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Catalogue des cartes géographiques, topographiques & marines de la bibliothèque du prince Alexandre Labanoff de Rostoff, à Saint-Pétersbourg.

Paris, Firmin Didot, 1823. In-8, maroquin rouge, dos à nerfs richement orné, filets en encadrement et fleurons aux angles des plats, plat recouvert de papier bleu postérieur, coupes et chasses ornées (reliure de l'époque).

Ouvrage publié à compte d'auteur, tiré à 340 exemplaires non mis dans le commerce. Ce catalogue fut rédigé par Charles Picquet et le prince Alexandre Labonov-Rostovski (1788-1866), diplomate russe. Bel exemplaire dnas une élégante reliure de l'époque. Il est enrichi d'une lettre manuscrite avec ex-dono, de la part du prince à M. Coulon, avocat lyonnais, membre de la société des bibliophiles français, et un ex-dono manuscrit de M. Chastel aîné à M. Laurent de Dignoscyo, inspecteur des domaines des hôpitaux civils de Lyon, avec ex-libris de ce dernier.

Conquête de l'isle de Minorque par les Français, ou journal historique de cette expédition par mer & par terre.

1756. In-12 de (2) ff., vij-(1 bl.)-180 pp.; demi-veau havane, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouge mouchetées (reliure de l'époque).

Ouvrage attribué à François Morénas par La France Littéraire, et à Pierre-Laurent Buirette de Belloy par Barbier. [Suivi de :] - Lettre d'un négociant à un milord, dans laquelle on considère, sans partialité, l'importance de l'île Minorque, & de Port-Mahon; avec l'historique & une description abrégé de l'une & de l'autre. S.l., 1756. (2) ff., 63 pp. Traduction, par Guillaume Mazéas, de l'ouvrage anglais The importance of the island of Minorca..., publié la même année à Londres. - [FORBONNAIS (François Véron Duvergne de)]. Essai sur l'admission des navires neutres dans nos colonies. S.l., 1755. 107 pp. En 1755, au début de la guerre de Sept ans, l'Angleterre ouvrit les hostilités sans déclaration de guerre et captura de nombreux navires français. La marine française ne pouvant plus assurer le service des colonies dont elle avait le monopole, l'auteur proposa, pour remédier à ce problème, d'ouvrir les ports aux navires des nations n'ayant pas pris part à la guerre. - Nouvelle de Minorque. Compiègne, Louis Bertrand, 1757. 16 pp. - Lettre d'un Mahonois à un Anglois. S.l., 1756. 47 pp. - Lettre d'un grenadier à sa maitresse sur la prise du fort S. Philipp. S.l., 1756. 12 pp. Bel exemplaire.

Inauguraçao do caminho de ferro do Valle do Vouga Espinho-Vizieu-Aveiro.

1908. In-folio oblong; percaline verte de l'éditeur, titre en lettres dorées sur le premier plat.

Rare album comprenant 25 reproductions photographiques de Emilio Biel & Cie à Porto, dont 2 sur double page, montrant des vues d'ouvrages d'art et de villes traversées par la ligne de chemin de fer de la vallée de Vouga, au Portugal. La ligne relie Espinho, au sud de Porto, à Vizeu (dans la région centre), puis à Aveiro sur l'Atlantique. Elle fut construite par la Compagnie Française pour la Construction et l'Exploitation des Chemins de Fer à l'étranger, et dirigée par l'entrepreneur François Mercier, également propriétaire de la Société des chemins de fer du Centre. Rare exemplaire contenant 5 photographies supplémentaires, non répertoriées dans la liste des planches en début de volume: une autre vue de Oliveira de Azemeis, la construction d'une gare et 3 vues de la ligne de chemin de fer. Bel exemplaire. Coiffes et coins émoussés.

Picturesque Europe.

London, Cassel, Petter & Galpin, 1876-1880. 10 volumes grand in-4; percaline rouge, dos lisses, titres dorés et encadrements en noir et or sur les premiers plats, une illustration dorée différente sur chacun des 10 volumes, tranches dorées (cartonnage de l'éditeur).

L'illustration se compose de nombreuses figures gravées sur bois dans le texte, de 10 frontispices et de 60 planches gravées sur acier. Rare édition en 10 volumes et en cartonnage d'éditeur. Elle se trouve généralement en 5 volumes, ce qui explique que, parmi les 10 frontispices présent dans l'ouvrage, il n'y en ait que 5 différents se trouvant présent de un à trois fois. L'ouvrage est fait de chapitres consacrés à une région ou pays, rédigés par différents auteurs, dont le principal est Thomas George Bonney. Les quatre premier volumes sont consacrés à la Grande Bretagne, les six autres au reste de l'Europe, principalement la France, l'Italie et les Alpes, mais on y trouve également des chapitres consacrés à l'Espagne, le Rhin, la Norvège, la Russie, la Grèce, la Hollande, la Belgique, Constantinople et la Suède. Bel exemplaire en reliure uniforme de l'éditeur. Coiffes et coins émoussés, rares piqûres. Andres, Steel-engraved views, 120.

Plans et environs de Londres.

6 plans gravés, entoilés et pliés, placés dans un emboîtage commun en demi-maroquin rouge, dos lisse orné, armes d'Orléans en tête et chiffre LPO en pied du dos (emboîtage de l'époque).

