Livres anciens - Livres de voyages - Cartes géographiques anciennes
[NORMANDIE/COULIBŒUF] Carte topographique du canton de Coulibœuf.
1839. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,70 x 1,03 m ; étiquette au dos de l'éditeur E. Andriveau-Goujon.
Carte figurant les environs proches de Coulibœuf dans le Calvados, aujourd'hui Morteaux-Coulibœuf, dressée par Simon, géomètre en chef du cadastre. Elle est issue de l'Atlas du Calvados, conçu sous les auspices du préfet du département. Elle s'étend au nord jusqu'à Escures, au sud jusqu'à Vignats, à l'ouest jusqu'à Poussendre et à l'est jusqu'à Les Moutiers-en-Auge. Signé par l'auteur. Bel exemplaire avec contours aquarellés à l'époque.
Plan du réduit de Sospel.
1740-1748. 558 x 427 mm.
Plan manuscrit du réduit de Sospel Plan manuscrit, encre brune et lavis, montrant le plan d’une église entourée de fossés, transformée en fortin militaire. Le plan indique l’église qui sert de réduit d’où ces murailles n’ont que deux pieds d’épaisseur, des galeries de madriers, les fossés et les plates-formes au-dessus des fossés, le corps de garde, un pont, une redoute… En dehors du titre, l’endroit n’est pas nommé, peut-être s’agit-il de la chapelle Saint-Pancrace à l’Escarène, près de Sospel, dont on sait qu’elle servit de fortin pendant la Guerre de Succession d’Autriche. Traces de pliures, petites déchirures restaurées.
France revised and augmented, the attires of the French and situations of their cheifest cityes.
Londres, Thomas Bassett and Richard Chiswell, [1676]. 402 x 522 mm.
Très belle et rare carte à bordures de la France, gravée par Dirck Gryp pour l'atlas de John Speed intitulé A Prospect of the Most Famous Parts of the World. Elle est décorée d'un cartouche de titre orné en tête des armoiries royales et de deux Neptune. Dans le style des cartes hollandaises de cette époque, elle est encadrée de trois bordures décoratives. La bordure supérieure est décorée de huit vues de grandes villes françaises : Angers, Poitiers, Orléans, Paris, Rouen, La Rochelle, Bordeaux et Calais ; les bordures latérales sont ornées de dix vignettes figurant le roi et la reine de France, et des personnages de différentes classes sociales. Texte anglais au verso intitulé "The Description of France". John Speed était un historien et cartographe anglais qui a popularisé le travail de son prédécesseur Saxton. Son atlas, dont la première édition fut publiée en 1627, est le premier atlas général imprimé à être compilé par un Anglais. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Petites restaurations marginales.
Plan des fermes de la Pilardière et de la Bergerie situées dans les communes de Suré et de Chemilly.
[circa 1840]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 648 x 978 mm.
Grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, des terres appartenant à deux fermes situées à cheval sur les communes de Suré et Chemilli, à la limite du parc naturel régional du Perche. Y sont figurés la route de Mamers à Bellême et les chemins, la rivière de Clinchmaps, les fermes, et les terres qui sont aquarellées différemment en fonction du type de culture. Un cartouche détaille le nom des parcelles, leur type de culture et leur surface. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Entoilage fragilisé et en partie déchiré le long d'une pliure, traces de décharge le long des pliures longitudinales.
Plans de partie des forêts de La Ferté sur Mance, divisées en 20 couppes compris la forêt des Brosses.
1747. 505 x 772 mm.
Grande carte manuscrite, encre et aquarelle, de la forêt des Loges, et des bois de Chaudeney et de Lancque, situés à l’ouest de l’actuelle commune de Laferté-sur-Amance, en Haute-Saône. Y sont figurés les cours d’eau et un moulin, les chemins, les villages d’Anrozey (dessiné en dehors du cadre) et de Bize, la grange de la Thuillière, et les forêts qui sont divisées en 13 parcelles dont les coupes sont prévues de 1753 à 1765. Les parcelles sont délimitées par des bornes (marquées par un B) et les coupes sont séparées par des fossés (marqués en jaune). Les bois sont figurés par de petits arbres dessinés sur le plan. Le plan a été dressé par Joseph Taboureux, arpenteur du roi au baillage de Chaumont en Bassigny. Il a été "fait en exécution de l'arrêt de Nos Seigneurs de la Table de marbre au souverain le 29 juillet 1747". Cette curieuse expression des seigneurs de la table de marbre désigne la juridiction d'appel des procès en matière d'eaux et forêts, dont le siège se trouvait au Palais de Justice à Paris. La carte est orientée, l'échelle est en perches. Traces de pliures, fentes comblées et doublées au niveau des deux pliures principales, traces de froissement dans les marges.
[BELLE-ÎLE-en-MER] Carte particulière et détaillée de lisle de Belle Isle avec les attaques de l’escadre anglaise le 8 et 22 avril 1761.
[circa 1765]. 610 x 870 mm, entoilée, accompagnée d’une légende manuscrite séparée, 290 x 875 mm, également entoilée.
Carte manuscrite signée, à l’encre brune, lavis et aquarelle, représentant Belle-Île-en-Mer (Morbihan) lors des attaques menées par la flotte britannique en avril 1761. Elle est orientée par une rose des vents, le nord se situant en haut et à gauche du dessin ; l’échelle est de 2 pouces pour 1000 toises. On y voit les différentes localités ainsi que les nombreux chemins qui traversent l’île : les noms des bourgs, villages et hameaux sont mentionnés et les constructions sont rehaussées de rouge ; les limites des quatre paroisses (Le Palais, Sauzon, Bangor et Locmaria) sont représentées par des tirets rehaussés de vert ou de rouge. Au large de l’île sont représentés les navires ennemis : dans la grande rade, visible dans la partie droite du dessin, se trouve l’escadre anglaise venue mouiller le 7 avril 1761, soit une vingtaine de navires ; la carte montre aussi la route suivie par les bateaux plats qui portèrent les troupes de débarquement à terre. On remarque aussi, dans les environs de la pointe de Kerdonis, trois endroits où eurent lieu des opérations : l’anse Mermane, où 100 grenadiers anglais ont débarqué le 8 avril avant d’être repoussés par les troupes du régiment de Bigorre ; l’anse de la Perrière, ou anse d’Estival, du nom du capitaine de grenadiers du régiment de Nice, qui y détruisit 100 grenadiers anglais avec sa seule compagnie ; et la Dent du Chien, par où les Anglais ont débarqué avec 2000 hommes le 22 avril 1761. Dans la partie gauche de la carte, on aperçoit la rade de Sauzon où un détachement de l’escadre anglaise, composé d’une quinzaine de navires, est venu mouiller le 8 avril pour effectuer une fausse attaque sur le port ; ce détachement reçut du renfort le 22 du même mois afin d’accentuer la menace sur Sauzon. La légende, copiée sur une feuille à part, est divisée en plusieurs compartiments séparés par des traits épais à l’encre noire : dans la partie centrale se trouve le titre de la carte, suivi de l’échelle en toises ; en-dessous est indiquée la légende des batteries de la côte, accompagnée d’observations relatives à l’escadre ; la partie gauche présente une description historique, chronologique et géographique de l’île, et la partie droite contient le récit de la prise de Belle-Île par les Anglais en 1761. Après la défaite de la flotte française à la bataille des Cardinaux (1759), les autorités britanniques prirent la décision de s’emparer de Belle-Île, afin d’en faire une base militaire permettant d’organiser des attaques contre le continent. La flotte anglaise, commandée par l’amiral Keppel, arriva au large de Belle-Île le 6 avril et, après l’échec d’un premier débarquement, permit aux troupes britanniques de débarquer le 22 avril 1761. La citadelle du Palais, pourtant bien équipée, tomba le 7 juin après un siège de 46 jours. L’île fut occupée pendant deux ans avant d’être restituée à la France, conformément au traité de Paris (1763). On lit, dans l’angle inférieur droit de la légende : « Levée et dessinée par de Taille commandant les garde-côtes ». Alexandre de Taille était cartographe et capitaine général des garde-côtes à Belle-Île ; il est mentionné dans un manuscrit conservé à la bibliothèque municipale de Quimper (Ms. 11). Cf. Cérino (Christophe), Ressources marines et économie de subsistance, Presses universitaires de Provence. Une autre version manuscrite de cette carte, du même auteur, est conservée à la BnF, département des Cartes et Plans, sous la cote GE SH 18 PF 51 DIV 4 P 14. Elle est présentée différemment, la légende manuscrite étant disposée à gauche et à droite du dessin, et semble plus récente avec une partie historique réactualisée jusqu’en 1771. Sur la carte, mention ajoutée « Carte appartenant au Capne Feray » dans l’angle inférieur droit. Traces de plis, quelques taches et mouillures, déchirures avec petits manques de papier, restaurations à la bande adhésive, la toile est décollée par endroits.
[CANAL de BEAUCAIRE] Plan général des canaux concédés à la compagnie des canaux de Beaucaire et d'Aiguesmortes et des propriétés qui lui appartiennent.
Avril 1833. En deux feuilles coupées en 19 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,45 x 1,18 m ; étiquette au dos portant le titre et la date en manuscrit.
Rare et grande carte figurant la région comprise entre Le Grau-du-Roi sur la Méditerranée, dans le département du Gard, et la ville de Tarascon, située près de la rive gauche du Rhône, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle a été dressée par Paulin Talabot, ingénieur des Ponts et Chaussées, chargé de la direction des travaux de la Compagnie du Canal de Beaucaire. Elle a été lithographiée par Thiery frères, et publiée en avril 1833. Société civile fondée le 17 floréal an IX, soit le 7 mai 1801, la Compagnie du Canal de Beaucaire avait pour but d'achever les travaux de creusement du canal de Beaucaire à Aigues-Mortes, et de celui de la Radelle entre Aigues-Mortes et Mauguio. En 1811, lorsque le canal de Beaucaire à Aigues-Mortes est inauguré, la compagnie achève enfin des travaux si souvent entrepris et abandonnés depuis deux siècles. Comptant parmi ses membres de grands négociants et banquiers montpelliérains, elle se développe peu à peu. Outre la perception des droits de navigation, elle reçut des terrains immenses qu'elle mit en valeur. L'autre tâche essentielle de la compagnie était l'assèchement des marais s'étendant entre Beaucaire et Aigues-Mortes. Dès 1831, le maréchal Soult, directeur de la compagnie, s'attache les services d'un jeune ingénieur, Paulin Talabot, l'auteur de notre carte. Celui-ci parachève les travaux antérieurs, notamment ceux de Grangent et de l'ingénieur Bouvier, et surtout permet l'exploitation des marais inférieurs entre Saint-Gilles et Aigues-Mortes. Notre carte montre le canal de Beaucaire à Aigues-Mortes, ainsi que les terrains et les propriétés appartenant à la compagnie, ici aquarellés en vert. Au bas de la carte se trouvent les itinéraires des canaux de Beaucaire, de la Radelle, du Bourgidou, de Sylvéréal et de Peccais, ainsi qu'un profil en long du canal montrant les biefs de Charenconne, de Nourriguier, de Broussan et d'Aiguesmortes. La carte montre également les postes, les cabanes, les pêcheries et les redoutes. Le nord est situé au bas de la carte. Notre exemplaire est enrichi d'une légende manuscrite sur la partie gauche de la carte. Cette légende, intitulée Canaux du département de l'Hérault, comprend la liste de ces canaux avec leurs distances : canal de Lunel (10 870 m), canal latéral à l'étang de Mauguio (10 610 m), canal des Étangs (28 222 m), canal de Cette, ancienne orthographe de Sète (1 530 m), canal de la Peyrade (2 986 m) et canal du Lez (11 410 m). Notes manuscrites au crayon au bas de la carte. Bel exemplaire. L'étiquette au dos présente des taches et des déchirures. Dumas, Statistique géologique, minéralogique, métallurgique et paléontologique du département du Gard, Première partie, 1875, p. 219 ; Le Charivari, n°176 du 25 juin 1842, article intitulé Par quel canal M. Soult voudrait faire passer la fortune de l'État.
