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DECAMPS (Alexandre-Gabriel).

Café turc.

Paris, Imprimerie Bertauts, vers 1850. Lithographie originale (72 x 55 cm avec les marges).

Belle représentation d'un café turc où l'on aperçoit un groupe d'hommes buvant un café ou fumant un narguilé. Cette planche a été lithographiée par Eugène Le Roux d'après Alexandre-Gabriel Decamps. Peintre et graveur français, Decamps fut l'une des grandes figures du romantisme. En 1828, il fut envoyé en mission en Grèce en compagnie du peintre Louis Garneray, chargé de commémorer par un tableau la victoire de Navarin, et poursuivit un périple qui le conduisit à Constantinople, en Asie mineure (Smyrne) et au Moyen-Orient. Cette expérience sera décisive. Au cours de son séjour, il prit des notes, réalisa des croquis et emmagasina les images avec lesquelles il façonnera à son retour sa vision de l'Orient, devenu une source profonde d'inspiration. De retour à Paris, ses carnets remplis de dessins, Decamps lança la mode de l'orientalisme qui marquera l'art français. Bon état de conservation.

DU CAMP (Maxime).

Souvenirs et paysages d'Orient. Smyrne. Éphèse. Magnésie. Constantinople. Scio.

Paris, Arthus Bertrand, 1848. In-8 de (2) ff., vi-380 pp.; broché, couverture bleue imprimée, non rogné.

Première édition, dédiée à « G.F. », désignant Gustave Flaubert. Maxime Du Camp était un écrivain et un photographe français, membre de l’Académie française. La fortune de son père lui permit de satisfaire le goût très vif qu’il avait pour les voyages. Le présent ouvrage relate son premier voyage en Europe et en Orient, fait en 1844 et 1845, sitôt ses études terminées. Il le conduisit de Marseille à Malte, Smyrne, Ephèse, et Constantinople auquel il consacre de nombreux chapitres. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Envoi autographe signé de l'auteur. Petites taches sur la couverture, sans rousseurs. Hage-Chahine, 1438. — Vicaire, III, 305.

LUSINGE (René de).

Histoire de l’origine, progrès et déclin de l’empire des Turcs.

Paris, Pierre Chevalier, 1614. Petit in-8 de (12) ff., 347-(3)-(2 bl.) pp.; veau marbré, dos à nerfs orné, pièce de titre bordeaux, tranches rouges mouchetées (reliure de l'époque).

Deuxième édition de cet ouvrage rare, illustrée d'un titre-frontispice compris dans la pagination avec la représentation de tous les souverains d'Europe. La première parut en 1588 sous le titre De la naissance, durée et chute des estats ; le nouveau titre est certes plus en rapport avec le sujet de l'ouvrage, mais ce n'est pas le fait de l'auteur. En effet, la Bibliothèque Nationale possède deux exemplaires de cette édition que l'on peut voir sur le site Gallica. Sur le premier exemplaire, le titre l'attribue à un certain Pelliel, gentilhomme breton. Sur le second, le titre est bien au nom de René de Lusinge, sieur des Alymes, et possède un avertissement de 4 pages placé entre la table et le début du texte expliquant que "Il y a vingt sept ans que ce livre fut imprimé en cette ville, sous le titre De la naissance, durée, & cheute des Estats. Un affronteur [soit un fripon ou un escroc] […] se figurant que l'autheur estoit mort, […] a présumé s'en pouvoir dire le maistre". Malheureusement pour le dénomé Pelliel, le véritable auteur du texte n'était pas mort et a fait prévaloir ces droits. Notre exemplaire présente une troisième version de cette édition: il a un joli titre gravé au nom de Lusinge, qu'aucun des deux exemplaires cité ne possède, mais n'a pas les 4 pages de l'avertissement. René de Lusinge, ou Lucinge (vers 1550-1615) était originaire du Bugey, territoire disputé entre le roi de France et le duc de Savoie, et fit des études de droit à Turin. En 1572, un an après la bataille de Lépante, il prit part a une expédition maritime contre les Turcs. Il n'eut pas l'occasion de s'illustrer par les armes mais en profita pour étudier les institutions de l'empire Ottoman. Dans son ouvrage il se montre d'une grande lucidité, considérant que l'empire ottoman est une menace pour l'Europe et que cette dernière doit s'allier pour le vaincre. Cette seconde édition est augmentée, à partir de la page 319, d'une Complainte des esclaves chrestions détenus, & cruellement traictez entre les mains des Turcs. Ce texte, de Grégoire Sleidan, esclave chrétien, est traduit d'une langue dite esclavonne (slave). Bon exemplaire. Brunet, supplément, I, 906 pour l'édition de 1588. — Cioranescu, XVI° siècle, 13838. Manque à Blackmer, et à Atabey.

SOLOGOUB (Leonid Romanovitch).

Murailles de Constantinople.

1919. Aquarelle originale sur carton signée en bas à gauche (46 x 34 cm).

Belle aquarelle originale représentant une vue des vestiges des murailles de Constantinople. Léonid Romanovitch Sologoub (1884-1956), intègra, en 1910, l'union des architectes artistes, et participa à Moscou et Saint Petersbourg aux expositions du monde de l 'art dont il devint membre en 1918. En 1919, il partit en Chine puis visita Ceylan, l'Inde et le Japon, pour arriver enfin à Constantinople à la fin de l'année. Bon état de conservation.

[TURQUIE].

Album de photographies.

[vers 1890]. Grand in-folio, maroquin brun, dos à nerfs orné, enadrement doré sur les plats, large bande de maroquin rouge au centre du premier avec l'inscription frappée or "Turquie", dentelle dorée d'encadrement intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque).

Ensemble de 23 photographies originales tirées sur papier albuminé (env. 27 x 20 cm), la majorité signées et légendées dans le négatif par l'atelier Sebah & Joaillier. Toutes montées sur carton et réimposées sur les feuilles de l'album. Elles représentent des costumes, des scènes et des vues. Sebah & Joaillier est un studio stambouliote réputé : situé à Péra, le quartier européen de la ville, il résulte de l’association vers 1890 de Jean Pascal Sebah, fils du photographe Pascal Sebah, et de Polycarpe Joaillier. Le studio se forgea une réputation de principal représentant de la photographie orientaliste. Bel ensemble monté dans une luxueuse reliure.