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Départements français.

Vers 1880. Chromolithographie (12,5 x 20,5 cm chacune), à fond rouge ou jaune.

Rare jeu complet de 30 cartes cartonnées recouvertes de chromolithographies. Elles montrent 3 départements limitrophes (parfois 2) avec leurs blasons, les personnages illustres qui y sont nés, les monuments emblématiques, les principales productions et les costumes régionaux. Bon état de conservation. Coins frottés.

Inauguraçao do caminho de ferro do Valle do Vouga Espinho-Vizieu-Aveiro.

1908. In-folio oblong; percaline verte de l'éditeur, titre en lettres dorées sur le premier plat.

Rare album comprenant 25 reproductions photographiques de Emilio Biel & Cie à Porto, dont 2 sur double page, montrant des vues d'ouvrages d'art et de villes traversées par la ligne de chemin de fer de la vallée de Vouga, au Portugal. La ligne relie Espinho, au sud de Porto, à Vizeu (dans la région centre), puis à Aveiro sur l'Atlantique. Elle fut construite par la Compagnie Française pour la Construction et l'Exploitation des Chemins de Fer à l'étranger, et dirigée par l'entrepreneur François Mercier, également propriétaire de la Société des chemins de fer du Centre. Rare exemplaire contenant 5 photographies supplémentaires, non répertoriées dans la liste des planches en début de volume: une autre vue de Oliveira de Azemeis, la construction d'une gare et 3 vues de la ligne de chemin de fer. Bel exemplaire. Coiffes et coins émoussés.

Picturesque Europe.

London, Cassel, Petter & Galpin, 1876-1880. 10 volumes grand in-4; percaline rouge, dos lisses, titres dorés et encadrements en noir et or sur les premiers plats, une illustration dorée différente sur chacun des 10 volumes, tranches dorées (cartonnage de l'éditeur).

L'illustration se compose de nombreuses figures gravées sur bois dans le texte, de 10 frontispices et de 60 planches gravées sur acier. Rare édition en 10 volumes et en cartonnage d'éditeur. Elle se trouve généralement en 5 volumes, ce qui explique que, parmi les 10 frontispices présent dans l'ouvrage, il n'y en ait que 5 différents se trouvant présent de un à trois fois. L'ouvrage est fait de chapitres consacrés à une région ou pays, rédigés par différents auteurs, dont le principal est Thomas George Bonney. Les quatre premier volumes sont consacrés à la Grande Bretagne, les six autres au reste de l'Europe, principalement la France, l'Italie et les Alpes, mais on y trouve également des chapitres consacrés à l'Espagne, le Rhin, la Norvège, la Russie, la Grèce, la Hollande, la Belgique, Constantinople et la Suède. Bel exemplaire en reliure uniforme de l'éditeur. Coiffes et coins émoussés, rares piqûres. Andres, Steel-engraved views, 120.

Relation impartiale d'un officier de marine employé dans l'escadre expéditionnaire contre l'Irlande, devant servir de justification à la hardiesse d'une entreprise condamnée dans les tems et d'apologie aux vastes idées du gouvernement français. Manuscrit.

Vers 1797. 2 cahiers in-folio (env. 32 x 21 cm) respectivement de (5) et (8) pp., plus quelques ff. restés vierges; brochés, rubans de soie bleue ou jaune.

Récit de l'expédition d'Irlande. En 1796, le Directoire mit au point un projet de débarquement en Irlande, afin de soutenir les républicains irlandais dans leur tentative de rébellion contre le pouvoir britannique. Cette expédition devait aussi permettre une éventuelle invasion de la Grande-Bretagne. Rassemblée à Brest, la flotte française était commandée par le vice-amiral Morard de Galles; elle comprenait trois escadres emmenant environ 15000 soldats placés sous le commandement du général Hoche. Le débarquement était prévu en décembre dans la baie de Bantry, l'une des baies du sud-ouest de l'Irlande qui entre profondément dans les terres. Le premier cahier s'ouvre par un discours préliminaire qui fait d'abord l'éloge de la liberté face au despotisme, puis souligne la menace britannique en rappelant la faiblesse de la marine française pendant la Révolution. Vient ensuite la relation du départ de Brest, le 25 frimaire an 5 (15 décembre 1796), malgré la surveillance des navires britanniques de l'amiral Colpoys. En effectuant d'habiles manœuvres, Morard de Galles fit croire aux Anglais que la flotte française se dirigeait vers le Sud : "Le gouvernement britannique était dans la plus ferme persuasion que si nous avions des coups à porter, ils ne pouvaient tomber que sur le Portugal, aussi pourvut-il à sa défense" (p. 4). Le second cahier, qui porte comme titre : "Départ du port de Brest", contient une relation détaillée de la traversée vers l'Irlande. Il couvre la période du 23 frimaire an 5 (13 décembre 1796) au 1er nivôse an 5 (21 décembre 1796). Un tableau récapitule l'ensemble des bâtiments : 17 vaisseaux, 12 frégates et 6 corvettes, répartis en 3 escadres et une escadre légère. Les différents mouvements sont décrits : mouillage dans la baie de Camaret, traversée du raz de Sein, naufrage d'un navire, dispersion de la flotte, perte de contact avec le navire amiral, arrivée à proximité des côtes irlandaises et ouverture des plis cachetés qui désignent la baie de Bantry comme objectif. La fin de la campagne, non relatée ici, eut lieu le 30 décembre 1796, l'échec de l'opération étant dû principalement au mauvais temps. Extraits : (26 au 27 frimaire) : "L'armée sur une ligne de convoy mal formée n'en continuait pas moins sa route pour le raz, une partie l'avait doublée quand à 7 h nous y donnâmes dans l'entrée. A 7 h 1⁄4 comme nous fûmes obligé de revirer de bord, nous aperçûmes un bâtiment qui tombait en travers sur Stévenet, à 7 h 3⁄4 il échoua. Comme nous passâmes nous-mêmes très près de ce récif et à portée de voix, il nous héla pour demander un secours que nous étions nous-mêmes dans le moment de réclamer. Nous le hélâmes aussi pour connaître son nom ce que nous ne pûmes savoir, faisant alors nos efforts pour nous éloigner du danger. Il a tiré une partie de la nuit des coups de canon de détresse de distance en distance, brûlé quantité d'amorces et lancé des fusées […]. A 11 h le lougre l'Affronteur nous passa à poupe et nous informa du naufrage de la nuit, que c'était le vaisseau le Séduisant qui s'était perdu, que le Redoutable avait sauvé son grand canot avec 40 hommes, et que le Renard avait également sauvé quelques hommes de l'équipage, que le susdit vaisseau était rasé de tous mâts et était submergé jusqu'aux gaillards…" (p. 3). (29 au 30 frimaire) : "Les vents étaient tombés de la partie de NO à ONO. Nous élongeâmes l'escadre ralliante du général Bouvet et nous revirâmes de bord pour reprendre les amures à bâbord comme elle. Nous forçâmes de voiles pour joindre l'Immortalité dont nous nous étions éloignés d'environ une lieue 1⁄2 quand nous courrions bord à contre. A 1 h 1⁄2 nous lui passâmes à poupe et mis en même temps en panne sous le vent à elle. Le canot du général Richery qui était déjà à son bord vint prendre le nôtre, et nous ne fûmes servis qu'à 3 h que le général Nielly remonta à bord. Le général Bouvet ordonna l'ordre des trois colonnes à l'armée ainsi réunie; le général Nielly prit le commandement de la 2e escadre et le général Richery celui de la 3e" (p. 6). (30 frimaire au 1er nivôse) : "A 7 h 1⁄2 dès que le jour pointa, une terre très élevée et festonnée par l'inégalité de ses montagnes, se présenta à notre vue. Nous laissâmes la clarté se faire avant de la relever. A 8 h nous la distinguâmes parfaitement […]. A 9 h 1⁄2 le général ordonna de décacheter les paquets N° 1 qui contenaient les instructions relatives à la baie de Bantry qui est le lieu désigné pour la descente. Les vaisseaux du vent ne purent profiter de leur position avantageuse, car voyant leurs généraux sous le vent ils s'y rallièrent sans ordre. Il n'en fut même établi aucun, et depuis l'ouverture des dépêches et l'ordre à l'armée de forcer de voiles, les bâtiments cherchèrent à s'élever à l'envie les uns des autres vers l'entrée de cette baie…" (pp. 7-8). Précieuse relation, apparemment inédite, établie par un témoin oculaire. Références : Taillemite, Dictionnaire des marins français, pp. 379-380 (Morard de Galles), 69 (Bouvet de Précourt), 392 (Nielly) et 450 (Richery).

