par Le Petit Journal d'après les documents les plus récents.
Paris, Le Petit Journal, [1907]. 0,91 x 1,07 m.
Belle et rare carte de la France et de ses colonies, dressée et dessinée à la plume par A. Guibal, gravée et imprimée en couleurs par E. Charaire à Sceaux, pour Le Petit Journal, quotidien parisien républicain et conservateur parmi les plus populaires sous la Troisième République, publié entre 1863 et 1944. En 1870, son tirage atteignait les 340 000 exemplaires, soit le double du tirage de la presse parisienne. Cette carte de la France est une nouvelle édition de la carte publiée en 1896, comportant des modifications essentielles qui en font une nouveauté. La carte proprement dite a été revue et mise à jour par l'adjonction des nouvelles lignes de chemins de fer. Cette nouvelle édition est également complétée par quatorze cartes des colonies françaises qui sont à cette date l'Algérie, la Tunisie, l'Indochine française, Madagascar et les Comores, le Sénégal et le Soudan français, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Pierre et Miquelon et les côtes de Terre-Neuve réservées par traités aux pêcheries françaises, la Guyane, les Îles de la Société, l'Île de La Réunion, la Nouvelle-Calédonie avec les Îles Loyauté, la côte française des Somalis (aujourd'hui république de Djibouti), et la côte des Indes françaises (Chandernagor, Pondichéry, etc), auxquelles on a adjoint un planisphère indiquant leur situation géographique. Cette nouvelle édition est également illustrée de dix-huit types différents d'habitants des colonies, et de vues d'Algérie (Alger), de Tunisie (quartier maure de Tunis), de Madagascar (Palais d'Argent de Tananarive), et de la Cochinchine (rives du Mékong à Phnom-Penh). Les cartes des environs de Paris, de Lyon, de Marseille et de Bordeaux, de la Corse, et de l'Algérie française avec la Tunisie, alors sous protectorat français, sont les mêmes que dans l'édition de 1896. En haut à gauche figure une vue de l'Hôtel du Petit Journal, qui était situé au 59-61 rue Lafayette à Paris. Très rare, comme la plupart des cartes qui étaient vendues par les journaux français à cette époque. Cette nouvelle édition de la carte de France est annoncée pour la première fois dans l'édition du Petit Journal du 25 juin 1907 : "Nous venons de faire paraître une nouvelle édition de la Carte de France du Petit Journal, dont une vente d'un million d'exemplaires était loin d'avoir épuisé le succès. Cette nouvelle édition se signale à l'attention de nos lecteurs par des modifications essentielles qui en font une nouveauté [...] Cette carte, luxueusement tirée en douze couleurs, sur beau et fort papier Japon, mesure 1 mètre 10 cent. de long sur 94 cent. de haut". A. Guibal a également dressé pour Le Petit Journal une carte de l'Europe en 1896, et pour le quotidien toulousain La Dépêche, une carte de Madagascar en 1895. Bel exemplaire, replié et non doublé. Petit trou dans les marges gauche et droite semblant avoir été fait avec une poinçonneuse de document, petites déchirures à la pliure médiane et dans les marges restaurées. Le Petit Journal, Mardi 25 juin 1907, 1907, p. 6.
[COGNAC] Carte des crus du Cognac, montrant dans son ensemble la région où les eaux-de-vie distillées ont droit à l'appellation contrôlée Cognac, et en particulier les zones où elles ont droit aux appellations contrôlées Grande Fine Champagne et Fine Champagne.
Segonzac, Syndicat de Défense de la Grande Champagne, 1938. 600 x 696 mm.
Belle et grande carte en couleurs figurant les crus de cognac en Charente, dressée par Jean-Marie Guillon, inspecteur de la Viticulture et directeur de la Station Viticole de Cognac. Elle a été publiée en 1938 à l'initiative du Syndicat de Défense de la Grande Champagne, créé en 1930 et dont le siège se trouvait à la mairie de Segonzac, avec l'approbation du Comité National des Appellations d'Origine, du Bureau National de Répartition des Vins et Eaux-de-Vie de Cognac et du Ministre Secrétaire d'État à l'Agriculture. Cette carte distingue, en six couleurs, la Grande Fine Champagne ou Grande Champagne, la Petite Champagne, les Borderies, les Fins Bois, les Bons Bois, et les Bois Ordinaires et Bois Communs dits à terroirs. Elle s'étend au nord jusqu'à l'Île de Ré et Niort dans les Deux-Sèvres, au sud jusqu'à Les Églisottes en Gironde, et à l'est jusqu'à Champagne-Mouton et Montbron. La carte indique également les chemins de fer à double voie, les routes nationales et départementales, les chemins départementaux et les cours d'eau. En haut à droite se trouve une carte de la France montrant la situation géographique des vignobles de Cognac. La première édition de cette carte de Jean-Marie Guillon a été publiée en 1887. Puis elle a été affinée en 1909, 1938 et 1941, au gré des nouveaux décrets émis par le ministère de l'Agriculture. La seconde édition a été mise à jour à la suite du décret du 1er mai 1909, qui fixait les limites géographiques de la zone de production du cognac. Cette délimitation allait poser les bases de la défense du cognac contre les usurpations, fraude et tromperie, devenues monnaie courante après la crise du phylloxéra. C'est à cette date que Jean-Marie Guillon dresse la carte des huit crus de cognac en s’appuyant sur les travaux d’Henri Coquand, géologue et paléontologue, dont les études sont à l'origine de la délimitation des crus de cognac, basée sur la nature des sols. Notre édition, la troisième revue en 1938, a été dressée d'après les décrets du 15mai 1936, définissant les conditions que doivent présenter les eaux-de-vie pour avoir droit à l'appellation contrôlée « Cognac », et du 13 janvier 1938 pour les appellations d'origine contrôlées « Grande Champagne», « Grande Fine Champagne », « Petite Champagne », « Fine Champagne », « Borderies », «Fins Bois » et « Bons Bois ». Selon ce dernier décret, l'appellation contrôlée de Fine Champagne ne pouvait être accordée qu'au mélange des eaux-de-vie provenant des deux régions de Grande Champagne et de Petite Champagne, et contenant au minimum 50% d'eau-de-vie de Grande Champagne. Enfin, la dernière édition sera publiée en 1941, à la suite de la création du Bureau National de Répartition des Vins et Eaux-de-vie de Cognac. Bel exemplaire. Petits trous d'épingle dans la marge supérieure. Annuaire du tout Sud-Ouest illustré, 1909, p. 545 (pour l'édition de 1909).