[SAINT-LAURENT-du-VAR] Plan de la défense du pont du Var par le Corps d'Armée aux ordres du lieutenant général Suchet.
[circa 1820]. 148 x 196 mm.
Beau plan figurant la défense du pont de Saint-Laurent-du-Var par le général Suchet contre l'armée austro-sarde, dressé par Suchet lors de la Campagne de Napoléon de 1800, dessinée et gravée par Ambroise Tardieu, cartographe et graveur pour le Dépôt de la Marine et le Dépôt des Fortifications, dont il dirigea les travaux de 1811 à 1814. Légende indiquant l'emplacement des troupes françaises et autrichiennes. Bel exemplaire.
[BORDEAUX] Plan de la ville de Bordeaux.
Bordeaux, Fillastre Frères, 1853. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 600 x 915 mm ; sous étui de l'éditeur.
Très grand plan détaillé de la ville de Bordeaux, gravé par Jean-Baptiste Tardieu. Y figurent les nombreuses constructions réalisées dans la première moitié du XIXe siècle : la place des Quinconces, aménagée entre 1810 et 1828 à l'emplacement du Château Trompette ; l'Hôpital Saint-André, construit entre 1825 et 1829, en remplacement du vieil hospice ; le Palais de Justice édifié entre 1836 et 1846 ; ou encore le Pont de Pierre, construit sur ordre de Napoléon Ier entre 1810 et 1822, entre la place de Bourgogne, actuelle place de Bir Hakeim, et la place du Pont, actuelle place Stalingrad. Au bas du plan figurent une vue du Pont de Pierre et une vue de l'église Saint-André. Avec table de renvois. Le nord est placé à droite du plan. Bel exemplaire.
[LYONNAIS] Carte de l'ancienne ville de Lyon.
[1696]. En 2 feuilles pouvant être jointes et former un plan d'environ 660 x 860 mm.
Spectaculaire plan cavalier de Lyon orienté à l'est. Il est décoré des armoiries de France et de la ville de Lyon, de trois angelots figurant les vents Eurus, Auster et Chorus, et de deux cartouches dont l'un est orné des représentations allégoriques de la Saône et du Rhône. Le texte contenu dans ces cartouches nous apprend que la ville est représentée telle qu'elle était sous les règnes de François Ier et Henri II, ainsi que les changements qui y ont été apportés depuis. Ce plan gravé par Nicolas Henri Tardieu fut commandé par le père Claude François Menestrier, célèbre historien jésuite originaire de Lyon, pour illustrer son Histoire Civile ou Consulaire de la Ville de Lyon. Graveur au burin, Tardieu fut l'élève de Lepautre puis de Gérard et Bernard Audran. Exemplaire parfaitement conservé, réenmargé sur papier de l'époque. De la plus grande rareté. Deux faux plis sans gravité. Tooley Revised Edition, tome 4, p. 247.
Carte de France physique et administrative. La France actuelle et ses anciens défenseurs.
Paris, Binet, 1838. 520 x 645 mm.
Très rare et belle carte de la France divisée par départements, dressée par Pierre Antoine Tardieu, et gravée par Gabriel-Xavier Montaut et François Houiste. Cette carte est un hommage de l'auteur au Premier Empire et à l'empereur Napoléon, mort en 1821. Elle est encadrée d'une superbe bordure montrant les portraits de l'empereur et des vingt maréchaux et généraux qui se sont illustrés lors de ses campagnes : Foy, Ney, Lannes, Eugène, Mortier, Lamarque, Masséna, Cambronne, Brune, Daumesnil, Junot, Berthier, Marceau, Lasalle, Hoche, Desaix, Poniatowski, Lefebvre, Kléber, et Augereau. Tous sont mis en scène dans un décor de bataille. Le général Desaix et le général Kléber, notamment, sont représentés lors de la Campagne d'Égypte. Napoléon, le chef des armées, est représenté à cheval, entouré d'une aura lumineuse, l'aigle impérial veillant au-dessus de sa tête. À ses pieds reposent un Code Napoléon, une palette de peintre symbolisant sa contribution dans le domaine des Arts, ainsi que des attributs militaires et des éléments illustrant la Campagne d'Égypte. De chaque côté de la carte figurent deux monuments érigés sur ordre de Napoléon : à gauche, la Colonne d'Austerlitz ou Colonne Vendôme, érigée en 1810 pour commémorer la victoire d'Austerlitz, à droite, la Fontaine de la Victoire ou Fontaine du Châtelet, construite en 1808 pour célébrer les victoires marquantes de l'Empire lors des batailles de Lodi et de Marengo (Italie), des Pyramides (Égypte), d'Ulm (Allemagne), et de Dantzick en Pologne. Ces portraits, ainsi que tous les éléments décoratifs, ont été dessinés par le peintre et lithographe Victor Adam. Très rare. Il existe une autre édition de cette carte, publiée en 1852 par Fatout. Nous n'avons pas trouvé d'édition antérieure à la nôtre, datée de 1838, on peut donc penser qu'il s'agit de la première. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites déchirures marginales restaurées. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 680 (édition de 1852).
[NANTES] Carte des environs de Nantes.
Nantes, Forest, [circa 1820]. En 9 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 354 x 479 mm.
Carte bien détaillée des environs de Nantes, d'après la carte de Cassini. Bel exemplaire.
[ARDENNES] Maubert Fontaine.
Paris 1634 104 x 153 mm.
Vue gravée de la ville de Maubert-Fontaine en Champagne-Ardenne, issue des Plans et profilz des principales villes de la province de Champagne. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il produisit des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Bel exemplaire.
[BERRY] Carte de Berry.
[1634]. 364 x 511 mm.
Belle carte de la province historique du Berry, dressée par Christophe Tassin pour son atlas intitulé Les Cartes générales de toutes les provinces de France. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré d'une tête de monstre marin, et d'une rose des vents. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il réalisa des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Bel exemplaire. Pastoureau, TASSIN II A, 23.
[CHAMPAGNE] Dormans.
Paris 1634 105 x 151 mm.
Vue gravée de la ville de Dormans en Champagne, issue des Plans et profilz des principales villes de la province de Champagne. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il produisit des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Bel exemplaire.
[Coste de Guyenne et coste de Biscaye].
Paris 1634 222 x 330 mm.
Carte figurant les régions voisines de la frontière franco-espagnole allant de Soustons dans les Landes jusqu'à San Sebastian dans le pays basque espagnol. Les villes de Dax, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz, Fontarrabie (Hondarribia) ou San Sebastian sont nommées. La mer est ornée d'une rose des vents, de 4 navires et d'un monstre marin. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il produisit des collections variées de petites cartes et plans. Bon exemplaire. Pastoureau, TASSIN V Aa, 24.
[NORMANDIE] Carte de Normandie.
[Paris, 1634]. 368 x 520 mm.
Très rare et belle carte de la Normandie, dressée par Christophe Tassin pour son atlas intitulé Les Cartes générales de toutes les provinces de France. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un cartouche contenant l'échelle des distances. Ce dernier est décoré d'une belle et grande vignette figurant le dieu Neptune armé de son trident, chevauchant un char tiré par des monstres marins. La mer est décorée d'une rose des vents et de voiliers. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il réalisa des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Défauts à la pliure centrale. Pastoureau, TASSIN II A, 13.
[YVELINES] Meulan.
[Paris, 1634]. 105 x 153 mm.
Vue gravée de la ville de Meulan dans les Yvelines, issue des Plans et profilz des principales villes de la province de Normandie. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il produisit des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Bel exemplaire.
[ÉTANG de BERRE & MARSEILLE] [Carte particulière des costes de Provence].
[Paris, 1634]. 523 x 372 mm.
Très rare et belle carte des côtes de la Provence entre Fos-sur-Mer et Cassis, avec les îles du Frioul et le Château d'If, sur l'île du même nom. Elle a été dressée par Christophe Tassin pour son atlas intitulé Les Cartes générales de toutes les provinces de France. La carte montre l'étang de Berre, nommé Mer de Berre, ainsi que les villes et villages principaux, en particulier Istres, Aix-en-Provence, Vitrolles, Marignane, Aubagne, orthographié Aubaignes, Marseille, avec Notre-Dame de la Garde, le Cap de la Croisette, ou encore Cassis. Dans l'archipel du Frioul, l'île Ratonneau est orthographiée Rotonneau. Sur l'île du Planier, on aperçoit la Tour du Planier. Sur l'île Riou, on remarque la Tour de Rieux. Au large de Cassis figure un îlot appelé Cassidaine. La mer est décorée de voiliers, d'une rose des vents, et d'un monstre marin. Cette carte correspond à la partie occidentale de la Carte particulière des costes de Provence. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il réalisa des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Bel exemplaire. Trace de pliure le long de la pliure centrale, deux petits manques dans la marge gauche. Pastoureau, TASSIN II A, 30.
[ÎLE de RÉ] Carte de l'isle de Ré.
[Paris, 1634]. 104 x 152 mm.
Belle et rare carte de l'île de Ré, issue de Les Plans et profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France. Le nord est placé à droite de la carte. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il produisit des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Minuscules trous de ver dans la marge supérieure.
[ÎLES de LÉRINS] Description du Cap de la Croix, isles Ste Marguerite et St Honorat.
[Paris, 1634]. 525 x 373 mm.