Contient: - FADEN (W.). A new topographical map of the country in the vicinity of London. 1810. 85 x 82 cm. Contours aquarellés. - London in miniature with the surrounding villages an entire plan. Edward Mogg, 1822. 54 x 95 cm. Partiellement aquarellé. - London and Westminster in the reign of queen Elizabeth, 1563. Sans nom ni date. 41 x 107 cm. Entièrement aquarellé. - Londres avec les additions prises sur un plan de 1802. Paris, au dépôt général de la guerre, an 12 [1804]. 40 x 54 cm. - FADEN (W.). The country twenty-five miles round London. 1802. 104 x 127 cm. Partiellement aquarellé. - Cary's new and accurate plan of London and Westminster, the borough of Southwark and part adjacent. London, Cary, 1819. 82 x 153 cm. Partiellement aquarellé. Très bel exemplaire aux armes et au chiffre de Louis-Philippe d'Orléans avec ses armes et son chiffre au dos de l'emboîtage, et une étiquette à ses armes au dos de chacune des cartes. Catalogue de la vente de la bibliothèque de Louis-Philippe de 1852, n° 1390. - OHR, 2577.

Relation impartiale d'un officier de marine employé dans l'escadre expéditionnaire contre l'Irlande, devant servir de justification à la hardiesse d'une entreprise condamnée dans les tems et d'apologie aux vastes idées du gouvernement français. Manuscrit.

Vers 1797. 2 cahiers in-folio (env. 32 x 21 cm) respectivement de (5) et (8) pp., plus quelques ff. restés vierges; brochés, rubans de soie bleue ou jaune.

Récit de l'expédition d'Irlande. En 1796, le Directoire mit au point un projet de débarquement en Irlande, afin de soutenir les républicains irlandais dans leur tentative de rébellion contre le pouvoir britannique. Cette expédition devait aussi permettre une éventuelle invasion de la Grande-Bretagne. Rassemblée à Brest, la flotte française était commandée par le vice-amiral Morard de Galles; elle comprenait trois escadres emmenant environ 15000 soldats placés sous le commandement du général Hoche. Le débarquement était prévu en décembre dans la baie de Bantry, l'une des baies du sud-ouest de l'Irlande qui entre profondément dans les terres. Le premier cahier s'ouvre par un discours préliminaire qui fait d'abord l'éloge de la liberté face au despotisme, puis souligne la menace britannique en rappelant la faiblesse de la marine française pendant la Révolution. Vient ensuite la relation du départ de Brest, le 25 frimaire an 5 (15 décembre 1796), malgré la surveillance des navires britanniques de l'amiral Colpoys. En effectuant d'habiles manœuvres, Morard de Galles fit croire aux Anglais que la flotte française se dirigeait vers le Sud : "Le gouvernement britannique était dans la plus ferme persuasion que si nous avions des coups à porter, ils ne pouvaient tomber que sur le Portugal, aussi pourvut-il à sa défense" (p. 4). Le second cahier, qui porte comme titre : "Départ du port de Brest", contient une relation détaillée de la traversée vers l'Irlande. Il couvre la période du 23 frimaire an 5 (13 décembre 1796) au 1er nivôse an 5 (21 décembre 1796). Un tableau récapitule l'ensemble des bâtiments : 17 vaisseaux, 12 frégates et 6 corvettes, répartis en 3 escadres et une escadre légère. Les différents mouvements sont décrits : mouillage dans la baie de Camaret, traversée du raz de Sein, naufrage d'un navire, dispersion de la flotte, perte de contact avec le navire amiral, arrivée à proximité des côtes irlandaises et ouverture des plis cachetés qui désignent la baie de Bantry comme objectif. La fin de la campagne, non relatée ici, eut lieu le 30 décembre 1796, l'échec de l'opération étant dû principalement au mauvais temps. Extraits : (26 au 27 frimaire) : "L'armée sur une ligne de convoy mal formée n'en continuait pas moins sa route pour le raz, une partie l'avait doublée quand à 7 h nous y donnâmes dans l'entrée. A 7 h 1⁄4 comme nous fûmes obligé de revirer de bord, nous aperçûmes un bâtiment qui tombait en travers sur Stévenet, à 7 h 3⁄4 il échoua. Comme nous passâmes nous-mêmes très près de ce récif et à portée de voix, il nous héla pour demander un secours que nous étions nous-mêmes dans le moment de réclamer. Nous le hélâmes aussi pour connaître son nom ce que nous ne pûmes savoir, faisant alors nos efforts pour nous éloigner du danger. Il a tiré une partie de la nuit des coups de canon de détresse de distance en distance, brûlé quantité d'amorces et lancé des fusées […]. A 11 h le lougre l'Affronteur nous passa à poupe et nous informa du naufrage de la nuit, que c'était le vaisseau le Séduisant qui s'était perdu, que le Redoutable avait sauvé son grand canot avec 40 hommes, et que le Renard avait également sauvé quelques hommes de l'équipage, que le susdit vaisseau était rasé de tous mâts et était submergé jusqu'aux gaillards…" (p. 3). (29 au 30 frimaire) : "Les vents étaient tombés de la partie de NO à ONO. Nous élongeâmes l'escadre ralliante du général Bouvet et nous revirâmes de bord pour reprendre les amures à bâbord comme elle. Nous forçâmes de voiles pour joindre l'Immortalité dont nous nous étions éloignés d'environ une lieue 1⁄2 quand nous courrions bord à contre. A 1 h 1⁄2 nous lui passâmes à poupe et mis en même temps en panne sous le vent à elle. Le canot du général Richery qui était déjà à son bord vint prendre le nôtre, et nous ne fûmes servis qu'à 3 h que le général Nielly remonta à bord. Le général Bouvet ordonna l'ordre des trois colonnes à l'armée ainsi réunie; le général Nielly prit le commandement de la 2e escadre et le général Richery celui de la 3e" (p. 6). (30 frimaire au 1er nivôse) : "A 7 h 1⁄2 dès que le jour pointa, une terre très élevée et festonnée par l'inégalité de ses montagnes, se présenta à notre vue. Nous laissâmes la clarté se faire avant de la relever. A 8 h nous la distinguâmes parfaitement […]. A 9 h 1⁄2 le général ordonna de décacheter les paquets N° 1 qui contenaient les instructions relatives à la baie de Bantry qui est le lieu désigné pour la descente. Les vaisseaux du vent ne purent profiter de leur position avantageuse, car voyant leurs généraux sous le vent ils s'y rallièrent sans ordre. Il n'en fut même établi aucun, et depuis l'ouverture des dépêches et l'ordre à l'armée de forcer de voiles, les bâtiments cherchèrent à s'élever à l'envie les uns des autres vers l'entrée de cette baie…" (pp. 7-8). Précieuse relation, apparemment inédite, établie par un témoin oculaire. Références : Taillemite, Dictionnaire des marins français, pp. 379-380 (Morard de Galles), 69 (Bouvet de Précourt), 392 (Nielly) et 450 (Richery).