Paris.
Augsbourg, [circa 1740]. En deux feuilles jointes de 267 x 648 mm.
Vue panoramique gravée de Paris vue depuis la colline de Charonne, au nord-est, ornée en haut à droite des armoiries de la ville. Le titre figure en français et en allemand, ainsi que les 47 légendes. Au premier plan, on peut voir la ligne des bastions surmontés d'un boulevard planté d'arbres, construits vers 1670 ; à l'extrême-gauche, l'arc de triomphe de la place du Trône - commencé en 1670, cet édifice, oeuvre de Charles Perrault, ne fut jamais achevé. Cette vue ressemble de très près à celle de Probst publiée vers 1730, dans un format plus grand (Boutier, 208). Déchirure restaurée, deux minuscules trous au milieu de la vue. Inconnu à Boutier.
Plan des tereins incendiez dans la ville de Fougères, la nuit du 29 au 30 aoust 1762, et du reste de l'islot entre les rues Derière et de St Léonard.
3 octobre 1762. 46,5 x 165 cm, sur trois feuilles jointes montées sur toile de lin.
Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, d'une partie du plan de la ville de Fougères, en Ille-et-Vilaine. Y sont figurés les rue Saint-Léonard (actuelle rue Nationale) et Derrière (rue Châteaubriand), les emplacements des maisons brûlées ou subsistantes, le nom de leurs propriétaires, des rectifications du bâti pour aligner les murs et élargir les rues. Copie réalisée par l'architecte lui-même "conforme à l'original déposé au greffe de la communauté de la ville de Fougères", ainsi que mentionné en bas du cartouche de titre. La ville de Fougères a connu 6 incendies au cours du XVIIIe siècle. Celui de 1762 (le quatrième), a détruit une bonne partie du centre de la ville haute. C'est après ce sinistre que fut décidée la création d'un service de pompier, mais cela n'empêcha pas deux autres incendies en 1788. L'échelle est en toises. Quelques piqûres, petites mouillures, petites déchirures sans manques dans les marges ; décharge de l'encre noire du cadre du cartouche de titre au revers de la toile de lin (le plan est roulé).
[CORSE/BOUCHES de BONIFACIO] Carte des bouches de Bonifacio.
[Paris], Dépôt-Général de la Marine, 1823. 625 x 941 mm.
Rare et belle carte marine figurant les bouches de Bonifacio, dressée par Anne Chrétien Louis de Hell, et publiée par le Dépôt Général de la Marine en 1823, sous le ministère du marquis de Clermont-Tonnerre, secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies. Cette carte, dessinée par le lieutenant de vaisseau Mathieu et gravée par Ambroise Tardieu, se retrouve dans le Pilote de l'île de Corse levé dans les années 1820, 1821, 1822 et 1824 d'Anne Chrétien Louis de Hell, publié en 1831, et dans l'Atlas hydrographique d'Aimé Robiquet, publié en 1856. Elle a été levée et dressée en 1821 et 1822, lors d'une campagne d'hydrographie des côtes de la Corse. Les bouches de Bonifacio sont un détroit séparant la Corse et la Sardaigne, dans lequel se trouvent l'archipel français des Lavezzi et l'archipel italien de la Maddalena. La partie corse s'étend jusqu'au golfe de Sant'Amanza, la partie sarde jusqu'au golfe d'Arsachena ou Arzachena, et jusqu'aux îles Libani ou Nibani. Le nord de la Sardaigne est illustré d'un profil côtier pris dans un canot mouillé sur l'écueil de Lavezzi. Les sondes sont exprimées en pieds (1 pied = 0,325 m). En bas à gauche figure un avertissement sur les écueils voisins des Lavezzi, avec le cachet imprimé du Dépôt Général de la Marine. Les terres ont été finement rehaussées au lavis d'encre de Chine. Nommé lieutenant de vaisseau en 1812, Hell se distingua à plusieurs reprises lors des guerres de la République et de l'Empire. Entre 1820 et 1824, il mène plusieurs campagnes d'hydrographie des côtes de la Corse. En 1827, il est nommé capitaine de vaisseau, puis directeur de l'École navale de Brest de 1830 à 1835. De 1838 à 1841, il occupe le poste de gouverneur de l'île Bourbon (La Réunion). Pendant cette période, il est élevé au grade de contre-amiral. Il mène en 1840 une reconnaissance générale des côtes occidentales de Madagascar et occupe la petite île de Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar. En 1843, il est nommé, à sa demande, préfet maritime de Cherbourg. Puis en 1844, il est élu député du Bas-Rhin, siégeant parmi la majorité conservatrice jusqu'à sa défaite en 1846. Il poursuit alors sa carrière comme directeur du Dépôt des Cartes et Plans de la Marine jusqu'à sa mise à la retraite en 1848. Bel et rare exemplaire dont les terres ont été finement rehaussées au lavis d'encre de Chine. Cervoni, 138, 2 ; Catalogue des cartes, plans et vues de côtes qui composent l'hydrographie française, Janvier 1832, 1832, p. 26, 233 ; Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France, Vol. 2, 1845, p. 783.
