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Adresse de l'Assemblée Provinciale de la partie du nord de Saint-Domingue à l'Assemblée Nationale.

Paris, imprimerie de Demonville, 1790. In-8 de 23 pp., cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Les membres de l'Assemblée Provinciale dénoncent les décisions de l'Assemblée Générale de Saint-Domingue de s'ériger en "corps législatif en ce qui concerne le régime intérieur", c'est à dire décider et voter les lois de la colonie, alors qu'elle n'a qu'un droit de proposition. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4382. — Inconnu de Ryckebusch et de Sabin.

Album do Rio de Janeiro.

Vers 1930. 3 albums petit in-4 oblong(18 x 25 cm environ); couverture imprimée de papier gris (reliure de l'éditeur).

Ensemble de 3 albums comprenant en tout 30 tirages photographiques. Chaque album comprend 8 photographies (17 x 22,5 cm), un panorama replié (17 x 45 cm environ), et une vignette sur le titre (3,5 x 5,5 cm). Légendées dans l'image, elles montrent les principaux aspects de la ville: quartier de Botafogo, le Corcovado, le pain de Sucre, Copacabana, les places de Paris et de Floriano, panoramas de Corcovado, do pao de Assucar, ou encore de Botafogo. Joint une photographie de la statue du Christ Rédempteur (14,5 x 9 cm), avec, dactylographié au dos, tous les chiffres de sa construction et de ses mensurations. Exemplaire parfaitement conservé dans sa brochure d'origine.

Approvisionnemens de St. Domingue. Réponse des députés des manufactures et du commerce de France, aux motions de MM. De Cocherel & Raynaud, députés de l'isle de St. Somingue à l'Assemblée Nationale.

Versailles, Imprimerie de Ph.-D. Pierres, 1789. In-8 de (1) f., 55 pp.; cartonnage à la bradel de papier marbré vert, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long, non rogné (reliure moderne).

Réponse datée du 24 septembre 1789 et signée par 21 députés des ports de Marseille, Bayonne, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Lorient, Le Havre, Rouen, Dieppe, Amiens et Dunkerque qui y dénoncent les arguments avancés par les colons de Saint-Domingue pour ouvrir la colonie au commerce des blés. Bon exemplaire. Tache brune dans la marge en fin de volume. Inconnu de Max Bissainthe, de Monglond et de Sabin.

Arrêt du conseil d'état du roi, concernant le commerce étranger dans les isles françoises de l'Amérique.

Paris, Imprimerie Royale, 1784. In-4 de 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Les lettres patentes d'octobre 1727 avaient exclu tout les étrangers du commerce des colonies françaises. Cet arrêt, daté du 30 août 1784, décida d'ouvrir les entrepôts des nouveaux ports des îles françaises des Antilles (Sainte-Lucie, Martinique, Guadeloupe, Tabago et Saint-Domingue) au commerce avec les navires étrangers. Bon exemplaire. Manque à Sabin.

Arrêt du conseil d'état du roi, concernant le retour des Noirs, Mulâtres ou autres gens de couleurs aux colonies.

Paris, Imprimerie Royale, 1777. In-4 de 2 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Arrêt du 7 septembre 1777, signé de Sartine (ministre de la marine) accordant aux colons ayant amené avec eux des domestiques "un nouveau délai de deux mois, à compter du jour de la publication du présent arrêt, pendant lesquels lesdits habitans pourront faire repasser lesdits domestiques Noirs, Mulâtres ou autres gens de couleur, dans les colonies d'où ils les auroient amenés. Veut sa majesté que ceux desdits domestiques qui n'auroient pas été remis dans deux mois pour tout délai, aux dépôts établis dans les ports, en exécution de ladite déclaration, ne puissent être retenus que de leur consentement, au service de leurs maîtres." Bon exemplaire. Ryckebusch, 250.

Arrêt du conseil d'état du roi, qui, à compter du 10 novembre prochain, convertit en gratifications & primes l'exemption du demi-droit accordée aux denrées coloniales provenant de la traite des Noirs.

Paris, Imprimerie Royale, 1784. In-4 de 8 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Afin d'encourager le commerce de la traite des Nègres, les lettres patentes du mois de janvier 1716 permettait une exemption des droit de douane sur le sucre exporté en métrople. Constatant "que la quantité des Nègres transportés aux isles françoises de l'amérique, qui s'élevait en 1716 qu'à deux ou trois mille Nègres, a été successivement porté au nombre de quinze mille, sans que l'importation des sucres consommés dans le royaume ait pu suivre la même progression", l'arrêt du 26 octobre 1784 décida qu'une prime remplacerait l'ancien système. Bon exemplaire. Ryckebusch, 263.

Arrêt du conseil du roi, pour l'encouragement du commerce de France avec les États-Unis de l'Amérique.

Paris, Imprimerie Royale, 1788. In-4 de 6-(2 bl.)pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Arrêt daté du 29 décembre 1787 et signé du secrétaire d'état de la marine La Luzerne, établissant les droit de douane pour les marchandises venant des États-Unis et qui "accorde aux citoyens & habitans des États-Unis, tous les privilèges & avantages dont ses propres sujets de France jouissent ou pourront jouir en Asie & dans les Échelles qui y conduisent". Bon exemplaire. Manque à Sabin.

Coleccion de articulos tipos y costumbres de la isla de Cuba por los mejores autores de este genero.

La Havane, Miguel de Villa, 1881. In-folio de 255 pp.; demi-basane marine, dos lisse orné de filets (reliure de l'époque).