Traité de navigation et de commerce entre la France et la Grande-Bretagne. Conclu à Versailles le 26 septembre 1786.

Paris, Imprimerie Royale, 1786. In-4 de 45 pp.; cartonnage de papier marbré, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Texte du Traité Eden-Rayneval, du nom des signataires anglais et français. Conçu dès la fin de la Guerre d'Indépendance des états-Unis pour mettre fin au conflit économique que se livraient les deux puissances, ce traité instaura un système de réduction progressif des droits de douane. Mais, très vite, il se révélera trop favorable à l'Angleterre, dont l'avance industrielle sur la France était notoire, bouleversant ainsi l'équilibre économique français. Le marché français se trouva envahi de produits anglais moins chers et de meilleures qualités, provoquant l'abaissement des prix et la mise au chômage de milliers d'ouvriers et artisans. De ce fait, ce traité sera l'une des causes de la révolution de 1789. Bon exemplaire.

Vue intérieure de Londres du côté de Somerset House.

1819-1829. 592 x 920 mm, monté sur papier avec une bordure de gouache noire.

Spectaculaire vue de Londres, gouache et aquarelle, prise depuis la Tamise et montrant le pont de Waterloo, le pont de Blackfriars au second plan, la façade de Somerset House sur la gauche et l'imposante silhouette de la cathédrale Saint-Paul en arrière-plan. Compte tenu des différents monuments présents sur la vue, le dessin peut être daté entre 1819, date de l'inauguration du pont de Waterloo, et 1829, date de la fondation du King's College de Londres, dont les bâtiments, inaugurés en 1831, ne sont pas présents sur cette vue, à droite de Somerset House où ils se trouvent encore aujourd'hui. Cette jolie vue est animée de passants et de voitures à cheval sur les ponts, ainsi que de plusieurs embarcations sur la Tamise : quelques barges remplies de charbon, des barques près du débarcadère sur la gauche du dessin (où un couple s'apprête à embarquer), un canot à voile et deux canots à rame. A noter également la présence de réverbères pour l'éclairage au gaz sur le pont de Waterloo. Titre manuscrit au dos. Piqûres et quelques auréoles dans la partie haute du dessin.

ALQUIÉ (François Savinien d'), rédacteur.

Les Mémoires du voyage de monsieur le marquis de Ville au Levant, où l'Histoire curieuse du siège de Candie.

Amsterdam, Henry & Théodore Boom, 1670-1671. 3 parties en un volume in-12 de (5) ff., 60, 453 pp., 320 pp. ; maroquin rouge, dos richement orné, filets dorés encadrant les plats, dentelle inétrieure, tranches dorées sur marbrure (reliure du XIXe signée Allô et Wampflug).

Première édition complète en français. Elle est illustrée d’un frontispice gravé. L’expédition contre Candie fut un des moments forts de l’histoire guerrière du XVIIe siècle. Il s’agit ici de la relation la plus détaillée de cette expédition franco-vénitienne contre les Turcs en Crête. Elle est tirée des Mémoires de Rostagne, secrétaire d’État de Charles-Emmanuel II, duc de Savoie, qui le chargea d’accompagner le marquis de Villa, général en chef de l’infanterie vénitienne. L’ouvrage contient également des informations sur les côtes dalmates, ainsi que sur les îles de la mer Égée. Bel exemplaire dans une élégante reliure signée. Atabey, 17. — Hage Chahine, 99. — Weber, II, 347.

ANCKARSVÄRD (Michaël Gustaf, comte d').

Samling af svenska och norrska utsigter tecknade efter naturen af C. J. Fahlcrantz, August och Michael Anckarsvärd, lithografierade och utgifne av M. G. Anckarsvärd. Recueil de vues de Suède et de Norvège, dessinées d'après nature par C. J. Fahlcrantz, Auguste et Michel Gustave Anckarsvärd, litohgraphiées et publiées par M. G. Anckarsvärd.

