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Départements français.

Vers 1880. Chromolithographie (12,5 x 20,5 cm chacune), à fond rouge ou jaune.

Rare jeu complet de 30 cartes cartonnées recouvertes de chromolithographies. Elles montrent 3 départements limitrophes (parfois 2) avec leurs blasons, les personnages illustres qui y sont nés, les monuments emblématiques, les principales productions et les costumes régionaux. Bon état de conservation. Coins frottés.

Inauguraçao do caminho de ferro do Valle do Vouga Espinho-Vizieu-Aveiro.

1908. In-folio oblong; percaline verte de l'éditeur, titre en lettres dorées sur le premier plat.

Rare album comprenant 25 reproductions photographiques de Emilio Biel & Cie à Porto, dont 2 sur double page, montrant des vues d'ouvrages d'art et de villes traversées par la ligne de chemin de fer de la vallée de Vouga, au Portugal. La ligne relie Espinho, au sud de Porto, à Vizeu (dans la région centre), puis à Aveiro sur l'Atlantique. Elle fut construite par la Compagnie Française pour la Construction et l'Exploitation des Chemins de Fer à l'étranger, et dirigée par l'entrepreneur François Mercier, également propriétaire de la Société des chemins de fer du Centre. Rare exemplaire contenant 5 photographies supplémentaires, non répertoriées dans la liste des planches en début de volume: une autre vue de Oliveira de Azemeis, la construction d'une gare et 3 vues de la ligne de chemin de fer. Bel exemplaire. Coiffes et coins émoussés.

Picturesque Europe.

London, Cassel, Petter & Galpin, 1876-1880. 10 volumes grand in-4; percaline rouge, dos lisses, titres dorés et encadrements en noir et or sur les premiers plats, une illustration dorée différente sur chacun des 10 volumes, tranches dorées (cartonnage de l'éditeur).

L'illustration se compose de nombreuses figures gravées sur bois dans le texte, de 10 frontispices et de 60 planches gravées sur acier. Rare édition en 10 volumes et en cartonnage d'éditeur. Elle se trouve généralement en 5 volumes, ce qui explique que, parmi les 10 frontispices présent dans l'ouvrage, il n'y en ait que 5 différents se trouvant présent de un à trois fois. L'ouvrage est fait de chapitres consacrés à une région ou pays, rédigés par différents auteurs, dont le principal est Thomas George Bonney. Les quatre premier volumes sont consacrés à la Grande Bretagne, les six autres au reste de l'Europe, principalement la France, l'Italie et les Alpes, mais on y trouve également des chapitres consacrés à l'Espagne, le Rhin, la Norvège, la Russie, la Grèce, la Hollande, la Belgique, Constantinople et la Suède. Bel exemplaire en reliure uniforme de l'éditeur. Coiffes et coins émoussés, rares piqûres. Andres, Steel-engraved views, 120.

ADAM (Victor).

Bombardement de Sébastopol 1854.

Paris, Wild, [vers 1860]. Lithographie originale (45,5 x 61,5 cm).

Belle et grande estampe figurant le bombardement de la ville de Sébastopol en Crimée, dessinée par Victor Adam et lithographiée en couleurs par Hubert Clerget. Ville stratégique située sur les rives de la Mer Noire, Sébastopol était le port d'attache de la Marine impériale russe dont la flotte menaçait la Méditerranée. Le siège et le bombardement de la ville débutèrent le 18 octobre 1854. Ce fut l'épisode principal de la Guerre de Crimée qui opposa, de 1853 à 1856, l'Empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et qui s'acheva par la défaite de la Russie. Le siège dura onze mois, d'octobre 1854 à septembre 1855. Il fut meurtrier et marqué par de nombreuses épidémies, et s'acheva par la défaite de la Russie, entérinée par le Traité de Paris de 1856. L'estampe montre la ville encerclée de toutes parts et bombardée, coté terre, par les armées turques et anglaises, et côté mer, par la flotte anglaise. Sébastopol riposta et résista grâce à ses forts : Fort de la Quarantaine, Fort Alexandre, Fort Constantin et Fort Catherine. La ville, assez détaillée, montre la citadelle, l'arsenal, les batteries, l'hôpital ou encore les casernes. Les principaux lieux de la ville sont numérotés et légendés au bas de l'estampe. Bel exemplaire. Très légères rousseurs.

BUCHON (Jean-Alexandre).

La Grèce continentale et la Morée. Voyage, séjour et études historiques en 1840 et 1841.

Paris, Charles Gosselin, 1843. In-18 de vij-568 pp. ; demi-veau brun, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition. De décembre 1840 à novembre 1841, Buchon voyagea en Grèce à la recherche de documents inédits sur la principauté de Morée et le duché d'Athènes, deux états croisés, fondés en Grèce au début du XIIe siècle lors de la quatrième croisade. Dans son ouvrage, il mêle le récit de ses recherches à la description de la Grèce et de ses habitants dix ans après l'indépendance. Bon exemplaire provenant de la bibliothèque du château de Dampierre avec son ex-libris. Tranches et quelques cahiers piqués. Atabey, 162. — Blackmer, 230. — Weber, 348.

COURANT (sergent-major).