Très rare et belle carte figurant les îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat, formant l'archipel de Lérins dans la baie de Cannes. Cannes est orthographiée avec un seul n, l'actuel Cap de la Croisette est appelé Cap de la Croix, tandis que le Golfe Juan est dénommé Le Gourian. L'îlot de la Tradelière est appelé Terre de lierre, et l'île Saint-Ferréol, Saint Fériol. Sur l'île Sainte-Marguerite figurent le fort de Monterey, orthographié Monteraij, le fort de Ragon ou Aragon, et le Fort Royal, plus souvent appelé Fort Vauban, construit sous Richelieu pour la défense des côtes de Provence. L'emplacement du Fort Royal est aujourd'hui occupé par le Musée de la Mer. Sur l'île Saint-Honorat, on peut voir le monastère fortifié de Lérins. Lors de la Guerre de Trente Ans, les îles de Lérins furent occupées par les Espagnols entre 1635 et 1637, puis reprises par les Français en 1637. La carte est décorée d'une grande rose des vents, de navires et d'un monstre marin. Le nord est placé au bas de la carte. Ingénieur-géographe du roi, Christophe Tassin, connu fréquemment à tort sous le prénom de Nicolas, s'installa comme graveur à Paris où il réalisa des collections variées de petites cartes et plans. Ses petits atlas oblongs sur la France, la Suisse, l'Espagne et l'Allemagne ont fait sa renommée. Exemplaire en très bonne condition. Les parties boisées de l'île Saint-Honorat, et quelques voiliers, ont été aquarellés en vert à l'époque. Deux petits manques dans la marge droite, traces de pliures près de la pliure centrale. Pastoureau, TASSIN II A, 33.
[BERRY] Biturigum. Le Duché de Berry.
Paris, Melchior Tavernier, [1632]. 370 x 488 mm.
Belle carte du duché de Berry, issue de la première édition du Théâtre Géographique du Royaume de France de Melchior Tavernier, publiée en 1632. Constitué en 1360, cet ancien duché du royaume de France couvrait les actuels départements du Cher et de l'Indre. La carte s'étend au nord jusqu'à Gian ou Gien (Loiret), au sud jusqu'à Fleursac ou Fursac (Creuse), à l'ouest jusqu'à Pindray (Vienne), et à l'est jusqu'à La Charité-sur-Loire (Vienne). La carte est décorée d'un titre flanqué des deux tours antiques qui sont à l'origine du nom de la ville de Bourges (Bituris en latin), capitale du Berry, et d'un cartouche contenant l'échelle des distances. Graveur, imprimeur et hydrographe du roi, Melchior Tavernier, frère du célèbre voyageur Jean-Baptiste, fut à l'origine du développement de la cartographie française gravée du XVIIe siècle. Son Théâtre géographique du royaume de France est l'un des atlas français les plus importants du XVIIe siècle. Bel exemplaire. Pastoureau, TAVERNIER II A, 42.
Carte du pais d'Aunis ville & gouvernement de La Rochelle.
Paris Melchior Tavernier 1627 [1632] 375 x 427 mm.
Carte gravée figurant les environs de La Rochelle avec les îles de Ré et Oléron, issue du Théâtre géographique du royaume de France. Elle est ornée de deux cartouches et d'une rose des vents. Bel exemplaire. Pastoureau, TAVERNIER II A ; Gaudillat, p. 120.
[LA ROCHELLE] Inographie de la ville de La Rochelle. 1621.
Paris, Melchior Tavernier, [1621]. 384 x 575 mm.
Très rare plan de la cité fortifiée de La Rochelle en 1621, dessiné et publié par Melchior Tavernier. Il existe une autre version de ce plan, du même auteur, enrichie d'un texte sur 3 colonnes, intitulé "Plan au vray de la ville de La Rochelle avec une ample description du paysage d'alentour observé par le Sieur Bachot, ingénieur, & géographe ordinaire du roy". La Rochelle, qui était alors une place-forte protestante, est représentée à la veille du blocus de la ville par les troupes du roi Louis XIII. Le siège, durant lequel fut construit Fort-Louis (non visible sur le plan) se déroula de 1621 à 1622. Les murailles de la ville sont ici intactes, elles seront détruites lors du second siège organisé par Richelieu en 1628. Le plan est orné d'un cartouche de titre et accompagné de 65 légendes numérotées renvoyant aux lieux les plus remarquables dans la ville de La Rochelle et ses environs, comme les tours, les portes, les corps de garde, les églises, marchés, etc. Bon exemplaire. Petits manques comblés en bas à gauche de l'estampe, angle inférieur gauche refait.
[ÎLE de RÉ] Carte particulière des costes de Poittou Aunis, et de La Rochelle et du fort S.t Louys comme aussy de l'isle de Ré avec ses forts 1627.
[Paris, Melchior Tavernier], 1627 [1632]. 385 x 514 mm.
Belle et rare carte issue du Théâtre géographique du royaume de France, figurant l'île de Ré et les côtes de Vendée entre la Tranche-sur-Mer et Angoulins. L'île de Ré est représentée en 1627, durant le siège de Saint-Martin-de-Ré par Louis XIII et Richelieu face aux huguenots rochelais soutenus par les flottes anglaise et hollandaise. La carte indique les lieux de débarquement des Anglais, les emplacements des armées du roi Louis XIII, ainsi que la zone de "repos" des Anglais devant Saint-Martin. Le blocus de Saint-Martin est également représenté. Au bas de la carte figurent un plan du fort de La Prée, construit en 1625, et un plan du fort de Saint-Martin-de-Ré. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, TAVERNIER II A ; Gaudillat, p. 116.
[ÎLE de RÉ] [Carte particulière des costes de Poittou, Aunis, et de La Rochelle et du fort St Louys comme aussy de l'Isle de Ré avec ses forts].
[milieu du XVIIe siècle]. 39 x 53,5 cm, sur papier mince, et monté sur papier vergé postérieur.
Carte manuscrite, à l'encre brune, de l'île de Ré, du port de La Rochelle et des côtes de la Vendée, entre la Jard-sur-Mer, appelée Jart, et Angoulins. En carton figurent deux plans détaillés des deux forts de l'île de Ré : le fort de La Prée, construit en 1625, et le fort de Saint-Martin-de-Ré. Copie conforme, à l'échelle 1, d'une carte de Melchior Tavernier publiée en 1632, à l'exception du cartouche de titre et de l'adresse de l'éditeur. Cette carte représente l'île de Ré en 1627, durant le siège que firent subir Louis XIII et Richelieu aux huguenots rochelais appuyés par les flottes anglaise et hollandaise. La carte indique les lieux où ont débarqué les Anglais (rade de Lobyé). La carte est orientée, l'échelle est en toises. Le titre a été restitué d'après la carte gravée. Exemplaire replié. Petit manque dans les deux angles inférieurs, sans perte importante, rares piqûres.
[LE PUY-en-VELAY] Carte topographique de l'État-Major. Carte géologique détaillée. Le Puy. Feuille n°186.
Paris, Ch. Béranger, 1861-1893. En 27 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,62 x 1,16 m ; étiquette au dos de l'éditeur Charles Béranger.
Belle et grande carte géologique de la région du Puy-en-Velay, dans le département de la Haute-Loire et région de l'Auvergne, lithographiée en couleurs. Elle a été levée par les officiers du Corps d'État-Major et publiée par le Dépôt de la Guerre en 1861, puis révisée et publiée en 1893. Elle s'étend au nord jusqu'à Saint-Geneys, au sud jusqu'à La Chapelle-Graillouze ou Lachapelle-Graillouse (Ardèche), à l'ouest jusqu'à Thoras, et à l'est jusqu'à Saint-Julien-Boutières (Ardèche). Les explorations et les tracés géologiques ont été faits de 1886 à 1892 par Pierre Termier, ingénieur des Mines, pour la moitié est de la feuille, et par Marcellin Boulle pour la moitié ouest. Les bordures gauche et droite contiennent la notice explicative et la légende des couleurs identifiant les différentes formations sédimentaires. Au bas de la carte se trouve la légende technique. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Armand Dufrénoy et Léonce Élie de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. Bel exemplaire. Mourlon, Bibliographia geologica, Série A, Tome IV, 1902, p. 286.
Aspect général de Versailles, pris à vol d'oiseau du Grand Canal.
Paris, Fatout, [1856]. 570 x 817 mm.
Très grande et superbe vue à vol d'oiseau du château et de la ville de Versailles, dessinée et gravée à l'aquatinte par Jacques Alphonse Testard, imprimée par Alfred Chardon Jeune à Paris, et publiée par Fatout à Paris en 1856. La vue, prise depuis l'ouest, montre au premier plan le Grand Canal, puis le Bassin d'Apollon, l'allée royale, la Colonnade, le Bassin de Latone et tous les bassins agrémentant les jardins, le château, et enfin la ville. Dans les allées évoluent de nombreux promeneurs. Il s'agit d'une vue peu habituelle de Versailles, qui outre le château, offre une belle vue panoramique de la ville. On aperçoit notamment l'avenue de Paris, avec, au départ de l'avenue, les Grande et Petite Écuries, mais aussi la cathédrale Saint-Louis, la paroisse Notre-Dame de Versailles, et les bâtiments du lycée napoléonien, créé en 1803 et nommé lycée Hoche en 1888. Sur le même modèle que notre vue de Versailles, le peintre et graveur Jacques Alphonse Testard a dessiné une vue de Paris et une vue de Rome. Très rare. Nous n'avons trouvé qu'un seul exemplaire dans les collections publiques, conservé à la BnF. Bel exemplaire. Petite déchirure dans la marge inférieure restaurée. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1er janvier 1856, 1856, p. 539, 37.
Plan de Thionville.
[circa 1740]. 380 x 500 mm.
Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Thionville en Moselle, et portant le détail du plan de la ville et de ses fortifications (avec son système complexe de fossés, bastions, demi-lunes et glacis), et la double couronne qui protège le pont sur la rive droite de la Moselle. À l'extérieur de la ville sont figuré les chemins, les jardins et les champs ainsi que des habitations. Ce très beau plan de Thionville permet de voir le détail du double couronné, construit par Tardif et Dupontal à partir de 1727 pour équilibrer les défenses sur la rive droite de la Moselle. Une partie de ce double-couronné fut détruite lors du creusement du canal de dérivation, commencé en 1746, par l'ingénieur Louis de Cormontaigne, qui édifia ensuite sur la rive droite au-delà de ce canal le couronné d'Yutz avec sa monumentale porte de Sarrelouis et les deux ponts écluses. L'échelle est en toises. Légères traces de pliures. Très belle condition, coloris très frais.
Nieuwe kaart van Frankryk.
Amsterdam, [circa 1730]. 329 x 375 mm.
Belle carte de la France aquarellée à l'époque.
LYON (Rhône).
Paris, Benard, [circa 1850]. 221 x 292 mm.
Estampe figurant la ville de Lyon, dessinée et lithographiée par Tirpenne et Monthelier. Bel exemplaire.
MONT-DE-MARSAN (Landes).