Stockholm, Gjöthström & Magnusson, 1830-1837. In-folio de 10-22-x-xij pp.; cartonnage d'attente de papier brun, dos lisse muet, non rogné.

Ouvrage comprenant 2 titres lithographiés (l'un en suédois, l'autre en français), et 50 planches lithographiées (32 pour la Suède, 18 pour la Norvège), la plupart sur Chine monté. Le texte explicatif et les légendes des planches sont en suédois et en français. Fils de général et officier lui-même, Michaêl Gustaf d'Anckarsvârd fit également des études artistiques qui le menèrent à Paris et en Italie. Il lithographia lui même ses propres dessins, ceux de son frère Johan August, et ceux du peintre de paysage Carl Johan Fahlcrantz qui composent cet ouvrage. Rousseurs, défauts d'usage à la reliure.

ANTHOINE de SAINT-JOSEPH (Antoine-Ignace).

Essai historique sur le commerce et la navigation de la Mer-Noire, ou voyage et entreprises pour établir des rapports commerciaux et maritimes entre les ports de la Mer-Noire et ceux de la Méditerranée.

Paris, H. Agasse, an XIII-1805. In-8 de xvj-300-(1) pp.; basane racinée, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge, roulette encadrant les plats, coupes ornées, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition. Elle est illustrée d'une grande carte gravée dépliante de Barbié Du Bocage. A l'issu de la guerre russo-turque de 1768-1774, la Russie obtint la liberté de naviguer sur la mer Noire, et, en 1778, Catherine II fit construire le port de Kherson sur le Dniepr. L'auteur, ayant fait fortune dans le négoce à Constantinople, reçut de Versailles la mission de se rendre en Russie pour y éudier la possibilité d'établir le commerce entre la France et la Russie par la méditerranée au lieu du long et couteux voyage par le nord. Son ouvrage contient le récit de son voyage en Crimée accompagné d'observations sur le commerce, le récit de l'établissement de relations commerciales entre Marseille et la mer Noire, les textes de traités et lois sur le commerce, des instructions nautique de la mer Noire, et d'autre informations pratiques pour les négociants désireux de se lancer dans ce commerce. Bel exemplaire. Ex-libris de l'auteur, et probablement sa signature autographe. Légères rousseurs. Atabey, 26. — Brunet, VI, 4172. — Monglond, VI, 1109. — Polak, 115.

BRUUN (Johan Jacob).

Novus atlas Daniae. Iste tome af Siaelland [Tome I. Sjaelland].

Kiöbenhavn, Johan Jacob Bruun, 1761. In-folio de (4) ff. ; maroquin rouge, dos à nerfs orné, double encadrement de filets, fleurons et dentelle dorée, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque).

50 planches gravées sur cuivre hors texte dont 1 dépliante, plus 1 planche gravée dépliante ajoutée. Elles sont datées entre 1729 et 1761. Très rare édition originale de ce magnifique recueil de vues topographiques gravées sur l'île de Sjaelland au Danemark. Parmi les villes représentées on trouve Copenhague, Roskilde, Ringsted, Helsingor ou encore Frederiksborg. Ces vues témoignent de la vie rurale et citadine à cette époque. Elles sont animées de personnages et pour quelques-unes de charmantes scènes champêtres : gardiens de troupeaux, récolte des moissons. Miniaturiste et peintre de prospects, Johan Jacob Bruun avait pour ambition d'éditer un atlas complet des villes du Danemark. Pour des raisons financières, il dut malheureusement renoncer à ce projet. Seul le tome I fut publié. Bruun avait prévu un second tome avec 88 planches mais celui-ci ne parut jamais. A sa mort, le graveur G.L. Lahde racheta les cuivres et réédita ces 50 planches avec 10 planches supplémentaires entre 1799 et 1805. La dernière planche ajoutée représente le catafalque et l'enterrement de la reine Louise en janvier 1752, et porte au verso la signature autographe de l'artiste. Rare recueil dans une magnifique reliure décorative en plein maroquin du temps.

CLOUE (Georges-Charles).

Renseignements hydrographiques sur la mer d'Azof. Complétés à l'aide de quelques notes dues à plusieurs officiers de marine et à MM. Ploix et Manen.

Paris Firmin Didot 1856. In-8 de (2) ff., 76-(1) pp. ; demi-chagrin rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l'époque).

Seule édition de ce ouvrage. Elle est illustrée de nombreux profils de côtes dans le texte et de 8 cartes dépliantes. En 1854-1855, au terme des campagnes de la Baltique et de Crimée, auxquelles il participa, Cloué fut promu capitaine de frégate.Ses relevés hydrographiques permirent la prise du fort de Kimburn. Bel exemplaire. Envoi autographe signé de l'auteur au conseiller d'état directeur du personnel de la marine (envoi en partie biffé). Polak, 1796.

COULANGE (de).

Saint-Germain en Laye pittoresque et ses environs.

Saint-Germain-en-Laye, Payer et Paul, 1875-1876. Grand in-4; demi-percaline verte, dos lisse orné de filets (reliure de l'époque).

