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BLANC-GILLI (Mathieu).

Éloge du capitaine Cook.

Amsterdam, et se trouve à Paris, Morin, 1787. In-8 de viij-117 pp.; broché, couverture bleu-gris de l'époque, titre inscrit à l'encre sur le premier plat, non rogné.

Première édition de cet ouvrage peu commun. Célèbre navigateur anglais, James Cook apporta une contribution très importante à la connaissance du Pacifique grâce à ses nombreuses levées hydrographiques, révélant l'existence d'un hémisphère océanique. Au cours de sa première expédition de 1768 à 1771, il découvrit l'archipel des îles de la Société, la Nouvelle Zélande, les côtes orientales de l'Australie et, en 1772, lors de son second voyage, il visita les îles Marquises, les Nouvelles Hébrides et la Nouvelle Calédonie. La dernière expédition, de 1776 à 1779, avait pour but de trouver un passage entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique par le nord du continent américain. Il parvint à atteindre le détroit de Béring, mais de retour dans les îles Sandwich, qu'il avait découverte préalablement, il fut tué par des indigènes le 14 février 1779. Mathieu Blanc-Gilli était un auteur provençal qui fut député à l'Assemblée Législative sous la Révolution Française. En 1791, il publia un ouvrage intitulé "Observations importantes sur les troubles de Saint-Domingue" dans lequel il défend l'abolition progressive de l'esclavage. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Dos cassé, feuillets écornés.

BYRON (John).

Voyage autour du monde, fait en 1764 & 1765, sur le vaisseau de guerre anglois le Dauphin, commandé en chef par le chef d'escadre Byron.

Paris, Molini, 1767. In-12 de (2) ff., lxviij-335 pp.; basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Jean-Baptiste Suard, et illustrée d'un frontispice gravé. Récit du second voyage autour du monde de Byron. Il effectua le premier avec l'amiral George Anson. Lors de ce deuxième voyage, il visita les îles Malouines, franchit le détroit de Magellan, et fit halte dans les archipels de Juan Fernandez et de Tuamotu. Le récit de ce périple fut rédigé par un de ses officiers Philip Carteret. Les 68 pages de la préface sont consacrées à une démonstration de l'existence des géants de la côte de Patagonie d'après les voyageurs qui les avaient rencontrés, de Pigafetta à Byron. Bel exemplaire. Borba de Moraes, 137. — Leclerc, I, 245. — Sabin, 9734.

COOK (James) — RICKMAN (John).

Troisième Voyage de Cook, ou Journal d'une expédition faite dans la mer pacifique du sud et du nord, en 1776, 1777, 1778, 1779 et 1780.

Versailles, chez Poinçot, et à Paris, chez Belin, 1783. In-8 de lxiv-454 pp. ; veau havane raciné, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).

Ouvrage illustré d'un frontispice gravé représentant la mort du capitaine Cook et d'une carte gravée dépliante. Parti le 12 juillet 1776 de Plymouth avec la Résolution, Cook fut rejoint au Cap par le navire la Découverte. Son voyage l'emmena en divers endroits du Pacifique : Nouvelle-Zélande, Tahiti, l'archipel des Iles Hawaï, l'Alaska, et le détroit de Bering. Bloqué par la banquise, il retourna aux îles Sandwich où il fut attaqué et massacré par des indigènes. Le récit de ce voyage est l'œuvre de John Rickman, lieutenant à bord de la Découverte, et fut publié avant la relation officielle. Bel exemplaire. Petite tache marginale aux derniers feuillets, manque le faux-titre. O'Reilly, Tahiti, 421.

FOLEŸ (Antoine-Édouard).

Quatre années en Océanie.

Paris, J. Hetzel, 1866. In-8 de (2) ff., 300 pp.; demi-chagrin rouge, dos à nerfs, tranches mouchetées (reliure à l'imitation du XIXe siècle).

