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Album do Rio de Janeiro.

Vers 1930. 3 albums petit in-4 oblong(18 x 25 cm environ); couverture imprimée de papier gris (reliure de l'éditeur).

Ensemble de 3 albums comprenant en tout 30 tirages photographiques. Chaque album comprend 8 photographies (17 x 22,5 cm), un panorama replié (17 x 45 cm environ), et une vignette sur le titre (3,5 x 5,5 cm). Légendées dans l'image, elles montrent les principaux aspects de la ville: quartier de Botafogo, le Corcovado, le pain de Sucre, Copacabana, les places de Paris et de Floriano, panoramas de Corcovado, do pao de Assucar, ou encore de Botafogo. Joint une photographie de la statue du Christ Rédempteur (14,5 x 9 cm), avec, dactylographié au dos, tous les chiffres de sa construction et de ses mensurations. Exemplaire parfaitement conservé dans sa brochure d'origine.

Décrets de la Convention Nationale, des 21 & 23 avril 1793, l'an second de la république Françoise, 1° portant que les ecclésiastiques […] qui n'ont pas prêté le serment de maintenir la liberté & l'égalité, seront transférés à la Guiane françoise. 2° portant que les émigrés ne doivent en aucun cas être jugés par des jurés.

De l'imprimerie de Mallard, 1793. In-4 de 4 pp.; broché, sans couverture, non rogné.

La loi du 15 août 1792 avait rendu obligatoire un serment de fidélité des ecclésiastiques, mais tous ne l'avaient pas fait. Pour résoudre le problème, la Convention décida que les récalcitrants "seront embarqués & transférés sans délai à la Guiane françoise" et que "ceux des déportés […]qui rentreroient sur le territoire de la république seront punis de mort dans vingt-quatre heures". Bon exemplaire. Roquincourt, 4836.

La Guyane française.

Melun, imprimerie administrative, 1905. In-8 de 45-(2) pp. ; couverture beige imprimée.

L'illustration se compose d'une carte sur double page. Publiée par le ministère des colonies, cette brochure est une présentation de la colonie à destination des futur colons. Elle donne le maximum de renseignements pratiques sur la géographie, les moyens de communication (pour s'y rendre et sur place), le cadre de vie, l'organisation administrative, les impôts et la législation locale, les ressources naturelles, le commerce et l'industrie, la chasse, et la pêche, ou encore le régime douanier et la monnaie. Bon exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Petite mouillure claire sur la couverture.

Loi relative aux colonies, & particulièrement à celle de l'île Cayenne & de la Guyane françoise. Décret de l'Assemblée Nationale, du 5 juillet 1792.

Grenoble, imprimerie de J.M. Cuchet, 1792. Petit in-4 de 4 pp.; en feuilles, sans couverture.

Créée par décret du 28 mars 1790, l'assemblée coloniale de Guyane s'arrogea rapidement tous les pouvoirs, légiférant par décrets sur tous les sujets et refusant l'autorité du gouverneur au point que ce dernier quitta la colonie au début de 1791. Le 5 juillet 1792, l'Assemblée Nationale Législative décida l'envoi d'un commissaire civil "chargé de faire procéder sans délai, à la réorganisation de l'assemblée coloniale". Les dispositions prises par l'assemblée coloniale ne furent pas toutes annulée; ainsi les "jugemens rendus par les tribunaux que l'assemblée coloniale auroit substitué aux tribunaux précédements existans […] seront exécutés selon leur forme & teneur" et "sont aussi confirmés les actes par lesquels l'assemblée coloniale […] auroit affranchi, en récompense de leurs services, des nègres", mais "tous les citoyens qui auroient été exilés ou déportés sans jugement légal, sont libres de retourner dans la colonie". Le commissaire civil devait également se faire rendre compte de l'administration civile et autoriser ou annuler les actes de l'assemblée coloniale en fonction de leur conformité au droit français. Bon exemplaire.

Loi relative aux colonies, & particulièrement à celles de l'île Cayenne & de la Guyane françoise.

Grenoble, J. M. Cuchet, 1792. In-8 de 4 pp.; broché, sans couverture.