[CORSE] Carte générale de l'île de Corse.
[Paris], Dépôt-Général de la Marine, 1831. 922 x 620 mm.
Belle et grande carte de la Corse, dressée par Anne Chrétien Louis de Hell, et publiée par le Dépôt Général de la Marine en 1831, sous le ministère du vice-amiral comte de Rigny, secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies. Cette carte se retrouve dans le Pilote de l'île de Corse levé dans les années 1820, 1821, 1822 et 1824 d'Anne Chrétien Louis de Hell, publié en 1831, et dans l'Atlas hydrographique d'Aimé Robiquet, publié en 1856. Elle a été dressée, pour la partie topographique, d'après la carte publiée par le Dépôt de la Guerre en 1824, et pour la partie hydrographique, d'après les travaux exécutés en 1820, 1821, 1822 et 1824, sous les ordres du capitaine de vaisseau Anne Louis Chrétien de Hell. La carte montre également les îles toscanes de Capraia, d'Elbe, et de Pianosa, l'île de l'Asinara au nord-ouest de la Sardaigne, et la pointe nord de la Sardaigne. Les sondes sont exprimées en pieds (1 pied = 0,325 m). En bas à droite figure le cachet imprimé du Dépôt Général de la Marine. La carte ayant servi pour la partie topographique, publiée en 1824 par le Dépôt de la Guerre, est la carte monumentale dressée par Pierre Jacotin, d'après le levé de l'île réalisé entre 1770 et 1791. Deux ans après que la France fut entrée en possession de la Corse, on commença dans l'île les opérations nécessaires à l'établissement d'un cadastre territorial, appuyé sur une triangulation géodésique régulière. Ces travaux, entrepris en 1770 sous la direction de l'ingénieur géographe Dominique Testevuide, furent terminés en 1791. Pierre Jacotin, neveu de Testevuide, fut attaché au cadastre de la Corse dès 1780, d'abord comme élève-géomètre, puis comme ingénieur-géographe et chef vérificateur. Il contribua largement au cadastre corse en ayant relevé 84 000 arpents de terre sur un total général supérieur à deux millions. Le 22 mai 1794, les Anglais s'emparent de Bastia. Les Français sont contraints de leur remettre les documents du plan terrier, mais avec la faculté d'en prendre copie. Jacotin remplit sa tâche de copiste et quitte la Corse en 1796, emportant avec lui un dossier complet. Sur sa carte, qui est l'une des plus belles publications du Dépôt de la Guerre, les vallées, les plaines ou les montagnes sont rendues avec la plus grande vérité, tout comme les vignes, les bois, les routes ou les prairies. Nommé lieutenant de vaisseau en 1812, Hell se distingua à plusieurs reprises lors des guerres de la République et de l'Empire. Entre 1820 et 1824, il mène plusieurs campagnes d'hydrographie des côtes de la Corse. En 1827, il est nommé capitaine de vaisseau, puis directeur de l'École navale de Brest de 1830 à 1835. De 1838 à 1841, il occupe le poste de gouverneur de l'île Bourbon (La Réunion). Pendant cette période, il est élevé au grade de contre-amiral. Il mène en 1840 une reconnaissance générale des côtes occidentales de Madagascar et occupe la petite île de Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar. En 1843, il est nommé, à sa demande, préfet maritime de Cherbourg. Puis en 1844, il est élu député du Bas-Rhin, siégeant parmi la majorité conservatrice jusqu'à sa défaite en 1846. Il poursuit alors sa carrière comme directeur du Dépôt des Cartes et Plans de la Marine jusqu'à sa mise à la retraite en 1848. Bel exemplaire. Quelques très légères rousseurs. Cervoni, 138, 1 ; Catalogue des cartes, plans et vues de côtes qui composent l'hydrographie française, Janvier 1832, 1832, p. 26, 232 ; Catalogue de cartes, plans et atlas de géographie provenant de la bibliothèque de M. Jomard, 1864, p. 6, 18.
[STRASBOURG] Plan de la ville de Strasbourg divisé en quatre cantons.
Paris, Jean, 1836. 535 x 755 mm.
Beau plan détaillé de la ville de Strasbourg, divisée en quatre cantons (nord, sud, ouest, est). Avec table de renvois pour tous les ponts sur les fossés et canaux de la ville. Déchirures au niveau de la pliure centrale restaurées.
La Cité entre le Pont Notre-Dame et le Pont au Change (1621).
Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 237 x 300 mm.
Belle chromolithographie figurant l'île de la Cité entre le Pont Notre-Dame et le le Pont au Change en 1621, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. On y voit le port aux Œufs, l'un des anciens ports de Paris, avec ses habitations, ainsi que le Pont au Change, également avec ses habitations. Le Pont au Change, en flammes, et appelé Pont aux Changeurs. Les maisons le long du port aux Œufs sont nommées : Maison du Plat d'Étain, Maison des trois Faucilles, Maison du Croissant, Maison de la Cloche, Maison du Petit Cygne ou encore Maison des 2 Anges. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.
Lutèce.
Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 284 x 369 mm.
Belle chromolithographie figurant Paris à l'époque gallo-romaine, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. En 56 av. J.-C., Paris, nommée Lutetia par les Romains, est conquise par le général romain Titus Labienus au cours de la guerre des Gaules. En l'an 508, Clovis, roi des Francs, reprend la ville aux Romains, et décide d'en faire la capitale du royaume des Francs. Lutèce prendra alors le nom de Paris, du nom de la tribu gauloise des Parisii qui occupait la région. L'estampe montre Lutèce avec son Palais et sa Citadelle, l'aqueduc d'Arcueil, la montagne Sainte-Geneviève, appelée Mons Lucotitius, l'amphithéâtre, et au loin, la butte Montmartre, appelée Mons Martis, et les Temples de Mercure et de Mars. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.
GUERET (Creuse).
Paris Benard circa 1850 226 x 287 mm.
Estampe figurant la ville de Guéret, lithographiée par Drulin d'après un croquis de Holstein. Bel exemplaire.
[AQUITAINE] Tabula Aquitaniæ complectens gubernationem Guiennæ et Vasconiæ exhibita.
Nuremberg, [circa 1720]. 478 x 570 mm.
Belle carte de l'Aquitaine, comprenant les gouvernements de la Guyenne et de la Gascogne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré des armoiries de la France portées par deux personnages féminins, dont l'un tient un caducée, de la déesse Athéna, dont le bouclier porte les armoiries de l'Aquitaine, d'un Neptune et de deux angelots, dont l'un tient une citadelle dans les mains. En haut à droite, la carte est décorée des plans de Bayonne et de Blaye, et d'une vue générale de Bordeaux. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petites galeries de ver comblées dans la partie haute de la carte, petites déchirures restaurées au bas.
[CHAMPAGNE] Tabula geographica specialis in suas sic dictas electiones accurate distincta edita.
Nuremberg, [circa 1720]. 574 x 488 mm.
Très belle carte de la Champagne divisée en élections. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la France, de deux satyres et d'un personnage féminin, et de deux panoramas des villes de Reims et de Troyes. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.
[METZ] Accurata rapraesentatio ichnographica urbis episcopalis in Ducatu Lotharingiae, dictae Metae.
Nuremberg 1739 470 x 556 mm.
Grand plan gravé de la ville de Metz avec titre en allemand et en latin et liste de 61 légendes. Editeurs de cartes à Nuremberg, Homann et ses héritiers dominèrent le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.
[PICARDIE] Picardia.
Amsterdam 1631-1633 375 x 498 mm.
Belle carte de la Picardie ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries royales de France et de Navarre. Verso blanc. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.
[POITOU] Poictou. Pictaviensis comitatus.
[Amsterdam, Johannes Janssonius, 1631-1633]. 373 x 496 mm.
Belle carte figurant le comté historique de Poitou, exécutée par Jodocus Hondius et issue du Theatrum Universæ Galliæ publié entre 1631 et 1633 par Johannes Jansson à Amsterdam entre 1631 et 1633. Elle est décorée d'un cartouche de titre, et d'un cartouche contenant l'échelle, illustré d'un angelot maniant un compas. L'Atlantique, appelé La Mer Aquitanique, est orné d'une demi-rose des vents, de trois vaisseaux et d'un monstre marin. L'île de Noirmoutier est nommée Hermonstier, l'île d'Yeu l'isle de Dieu. La carte s'étend au nord jusqu'à Tours (Indre-et-Loire), au sud jusqu'à Anderne, aujourd'hui Andernos-les-Bains (Gironde), et à l'est jusqu'au château de Brosse (Indre). Verso blanc. Ancienne province du royaume de France, le comté de Poitou fut créé au VIIIe siècle par Charlemagne. Il disparut en 1790, lors de la création des départements, et fut réparti entre les départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée. Bel exemplaire. Koeman, 4500:1B.
[SAVOIE] Sabaudia Ducatus. La Savoié.
[Amsterdam, circa 1630]. 373 x 495 mm.