Edition originale. À sa sortie de l'Ecole Polytechnique, l'auteur fut affecté comme élève-officier à bord de la corvette le Rhin qui navigua en Océanie de 1842 à 1846. Le navire quitta Toulon en août 1842 pour la Nouvelle-Zélande et arriva à Akaroa en janvier 1843 après une escale à Bahia au Brésil et une autre en Tasmanie. Après un séjour de plusieurs mois, il visita plusieurs ports de Nouvelle-Zélande, se rendit à Sydney, revint à Akaroa, et alla ensuite à Valparaiso, aux îles Marquises et à Tahiti. En 1845, il fit une tournée des missions catholiques de l'Océanie (Tonga,Wallis et la Nouvelle-Calédonie). De retour en France, Foley reprit ses études, devint médecin, adepte des idées de Saint-Simon et donna des cours de géographie à l'Association Polytechnique (sorte d'université populaire). Dans son ouvrage, issus de ses cours, il étudie le développement de l'humanité et la formation des races et des types individuel en prenant ses exemples parmi les populations d'Océanie qu'il a rencontré. Bon exemplaire. O'Reilly, Tahiti, 4416.

HUGUENIN (Paul).

Raiatea la sacrée, île sous le vent de Tahiti (Océanie française).

Neuchâtel, Paul Attinger, 1902. In-4 de (2) ff., 256 pp.; demi-maroquin bleu à coins, dos lisse avec le titre en long, tête dorée, non rogné (reliure postérieure).

Première édition séparée, illustrée de 24 planches en couleurs dont 2 dépliantes, de 2 cartes dépliantes dont 1 en couleurs, de 2 cartes et de 64 figures dans le texte, et de 31 reproductions photographiques sur 29 planches. L'ouvrage fut d'abord publié en 1902 dans le tome XIV du Bulletin de la Société Neuchâteloise de Géographie. L'auteur et son épouse séjournèrent à Raiatea, l'une des îles de l'archipel de la Société, de 1896 à 1899. Directeur des écoles de la mission protestante des îles sous le vent, il parcourut l'île, apprit la langue et fit de nombreux dessins et aquarelles qui illustrent le présent ouvrage. Il y retrace son voyage (des Marquises à Tahiti puis à Raiatea), décrit les îles (Raiatea, Tahaa, Bora-Bora, Maupiti, Motu-iti et Maupihaa, Huahine), leur flore, climat, population, histoire, langue et légendes. Bon exemplaire. Dos passé. O'Reilly, 4679 :"Le meilleur ouvrage général concernant ces îles".

JEAN (Louis).

Cahier de chansons appartenant à Jean. Honneur à la classe 1879. Manuscrit autographe signé.

Camp-Est [Ile Nou, Nouvelle-Calédonie], 29 octobre 1884. Carnet in-8 (20,2 x 10 cm) de (1) f. de titre, 214 et (4) pp.; broché, dos recouvert de toile gris-beige.

Recueil de chansons copiées par un soldat en poste à l'île Nou (Nouvelle-Calédonie). Il est illustré d'un titre-frontispice dessiné à l'encre, à la mine de plomb et au crayon de couleur représentant un emblème militaire, et de 3 dessins exécutés de la même manière montrant des bâtiments à voiles : La Loire, le Précurseur et le Navarin. Le texte contient environ 150 poèmes dont certains évoquent la guerre de 1870 (L'appel après le combat, Le Noël du soldat, Maudite soit la guerre), la proclamation de la République (Le 4 Septembre, La République victorieuse), la vie militaire (Lettre d'un jeune soldat, Le porte-drapeau, Le soldat d'infanterie de marine), mais aussi les promenades, la vie sentimentale, etc. A la fin du carnet se trouve un chapitre intitulé "Description de la Nouvelle-Calédonie. Mœurs et coutumes des Indigènes" (pp. 200-210). Après des considérations géographiques et historiques, le soldat évoque les ressources agricoles et forestières, la faune, la flore, les habitudes des Calédoniens, leurs mœurs, les guerres entre tribus, la navigation au moyen de pirogues, la pêche, la fabrication d'étoffes, les armes, les coquillages servant de monnaie, etc. Extrait : "Le bois et les pierres sont les éléments de la fabrication de leurs armes, malgré les mines de fer [qui] y abondent […]. Leurs armes sont la sagaie, le casse-tête, le bec-d'oiseau, le tamion, et la fronde. La sagaie est un morceau de bois ayant les deux extrémités effilées, à 100 mètres ils ne manquent jamais leur but. Ils la lancent par le moyen d'une lanière placée à l'index, le plus souvent elle est munie au bout d'une arête de poisson ayant de petites brèches, en sorte qu'une fois blessé il faut déchirer la peau pour retirer la sagaie…" (p. 208). Probablement originaire des Deux-Sèvres, l'auteur, né en 1859, était soldat de 2e classe à la 41e Compagnie du 3e Régiment d'infanterie de marine. En 1884, il était en poste au Camp-Est de l'île Nou (cf. p. 20). Son cahier de chansons est signé et daté p. 211. Située au large de Nouméa, l'île Nou abrita les premières installations du bagne de Nouvelle-Calédonie à partir de 1867. Elle comprenait le Camp-central, le Camp-Est, la Ferme-Nord et l'hôpital du Marais. De 1890 à 1898, la pointe nord accueillit également des lépreux. Traces de consultation dans les angles du volume; les pp. 191-192 sont détachées.