En conformité avec les décrets des 24 mars et 16 juin 1792, relatifs "à la nouvelle organisation des colonies françoises", la Loi du 11 juillet 1792 stipulait qu'elle s'appliquait particulièrement à la Guyane. "En conséquence le commissaire civil envoyé dans cette colonie, est chargé de faire procéder sans délai, à la réorganisation de l'assemblée coloniale, des municipalités, tribunaux & autres établissemens publics". Bon exemplaire. Roquincourt, 5268.

Précis sur la colonisation des bords de la Nana, à la Guyane française.

Paris, Imprimerie Nationale, 1835. In-8 de (2) ff., 70 pp.; cartonnage gris (reliure moderne).

Première édition. Rapport officiel remis à l'amiral Duperré, ministre de la marine et des colonies, au sujet d'une tentative de colonisation par des "laboureurs européens" sur les rives de la Mana en Guyane pour y "donner un développement plus considérable à la production des denrées coloniales". Ce fut un échec, mais, en 1828, Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, proposa d'y fonder une colonie pour y élever et établir des orphelins. Le rapport relate les progrès de cet établissement jusqu'à la fin de l'année 1834. Bon exemplaire. Leclerc, II, 3455.

AZEVEDO (Joaquim José de).

Breve exposiçao do comportamento publico di Visconde do Rio Secco.

Lisboa, Imprensa Nacional, 1821. In-12 de 20 pp. ; broché, couverture papier marbré.

Edition originale. Joaquim José de Azevedo, premier baron et vicomte de Rio Seco (1761-1835) était un noble portugais. En 1808, le roi du Portugal Joao VI dut fuir Lisbonne pour Rio de Janeiro devant les troupes napoléoniennes qui envahissaient son pays. Rio devint alors capitale de l’Empire colonial portugais. Le vicomte de Rio Seco fut l'un des organisateurs de cette fuite, devenant même conseiller royal, puis impérial, et maire en chef de Santos. Il administra également le Palais impérial de Santa Cruz et durant une période difficile fut directeur de la banque brésilienne. Néanmoins il fut sévèrement attaqué par les Cortès pour sa gestion des deniers publics, et avait la réputation d'être corrompu,. Dans ce pamphlet, il proteste avec véhémence contre de telles calomnies. Bel exemplaire de cet ouvrage peu commun. Borba de Moraes, II, 739 (mentionne que cette publication est très difficile à trouver).

BARBIER (Emile).

Un Pays jeune du Pacifique: la Bolivie.

Paris, Librairie Hachette et Cie, 1907. In-4 de 84 pp. numérotées [37]-84 et [421]-456; demi-percaline verte, pièce de titre de chagrin grenat, fleuron central, filets or en pied, premier plat de couverture conservé (reliure de l’époque).