Belle carte figurant le Duché de Savoie, publiée par Jodocus Hondius à Amsterdam vers 1630. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant l'échelle des distances, et des armoiries couronnées de la Savoie placées au niveau de la vallée de La Maurienne, ici nommée La Murienne. La ville de Grenoble fait l'objet d'une grande vignette. La carte s'étend au nord jusqu'au Lac Léman, au sud jusqu'à Pramol (Savoie) et Oulx (Italie), à l'ouest jusqu'à Les Avenières, aujourd'hui Les Avenières Veyrins-Thuellin (Isère), et à l'est jusqu'à la ville de Zermatt en Suisse, portant ici son nom ancien de Impraborno ou Praborgne. Au nord-est de Bonneville figure un toponyme important, La Mont Maudite, nom donné au Mont-Blanc. La carte de Jacques Goulart dressée en 1605, fut la première carte imprimée à reconnaître le Mont-Blanc sous le nom de La Montagne Maudite. Les toponymes Chamonis, Paci, S. Gervais et N. D. de la Gourre, sont dérivés de la Charte de la France gravée en 1595 par François de La Guilliotère. Rare édition non citée par Koeman, sans le nom de Jodocus Hondius devant figurer dans le coin inférieur droit de la carte, et sans le nom du graveur Abraham Goos devant figurer dans la partie basse. Bel exemplaire. Marge haute un peu courte. Koeman, 4770:1A.1 et Aliprandi, II, fig. 283, pour les éditions portant la signature de Hondius.
CAHORS (Lot).
Paris Benard circa 1850 213 x 298 mm.
Estampe figurant la ville de Cahors, dessinée et lithographiée par Hostein. Bel exemplaire.
CHARTRES (Eure et Loire).
Paris, Benard, [circa 1850]. 220 x 293 mm.
Belle vue de Chartres dessinée et lithographiée par Hostein. Etat parfait.
DIGNE (Basses Alpes).
Paris Benard circa 1850 226 x 288 mm.
Estampe figurant la ville de Digne-les-Bains, dessinée et lithographiée par Hostein. Bel exemplaire.
[LE HAVRE] Ville du Hâvre - Seine Inférieure.
1887. 563 x 718 mm.
Spectaculaire et très rare vue aérienne de la ville du Havre, dressée et dessinée par Frédéric Alexianu dit Hugo d'Alesi, et lithographiée en couleurs. Elle a été publiée par Alfred Lemercier en 1887, sous l'administration de Ernest Hendlé, préfet de la Seine-Inférieure de 1882 à 1900, d'Alpinien Pabot-Chatelard, sous-préfet de l'arrondissement du Havre de 1885 à 1888, et de Paul Marion, maire de la ville du Havre de 1886 à 1890. Le département de Seine-Inférieure sera renommé Seine-Maritime en 1955, après qu'il ait été décidé que l'adjectif "Inférieure" nuisait à l'économie de la région. Cette vue générale est prise depuis le sud, avec le port au premier plan, et s'étend jusqu'au cap de La Hève. Elle montre la ville en pleine activité industrielle, avec un port animé de nombreux paquebots circulant dans les différents bassins et le canal de Tancarville, dont l'un est tracté par un bateau à roues à aube pour sortir du port, des ouvriers travaillant sur les quais, et des personnes sur la jetée assistant à la sortie des bateaux. Le Grand Quai, le boulevard François Ier et la rue de Paris, sont également animés de passants. À l'entrée du port, on peut voir le sémaphore et son mât à signaux, et le phare. À l'intérieur de la ville, on distingue très nettement les principaux bâtiments : l'église Saint-Vincent-de-Paul, construite entre 1849 et 1860, la cathédrale Notre-Dame, le Grand Hôtel et les Bains Frascati, le boulevard Maritime en construction, le bastion de la Floride, la batterie de Provence, le Grand Théâtre, anéanti lors des bombardements de 1944, les Halles, le pavillon des Docks, la caserne des douanes, le Musée-Bibliothèque, la gare, le nouvel Hôtel de Ville, le bureau des douanes, les docks et entrepôts, la première caserne Eblé, et l'église Saint-François. Le titre est décoré des armes de la ville, fondée par François Ier en 1517. Peintre et lithographe français d'origine roumaine, fils d'un officier instructeur de l'armée turque sous Omer-Pacha, Frédéric Alexianu, dit F. Hugo d'Alesi (1849-1906), s'installa à Paris en 1876. Après avoir appris la décoration et la lithographie, il se spécialisa dans les affiches publicitaires pour des compagnies de chemin de fer et de navigation. Il donna en 1885 et 1886, la première exposition de ses œuvres, paysages et marines. Sur le même modèle que la vue du Havre, il a réalisé six autres vues panoramiques des villes de Marseille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Rouen et Nantes. Ses panoramas étaient très appréciés du grand public, car tout en leur donnant un cachet artistique, il se conformait à une rigoureuse exactitude topographique. Il se plaçait ordinairement à 1 kilomètre du premier plan et à une altitude fictive de 300 mètres, ce qui lui permettait d'avoir une vue très nette, non seulement des parties saillantes, des monuments, mais aussi de toutes les rues, jusqu'à celles de l'arrière-plan, qu'il est possible de distinguer. Il a également réalisé pour la Chambre de Commerce de Dunkerque deux vues aériennes de la ville, dont une la représentant sous Louis XIV. Il existe une autre édition de cette vue datée de 1888. Très bel exemplaire. Compte rendu des séances de la Société de Géographie et de la Commission Centrale paraissant deux fois par mois, Année 1888, Ouvrages offerts à la Société, Séance du 1er juin 1888, 1888, pp. 331-332 & p. 367 ; Lefaix, Recueil de l'Association des Amis du Vieux Havre, N°16, Répertoire méthodique des gravures, dessins, et peintures se rapportant à l'histoire du Havre-de-Grâce, de Graville-Sainte-Honorine et Sainte-Adresse, 1937-1938, p. 16, 154 (édition de 1889).