LE MEHAUTE (Pierre Marie).

Souvenirs de ses campagnes.

Saint-Brieuc, vers 1920. Manuscrit autographe, signé au verso de la première couverture. Cahier petit in-4 (22,6 x 17,5 cm) de (26) pp., plus 28 ff. restés vierges; broché, couvertures muettes recouvertes de papier journal de l'époque.

Les campagnes d'un médecin de la Marine en Océanie, en Cochinchine, en Afrique et aux Antilles. Le texte est illustré d'une carte manuscrite de la Nouvelle-Calédonie au verso du premier feuillet (plume, encre noire, mine de plomb et crayon de couleur). Né en 1859 à Boqueho (Côtes d'Armor), Pierre Marie Le Méhauté entra dans la Marine en 1881 en tant qu'aide-médecin. Il effectua alors plusieurs campagnes qui sont résumées dans le présent manuscrit, qui couvre la période de 1881 à 1919 : Le 28 avril 1882, il s'embarque à Toulon sur le Fontenoy qui effectue une escale à l'île de Ré pour prendre des condamnés destinés au bagne de Nouvelle-Calédonie. L'arrivée à Nouméa a lieu le 24 septembre. En novembre, il ramène des Nouvelles-Hébrides à Nouméa le subrécargue d'une maison de commerce qui venait d'être amputé du poignet. Sur le D'Estrées, il effectue plusieurs voyages autour de l'île puis se rend en Australie (Sydney, Melbourne). Il revient en France à bord du Tage le 28 août 1883, puis il retourne à Toulon. Devenu médecin de 2e classe l'année suivante, il s'embarque, le 14 novembre 1884, à bord du Bien Hoa qui doit le conduire en Cochinchine où il est appelé à continuer ses services. Son récit relate les conditions du voyage : passage par Port-Saïd et le Canal de Suez, traversée de la mer Rouge, mouillage à Aden, traversée du golfe d'Aden puis de la mer d'Oman, passage par Ceylan, le détroit de Malacca et Singapour où la navire fait escale. Il traverse ensuite le golfe de Siam pour arriver à Saigon le 24 décembre 1884. Le Méhauté est alors affecté à Baria, près du Cap Saint-Jacques, où il reste toute l'année 1885. Puis il est rappelé à Saigon pour occuper, pour une année, le poste de prévôt à l'hôpital maritime. En 1887, il prend part à l'expédition du Phu-Yen, dirigée contre les Vian-Than, du 11 février au 16 avril : "Cette campagne est organisée par M. Pardon, directeur de l'Intérieur, M. Filippini étant gouverneur. La colonne se compose de 1500 hommes, surtout indigènes. Débarquement des troupes à Vung-Lam, d'où ils partent ensuite pour la campagne proprement dite. Les troupes indigènes sous la direction du Dê-Tham, chargé de reconnaître les rebelles et de les traquer. Les accuse devant le commandant [Chevreux] qui seul a le droit de sévir. Scène tragi-comique pendant notre séjour au pays Moÿ, où chef Vian-Than et un Chinois, accusés d'avoir favorisé la rébellion, sont tous les deux condamnés à avoir la tête tranchée. Décapitation devant les troupes et indigènes du pays. Têtes exposées au bout d'une perche. Scène écoeurante" (ff. 4-5). De retour à Saigon en avril 1887, il est mis en quarantaine au lazaret de Ganh-Ray, au Cap Saint-Jacques, à cause d'une épidémie de choléra qui s'était déclarée sur les troupes indigènes. Lui-même est atteint d'une dysenterie aiguë et doit rentrer en France. Le 2 mai, il s'embarque sur un paquebot des Messageries Maritimes et arrive à Marseille le 29 mai 1887. En 1887-1888, il séjourne à