Paris Benard circa 1850 221 x 295 mm.
Estampe figurant la ville de Mont-de-Marsan, dessinée d'après nature et lithographiée par Tirpenne et Monthelier. Bel exemplaire.
TARBES (Hautes Pyrénnées).
Paris Benard circa 1850 219 x 281 mm.
Estampe figurant la ville de Tarbes, dessinée d'après nature et lithographiée par Tirpenne et Monthelier. Bel exemplaire.
VERSAILLES (Seine et Oise).
Paris, Benard, [circa 1850]. 222 x 293 mm.
Estampe figurant la ville de Versailles, lithographiée par Tirpenne et Monthelier, d'après le croquis fait sur les lieux par les mêmes. Infimes rousseurs dans la marge droite.
[Plan manuscrit de la rade de Toulon].
[circa 1700]. 245 x 324 mm
Belle carte manuscrite, à l'encre et au lavis, sans nom ni légende, montrant la rade de Toulon avec la presqu’île de Saint-Mandrier. Elle figure les contours de la côte avec indication des hauts fonds, et situe les nombreux forts qui entourent et protègent la rade. L’on voit également très bien la silhouette de la ville de Toulon avec ses fortifications et les deux grands bassins de l’arsenal. Cette carte provient d’un recueil et porte au verso la légende manuscrite de la carte qui la suivait. L'encadrement de cette légende est visible au recto. Petite déchirure dans la partie supérieure restaurée.
[LAVAUR] Diocèse de Lavaur.
Paris, H. Jaillot, 1683. 351 x 451 mm.
Rare carte figurant le diocèse de Lavaur au nord-est de Toulouse, dressée par Jean Trinquier, curé de la paroisse Saint-Sernin de Cadix, et dédiée à Charles Le Goux de La Berchère, nommé évêque de Lavaur en 1677. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré de deux anges portant les armoiries du dédicataire. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.
[LE CREUSOT] Le Creusot. (1847). Saône et Loire. Vue prise du nord au sud.
Paris, Lemercier, 1847. 480 x 708 mm.
Belle et rare vue générale de la ville du Creusot dans le département de Saône-et-Loire, dessinée par Pierre Trémaux, lithographiée en deux tons par Théophile Blanchard, imprimée et publiée par Lemercier à Paris en 1847. La ville du Creusot devient le symbole de l’industrialisation française du XIXe siècle, lorsque les usines de la famille Schneider s'y implantent en 1836. La ville devient l'un des premiers centres de sidérurgie et de métallurgie en France. Entre 1837 et 1847, la population passe de 2 700 à 7 500 habitants. Cette vue de Pierre Trémaux est prise depuis le nord en regardant vers le sud, avec au premier plan, dégageant d'épaisses fumées noires, les usines Schneider, situées le long du canal par lequel étaient acheminés le bois et le charbon avant l’arrivée du chemin de fer. À l'arrière des usines, on peut voir l'ancienne fonderie royale de 1785 avec sa petite place, et à droite de la fonderie, les hauts-fourneaux. Dans le fond, sur la gauche, se trouve le Château de la Verrerie. Anciennement manufacture de cristaux de la Reine, le Château de la Verrerie fut vendu en 1837 aux frères Adolphe et Eugène Schneider, qui entreprennent, dès 1847, des transformations pour en faire l'une des résidences de la famille durant plus d'un siècle. Vendu en 1969 à la ville du Creusot, il abrite depuis 1971 le Musée de l'Homme et de l'Industrie, ainsi que l’Écomusée et le siège de la communauté urbaine Creusot Montceau. Sur la droite se trouvent les logements ouvriers construits par la famille Schneider, et au centre l'église Saint-Laurent. Pierre Trémaux est un architecte, explorateur, orientaliste et photographe français, né à Charrecey en Saône-et-Loire en 1818. En 1840, il est admis aux Beaux-Arts de Paris, et devient l'élève de l'architecte Léon Vaudoyer. En 1845, il reçoit le second grand prix de Rome d’architecture. Il travaille par la suite pour les établissements Schneider au Creusot, pour lesquels il réalise des aquarelles, des vues panoramiques et des plans du site industriel, incluant usines et logements ouvriers. Notre estampe a été lithographiée d'après l'une de ces aquarelles, ayant pour titre Vue d’ensemble de la ville du Creusot avec au premier plan les bâtiments de l’ancienne fonderie royale. À partir de 1847, il entreprend plusieurs voyages en haute Égypte et au Soudan oriental. Il visite des villes comme Tunis, Tripoli, Alexandrie et remonte le Nil jusqu'en Nubie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'exploration, dont le Voyage au Soudan oriental et dans l'Afrique septentrionale, publié en plusieurs livraisons à partir de 1858, et l'ouvrage Parallèles des édifices anciens et modernes du continent africain, publié entre 1864 et 1868. Cette très rare vue est vraisemblablement la première vue générale du Creusot et des usines Schneider, et précède de quelques années celle de François Bonhommé et Eugène Cicéri, publiée par Goupil en 1855. Bel exemplaire. Petite déchirure restaurée dans la marge droite, quelques traces de pliure, dos empoussiéré. Laran, Inventaire du fonds français après 1800, Tome deuxième, Beauquesne-Bocquet, 1937, p. 498, 3 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Septembre 1847, p. 446, 1011.
[INONDATIONS de 1910] Commission des Inondations. Plan de Paris indiquant les zones inondées par la crue de 1910 et rappelant les zones d'inondation superficielle de 1658.
Paris, Librairie Chaix, 1910. 0,93 x 1,18 m.
Très rare plan mural de Paris, montrant les zones inondées par la crue de 1910 et les zones d'inondation de 1658. Il a été dressé pour la Commission des Inondations par Léon Claude Boreux, inspecteur général des Ponts et Chaussées, chargé du Service Technique de la Voie Publique et de l'Éclairage de la Ville de Paris, et Paul Henri Tur, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, et adjoint de Boreux. En bleu sont signalées les zones d'inondation des voies publiques, en saumon, les zones d'inondation des caves. Les limites des zones situées en contrebas de la crue de 1910 sont indiquées par un trait rouge, les limites des zones d'inondation de la crue de 1658 par un trait vert. Les cotes rouges indiquent l'altitude au sol, les cotes bleues, l'altitude atteinte par la crue de 1910. La crue de la Seine de 1910, souvent qualifiée de crue centennale (soit celle qui peut arriver en moyenne une fois par siècle), est le plus important débordement connu de la Seine après celui de 1658. Il a touché la plus grande partie de sa vallée et, bien qu'il n'ait pas été très meurtrier, a causé d'importants dommages à l'économie régionale, en particulier à Paris. Le 28 janvier 1910, la Seine atteignait son niveau maximal de 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz. Les inondations atteignirent le faubourg Saint-Antoine, le nord des Champs-Elysées, jusqu'à la gare Saint-Lazare. En février 1910, aussitôt après la catastrophe, une Commission des Inondations fut constituée au Ministère de l'Intérieur, afin d'examiner divers projets propres à défendre Paris contre une nouvelle atteinte : surélever les quais, prévoir des barrages réservoirs, creuser le lit du fleuve, ou encore, implanter des stations de pompage. La crue de mars 1658, quant à elle, fut la plus grande inondation enregistrée à Paris. Elle fut plus élevée de 30 à 50 cm que celle de 1910, atteignant 8,96 m à l'endroit du futur pont d'Austerlitz. L’eau inonda la place de Grève, actuelle place de l’Hôtel-de-Ville, le quartier des Halles et la rue Saint-Honoré. Sur la rive gauche de la Seine, elle a atteint les faubourgs Saint-Marcel et Saint-Victor, ainsi que le quartier Saint-Bernard. Bel exemplaire, replié. Pinon & Le Boudec, p. 120. Very rare wall map of Paris, showing areas flooded by the 1910 flood and the 1658 flood areas. It was drawn for theCommission des Inondationsor Flood Commission, by Léon Claude Boreux, Inspector General of thePonts et Chaussées, in charge of the Technical Service of Public Roads and Lighting of the City of Paris, and Paul Henri Tur, Chief Engineer of thePonts et Chaussées, and assistant of Boreux. The areas of flooding of public roads are shown in blue, the areas of flooding of cellars in salmon. The limits of the zones located below the 1910 flood are indicated by a red line, the limits of the flood zones of the 1658 flood by a green line. The figures in red indicate the altitude on the ground, the figures in blue, the altitude reached by the 1910 flood. The flood of the Seine of 1910, often described as a centennial flood (that can happen on average once a century), is the most important known overflow of the Seine after that of 1658. It affected most of its valley and, although it was not very deadly, it caused significant damage to the economy of the region, especially in Paris. On January 28, 1910, the Seine reached its maximum level of 8.62 meters on the hydrometric scale of the Pont d'Austerlitz. The floods reached the Faubourg Saint-Antoine, north of the Champs-Elysées, as far as the Saint-Lazare station. In February 1910, immediately after the disaster, a Flood Commission was set up at the Ministry of the Interior to examine various projects designed to defend Paris against a new attack: raising the quays, providing for reservoir dams, digging the bed of the river, or establish pumping stations. The flood of March 1658, meanwhile, was the largest flood recorded in Paris. It was 30 to 50 cm higher than that of 1910, reaching 8.96 m at the location of the future Pont d'Austerlitz. The water flooded the Place de Grève, now Place de l'Hôtel-de-Ville, the Halles district and the rue Saint-Honoré. On the left bank of the Seine, it reached the faubourgs Saint-Marcel and Saint-Victor, as well as the district Saint-Bernard. Beautiful copy, folded. Pinon & Le Boudec, p. 120; not in Vallée.
[PÉTROLE] Le pétrole en France.
Paris, Union des Chambres Syndicales de l'Industrie du Pétrole, 1955. 0,97 x 1,22 m.