[TOULOUSE] Toulouse. D.t de la H.te-Garonne.
1886. 630 x 912 mm.
Spectaculaire et très rare vue aérienne de la ville de Toulouse, dessinée par Frédéric Alexianu dit Hugo d'Alesi, et lithographiée en couleurs. Elle a été publiée en 1886, sous la direction de Léon Bourgeois, préfet de la Haute-Garonne de 1886 à 1894 (et Prix Nobel de la paix en 1920), et de Joseph Sirven, maire de la ville de Toulouse de 1884 à 1888. La vue est prise depuis la rive ouest de la Garonne, et montre au premier plan, le quartier Saint-Cyprien et l'hôpital de la Grave, puis la Garonne avec le pont Neuf et le pont Saint-Pierre. Sur la rive est, on reconnaît la Basilique Saint-Sernin, la place du Capitole, Notre-Dame de la Dalbade, et le jardin public du Grand Rond ou square Boulingrin, avec son bassin animé par un jet d'eau. Dans le fond, sur les hauteurs de la ville, on aperçoit les coteaux, la Colonne de Jolimont, obélisque commémorant la bataille de Toulouse en 1814, l'Observatoire à proximité, et enfin le cimetière de Terre-Cabade. Tout autour de la vue ont été disposées 17 vues des lieux et bâtiments remarquables de la ville : la Basilique Saint-Sernin, la cour du Musée du Cloître ou Musée des Augustins, la statue de Jacques Cujas, érigée sur la place du Salin, le Capitole, la statue de Pierre-Paul Riquet, créateur du Canal du Midi, l'intérieur du Musée du Cloître, le Palais Niel, appelé Palais du Maréchal, l'Hôtel d'Assezat, l'abside de Saint-Sernin, l'Hôtel de Pierre, appelé Maison de Pierre, le Donjon du Capitole, la cathédrale Saint-Étienne, la cour Henri IV dans le Capitole, l'école vétérinaire, le pont Neuf, le pont Saint-Pierre, et enfin le Grand-Rond. Le titre est décoré des armoiries de la ville de Toulouse. Peintre et lithographe français d'origine roumaine, fils d'un officier instructeur de l'armée turque sous Omer-Pacha, Frédéric Alexianu, dit F. Hugo d'Alesi, s'installa à Paris en 1876. Après avoir appris la décoration et la lithographie, il se spécialisa dans les affiches publicitaires pour des compagnies de chemin de fer et de navigation. Il donna en 1885 et 1886, la première exposition de ses œuvres, paysages et marines. Il a réalisé deux vues aériennes de Dunkerque pour la Chambre de Commerce de Dunkerque, ainsi qu'une vue de Bordeaux. Cette très rare estampe de très grand format a fait l'objet de restaurations importantes, la plupart étant toujours visibles. Il s'agit de déchirures comblées, le coin inférieur droit a également été redessiné. Traces de déchirures également dans les marges, et papier aminci par endroits.
[RENNES] Élévation perspective de l'Hôtel de Ville de Rennes dans lesquels se tiendront les États de la province, de la Tour de l'Orloge public et du Présidial, construits dans la Place Neuve.
Paris, V.ve de F. Chéreau, 1738. 332 x 563 mm.
Très rare estampe illustrant le projet définitif de la nouvelle place de l'Hôtel de Ville de Rennes, avec le bâtiment du nouveau Présidial, l’Hôtel de Ville et la nouvelle Tour de l’Horloge, dessinée par le dessinateur et architecte rennais Jean-François Huguet (1679-1749) et gravée par Philippe-Nicolas Milcent. La vue a été dessinée d'après les dessins de l'architecte Jacques Gabriel qui fut chargé de la reconstruction de la ville après l'incendie qui la ravagea en 1720. L'estampe est dédiée à Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse et gouverneur de Bretagne. Elle est accompagnée d'une légende, spécifiant les attributions de chacun des bâtiments de la place : Hôtel de Ville, Tour de l'Horloge qui renfermera le réservoir pour la distribution des eaux des fontaines publiques, fontaines, bâtiment du Présidial, et hôtel du commandant de la province. La place est encadrée de chaque côté par des immeubles, occupés au rez-de-chaussée par des boutiques ouvrant sur la rue. La place est très animée de nombreux piétons, de cavaliers, de calèches, chaises à porteur, tombereau, etc. Malgré de nombreux projets de bâtiments pour la ville de Rennes, Jean-François Huguet fut souvent écarté au profit de son illustre rival Jacques Gabriel, et reste à ce jour peu connu. Bon exemplaire. Petites déchirures marginales, mouillure claire dans la partie droite de la gravure.
Carte du royaume de France divisé en 86 départemens, préfectures, sous-préfectures, comprenant aussi les places-fortes, archevêchés, évêchés, chefs-lieux des divisions militaires, ports maritimes, & routes de postes.
Paris, Ledoyen, 1824. 557 x 759 mm.
Belle carte figurant les 86 départements de la France, dressée par le cartographe et ingénieur-géographe Eustache Hérisson, élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. Elle a été augmentée en 1824 par l'éditeur parisien Ledoyen. La Corse est représentée séparément en bas à droite. Sur la droite figure un tableau statistique des 86 départements, donnant pour chacun le chef-lieu, le nombre d'habitants du chef-lieu, et l'ancienne province dont répondait le département. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.