Lettre autographe signée à la citoyenne Courant la jeune, demeurant rue de Paris à Moulins, département de l'Allier

Lorient, 6 floréal an 12 [26 avril 1804]. 3 pp. in-4 (24,4 x 19,4 cm), adresse et marques postales.

Intéressante lettre sur le transport des troupes de Brest à Rochefort, puis de Nantes à Boulogne, malgré le blocus anglais. Elle est illustrée d'un dessin aquarellé représentant la frégate l'Infatigable, sur laquelle le militaire avait pris place au cours de la première traversée vers Rochefort. Courant était sergent-major de la 22e compagnie du 37e régiment d'infanterie de ligne basé à Brest. Il donne ici des nouvelles à sa femme : "Je te dirai, ma bonne amie, qu'il y a 6 compagnies de notre régiment qui ont embarqué le 15 nivôse [6 janvier 1804], du nombre desquels j'ai fait partie; sur différens batimens de guerre que nous avons conduit à Rochefort sans dangers, quoique ayant passé au milieu d'une flotte anglaise, qui, au moyen du brouillard, ne nous a pas aperçus; arrivés à Rochefort, où nous sommes restés jusqu'au 10 pluviôse [31 janvier], époque où nous en sommes partis, nous n'avons pas mis un seul instant le pied à terre, nous avons toujours restés dans nos batimens, car il nous était bien défendu d'en sortir, attendu que les Anglais nous tenaient bloqués". Il ajoute : "Cependant il est survenu un vent si violent que MM. les Anglais se sont retirés, et alors nous avons entrés en rade; où étant, nous avons débarqué pour nous rendre à Nantes; aussitôt notre arrivée dans cette ville, il s'est trouvé une division de bateaux plats que nous avons été obligés de conduire à Boulogne avec le 40e régiment; et certes cela n'a pas été sans peine, car à la hauteur de Brest, une division anglaise nous a poursuivis et ayant livré le combat nous avons été forcés d'entrer dans la baie d'Audierne, où nous avons restés pendant huit jours avec beaucoup de peine, attendu que ces bateaux sont si petits qu'on est obligé de rester toujours assis dans la calle; nous avons eu le malheur d'en perdre deux qui ont coulé à fond avec tout l'équipage et un qui a été pris par l'ennemi…". Le convoi arrive à Boulogne le 30 ventôse [21 mars 1804] : "Il n'existe rien de plus beau au monde que la réunion des batimens devant Boulogne, on présume que c'est de là que doit partir l'expédition…". Puis Courant reçoit l'ordre de rejoindre son régiment à Lorient, d'où il écrit la présente lettre. Exécuté par l'un de ses amis, le dessin aquarellé représente l'Infatigable, une frégate de 32 canons qui avait effectué, en 1802, un transport de troupes de Cherbourg au Cap Français (Saint-Domingue), puis une mission à La Havane (Cuba) avant de rejoindre Brest. En 1806, elle sera prise par les Anglais en sortant de Rochefort et deviendra le HMS Immortality; non réarmée dans la Royal Navy, la frégate sera démolie en 1811. Cf. Roche (Jean-Michel), Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, I, p. 256. Petits manques de papier, légères rousseurs.

FRIEDMANN (Alexandre).

Rapport officiel sur la marine et les travaux maritimes à l'Exposition Universelle de Vienne en 1873.

Vienne, imprimerie impériale et royale, 1874. In-8 de (1) f., vij-(1 bl.)-189 pp.; veau bleu marine, dos à nerfs orné, encadrement or et à froid sur les plats, armes sur le premier plat, coupes et chasses ornées, tranches dorées (reliure de l'époque).

L'illustration se compose d'un tableau et de 19 planches. L'ouvrage traite de toutes les nouveautés dans le domaine maritime, qui ont été montrées lors de l'Exposition Universelle de Vienne en 1873: taille des navires, propulsion à vapeur, navires en fer, description des navires exposés, sécurité des navires et des marins, machines et chaudières, phares et balises, ou encore aménagement des ports. Bel exemplaire de présent, aux armes de l'Autriche.

GAMBA (comte Pietro).

Relation de l'expédition de Lord Byron en Grèce.

Paris, Peytieux, 1825. In-8 de xij-307 pp. ; cartonnage bordeaux à la Bradel, pièce de titre noire, non rogné, couvertures conservées (reliure moderne).

Première édition française, traduite de l'anglais par J. T. Parisot et publiée la même année que l'originale anglaise. Pietro Gamba était le frère de la maîtresse italienne de Byron (la comtesse Teresa Guiccioli), et le compagnon de son voyage en Grèce. Après la mort de Byron, en 1824 à Missolonghi, il alla à Londres publier son livre, retourna en Grèce pour se battre au côté du colonel Fabvier et trouva la mort à Methana en 1826. Bon exemplaire. Blackmer, 646 (édition anglaise). — Droulia, 849.

GILPIN (William).

Voyage en différentes parties de l'Angleterre, et particulièrement dans les montagnes & sur les lacs du Cumberland & du Westmoreland.