Lyon pour préparer et passer ses examens de doctorat. En 1888, il effectue une campagne en Islande à bord de l'Indre. L'année suivante, il est affecté à la station de l'Atlantique à bord de l'Aréthuse. Il participe, du 6 au 21 avril 1889, à la campagne du Dahomey au sein d'une compagnie de débarquement : "Notre consul à Porto-Novo avait été retenu au Dahomey, par Glé-glé ou Béhanzin. L'amiral, prévenu par sémaphore, lors du passage de l'Aréthuse à Cotonou, envoie à terre sa Cie de débarquement sous les ordres de M. Barthes, lieutenant de vaisseau. J'en fais partie comme médecin…" (ff. 7-8). Toujours à bord de l'Aréthuse, Le Méhauté effectue ensuite une campagne aux Antilles (Cuba, la Jamaïque, la Martinique, la Guadeloupe, etc.), puis se rend à la Nouvelle-Orléans avant de remonter les côtes d'Amérique du Nord jusqu'à Halifax (Canada). Il s'embarque alors sur le Bisson pour remplacer le médecin-major, et retourne aux Antilles pour séjourner à Haïti où il assiste aux scènes de la Révolution à Port-au-Prince et au Cap-Haïtien. Puis il rentre en France et débarque à Brest le 5 avril 1890, avant d'être dirigé sur Toulon. Nommé médecin de 1ère classe en 1891, il sert à l'hôpital maritime de Cherbourg, puis devient, en 1894, professeur de physiologie, hygiène et médecine légale à l'Ecole principale de médecine navale de Bordeaux. Il reste à ce poste jusqu'en 1903, date à laquelle il s'embarque à Brest comme médecin-major sur le Guichen. La même année, il est promu médecin principal. De 1904 à 1906, il effectue deux campagnes à bord du Duguay-Trouin, le navire-école d'application des aspirants. Versé dans le cadre de réserve en 1907, il reprend du service en 1914-1916 en tant que médecin-chef, puis meurt à Saint-Brieuc en 1923. On joint : - [LE MEHAUTE]. Portrait photographique le représentant en uniforme, par Hugon, 20 rue Saint-Michel à Saint-Brieuc (ca. 1895; 14,3 x 9,9 cm, monté sur bristol 16,5 x 11 cm). - LE MEHAUTE. [Soins aux blessés]. Manuscrit autographe. S.l.n.d., 4 pp. in-folio repliées. - LE MEHAUTE (Dr). Eloge d'Amédée Lefèvre. Paris, Imprimerie Nationale, 1899, in-8 de 28 pp. imprimées, broché. Extrait des Archives de médecine navale, mai 1899. Médecin de la marine et directeur du service de santé du port de Brest, Amédée Lefèvre (1798-1869) avait établi un lien entre l'apparition de certaines coliques et l'intoxication au plomb. - [LE MEHAUTE]. Ensemble de 16 pièces signées relatives à sa carrière. Paris, Brest, Toulon, Saigon, etc., 1882-1894, 16 pp. la plupart in-folio, qq. en-têtes. Ordres d'embarquement ou de mise à disposition, congés de convalescence, promotions, etc. - TANQUEREY (Hubert). Discours prononcé sur la tombe de M. le Dr Le Méhauté, le 2 novembre 1923, à l'occasion de la remise d'une palme par la Société de la Légion d'honneur. Manuscrit dactylographié signé, avec envoi autographe signé à Mme Le Méhauté et Mlles Vitel. S.l.n.d. [1923], 7 pp. in-folio, en feuilles. Avocat à Saint-Brieuc, Tanquerey évoque la vie et l'œuvre du docteur Le Méhauté, auteur de nombreux travaux relatifs à l'hygiène, notamment la distribution d'eau potable à bord des navires. La couverture est recouverte d'un feuillet de l'Echo Médical du 15 avril 1919 (bords usés). Manuscrit bien conservé et très lisible.