Carte routière du Royaume de France et des pays limitrophes, divisée en 86 départemens, et sous-divisée en arrondissemens, avec les établissemens politiques, militaires, civils, religieux, et la distance de Paris aux chefs-lieux de préfectures, marquée en lieues nouvelles de 2000 toises par la route la plus courte. Dessinée par Hérisson d'après les actes du Congrès de Vienne, & le Traité de Paix du 20 novembre 1815.
Paris, Basset, 1827. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,95 x 1,23 m.
Belle carte murale routière de la France, dressée par Eustache Hérisson, et publiée en 1827. Elle a été dressée d'après les actes du Congrès de Vienne, et le Traité de paix du 20 novembre 1815. Le Congrès de Vienne, prévu par le premier Traité de Paris du 30 mai 1814, s'était déroulé du 18 septembre 1814 au 9 juin 1815, afin de redéfinir les frontières de l'Europe après la chute de Napoléon. Quant au Traité de paix, il fut signé à Paris le 20 novembre 1815, à la suite de la défaite de Napoléon à Waterloo, de son abdication et de la restauration de Louis XVIII. La France fut alors ramenée à ses frontières de 1790. Le nombre de ses départements fut réduit à 86, alors qu'ils étaient 133 lors des conquêtes napoléoniennes. La carte figure le réseau routier détaillé du royaume de France, et montre les routes de 1ère, 2ème et 3ème classe, et les routes départementales. Elle indique également les tribunaux de 1ère instance, les tribunaux de commerce, les cours d'assises, les cours royales, les manufactures d'armes, les stations de poste, ainsi que les lieux de bataille. La Corse est représentée séparément en bas à droite (177 x 118 mm). Cartographe et ingénieur-géographe, Eustache Hérisson fut l'élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins d'Alsace.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, 1954. 624 x 750 mm, montée sur toile.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins d'Alsace, produits entre Marlenheim, dans le Bas-Rhin, au nord, et Mulhouse, dans le Haut-Rhin, au sud. Elle a été dessinée par Rémy Hétreau pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. Elle publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. La carte est décorée d'un vendangeur, de huit blasons de l'Alsace et des villes de Bergheim, Saint-Hippolyte, Riquewihr, Dambach-la-Ville, Gertwiller, et Barr, de grappes de raisin, feuilles de vigne, et de deux cigognes. Rémy Hétreau (1913-2001) était un graveur, dessinateur et illustrateur. Il étudia à l'École Boulle où il se familiarisa avec les techniques artistiques. Grand nom de la décoration et de l'imagerie, il est connu pour ses peintures murales à la Maison de l'Amérique Latine à Paris et à l'École Nationale des Douanes. On lui confia souvent l'organisation et la décoration d'expositions sur la technique française, au Canada ainsi qu'en Amérique du Sud. Bel exemplaire.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins de Bordeaux.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, 1954. 620 x 754 mm, montée sur toile.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins de Bordeaux, produits dans le département de la Gironde, entre Lesparre au nord et Langon au sud. Elle a été dessinée par Rémy Hétreau pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. Elle publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. La carte est décorée des armoiries de la ville de Bordeaux, d'un Bacchus assis sur un tonneau, d'une vue d'un château viticole, d'un voilier transportant des tonneaux de vin, d'un soleil, de grappes de raisin et feuilles de vigne. Les vignobles sont représentés par une grappe de vin rouge pour les vins rouges, et jaune pour les vins blancs. Rémy Hétreau (1913-2001) était un graveur, dessinateur et illustrateur. Il étudia à l'École Boulle où il se familiarisa avec les techniques artistiques. Grand nom de la décoration et de l'imagerie, il est connu pour ses peintures murales à la Maison de l'Amérique Latine à Paris et à l'École Nationale des Douanes. On lui confia souvent l'organisation et la décoration d'expositions sur la technique française, au Canada ainsi qu'en Amérique du Sud. Bel exemplaire.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins de Bourgogne.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, [1954]. 625 x 749 mm.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins rouges et blancs de Bourgogne, produits entre Dijon et Villefranche-sur-Saône, capitale du Beaujolais. Ces Grands Crus de Bourgogne comprennent notamment le Gevrey-Chambertin, le Vosne-Romanée, le Chablis, l'Aloxe-Corton, le Puligny-Montrachet, le Chardonnay ou encore le Pouilly-Fuissé. La carte a été dessinée par Rémy Hétreau pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. La C.N.P.V publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. Elle est décorée d'un personnage féminin en costume traditionnel, des armoiries de la Bourgogne et des villes de Beaune et de Mâcon, d'une petite carte du Chablis, et de divers éléments liés à la région et à la production vinicole. Rémy Hétreau (1913-2001) était un graveur, dessinateur et illustrateur. Il étudia à l'École Boulle où il se familiarisa avec les techniques artistiques. Grand nom de la décoration et de l'imagerie, il est connu pour ses peintures murales à la Maison de l'Amérique Latine à Paris et à l'École Nationale des Douanes. On lui confia souvent l'organisation et la décoration d'expositions sur la technique française, au Canada ainsi qu'en Amérique du Sud. Bel exemplaire, non entoilé. Marque de pliure dans la marge gauche, légers froissements dans les marges gauche et droite.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins de Roussillon Midi Provence.