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BLANC-GILLI (Mathieu).

Éloge du capitaine Cook.

Amsterdam, et se trouve à Paris, Morin, 1787. In-8 de viij-117 pp.; broché, couverture bleu-gris de l'époque, titre inscrit à l'encre sur le premier plat, non rogné.

Première édition de cet ouvrage peu commun. Célèbre navigateur anglais, James Cook apporta une contribution très importante à la connaissance du Pacifique grâce à ses nombreuses levées hydrographiques, révélant l'existence d'un hémisphère océanique. Au cours de sa première expédition de 1768 à 1771, il découvrit l'archipel des îles de la Société, la Nouvelle Zélande, les côtes orientales de l'Australie et, en 1772, lors de son second voyage, il visita les îles Marquises, les Nouvelles Hébrides et la Nouvelle Calédonie. La dernière expédition, de 1776 à 1779, avait pour but de trouver un passage entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique par le nord du continent américain. Il parvint à atteindre le détroit de Béring, mais de retour dans les îles Sandwich, qu'il avait découverte préalablement, il fut tué par des indigènes le 14 février 1779. Mathieu Blanc-Gilli était un auteur provençal qui fut député à l'Assemblée Législative sous la Révolution Française. En 1791, il publia un ouvrage intitulé "Observations importantes sur les troubles de Saint-Domingue" dans lequel il défend l'abolition progressive de l'esclavage. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Dos cassé, feuillets écornés.

CHOPARD (Jean-Paul, pseud. du capitaine (Guillaume-Joseph Gardarein-Freytet).

Quelques personnages officiels à Tahiti

Brest, imprimerie de J. B. Lefournier, 1871. In-8 de vj-85 pp.; broché, couverture beige imprimée.

Première édition. À travers le portrait de plusieurs personnalités de Tahiti, et en citant de nombreux documents officiels, l'auteur prend la défense du père Honoré Laval, missionnaire aux îles Gambier, accusé de pratiquer le commerce et de gouverner en sous main. Bon exemplaire. Dos cassé et couverture écornée, avec de petits manques. O'Reilly, Tahiti, 7283.

HUGUENIN (Paul).

Raiatea la sacrée, île sous le vent de Tahiti (Océanie française).

Neuchâtel, Paul Attinger, 1902. In-4 de (2) ff., 256 pp.; demi-maroquin bleu à coins, dos lisse avec le titre en long, tête dorée, non rogné (reliure postérieure).

Première édition séparée, illustrée de 24 planches en couleurs dont 2 dépliantes, de 2 cartes dépliantes dont 1 en couleurs, de 2 cartes et de 64 figures dans le texte, et de 31 reproductions photographiques sur 29 planches. L'ouvrage fut d'abord publié en 1902 dans le tome XIV du Bulletin de la Société Neuchâteloise de Géographie. L'auteur et son épouse séjournèrent à Raiatea, l'une des îles de l'archipel de la Société, de 1896 à 1899. Directeur des écoles de la mission protestante des îles sous le vent, il parcourut l'île, apprit la langue et fit de nombreux dessins et aquarelles qui illustrent le présent ouvrage. Il y retrace son voyage (des Marquises à Tahiti puis à Raiatea), décrit les îles (Raiatea, Tahaa, Bora-Bora, Maupiti, Motu-iti et Maupihaa, Huahine), leur flore, climat, population, histoire, langue et légendes. Bon exemplaire. Dos passé. O'Reilly, 4679 :"Le meilleur ouvrage général concernant ces îles".

JEAN (Louis).

Cahier de chansons appartenant à Jean. Honneur à la classe 1879. Manuscrit autographe signé.

Camp-Est [Ile Nou, Nouvelle-Calédonie], 29 octobre 1884. Carnet in-8 (20,2 x 10 cm) de (1) f. de titre, 214 et (4) pp.; broché, dos recouvert de toile gris-beige.