Recueil de texte de différents auteurs (dont Antonio Bachiller y Morales) et illustré de 20 planches (dont une en couleurs) du peintre espagnol Victor Patricio de Landaluze. Ce dernier fit toute sa carrière à Cuba où il enseigna à l'Académie de San Alejandro de La Havane. Il fut le représentant le plus connu du Costumbrismo, un mouvement artistique attaché à dépeindre la vie quotidienns, et les folklores locaux. Bel exemplaire de cet ouvrage peu commun.

Comptes généraux de la Martinique, depuis le 9 décembre 1814, jusqu'au 31 décembre 1816.

Paris, J. L. Scherff, 1817. In-4 à pagination multiple; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Ouvrage composé de 2 tableaux dépliants. Ces comptes furent vérifiés par une Commission créée par le gouverneur, le comte Pierre de Vaugiraud. Nommé en décembre 1814, il fut chargé de remettre de l'ordre dans les comptes publics qui se trouvaient en grand désordre après l'occupation anglaise. Dans ces comptes, outre la vérification des comptes royaux et municipaux, on trouve celle des fees (une taxe anglaise), celle de la caisse des curateurs des successions vacantes, et celle de la régie des biens des déportés et des absents. Bon exemplaire. Inconnu de Sabin.

Conseil des Cinq-Cents. Message.

Paris, Imprimerie Nationale, An V [1796]. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Extrait du registre des délibérations du Directoire exécutif du 21 novembre 1796. Lettre du Directoire au Conseil des Cinq-Cents en réponse à une demande de ce dernier sur la situation politique et commerciale des colonies. Après avoir fait le point sur les évènements rapportés par les envoyés du gouvernement, le texte conclut : "Si le Directoire n'étoit pas intimement convaincu que le secret sur les opérations relatives aux colonies en assure presque toujours le succès, il auroit déjà rendu publique ses instructions à ses agens". Bon exemplaire. Inconnu de Max Bissainthe et de Monglond.

Discours prononcé à l'Assemblée Nationale par les députés de l'Assemblée Provinciale de la partie du nord de Saint-Domingue, le 25 novembre 1790.

Paris, Imprimerie Nationale, 1790. In-8 de (1) f., 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Discours de remerciement pour le décret du 12 octobre 1790 qui annulait les actes de l’Assemblée Générale de Saint-Domingue, les déclarait attentatoires à la souveraineté nationale et à la puissance législative, et pourvoyait aux moyens de rétablir le calme dans la colonie. Bon exemplaire. Inconnu de Max Bissainthe, de Monglond et de Sabin.

Discours prononcé à l'Assemblée Nationale, le 2 octobre 1790, au nom de l'Assemblée Générale de la partie françoise de Saint-Domingue.

Paris, Didot fils aîné, 1790. In-8 de 34 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, picèce de titre de maroquin vert au dos avec le titre en long (reliure moderne).

Discours en forme de justification prononcé par un membre de l'Assemblée Générale de Saint-Domingue, dans lequel il retrace les premiers troubles survenus dans l'île, depuis l'annonce de la révolution jusqu'à leur départ en juillet 1790. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5497. — Manque à Sabin.

Déclaration du roi, concernant la course sur les ennemis de l'état.

Paris, P. G. Simon, 1778. In-4 de 15 pp.; en feuilles, non rogné.

Déclaration donnée à Versailles le 24 juin 1778 qui réactualise l'ordonnance de 1691. En janvier 1778, la France signa un traité d'alliance avec les colons américains en guerre contre l'Angleterre. Le roi accorda alors toutes sortes de facilités aux armateurs qui souhaitaient armer des navires pour mener la guerre de course contre les navires anglais. Bon exemplaire. Inconnu de Polak.

Déclaration du roi, qui permet l'entrée & l'entrepôt, dans les différens port du royaume, des taffias venans des colonies françoises de l'Amérique.

Paris, P. G. Simon, 1777. In-4 de 4 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

"Le commerce des eaux-de-vie extraites des sirops & mélasses, & connues sous le nom de taffias, a été prohibé dans toute l'étendue de notre royaume, par déclaration du 24 janvier 1713. L'opinion répandue alors que cette liqueur étoit dangereuse & nuisible à la santé. Mais l'expérience ayant depuis long-temps prouvé qu'elle étoit utile & salubre" cette interdiction est levée par la présente déclaration du 6 mars 1777. Bon exemplaire. Manque à Sabin.

Décret de l'Assemblée Générale de Saint-Domingue, rendu le 28 mai 1790, à l'unanimité.

1790. In-8 de 61 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre verte (reliure moderne).

Le décret de l'Assemblée de Saint-Domingue confiait à elle seule le droit de légiférer, considérant que "aucun acte de corps législatif, en ce qui concerne le régime intérieur, ne pourra être considéré comme loi définitive s'il n'est fait par les représentants de la partie françoise de Saint-Domingue". L'ouvrage donne le texte de ce décret, suivi de plusieurs textes justificatifs et des réponses aux observations faites par l'Assemblée Provinciale du nord de l'île. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5392.

Extrait des procès-verbaux de l'Assemblée Nationale, relativement à l'état des personnes dans les colonies.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 12 pp. ; cartonnage de papier marbré, pièce de titre en long au dos (reliure moderne).

Textes et exposés des motifs des décrets des 13 et 15 mai 1791 qui abandonnaient les décisions relatives au sort des "personnes non-libres" et de "l'état politique des gens de couleur" aux assemblées coloniales. Bon exemplaire. Ryckebusch, 3105.