Souvenir de Chambéry et de ses environs.

Chambéry, Perrin, vers 1860. In-8 oblong, demi-percaline verte à la bradel avec coins, pièce de titre de maroquin rouge, couvertures conservées (reliure du XXe siècle).

Album composé d'un titre et de 12 planches lithographiées d'après les dessins de J. Champod (Cathédrale de Chambéry, Hôtel de Ville, château, Colonne de Boigne, Les Charmelles habitation de Jean-Jacques Rousseau, ou encore une vue générale du Mont Blanc prise au-dessus de Sallanches). Bel exemplaire. Ex-libris avec la devise "librorum flos illibatus".

Traité de navigation et de commerce entre la France et la Grande-Bretagne. Conclu à Versailles le 26 septembre 1786.

Paris, Imprimerie Royale, 1786. In-4 de 45 pp.; cartonnage de papier marbré, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Texte du Traité Eden-Rayneval, du nom des signataires anglais et français. Conçu dès la fin de la Guerre d'Indépendance des états-Unis pour mettre fin au conflit économique que se livraient les deux puissances, ce traité instaura un système de réduction progressif des droits de douane. Mais, très vite, il se révélera trop favorable à l'Angleterre, dont l'avance industrielle sur la France était notoire, bouleversant ainsi l'équilibre économique français. Le marché français se trouva envahi de produits anglais moins chers et de meilleures qualités, provoquant l'abaissement des prix et la mise au chômage de milliers d'ouvriers et artisans. De ce fait, ce traité sera l'une des causes de la révolution de 1789. Bon exemplaire.

Vingt jours de voyage en Suisse. Manuscrit.

s.l., 1836. Petit in-8 (17,2 x 10,5 cm) de (1) f. de titre et 114-(1) pp.; cartonnage recouvert de papier marbré, étiquette de papier blanc en haut du dos (reliure de l’époque), charnières frottées, coins usés.

Récit d’un voyage à travers la Suisse. L’auteur, un Français dont les initiales «FB» figurent sur le titre, a divisé son récit en 38 chapitres d’une écriture régulière et parfaitement lisible. Emmenant quelques compagnons de voyage, il quitte Genève le 13 août 1836 à bord d’un bateau à vapeur qui le conduit à Villeneuve, à l’extrémité Est du lac Léman, au pied des Préalpes vaudoises. Peu avant son arrivée, il aperçoit le château de Chillon, un site pittoresque situé au bord du lac. De Villeneuve, il pénètre dans la vallée du Rhône et se rend à pied à Bex où il observe la cascade de Pissevache. Remontant le fleuve, il traverse successivement Martigny et Sion (Valais), puis arrive à Sierre après deux jours de voyage. L’étape suivante est Louèche, où le curé tient une petite auberge et dont les eaux attirent un grand nombre de malades. De là, il se dirige vers le Nord et pénètre dans le canton de Berne, passe par Frutigen le cinquième jour du voyage et parvient à la vallée d’Interlaken, le «bijou de la Suisse», remarquable pour ses deux lacs formés par les eaux de l’Aar, ce qui en fait un endroit très fréquenté. Remontant la vallée de l’Aar, il parvient à Handeck où il observe les chutes spectaculaires de ce fleuve qui impressionnent les touristes. Il se rend ensuite à la Grimsel, une montagne dont il effectue l’ascension. Le huitième jour, il arrive à la source du Rhône, puis se dirige vers Andermatt pour visiter le pont du Diable. Remontant vers le Nord, il traverse Altdorf et évoque l’histoire du Grütli où se réunirent, en 1307, les fondateurs de la confédération helvétique. Il donne ensuite une description du couvent d’Einsiedeln, qui est le centre du culte de la Vierge et reçoit 120000 pèlerins chaque année. L’étape suivante est Zurich, dont l’aspect lui rappelle Genève; il effectue la visite de la cathédrale ainsi que de l’arsenal qui contient une assez belle collection de vieilles armures. Le treizième jour du voyage, il arrive au pied du Rigi, une montagne située à proximité de Lucerne, dont il effectue l’ascension. De là, il aperçoit le Rossberg, situé dans les environs de Zoug, dont l’éboulement, en 1806, avait rasé un village entier. A Lucerne, le voyageur remarque le monument élevé à la mémoire des Suisses qui défendirent Louis XVI aux Tuileries, lors de la journée du 10 août 1792. Il se rend ensuite à Berne, siège du gouvernement fédéral, dont l’architecture annonce que cette ville est le centre d’un état riche et fortement constitué. Après un passage sur la politique, où il évoque une crise momentanée entre la France et la Suisse, l’auteur s’étend sur Fribourg, dont il mentionne les deux éléments les plus remarquables pour les touristes: le pont et l’orgue de la cathédrale. Le retour à Genève a lieu après vingt jours de voyage, soit au début du mois de septembre. Le manuscrit, daté du 11 octobre 1836, s’achève par une table des matières. Intéressante relation, qui ne semble pas avoir été publiée. Provenance: ex-libris manuscrit «Joséphine Müller» inscrit au crayon sur une page de garde.

ADAM (Victor).

Bombardement de Sébastopol 1854.

Paris, Wild, [vers 1860]. Lithographie originale (45,5 x 61,5 cm).

Belle et grande estampe figurant le bombardement de la ville de Sébastopol en Crimée, dessinée par Victor Adam et lithographiée en couleurs par Hubert Clerget. Ville stratégique située sur les rives de la Mer Noire, Sébastopol était le port d'attache de la Marine impériale russe dont la flotte menaçait la Méditerranée. Le siège et le bombardement de la ville débutèrent le 18 octobre 1854. Ce fut l'épisode principal de la Guerre de Crimée qui opposa, de 1853 à 1856, l'Empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et qui s'acheva par la défaite de la Russie. Le siège dura onze mois, d'octobre 1854 à septembre 1855. Il fut meurtrier et marqué par de nombreuses épidémies, et s'acheva par la défaite de la Russie, entérinée par le Traité de Paris de 1856. L'estampe montre la ville encerclée de toutes parts et bombardée, coté terre, par les armées turques et anglaises, et côté mer, par la flotte anglaise. Sébastopol riposta et résista grâce à ses forts : Fort de la Quarantaine, Fort Alexandre, Fort Constantin et Fort Catherine. La ville, assez détaillée, montre la citadelle, l'arsenal, les batteries, l'hôpital ou encore les casernes. Les principaux lieux de la ville sont numérotés et légendés au bas de l'estampe. Bel exemplaire. Très légères rousseurs.