Recueil de chansons copiées par un soldat en poste à l'île Nou (Nouvelle-Calédonie). Il est illustré d'un titre-frontispice dessiné à l'encre, à la mine de plomb et au crayon de couleur représentant un emblème militaire, et de 3 dessins exécutés de la même manière montrant des bâtiments à voiles : La Loire, le Précurseur et le Navarin. Le texte contient environ 150 poèmes dont certains évoquent la guerre de 1870 (L'appel après le combat, Le Noël du soldat, Maudite soit la guerre), la proclamation de la République (Le 4 Septembre, La République victorieuse), la vie militaire (Lettre d'un jeune soldat, Le porte-drapeau, Le soldat d'infanterie de marine), mais aussi les promenades, la vie sentimentale, etc. A la fin du carnet se trouve un chapitre intitulé "Description de la Nouvelle-Calédonie. Mœurs et coutumes des Indigènes" (pp. 200-210). Après des considérations géographiques et historiques, le soldat évoque les ressources agricoles et forestières, la faune, la flore, les habitudes des Calédoniens, leurs mœurs, les guerres entre tribus, la navigation au moyen de pirogues, la pêche, la fabrication d'étoffes, les armes, les coquillages servant de monnaie, etc. Extrait : "Le bois et les pierres sont les éléments de la fabrication de leurs armes, malgré les mines de fer [qui] y abondent […]. Leurs armes sont la sagaie, le casse-tête, le bec-d'oiseau, le tamion, et la fronde. La sagaie est un morceau de bois ayant les deux extrémités effilées, à 100 mètres ils ne manquent jamais leur but. Ils la lancent par le moyen d'une lanière placée à l'index, le plus souvent elle est munie au bout d'une arête de poisson ayant de petites brèches, en sorte qu'une fois blessé il faut déchirer la peau pour retirer la sagaie…" (p. 208). Probablement originaire des Deux-Sèvres, l'auteur, né en 1859, était soldat de 2e classe à la 41e Compagnie du 3e Régiment d'infanterie de marine. En 1884, il était en poste au Camp-Est de l'île Nou (cf. p. 20). Son cahier de chansons est signé et daté p. 211. Située au large de Nouméa, l'île Nou abrita les premières installations du bagne de Nouvelle-Calédonie à partir de 1867. Elle comprenait le Camp-central, le Camp-Est, la Ferme-Nord et l'hôpital du Marais. De 1890 à 1898, la pointe nord accueillit également des lépreux. Traces de consultation dans les angles du volume; les pp. 191-192 sont détachées.

LE BRETON (Louis).

Rade & port de Pape-Iti. Arrivée au mouillage du C. Amiral Dupetit Thouars.

Paris, Londres, Leipzig, Vor Delarue et Cie, Anaglyphic Company, Gebrüder Rocca, 1844. Lithographie (37,3 x 51,2 cm).

Superbe estampe dessinée et lithographiée par Louis Le Breton, figurant les vaisseaux français du contre-amiral du Petit-Thouars, au mouillage dans la baie de Papeete. Sous l'estampe figurent les noms des vaisseaux (le Danaé, l'Uranie, la Reine Blanche, le Dublin, la Boussole et le baleinier l'Elisabeth), ainsi que les emplacements du tombeau de Pomaré II, souverain de Tahiti de 1791 à 1821, et des bâtiments du protectorat français et du consulat britannique. Le 9 septembre 1842, le contre-amiral du Petit-Thouars, couvert par le gouvernement du Roi Louis Philippe, imposa le protectorat français sur Tahiti et proclama l'annexion de l'île le 6 novembre 1843. Le traité de protectorat fut signé avec Pomaré Vahiné IV, reine de Tahiti. La même année, le Gouverneur Bruat décida que Papeete deviendrait le centre administratif du nouveau protectorat français. A cette époque, la ville était en pleine expansion et la baie de Papeete était devenue un grand port. Bel exemplaire à très grandes marges, drapeaux aquarellés à l'époque.

LE MEHAUTE (Pierre Marie).

Souvenirs de ses campagnes.

Saint-Brieuc, vers 1920. Manuscrit autographe, signé au verso de la première couverture. Cahier petit in-4 (22,6 x 17,5 cm) de (26) pp., plus 28 ff. restés vierges; broché, couvertures muettes recouvertes de papier journal de l'époque.