Réunion des livraisons 4 à 7 et 36 à 38 du t. XIII (nouvelle série) de la revue Le Tour du Monde, contenant l’ensemble des articles d’Emile Barbier sur la Bolivie. L’illustration comprend 2 cartes et 91 photographies imprimées in texte. Ces illustrations ont été établies à partir de photographies originales, probablement prises par l’auteur pendant son voyage, puis retouchées par l’éditeur. A l’exception de la première, elles ne sont pas signées. Exemplaire de l’auteur, enrichi de 51 photographies en double état, avant la lettre, imprimées sur papier et présentant un tirage plus contrasté que celui des illustrations in texte. Le volume contient aussi 29 ff. de notes dactylographiées de différents formats contenant des passages inédits, ainsi que quelques annotations manuscrites à l’encre rouge. Emile Barbier était, en 1907, chargé de mission du ministère du Commerce et ancien conseiller du Commerce extérieur de la France. En 1895, il effectua un voyage dans l’ouest et le centre de la Bolivie, ce qui lui permit de rencontrer les populations rurales et indiennes, tout en visitant les usines et les installations minières du pays. Cette étude s’ouvre par des considérations générales sur la Bolivie: géographie, composition ethnique, langues, gouvernement, commerce, ressources minières, exportations, monnaie. Barbier y dénonce notamment les conditions de quasi-esclavage dans lesquelles vivent les Indiens domestiqués, décrit les Cholos ou métis, donne des indications sur les deux principales langues locales, le quichua et l’aymara, puis évoque les mines d’or, de cuivre, d’étain et d’argent. Le chapitre suivant contient des renseignements pratiques pour toute personne qui voudrait visiter la Bolivie; les autres chapitres donnent une relation détaillée du voyage: A partir du port chilien d’Antofagasta, l’auteur traverse, en chemin de fer, plusieurs localités (Cuevitas, Calama, Ollagué), avant d’atteindre la Bolivie. Arrivé dans le pays, il passe par Uyuni, Challapata et Oruro, le terminus de la ligne. Vêtu d’un costume local, il se déplace alors en caravane, avec guides, chevaux et mulets, pour se diriger vers Tapacari et Cochabamba. Les étapes suivantes sont Misqui et Sucre (Chuquisaca). De là, il se rend à Potosi, puis à Huanchaca où il reprend le train pour retourner à Oruro. Il se dirige ensuite vers La Paz et Chililaya, puis il s’embarque sur un petit paquebot qui parcourt le lac Titicaca et le dépose à Puno, au Pérou. De là, il prend le chemin de fer, passe par Arequipa et arrive au port de Mollendo (Pérou). Le dernier chapitre concerne les départements nommés Beni, Santa Cruz et Tarija, situés au nord, à l’est et au sud de la Bolivie, où l’auteur n’a effectué qu’une brève incursion. Ces régions sont occupées essentiellement par les tribus indiennes des rampes orientales des Andes, dont certains territoires restent encore inexplorés. Les photographies se rapportent en grande majorité à la Bolivie: Indiens domestiqués, Chola de condition moyenne, Indiens chunchos de la région du Beni, types boliviens, deux cholas élégantes, conducteurs de caravanes de lamas, l’auteur en tenue de voyage (p. 50), Indiens boliviens employés dans une raffinerie de nitrate de soude, relais de voyageurs sur les hauts plateaux de la Bolivie, voie ferrée vers Pulacayo, Indienne d’Uyuni, muletiers boliviens, Indiens dansant devant la gare d’Uyuni, ouvriers des mines, concassement du minerai à Oruro, abri dans le massif de Huanchaca, Indiens et Cholos un jour de fête dans les environs de Cochabamba, Indiens de Potosi employés aux mines d’argent, vues de La Paz, Indiens embrigadés pour la récolte du caoutchouc, etc. Quelques-unes concernent le Chili, principalement le port d’Antofagasta: femme du peuple, débardeurs, débarquement du bétail, raffinerie de nitrate de soude. Deux autres montrent les habitants de Calama et la voie ferrée autour du volcan San Pedro. On joint: - Barbier (Emile). Note de l’auteur. Manuscrit dactylographié. S.l., février 1907, 3 pp. in-4 (au sujet d’une controverse avec le géographe Schrader). - Schrader (Frantz). La Bolivie contemporaine. S.l., février 1907, 2 pp. in-4 imprimées (extrait du Tour du Monde, contenant une critique des articles de Barbier). - Menu. Table gauloise. S.l., 7 septembre 1895, 1 p. in-4 imprimée sur bristol illustrée des portraits des participants au repas. Une note au crayon précise: «Le portrait de E. Barbier qui faisait partie du cénacle ci-dessous fut oublié parce que Barbier était en Bolivie au moment où ces portraits furent exécutés». - Clerc (Ch.). Lettre autographe signée à E. Barbier. Paris, 2 février 1904, 2 pp. in-8, en-tête imprimé «Lectures pour tous - Librairie Hachette & Cie». La célèbre maison d’éditions lui demande un article sur le Chili. - Carte de la Bolivie. S.l.n.d., 1 p. in-12 imprimée. - Liste des lecteurs chez Hachette. S.l.n.d., 1⁄2 p. in-12 manuscrite, au verso d’une invitation. Provenance: Emile Barbier. – Envoi autographe signé de l’auteur: «J’ai vécu ce livre. Je le dédie à mes enfants bien aimés Marcel et Simone». – Marcel Barbier, externe des hôpitaux de Paris (carte de visite contrecollée au verso du plat supérieur).