Rare recueil comprenant un titre et 30 planches lithographiées d'après les dessins de Coulange, dont 20 à fond teinté et 7 sur papier de couleurs, représentant les principaux monuments de Saint-Germain-en-Laye (12 vues), ainsi que des vues de Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Fourqueux, Marly-le-Roi (2), Poissy, Le Vésinet (2), Chambourcy, Port-Marly, Croissy, aqueduc de Marly, Chatou, Louveciennes, Bougival, Les Loges, Sartrouville, et L'Etang-la-Ville. Chaque planche est accompagnée d'un feuillet de texte explicatif. Bel exemplaire.

COURANT (sergent-major).

Lettre autographe signée à la citoyenne Courant la jeune, demeurant rue de Paris à Moulins, département de l'Allier

Lorient, 6 floréal an 12 [26 avril 1804]. 3 pp. in-4 (24,4 x 19,4 cm), adresse et marques postales.

Intéressante lettre sur le transport des troupes de Brest à Rochefort, puis de Nantes à Boulogne, malgré le blocus anglais. Elle est illustrée d'un dessin aquarellé représentant la frégate l'Infatigable, sur laquelle le militaire avait pris place au cours de la première traversée vers Rochefort. Courant était sergent-major de la 22e compagnie du 37e régiment d'infanterie de ligne basé à Brest. Il donne ici des nouvelles à sa femme : "Je te dirai, ma bonne amie, qu'il y a 6 compagnies de notre régiment qui ont embarqué le 15 nivôse [6 janvier 1804], du nombre desquels j'ai fait partie; sur différens batimens de guerre que nous avons conduit à Rochefort sans dangers, quoique ayant passé au milieu d'une flotte anglaise, qui, au moyen du brouillard, ne nous a pas aperçus; arrivés à Rochefort, où nous sommes restés jusqu'au 10 pluviôse [31 janvier], époque où nous en sommes partis, nous n'avons pas mis un seul instant le pied à terre, nous avons toujours restés dans nos batimens, car il nous était bien défendu d'en sortir, attendu que les Anglais nous tenaient bloqués". Il ajoute : "Cependant il est survenu un vent si violent que MM. les Anglais se sont retirés, et alors nous avons entrés en rade; où étant, nous avons débarqué pour nous rendre à Nantes; aussitôt notre arrivée dans cette ville, il s'est trouvé une division de bateaux plats que nous avons été obligés de conduire à Boulogne avec le 40e régiment; et certes cela n'a pas été sans peine, car à la hauteur de Brest, une division anglaise nous a poursuivis et ayant livré le combat nous avons été forcés d'entrer dans la baie d'Audierne, où nous avons restés pendant huit jours avec beaucoup de peine, attendu que ces bateaux sont si petits qu'on est obligé de rester toujours assis dans la calle; nous avons eu le malheur d'en perdre deux qui ont coulé à fond avec tout l'équipage et un qui a été pris par l'ennemi…". Le convoi arrive à Boulogne le 30 ventôse [21 mars 1804] : "Il n'existe rien de plus beau au monde que la réunion des batimens devant Boulogne, on présume que c'est de là que doit partir l'expédition…". Puis Courant reçoit l'ordre de rejoindre son régiment à Lorient, d'où il écrit la présente lettre. Exécuté par l'un de ses amis, le dessin aquarellé représente l'Infatigable, une frégate de 32 canons qui avait effectué, en 1802, un transport de troupes de Cherbourg au Cap Français (Saint-Domingue), puis une mission à La Havane (Cuba) avant de rejoindre Brest. En 1806, elle sera prise par les Anglais en sortant de Rochefort et deviendra le HMS Immortality; non réarmée dans la Royal Navy, la frégate sera démolie en 1811. Cf. Roche (Jean-Michel), Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, I, p. 256. Petits manques de papier, légères rousseurs.

DESEINE (François-Jacques).

Rome moderne, première ville de l'Europe, avec toutes ses magnificences et ses délices.

Leyde, Pierre Vander Aa, 1713. 6 volumes in-12 à pagination continue de 14) ff., 298 pp. — (2) ff., pp. 299 à 549 — (2) ff., pp. 551 à 806 — (2) ff., pp. 807 à 1098, 1098-1 à 1098-48 — (2) ff., 1099 à 1426 — (2) ff., 1427 à 1738, (20) pp. ; veau fauve, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, pièces de possession de maroquin noir, chiffre BB sur les entrenerfs, filets encadrant les plats, coupes ornées, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Deuxième édition, considérablement augmentée, et la première avec des illustrations. Elle comprend un frontispice sur double page, un feuillet de dédicace sur double page, une carte d'Italie dépliante, un grand plan de Rome dépliant, 28 planches dont 25 dépliantes, et 75 planches sur 71 feuillets compris dans la pagination (soit 4 planches recto/verso). Bel exemplaire dans une élégante reliure au chiffre et frappée de la marque de la Bibliothèque Bignon. L'abbé Jean-Paul Bignon (1662-1743) fut bibliothécaire et intendant du cabinet des médailles du Roi. O.H.R., 870.

HENRION (Paul).

Voyage en Espagne. Manuscrit dactylographié.

Epernay, 1935-1938. In-8 (19,2 x 12,5 cm) de 248 - (2) pp., plus (18) pp. ajoutées; demi-toile verte, sous chemise de maroquin bleu-nuit, plats ornés d'un grand motif central constitué d'arabesques dorées, encadrement de roulettes et filets dorés avec fleurons d'angle (reliure de l'époque).