Les campagnes d'un médecin de la Marine en Océanie, en Cochinchine, en Afrique et aux Antilles. Le texte est illustré d'une carte manuscrite de la Nouvelle-Calédonie au verso du premier feuillet (plume, encre noire, mine de plomb et crayon de couleur). Né en 1859 à Boqueho (Côtes d'Armor), Pierre Marie Le Méhauté entra dans la Marine en 1881 en tant qu'aide-médecin. Il effectua alors plusieurs campagnes qui sont résumées dans le présent manuscrit, qui couvre la période de 1881 à 1919 : Le 28 avril 1882, il s'embarque à Toulon sur le Fontenoy qui effectue une escale à l'île de Ré pour prendre des condamnés destinés au bagne de Nouvelle-Calédonie. L'arrivée à Nouméa a lieu le 24 septembre. En novembre, il ramène des Nouvelles-Hébrides à Nouméa le subrécargue d'une maison de commerce qui venait d'être amputé du poignet. Sur le D'Estrées, il effectue plusieurs voyages autour de l'île puis se rend en Australie (Sydney, Melbourne). Il revient en France à bord du Tage le 28 août 1883, puis il retourne à Toulon. Devenu médecin de 2e classe l'année suivante, il s'embarque, le 14 novembre 1884, à bord du Bien Hoa qui doit le conduire en Cochinchine où il est appelé à continuer ses services. Son récit relate les conditions du voyage : passage par Port-Saïd et le Canal de Suez, traversée de la mer Rouge, mouillage à Aden, traversée du golfe d'Aden puis de la mer d'Oman, passage par Ceylan, le détroit de Malacca et Singapour où la navire fait escale. Il traverse ensuite le golfe de Siam pour arriver à Saigon le 24 décembre 1884. Le Méhauté est alors affecté à Baria, près du Cap Saint-Jacques, où il reste toute l'année 1885. Puis il est rappelé à Saigon pour occuper, pour une année, le poste de prévôt à l'hôpital maritime. En 1887, il prend part à l'expédition du Phu-Yen, dirigée contre les Vian-Than, du 11 février au 16 avril : "Cette campagne est organisée par M. Pardon, directeur de l'Intérieur, M. Filippini étant gouverneur. La colonne se compose de 1500 hommes, surtout indigènes. Débarquement des troupes à Vung-Lam, d'où ils partent ensuite pour la campagne proprement dite. Les troupes indigènes sous la direction du Dê-Tham, chargé de reconnaître les rebelles et de les traquer. Les accuse devant le commandant [Chevreux] qui seul a le droit de sévir. Scène tragi-comique pendant notre séjour au pays Moÿ, où chef Vian-Than et un Chinois, accusés d'avoir favorisé la rébellion, sont tous les deux condamnés à avoir la tête tranchée. Décapitation devant les troupes et indigènes du pays. Têtes exposées au bout d'une perche. Scène écoeurante" (ff. 4-5). De retour à Saigon en avril 1887, il est mis en quarantaine au lazaret de Ganh-Ray, au Cap Saint-Jacques, à cause d'une épidémie de choléra qui s'était déclarée sur les troupes indigènes. Lui-même est atteint d'une dysenterie aiguë et doit rentrer en France. Le 2 mai, il s'embarque sur un paquebot des Messageries Maritimes et arrive à Marseille le 29 mai 1887. En 1887-1888, il séjourne à Lyon pour préparer et passer ses examens de doctorat. En 1888, il effectue une campagne en Islande à bord de l'Indre. L'année suivante, il est