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, [1954]. 630 x 758 mm, montée sur toile.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins du sud de la France, produits entre Banyuls, dans les Pyrénées-Orientales, et Bellet, appartenant à la commune de Nice, dans les Alpes-Maritimes. Elle a été dessinée par Rémy Hétreau et Leblanc pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. Elle publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. La carte est décorée de deux personnages en costume traditionnel, d'une ancre marine portant les noms de Sète, Narbonne et Perpignan, et de trois tonneaux de vin portant les noms de Béziers, Nîmes et Montpellier. Bel exemplaire.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins des Côtes du Rhône.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, 1954. 630 x 753 mm, montée sur toile.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins produits dans la vallée du Rhône, plus précisément le Côtes-du-Rhône, produit sur les rives droite et gauche du Rhône, entre Vienne et Avignon. Elle a été dessinée par Rémy Hétreau pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. Elle publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. La carte est décorée d'un personnage féminin en costume traditionnel, présentant la carte de la région, de vues du Pont d'Avignon et du Palais des Papes, des armoiries papales et des villes de Châteauneuf-du-Pape, d'Avignon et d'Orange. Les vignobles sont représentés par une grappe de vin rouge pour les vins rouges, et jaune pour les vins blancs. Rémy Hétreau (1913-2001) était un graveur, dessinateur et illustrateur. Il étudia à l'École Boulle où il se familiarisa avec les techniques artistiques. Grand nom de la décoration et de l'imagerie, il est connu pour ses peintures murales à la Maison de l'Amérique Latine à Paris et à l'École Nationale des Douanes. On lui confia souvent l'organisation et la décoration d'expositions sur la technique française, au Canada ainsi qu'en Amérique du Sud. Bel exemplaire.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins du Val de Loire.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, [1954]. 620 x 750 mm.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins du Val de Loire, produits dans le Nantais, l’Anjou, le Saumurois, la Touraine et l’Orléanais. Elle a été dessinée par Rémy Hétreau pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. La C.N.P.V. publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. La carte est décorée de deux personnages en costume traditionnel, des armoiries des villes d'Angers, de Saumur et de Tours, d'une rose des vents, et de divers éléments liés à la région et à la production vinicole. Rémy Hétreau (1913-2001) était un graveur, dessinateur et illustrateur. Il étudia à l'École Boulle où il se familiarisa avec les techniques artistiques. Grand nom de la décoration et de l'imagerie, il est connu pour ses peintures murales à la Maison de l'Amérique Latine à Paris et à l'École Nationale des Douanes. On lui confia souvent l'organisation et la décoration d'expositions sur la technique française, au Canada ainsi qu'en Amérique du Sud. Bel exemplaire, non entoilé. Léger froissement dans le coin inférieur gauche.
[VIGNOBLES] Les Vignobles de France. Vins de Roussillon Midi Provence.
Paris, C.N.P.V. Sopexa, 1954. 635 x 765 mm, montée sur toile.
Très belle carte publicitaire lithographiée en couleurs pour les vins du sud de la France, produits entre Banyuls, dans les Pyrénées-Orientales, et Bellet, appartenant à la commune de Nice, dans les Alpes-Maritimes. Elle a été dessinée par Rémy Hétreau et Jean Leblanc pour le Comité National de Propagande en faveur du Vin ou C.N.P.V., organisation dépendant directement du ministère de l'Agriculture, créée le 4 juillet 1931. Elle publia un ensemble de 11 cartes pour la promotion des vignobles français. La carte est décorée de deux personnages en costume traditionnel, d'une ancre marine portant les noms de Sète, Narbonne et Perpignan, et de trois tonneaux de vin portant les noms de Béziers, Nîmes et Montpellier. Les bordures sont décorées de grappes de raisin et feuilles de vigne. Les vignobles sont représentés par une grappe de vin rouge pour les vins rouges et rosés, et jaune pour les vins blancs. Rémy Hétreau (1913-2001) était un graveur, dessinateur et illustrateur. Il étudia à l'École Boulle où il se familiarisa avec les techniques artistiques. Grand nom de la décoration et de l'imagerie, il est connu pour ses peintures murales à la Maison de l'Amérique Latine à Paris et à l'École Nationale des Douanes. On lui confia souvent l'organisation et la décoration d'expositions sur la technique française, au Canada ainsi qu'en Amérique du Sud. Bel exemplaire. Deux petites déchirures marginales restaurées.
Jeu de la Victoire.
Paris, Imp. Chambrelent, [1919]. 277 x 370 mm ; monté sur carton.
Jeu de l'oie imprimé en couleurs, composée de 63 cases, avec la règle imprimée au centre. Conçu juste après la fin de la Première Guerre mondiale, ce jeu présente une France victorieuse mais meurtrie, et une Allemagne criminelle. Y sont représentés, côté français, les victoires et les emprunts pour la Défense Nationale, et côté allemand, la violation de la neutralité belge, les bombardements des civils et des ambulances, des crimes (exécutions d'Eugène Odent, maire de Senlis, en 1914, et de l'infirmière britannique Édith Cavell en 1915) et rapines. La dernière case montre des soldats des armées alliées, foulant aux pieds l'Aigle allemand. Les angles sont illustrés de quatre scènes. Traces de poussière, petites déchirures dans les marges, manque de papier dans l'angle inférieur gauche, bords du carton écornés. D'Allemagne, p. 216 ; Excelsior, Dimanche 24 août 1919, p. 5.