Le voyage d'un architecte français en Espagne. Accompagné de sa femme, l'architecte Paul Henrion participa à un voyage organisé en autocar à travers l'Espagne entre le 6 et le 24 mai 1935. Arrivé à Biarritz le 5 mai, il passa la frontière le lendemain et effectua un circuit dont les principales étapes furent Burgos, Ségovie, l'Escurial, Madrid, Tolède, Aranjuez, Cordoue, Séville, Cadix, Malaga, Grenade, Almeria, Alicante, Valence, Tarragone et Barcelone. De là, il rentra en France et passa par Perpignan et Toulouse avant de retourner à Epernay. Ce manuscrit est illustré de 17 aquarelles à pleine page (dont une signée "P.H."), 3 dessins à pleine page, 2 dessins dans le texte, 1 photographie, 8 cartes postales, 6 documents imprimés et 4 timbres de la République espagnole. Les aquarelles, pour la plupart exécutées sur papier fort, représentent les sujets suivants : Ségovie. L'aqueduc romain. – Ségovie. L'Alcazar. – Madrid. Porte de Tolède. – Madrid. La Telefonica. – Tolède. Pont d'Alcantara et Alcazar. – Tolède. La cathédrale. – Tolède. La maison du Gréco. – Tolède. Pont Saint-Martin, St Jean des Rois. – Cordoue. La Mosquée. – Séville. La Giralda et la Cathédrale. – [Grenade]. L'Alhambra. Cour des Myrtes. – Grenade. Salle de Justice, Cour des Lions. – Grenade. Les Grottes des Gitanes. – Séville. Parc Maria-Luisa. – Grenade. L'Alhambra. Entrée de la Salle des Ambassadeurs. – Les Gitanes de Grenade (signée P.H.). – Barcelone. La Sagrada Familia (datée mai 1935). Quant aux dessins à pleine page, ils représentent : Burgos. La Cathédrale (à l'encre noire). – Monastère de l'Escurial (à l'encre bleue). – Dans la Sierra Morena (au pastel brun). Ceux insérés dans le texte (à l'encre noire) montrent des réalisations de l'architecte Gaudi : maison avenue de Gracia et Parc Güell à Barcelone (p. 242). La photographie représente Paul Henrion et sa femme à Malaga, au milieu des palmiers dans la promenade de l'Alameda; elle a été prise par un photographe ambulant (p. 152). Concernant les cartes postales, elles montrent des vues de Madrid, Séville, Cadix, Gibraltar, Alicante, Valence (2) et Barcelone. Le texte fournit des descriptions très précises sur les endroits visités : monuments de Burgos, palais de l'Escurial, musée du Prado à Madrid, maison du Gréco à Tolède, mosquée de Cordoue, Alcazar de Séville, Alhambra de Grenade…, et contient de nombreuses observations sur les régions traversées : accueil dans les différentes villes, repas, hôtels, activité des habitants, costumes, fêtes et cérémonies, etc. L'auteur mentionne quelques événements ou anecdotes, comme la présence d'un banquet fasciste présidé par Primo de Rivera dans leur hôtel à Cordoue, ainsi que la tentative de fugue d'un jeune garçon qui est finalement repris par la gendarmerie (pp. 112-115). Il évoque aussi une visite aux grottes du Sacro Monte, à Grenade : "Nous montons ensuite à pied […] à l'Albaycin, quartier des Gitanes. Ces bohémiens habitent seuls ce quartier perché sur une colline. Les habitations sont creusées dans la montagne, en forme de grottes comprenant souvent plusieurs pièces successives […]. Nous assistons dans l'une de ces maisons à des danses et chants. Les femmes vêtues de couleurs voyantes, jaunes, rouges, bariolées de rouge, noir, violet, etc., dansent avec accompagnement de castagnettes, claquements de mains et furieux coups de talons […]. Nous sommes assaillis par une nuée d'enfants mendiant des sous, des cigarettes. Certains sont particulièrement exigeants et tenaces : deux petites gitanes passablement effrontées nous firent la conduite au retour jusqu'au centre de Grenade…" (pp. 174-175). A Barcelone, Henrion apprécie les réalisations du célèbre architecte espagnol Antonio Gaudi y Cornet (1852-1926), auteur de la Sagrada Familia, ou Eglise de la Sainte Famille, dont une représentation aquarellée figure dans le manuscrit : "[Elle] est une œuvre d'une telle étrangeté qu'il est rare d'en entendre parler sans passion […], les architectes français surtout nous ont paru acharnés à n'y vouloir rien comprendre […]. M. Gaudi est un maître ès pierres vives du moyen âge ressuscité à la fin du XIXe siècle. C'est un homme d'une foi ardente, d'une piété ascétique et d'un incontestable génie artistique. Il y a chez lui toute la mentalité disparue du grand constructeur de cathédrales, l'esprit religieux, la science de son art et la puissance créatrice…" (p. 236). En tête du manuscrit se trouve inséré le programme du voyage avec une carte indiquant l'itinéraire suivi. Organisé par l'agence "Le Tourisme français", il regroupait 17 voyageurs, plus Henrion et sa femme, ainsi que le guide, soit 20 personnes au total. La liste des participants se trouve à la fin du récit. Par ailleurs, Henrion s'était déjà rendu en Espagne en 1930, visitant Irun et Fontarabie, ainsi qu'il le mentionne au début de sa narration (p. 6). Intéressante relation d'un voyage en Espagne, effectué un an avant le début de la guerre civile (1936-1939).