Faits et idées sur Saint-Domingue, relativement à la révolution actuelle.

Paris, Séguy-Thiboust, 1789. In-4 de 40 pp.

Réunion de plusieurs textes et documents sur les conséquences de la réunion des Etats-généraux à Saint-Domingue : Un rappel des événements depuis l'annonce de la convocation des États-généraux; une protestation contre la décision de ne pas autoriser l'envoi de députés des colonies aux États-généraux; une réflexion sur les travaux de la société correspondante des colons français assemblés à Paris; une proposition de constitution pour Saint-Domingue; ou encore un tableau de la population blanche. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5734. — Monglond, I, 232. — Inconnu de Sabin.

L'assemblée générale de la partie françoise de Saint-Domingue aux représentants de la nation.

Paris, Didot, 1790. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre en maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 9 octobre 1790 et signée de Bérault, président, Aimé Gaultier, vice-président, Daubonneau, Denix, Gault et d'Augy, secrétaires. Députés de l'assemblée de Saint-Marc, ils quittèrent Saint-Domingue sur le vaisseau le Léopard après que le gouverneur, Antoine de Thomassin de Peynier, les ai dispersé. Dans cette lettre, ils mettent en avant la pureté de leurs intentions tout en demandant que l'assemblée leur permettent de déposer les pièces pour leur défense et qu'elle leur communique celles de leur accusation. Bon exemplaire. Max bissainthe, 4529. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

Les Américains réunis à Paris, & ci-devant composant l'Assemblée Générale de la partie françoise de Saint-Domingue, à l'Assemblée Nationale.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 7 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre adressée à l'Assemblée Nationale par les membres de l'Assemblée Coloniale de Saint-Domingue se trouvant à Paris. En effet, par le décret du 12 octobre 1790 l'Assemblée Nationale avait mis fin a cette "assemblée générale séante à Saint-Marc", déclaré ses décrets "nuls & incapables de recevoir aucune exécution" et déchus les membres de cette assemblée de leur statut de député avant de décider ultérieurement de leur sort. Cette échéance arriva en ce début d'année 1791 et les membres déchus de l'Assemblée Coloniale cherchent, dans cette lettre, à convaincre de la pureté de leurs intentions. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4434. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

Lettre des colons résidens à St-Domingue.

1788. In-8 de 15 pp.; cartonnage papier marbré, pièce de titre en long au dos (reliure moderne).

Rare lettre collective d'environ 3000 propriétaires et planteurs de Saint-Domingue, dans laquelle ils demandent au roi Louis XVI de pouvoir être représenté à l'assemblée des états généraux dont ils ont apprit la convocation, et surtout expriment leur volonté de se gouverner eux-mêmes. Bon exemplaire portant la mention manuscrite "certifié véritable, commissaire rapporteur, M. De Gouy". Max Bissainthe, 6633. — Manque à Ryckebusch et à Sabin.

Lettre et déclaration des députés de Saint-Domingue à l'Assemblée Nationale, adressée à leurs commettans.

1790. In-8 de 7 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 9 août 1790 et signée par Louis-Marthe de Gouy d'Arsy, de Chabanon, Jean-François Reynaud de Villeverd, René-Armand Le Vasseur de Villeblanches, dans laquelle ils rendent compte des démarches effectuées contre le ministre de la marine et des colonies César-Henri de La Luzerne. En effet, ils constituèrent un dossier contre ce dernier et le déposèrent au Comité des Rapports de l'Assemblée Nationale "sous la clause bien expresse de ne donner copie à M. de la Luzerne que des articles qui le concernoient en bien ou en mal, et non des autres passages qui pouvoient compromettre des colons, des citoyens, le salut de la colonie, en un mot le secret de nos commettans". Par la suite, ils durent avertir leurs mandants que le ministre avait exigé, et obtenu, la communication de l'intégralité des pièces du dossier. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6654. — Inconnu de Sabin et de Monglond.

Loi relative aux colonies, & particulièrement à celle de l'île Cayenne & de la Guyane françoise. Décret de l'Assemblée Nationale, du 5 juillet 1792.

Grenoble, imprimerie de J.M. Cuchet, 1792. Petit in-4 de 4 pp.; en feuilles, sans couverture.

Créée par décret du 28 mars 1790, l'assemblée coloniale de Guyane s'arrogea rapidement tous les pouvoirs, légiférant par décrets sur tous les sujets et refusant l'autorité du gouverneur au point que ce dernier quitta la colonie au début de 1791. Le 5 juillet 1792, l'Assemblée Nationale Législative décida l'envoi d'un commissaire civil "chargé de faire procéder sans délai, à la réorganisation de l'assemblée coloniale". Les dispositions prises par l'assemblée coloniale ne furent pas toutes annulée; ainsi les "jugemens rendus par les tribunaux que l'assemblée coloniale auroit substitué aux tribunaux précédements existans […] seront exécutés selon leur forme & teneur" et "sont aussi confirmés les actes par lesquels l'assemblée coloniale […] auroit affranchi, en récompense de leurs services, des nègres", mais "tous les citoyens qui auroient été exilés ou déportés sans jugement légal, sont libres de retourner dans la colonie". Le commissaire civil devait également se faire rendre compte de l'administration civile et autoriser ou annuler les actes de l'assemblée coloniale en fonction de leur conformité au droit français. Bon exemplaire.