BAYNE (Robert).

Moor park, with a Biographical Sketch of its Principal Proprietors.

London, Longmans, Green, and Co, 1871. In-8 carré de viij-124 pp.; percaline violette à la bradel, titre doré au dos et sur le premier plat, tranches dorées (reliure de l'éditeur).

Ouvrage illustrée de 8 photographies originales montées sur carton légendé d'Henry Victor Leménager. Moor Park est un manoir palladien situé dans un parc de plusieurs centaines d'hectares au sud-est de Rickmansworth, dans le Hertfordshire, en Angleterre. Il s’appelle Moor Park Mansion car il est situé dans l’ancien parc du manoir de More. Il sert maintenant de clubhouse au club de golf de Moor Park. La maison est classée au patrimoine national de l'Angleterre et le parc paysager au registre des parcs et jardins historiques. Bel exemplaire conservé dans sa reliure d'éditeur. Envoi autographe signé de Lord Ebury à la duchesse de Luynes, daté de 1880. Robert Grosvenor, baron Ebury, fut un des propriétaires de Moor Park. Quelques rousseurs.

BELON (Pierre).

Les observations de plusieurs singularitez et choses mémorables, trouvées en Grèce, Asie, Judée, Égypte, Arabie, & autres pays estranges.

Paris, Hierosme de Marnef, & la veuve Guillaume Cavellat, 1688. In-4 de (12) ff., 468-(2) pp. (mal chffr., la pagination revient de 384 à 383); vélin souple, titre inscrit à l'encre au dos (reliure de l'époque).

Ouvrage illustré du portrait de l'auteur dans le texte, de 44 illustrations dans le texte (botanique, zoologie, costumes), d'une planche gravée sur bois dépliante du monastère de Sainte catherine sur le Mont Sinaï, et d'une carte gravée sur bois dépliante (en deux feuilles pouvant être jointes) représentant l'île de Lemnos et le Mont Athos. Pierre Belon voyagea dans le Levant de 1546 à 1549, parcourant la Grèce, la Terre Sainte et l'Égypte. Il en rapporta un grand nombre d'observations sur l'histoire naturelle, mais il s'intéressa également à l'archéologie et aux us et coutumes des régions visitées. Ainsi, on trouve dans son ouvrage des chapitres sur les monastères du Mont Athos, les bêtes sauvages (bouc, hyène, caméléon, girafe), les plantes (accacia, platane, térébinthe), les différentes manières de pêcher, les monuments d'Alexandrie et de l'Égypte, le Sinaï, ou encore l'usage de l'opium chez les Turcs. Très bel exemplaire conservé dans son vélin de l'époque. Rares piqûres. Adams, 565 (ne cite que deux figures dépliantes). — Atabey, 94. — Brunet, I, 762. "Seule édition de ces observations imprimée en lettres rondes; on y trouve une grande carte des îles de Lemnos et du Mont Athos, qui n'est pas dans les quatre autres" — Gay, 10. — Hage Chahine, 394. — Ibrahim-Hilmy, I, 61. — Nissen, ZBI, 304. — Weber, 156.

BERGMANN (Benjamin).

Voyage de Benjamin Bergmann chez les Kalmuks. Traduit de l'allemand par M. Moris, membre de la Société Asiatique.

Châtillon-sur-Seine, C. Cornillac, 1825. In-8 de XXVIII, 361 pp. ; demi-veau havane, dos lisse orné, tranches marbrées (reliure à l'imitation du XIXe).

Première édition française. Elle est illustrée d'un frontispice lithographié sur Chine représentant "la fête des lampes chez les Kalmuks" et de 11 planches lithographiées d'écritures et de transcriptions. Bergmann séjourna un an parmi les Kalmouks, les descendants de Mongols originaires du Turkestan chinois en Asie centrale. Il s'employa à apprendre leur langue, à observer leurs mœurs et leurs usages, et à étudier les progrès de leurs arts et de leurs sciences. Bel exemplaire. Boucher de La Richarderie, V, 433-436 (pour l'édition originale en allemand parue en 1804). — Chadenat, 5323. — Quérard, I, 285.

BESSE (Jean-Charles, ou Janos Karoly).

Voyage en Crimée, au Caucase, en Géorgie, en Arménie, en Asie-Mineure et à Constantinople, en 1829 et 1830.

Paris, Delaunay, 1838. In-8 de (4) ff., 464 pp.; demi-veau fauve, dos lisse, non rogné (reliure moderne).

Première édition, peu commune, illustrée de 5 planches lithographiées dont 3 dépliantes. L'auteur était un hongrois qui servit durant les guerres napoléoniennes dans l'armée prussienne puis au côté des Français. En 1829, il entreprit un voyage au Caucase à la recherche des tribus Magyars. Puis il poursuivit son voyage par la Crimée pour y étudier les Tatars, et traversa la Mer Noire vers Trébizonde, Erzurum, Tiflis, Constantinople et Trieste. Bon exemplaire. Légère mouillure claire en marge de quelques feuillets. Atabey, 105. — Blackmer, 131. — Weber, I, 269.

BEUVRIGNY (Jean François de La Gonnivière de).

Relation du périssement de deux tartannes françoises dittes Ste Claire et Ste Ursule faisant le transport de six compagnies de Cambresis arrivé le 8 janvier 1739 sur la coste de l’isle de Corse ditte Austricon. Manuscrit signé.

St Fiorenzo [Saint-Florent], 20 février 1739. In-folio (33,8 x 22,2 cm) de (7) pp. sur deux feuilles doubles.

Le naufrage de deux bâtiments français envoyés en Corse. En 1737, une convention fut signée entre la France et la République de Gênes pour l’envoi de troupes destinées à combattre les insurgés corses; l’année suivante, un premier contingent arriva sur place. Le 6 janvier 1739, un second contingent fut envoyé mais une forte tempête dispersa les navires et deux tartanes transportant six compagnies du Régiment de Cambrésis s’échouèrent sur la côte corse, entre Saint-Florent et l’Ile-Rousse. Le présent manuscrit, rédigé par un capitaine du régiment de Cambrésis, raconte la tempête, le naufrage le 8 janvier au soir, l’évacuation des soldats, puis comment les survivants se sont fait attaquer par les habitants de l’île et ont été faits prisonniers; il relate aussi leur libération à la suite de l’intervention du colonel de Villemur, commandant pour la Balagne. «Nous [échouâmes] sur un rocher environ à 50 pas de terre avec une secousse si violente et un fracas si épouvantable que nous ne doutâmes pas un instant que le bâtiment ne tombât en éclats; l’eau gagna le pont et il ne nous restoit de ressource que dans la chaloupe […]. J’ay eu le bonheur de voir dans l’espace d’une heure et demie, tous nos soldats débarquer dix à la fois par le secours de la ditte chaloupe, sans autre perte que de leurs armes et nos équipages […]. Je m’informay alors du capitaine de la tartanne et de l’équipage qu’elle étoit la coste où nous avions pris terre si malheureusement. Il me dit qu’elle étoit au pouvoir des rebelles et des plus féroces, qu’il n’y avoit pas d’autre party à prendre pour éviter notre perte entière, que de gagner St Fiorenzo…». Une autre version du récit de Beuvrigny se trouve dansPommereul (François de), Histoire de l’isle de Corse, t. I. Berne, 1779, pp. 229-234. Intéressant document sur la Corse. Quelques traces de plis, mais le document est bien conservé.