affecté à la station de l'Atlantique à bord de l'Aréthuse. Il participe, du 6 au 21 avril 1889, à la campagne du Dahomey au sein d'une compagnie de débarquement : "Notre consul à Porto-Novo avait été retenu au Dahomey, par Glé-glé ou Béhanzin. L'amiral, prévenu par sémaphore, lors du passage de l'Aréthuse à Cotonou, envoie à terre sa Cie de débarquement sous les ordres de M. Barthes, lieutenant de vaisseau. J'en fais partie comme médecin…" (ff. 7-8). Toujours à bord de l'Aréthuse, Le Méhauté effectue ensuite une campagne aux Antilles (Cuba, la Jamaïque, la Martinique, la Guadeloupe, etc.), puis se rend à la Nouvelle-Orléans avant de remonter les côtes d'Amérique du Nord jusqu'à Halifax (Canada). Il s'embarque alors sur le Bisson pour remplacer le médecin-major, et retourne aux Antilles pour séjourner à Haïti où il assiste aux scènes de la Révolution à Port-au-Prince et au Cap-Haïtien. Puis il rentre en France et débarque à Brest le 5 avril 1890, avant d'être dirigé sur Toulon. Nommé médecin de 1ère classe en 1891, il sert à l'hôpital maritime de Cherbourg, puis devient, en 1894, professeur de physiologie, hygiène et médecine légale à l'Ecole principale de médecine navale de Bordeaux. Il reste à ce poste jusqu'en 1903, date à laquelle il s'embarque à Brest comme médecin-major sur le Guichen. La même année, il est promu médecin principal. De 1904 à 1906, il effectue deux campagnes à bord du Duguay-Trouin, le navire-école d'application des aspirants. Versé dans le cadre de réserve en 1907, il reprend du service en 1914-1916 en tant que médecin-chef, puis meurt à Saint-Brieuc en 1923. On joint : - [LE MEHAUTE]. Portrait photographique le représentant en uniforme, par Hugon, 20 rue Saint-Michel à Saint-Brieuc (ca. 1895; 14,3 x 9,9 cm, monté sur bristol 16,5 x 11 cm). - LE MEHAUTE. [Soins aux blessés]. Manuscrit autographe. S.l.n.d., 4 pp. in-folio repliées. - LE MEHAUTE (Dr). Eloge d'Amédée Lefèvre. Paris, Imprimerie Nationale, 1899, in-8 de 28 pp. imprimées, broché. Extrait des Archives de médecine navale, mai 1899. Médecin de la marine et directeur du service de santé du port de Brest, Amédée Lefèvre (1798-1869) avait établi un lien entre l'apparition de certaines coliques et l'intoxication au plomb. - [LE MEHAUTE]. Ensemble de 16 pièces signées relatives à sa carrière. Paris, Brest, Toulon, Saigon, etc., 1882-1894, 16 pp. la plupart in-folio, qq. en-têtes. Ordres d'embarquement ou de mise à disposition, congés de convalescence, promotions, etc. - TANQUEREY (Hubert). Discours prononcé sur la tombe de M. le Dr Le Méhauté, le 2 novembre 1923, à l'occasion de la remise d'une palme par la Société de la Légion d'honneur. Manuscrit dactylographié signé, avec envoi autographe signé à Mme Le Méhauté et Mlles Vitel. S.l.n.d. [1923], 7 pp. in-folio, en feuilles. Avocat à Saint-Brieuc, Tanquerey évoque la vie et l'œuvre du docteur Le Méhauté, auteur de nombreux travaux relatifs à l'hygiène, notamment la distribution d'eau potable à bord des navires. La couverture est recouverte d'un feuillet de l'Echo Médical du 15 avril 1919 (bords usés). Manuscrit bien conservé et très lisible.

