6 résultats

La Nouvelle-Calédonie.

Melun, imprimerie administrative, 1905. In-8 de 46-(2) pp.; broché, couverture beige imprimée.

L'illustration se compose d'une carte sur double page. Publiée par le Ministère des Colonies, cette brochure est une présentation de la colonie à destination de futur colons. Elle donne le maximum de renseignements pratiques sur la géographie, les moyens de communication (pour s'y rendre et sur place), le cadre de vie, l'organisation administrative, les impôts et la législation locale, les ressources naturelles, ou encore le commerce et l'industrie. Bon exemplaire conservé dans sa brochure de l'époque. Petite mouillure claire sur les bords de la couverture.

La Pérouse (Jean-François de Galaup, comte de).

[Paris, Delpech, 1832]. Lithographie originale (50 x 32 cm.) de Nicolas-Eustache Maurin, éditée par François Séraphin Delpech, et accompagné d'un fac-similé d'une note manuscrite signée de La Pérouse.

Le comte de La Pérouse s’illustra en tant qu’officier de marine durant le conflit contre l’Angleterre et la guerre d’Indépendance américaine. Capitaine de vaisseau à la fin de la guerre, il fut choisi par le marquis de Castries, ministre de la Marine et par le roi Louis XVI pour diriger une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l'océan Pacifique. Cette expédition maritime autour du monde, qu'il commandait, disparût à Vanikoro (îles Santa Cruz) en 1788, trois ans après son départ de Brest. Une expédition de secours commandée par le vice-amiral d'Entrecasteaux fut envoyée dans les années qui suivirent le naufrage (1791-1794), sans succès. Le mystère de la disparition de La Pérouse ne fut percé qu’en 1826 par Peter Dillon et par Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville en 1828, qui retrouvèrent l’épave de L’Astrolabe, l'un des deux navires. Bel exemplaire.

AUSTRALIE.

La perruche ondulée de la Nouvelle Hollande et Van Diemen.

Paris, L. Crémière, vers 1870. Gravure originale (36 x 24 cm).

Jolie gravure finement coloriée et gommée à l'époque imprimée par Lemercier et représentant un couple de perruches ondulées. La perruche ondulée (Melopsittacus undulatus) est de l’ordre des perroquets et de la famille des Psittacidés. Vivant dans toutes les régions arides et semi-arides de l'Australie, elle ne fut rapportée en Europe qu’en 1840. Bel exemplaire.

KEATE (George).

Relation des îles Pelew, situées dans la partie occidentale de l'Océan Pacifique.

Paris, Le Jay fils, Maradan, 1788. In-4 de xiv-(2)-384 pp.; veau havane marbré, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, filets dorés encadrant les plats, tranches marbrées (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite par le comte de Mirabeau. L'illustration se compose de 4 portraits dont celui de l'auteur, d'une carte dépliante et de 12 planches gravées dépliantes (vues, objets d'ornements, plans et profils de côtes). Le récit de ce voyage fut rédigé par George Keate d'après le journal et les souvenirs du capitaine Henri Wilson et de quelques-uns des officiers de l'Antelope qui fit naufrage sur une des îles de l'archipel des Pelew, ou Palaos, en 1783. On trouve in-fine un vocabulaire de la langue Pelew. Bel exemplaire. Brunet, III, 647. — Chadenat, 1632. — Hill, 909.

THIERRY (Charles, baron de).

Pièce autographe signée.

Vers 1850. Etiquette in-64 oblong (4,8 x 7,8 cm) de 1 p. sur papier fort, montée sur une feuille comportant des annotations.

Neveu de Thierry de Ville-d'Avray, intendant du garde-meuble de la Couronne, le baron de Thierry (1794-1864) commença une carrière diplomatique, puis acheta, en 1821, de vastes terrains situés dans l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, à proximité de la baie des Iles et de la rivière Hokianga. Il proposa alors la création d'une colonie et prit le titre de "chef souverain de la Nouvelle-Zélande". Arrivé dans l'île en 1837, il ne fut pas reconnu par les chefs Maoris, ni par les autorités britanniques ou françaises. Après l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne en 1840, il dut renoncer à ses prétentions. La présente étiquette, authentifiée par un collectionneur d'autographes du XIXe siècle qui la monta sur papier vergé et ajouta une notice biographique ainsi que la description des armoiries de Thierry, contient le texte suivant : "Verre volcanique dont se servaient anciennement les Néozélandais pour tailler la chère [sic] humaine dans leurs festins anthropophages". Elle servait probablement à désigner, dans une collection d'objets récoltés sur place, le verre volcanique dont les bords devaient être particulièrement tranchants. Curieux document. Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs, Océanie, pp. 361-362.

[WALLIS ET FUTUNA].

[Tapa du XXe siècle].

Tissu tapa en fibre naturelle peint à la main (41,5 x 139 cm).

Tapa provenant de Wallis et Futuna en Polynésie française. Il est divisé en trois parties, le côté droit représentant l'île de Wallis (ou Uvea), le centre avec un personnage entouré d'arbres fruitiers (mangue, banane, ou encore noix de coco), et le côté gauche représentant les îles de Futuna et d'Alofi. Le mot "tapa" vient de Tahiti et des îles Cook, où le capitaine Cook fut le premier Européen à le collecter et à l'introduire dans le reste du monde. L'arbre le plus couramment utilisé pour produire ce tissu d'écorce est le mûrier à papier ou encore de l'arbre à pain. Des bandes d'écorce sont détachées du tronc, puis superposées et enfin battues pour aplatir et lier les fibres ensemble. Elles sont ensuite peintes à la main. Bon état de conservation.