PETIT (Edouard).

En Océanie.

Paris, Charles Bayle, 1888. In-16 de 223-(1) pp.; demi-chagrin rouge, dos à nerfs, couvertures conservées (reliure à l'imitation du XIXe siècle).

Première édition, illustrée de 4 figures par A. de Bar et G. de Mare. Originaire de Saint-Denis de la Réunion, l'auteur fut nommé commissaire adjoint de la marine en 1880 et fut affecté en Polynésie. Durant trois années, il navigua dan sle Pacifique, dont il tira ce petit ouvrage fait de récits de rencontres et d'anecdotes de voyage. Il visita successivement les îles de la Société, les Gambiers, les Tubai, Tahiti, les Marquises, Tuamotu, Wallis, Samoa et Tonga, et les îles Fidji. Bon exemplaire. Numa Broc, Océanie, p.313. — O'Reilly, Tahiti, 1344.

PHILLIP (Arthur).

Voyage du gouverneur Phillip à Botany-Bay, avec une description de l'établissement des colonies du port Jackson et de l'île Norfolk.

Paris, Buisson, 1791. In-8 de (2) ff., 443 pp.; demi-basane verte, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Aubin-Louis Millin. Récit de l'expédition vers l'Australie et des premières années, très difficiles, de la première colonie européenne qui y fut créée sous la direction du capitaine Arthur Phillip, premier gouverneur de la Nouvelle-Galles du sud et fondateur de la ville de Sydney. On trouve aux pages 376 à 430 une relation abrégée de la révolte du navire le Bounty commandé par le lieutenant Bligh. Bon exemplaire. Chadenat, 5107. — Ferguson, 90.

STANISLAS (Frère).

Principaux oiseaux de l’Australie dessinés sur nature par frère Stanislas, pensionnat des Frères Maristes.

Sydney, vers 1900. In-folio, demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné, titre en lettres dorées sur le premier plat (reliure de l'époque).

Exemplaire unique avec titre manuscrit et 9 gouaches originales montées sur carton et légendées. Ouvrage exceptionnel figurant les plus beaux oiseaux de l'Australie, réalisé par le frère mariste Stanislas. Passereaux, martins-pêcheurs et perruches sont représentés dans leur environnement naturel. Témoignage exceptionnel sur l'ornithologie en Australie au début du XXe siècle, l'ouvrage reçut la médaille d'or à l'Exposition Universelle de 1900. Fondée en 1817 par un prêtre français, St Marcellin Champagnat, les Frères Maristes sont une congrégation laïque masculine de droit pontifical qui se consacre à l'éducation de la jeunesse. Leur mission était de faire connaître et aimer Jésus-Christ, au travers de l'éducation et de la formation des enfants, essentiellement dans les écoles. En 1872 quatre frères arrivant d'Europe, fondèrent la première communauté australienne. Ils connurent très rapidement le succès, et à l'exception de la Tasmanie, ils ont été actifs dans toute l'Australie. Tampon sur la page de titre : "Exposition Universelle Paris-1900, Union des Frères Enseignants, Médaille d’Or." Salissures à la reliure, mouillure sur le second plat. Rousseurs.

TAUVEL (Séraphin-Isidore, dit le P. Philibert).

Vie du père Damien, l'apôtre des lépreux de Molokai, de la congrégation des Sacré-Cœurs (Picpus).

Bruges, Desclée de Brouwer et Cie, 1890. In-8 de viij-215-(1) pp.; demi-basane marine, dos lisse orné de filets, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée du portrait du père Damiens, de 17 illustrations dans le texte dont 1 carte, et d'un fac-similé de lettre sur double page. Le père Damien (1840-1889), né Jozef de Veuster, était un prêtre belge, membre de la Congrégation des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie, dite de Picpus. En 1863, encore séminariste, il partit pour les îles Hawaï, et fut ordonné prètre à Honolulu. Après plusieurs poste dans les îles du Pacifique, il se porta volontaire pour servir sur l'île de Molokai, où les lépreux (qui était alors incurables) étaient déportés pour limiter la propagation de la maladie. Il mourut lui-même de la lèpre et fut canonisé en 2009. Bon exemplaire. Coiffes légèrement frottées.