Paris, Defer de Maisonneuve, 1789. 2 volumes in-8 de xix-(1 bl.)-441 pp. — xvj-348 pp.; veau marbré, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, roulette encadrant les plats, coupes ornées, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Guédon de Berchère, et illustrée de 30 planches gravées (cartes, paysages, chevaux et bétail). Le révérend William Gilpin était surtout connu pour être l'un principaux promoteurs de la notion de pittoresque, soit un paysage digne d'être représenté en peinture. Il effectua de nombreux voyages en Angleterre à la recherche de paysages "pittoresques" dont la description occupe la plus grande partie de ses écrits. Bel exemplaire dans une élégante reliure de l'époque, et au chiffre JGS en bas du dos, correspondant à la famille de Solages, propriétaire de la société des mines de Carmaux. Monglond, I, 451.

HUGUES (Thomas Smart).

Voyage à Janina en Albanie, par la Sicile et la Grèce.

Paris, Gide fils, 1821. 2 volumes petit in-8 de 326 pp. — 351 pp.; demi-basane marbrée à coins, dos lisses ornés de filets, pièce de titre de maroquin noir, armes dorées sur le premier plat placées postérieurement (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defaucompret, et illustrée du portrait d'Ali-Pacha gravé à l'aquatinte en frontispice. L'auteur parcourut la Méditerranée en 1813-1814 en compagnie de son élève Richard Townley Parker, et visitèrent l'Espagne, l'Italie, la Sicile, la Grèce et l'Albanie. Le récit de son voyage concerne surtout son séjour en Albanie et plus précisément sur Ali Pacha, gouverneur de Épire et des régions voisines qu'il tenta de rendre indépendant de l'Empire Ottoman. Bon exemplaire. Cachet "bibliothèque léguée au Cardinal Gianelli" au début des deux volumes, peut être le Cardinal Pietro Gianelli (1807-1881). Aux armes du Comte de Cianelli de Servans, et ex-libris du même au château de Goudourville (près de Valence) ; itrès certainement Gonzague de Cianelli de Servans, propriétaire dudit chateau qu'il vendit en 1939. Atabey, 600. — Blackmer, 842 (édition anglaise de 1820). — Quérard, IV, 156.

LACOSTE (Jean de).

Mémoire pour le citoyen Lacoste, ex-ministre de la marine.

Paris, imprimerie de J. Girouard, 1792. In-8 de 40 pp.; cartonnage de papier marbré, pièce de titre (reliure moderne).

Jean de Lacoste fut nommé Ministre de la Marine le 15 mars 1792, mais, le 9 juillet il fut décrété d'accusation. Dans ce mémoire, il se justifie et répond point par point aux accusations qu'ils lui ont été faites sur la façon dont il a fait appliquer aux Antilles le décret du 28 mars 1792 qui accordait les mêmes droits aux colons et aux hommes libres de couleur. Bon exemplaire. Quelques rousseurs.

LARUE (Antoine).

Voyage en Yougoslavie et en Grèce en 1953. Manuscrit dactylographié.

S.l., 1953. Un volume de texte in-4 (27 x 21,1 cm) de 49 et 3 pp., broché, dos de toile verte, titre dactylographié sur le plat supérieur, et un album de photographies grand in-4 (34,5 x 32 cm) de (53) ff., demi-chagrin vert foncé, dos à nerfs, étiquette dactylographiée «Yougoslavie - Grèce 1953» au dos (reliure de l’époque).