BUCHON (Jean-Alexandre).

La Grèce continentale et la Morée. Voyage, séjour et études historiques en 1840 et 1841.

Paris, Charles Gosselin, 1843. In-18 de vij-568 pp. ; demi-veau brun, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition. De décembre 1840 à novembre 1841, Buchon voyagea en Grèce à la recherche de documents inédits sur la principauté de Morée et le duché d'Athènes, deux états croisés, fondés en Grèce au début du XIIe siècle lors de la quatrième croisade. Dans son ouvrage, il mêle le récit de ses recherches à la description de la Grèce et de ses habitants dix ans après l'indépendance. Bon exemplaire provenant de la bibliothèque du château de Dampierre avec son ex-libris. Tranches et quelques cahiers piqués. Atabey, 162. — Blackmer, 230. — Weber, 348.

COULANGE (de).

Saint-Germain en Laye pittoresque et ses environs.

Saint-Germain-en-Laye, Payer et Paul, 1875-1876. Grand in-4; demi-percaline verte, dos lisse orné de filets (reliure de l'époque).

Rare recueil comprenant un titre et 30 planches lithographiées d'après les dessins de Coulange, dont 20 à fond teinté et 7 sur papier de couleurs, représentant les principaux monuments de Saint-Germain-en-Laye (12 vues), ainsi que des vues de Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Fourqueux, Marly-le-Roi (2), Poissy, Le Vésinet (2), Chambourcy, Port-Marly, Croissy, aqueduc de Marly, Chatou, Louveciennes, Bougival, Les Loges, Sartrouville, et L'Etang-la-Ville. Chaque planche est accompagnée d'un feuillet de texte explicatif. Bel exemplaire.

COURANT (sergent-major).

Lettre autographe signée à la citoyenne Courant la jeune, demeurant rue de Paris à Moulins, département de l'Allier

Lorient, 6 floréal an 12 [26 avril 1804]. 3 pp. in-4 (24,4 x 19,4 cm), adresse et marques postales.

Intéressante lettre sur le transport des troupes de Brest à Rochefort, puis de Nantes à Boulogne, malgré le blocus anglais. Elle est illustrée d'un dessin aquarellé représentant la frégate l'Infatigable, sur laquelle le militaire avait pris place au cours de la première traversée vers Rochefort. Courant était sergent-major de la 22e compagnie du 37e régiment d'infanterie de ligne basé à Brest. Il donne ici des nouvelles à sa femme : "Je te dirai, ma bonne amie, qu'il y a 6 compagnies de notre régiment qui ont embarqué le 15 nivôse [6 janvier 1804], du nombre desquels j'ai fait partie; sur différens batimens de guerre que nous avons conduit à Rochefort sans dangers, quoique ayant passé au milieu d'une flotte anglaise, qui, au moyen du brouillard, ne nous a pas aperçus; arrivés à Rochefort, où nous sommes restés jusqu'au 10 pluviôse [31 janvier], époque où nous en sommes partis, nous n'avons pas mis un seul instant le pied à terre, nous avons toujours restés dans nos batimens, car il nous était bien défendu d'en sortir, attendu que les Anglais nous tenaient bloqués". Il ajoute : "Cependant il est survenu un vent si violent que MM. les Anglais se sont retirés, et alors nous avons entrés en rade; où étant, nous avons débarqué pour nous rendre à Nantes; aussitôt notre arrivée dans cette ville, il s'est trouvé une division de bateaux plats que nous avons été obligés de conduire à Boulogne avec le 40e régiment; et certes cela n'a pas été sans peine, car à la hauteur de Brest, une division anglaise nous a poursuivis et ayant livré le combat nous avons été forcés d'entrer dans la baie d'Audierne, où nous avons restés pendant huit jours avec beaucoup de peine, attendu que ces bateaux sont si petits qu'on est obligé de rester toujours assis dans la calle; nous avons eu le malheur d'en perdre deux qui ont coulé à fond avec tout l'équipage et un qui a été pris par l'ennemi…". Le convoi arrive à Boulogne le 30 ventôse [21 mars 1804] : "Il n'existe rien de plus beau au monde que la réunion des batimens devant Boulogne, on présume que c'est de là que doit partir l'expédition…". Puis Courant reçoit l'ordre de rejoindre son régiment à Lorient, d'où il écrit la présente lettre. Exécuté par l'un de ses amis, le dessin aquarellé représente l'Infatigable, une frégate de 32 canons qui avait effectué, en 1802, un transport de troupes de Cherbourg au Cap Français (Saint-Domingue), puis une mission à La Havane (Cuba) avant de rejoindre Brest. En 1806, elle sera prise par les Anglais en sortant de Rochefort et deviendra le HMS Immortality; non réarmée dans la Royal Navy, la frégate sera démolie en 1811. Cf. Roche (Jean-Michel), Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, I, p. 256. Petits manques de papier, légères rousseurs.

DRU (Léon).

Rapport sur les eaux minérales du Caucase.

Paris, Georges Chamerot, 1884. In-folio de (2) ff., 111 pp.; demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée de 55 planches dont 48 sur double page en couleurs, de 15 planches simples en couleurs, et de 2 planches simples en noir (cartes géologiques, coupes de terrain, plans de stations thermales et de captages d'eau). Compte rendu d'une mission confiée en 1882 par le gouvernement russe à l'ingénieur Léon Dru. Il fut chargé d'étudier les stations thermales de Piatigorsk, Iessentouki, Geleznovodsk et Kislovodsk, dans la région de Stavroplo, dans le Caucase russe. Après un aperçu de la géologie de la région, son ouvrage examine chacune des stations avec une étude stratigraphique de la circulation souterraine des eaux, la description des sources et des propositions de systèmes de captage. Bel exemplaire.

FRIEDMANN (Alexandre).

Rapport officiel sur la marine et les travaux maritimes à l'Exposition Universelle de Vienne en 1873.

Vienne, imprimerie impériale et royale, 1874. In-8 de (1) f., vij-(1 bl.)-189 pp.; veau bleu marine, dos à nerfs orné, encadrement or et à froid sur les plats, armes sur le premier plat, coupes et chasses ornées, tranches dorées (reliure de l'époque).

L'illustration se compose d'un tableau et de 19 planches. L'ouvrage traite de toutes les nouveautés dans le domaine maritime, qui ont été montrées lors de l'Exposition Universelle de Vienne en 1873: taille des navires, propulsion à vapeur, navires en fer, description des navires exposés, sécurité des navires et des marins, machines et chaudières, phares et balises, ou encore aménagement des ports. Bel exemplaire de présent, aux armes de l'Autriche.

HENRION (Paul).

Voyage en Espagne. Manuscrit dactylographié.

Epernay, 1935-1938. In-8 (19,2 x 12,5 cm) de 248 - (2) pp., plus (18) pp. ajoutées; demi-toile verte, sous chemise de maroquin bleu-nuit, plats ornés d'un grand motif central constitué d'arabesques dorées, encadrement de roulettes et filets dorés avec fleurons d'angle (reliure de l'époque).