[BRESIL].

Dom Joseph por graça de Deos Rey de Portugal, e dos Algarves dáquem, e dálem mar em Africa, Senhor de Guiné, e da Conquista, navegação, e commercio de Ethiopia, Arabia, Persia, e da India, &c....as verdadeiras causas com que desde o descobrimento do Grão Pará, e Maranhão até agora não só se não tem multiplicado, e civilizado os Indios daquelle Estado.

Lisboa, 1755. In-4 de 12 pp. ; broché.

Première édition, de cet important document de législation en faveur des Indiens du Brésil. Ce texte comprend notamment la Loi du 1er avril 1680 (pp. 2-4) qui a libéré le peuple indigène, celle du 10 novembre 1647 (pp. 5-6), qui déclarait que les indigènes pouvaient travailler pour qui ils voulaient, et celle 10 septembre 1611 (pp. 6-7), qui libéra tous les indigènes qui étaient esclaves. Cette loi visait apparemment à favoriser la Companhia Geral do Grão-Pará e Maranhão, qui avait été créée en 1755 par le marquis de Pombal, et à libérer la population indigène de la région. Elle avait également pour but de réduire le pouvoir et l'influence des Jésuites au Brésil, qui furent officiellement expulsés en 1759. Bon exemplaire. Gauz, Livres portugais et brésiliens, 1755/22.

[BRESIL ] — FERREZ (Marc).

[Rio de Janeiro].

[Vers 1880]. Photographies originales montées sur carton (environ 16 x 22 cm).

Ensemble de 13 épreuves sur papier albuminé, légendées et avec la signature de Marc Ferrez en bandeaux en bas de la plupart des épreuves : - Tijuca petite cascade (signée) - Sommet du Corcovado - Place du Duc de Caxias - Musé nacional Sao Christovao (signée) - Fabrica de tecidos e Lagoa de Freitas (signée) - Jardin public (signée) - Botafogo Ecole militaire (signée) - Botafogo (signée) - Pont de Sylvestre- rampe 25 % (signée) - Botafogo (signée) - Larangeiras - Largo da Carioca - Corcovado - Sur le chemin de l'aqueduc Né à Rio de parent français, Marc ferrez fut l'un des photographes les plus importants du Brésil au XIXe siècle. Il parcourut différentes provinces de ce pays dans les années 1875-1876, comme photographe de la Marine impériale et de la commission géologique de l'Empire, et se spécialisa dans la production de vue panoramique. Bon tirage des photos en majorité, certaines plus pâles. Quelques rousseurs sur les cartons, certains avec de petits défauts.

CHEVALIER de SAINT-ROBERT (Marcel).

Le général Rosas et la question de la Plata.

Paris, Gerdès, 1848. In-8 de 79 pp. ; demi-chagrin noir, dos lisse, "Plata" frappé or sur le dos (reliure de l'époque).

Edition originale. Brève histoire des provinces du Rio de la Plata de la révolution de 1810 à nos jours, destinée à donner aux lecteurs européens une meilleure compréhension de la situation actuelle dans la région et du règne de Juan Manuel de Rosas. Homme politique et militaire argentin, Rosas exerça comme gouverneur de la province de Buenos Aires et fut l'homme fort de la Confédération argentine de 1835 à 1852. A partir de 1845, la France et la Grande-Bretagne tentèrent conjointement de déjouer l’expansionnisme de l’Argentine rosiste en imposant un blocus du Río de la Plata. Il visait à empêcher l'accès des ports de l'Argentine et de l'Uruguay, à l'exception de Montevideo, à tout navire commercial. Finalement, la Grande-Bretagne en 1849 et la France en 1850 reconnaissèrent la souveraineté argentine sur ses eaux intérieures. Bel exemplaire. Envoi autographe à Mr Herbert, conseiller d'état, ministre plénipotentiaire, et directeur aux affaires étrangères. Sabin, 75486.

CHILI — PEROU — DARLUC (M.H.).

2 lettres autographes signées à Toussaint Joseph Borély, à Marseille.