THIERRY (Charles, baron de).

Pièce autographe signée.

Vers 1850. Etiquette in-64 oblong (4,8 x 7,8 cm) de 1 p. sur papier fort, montée sur une feuille comportant des annotations.

Neveu de Thierry de Ville-d'Avray, intendant du garde-meuble de la Couronne, le baron de Thierry (1794-1864) commença une carrière diplomatique, puis acheta, en 1821, de vastes terrains situés dans l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, à proximité de la baie des Iles et de la rivière Hokianga. Il proposa alors la création d'une colonie et prit le titre de "chef souverain de la Nouvelle-Zélande". Arrivé dans l'île en 1837, il ne fut pas reconnu par les chefs Maoris, ni par les autorités britanniques ou françaises. Après l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne en 1840, il dut renoncer à ses prétentions. La présente étiquette, authentifiée par un collectionneur d'autographes du XIXe siècle qui la monta sur papier vergé et ajouta une notice biographique ainsi que la description des armoiries de Thierry, contient le texte suivant : "Verre volcanique dont se servaient anciennement les Néozélandais pour tailler la chère [sic] humaine dans leurs festins anthropophages". Elle servait probablement à désigner, dans une collection d'objets récoltés sur place, le verre volcanique dont les bords devaient être particulièrement tranchants. Curieux document. Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs, Océanie, pp. 361-362.

VERGUET (Léopold).

Histoire de la première mission catholique au vicariat de Mélanésie.

Carcassonne, imprimerie de P. Labau, 1854. In-8 de (1) f., 319-(1) pp.; broché, couverture bleue imprimée.

Première édition, illustrée de 24 planches hors texte (dont un portrait, 3 cartes, 12 visages de Polynésiens, 5 vues, 1 fac-similé de lettre, et 2 planches diverses). Prêtre de l'ordre des Maristes, l'auteur fit partie de la première mission catholique en Mélanésie. Partie de France en 1845, la mission fit escale à Sydney puis en Nouvelle-Calédonie avant de s'établir dans les îles Salomon. En 1847, il tomba malade, et regagna la France. Il continua néanmoins à rédiger l'histoire de la mission jusqu'en 1848 et jusqu'à la mort de Monseigneur Jean-Georges Collombs, successeur de Monseigneur Épalle. Bon exemplaire conservé dans sa brochure imprimée d'origine. Défauts d'usage à la couverture. O'Reilly, Nouvelle-Calédonie, 2934.

VINCENDON-DUMOULIN (Adrien-Clément — DESGRAZ (César Louis François).

Iles Marquises ou Nouka-Hiva. Histoire, géographie, mœurs et considérations générales.

Paris, Arthus Bertrand, 1843. In-8 de viij-362-(1)-38-(2) pp.; demi-veau bleu, dos lisses richement orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée de 4 cartes dont 2 dépliantes : carte des îles Hiva-Oa, Taouata et Motane, carte des îles Marquises, carte de l'île Nouka-Hiva. L'hydrographe Adrien Vincendon-Dumoulin, et le secrétaire, César Desgraz, prirent part à l'expédition autour du monde de Dumont d'Urville sur l'Astrolabe. Ils contribuèrent ainsi à la rédaction du monumental Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie, de 1841 à 1847. Leur ouvrage sur les îles Marquises, qui réunit "dans un même ouvrage les documents recueillis par les navigateurs de toutes les nations qui ont visité ces terre lointaines", fut publié un an après la prise de possession de l'archipel par Du Petit-Thouars. On trouve relié à la suite, le rarissime prospectus pour la souscription du "Voyages de la commission scientifique du Nord", sous la direction de Paul Gaimard. Bon exemplaire dans une élégante reliure de l'époque. Quelques rousseurs. O'Reilly, Tahiti, 6269.