Mémoire pour la compagnie des Indes. Servant de réponse aux différentes requestes des prétendus armateurs du vaisseau le comte de Toulouse de Dunkerque.

Paris, P. G. Lemercier, 1726. In-folio de 11 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Mémoire signé par Anisson de Haute-Roche, rapporteur, et Me Faroard, avocat. Publié pour le compte de la Compagnie des Indes, ce mémoire s'intéresse au vaisseau le comte de Toulouse, parti d'Ostende, qui "fit route pour le cap de Bonne Espérance, ensuite alla à l'île Maurice, de là à l'île de Bourbon où […] il traita quelques marchandises, parvint après à Madagascar, où il fit la traite de quatre cens quarante-cinq Nègres, s'en retourna au cap de Bonne Espérance, où il vendit une partie de ses Nègres, & enfin arriva au Cap François". Les rédacteurs du mémoire déclarent que ce vaisseau n'appartenait pas à des armateurs dunkerquois mais "à des armateurs étrangers, qui se servaient du nom de quelques armateurs français". En conséquence, la compagnie réclame réparation pour violation de son monopole sur le commerce avec les îles d'Amérique. Bon exemplaire.

Mémoires de la Société des Philantropes.

Berne, La Société Typographique, 1778. In-8 de (4) ff., 358-(1) pp.; demi-veau marbré, dos lisse orné, tranches rouges (reliure à l'imitation).

Première édition de cet ouvrage peu commun. Contient: - FEBUÉ (abbé). Essai philantropique sur l'esclavage des Nègres. - SONNENFELDS (J. von). Mémoire sur l'abolition de la torture. - [LAFFON de LADÉBAR]. Discours sur l'amour de l'utilité publique. - Considérations sur l'abus de la sécularisation des biens ecclésiastiques. - MOUDEAU. Voyage de Moncacht-Apé pour servir de suite ou de pendant aux voyages de Gulliver. - [YOUNG]. Mémoire sur l'état actuel de l'agriculture en Angleterre. La Société des Philanthropes fut fondée en 1775 à Strasbourg par Jean de Turckheim. Ouverte à toutes les confessions, cette société eut des membres à travers toute l'Europe, notamment Panckoucke, l'abbé Baudeau, l'abbé Rozier ou encore l'abbé Grégoire. Elle prôna la tolérance, pratiqua la charité, et s'intéressa également à l'économie, la géographie, ou encore la pédagogie. Cet ouvrage est la seule publication périodique de la Société, qui éditait aussi des manuels scolaires, des calendriers pour les paysans et des traductions des auteurs classiques de l'antiquité. Bon exemplaire. Un feuillet manuscrit contenant l'errata, petite galerie de ver en marge intérieure avec perte de quelques lettres. Manque à Ryckebusch et à Sabin.

Notices coloniales publiées à l'occasion de l'Exposition Universelle d'Anvers en 1885.

Paris, Imprimerie Nationale, 1885. 3 volumes in-8 de x-664-(1) pp. — (2) ij-745-(1 bl.)-(1) pp. — (3) ff., 768 pp.; demi-chagrin marron, dos à nerfs (reliure de l'époque).

Ouvrage publié par le Département de la Marine et des Colonies à l'occasion de l'Exposition Universelle d'Anvers de 188. Il est illustré de 17 cartes en couleurs dépliantes (Indochine, Tonkin, Cochinchine, Inde française, Mayotte, Madagascar, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Tahiti, Sénégal, établissements français du golfe de Guinée, Guyane, Martinique, Guadeloupe, ou encore Saint-Pierre et Miquelon), et de 9 cartes en noir dont 5 sur double page et 1 dépliante (chemin de fer du Sénégal). Les notices furent rédigées par les administrations coloniales à qui le ministère avait envoyé un questionnaire demandant des renseignement sur la situation géographique, le climat, la population, le commerce, les cultures, les industries locales, l'imigration des différentes colonies françaises. Le premier volume est consacré au Tonkin, à la Cochinchine, l'Inde française, Mayotte, Nossi-Bé, et Madagascar; le deuxième volume à La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, Tahiti, le Sénégal, les établissements français du golfe de Guinée, Obock et ses dépendances; et le troisième aux possessions françaises de l'ouest africain (Congo), la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Pierre et Miquelon, les îles Kerguelen, et le territoire d'Assinie. Bon exemplaire. Étiquette de la bibliothèque de la Société de Propagande Coloniale, société fondée en 1892 pour promouvoir la mise en valeur des colonies. Coins frottés, déchirures sans manque à trois cartes, marges externes de deux cartes froissées. O’Reilly, Nouvelle-Calédonie, 2120. — O’Reilly, Tahiti, 6326. — Ryckebusch, 5993.

Notices statistiques sur les colonies françaises. Imprimées par ordre de M. le Vice-Amiral de Rosamel, Ministre Secrétaire d'Etat de la Marine et des colonies.