Valparaiso, Lima, 21 mars et 18 mai 1827. In-4 (25 x 20 cm) de 3 pp. pour la première lettre et 5 pp. pour la seconde ; adresses, marques postales (Colonies par Bordeaux ou La Rochelle).

Relation d’un voyage commercial le long des côtes chiliennes et péruviennes. Dans la première lettre, écrite de Valparaiso (Chili), Darluc évoque la vente des marchandises qu’il transporte à bord de son navire (fer en barre, acier, papier, étoffes, soieries, savon, salaisons, eau-de-vie, liqueurs), les taxes à payer, une négociation avec un client, les prochaines étapes qu’il prévoit d’effectuer jusqu’à Lima (Arica, Tacna, Quilea, Arequipa) et au-delà (îles Sandwich, Inde). Il relate aussi la nouvelle de la découverte des restes de l’expédition de La Pérouse et donne ses impressions sur la manière de s’habiller des femmes du pays. La deuxième lettre rend compte de la difficulté de réaliser des affaires à Lima (Pérou), de la mauvaise foi des commerçants locaux, des délais de paiement trop élevés, des retours de marchandises par certains commerçants qui disent n’avoir rien vendu, de l’éloignement des grandes villes par rapport au lieu de déchargement, du voyage de Valparaiso à Lima en passant par Arica (Chili) et, de là, à Tacna (Pérou) où se trouvait son consignataire, des habitations, des conditions climatiques, des fièvres, des étrangers établis à Tacna, des relations entre la République péruvienne et celle de Bolivia, des dernières ventes de marchandises, etc. Extraits : « En raison du bon choix de notre cargaison & du peu d’objets qui sont en concurrence avec les autres navires, j’espère m’en tirer avec un honnête bénéfice […]. J’ai vendu le fer en barre à $ 4,5 ce qui fait f. 23,10, il me coûte f. 16,25 le %. L’acier à $ 9, il coûte f. 25 & 26. Tout le papier moins 30 que je garde pour Lima à 21 la rame […]. Je laisse pour être vendus pendant mon absence 60 barils d’eau-de-vie (j’en garde 40 a bord), 300 caisses de savon, un petit assortiment d’anchois, de salaisons assorties de sirop & 85 caisses de liqueurs […]. Je suis en marché de vendre le mercure & plusieurs autres articles à un propriétaire de mines à Coquimbo, il me payerait en cuivre que j’emporterai dans l’Inde… » (Valparaiso, 21 mars 1827). « Bien que cette capitale [Lima] offre encore plus de ressources que toutes les autres places de la côte, on ne peut se dissimuler que les affaires y sont affreuses […]. Nulle part il n’existe autant de mauvaise foi & les friponneries les plus effrontées font la base de tout le commerce ; quoiqu’on vende encore à bénéfice on éprouve la plus grande difficulté dans le placement de la plupart des marchandises […]. Une espèce de petit patriote après avoir pris livraison d’une partie des drogues que je lui avais vendues est venu me dire effrontément qu’il allait me renvoyer de la crème de tartre parce qu’elle était en poudre & qu’il la désirait en pierre ; irrité de sa mauvaise foi, je l’ai pris au collet & après l’avoir fortement secoué je lui ai déclaré qu’il garderait & payerait ce qu’il avait reçu ou que j’allais l’assommer ; il m’a répondu ‘Ita bueno’ & deux heures après j’ai eu mon argent… » (Lima, 18 mai 1827). Le destinataire de cette correspondance, Toussaint Joseph Borély (Sisteron, 1788 - Aix-en-Provence, 1875), était vice-président du tribunal civil de première instance de Marseille. Partisan de l’abolition de la peine de mort, il était l’un des principaux animateurs du parti libéral sous la Restauration et participa à la création de journaux d’opposition comme le Sémaphore. Quant à Darluc, il était peut-être apparenté à Honoré François Darluc, né en 1752 à Cannes, juge au tribunal de première instance de Marseille et donc un collègue de Borély. Bel ensemble.

GALLI (E. D.).

Le ramassage du café au Brésil.

S.l., 1951. Ensemble de 5 aquarelles originales sur papier (env. 41 x 29 cm.) signées et légendées par E. D. Galli.