Relation d’un voyage en Yougoslavie et en Grèce. Le texte est illustré de 7 cartes, dont 5 dépliantes, en reproductions photographiques tirées sur papier; l’album contient 4 cartes dont 1 en reproduction photographique, 4 photographies volantes et 610 photographies contrecollées au recto et au verso de chaque feuillet. Ce voyage se déroula du 30 juin au 2 août 1953. Antoine Larue quitte Paris en voiture (une traction-avant Citroën) avec sa femme Colette, son fils Denis et une parente dont le prénom est Lydie. Les premières étapes sont Strasbourg, Karlsruhe, Augsbourg, Munich, Bruck (Autriche), Lienz et Klagenfurt. Ils franchissent les Alpes Carniques, passent la frontière yougoslave et arrivent le 3 juillet à Ljubljana (Slovénie)pour faire le même jour la visite des grottes de Postoïna (Postojna). Ils passent ensuite à Rijeka (Fiume, Croatie) puis à Cricvenica, sur la mer Adriatique. Le 4, les voyageurs quittent cette localité pour longer la côte dalmate: Senj, Karlobag, Obrovac puis Benkovac où ils dorment sous la tente. Le 5 juillet, ils parviennent à Sibeniko(Sibenik) ; puis ils se rendent à Trogir, ville d’architecture vénitienne. Les étapes suivantes sont Spalato (Split), où ils observent les murailles de l’ancien palais de Dioclétien, puis Makarska, Metkovic et Dubrovnik (Raguse) avec la visite de la vieille ville. Le 7, les voyageurs quittent la Croatie pour le Monténégro, passent par Cattaro (Kotor) puis Cetinje avant d’arriver le même jour à Titograd (Podgorica). Le lendemain, ils traversent le Kosovo: Pec, Decani (visite du monastère), Dakovica et Prizren, puis parviennent à Skopje (Macédoine) dans la soirée. Les étapes suivantes sont Prilep, Bitola (anciennement Monastir) et Okrida (Ohrid) où Larue rencontre, le 10 juillet, un ancien officier de l’armée impériale russe devenu directeur d’hôtel. Revenus à Bitola, les voyageurs traversent la frontière yougoslave le 12 juillet pour arriver le même jour à Florina (Grèce). Le trajet continue par Kozani, Grevena, Kalambaka (visite des Météores), Argios Stephanos, Trikala, Larissa, Pharsale, Lamia (plaine des Thermopyles), Thèbes (Thiva), Eleusis (Elefsina) puis Athènes où l’arrivée a lieu le 13 au soir. Le lendemain, ils visitent l’Acropole, puis, le 15, le cap Sounion (temple de Poséidon). Le 16, ils prennent place à bord de l’Andros pour visiter les Cyclades: les principales étapes sont Tinos, Paros, Naxos, Ios, Oia et Santorin. De retour à Tinos, ils s’embarquent le 18 sur le Costacis Toya qui les emmène à Mykonos. De là, ils prennent une barque à voiles à destination de Délos où ils visitent les ruines. De retour à Mykonos, ils montent à bord de l’Aegeon avec plusieurs autres Français. Le 19, ils font une halte à Leros, puis passent à Kalimnos avant d’arriver le même jour à Rhodes où ils visitent le musée et le château. Le retour au Pirée a lieu le 21 juillet. Ils repartent aussitôt pour faire le tour du Péloponnèse: Corinthe, Nauplie, Epidaure (visite du théâtre), Tirynthe, Mycènes, Argos, Tripolis et Sparte, où ils arrivent le 22. A Mistra, ils visitent des églises et des couvents byzantins, puis retournent à Tripolis avant de se diriger vers Olympie. Arrivés le 24, ils visitent le musée ainsi que le stade que l’on est en train de dégager. Ils passent ensuite par Pyrgos et Patras, prennent le bac pour traverser le golfe de Corinthe, passent par Naupacte (Lépante), et arrivent à Delphes le soir même, où ils visitent le musée et les ruines (temple d’Apollon, voie sacrée, stade, théâtre). Le 26, ils quittent Delphes, visitent le monastère de Saint-Luc (Hosios Loukas) dont l’église byzantine date du XIe siècle, passent par Lévadhia et Thèbes pour revenir à Athènes le soir. Le lendemain, ils se rendent au Pirée et montent à bord du Cyclades qui, après avoir traversé les golfes de Corinthe et de Patras, passe au large d’Ithaque, fait escale à Corfou et arrive à Brindisi (Italie) le 29 juillet. Le voyage de retour s’effectue par Tarente, Salerne, Naples, Pompéi, Rome (visite du Vatican), Sienne, Florence, Bologne, Milan et Domodossola. Les voyageurs passent le col du Simplon, traversent la Suisse par Montreux, Vevey, Lausanne et Genève, puis rentrent en France le 2 août 1953. Dans son récit, Larue dresse un tableau assez critique de la Yougoslavie: mauvais état des routes, difficultés de s’approvisionner en pièces détachées pour réparer les voitures, espionnage des fonctionnaires, faiblesse du niveau de vie, misère des habitants dans les campagnes, inadaptation du pays aux activités touristiques; malgré cela, il affirme que «Tous, malgré tout, aiment Tito, même ceux qui critiquent son administration car Tito leur a redonné leur orgueil national et reste le drapeau d’un pays fier et pauvre…» (p. 25). Le voyage en Grèce, essentiellement consacré à la visite des sites archéologiques, s’effectue dans de meilleures conditions: «Avec la récente dévaluation de la drachme qui est passée de 43 pour un franc à 85, la vie en Grèce n’est pas très chère; elle est cependant plus chère mais beaucoup plus confortable qu’en Yougoslavie…» (p. 44). Le texte contient aussi quelques allusions aux événements politiques (tensions entre la Grèce et l’Albanie) et s’achève par la liste des dépenses effectuées dans les différents pays traversés. Ancien directeur des relations sociales de la société Ugine, Antoine Larue avait étudié à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (promotion 1921). Les récits de ses voyages, restés inédits, sont illustrés d’un grand nombre de photographies pour la plupart prises par lui-même. Parmi les 610 photographies contenues dans l’album, environ 200 sont consacrées à la Yougoslavie: grottes de Postojna, vues de Cricvenica, Senj et Karlobag, port de Sebenico, monuments de Trogir, de Split et de Raguse, vues de Cattaro, ancien lac de Scutari, grand hôtel de Titograd, paysages montagneux dans les environs de Pec, monastère de Decani, église de Prizren, vues de Skopje, marché de Prilep, mosquée de Bitola, vues d’Okrida (dont certaines avec la mention: «données par Mlle Cavalieri»). Concernant la Grèce, on relève environ 300 photographies: les Météores, l’Acropole d’Athènes avec l’Erechtheion et les Propylées, l’île de Santorin, Paros, Mykonos, Délos (ruines), Kalimnos, Rhodes (palais des grands-maîtres, hôpital des chevaliers, fort Saint-Nicolas, remparts, acropole, marché aux melons et aux citrons, etc.), canal de Corinthe, Nauplie, Epidaure (stade et théâtre), Tirynthe, Mycènes (tombeau d’Agamemnon, porte des Lionnes), Sparte, Mistra (églises), vues de Karitaina et Andritsaina, Bassæ (temple), Olympie (ruines), port de Lépante, Delphes (temple d’Apollon, portique des Athéniens, stade, théâtre), Hosios Loukos (monastère), à nouveau Athènes, puis Le Pirée et Corfou. Les dernières photographies concernent essentiellement l’Italie (Ravello, Pompéi, Sienne, Bologne…). Légères mouillures sur la couverture du volume de texte; une carte est détachée dans l’album.