Paris, Imprimerie Royale, 1837-1840. 4 tomes in-8 de (2) ff., iij-248 pp. — (3) ff., 271 pp. — (2) ff., ij-320 pp. — (2) ff., 216 pp.; veau bleu, dos lisses richements ornés, filet doré et dentelle à froid encadrant les plats, coupes ornées, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

Les bibliographies sont en désaccord sur l'auteur de ces notices ; pour Quérard il s'agirait de Paul-Alexandre Tiby, sous-chef au ministère de la marine, et pour Barbier, d'Edme-Jean-Hilaire Filleau-Saint-Hillaire, directeur du bureau des colonies. Le premier tome est consacré à la Martinique, à la Guadeloupe et à ses dépendances; le deuxième à La Réunion et à la Guyane française; le tome 3 aux établissements français de l'Inde, au Sénégal et à ses dépendances; et le quatrième aux Possessions françaises à Madagascar et aux îles Saint-Pierre et Miquelon. Bel exemplaire. Barbier, III, 486. — Brunet, VI, 28637. — Quérard, IX, 473. — Ryckebusch, 5984, 5985. — Sabin 95786.

Observations d'un colon sur les inconvéniens et les dangers de séparer le département des colonies de celui de la marine.

1790. In-8 de 16 pp. ; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Le 26 octobre 1790, Charles-Pierre Claret de Fleurieu fut nommé ministre de la marine, et demanda la séparation de son ministère d'avec les colonies. Un projet de décret en ce sens fut rédigé que l'auteur de ces observations contredit point à point. Bon exemplaire. Inconnu des principales bibliographies.

Observations sur les intendances des Isles. Manuscrit.

Vers 1775. In-4 (21,6 x 16,8 cm) de 3 pp. 1⁄4 sur une feuille double; on joint 1 p. in-8 manuscrite sur le même sujet.

La Martinique souhaite le rappel de son intendant. L'auteur, resté anonyme, affirme dès le début que la probité seule est à désirer chez un intendant des îles, et que celui-ci a le devoir de surveiller ses bureaux où se font des "prévarications sans nombre". Puis il rappelle l'origine de cette institution, avant d'énumérer les responsabilités d'un intendant de justice, police et finances. Vient ensuite l'objet de la présente note : "A la paix on renvoïa pour intendant à la Martinique, M. de La Rivière, à qui succéda le président Peinier. C'est aujourd'hui le président Tachere qui remplit cette place. Il arrive assez ordinairement qu'on rappelle au bout de 3 ans les intendants des isles; il y a plus de 3 ans, et contre le vœu des habitans, que le président actuel est à la Martinique…". La note jointe va dans le même sens : "L'intendance de la Martinique est occupée par M. le Président Acher [sic] depuis 4 ans; cette intendance n'étant que triennale, M. le Président Acher pourroit être rappelé; c'est le vœu de la colonie…". Il s'agit de Philippe-Athanase de Tascher, ancien président à mortier au Parlement de Metz, qui occupa l'intendance de la Martinique de 1771 à 1777. L'auteur préconise aussi le rétablissement de l'intendance de la Guadeloupe, réunie depuis peu à celle de la Martinique. Traces de plis. Les documents sont très lisibles.

Ordonnance de l'amirauté de France, portant injonction à toutes personnes demeurantes dans l'étendue de l'amirauté de France, ou des amirautés particulières de son ressort, qui ont à leur service des Nègres ou Mulâtres, de l'un ou l'autre sexe, d'en faire leur déclaration en personne ou par procureur, au greffe de l'amirauté de France, ou aux greffes des amirautés particulières de son ressort; & à tous Nègres ou Mulâtres qui ne sont au service de personne; de faire pareille déclaration, sous telle peine qu'il appartiendra.

Paris, P. G. Simon, 1777. In-4 de 4 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Ordonnance du 16 avril 1777. Constatant que l'ordonnance du 31 mars 1762 qui portait sur le même point n'était plus appliquée, et que "le nombre de ces gens de couleur se sont multipliés à un tel point, que le plus petit particulier en a à son service: les colons en ont inondé le royaume & […] ont laissé une libre carrière à l'introduction de cette espèce d'homme, dont le nombre & la qualité du sang, ainsi que la nuance de la couleur, ne peut qu'altérer l'uniformité de celle des habitans de ce royaume", un recensement "des Noirs ou Mulâtre qui sont dans Paris & dans le ressort de la cour" est ordonné. Bon exemplaire. Manque à Ryckebusch.

Ordonnance de nosseigneurs de l'amirauté de France, portant prorogation du délai accordé par celle du 16 avril 1777, aux personnes ayant à leurs service des Nègres, Nègresses, Mulâtres, ou autres gens de couleurs, ainsi qu'aux Nègres, Nègresses ou Mulâtres n'étant au service de personne, pour faire leur déclaration au greffe de l'amirauté de France à Paris, ou aux greffes des amirautés particulières de son ressort, à peine de 300 livres d'amende contre les maîtres, & de prison contre les Nègres, Nègresses, Mulâtres, ou autres gens de couleurs.

Paris, P. G. Simon, 1777. In-4 de 4 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Ordonnance du 7 juillet 1777 qui prolonge le délai de déclaration obligatoire des gens de couleur se trouvant sur le territoire français. Bon exemplaire. Manque à Ryckebusch.

Ordonnance du roi portant application du code d'instruction criminelle à l'île de la Martinique et à l'île de la Guadeloupe.

Paris, Imprimerie Royale, 1828. In-4 de 159 pp.; basane flammée, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long, roulette encadrant les plats, coupes ornées, tranches marbrées (reliure de l'époque).

Publication du code d'instruction criminelle à destination des deux îles des Antilles, en application de l'article 7 de l'ordonnance du 24 septembre 1828 sur l'organisation judiciaire à la Martinique et à la Guadeloupe. Ce dernier stipule que ces deux îles seront régies par les différents codes (civil, de procédure civile, de commerce, d'instruction criminelle et pénale) "modifiés et mis en rapports avec leurs besoins". Bon exemplaire. Rousseurs en début de volume.