Imposante carte en couleurs illustrant l'industrie pétrolière en France en 1955, réalisée pour l'Union des Chambres Syndicales de l'Industrie du Pétrole. Les zones de couleur orange désignent les régions comprenant des roches cristallines ou métamorphisées (transformation de roches sous l'effet de causes naturelles diverses), ainsi que des gisements de pétrole et de gaz ; les zones en vert, les terrains sédimentaires. Les gisements de pétrole sont identifiés par un cercle et un puits de couleur noire, les gisements de gaz par un cercle et un puits de couleur rouge. Les lignes rouges convergeant vers la France correspondent aux courants d'importation de pétrole brut. Les pipelines de gaz naturel sont indiqués par des traits pleins en rouge, les pipelines de produits finis (carburants, combustibles et matières premières pour la pétrochimie) par des traits interrompus en rouge. Les raffineries sont représentées par des cercles oranges dont la taille est proportionnelle à la production. Certaines de ces raffineries sont aujourd'hui fermées, comme Dunkerque (fermée en 2016), Petit-Couronne (2013), Ambès (1987), Pauillac (1986), ou encore Frontignan (1986). À gauche et à droite de la carte sont disposés six diagrammes : Évolution de la production de pétrole brut en tonnes pour la métropole et l'Union Française (comprenant la France et quelques pays d'Afrique de l'Ouest), qui passe de 50 000 tonnes en 1939 à 700 000 en 1954 ; Évolution des importations du Moyen-Orient, de l'Amérique Latine, des États-Unis, de l'Europe orientale et divers pays, entre 1938 et 1954 ; transport de la flotte pétrolière française, passant de 573 000 tonnes en 1940, à 1 470 418 tonnes en 1954 ; Matériel de transport des produits pétroliers, à savoir chalands, wagons-citernes et camions, entre 1938 et 1954 ; Capacités de raffinage, passant de 8 000 tonnes de brut traité en 1938 à 28 000 tonnes en 1956 ; Consommation des produits pétroliers entre 1938 et 1954 (butane, essences, kérosène, gas-oil, fuel-oils et lubrifiants). Au bas de la carte figurent cinq petites cartes de possessions françaises en 1955, sur lesquelles sont marquées les périmètres de recherche de pétrole accordés ou demandés : Madagascar, Sénégal, Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie), Afrique Centrale (Cameroun et Gabon), et Nouvelle-Calédonie. Des annotations au crayon pastel ont été portées sur la carte de l'Afrique du Nord. L'Union des Chambres Syndicales de l'Industrie du Pétrole ou UCSIP a été créée en 1944. En 1990, elle devient l’Union Française des Industries Pétrolières ou UFIP. En 2022, face aux enjeux de la transition énergétique, l’UFIP se transforme et devient UFIP Énergies et Mobilités (UFIP EM) pour mieux refléter le développement des énergies bas carbone. Bel exemplaire, replié et non entoilé. Petite déchirure sans manque à une pliure.
[PÉTROLE] L'Industrie pétrolière française.
Paris, Union des Chambres Syndicales de l'Industrie du Pétrole, Février 1962. 0,97 x 1,14 m.
Imposante carte en couleurs illustrant l'industrie pétrolière en France en 1962, réalisée pour l'Union des Chambres Syndicales de l'Industrie du Pétrole. Les zones en vert clair figurent les terrains sédimentaires, les cercles en vert foncé, les gisements de pétrole, et les cercles en rouge, les gisements de gaz naturel. Les pipelines de pétrole brut sont tracés en vert, les pipelines de produits raffinés par un double trait noir, et les pipelines de gaz naturel en rouge. Les centres de pétroléochimie sont identifiés par une étoile noire, les points d'importation par un cercle noir. Les raffineries en service sont indiquées par un cercle orange accompagné d'un triangle noir : Dunkerque (fermée en 2016), Gonfreville, Donges, Merkwiller, Pauillac (fermée en 1986), Frontignan (fermée en 1986), Lavéra, ou encore La Mède. Les deux raffineries en projet, indiquées par un cercle hachuré d'orange accompagné d'un triangle, sont situées dans la région de Strasbourg. Huit cartes et diagrammes accompagnent la carte de la France : Production de la Zone franc (comprenant la France et quelques pays d'Afrique de l'Ouest) pour le pétrole brut et le gaz naturel entre 1956 et 1961 ; la flotte pétrolière, qui passe de 466 navires pétroliers en 1939, à 3 000 en 1962 ; la capacité de raffinage, qui passe de 8 millions de tonnes en 1939, à 43,7 millions de tonnes en 1962 ; le marché intérieur français en millions de tonnes, entre 1938 et 1961, pour les lubrifiants, les fuel-oils légers et lourds (14,9% à 32,7%), le gas-oil fuel-oil domestique (16,2% à 27%), les carburants auto ou essences (52,7% à 23,9%), et les gaz liquéfiés (0,8% à 3,8%) ; carte et coupe du champ de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, où est situé le plus grand gisement de gaz naturel en France, découvert en 1951, et exploité par les sociétés S.N.P.A., E.D.F., Péchiney et Aquitaine Chimie ; carte de l'Afrique du Nord et du Sahara, indiquant les gisements de pétrole et de gaz naturel en Algérie et en Tunisie, avec en carton, un plan de Hassi-Messaoud, où la société française SN Repal a découvert un champ géant de pétrole en 1956 ; carte du bassin de Fort-Polignac en Algérie, actuelle Illizi, où a été découvert un autre gisement pétrolier en 1956 ; et enfin, carte des côtes du Gabon et du Congo, indiquant les gisements de pétrole et les pipelines de pétrole brut. L'Union des Chambres Syndicales de l'Industrie du Pétrole ou UCSIP a été créée en 1944. En 1990, elle devient l’Union Française des Industries Pétrolières ou UFIP. En 2022, face aux enjeux de la transition énergétique, l’UFIP se transforme et devient UFIP Énergies et Mobilités (UFIP EM) pour mieux refléter le développement des énergies bas carbone. Bel exemplaire, replié et non entoilé.
[Valenciennes].
circa 1760 498 x 1070 mm.
Plan manuscrit sans titre, finement aquarellé à l'époque, non signé et non daté, figurant la ville fortifiée de Valenciennes dans le nord de la France. En 1677, les armées de Louis XIV occupèrent la ville et Valenciennes devint française en 1678 par le traité de Nimègue. La ville devint l'une des principales places fortes françaises du Nord, fortifiée par Vauban. Le plan est orné d'un cartouche décoratif dessiné en noir. Pliures anciennes, deux petits manques aux intersections restaurés.
[HAUTE-SAVOIE/CHAMONIX-MONT-BLANC] Environs de Chamonix extraits de la carte du massif du Mont Blanc (Édition touristique).
Paris, Girard et Barrère, 1934. 481 x 428 mm.
Carte figurant les environs de Chamonix-Mont-Blanc en Haute-Savoie, levée par Henri et Joseph Vallot, dressée et dessinée par Henri Vallot. Dixième édition revue en 1934, et publiée par Émile Girard et Henry Barrère à Paris. La première a été publiée en 1907. Cette feuille est extraite de la grande carte du massif du Mont-Blanc levée par les auteurs. Ses limites sont, au nord, l'Aiguille Pourrie, l'Hôtel La Flégère et le village du Lavancher, au sud, le glacier de Taconnaz, à l'ouest, le village de Bel Achat, et à l'est, la Mer de Glace et l'Allée Verte. L'échelle est au 1/20 000e. Les courbes de niveau, ainsi que leurs cotes d'altitude, et toutes les lignes de contour du terrain sont teintées, en bistre pour le sol et en bleu pour les glaciers (Mer de Glace, glaciers des Nantillons, de Blaitière, des Pèlerins, des Bossons). Les cours d'eau, dont l'Arve est le principal, et les petits lacs sont également en bleu. Les routes carrossables, les chemins muletiers entretenus, les chemins non entretenus ou sentiers de piétons, les pistes ou passages, sont en rouge ; les ponts, passerelles, chemins de fer, stations, passages à niveau, viaducs, tunnels, maisons et clôtures, églises, clochers, et chapelles, sont en noir, tout comme les points trigonométriques. Il en est de même de la lettre et d'un certain nombre de cotes les plus importantes. La carte indique également les chalets, les hôtels (Hôtel La Flégère) et les buvettes. Pour Chamonix, l'auteur a indiqué le casino, la gare, la Villa Vallot, l'église anglaise, et les écoles. Les bois, qui ne figurent pas sur la première édition et sur d'autres éditions avant 1934, sont en vert. Cette carte, basée sur une triangulation et des levés absolument nouveaux, constitua pour l'époque un document scientifique d'une réelle importance. Henri Vallot (1853-1922), ingénieur français, joua un rôle prépondérant dans la cartographie détaillée du massif du Mont-Blanc. Aux côtés de son cousin Joseph Vallot (1854-1925), il participa, à partir de 1887, à de nombreuses expéditions scientifiques visant à améliorer la cartographie du massif. Joseph Vallot fut le fondateur et directeur de l'Observatoire du Mont Blanc. Le premier bâtiment, édifié en 1890 sur ses propres plans et avec l'aide de la municipalité de Chamonix et des guides de la vallée, fut agrandi en 1892, puis reconstruit en 1898. Cet observatoire abrita de nombreuses expéditions scientifiques sur des sujets aussi divers que la météorologie, la glaciologie, la physique ou la physiologie liée à l'altitude. Joseph Vallot laissa une empreinte importante sur l'histoire de la science en montagne, mais aussi sur celle de Chamonix et du Mont-Blanc. Bel exemplaire. Marques légères de pliures. Références bibliographiques pour la première édition de 1907 : Le Globe, Journal géographique. Organe de la Société de géographie de Genève, Tome quarante-septième, 1908, pp. 118-119 ; Hulot & Rabot, La Géographie. Bulletin de la Société de géographie, Tome XVIII, 1908, p. 359 ; Société de géographie commerciale de Paris, 1907, p. 724.
Costes de Provence. Fréjus, Antibes, Nice, Monaco.
[circa 1750]. 366 x 444 mm.
Jolie carte manuscrite, encre et aquarelle, comprenant le comté de Nice, délimité par les villes de Draguignan, Castellane et Ubaye à l'ouest, Barcelonnette au nord, Coni et Triora à l'est, et la côte méditerranéenne entre Fréjus et San Remo au sud. Les villages y sont figurés par de petits cercles à l'encre rouge, les bourgs plus importants par de petits châteaux ou le plan des fortifications, les rivières et les lacs sont tracés à l'encre bleue, et les montagnes sont représentées par de petits monts tracés à l'encre noire; les principaux lacs et cols sont nommés (dont la vallée des Merveilles). L'échelle est en lieues, le titre est inscrit au dos. Traces de pliures, et 2 minuscules manques.
Les étrangers à Paris. Visite avec itinéraire à ses principaux monuments.
Paris, G. Gautier, 1855. En 4 feuilles montées sur carton fort doublé de percaline moirée et repliées, de 495 x 630 mm.
Beau plan de Paris lithographié en couleurs, monté à la manière d'un plateau de jeu, orné de nombreuses vignettes figurant les monuments de Paris et des environs. Les itinéraires d'un monument à l'autre sont indiqués à l'aquarelle rouge. Avec 56 légendes. Coloris de l'époque. Rousseurs. Vallée, 1339.
AUCH (Gers).
Paris, Benard, [circa 1850]. 210 x 299 mm.
Estampe figurant la ville d'Auch, dessinée et lithographiée par Viard. Cachet froid de l'éditeur. Bel exemplaire.
AUXERRE (Yonne).
Paris Benard circa 1850 220 x 291 mm.
Estampe figurant la ville d'Auxerre, dessinée d'après nature et lithographiée par Viard. Bel exemplaire.
LYON (Rhône).
Paris, Benard, [circa 1850]. 217 x 302 mm.