PETIT (Edouard).

En Océanie.

Paris, Charles Bayle, 1888. In-16 de 223-(1) pp.; demi-chagrin rouge, dos à nerfs, couvertures conservées (reliure à l'imitation du XIXe siècle).

Première édition, illustrée de 4 figures par A. de Bar et G. de Mare. Originaire de Saint-Denis de la Réunion, l'auteur fut nommé commissaire adjoint de la marine en 1880 et fut affecté en Polynésie. Durant trois années, il navigua dan sle Pacifique, dont il tira ce petit ouvrage fait de récits de rencontres et d'anecdotes de voyage. Il visita successivement les îles de la Société, les Gambiers, les Tubai, Tahiti, les Marquises, Tuamotu, Wallis, Samoa et Tonga, et les îles Fidji. Bon exemplaire. Numa Broc, Océanie, p.313. — O'Reilly, Tahiti, 1344.

PHILLIP (Arthur).

Voyage du gouverneur Phillip à Botany-Bay, avec une description de l'établissement des colonies du port Jackson et de l'île Norfolk.

Paris, Buisson, 1791. In-8 de (2) ff., 443 pp.; demi-basane verte, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Aubin-Louis Millin. Récit de l'expédition vers l'Australie et des premières années, très difficiles, de la première colonie européenne qui y fut créée sous la direction du capitaine Arthur Phillip, premier gouverneur de la Nouvelle-Galles du sud et fondateur de la ville de Sydney. On trouve aux pages 376 à 430 une relation abrégée de la révolte du navire le Bounty commandé par le lieutenant Bligh. Bon exemplaire. Chadenat, 5107. — Ferguson, 90.

PÉRON (François) — FREYCINET (Louis-Claude Desaulses de).

Voyage de découvertes aux Terres Australes, exécuté par ordre de sa majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goélette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804.

Paris, Imprimerie Royale, 1807-[1824]. 3 volumes de texte in-4 de (2) ff., xv-496 pp., (1) f. — xxxi-471 pp. — xvi-576 pp., (1) f., un atlas grand in-4 et un atlas grand in-folio ; demi-veau havane, dos lisses ornés, tranches jaspées (reliure de l'époque, à l'imitation pour le volume de navigation et l'atlas hydrographique).

Édition originale illustrée d'un portrait gravé de Péron et de 2 tableaux dépliants. L'atlas pittoresque est composé de 2 titres, de (2) ff. de table, de 40 planches gravées dont 23 coloriées, et de 14 cartes et plans ; plan de la ville de Sydney, cartes générales de la Nouvelle-Hollande et de la Terre Napoléon, vues de Sydney et de Timor, histoire naturelle, costumes. L'atlas hydrographique comporte un titre gravé, un feuillet de table et 32 cartes gravées ; carte générale de la Nouvelle Hollande, carte générale de la Terre Napoléon, carte de la baie des Chiens Marins, plan de la ville de Sydney. En 1800, le capitaine Baudin fut chargé par le gouvernement français d'aller compléter la reconnaissance des côtes de l'Australie. Il quitta Le Havre avec les deux corvettes le Géographe et le Naturaliste, avec, à son bord, de nombreux savants tels que Péron, Bory de Saint-Vincent, Freycinet ou encore Lesueur. L'expédition reconnut la plus grande partie des côtes nord-ouest et sud-ouest de la Nouvelle-Hollande, la baie des Chiens Marins et les terres voisines de la Nouvelle-Galles méridionale. Ce voyage fut également un incontestable succès au niveau scientifique et plus précisément dans le domaine de l'histoire naturelle. Péron, avec l'aide du peintre Lesueur, forma une collection de plus de 100 000 spécimens d'animaux, dont 2500 espèces nouvelles vinrent enrichir les collections du Muséum. En 1803, le capitaine Baudin mourut à l'île de France et la relation de ce voyage fut donc commencée par Péron et achevée par Freycinet. Ce dernier publia également un volume de texte concernant la navigation et la géographie de cette expédition qui se trouve rarement. Très bel exemplaire bien complet de toutes ses parties et notamment du rare atlas hydrographique. Ferguson, 449, 536, 979. — Hill, 1329. — Monglond, VII, 675-680. — Nissen, ZBI, 3120. — Sabin, 60998.

STANISLAS (Frère).

Principaux oiseaux de l’Australie dessinés sur nature par frère Stanislas, pensionnat des Frères Maristes.

Sydney, vers 1900. In-folio, demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné, titre en lettres dorées sur le premier plat (reliure de l'époque).

Exemplaire unique avec titre manuscrit et 9 gouaches originales montées sur carton et légendées. Ouvrage exceptionnel figurant les plus beaux oiseaux de l'Australie, réalisé par le frère mariste Stanislas. Passereaux, martins-pêcheurs et perruches sont représentés dans leur environnement naturel. Témoignage exceptionnel sur l'ornithologie en Australie au début du XXe siècle, l'ouvrage reçut la médaille d'or à l'Exposition Universelle de 1900. Fondée en 1817 par un prêtre français, St Marcellin Champagnat, les Frères Maristes sont une congrégation laïque masculine de droit pontifical qui se consacre à l'éducation de la jeunesse. Leur mission était de faire connaître et aimer Jésus-Christ, au travers de l'éducation et de la formation des enfants, essentiellement dans les écoles. En 1872 quatre frères arrivant d'Europe, fondèrent la première communauté australienne. Ils connurent très rapidement le succès, et à l'exception de la Tasmanie, ils ont été actifs dans toute l'Australie. Tampon sur la page de titre : "Exposition Universelle Paris-1900, Union des Frères Enseignants, Médaille d’Or." Salissures à la reliure, mouillure sur le second plat. Rousseurs.