Le voyage d'un architecte français en Espagne. Accompagné de sa femme, l'architecte Paul Henrion participa à un voyage organisé en autocar à travers l'Espagne entre le 6 et le 24 mai 1935. Arrivé à Biarritz le 5 mai, il passa la frontière le lendemain et effectua un circuit dont les principales étapes furent Burgos, Ségovie, l'Escurial, Madrid, Tolède, Aranjuez, Cordoue, Séville, Cadix, Malaga, Grenade, Almeria, Alicante, Valence, Tarragone et Barcelone. De là, il rentra en France et passa par Perpignan et Toulouse avant de retourner à Epernay. Ce manuscrit est illustré de 17 aquarelles à pleine page (dont une signée "P.H."), 3 dessins à pleine page, 2 dessins dans le texte, 1 photographie, 8 cartes postales, 6 documents imprimés et 4 timbres de la République espagnole. Les aquarelles, pour la plupart exécutées sur papier fort, représentent les sujets suivants : Ségovie. L'aqueduc romain. – Ségovie. L'Alcazar. – Madrid. Porte de Tolède. – Madrid. La Telefonica. – Tolède. Pont d'Alcantara et Alcazar. – Tolède. La cathédrale. – Tolède. La maison du Gréco. – Tolède. Pont Saint-Martin, St Jean des Rois. – Cordoue. La Mosquée. – Séville. La Giralda et la Cathédrale. – [Grenade]. L'Alhambra. Cour des Myrtes. – Grenade. Salle de Justice, Cour des Lions. – Grenade. Les Grottes des Gitanes. – Séville. Parc Maria-Luisa. – Grenade. L'Alhambra. Entrée de la Salle des Ambassadeurs. – Les Gitanes de Grenade (signée P.H.). – Barcelone. La Sagrada Familia (datée mai 1935). Quant aux dessins à pleine page, ils représentent : Burgos. La Cathédrale (à l'encre noire). – Monastère de l'Escurial (à l'encre bleue). – Dans la Sierra Morena (au pastel brun). Ceux insérés dans le texte (à l'encre noire) montrent des réalisations de l'architecte Gaudi : maison avenue de Gracia et Parc Güell à Barcelone (p. 242). La photographie représente Paul Henrion et sa femme à Malaga, au milieu des palmiers dans la promenade de l'Alameda; elle a été prise par un photographe ambulant (p. 152). Concernant les cartes postales, elles montrent des vues de Madrid, Séville, Cadix, Gibraltar, Alicante, Valence (2) et Barcelone. Le texte fournit des descriptions très précises sur les endroits visités : monuments de Burgos, palais de l'Escurial, musée du Prado à Madrid, maison du Gréco à Tolède, mosquée de Cordoue, Alcazar de Séville, Alhambra de Grenade…, et contient de nombreuses observations sur les régions traversées : accueil dans les différentes villes, repas, hôtels, activité des habitants, costumes, fêtes et cérémonies, etc. L'auteur mentionne quelques événements ou anecdotes, comme la présence d'un banquet fasciste présidé par Primo de Rivera dans leur hôtel à Cordoue, ainsi que la tentative de fugue d'un jeune garçon qui est finalement repris par la gendarmerie (pp. 112-115). Il évoque aussi une visite aux grottes du Sacro Monte, à Grenade : "Nous montons ensuite à pied […] à l'Albaycin, quartier des Gitanes. Ces bohémiens habitent seuls ce quartier perché sur une colline. Les habitations sont creusées dans la montagne, en forme de grottes comprenant souvent plusieurs pièces successives […]. Nous assistons dans l'une de ces maisons à des danses et chants. Les femmes vêtues de couleurs voyantes, jaunes, rouges, bariolées de rouge, noir, violet, etc., dansent avec accompagnement de castagnettes, claquements de mains et furieux coups de talons […]. Nous sommes assaillis par une nuée d'enfants mendiant des sous, des cigarettes. Certains sont particulièrement exigeants et tenaces : deux petites gitanes passablement effrontées nous firent la conduite au retour jusqu'au centre de Grenade…" (pp. 174-175). A Barcelone, Henrion apprécie les réalisations du célèbre architecte espagnol Antonio Gaudi y Cornet (1852-1926), auteur de la Sagrada Familia, ou Eglise de la Sainte Famille, dont une représentation aquarellée figure dans le manuscrit : "[Elle] est une œuvre d'une telle étrangeté qu'il est rare d'en entendre parler sans passion […], les architectes français surtout nous ont paru acharnés à n'y vouloir rien comprendre […]. M. Gaudi est un maître ès pierres vives du moyen âge ressuscité à la fin du XIXe siècle. C'est un homme d'une foi ardente, d'une piété ascétique et d'un incontestable génie artistique. Il y a chez lui toute la mentalité disparue du grand constructeur de cathédrales, l'esprit religieux, la science de son art et la puissance créatrice…" (p. 236). En tête du manuscrit se trouve inséré le programme du voyage avec une carte indiquant l'itinéraire suivi. Organisé par l'agence "Le Tourisme français", il regroupait 17 voyageurs, plus Henrion et sa femme, ainsi que le guide, soit 20 personnes au total. La liste des participants se trouve à la fin du récit. Par ailleurs, Henrion s'était déjà rendu en Espagne en 1930, visitant Irun et Fontarabie, ainsi qu'il le mentionne au début de sa narration (p. 6). Intéressante relation d'un voyage en Espagne, effectué un an avant le début de la guerre civile (1936-1939).

HUGUES (Thomas Smart).

Voyage à Janina en Albanie, par la Sicile et la Grèce.

Paris, Gide fils, 1821. 2 volumes petit in-8 de 326 pp. — 351 pp.; demi-basane marbrée à coins, dos lisses ornés de filets, pièce de titre de maroquin noir, armes dorées sur le premier plat placées postérieurement (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defaucompret, et illustrée du portrait d'Ali-Pacha gravé à l'aquatinte en frontispice. L'auteur parcourut la Méditerranée en 1813-1814 en compagnie de son élève Richard Townley Parker, et visitèrent l'Espagne, l'Italie, la Sicile, la Grèce et l'Albanie. Le récit de son voyage concerne surtout son séjour en Albanie et plus précisément sur Ali Pacha, gouverneur de Épire et des régions voisines qu'il tenta de rendre indépendant de l'Empire Ottoman. Bon exemplaire. Cachet "bibliothèque léguée au Cardinal Gianelli" au début des deux volumes, peut être le Cardinal Pietro Gianelli (1807-1881). Aux armes du Comte de Cianelli de Servans, et ex-libris du même au château de Goudourville (près de Valence) ; itrès certainement Gonzague de Cianelli de Servans, propriétaire dudit chateau qu'il vendit en 1939. Atabey, 600. — Blackmer, 842 (édition anglaise de 1820). — Quérard, IV, 156.

JACOTTET (Louis-Julien). — BENOIST (Philippe).

Nouvelles vues de Paris.

Paris, Gihaut frères, [vers 1840]. In-folio oblong, demi-basane rouge, dos lisse orné en long et muet, titre dans un encadrement doré sur le premier plat (reliure de l'éditeur).

Album comprenant un titre lithographié illustré d'un plan de Paris, et de 41 planches lithographiées à fond teinté par Jacottet, Benoist, et Bachelier, représentant les principaux monuments de Paris. Une planche supplémentaire de A. Provost, portant le n°19 et représentant le jardin d'hiver des Champs-Elysées est, contrairement aux autres planches, surtitrée Paris et ses environs. Bon exemplaire. Quelques piqûres sur les montages.

LACOSTE (Jean de).

Mémoire pour le citoyen Lacoste, ex-ministre de la marine.

Paris, imprimerie de J. Girouard, 1792. In-8 de 40 pp.; cartonnage de papier marbré, pièce de titre (reliure moderne).