Ordonnance du roi, concernant les procureurs & économes-gérans des habitations situées aux isles sous le vent.

Paris, P. G. Simon & N. H. Nyons, 1785. In-4 de 12 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Ordonnance du 3 décembre 1784, régissant les conditions de mise en gérance de leurs propriétés par les colons de Saint-Domingue. En effet, après "des abus qui se sont introduits dans la gestion des habitations situées à Saint-Domingue" cette ordonnance détaille toutes les obligations à respecter, tant pour les propriétaires que pour les gérants pour la gestion des biens et des esclaves. Bon exemplaire. Manque à Sabin.

Ordonnance portant création d'une cour prévôtale, pour juger les prévenus du crime d'empoisonnement.

Saint-Pierre-Martinique, de l'imprimerie de Fleurot & Cie, 1822. In-4 de 34-(2 bl.) pp.; broché, couverture de papier blanc muet de l'époque.

Rare impression de la Martinique d'une ordonnance de 1822 portant création d'une cour spéciale pour juger les crimes d'empoisonnement. Ces crimes qui "se multiplient à un degré tellement allarmant" et qui "menace l'existence même de la société" doivent être retirés de la justice ordinaire et confié à une cour spéciale "dont la juridiction s'étendra sur toute la colonie de la Martinique", qui "se transportera […] autant que faire se pourra, sue le lieu même où le crime dénoncé aura été commis", jugera sans appel et pourra prononcer des peine capitales. Le texte reprend ensuite les ordonnances de 1724, sur "les vénéfices et poisons", de 1749 concernant "les Nèges empoisonneurs", et de 1757 "pour l'ouverture des cadavres soupçonnés être morts empoisonnés". Bon exemplaire. Mension manuscrite de l'époque sur la page de garde Imprimerie du Gouvrnt. Inconnu des principales bibliographies.

Pièces officielles relatives aux préliminaires de Londres et au traité d'Amiens.

Paris, Imprimerie de la République, an XI. In-4 de 258 pp. ; cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre noire, non rogné (reliure moderne).

Le traité d'Amiens fut signé le 25 mars 1802, entre l'Angleterre d'une part, et la France, l'Espagne et la République Batave d'autre part. Il stipulait la restitution de toutes les possessions qui avaient été prises pendant la guerre sauf l'île de la Trinité et Ceylan, qui furent laissées aux Britanniques. La Colonie du Cap retourna aux Pays-Bas, les frontières furent fixées entre la Guyane française et le Brésil, la République des Sept-Îles (îles Ioniennes) fut reconnue, les droits des pêches de Terre-Neuve et sur le bois de Saint-Pierre-et-Miquelon furent délimités, ou encore le statut de Malte et des chevaliers de Saint-Jean prévoyait leur indépendance à l'égard du Royaume-Uni et de la France. Ce document de première importance dans lequel sont examinées les conditions de l'autorité de la France sur les territoires de Saint Domingue et de la Martinique, entrainera le rétablissement de l'esclavage. Bon exemplaire. Inconnu des principales bibliographies.

Portrait de Pedro de Castro y Figueroa y Salazar.

Vers 1840. Huile sur toile (25,5 x 20 cm) montée dans un double encadrement (32, 39 cm).

Pedro de Castro y Figueroa y Salazar, duc de la Conquista et marquis de Gracia Real (1678-1741) était un officier de l'armée espagnole. Il fut nommé vice-roi de Nouvelle-Espagne, par Philippe V, en 1740 pour remplacer Juan Antonio de Vizarrón y Eguiarreta. Pendant sa période de vice-roi, il travailla à l'amélioration des mines de Zacatecas en améliorant le système de drainage, fit nettoyer les obstructions du port de Veracruz et ordonna la construction du fort San Juan de Ulúa. La Nouvelle-Espagne désignait les possessions de l'Espagne dans le Nouveau Monde au nord de l'isthme de Panama. Elle fut créée à la suite de la chute de l'Empire aztèque en 1521 et devint la première parmi les quatre vice-royauté espagnoles en Amérique en 1531. Elle englobait le Mexique, l'Amérique centrale, une grande partie du sud-ouest et du centre des États-Unis, les Indes occidentales espagnoles, la Floride espagnole et les Philippines ainsi que d'autres îles du Pacifique. Après 1535, elle passa sous l'autorité du vice-roi de Nouvelle-Espagne, qui était désigné par le roi d'Espagne, la capitale étant Mexico. Au fil du temps, la Nouvelle-Espagne perdit peu à peu des morceaux de territoire, du fait que certains devenaient indépendants ou qu'elle donnait des parties de territoires à d'autre puissances européennes, mais la partie centrale resta sous influence espagnole jusqu’à l'indépendance de l'empire du Mexique en 1821. Bon état de conservation.

Précis des vexations exercées par ordre du Ministère François, contre les habitans de Tabago et leurs créanciers anglois.

Paris de l'imprimerie du Patriote françois 1790 1 feuillet in-4 de 2 pp., broché.

Rare pamphlet contre Philippe-Rose Roume, dit de Saint-Laurent, commissaire-général et ordonnateur de Tobago, chargé par le Ministre de la Marine d'étudier les réclamations des colons de cette île. En effet, cette colonie était devenue française en 1783, et les colons anglais se plaignaient de la façon dont les articles du traité de cession étaient appliqués. Bon exemplaire. Inconnu de Sabin.