On trouve ainsi représenté le processus : - La cueillette des cerises de café - Le ramassage des cerises de café dans les grands draps - La cueillette du café - Le séchage mis en tas des cerises de café - Pesage et entassage du café La production de café au Brésil représente environ un tiers de la production mondiale de café, ce qui fait du Brésil, le plus grand producteur du monde. Les plantations de café couvrent environ 27000km2 de terrain, principalement dans les États du sud (Minas Gerais, São Paulo et Paraná) où l'environnement et le climat offrent des conditions de croissance idéales. Le café est arrivé au Brésil au XVIIIesiècle et le pays est devenu le premier producteur dans les années 1840. L'apogée de la production brésilienne se situe dans les années 1920 quand le pays fournissait 80% du café du monde. Bon état de conservation.

[GUYANE].

Arrêté concernant les dispositions à prendre pour la célébration, dans la colonie, de la fête de S.M. Louis-Philippe Ier, Roi des Français.

Cayenne, Imprimerie du Gouvernement, 1844. Affiche originale imprimée (40 x 30 cm).

Placard imprimé sur ordre du gouverneur de la Guyane Marie Jean-François Layrle concernant les dispositions prise pour la célébration de la fête du Roi. Le 1er mai, jour de la Saint-Philippe, la fête du roi était une fête religieuse et loyaliste, alliant festivités civiles et militaires, accompagnée généralement d'une célébration religieuse, afin que le Ciel soutienne le roi «dans tous ses desseins pour la paix et la prospérité de la France». Bon état de conservation.

[GUYANE].

Congé pour passer en France pour cause de maladie. Pièce manuscrite signée.

Cayenne, 6 brumaire an 7 [27 octobre 1798]. In-8 oblong (20,8 x 33,1 cm) de 1 p. ; sceau de cire rouge et cachet à l’encre noire.

Le retour d’un militaire malade en métropole. Cette pièce concerne un membre du 2e Bataillon du 53e Régiment d’infanterie: «Nous membres du Conseil d’administration, certifions avoir donné congé au Cen André Schlosser, sergent de la compagnie n° 6 audit bataillon […] né en 1758 à Ensisheim, district de Strasbourg, département du Bas-Rhin […], lequel a servi avec honneur et probité depuis le 28 août 1776 jusqu’à ce jour que nous lui avons délivré le présent par cause de maladie incurable dans la colonie, ce qui nous a été constaté par le certificat des chirurgiens…». Le document contient 7 signatures. Il est orné du sceau du 2e Bataillon du 53e Régiment, représentant un faisceau de licteur surmonté d’un bonnet phrygien. Légères déchirures au niveau des plis, sans manque.

HASTREL (Adolphe d').

Ilha de Bôa Viagem.

Vers 1850. Lithographie originale remontée sur papier fort (env 22 x 9 cm).

L’Ilha de Boa Viagem est une île située à l'intérieur de la baie de Guanabara, dans la ville de Niterói, dans l'état de Rio de Janeiro. La petite chapelle Notre-Dame de Boa Viagem est située sur le point culminant de cette petite île. L'intendant du Trésor royal, Diogo Carvalho de Fontoura, en ordonna la construction vers 1650 afin de tenir une promesse qu'il avait faite. L'île était un point de vue important pour le contrôle de la navigation dans la baie de Guanabara. Pour assurer la défense de Rio de Janeiro, un petit fort fut construit au pied de la falaise à l'initiative du capitaine et gouverneur Artur de Sá e Meneses en 1702. Il disposait de cinq ou six pièces d'artillerie et faisait un feu croisé avec les forts de Gragoatá et Santa Cruz. Abandonné à la fin du XIXe siècle, il ne reste plus que les ruines de la chapelle. La présente lithographie est l'œuvre d'Adolphe d'Hastrel. Officier d'artillerie de marine, il servit à La Réunion, ou au Sénégal, et participa au blocus de Buenos-Aires en 1839. De retour en France en 1841, il fut nommé inspecteur d'armes à Rochefort. Pendant tous ses voyages, il réalisa de nombreux dessins qu'il publia en album dès son retour. Bon état de conservation.