Jean de Lacoste fut nommé Ministre de la Marine le 15 mars 1792, mais, le 9 juillet il fut décrété d'accusation. Dans ce mémoire, il se justifie et répond point par point aux accusations qu'ils lui ont été faites sur la façon dont il a fait appliquer aux Antilles le décret du 28 mars 1792 qui accordait les mêmes droits aux colons et aux hommes libres de couleur. Bon exemplaire. Quelques rousseurs.

LEBORGNE de BOIGNE (Claude-Pierre-Joseph).

Motion d'ordre sur la marine.

Paris, Imprimerie Nationale, An 6 [1797]. In-8 de 14 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Discours lu lors de la séance du 16 novembre 1797. Le 26 octobre 1797, le Directoire décida du rassemblement d'une nouvelle armée, placée sous le commandement du général Bonaparte, dans le but d'envahir l'Angleterre. Mais, d'après l'orateur, la marine française était en piteux état, faute de moyens et de volonté politique. Il fallait donc la remettre sur pied et il proposa le vote d'une motion pour que la commission des colonies et de la marine se saisisse du problème. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond. — Polak, 5508.

MILLIN (Aubin Louis).

Voyage en Savoie, en Piémont, à Nice et à Gênes.

Paris, C. Wassermann, 1816. 2 volumes in-8 de (2) ff., VI, II, 376 pp. - (2) ff., 415 pp. ; demi-basane brune, dos lisses ornés, pièces de titre de veau orange, tranches rouges (reliure de l'époque).

Edition originale, dédiée à l'abbé Andrès, bibliothécaire du roi, et secrétaire de l'Académie royale de Naples. Après avoir visité les départements du midi pour étudier les monuments, Millin entreprit, en 1811, un voyage en Italie. Parti de Paris, il s'arrêta dans les principales villes de France situées sur la route et entra en Italie par le Piémont. Après avoir passé l'hiver à Rome, il partit pour Naples, visita les deux calabres et fut de retour dans la capitale française en 1813. Par la suite il publia le récit de son séjour en Savoie et au Piémont en donnant des descriptions sur les villes de Chambéry, Turin ou encore Nice. Bel exemplaire. Légères rousseurs. Brunet, III, 1723 ; Fossati Bellani, 473.

MOUCHEZ (Ernest).

Correspondance. Ensemble de 218 lettres, la plupart autographes signées, à lui adressées.

Paris, La Rochelle, Brest, Toulon, Le Havre, Cherbourg, Londres, New York, La Plata, etc., 1887. Environ 500 pp. de différents formats, qq. en-têtes imprimés; les lettres sont conservées dans deux classeurs.