Précis sur la colonisation des bords de la Nana, à la Guyane française.

Paris, Imprimerie Nationale, 1835. In-8 de (2) ff., 70 pp.; cartonnage gris (reliure moderne).

Première édition. Rapport officiel remis à l'amiral Duperré, ministre de la marine et des colonies, au sujet d'une tentative de colonisation par des "laboureurs européens" sur les rives de la Mana en Guyane pour y "donner un développement plus considérable à la production des denrées coloniales". Ce fut un échec, mais, en 1828, Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, proposa d'y fonder une colonie pour y élever et établir des orphelins. Le rapport relate les progrès de cet établissement jusqu'à la fin de l'année 1834. Bon exemplaire. Leclerc, II, 3455.

Rapport sur la commission établie à Tabago, fait au nom des Comités de commerce et des colonies, réunis.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 18-(2 bl.) pp.; cartonnage de papier marbré, titre en long au dos, non rogné (reliure moderne).

Rapport technique qui demandait l'abrogation d'une commission établie "sous l'ancien gouvernement" et chargée de juger les droits des créanciers des terres à Tobago, ces derniers étant contraire au traité fait avec l'Angleterre lorsque, en 1713, l'île de Tobago devint française. Bon exemplaire. Quelques piqûres sur les premiers et derniers feuillets. Inconnu de Monglond et de Sabin.

Réplique des députés des manufactures & du commerce de France à MM. les députés de Saint-Domingue, concernant l'approvisionnement des colonies.

Versailles, Imprimerie de Ph.-D. Pierres, 1789. In-8 de 20 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre signée par 23 députés défendant les intérêts des marchands des ports de France, dans laquelle ils s'opposent à l'ouverture des ports de Saint-Domingue pour le commerce avec les navires étrangers, et contestent l'exactitude des chiffres avancés par les députés pour la promouvoir. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 7708. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

Réponse au mémoire justificatif de l'administration de M. de Vioménil à la Martinique.

1790. In-4 de (1) f., 26 pp., broché.

Première édition. Elle est signée Arnaud de Corio et Ruste, députés de la ville de Saint-Pierre, et de plusieurs paroisses de la Martinique. Elle donne le point de vue des colons de la ville de Saint-Pierre, partisans de la Révolution, contre "l'administration aristocrique de M. de Vioménil", qui "se flatte que la révolution ne sera pas opérée" car "il y a à Saint-Pierre, & dans toutes les autres colonies, des gens vendus aux Anglois pour y semer l'esprit de révolte". Antoine-Charles Du Houx de Vioménil fut le second de Rochambeau lors de la guerre d'Indépendance des États-Unis, avant d'être nommé gouverneur de La Martinique en 1789. En juillet 1790, il publia une Réponse de M. le comte de Vioménil aux inculpations calomnieuses qui ont été répandues contre lui relativement à son administration à la Martinique.

Saint-Domingue, ou histoire de ses révolutions ; contenant le récit effroyable des divisions, des troubles, des ravages, des meurtres, des incendies, des dévastations et des massacres qui eurent lieu dans cette île, depuis 1789 jusqu'à la perte de la colonie. [Joint :] Débarquement de la flotte française à Saint-Domingue; faisant suite aux révolutions de cette île; Révolte des Nègres : Événemens déplorables de la guerre désastreuse qui suivit le débarquement; second incendie du Cap par les Noirs; massacre et destruction presque générale de l'armée et des colons; avec un précis historique de l'érection de cette île en royaume d'Haîti.

Paris, Tiger, [vers 1820-1830]. 2 volumes in-12 de 108 pp. — 107 pp ; cartonnage havane marbré à la Bradel, pièce de titre marron (reliure moderne).

Premières éditions. Elles sont illustrées de 2 frontispices gravés dépliants représentant l'incendie du Cap Français et le massacre des colons, et la Guerre à mort entre les Français et les Noirs. Très rare petites éditions populaires, sorte de petits condensés des nombreux ouvrages parus sur la révolution de Saint-Domingue et retraçant les évènements entre 1791 et 1804. Le second volume se termine par le texte de la constitution d'Haîti. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5370. — Sabin, 19086, 75195.

Supplément à la dénonciation de M. de La Luzerne, ministre de la marine et des colonies, ou réponse par des pièces justificatives, sans réplique, au prétendu mémoire justificatif qu'il a publié en juin 1790.

Vers 1790. In-8 de 31 pp. ; cartonnage de papier marbré, titre au dos (reliure moderne).

Signé par 10 députés de Saint-Domingue (dont Louis-Marthe de Gouy d'Arsy qui avait déjà publié un opuscule contre le ministre), cette brochure ou plutôt ce pamphlet, répond au mémoire justificatif du ministre cherchant à se disculper de l'accusation d'être responsable de la ruine des colonies. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 6008. — Inconnu des principales bibliographies.

ANDRÉ (Jean-François).

Gramont le grand, dernier chef des flibustiers, aventuriers et boucaniers d'Amérique, etc.; ses talens insinuans et spirituels.

Paris, Tiger, 1813. In-18 de 107 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure moderne).

Première et seule édition ancienne, illustrée d'un frontispice gravé. Vie romancée de Michel de Grandmont, ou Grammont (1645-1686), corsaire et flibustier dans les Caraïbes. Naviguant à bord du bateau le Hardi, il est notamment connu pour avoir pris les villes de Macaraibo, Trujillo, La Guaira, Cumana et Puerto Caballo au Venezuela, ainsi que les villes de Veracruz et Campeche au Mexique. Bon exemplaire. Cioranescu, XVIII° siècle, 7911.