LEBORGNE de BOIGNE (Claude-Pierre-Joseph).

Motion d'ordre sur la marine.

Paris, Imprimerie Nationale, An 6 [1797]. In-8 de 14 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Discours lu lors de la séance du 16 novembre 1797. Le 26 octobre 1797, le Directoire décida du rassemblement d'une nouvelle armée, placée sous le commandement du général Bonaparte, dans le but d'envahir l'Angleterre. Mais, d'après l'orateur, la marine française était en piteux état, faute de moyens et de volonté politique. Il fallait donc la remettre sur pied et il proposa le vote d'une motion pour que la commission des colonies et de la marine se saisisse du problème. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond. — Polak, 5508.

MILLIN (Aubin Louis).

Voyage en Savoie, en Piémont, à Nice et à Gênes.

Paris, C. Wassermann, 1816. 2 volumes in-8 de (2) ff., VI, II, 376 pp. - (2) ff., 415 pp. ; demi-basane brune, dos lisses ornés, pièces de titre de veau orange, tranches rouges (reliure de l'époque).

Edition originale, dédiée à l'abbé Andrès, bibliothécaire du roi, et secrétaire de l'Académie royale de Naples. Après avoir visité les départements du midi pour étudier les monuments, Millin entreprit, en 1811, un voyage en Italie. Parti de Paris, il s'arrêta dans les principales villes de France situées sur la route et entra en Italie par le Piémont. Après avoir passé l'hiver à Rome, il partit pour Naples, visita les deux calabres et fut de retour dans la capitale française en 1813. Par la suite il publia le récit de son séjour en Savoie et au Piémont en donnant des descriptions sur les villes de Chambéry, Turin ou encore Nice. Bel exemplaire. Légères rousseurs. Brunet, III, 1723 ; Fossati Bellani, 473.

MOUCHEZ (Ernest).

Correspondance. Ensemble de 218 lettres, la plupart autographes signées, à lui adressées.

Paris, La Rochelle, Brest, Toulon, Le Havre, Cherbourg, Londres, New York, La Plata, etc., 1887. Environ 500 pp. de différents formats, qq. en-têtes imprimés; les lettres sont conservées dans deux classeurs.