THIERRY (Charles, baron de).

Pièce autographe signée.

Vers 1850. Etiquette in-64 oblong (4,8 x 7,8 cm) de 1 p. sur papier fort, montée sur une feuille comportant des annotations.

Neveu de Thierry de Ville-d'Avray, intendant du garde-meuble de la Couronne, le baron de Thierry (1794-1864) commença une carrière diplomatique, puis acheta, en 1821, de vastes terrains situés dans l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, à proximité de la baie des Iles et de la rivière Hokianga. Il proposa alors la création d'une colonie et prit le titre de "chef souverain de la Nouvelle-Zélande". Arrivé dans l'île en 1837, il ne fut pas reconnu par les chefs Maoris, ni par les autorités britanniques ou françaises. Après l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne en 1840, il dut renoncer à ses prétentions. La présente étiquette, authentifiée par un collectionneur d'autographes du XIXe siècle qui la monta sur papier vergé et ajouta une notice biographique ainsi que la description des armoiries de Thierry, contient le texte suivant : "Verre volcanique dont se servaient anciennement les Néozélandais pour tailler la chère [sic] humaine dans leurs festins anthropophages". Elle servait probablement à désigner, dans une collection d'objets récoltés sur place, le verre volcanique dont les bords devaient être particulièrement tranchants. Curieux document. Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs, Océanie, pp. 361-362.

VERGUET (Léopold).

Histoire de la première mission catholique au vicariat de Mélanésie.

Carcassonne, imprimerie de P. Labau, 1854. In-8 de (1) f., 319-(1) pp.; broché, couverture bleue imprimée.

Première édition, illustrée de 24 planches hors texte (dont un portrait, 3 cartes, 12 visages de Polynésiens, 5 vues, 1 fac-similé de lettre, et 2 planches diverses). Prêtre de l'ordre des Maristes, l'auteur fit partie de la première mission catholique en Mélanésie. Partie de France en 1845, la mission fit escale à Sydney puis en Nouvelle-Calédonie avant de s'établir dans les îles Salomon. En 1847, il tomba malade, et regagna la France. Il continua néanmoins à rédiger l'histoire de la mission jusqu'en 1848 et jusqu'à la mort de Monseigneur Jean-Georges Collombs, successeur de Monseigneur Épalle. Bon exemplaire conservé dans sa brochure imprimée d'origine. Défauts d'usage à la couverture. O'Reilly, Nouvelle-Calédonie, 2934.

VINCENDON-DUMOULIN (Adrien-Clément — DESGRAZ (César Louis François).

Iles Marquises ou Nouka-Hiva. Histoire, géographie, mœurs et considérations générales.

Paris, Arthus Bertrand, 1843. In-8 de viij-362-(1)-38-(2) pp.; demi-veau bleu, dos lisses richement orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée de 4 cartes dont 2 dépliantes : carte des îles Hiva-Oa, Taouata et Motane, carte des îles Marquises, carte de l'île Nouka-Hiva. L'hydrographe Adrien Vincendon-Dumoulin, et le secrétaire, César Desgraz, prirent part à l'expédition autour du monde de Dumont d'Urville sur l'Astrolabe. Ils contribuèrent ainsi à la rédaction du monumental Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie, de 1841 à 1847. Leur ouvrage sur les îles Marquises, qui réunit "dans un même ouvrage les documents recueillis par les navigateurs de toutes les nations qui ont visité ces terre lointaines", fut publié un an après la prise de possession de l'archipel par Du Petit-Thouars. On trouve relié à la suite, le rarissime prospectus pour la souscription du "Voyages de la commission scientifique du Nord", sous la direction de Paul Gaimard. Bon exemplaire dans une élégante reliure de l'époque. Quelques rousseurs. O'Reilly, Tahiti, 6269.