Très belle vue panoramique de Lyon, dessinée et lithographiée par Viard. Etat parfait.
MACON (Saône et Loire).
Paris Benard circa 1850 210 x 289 mm.
Estampe figurant la ville de Mâcon, dessinée et lithographiée d'après nature par Viard. Bel exemplaire.
PRIVAS (Ardèche).
Paris Benard circa 1850 225 x 298 mm.
Estampe figurant la ville de Privas, dessinée d'après nature et lithographiée par Viard. Bel exemplaire.
PUY (LE) (Haute-Loire).
Paris Benard circa 1850 215 x 292 mm.
Estampe figurant la ville du Puy-en-Velay, dessinée d'après nature et lithographiée par Viard. Bel exemplaire.
RENNES (Ille et Vilaine).
Paris Benard circa 1850 213 x 298 mm.
Belle estampe figurant la ville de Rennes, dessinée et lithographiée par Viard. Cachet froid de l'éditeur. Bel exemplaire.
VALENCE (Drôme).
Paris Benard circa 1850 218 x 297 mm.
Estampe figurant la ville de Valence, dessinée d'après nature et lithographiée par Viard. Bel exemplaire.
[BAYONNE/GÉOLOGIE] Carte géologique détaillée. Bayonne. Feuille n°226.
1935. En 27 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,63 x 1,19 m.
Belle et grande carte géologique de la région de Bayonne, dressée par Pascal Viennot, Maître de conférences à la Faculté de Paris, d'après la carte topographique levée par les officiers du Corps d'État-Major et publiée par le Dépôt de la Guerre en 1856. Elle a été lithographiée en couleurs et publiée en 1935. Les explorations et les tracés géologiques ont été faits de 1921 à 1932. Deuxième édition. Les cartes géologiques consultées pour cette feuille sont la carte géologique générale de la France par les ingénieurs en chef des Mines Élie de Beaumont et Armand Dufrénoy, publiée en 1842, les cartes géologiques du département des Landes publiée en 1873 et 1886, la carte géologique des Pyrénées occidentales françaises publiée en 1927, et la première édition de la présente carte publiée en 1905. Les formations sont identifiées à l'aide d'un système de couleurs : terrains sédimentaires, terrains cristallophylliens, et roches éruptives. Ces formations font l'objet d'une description détaillée de chaque côté. La carte s'étend au nord jusqu'à Soorts-Hossegor et Capbreton, au sud jusqu'à la frontière espagnole, à l'ouest jusqu'à Saint-Sébastien au Pays basque espagnol, et à l'est jusqu'à La Bastide-Clairence. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Dufrénoy et de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. Bel exemplaire. Lamare, Recherches géologiques dans les Pyrénées basques d'Espagne, 1936, p. 19 ; Biblio, Catalogue français, 1935, p. 129.
[MONTPELLIER] Plan de la ville et citadelle de Montpellier, avec ses environs.
[Montpellier, Jean Martel, 1737]. 485 x 733 mm.
Beau et rare plan de la ville de Montpellier et de sa citadelle, gravé par Jean Villaret pour l'Histoire de la ville de Montpellier par Charles d'Aigrefeuille, publiée par Jean Martel à Montpellier en 1737. Il est accompagné de 81 légendes permettant de situer les principaux bâtiments et rues de la ville : la place du Peyrou, choisie pour accueillir la statue équestre de Louis XIV, la place d'armes, les logements des officiers et cazernes, l'Hôtel de Ville, le Palais, les portes, les bastions et demi-lunes, la raffinerie de salpêtre, l'Hôtel de la Monnaie, le Collège de Médecine, etc. Ingénieur géographe né à Montpellier en 1703, Jean Villaret débuta en travaillant à la carte monumentale des Pyrénées avec La Blottière. Entre 1748 et 1754, il fut chargé de lever la carte du Haut-Dauphiné. En 1772, il fut nommé chef des ingénieurs géographes militaires, en remplacement de Jean-Baptiste Berthier, père du maréchal. Il quitta ce poste en 1778. Il serait mort en 1784. Bel exemplaire, replié, très légèrement bruni. Société languedocienne de géographie, Vingtième année, Tome XX, 1897, p. 162, Feuille XXXVIII.
[MONTPELLIER] Plan du siège de Montpellier en 1622, gravé par le S.r Villaret.
Montpellier, Jean Martel, [1737]. 440 x 685 mm.
Beau et rare plan figurant le siège de la place-forte protestante de Montpellier en 1622 par les troupes royales de Louis XIII. Il a été gravé par Jean Villaret pour l'Histoire de la ville de Montpellier par Charles d'Aigrefeuille, publiée par Jean Martel à Montpellier en 1737. Il est accompagné de 29 légendes donnant les noms des bastions et les emplacements du logis du roi, des différents régiments (Montmorency, Vendôme, Luynes), et des tentes du prince de Condé et des maréchaux. Montpellier fut assiégée entre août et octobre, et se rendit le 10 octobre 1622. Ingénieur géographe né à Montpellier en 1703, Jean Villaret débuta en travaillant à la carte monumentale des Pyrénées avec La Blottière. Entre 1748 et 1754, il fut chargé de lever la carte du Haut-Dauphiné. En 1772, il fut nommé chef des ingénieurs géographes militaires, en remplacement de Jean-Baptiste Berthier, père du maréchal. Il quitta ce poste en 1778. Il serait mort en 1784. Très bon exemplaire, replié. Quelques rousseurs, fausse pliure le long de la pliure centrale. Société languedocienne de géographie, Vingtième année, Tome XX, 1897, p. 162, Feuille XXXVI.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 12ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 12.e arrond.t de Reuilly.
Paris, 1883 [1885]. 630 x 803 mm.
Très grand plan du 12ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 13ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 13.e arrond.t des Gobelins.
Paris, 1883 [1885]. 635 x 822 mm.
Très grand plan du 13ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 13ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 83 à 94), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 14ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 14.e arrond.t de l'Observatoire.
Paris, 1883 [1885]. 610 x 787 mm.
Très grand plan du 14ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 14ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 75 à 84), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 15ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 15.e arrond.t de Vaugirard.
Paris, 1883 [1885]. 620 x 768 mm.
Très grand plan du 15ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, et les conduites d'eaux de source, tracées en vert. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 15ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 68 à 77), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 16ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 16.e arrond.t de Passy.
Paris, 1883 [1885]. 1,03 x 0,60 m.
Très grand plan du 16ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 16ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 52 à 67), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. Le plan montre également une partie du bois de Boulogne. En 1852, la propriété du bois de Boulogne fut cédée par Napoléon III à la Ville de Paris, qui fut alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutèrent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui créa pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 17ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 17.e arrond.t des Batignolles Monceaux.
Paris, 1883 [1885]. 626 x 759 mm.
Très grand plan du 17ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 17ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 40 à 52), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. Le plan montre également la commune de Levallois-Perret, jusqu'à la rue Gide, renommée dans les années 30 rue Paul Vaillant-Couturier. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 18ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 18.e arrond.t de la Butte Montmartre.
Paris, 1883 [1885]. 585 x 768 mm.
Très grand plan du 18ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 18ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 31 à 40), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 19ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 19.e arrond.t des Buttes Chaumont.
Paris, 1883 [1885]. 657 x 776 mm.
Très grand plan du 19ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 19ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 18 à 33), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. Le plan montre également les communes de Pantin et du Pré-Saint-Gervais. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Rousseurs à la pliure centrale. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 1er et 2ème arrondissements] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 1.er arrond.t du Louvre - 2.e arrond.t de la Bourse.
Paris, 1883 [1885]. 592 x 752 mm.
Très grand plan des 1er et 2ème arrondissements de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, et les conduites d'eaux de source, tracées en vert. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 20ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 20.e arrond.t de Ménilmontant.
Paris, 1883 [1885]. 795 x 585 mm.
Très grand plan du 20ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. Sur ce plan du 20ème arrondissement, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (ici bastions 10 à 20), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 3ème et 4ème arrondissements] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 3.e arrond.t du Temple - 4.e arrond.t de l'Hôtel de Ville.
Paris, 1883 [1885]. 605 x 746 mm.
Très grand plan des 3ème et 4ème arrondissements de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, et les conduites d'eaux de source, tracées en vert. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 5ème et 6ème arrondissements] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 5.e arrond.t du Panthéon - 6.e arrond.t du Luxembourg.
Paris, 1883 [1885]. 595 x 795 mm.
Très grand plan des 5ème et 6ème arrondissements de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, et les conduites d'eaux de source, tracées en vert. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 7ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 7.e arrond.t du Palais Bourbon.
Paris, 1883 [1885]. 605 x 800 mm.
Très grand plan du 7ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, et les conduites d'eaux de source, tracées en vert. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 8ème arrondissement] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 8.e arrond.t de l'Élysée.
Paris, 1883 [1885]. 600 x 711 mm.
Très grand plan du 8ème arrondissement de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, et les conduites d'eaux de source, tracées en vert. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS - 9ème et 10ème arrondissements] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. 9.e arrond.t de l'Opéra - 10.e arrond.t de l'Entrepôt.
Paris, 1883 [1885]. 615 x 833 mm.
Très grand plan des 9ème et 10ème arrondissements de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les 20 arrondissements de Paris furent quant à eux créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan indique les conduites d'eau de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, et les conduites de refoulement en mauve. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. Les bâtiments publics sont en grisé. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. Plan d'ensemble de l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. 1883.
Paris, 1883 [1885]. 595 x 836 mm.
Beau plan d'ensemble du réseau d'alimentation en eau et des égouts de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le plan, dressé d'après la carte du département de la Seine, indique les réservoirs, signalés par un rectangle hachuré en bleu, les machines élévatoires, par un symbole en mauve, les conduites d'eaux de l'Ourcq, tracées en bleu, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites d'eaux de source, tracées en vert, les conduites de refoulement, tracées en mauve, les aqueducs d'eau de l'Ourcq, tracées par un trait épais en bleu, et les aqueducs d'eau de source par un trait épais en vert. Tout autour de la ville, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Bas de la pliure centrale bruni. Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. Plan général des conduites de refoulement reliant les usines élévatoires avec les réservoirs de distribution.
Paris, 1885. 600 x 837 mm.
Très grand et beau plan général de Paris, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le plan indique les conduites de refoulement, tracées en mauve, les usines élévatoires de prise d'eau (usines de pompage, hydrauliques ou à vapeur) signalées par un carré mauve, les usines de relais par un triangle rouge, et les réservoirs de distribution par des carrés et des demi-cercles hachurés. En lettres rouges sont indiqués les réservoirs (Château, Montmartre, Saint-Éleuthère, Buttes-Chaumont, Belleville, Ménilmontant, Charonne, Villejuif, Gentilly et Passy) et les usines d'alimentation en eau (Saint-Ouen, Montmartre, La Villette, Ménilmontant, Austerlitz, Maisons-Alfort, Ivry, Port à l'Anglais, Saint-Maur, Auteuil et Chaillot). Tout autour de la ville, on peut voir l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Vallée, Catalogue des plans de Paris, 1908, p. 26, 145 ; Gougy & Giraud-Badin, Catalogue de la bibliothèque de M. Edgar Mareuse, Première partie, Vente du 10 au 28 décembre 1928, 1928, p. 122, 1400.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS/BOIS de BOULOGNE] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. Bois de Boulogne.