Importante correspondance adressée à l’astronome Mouchez en 1887. Ancien élève de l’Ecole navale, Ernest Mouchez (1821-1892) effectua plusieurs campagnes en Amérique du Sud, dans l’océan Indien et en Extrême-Orient, au cours desquelles il réalisa de nombreuses observations hydrographiques et astronomiques. En 1874, il dirigea une mission envoyée à l’île Saint-Paul, dans le sud de l’océan Indien, afin d’observer le passage de Vénus sur le Soleil. Membre de l’Académie des sciences en 1875, contre-amiral en 1878, il fut alors nommé directeur de l’Observatoire de Paris. Il créa celui de Montsouris et entreprit, avec la coopération d’observatoires étrangers, l’établissement d’une carte photographique du ciel dont la réalisation nécessitait le relevé des coordonnées astronomiques de plusieurs millions d’étoiles de la sphère céleste. Cette correspondance, en grande partie consacrée à l’astronomie, est constituée de lettres qui lui ont été adressées personnellement. Elles évoquent principalement le Congrès astronomique international de 1887, au cours duquel Mouchez lança le projet de la Carte du ciel, ainsi que la publication, la même année, de son étude intitulée La Photographie astronomique à l’Observatoire de Paris et la Carte du ciel. Certaines lettres sont relatives à l’envoi de sa publication, d’autres concernent les travaux de ses correspondants, français ou étrangers. Il est aussi question de l’envoi de matériel astronomique, d’une souscription pour l’érection de la statue d’Arago, d’invitations, de recommandations, de demandes pour venir travailler à Montsouris, de cérémonies pour le cinquantenaire des chemins de fer, des études de son fils Charles à l’Ecole navale, etc. Une centaine de correspondants sont ainsi représentés : astronomes, marins, hydrographes, explorateurs, médecins, naturalistes, mathématiciens, chimistes, physiciens, ingénieurs, météorologues, historiens, artistes, écrivains, hommes politiques, etc. De nombreuses lettres concernent l’Observatoire de Paris, la Société de Géographie, le Service hydrographique, la Société météorologique de France, les observatoires d’Alger, La Plata, Nice… On peut ainsi relever, parmi les correspondants: Astronomes: Antoine d’Abbadie (belle lettre sur l’astronomie, écrite de son château-observatoire d’Abbadia); Francisco Beuf (5 lettres sur ses travaux à l’Observatoire de La Plata, son voyage à Marseille, l’envoi de miroirs et de chronographes en Argentine, sa promotion dans la Légion d’honneur, etc.); William Robert Brooks (au sujet de ‘La Photographie astronomique à l’Observatoire de Paris et la Carte du ciel’ publiée par Mouchez); Charles Dufour (2 lettres écrites de Morges, dans le canton de Vaud, relatives à une trombe survenue sur le lac Léman); Hervé Faye (invitation à dîner); Flammarion (lettre écrite par sa femme Sylvie, pour demander d’envoyer à ‘Flamm’ un portrait photographique de Mouchez); Georges Ernest Fleuriais (8 lettres, sur la réparation d’un instrument de son invention, la mesure des distances à partir de relevés optiques, l’observation des astres, etc.); Hugo Gylden (conflit entre l’astronome Struve et l’académie de Saint-Pétersbourg au sujet de la direction de l’Observatoire de Poulkovo); William Huggins (nomination en tant que membre associé de la Royal Astronomical Society); Edward B. Kuobel (remerciements pour la monographie sur la photographie astronomique); Aimé Laussedat (4 lettres, remerciements pour la brochure, publication de travaux sur la photographie appliquée à la topographie et à l’astronomie, réinstallation du pendule de Foucault au Panthéon, recherche des kilogrammes témoins qui ont été égarés, difficultés avec le ministère, etc.); Henri Perrotin (sur l’observation d’une nébuleuse à l’Observatoire de Nice); Stephen Joseph Perry (sur la photographie astronomique); Georges Rayet (remerciements et projet d’écrire une histoire de la photographie à l’étranger); Henri Renan (excuses au sujet d’un malentendu concernant la lecture d’une note à l’Académie); Otto Wilhelm von Struve (sur le nombre de participants au congrès, qu’il juge insuffisant, et l’observation de la nébuleuse C Orionis); Louis Thollon (concerne l’envoi d’un jeune astronome à l’Observatoire de Nice, la construction d’un spectroscope et les observations à effectuer à l’aide du grand équatorial); Charles Trépied (sur l’incendie de l’Iphigénie et l’observation, à Alger, de la nébuleuse voisine de celle d’Orion); Charles Wolf (au sujet du thermomètre de Lavoisier). Marins: Gustave Besnard (diminution du nombre de lieutenants de vaisseau affectés à Montsouris); Georges Cloué (sur l’organisation d’une réunion internationale d’astronomie et de photographie); André Coffinières de Nordeck (lettre écrite d’Haiphong sur l’aviso la Nièvre); Alfred Albert Gervais (impossibilité, pour le ministre, de venir à une soirée à l’Observatoire); Paul Martin (recommandation pour une demande de visite à l’Observatoire de nuit); Adolphe Lucien Mottez (demande de renseignements pour son fils aîné, lieutenant de vaisseau, qui pourrait demander à être affecté à Montsouris); Léon Olry (remerciements pour l’envoi de deux brochures); Charles Poidloue (2 lettres, recommandation pour son second fils qui voudrait servir à Montsouris); Jean Charles Alexandre Sallandrouze de Lamornaix (au sujet des erreurs typographiques sur un imprimé publié par Delagrave); Albert G. Winterhalter (remerciements pour le séjour passé auprès de Mouchez et sa famille). Hydrographes: Anatole Bouquet de La Grye (2 lettres, sur la remise d’un prix et l’envoi d’une lettre à destination du Mexique); Edmond Paulin Dubois (8 lettres, relatives à l’astronomie, aux études de Charles Mouchez et aux souvenirs de l’Ecole navale, notamment lorsqu’on les informa de la découverte de la photographie en 1839, etc.); Gustave Hilleret (3 lettres, démarches pour se faire détacher à l’Observatoire de Montsouris, remerciements pour l’envoi de son ouvrage accompagné d’une dédicace); baron de Jeffé (5 lettres écrites de Rio, concernant ses travaux et notamment l’exploration d’un banc de corail). Explorateurs: Xavier Brau de Saint-Pol Lias (sur la création de la Revue de l’Etranger); Jean Chaffanjon (malade, il est atteint par la fièvre de l’Orénoque); Henri Coudreau (5 lettres, dont 2 écrites de Cayenne, sur sa mission en Guyane, avec un croquis relatif aux observations géodésiques); Alfred Grandidier (remerciements pour l’envoi du mémoire sur la photographie astronomique). Médecins: Bérenger-Féraud (demande d’appui pour une candidature à une place de correspondant de l’Institut); Jean-Martin Charcot (remerciements); Jules Pelletan (sur les Diatomées et les Infusoires); Germain Sée (invitation à un dîner en l’honneur du médecin du tzar). Naturalistes: Auguste Daubrée (remerciements pour le volume sur la photographie astronomique); Henri de Lacaze-Duthiers (envoi de deux ouvrages à Mouchez pour ses travaux); Alphonse Milne-Edwards (2 lettres, envoi d’un livre sur les Microzoaires, éclosion des œufs de Bombyx neustria); Julien Thoulet (sur les leçons d’océanographie qu’il donnera à Montsouris). Mathématiciens, physiciens et chimistes: Joseph Bertrand (3 lettres relatives au Congrès astronomique); Ole Jacob Broch (2 lettres, dont une invitation au Bureau international des poids et mesures à Sèvres); Hippolyte Fizeau (au sujet de la mesure des clichés du passage de Vénus); Edmond Frémy (remerciements pour l’envoi de son ouvrage); Hippolyte Marié-Davy (évoque les frères Henry, opticiens et astronomes); Eugène Péligot (sur la Monnaie de Paris et le cours de l’argent). Ingénieurs, géographes et météorologues: Ernest Deharme (remerciements de l’envoi de la Photographie astronomique); Hervé Mangon (au sujet de la trombe observée sur le lac Léman); Charles Maunoir (évoque les observations de Chaffanjon et la mission de Coudreau); Léon Teisserenc de Bort (sur la photographie céleste et ses méthodes). Ecrivains, historiens, éditeurs: Eugène Alcan (envoi de son livre: Les Cannibales et leur temps); Georges Bastard (préparation d’un travail sur l’armée de Châlons); Armand Colin (remerciements au nom de l’Alliance française); Albert Gauthier-Villars (2 lettres, impression du Rapport annuel et envoi de 150 exemplaires de sa notice sur la Photographie céleste); Ernest Maindron (remerciements et invitation). Peintres et sculpteurs: François Jean-Baptiste Benjamin Constant (demande d’une sphère à l’Observatoire pour la représenter sur une peinture à la Sorbonne); Eugène Guillaume (sur la statue de Le Verrier à l’Observatoire). Hommes politiques: Général Boulanger (regrets de ne pouvoir venir à une invitation); Victor Duruy (sur la création des comités de l’Alliance française); Charles de Freycinet (remerciements); René Goblet (participation des ministres au Congrès d’astronomie); Pierre Alexandre Isaac (souscription du Conseil général de la Guadeloupe à la statue d’Arago); Léon Lalanne (notes à envoyer pour des nominations dans la Légion d’honneur); Bartolomé Mitre (2 lettres écrites de Buenos Aires, en espagnol, dont une avec la traduction); Dardo Rocha (annonce son départ pour Constantinople); Jacques Salis (évoque la notice sur l’Algérie et ses ports); Victor Schœlcher (au sujet d’une feuille de souscription de l’Union républicaine). Personnalités diverses: Raphaël Bischoffsheim (3 lettres relatives au Congrès de photographie céleste); Eugène Bloch (invitation à entrer au Comité de l’Exposition de photographie de 1887); Charles Bodinier (sur une représentation d’Hamlet aux membres du Congrès astronomique); Eugène Jacobs, ou ‘Ely-Star’ (4 lettres, envoi d’un livre sur les horoscopes, proposition pour une séance de spiritisme devant quelques intimes, projet de conférences d’astrologie à la Sorbonne); Louis Liard (6 lettres, sur le congrès des astronomes et l’Observatoire); Edouard Pierron (4 lettres, sur les côtes de l’Algérie); Tching Tchang (sur la visite du ministre de Chine à l’Observatoire), etc. Référence: Taillemite, Dictionnaire des marins français, nouvelle édition, 2002, pp. 384-385. Provenance: Souvenirs et collections de l’amiral Mouchez. Paris, Nouveau Drouot, 15-16 octobre 1988, salle 16, lot n° 94 (annonce 230 lettres).