HOMMAIRE de HELL (Xavier).

Les steppes de la mer Caspienne, le Caucase, la Crimée et la Russie méridionale. Voyage pittoresque, historique et scientifique.

Paris, P. Bertrand, Strasbourg, Ve Levrault, 1843-1845. 3 volumes in-8 de vij-(1)-514-(1) pp. — (2) ff., 598 pp. — 507-(1) pp., et un atlas in-folio ; demi-veau bleu, dos à nerfs ornés (reliure à l'imitation du XIXe).

Première édition. L'atlas comprend une partie historique de 25 planches lithographiées d'après les dessins de Fortuné Férogio dont 7 en couleurs, et une partie scientifique avec une carte géologique en couleurs dépliante, une planche double de coupe géologique, 6 planches gravées de coquillages, et 4 cartes. Cet ouvrage est un compte rendu du premier voyage d'exploration d'Hommaire de Hell dans la Russie septentrionale. Il fut appelé par le gouverneur général de la Nouvelle Russie, le comte Vorentsov, pour y étudier la géologie de la Crimée et résoudre la solution du problème de la rupture du Bosphore. Pendant près de cinq années, il parcourut le pays "dans tous les sens, explorant à pied ou à cheval le cours des fleuves et des rivières, et visitant toutes les côtes russes de la mer Noire, de la mer d'Azov et de la mer Caspienne" (préface). Il était accompagné, la plupart du temps, par son épouse qui rédigea la partie pittoresque du voyage. Bon exemplaire de cet ouvrage rare. Cachet annulé de l'école d'artillerie de Vincennes sur les volumes de texte. Rousseurs, plus prononcées en début et fin des volumes de texte. Atabey, 591. — Brunet, III, 295. — Hage Chahine, 2213. — Numa Broc, Asie, 242.

HUGUES (Thomas Smart).

Voyage à Janina en Albanie, par la Sicile et la Grèce.

Paris, Gide fils, 1821. 2 volumes petit in-8 de 326 pp. — 351 pp.; demi-basane marbrée à coins, dos lisses ornés de filets, pièce de titre de maroquin noir, armes dorées sur le premier plat placées postérieurement (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defaucompret, et illustrée du portrait d'Ali-Pacha gravé à l'aquatinte en frontispice. L'auteur parcourut la Méditerranée en 1813-1814 en compagnie de son élève Richard Townley Parker, et visitèrent l'Espagne, l'Italie, la Sicile, la Grèce et l'Albanie. Le récit de son voyage concerne surtout son séjour en Albanie et plus précisément sur Ali Pacha, gouverneur de Épire et des régions voisines qu'il tenta de rendre indépendant de l'Empire Ottoman. Bon exemplaire. Cachet "bibliothèque léguée au Cardinal Gianelli" au début des deux volumes, peut être le Cardinal Pietro Gianelli (1807-1881). Aux armes du Comte de Cianelli de Servans, et ex-libris du même au château de Goudourville (près de Valence) ; itrès certainement Gonzague de Cianelli de Servans, propriétaire dudit chateau qu'il vendit en 1939. Atabey, 600. — Blackmer, 842 (édition anglaise de 1820). — Quérard, IV, 156.

LOPEZ de AYALA (Ignacio).

Historia de Gibraltar.

Madrid, Antonio de Sancha, 1782. Petit in-4 de xvj-xlviij-387-(1) pp.; basane marbrée, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée d'une grande planche gravée dépliante montrant une vue cavalière de Gibraltar. Ignacio Lopez de Ayala était un poète, un astronome et un historien espagnol. Après plusieurs publications, il devint membre de l'Académie Royale d'Histoire. Son ouvrage sur Gibraltar est divisé en trois parties: description géographique, histoire jusqu'en 1540, et histoire de 1540 à 1780. Bon exemplaire. Petite déchirure sans manque à la planche. Brunet, VI, 26239.

LOUKOMSKI (Gueorgui Kreskentievitch).

La ville sainte de Russie Kiev. "La mère des villes russes".

Paris, J. Danguin, 1929. In-folio; broché, couverture illustrée.

Ouvrage illustré de figures en noir dans le texte, de 16 planches en couleurs d'après les aquarelles et dessins de l'auteur, et de 64 planches de reproductions photographiques. Architecte et dessinateur, l'auteur fut conservateur du musée de Tsarskoïe Sélo (actuellement Pouchkine, ancien palais d'été des tsars), et en 1918, il fut nommé conservateur du musée des beaux-arts de Kiev. C'est à cette occasion qu'il commença un travail d'inventaire du patrimoine religieux de la ville qu'il dut interrompre à cause des changements politiques en Ukraine. Bel exemplaire.

MAY (Jean-Baptiste).

Saint-Pétersbourg et la Russie en 1829.

Paris, Levavasseur, P. Ledoux, 1829. 2 volumes in-8 de (2) ff., vij-(1 bl.)-396pp. — (2) ff., 398-(1)-(1 bl.)-(3) pp. ; demi-basane havane, dos lisses ornés en long d'un fer rocaille, tranches marbrées (reliure de l'époque).

Edition originale. Après plusieurs voyages et séjours à Saint-Péterbourg, l'auteur livre un tableau détaillé, et parfois critique, sur la Russie, son gouvernement, sa société et ses mœurs. Il relate également un voyage à Moscou, parle de la foire de Koursk, de la guerre avec la Turquie et de la conjuration de 1825. Bon exemplaire. Quérard, V, 651.