MÉGE (Luciano) — WILLEMS (Guillermo).

Montevideo.

Montevideo, Luciano Mége, [vers 1865]. Lithographie originale en deux feuilles jointes (0,36 x 1,14 m).

Rarissime et grand panorama de la ville de Montevideo, capitale de l'Uruguay, située en bordure du Río de la Plata. Il a été dessiné par Willems, et lithographié en deux tons par Willems et Mége à Montevideo. La vue est prise depuis la baie, que l'on voit ici animée de nombreux voiliers et bateaux à vapeur. On remarque notamment le bateau à vapeur américain Mississippi, qui effectuait, dès 1861, la liaison entre Montevideo et Buenos-Aires en Argentine. Dans la ville, on peut voir les quais et le débarcadère, l'Hôpital de la Charité, la cathédrale Matriz, et les anciens bâtiments des douanes, construits en 1855, inaugurés en 1857, et démolis en 1890 pour la construction du port. Graveur uruguayen, Luciano Mége était le propriétaire du premier établissement typographique et lithographique de Montevideo. Après 1851, il s'associa avec d'autres lithographes, comme le lithographe allemand Guillermo Willems ou Williens, vers 1860. Après sa mort, sa veuve s'associa en octobre 1862 avec Willems. Après 1869, la société fut renommée Mége y Compañía. Très rare, nous n'en avons trouvé aucune trace, et aucun exemplaire dans les collections publiques, y compris aux archives nationales de l'Uruguay. Grande déchirure dans la partie gauche restaurée, défauts au niveau du ciel et dans les marges.

RIVIÈRE (B.).

Notes et observations sur les colonies françaises des Antilles, et particulièrement sur Cayenne, avec la comparaison de ses produits à ceux des autres colonies.

Bordeaux, Pierre Beaume, mai 1825. In-8 de (2) ff., ij-30 pp.; cartonnage de papier marbé à la bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Première édition. Présentation des avantages de la colonie de Guyane qui réunie "toutes les conditions qui doivent un jour la rendre la plus importantes de nos colonies (page 20). Exemplaire du directeur des douanes de Bordeaux Mr Charles des Moulins. Ce dernier fut également par la suite botaniste et malocologiste, et président de la Société linnéenne de Bordeaux. Quelques corrections autographes de l'auteur avec sa signature. Inconnu de Sabin.

ULLOA (Antonio de).

Mémoires philosophiques, historiques, physiques, concernant la découverte de l'Amérique, ses anciens habitants, leurs mœurs, leurs usages, leur connexion avec les nouveaux habitants, leur religion ancienne & moderne, les produits des trois règnes de la nature, & en particulier les mines, leur exploitation, leur immense produit ignoré jusqu'ici.

Paris, Buisson, 1787. 2 volumes in-8 de viij-376-xv pp. — (1) f., 499-(1 bl.)-xv pp.; veau havane marbré, dos lisses ornés, pièces de titre de maroquin citron, coupes filétes, tranches marbrées (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'espagnol par Jean-Baptiste Lefebvre de Villebrune. Très jeune, l'auteur participa à l'expédition de Bouguer et La Condamine dont le but était de mesurer un arc de méridien au niveau de l'équateur. Puis, de 1736 à 1744, et en compagnie de son ami Jorge Juan y Santacilia, il parcourut l'Amérique, y étudiant le sol, le climat, les productions végétales, animales et minérales. il s'intéressa également aux Indiens, à leurs mœurs, leurs usages, leurs langues et sur l'origine probable de la population de l'Amérique. De retour en Espagne, il participa à la création du premier musée d'histoire naturelle, du premier laboratoire de metallurgie, et de l'observatoire de Cadix. En 1758, il fut nommé gouverneur de Huancavelica, au Pérou, puis, en 1766, de la Louisiane française, perdue par la France après le traité de Paris de 1763. Bel exemplaire. Rares piqûres. Boucher de La Richarderie, V, 512. — Brunet, V, 1006. — Chadenat, 1003 "rare et recherché". — Leclerc, I, 1503. — Sabin, 97688.