NODIER (Charles).

Lettre autographe signée [à Armand du Plessis, duc de Richelieu].

Saint-Germain-en-Laye, 3 novembre 1817. 3 pp. in-folio (31,2 x 20,5 cm)sur une feuille double ; annotations au verso de la dernière page.

Le voyage manqué de Charles Nodier en Russie. En 1817, le célèbre écrivain et romancier accepta, à la demande de l’abbé Nicolle, aumônier du roi, un poste de professeur d’économie politique au lycée Richelieu à Odessa. Il devait aussi créer, dans cette ville, un journal littéraire, politique et commercial. «L’espace de temps qui doit s’écouler avant l’organisation définitive du lycée Richelieu, est assez étendu pour me permettre de me livrer à des explorations très diverses et suffisamment approfondies […]. Indépendamment des recherches relatives à l’histoire et aux antiquités pour lesquelles j’ai été précédé par des voyageurs trop superficiels, je suis propre à enrichir l’histoire naturelle de notions très intéressantes sur cette contrée, dont la géologie seule a été traitée avec un peu de détails par le docteur Pallas. Je vais donc chercher non seulement des positions géographiques et de grands souvenirs, mais des faits naturels et des collections. D’un autre côté, il est de mon intention d’agrandir autant que je le pourrai la carte de mon itinéraire au retour, et de visiter dans l’intérêt du Cabinet du Roi des pays également vierges de perquisitions naturelles, quoique assez voisins de nous, et dont la Faune et la Flore nous sont beaucoup moins familières que celles de l’Australie et du Pérou…». Il termine en précisant qu’il fait imprimer actuellement une nouvelle édition des Fables de La Fontaine, et qu’il sera à la disposition de son correspondant le 20 novembre suivant. [Le voyage en Russie n’eut finalement pas lieu, les autorités russes ne lui ayant pas délivré la feuille de route officielle]. Né à Besançon en 1780, Charles Nodier était un écrivain qui joua un rôle important dans la naissance du mouvement romantique. Nommé bibliothécaire de l’Arsenal en 1824, il fut élu à l’Académie française en 1833. L’année suivante, il fonda le Bulletin du bibliophile avec le libraire Techener, et mourut à Paris en 1844. Il avait été formé aux sciences naturelles par le naturaliste Girod de Chantrans, notamment en botanique, entomologie et minéralogie. Son correspondant, Armand Emmanuel Sophie Septimanie du Plessis, duc de Richelieu (1767-1822), avait été gouverneur d’Odessa de 1803 à 1805 puis gouverneur général des provinces du sud de la Russie de 1805 à 1814, avant de devenir président du Conseil sous Louis XVIII. Cf. Benoît Yvert, Dictionnaire des ministres, pp. 178-180. Précieuse lettre évoquant un projet d’exploration de la Russie méridionale.