Paris, 1885. 600 x 837 mm.
Très grand et beau plan dépliant du Bois de Boulogne, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le plan indique les conduites d'eaux de l'Ourcq, tracées en vert, et les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, dirigés par le baron Haussmann, assisté de Jean-Charles Alphand, pour qui il crée le Service des Promenades et Plantations de Paris. Le plan montre les étangs et lacs, le Pré Catelan au centre, l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858, le Moulin de Longchamp, le restaurant de la Cascade ou Chalet de la Grande Cascade, devenu aujourd'hui le restaurant La Grande Cascade, le champ d'entraînement de l'hippodrome, le lac pour le patinage, aménagé vers 1870, le Dépôt de remonte des haras, le champ de course de steeple-chase (courses d'obstacles) ou Hippodrome d'Auteuil, inauguré en 1873, le Jardin d'Acclimatation, inauguré par Napoléon III en 1860, et identifié ici sous le nom de Société Nationale Zoologique d'Acclimatation, précédemment Société Impériale Zoologique d'Acclimatation, fondée en 1855, ou encore le Jeu de boules de Boulogne. On peut voir également le château Saint James ou Folie Saint James à Neuilly-sur-Seine, bâti entre 1779 et 1785. À l'est du bois, on peut voir les bastions 52 à 64 de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. Le plan s'étend à l'ouest jusqu'à la Seine et l'île de Puteaux, avec une partie de la commune de Puteaux. On remarque également l'île de la Folie, rattachée à l'île de Puteaux en 1937. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Vallée, Catalogue des plans de Paris, 1908, p. 60, 322.
[EAUX et ÉGOUTS de PARIS/BOIS de VINCENNES] Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris. Service des Eaux et des Égouts. Bois de Vincennes. Côté Ouest - Côté Est.
Paris, 1885. En deux feuilles, chacune de 590 x 410 mm.
Très grand et beau plan en deux feuilles du Bois de Vincennes, gravé par Louis Wuhrer pour l'Atlas administratif des Eaux de la Ville de Paris, publié en 1885. Il a été dressé lors des Grands Travaux de Paris par le Service des Eaux et des Égouts, sous la direction d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896. Dissous en 1968, le département de la Seine comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le plan indique, pour la partie ouest du bois, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites de refoulement, tracées en mauve, et les conduites appartenant à la Compagnie Générale des Eaux, tracées en orangé ; pour la partie est, les conduites d'eaux de l'Ourcq, tracées en vert, les conduites d'eaux de rivières, tracées en rouge, les conduites de refoulement, tracées en mauve, et les conduites appartenant à la Compagnie Générale des Eaux, tracées en orangé. Les traits pleins indiquent les conduites situées en égout, les traits ponctués, celles situées en terre. La Compagnie Générale des Eaux de Paris fut créée par Napoléon III en 1860. Après le bois de Boulogne, cédé par Napoléon III à la Ville de Paris en 1852, et aménagé par le baron Haussmann et Jean-Charles Alphand, le bois de Vincennes devient la propriété de la Ville de Paris en 1860. Il est lui aussi aménagé à partir de cette date à la demande de Napoléon III, qui souhaite offrir une grande promenade aux populations laborieuses des XIIe et XIIIe arrondissements, et aux ouvriers du faubourg Saint-Antoine. Comme on peut le voir, Alphand le transforme en parc anglais, et y aménage quatre lacs : le lac des Minimes et ses trois îles, le lac Daumesnil et ses deux îles nommées Bercy et Reuilly, le lac de Gravelle et le lac de Saint-Mandé. Dans l'enceinte du bois, on peut voir le polygone de l'artillerie, où s'exerçaient les artilleurs, le champ de manœuvres de l'infanterie, les batteries, les redoutes, les buttes pour le canon et pour la mousqueterie, l'arsenal, la salle d'artifices, la cartoucherie, les ateliers d'emplombage, l'Hôpital Militaire, bâti en 1855, le château avec son donjon et son église, le nouveau fort (l’un des seize forts détachés de l’enceinte de Thiers, construit entre 1842 et 1847, aujourd'hui renommé Fort Neuf de Vincennes), l'Asile National, précédemment Asile Impérial, qui accueillait les nombreux ouvriers blessés lors des Grands Travaux, et devenu l'Hôpital National de Saint-Maurice en 1992, et la Maison de Santé pour le traitement des aliénés. Le plan montre également les communes de Saint-Mandé, Vincennes, Charenton-le-Pont, Saint-Maurice et Joinville-le-Pont. Dans Saint-Mandé, on peut voir l'École municipale d'arboriculture, créée par le préfet Haussmann en 1867, ici nommée École pratique d'arboriculture, l'hospice Saint-Michel et l'hospice Lenoir et Jousserand, ouvert en 1880, et le Dépôt des tramways de la Compagnie des Omnibus ; dans la commune de Vincennes, la gendarmerie, le Dépôt des tramways de la Compagnie des Omnibus et l'école des Fours ; dans Saint-Maurice, la Maison de Santé. À l'est du bois, on peut voir les bastions 4 à 10 de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, l'enceinte était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. C'est à Eugène Belgrand que l'on doit le réseau d'eau et des égouts de Paris. L'ingénieur participa à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du baron Haussmann, qui lui confia en 1854, la double mission d'approvisionner Paris en eau potable et d'assainir la Seine. Entre 1854 et 1869, le réseau d'eau augmenta de 850 km et sa longueur totale doubla. Belgrand lança un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. Il devint directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et mit en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Puis en 1880, c'est le système du « tout-à-l’égout » qui fut décidé par le Conseil municipal de Paris, et rendu obligatoire en 1894, soit deux ans après la dernière épidémie de choléra qui avait fait 700 morts à Paris. Ce système permit une amélioration notable de l’assainissement dans la capitale, où le pourcentage d’immeubles branchés à un égout passa de 32% en 1900 à 90% en 1931. Bel exemplaire. Pour la seconde feuille, papier aminci à la pliure centrale, et partie basse brunie. Vallée, Catalogue des plans de Paris, 1908, p. 61, 326 & 328.
Vue générale du Mont-Blanc prise au-dessus de Sallenches.
1824. 455 x 554 mm.
Rare vue du Mont-Blanc. Belle vue figurant le Mont-Blanc et l'entrée de la ville de Sallanches, lithographiée, sur Chine monté, par Godefroy Engelmann d'après un dessin de Jules-Louis-Frédéric Villeneuve (1796-1842). Petites déchirures dans la marge supérieure restaurées, avec petit manque de papier. Bel exemplaire.
[JEU de l'OIE] Le Jeu de France.
Paris, A. de Fer, 1671. 380 x 525 mm.
Seconde édition publiée par Antoine de Fer de ce très rare jeu de l'oie dédié aux provinces françaises, et gravé par Estienne Vouillemont. Il est composé de 63 cases en forme de cercles, chacune contenant la carte d'une province française, et d'une carte générale de la France au centre du jeu. Les explications et les loix du jeu, disposées aux 4 coins, donnent un aperçu des clichés et stéréotypes que les Parisiens appliquaient aux provinces françaises : "Qui ira en Bretagne cotté 13 après avoir fait la débauche dans Nantes avec les Bretons, il sy embarquera pour Bourdeaux en Guienne cotté 44 et paiera" ou "Qui ira en Provence cotté 58 il s'embarquera à Marseille dans le dessein de faire le voiage d'Italie, mais il sera pris par les corsaires d'Alger et il paiera rançon pour pouvoir continuer son jeu". Le jeu est orné d'un médaillon de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, le magistrat Guillaume de Lamoignon, premier président du Parlement de Paris. La première édition fut publiée par Pierre Duval en 1659. Très rare. Exemplaire aquarellé à l'époque. Manques au niveau de la dédicace, de la carte de France et de la province du Rouergue, amincissement du papier par endroits. Pelletier et Ozanne, pp. 132-133, fig. 70 (édition de Duval de 1659).
Nouveau plan de Paris fortifié et des communes de la banlieue.
Paris, Garnier frères, [circa 1860-1865]. 0,81 x 1,14 m.
Très grand plan de Paris illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann, et l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. C'est aussi l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en ses 20 arrondissements créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Chaque arrondissement est divisé en quatre quartiers. Le plan montre les percées les plus récentes, et notamment la plus importante d'entre elles, le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, dont on voit ici une portion se poursuivre sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles, portion qui sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Le plan était à l'origine replié, les pliures ont été remises à plat. Très petit manque à deux intersections. Vallée, 3180.
Nouveau plan illustré de la ville de Paris avec le système complet de ses fortifications et forts détachés, et des communes de la banlieue.
Paris, Fatout, 1847-1848. 0,84 x 1,06 m.
Très grand plan de Paris, gravé sur acier par Bénard, orné d'une cinquantaine de vignettes figurant des monuments, ponts ou places de Paris et de sa banlieue, et des 13 forts autour de Paris (Charenton, Nogent, Ivry, Bicêtre, Montrouge, etc). Avec liste alphabétique des rues, tableau des communes de la banlieue, distances entre les forts et le "mur d'octroi" ou barrière des Fermiers Généraux. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte bastionnée de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 13 figurent sur le plan. Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris, illustrées de locomotives. La ville est divisée en 12 quartiers. Bon exemplaire. La date de 1847 a été modifiée à l'encre par 1848. Vallée, 3184.
Nouveau plan illustré de la ville de Paris avec le système complet de ses fortifications et forts détachés, et des communes de la banlieue.
Paris, Fatout, 1858. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,86 x 1,10 m.