MILLIN (Aubin Louis).

Voyage en Savoie, en Piémont, à Nice et à Gênes.

Paris, C. Wassermann, 1816. 2 volumes in-8 de (2) ff., VI, II, 376 pp. - (2) ff., 415 pp. ; demi-basane brune, dos lisses ornés, pièces de titre de veau orange, tranches rouges (reliure de l'époque).

Edition originale, dédiée à l'abbé Andrès, bibliothécaire du roi, et secrétaire de l'Académie royale de Naples. Après avoir visité les départements du midi pour étudier les monuments, Millin entreprit, en 1811, un voyage en Italie. Parti de Paris, il s'arrêta dans les principales villes de France situées sur la route et entra en Italie par le Piémont. Après avoir passé l'hiver à Rome, il partit pour Naples, visita les deux calabres et fut de retour dans la capitale française en 1813. Par la suite il publia le récit de son séjour en Savoie et au Piémont en donnant des descriptions sur les villes de Chambéry, Turin ou encore Nice. Bel exemplaire. Légères rousseurs. Brunet, III, 1723 ; Fossati Bellani, 473.

MURPHY (James Cavanah).

Voyage en Portugal à travers les provinces d'Entre-Douro et Minho, de Beira, d'Estramadure et d'Alenteju, dans les années 1789 et 1790; contenant des observations sur les mœurs, les usages, le commerce, les édifices publics, les arts, les antiquités, etc. de ce royaume.

Paris, Denné jeune, 1797. 2 volumes in-8 de xvj-218 pp. — viij-290 pp.; veau porphyre, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, roulette encadrant les plats, coupes filetées, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition in-8 (publiée en même temps que l'in-4). Elle est illustrée de 23 planches gravées dépliantes (plan de Lisbonne, bâtiments, inscriptions, costumes). En 1788, à la demande de William Conyngham, l'architecte James Murphy se rendit au Portugal pour y étudier le monastère et l'église de Bathala, chef d'œuvre de l'architecture gothique du Portugal. Puis il visita Lisbonne et les provinces méridionales, et revint à Londres en 1790. Le récit de ses voyages donne une intéressante description d'un pays souvent ignoré par les artistes et les voyageurs. Bel exemplaire. Quelques rousseurs, plus prononcées à certains feuillets. Brunet, III-1955. — Graesse, IV, 631. — Monglond, IV, 179.

PASSERAT de LA CHAPELLE (Claude-François).

Réflexions générales sur l'isle Minorque; sur son climat, sur la manière de vivre de ses habitans, & sur les maladies qui y règnent.

Paris, Veuve d'Houry, 1764. In-12 de (1) f., x-133-(2) pp.; veau marbré, dos lisse orné, coupes filetées, tranches rouges (reliure de l'époque).

Première édition, rare. L'auteur fut nommé médecin de l'armée du roi en 1756 à Minorque occupée par les Français durant la guerre de Sept Ans. Il décida alors "d'examiner l'exposition des différents quartiers où les troupes étaient réparties, la nature du terrain, celle des eaux, & le genre de vie des habitants, espérant [se] mettre par là en état de mieux connaitre les causes & les caractères des maladies qui pouvaient régner dans le pays, & y attaquer les soldats" (préface). Bel exemplaire. Coiffes et coins frottés.

TÖNSBERG (Christian).

Udvalgte Norske Nationaldragter.

Christiania [Oslo], Chr. Tönsberg, 1861. Petit in-folio de (1) f., 31 pp. ; demi-chagrin fauve, dos à nerfs muet, étiquette conservée en lettres dorées sur le premier plat (reliure à l'imitation du XIXe siècle).

Ouvrage illustré de 16 planches en chromolithographie (titre et 15 planches de costumes, chacune accompagnée d'un feuillet explicatif), et de 8 pages de musique notée. La légende des planches et le texte sont en norvégien, allemand et anglais. Très rare album montrant les costumes masculins et féminins des différentes provinces de Norvège, la dernière représentant des Lapons. Légères rousseurs. Manque à Colas.

ZEILLER (Mathias).

Topographiæ Galliæ.

Francfort, Gaspard Merian, 1655-1661. 13 parties en 2 volumes in-folio de 36 pp., (4) ff., pp.37-97, (3) ff. - (2) ff., 35 pp., (1) f. - (2) ff., 38 pp., (2) ff. — (2) ff., 25 pp., (1) f. - 24 pp., (1) f. - 26 pp., (2) ff. - 71 pp., (2) ff. - 30 pp., (2) ff., pp.31-47, (1) f. - 28 pp. - 58 pp., (3) ff. - 80 pp., (2) ff. - 39 pp., (1) f. - 37 pp., (1) f. ; vélin ivoire, titre et tomaison frappés or sur les dos, tranches bleues (reliure de l'époque).

Edition originale, en allemand, qui fut aussi publiée en latin et en hollandais. Elle est illustrée de 8 titres gravés, d'un frontispice allégorique, de 18 cartes à double-page et de 308 planches gravées, certaines comportant plusieurs vues. La Topographie de Zeiller constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654, les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire bien conservé dans son vélin de l'époque. Quelques rousseurs et quelques feuillets uniformément brunis.