Importante correspondance adressée à l’astronome Mouchez en 1887. Ancien élève de l’Ecole navale, Ernest Mouchez (1821-1892) effectua plusieurs campagnes en Amérique du Sud, dans l’océan Indien et en Extrême-Orient, au cours desquelles il réalisa de nombreuses observations hydrographiques et astronomiques. En 1874, il dirigea une mission envoyée à l’île Saint-Paul, dans le sud de l’océan Indien, afin d’observer le passage de Vénus sur le Soleil. Membre de l’Académie des sciences en 1875, contre-amiral en 1878, il fut alors nommé directeur de l’Observatoire de Paris. Il créa celui de Montsouris et entreprit, avec la coopération d’observatoires étrangers, l’établissement d’une carte photographique du ciel dont la réalisation nécessitait le relevé des coordonnées astronomiques de plusieurs millions d’étoiles de la sphère céleste. Cette correspondance, en grande partie consacrée à l’astronomie, est constituée de lettres qui lui ont été adressées personnellement. Elles évoquent principalement le Congrès astronomique international de 1887, au cours duquel Mouchez lança le projet de la Carte du ciel, ainsi que la publication, la même année, de son étude intitulée La Photographie astronomique à l’Observatoire de Paris et la Carte du ciel. Certaines lettres sont relatives à l’envoi de sa publication, d’autres concernent les travaux de ses correspondants, français ou étrangers. Il est aussi question de l’envoi de matériel astronomique, d’une souscription pour l’érection de la statue d’Arago, d’invitations, de recommandations, de demandes pour venir travailler à Montsouris, de cérémonies pour le cinquantenaire des chemins de fer, des études de son fils Charles à l’Ecole navale, etc. Une centaine de correspondants sont ainsi représentés : astronomes, marins, hydrographes, explorateurs, médecins, naturalistes, mathématiciens, chimistes, physiciens, ingénieurs, météorologues, historiens, artistes, écrivains, hommes politiques, etc. De nombreuses lettres concernent l’Observatoire de Paris, la Société de Géographie, le Service hydrographique, la Société météorologique de France, les observatoires d’Alger, La Plata, Nice… On peut ainsi relever, parmi les correspondants: Astronomes: Antoine d’Abbadie (belle lettre sur l’astronomie, écrite de son château-observatoire d’Abbadia); Francisco Beuf (5 lettres sur ses travaux à l’Observatoire de La Plata, son voyage à Marseille, l’envoi de miroirs et de chronographes en Argentine, sa promotion dans la Légion d’honneur, etc.); William Robert Brooks (au sujet de ‘La Photographie astronomique à l’Observatoire de Paris et la Carte du ciel’ publiée par Mouchez); Charles Dufour (2 lettres écrites de Morges, dans le canton de Vaud, relatives à une trombe survenue sur le lac Léman); Hervé Faye (invitation à dîner); Flammarion (lettre écrite par sa femme Sylvie, pour demander d’envoyer à ‘Flamm’ un portrait photographique de Mouchez); Georges Ernest Fleuriais (8 lettres, sur la réparation d’un instrument de son invention, la mesure des distances à partir de relevés optiques, l’observation des astres, etc.); Hugo Gylden (conflit entre l’astronome Struve et l’académie de Saint-Pétersbourg au sujet de la direction de l’Observatoire de Poulkovo); William Huggins (nomination en tant que membre associé de la Royal Astronomical Society); Edward B. Kuobel (remerciements pour la monographie sur la photographie astronomique); Aimé Laussedat (4 lettres, remerciements pour la brochure, publication de travaux sur la photographie appliquée à la topographie et à l’astronomie, réinstallation du pendule de Foucault au Panthéon, recherche des kilogrammes témoins qui ont été égarés, difficultés avec le ministère, etc.); Henri Perrotin (sur l’observation d’une nébuleuse à l’Observatoire de Nice); Stephen Joseph Perry (sur la photographie astronomique); Georges Rayet (remerciements et projet d’écrire une histoire de la photographie à l’étranger); Henri Renan (excuses au sujet d’un malentendu concernant la lecture d’une note à l’Académie); Otto Wilhelm von Struve (sur le nombre de participants au congrès, qu’il juge insuffisant, et l’observation de la nébuleuse C Orionis); Louis Thollon (concerne l’envoi d’un jeune astronome à l’Observatoire de Nice, la construction d’un spectroscope et les observations à effectuer à l’aide du grand équatorial); Charles Trépied (sur l’incendie de l’Iphigénie et l’observation, à Alger, de la nébuleuse voisine de celle d’Orion); Charles Wolf (au sujet du thermomètre de Lavoisier). Marins: Gustave Besnard (diminution du nombre de lieutenants de vaisseau affectés à Montsouris); Georges Cloué (sur l’organisation d’une réunion internationale d’astronomie et de photographie); André Coffinières de Nordeck (lettre écrite d’Haiphong sur l’aviso la Nièvre); Alfred Albert Gervais (impossibilité, pour le ministre, de venir à une soirée à l’Observatoire); Paul Martin (recommandation pour une demande de visite à l’Observatoire de nuit); Adolphe Lucien Mottez (demande de renseignements pour son fils aîné, lieutenant de vaisseau, qui pourrait demander à être affecté à Montsouris); Léon Olry (remerciements pour l’envoi de deux brochures); Charles Poidloue (2 lettres, recommandation pour son second fils qui voudrait servir à Montsouris); Jean Charles Alexandre Sallandrouze de Lamornaix (au sujet des erreurs typographiques sur un imprimé publié par Delagrave); Albert G. Winterhalter (remerciements pour le séjour passé auprès de Mouchez et sa famille). Hydrographes: Anatole Bouquet de La Grye (2 lettres, sur la remise d’un prix et l’envoi d’une lettre à destination du Mexique); Edmond Paulin Dubois (8 lettres, relatives à l’astronomie, aux études de Charles Mouchez et aux souvenirs de l’Ecole navale, notamment lorsqu’on les informa de la découverte de la photographie en 1839, etc.); Gustave Hilleret (3 lettres, démarches pour se faire détacher à l’Observatoire de Montsouris, remerciements pour l’envoi de son ouvrage accompagné d’une dédicace); baron de Jeffé (5 lettres écrites de Rio, concernant ses travaux et notamment l’exploration d’un banc de corail). Explorateurs: Xavier Brau de Saint-Pol Lias (sur la création de la Revue de l’Etranger); Jean Chaffanjon (malade, il est atteint par la fièvre de l’Orénoque); Henri Coudreau (5 lettres, dont 2 écrites de Cayenne, sur sa mission en Guyane, avec un croquis relatif aux observations géodésiques); Alfred Grandidier (remerciements pour l’envoi du mémoire sur la photographie astronomique). Médecins: Bérenger-Féraud (demande d’appui pour une candidature à une place de correspondant de l’Institut); Jean-Martin Charcot (remerciements); Jules Pelletan (sur les Diatomées et les Infusoires); Germain Sée (invitation à un dîner en l’honneur du médecin du tzar). Naturalistes: Auguste Daubrée (remerciements pour le volume sur la photographie astronomique); Henri de Lacaze-Duthiers (envoi de deux ouvrages à Mouchez pour ses travaux); Alphonse Milne-Edwards (2 lettres, envoi d’un livre sur les Microzoaires, éclosion des œufs de Bombyx neustria); Julien Thoulet (sur les leçons d’océanographie qu’il donnera à Montsouris). Mathématiciens, physiciens et chimistes: Joseph Bertrand (3 lettres relatives au Congrès astronomique); Ole Jacob Broch (2 lettres, dont une invitation au Bureau international des poids et mesures à Sèvres); Hippolyte Fizeau (au sujet de la mesure des clichés du passage de Vénus); Edmond Frémy (remerciements pour l’envoi de son ouvrage); Hippolyte Marié-Davy (évoque les frères Henry, opticiens et astronomes); Eugène Péligot (sur la Monnaie de Paris et le cours de l’argent). Ingénieurs, géographes et météorologues: Ernest Deharme (remerciements de l’envoi de la Photographie astronomique); Hervé Mangon (au sujet de la trombe observée sur le lac Léman); Charles Maunoir (évoque les observations de Chaffanjon et la mission de Coudreau); Léon Teisserenc de Bort (sur la photographie céleste et ses méthodes). Ecrivains, historiens, éditeurs: Eugène Alcan (envoi de son livre: Les Cannibales et leur temps); Georges Bastard (préparation d’un travail sur l’armée de Châlons); Armand Colin (remerciements au nom de l’Alliance française); Albert Gauthier-Villars (2 lettres, impression du Rapport annuel et envoi de 150 exemplaires de sa notice sur la Photographie céleste); Ernest Maindron (remerciements et invitation). Peintres et sculpteurs: François Jean-Baptiste Benjamin Constant (demande d’une sphère à l’Observatoire pour la représenter sur une peinture à la Sorbonne); Eugène Guillaume (sur la statue de Le Verrier à l’Observatoire). Hommes politiques: Général Boulanger (regrets de ne pouvoir venir à une invitation); Victor Duruy (sur la création des comités de l’Alliance française); Charles de Freycinet (remerciements); René Goblet (participation des ministres au Congrès d’astronomie); Pierre Alexandre Isaac (souscription du Conseil général de la Guadeloupe à la statue d’Arago); Léon Lalanne (notes à envoyer pour des nominations dans la Légion d’honneur); Bartolomé Mitre (2 lettres écrites de Buenos Aires, en espagnol, dont une avec la traduction); Dardo Rocha (annonce son départ pour Constantinople); Jacques Salis (évoque la notice sur l’Algérie et ses ports); Victor Schœlcher (au sujet d’une feuille de souscription de l’Union républicaine). Personnalités diverses: Raphaël Bischoffsheim (3 lettres relatives au Congrès de photographie céleste); Eugène Bloch (invitation à entrer au Comité de l’Exposition de photographie de 1887); Charles Bodinier (sur une représentation d’Hamlet aux membres du Congrès astronomique); Eugène Jacobs, ou ‘Ely-Star’ (4 lettres, envoi d’un livre sur les horoscopes, proposition pour une séance de spiritisme devant quelques intimes, projet de conférences d’astrologie à la Sorbonne); Louis Liard (6 lettres, sur le congrès des astronomes et l’Observatoire); Edouard Pierron (4 lettres, sur les côtes de l’Algérie); Tching Tchang (sur la visite du ministre de Chine à l’Observatoire), etc. Référence: Taillemite, Dictionnaire des marins français, nouvelle édition, 2002, pp. 384-385. Provenance: Souvenirs et collections de l’amiral Mouchez. Paris, Nouveau Drouot, 15-16 octobre 1988, salle 16, lot n° 94 (annonce 230 lettres).

ONGANIA (Ferdinando).

Calli e canali in Venezia.

Venise, Ferdinando Ongania, 1891-1900. 2 volumes in-folio; demi percaline bordeaux, dos lisse muet, premier plat illustré (reliure de l'éditeur).

Edition originale, illustrée de 2 frontispices (repris sur les couvertures), et de 200 planches de photographies reproduites en héliogravure. Le premier volume est consacré aux monuments tels que les célèbres palais vénitiens, la Piazza san Marco, les divers canaux avec de nombreux personnages (passants, petits métiers, jeux d'enfants, gondoliers), et le second volume, en grande partie, aux îles de la lagune. L'éditeur et libraire vénitien Ferdinando Ongania publia plus de 170 livres, principalement sur Venise, en utilisant les dernières techniques photographiques pour créer des éditions et des reproductions en fac-similé de grandes œuvres d'art vénitiennes. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, petits défauts d'usage aux reliures.

OUTMANS (G. A.).

Esquise des abus de la jurisprudence en matière de prises.

Paris, imprimerie de Porthmann, vers 1797. In-8 de 35 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Signée par un "capitaine de navire neutre", cette brochure demande au Directoire la révision des lois sur les jugements des prises par les navires français qu'il considére comme abusives. "Comment n'être pas convaincu qu'il y a un vice d'organisation intolérable, là où il arrive que sur 300 navires neutres, arrêtés et conduits dans les ports de France, pas un seul, en dernière analyse, n'échappe à la confiscation ?" (page 3). Bon exemplaire. Inconnu de Monglond et de Polak.

RICHTER (Johann Gottfried). — GEISSLER (Gottfried).

Jeux et divertissements du peuple russe. Spiele und Belustigungen der Russen aus den niedern Volks-Klassen.