Très grand plan de Paris, gravé sur acier par Bénard, orné d'une cinquantaine de vignettes figurant des monuments, ponts ou places de Paris et de sa banlieue, et des 13 forts autour de Paris (Nogent, Bicêtre, Montrouge, Vanves, etc). Paris est représentée en 1858, ce qui en fait l'un des tout premiers plans du Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann commencés en 1853. Le plan montre en orangé les voies en cours d'exécution, et en vert les voies projetées. La plus importante des voies en cours d'exécution est le boulevard Sébastopol, qui sera inauguré la même année que l'édition de ce plan, en 1858. Le boulevard, quasiment terminé sur la rive droite, se poursuit sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles. Cette portion sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies projetées concernent notamment le boulevard du Prince Eugène, renommé boulevard Voltaire en 1870. Le boulevard fut inauguré en 1857, ce qui laisse penser que le plan a été publié avant 1858. Une autre des voies projetées concerne le boulevard du Nord, inauguré en 1859, et renommé boulevard de Magenta pour célébrer la victoire de l'armée française en 1859, près de la ville de Magenta en Lombardie. Le plan montre également les limites du Mur des Fermiers Généraux, aquarellées en rose. Le Mur des Fermiers généraux, construit entre 1784 et 1790, était une enceinte dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les limites de Paris sont marquées par l'enceinte de Thiers construite en 1844. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, Grenelle, Vaugirard, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 13 figurent sur le plan (forts de Rosny, de Nogent, de Montrouge, de Vanves, d'Aubervilliers, de Romainville, de Bicêtre, etc). Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris, illustrées de locomotives. Paris est divisée en 12 arrondissements. Il faudra attendre le 16 juin 1859 pour que soient créés les 20 arrondissements, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux seront annexés à Paris. Le plan est accompagné d'un tableau des communes de la banlieue en dedans et en dehors de l'enceinte fortifiée, d'une table des rues, et d'une table de la distance exacte des forts, du mur d'octroi (mur des Fermiers Généraux) et du Louvre considéré comme point central. Cette dernière table a été réalisée pour estimer la portée des canons et des mortiers. Bel exemplaire. Trois petites taches d'encre dans la partie droite du plan. Édition non citée par Vallée.
Nouvelle carte de la France et de ses colonies.
Paris, A. Logerot, 1875. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,90 x 1,15 m ; sous étui de l'éditeur Edward Stanford à Londres, avec étiquettes du même éditeur au dos de la carte.
Carte murale de la France indiquant les voies de communication, les routes nationales et départementales, les chemins de fer en service et en construction, les canaux navigables, les phares, les villes industrielles, etc. En carton, cartes des environs de Paris, de la Corse et des colonies (Cochinchine, Martinique, Polynésie, Martinique, Réunion, etc). Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Petits défauts d'usage à l'étui.
Exposition Universelle de 1878. Trocadéro. Welt-Ausstellung von 1878.
Paris, Fr. Wentzel, 1878. 275 x 386 mm.
Belle estampe figurant le site de l'Exposition Universelle qui se déroula à Paris en 1878. L'Exposition Universelle de 1878 fut la troisième exposition de Paris. Pour l'occasion, le palais du Trocadéro, bâtiment majeur du site, fut construit par l'architecte Gabriel Davioud et l'ingénieur Jules Bourdais. L'exposition se déroula sur le Champ-de-Mars et la place du Trocadéro. L'aménagement des espaces extérieurs fut confié à Adolphe Alphand, responsable des parcs et jardins de Paris. Titre en français et en allemand. L'estampe a été publiée par Frédéric Charles Wentzel, actif de 1865 à sa mort, en 1877. Sa veuve lui succèdera, avant de céder le commerce à Charles Burckardt en 1880. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales.
Plan géométrique des propriétés de Mr. le Comte Louis Duchatel situé à Wez.
1827. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 620 x 930 mm.
Plan manuscrit, encre brune et aquarelle, des propriétés du comte Louis Duchatel situées sur le territoire du village de Wez, qui fait actuellement partie de la commune de Val-de-Vesle dans le département de la Marne, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Reims. Y sont figurés quelques bâtiments, les chemins, ainsi que les parcelles du propriétaire qui sont aquarellées et numérotées, avec parfois mention de la surface et du type de culture. On y trouve également le nom des propriétaires des parcelles voisines. Plusieurs corrections ont été effectuées dans la numérotation des parcelles, aussi bien sur le plan que sur la liste des renvois à droite du plan. La carte est orientée, l'échelle est en aunes. Petites taches et traces sur le plan, les parties découpées sont parfois écornées, pliures doublées.
[DAUPHINÉ] Gouvernement général du Dauphiné, divisé en Haut et Bas, et subdivisé en ses sept pays, sçavoir le Graisivaudan, le Viennois, le Valentinois, le Diois, le Gapençois, l'Embrunois et le Briançonnois, et en plusieurs balliages.
Amsterdam, F. de Witt, [circa 1680]. 454 x 557 mm.
Belle carte du gouvernement de Dauphiné, publiée par Frederik de Wit à Amsterdam vers 1680. Le gouvernement général du Dauphiné comprenait les provinces du Grésivaudan, du Briançonnais, de l'Embrunais, du Gapençais, des Baronnies, du Viennois, du Valentinois, du Tricastin et du Diois. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements généraux étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Le gouvernement du Dauphiné appartenait à la première classe, et son chef-lieu était Grenoble. En 1790, le Dauphiné sera scindé en trois départements : l'Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes. La carte montre les deux principales divisions de la province : le Haut Dauphiné, comprenant le Royans, le Grésivaudan, le Briançonnais, l'Embrunais, le Gapençais et les Baronnies ; et le Bas Dauphiné, couvrant le Viennois, le Valentinois, le Tricastin et le Diois. Ces deux régions étaient divisées en sept pays, eux-mêmes subdivisés en bailliages (unité territoriale et juridique sous l'Ancien Régime). La carte s'étend au nord jusqu'à Belley (Ain), Lyon (Rhône), Megève (Haute-Savoie) et les lacs du Bourget et d'Annecy, au sud jusqu'au Mont Ventoux, Vaison ou Vaison-la-Romaine, dans le Comtat Venaissin (Vaucluse) et Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), à l'ouest jusqu'à Annonay (Ardèche), et à l'est jusqu'à Pignerol ou Pinerolo dans le Piémont. Les villes les plus importantes telles Grenoble, Valence, Briançon, Saint-Jean-de-Maurienne ou encore Lyon, ainsi que les forts tels Fort Barraux ou le fort de la Charboniera ou Charbonnières, sont signalés par une petite citadelle aquarellée en rouge. Quelques-unes des sept merveilles du Dauphiné sont indiquées : le mont Aiguille, ici nommé Mon le Guille Inaccessible ; la Fontaine ardente, ici nommée Fontaine qui brûle, entre Grenoble et le mont Aiguille; et la Tour sans Venin, à l'ouest de Grenoble, qui aurait des vertus protectrices, guérisseuses et répulsives contre les morsures venimeuses des serpents et autres reptiles. À l'emplacement du Massif de Belledonne figure la mention Lacs et montagne abîmée. La carte est décorée d'un beau cartouche de titre porté par trois angelots, dont deux sont équipés d'un carquois rempli de flèches, et d'un cartouche contenant l'explication des signes conventionnels et l'échelle des distances, orné en tête des armoiries du Dauphiné et illustré de quatre angelots. Comme la plupart des cartes du Dauphiné de cette époque, celle-ci a été dressée d'après les mémoires de Jean de Beins et de Nicolas Chorier. Ingénieur géographe des rois Henri IV et Louis XIII, Jean de Beins (1577-1651) fut nommé en 1607 ingénieur et géographe pour le roi en Dauphiné et en Bresse, et participa activement aux travaux de défense des frontières du royaume. Avocat, écrivain et historien isérois, Nicolas Chorier (1612-1692) est considéré par certains comme le premier historien du Dauphiné, et a écrit notamment l'Histoire générale de Dauphiné, qui est la première histoire publiée du Dauphiné. Avec plus de 400 cartes et vues publiées entre 1648 et 1712, Frederick de Wit fut l'un des plus importants graveurs et éditeurs de cartes hollandais. En 1694, il acquit une partie des fonds de Blaeu et de Jansson vendus aux enchères 20 ans plus tôt. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mille, Le Dauphiné, Une représentation des territoires à partir des cartes géographiques anciennes, 2013, p. 141.
[VILLETANEUSE] Villetaneuse.
1895. 852 x 583 mm.
Grand plan de Villetaneuse, dressé par le service des Ponts et Chaussées du département de la Seine, gravé en couleurs par Wuhrer. Créé en 1790, le département de la Seine comprenait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Bel exemplaire. Petites déchirures marginales.
[LEVALLOIS-PERRET] Levallois-Perret. Département de la Seine. Arrond.t de S.t Denis, Canton de Levallois-Perret.
1900. 605 x 835 mm.
Très grand et beau plan de la commune de Levallois-Perret en 1900, issu de l'Atlas du département de la Seine, dressé par le Service des Ponts et Chaussées du département entre 1895 et 1900. Il a été lithographié en couleurs par Louis Wuhrer. En 1900, la commune de Levallois-Perret, créée en 1867 et aujourd'hui dans les Hauts-de-Seine, faisait partie du canton du même nom, ancienne division administrative créée en 1893, au sein de l'arrondissement de Saint-Denis et du département de la Seine. Le département de la Seine, nommé département de Paris à sa création en 1790, comprenait trois districts ou arrondissements, et seize cantons. Il fut dissous en 1968, pour former les départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce très grand plan figure Levallois-Perret, et les communes limitrophes de Bécon-les-Bruyères, Clichy et Neuilly, officiellement nommée Neuilly-sur-Seine en 1897. Il montre également une partie du 17ème arrondissement de Paris. Les limites de la capitale sont marquées par les bastions de l'enceinte de Thiers. Construite entre 1841 et 1844, à la demande du roi Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable, l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris, mais aussi les communes environnantes annexées à Paris en 1859, telles Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. Dans Levallois-Perret, on peut voir l'ancien Champ de courses de Neuilly-Levallois, inauguré en 1889 et supprimé en 1901, et le Vélodrome de la Seine. Ce dernier, inauguré en 1893, sera fermé au bout de quelques années puis démoli pour permettre la construction d’usines. Le plan de la ville montre également la gare portant la mention Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest Ateliers et Remises de Levallois. Dans la commune de Bécon-les-Bruyères, on peut voir la gare, le parc et le château. Le parc est toujours là aujourd'hui, mais le château a été rasé après avoir été gravement endommagé par les bombardements en 1870, puis lors de Seconde Guerre mondiale. Dans la ville de Clichy, on peut voir le Garage, l'Usine à gaz, l'Usine de Refoulement des Eaux d'Égouts de la Ville de Paris, et la Société philanthropique pour laquelle est mentionné le nom de son fondateur Jules Gouin. Sur la Seine figure l'Île de la Grande Jatte. Dans le coin supérieur gauche figure une carte du département de la Seine. Plan intéressant pour l'histoire de la commune de Levallois-Perret, montrant des lieux ou des bâtiments qui n'existent plus aujourd'hui, comme le Champ de courses de Neuilly-Levallois et le Vélodrome de la Seine, ainsi que des rues qui ont disparu ou qui ont été renommées, comme la rue de Courcelles devenue la rue du Président Wilson, la rue des frères Hébert renommée rue Édouard Vaillant, la rue du Bois devenue la rue Jean Jaurès, la rue Chevallier devenue la rue Louis Rouquier, ou la rue Gide renommée rue Paul Vaillant-Couturier. Bel exemplaire. Vallée, 147.