OUTMANS (G. A.).

Esquise des abus de la jurisprudence en matière de prises.

Paris, imprimerie de Porthmann, vers 1797. In-8 de 35 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Signée par un "capitaine de navire neutre", cette brochure demande au Directoire la révision des lois sur les jugements des prises par les navires français qu'il considére comme abusives. "Comment n'être pas convaincu qu'il y a un vice d'organisation intolérable, là où il arrive que sur 300 navires neutres, arrêtés et conduits dans les ports de France, pas un seul, en dernière analyse, n'échappe à la confiscation ?" (page 3). Bon exemplaire. Inconnu de Monglond et de Polak.

PERRÉE-DUHAMEL (Pierre-Nicolas).

Opinion sur la résolution du 4 ventôse an 7, relative aux prises maritimes.

Paris, Imprimerie Nationale, An 7 [1799]. In-8 de 38 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Discours prononcé devant le Conseil des Anciens le 28 décembre 1798, au sujet de la loi du 18 janvier 1798 qui "a été la source de vives contestations entre des particuliers, de réclamations pour & contre de la part des villes maritimes, & enfin de plaintes graves des nations neutres & des alliés de la République" (page 2). L'auteur invite à voter contre la proposition de loi du 24 décembre 1798 dont il juge la rédaction confuse. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond et de Polak.

PERRÉE-DUHAMEL (Pierre-Nicolas).

Opinion sur le projet de loi relatif aux prises maritimes.

Paris, Imprimerie Nationale, An 8 [1800]. In-8 de 23 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Ouvrage accompagné d'un tableau dépliant. Discours prononcé devant le Tribunat le 6 mars 1800 dans lequel son auteur approuve un projet de loi réglementant le statut des corsaires et de la course en mer. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond et de Polak.

RUSSIE.

Vues de Saint-Pétersbourg.

Vers 1860. Aquarelles originales (environ 30 x 10 cm), encadrées.

Ensemble de 2 vues panoramiques de Saint-Pétersbourg maginfiuement aquarellées. On trouve ainsi représenté divers monuments célèbres de la ville tels que la cathédrale Saint-Isaac, la Fontaine de l'Amirauté, le Monument à Nicolas Ier, ou encore le Palais Belosselski-Belozerski. Bel état de conservation.

SAINTE-MAURE (Charles de).

Nouveau voyage de Grèce, d'Égypte, de Palestine, d'Italie, de Suisse, d'Alsace, et des Pais-Bas, fait en 1721, 1722, & 1723

La Haye, Pierre Gosse, Pierre de Hondt, 1724. In-12 de xx-(2)-412 pp. ; veau fauve, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, coupes filetées, tranches rouges (reliure de 'époque).

Première édition, illustrée d'une vignette de Bernard Picart sur le titre. Ouvrage rédigé sous forme de lettres dans lesquelles l'auteur relate son voyage, pendant environ une année, en Grèce, en Égypte et en Palestine, ainsi que son trajet de retour par la Suisse, l'Alsace et les Pays-Bas. Bon exemplaire. Petite mouillure claire en marge de plusieurs feuillets. Blackmer, 1474. — Gay, 97. — Hage Chahine, 4275.

VATTEMARE (Alexandre).

Album russe.

Paris, Challamel, 1842. In-folio oblong, demi-toile mauve à coins, pièce de titre noire (reliure moderne).

Rare album comprenant un titre illustré, un feuillet de dédicace, et 15 planches dont 3 avec 2 illustrations et 3 de reproductions d'autographes. L'auteur se fit connaitre par un spectacle de ventriloque où il jouait tous les personnages des pièces qu'il représentait, sous le nom de monsieur Alexandre. Durant ses tournées en Europe et en Amérique, il réunit une collection de dessins, estampes, médailles et autographes. Puis, en 1833, il conçut et mit en place un système d'échange d'œuvres en double dans les collections publiques et, pour le financer, publia un Album cosmopolite illustré par les pièces de sa collection. Notre Album russe est une réunion, sous un nouveau titre, des illustrations et autographes se rapportant à la Russie extraite de son Album cosmopolite. Bon exemplaire de cet ouvrage peu commun.