Leipzig, au comptoir d'industrie, 1802-1805. In-4 de (3) ff., 32 pp.; demi-chagrin rouge, dos lisse orné de filets avec le titre en long (reliure moderne).

Première édition, illustrée de 12 planches gravées et très finement coloriées, d'après des dessins réalisés sur place par Gottfried Geissler. Elles sont accompagnées d'un texte explicatif, en allemand, de Johann Gottfried Richter, et de la traduction française au verso par P. Hacault. Le peintre et dessinateur Johann Geissler se rendit en Russie en 1790 pour y enseigner le dessin. En 1793 et 1794, il accompagna le naturaliste Peter Simon Pallas lors de sa seconde expédition scientifique en Russie du sud, et séjourna ensuite quelques années en Crimée chez le naturaliste. De retour dans sa ville natale de Leipzig, il publia plusieurs ouvrages sur la Russie illustrés des dessins qu'il avait réalisé sur place. Le texte fut écrit par Johann Gottfried Richter, lui aussi originaire de Leipzig, et qui fut, durant 16 ans, précepteur à Moscou. Dans ses commentaires, il fait preuve d'une grande connaissance des coutumes, ainsi que d'une grande tendresse envers le peuple russe. Bon exemplaire de cet ouvrage peu commun. Rares piqûres. Colas, 2554. — Monglond, VI, 1146.

RUSSIE.

Vues de Saint-Pétersbourg.

Vers 1860. Aquarelles originales (environ 30 x 10 cm), encadrées.

Ensemble de 2 vues panoramiques de Saint-Pétersbourg maginfiuement aquarellées. On trouve ainsi représenté divers monuments célèbres de la ville tels que la cathédrale Saint-Isaac, la Fontaine de l'Amirauté, le Monument à Nicolas Ier, ou encore le Palais Belosselski-Belozerski. Bel état de conservation.

SAINTE-MAURE (Charles de).

Nouveau voyage de Grèce, d'Égypte, de Palestine, d'Italie, de Suisse, d'Alsace, et des Pais-Bas, fait en 1721, 1722, & 1723

La Haye, Pierre Gosse, Pierre de Hondt, 1724. In-12 de xx-(2)-412 pp. ; veau fauve, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, coupes filetées, tranches rouges (reliure de 'époque).

Première édition, illustrée d'une vignette de Bernard Picart sur le titre. Ouvrage rédigé sous forme de lettres dans lesquelles l'auteur relate son voyage, pendant environ une année, en Grèce, en Égypte et en Palestine, ainsi que son trajet de retour par la Suisse, l'Alsace et les Pays-Bas. Bon exemplaire. Petite mouillure claire en marge de plusieurs feuillets. Blackmer, 1474. — Gay, 97. — Hage Chahine, 4275.

SONNINI de MANONCOURT (Charles-Nicolas-Sigisbert).

Voyage en Grèce et en Turquie, fait par ordre de Louis XVI, et avec l'autorisation de la Cour Ottomane.

Paris, F. Buisson, an IX - 1801. 2 volumes in-8 de (2) ff., 460 pp. (+ (4) pp. entre les pp. 18 et 19).— (2) ff., 460 pp., et un atlas in-folio ; demi-basane brune à coins, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison rouge, tranches mouchetées (reliure à l'imitation du XIXe siècle).

Première édition. L'atlas comprend 7 planches gravées dont 2 dépliantes (une grande carte du Levant avec les contours aquarellés, une planche représentant le passeport de l'auteur, 3 planches d'histoire naturelle, et 2 planches de costumes). Voyageur et naturaliste, Charles Sonnini de Manoncourt avait déjà mené plusieurs voyage d'exploration en Guyane et à Cayenne, lorsqu'il fut envoyé en voyage d'exploration en égypte par le roi Louis XVI. C'est de retour de ce voyage qu'il visita la Grèce et plus particulièrement Chypre, Rhodes, la Crète, l'Archipel des Cyclades, Chios, et Thessalonique. Dans son ouvrage, il s'attarde plus particulièrement sur les descriptions géographiques, les productions naturelles, les sciences naturelles et les coutumes des habitants. Bon exemplaire. Quelques rousseurs sur les planches. Atabey, 1156. — Brunet, V, 445. — Hage Chahine, 4567. — Quérard, IX, 212. — Weber, II, 581.

TOURVILLE (Anne-Hilarion de Cotentin, comte de).

Signaux généraux de monsieur le comte de Tourville, vice-amiral de France, portant pavillon d'amiral, & général de l'armée navalle [sic] du roy.

Entre 1689 et 1693. Petit in-folio de 79 pp.; demi-veau havane à coins, dos à nerfs fileté or (reliure à l'imitation).

Rare document, imprimée à petit nombre, répertoriant les différents signaux utilisés par l'escadre commandée par le comte de Tourville (nombre de coups de canon, couleurs et formes des pavillons ainsi que leurs emplacement dans la mâture). Anne-Hilarion de Costentin de Tourville fut nommé vice-amiral de la flotte du Levant en 1689, après la mort de Duquesne, et était commandant de fait de la Marine Royale, puisque le vice-amiral du Ponant, le maréchal d'Estrée, ne prenait plus la mer. Il participa aux combats de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, et fut nommé maréchal en 1693. Bon exemplaire. Petite mouillure et tache d'encre dans l'angle supérieur des pages, rare piqures. Inconnu de Polak.

VATTEMARE (Alexandre).

Album russe.

Paris, Challamel, 1842. In-folio oblong, demi-toile mauve à coins, pièce de titre noire (reliure moderne).

Rare album comprenant un titre illustré, un feuillet de dédicace, et 15 planches dont 3 avec 2 illustrations et 3 de reproductions d'autographes. L'auteur se fit connaitre par un spectacle de ventriloque où il jouait tous les personnages des pièces qu'il représentait, sous le nom de monsieur Alexandre. Durant ses tournées en Europe et en Amérique, il réunit une collection de dessins, estampes, médailles et autographes. Puis, en 1833, il conçut et mit en place un système d'échange d'œuvres en double dans les collections publiques et, pour le financer, publia un Album cosmopolite illustré par les pièces de sa collection. Notre Album russe est une réunion, sous un nouveau titre, des illustrations et autographes se rapportant à la Russie extraite de son Album cosmopolite. Bon exemplaire de cet ouvrage peu commun.

ZEILLER (Mathias).

Topographiæ Galliæ.

Francfort, Gaspard Merian, 1655-1661. 13 parties en 2 volumes in-folio de 36 pp., (4) ff., pp.37-97, (3) ff. - (2) ff., 35 pp., (1) f. - (2) ff., 38 pp., (2) ff. — (2) ff., 25 pp., (1) f. - 24 pp., (1) f. - 26 pp., (2) ff. - 71 pp., (2) ff. - 30 pp., (2) ff., pp.31-47, (1) f. - 28 pp. - 58 pp., (3) ff. - 80 pp., (2) ff. - 39 pp., (1) f. - 37 pp., (1) f. ; vélin ivoire, titre et tomaison frappés or sur les dos, tranches bleues (reliure de l'époque).

Edition originale, en allemand, qui fut aussi publiée en latin et en hollandais. Elle est illustrée de 8 titres gravés, d'un frontispice allégorique, de 18 cartes à double-page et de 308 planches gravées, certaines comportant plusieurs vues. La Topographie de Zeiller constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654, les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire bien conservé dans son vélin de l'époque. Quelques rousseurs et quelques feuillets uniformément brunis.