AUGY (d').

Réflexions sur une lettre écrite le 16 mai, par le sieur Peynier, à l'Assemblée Générale de la partie française de Saint-Domingue, séante à Saint-Marc.

Paris, imprimerie de L. Potier de Lille, 1791. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 7 février et signée d'Augy, habitant de la paroisse de Plaisance, dans laquelle il prend la défense des députés de Saint Marc contre le gouverneur de Saint-Domingue, Antoine Thomassin de Peynier. Ce dernier estimait que les décisions de l'Assemblée de Saint-Marc, même si elles pouvaient être justifiées, ne pouvaient être approuvées car contraire à la loi. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4547. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

BALFOUR (Jean).

Mémoire du sieur Jean Balfour, habitant de l'isle de Tabago, à messieurs les députés à l'Assemblée nationale de France.

Paris, Prault, 1790. In-4 de 30 pp. ; cartonnage de papier gris, titre au dos (reliure moderne).

D'origine écossaise et cultivateur depuis vingt ans sur l'île de Tabago, Jean Balfour dénonce dans son "Mémoire" les abus et les saisies des administrateurs français après la cession de l'île par les Anglais en 1783. Bel exemplaire.

BARBIER (Emile).

Un Pays jeune du Pacifique: la Bolivie.

Paris, Librairie Hachette et Cie, 1907. In-4 de 84 pp. numérotées [37]-84 et [421]-456; demi-percaline verte, pièce de titre de chagrin grenat, fleuron central, filets or en pied, premier plat de couverture conservé (reliure de l’époque).

Réunion des livraisons 4 à 7 et 36 à 38 du t. XIII (nouvelle série) de la revue Le Tour du Monde, contenant l’ensemble des articles d’Emile Barbier sur la Bolivie. L’illustration comprend 2 cartes et 91 photographies imprimées in texte. Ces illustrations ont été établies à partir de photographies originales, probablement prises par l’auteur pendant son voyage, puis retouchées par l’éditeur. A l’exception de la première, elles ne sont pas signées. Exemplaire de l’auteur, enrichi de 51 photographies en double état, avant la lettre, imprimées sur papier et présentant un tirage plus contrasté que celui des illustrations in texte. Le volume contient aussi 29 ff. de notes dactylographiées de différents formats contenant des passages inédits, ainsi que quelques annotations manuscrites à l’encre rouge. Emile Barbier était, en 1907, chargé de mission du ministère du Commerce et ancien conseiller du Commerce extérieur de la France. En 1895, il effectua un voyage dans l’ouest et le centre de la Bolivie, ce qui lui permit de rencontrer les populations rurales et indiennes, tout en visitant les usines et les installations minières du pays. Cette étude s’ouvre par des considérations générales sur la Bolivie: géographie, composition ethnique, langues, gouvernement, commerce, ressources minières, exportations, monnaie. Barbier y dénonce notamment les conditions de quasi-esclavage dans lesquelles vivent les Indiens domestiqués, décrit les Cholos ou métis, donne des indications sur les deux principales langues locales, le quichua et l’aymara, puis évoque les mines d’or, de cuivre, d’étain et d’argent. Le chapitre suivant contient des renseignements pratiques pour toute personne qui voudrait visiter la Bolivie; les autres chapitres donnent une relation détaillée du voyage: A partir du port chilien d’Antofagasta, l’auteur traverse, en chemin de fer, plusieurs localités (Cuevitas, Calama, Ollagué), avant d’atteindre la Bolivie. Arrivé dans le pays, il passe par Uyuni, Challapata et Oruro, le terminus de la ligne. Vêtu d’un costume local, il se déplace alors en caravane, avec guides, chevaux et mulets, pour se diriger vers Tapacari et Cochabamba. Les étapes suivantes sont Misqui et Sucre (Chuquisaca). De là, il se rend à Potosi, puis à Huanchaca où il reprend le train pour retourner à Oruro. Il se dirige ensuite vers La Paz et Chililaya, puis il s’embarque sur un petit paquebot qui parcourt le lac Titicaca et le dépose à Puno, au Pérou. De là, il prend le chemin de fer, passe par Arequipa et arrive au port de Mollendo (Pérou). Le dernier chapitre concerne les départements nommés Beni, Santa Cruz et Tarija, situés au nord, à l’est et au sud de la Bolivie, où l’auteur n’a effectué qu’une brève incursion. Ces régions sont occupées essentiellement par les tribus indiennes des rampes orientales des Andes, dont certains territoires restent encore inexplorés. Les photographies se rapportent en grande majorité à la Bolivie: Indiens domestiqués, Chola de condition moyenne, Indiens chunchos de la région du Beni, types boliviens, deux cholas élégantes, conducteurs de caravanes de lamas, l’auteur en tenue de voyage (p. 50), Indiens boliviens employés dans une raffinerie de nitrate de soude, relais de voyageurs sur les hauts plateaux de la Bolivie, voie ferrée vers Pulacayo, Indienne d’Uyuni, muletiers boliviens, Indiens dansant devant la gare d’Uyuni, ouvriers des mines, concassement du minerai à Oruro, abri dans le massif de Huanchaca, Indiens et Cholos un jour de fête dans les environs de Cochabamba, Indiens de Potosi employés aux mines d’argent, vues de La Paz, Indiens embrigadés pour la récolte du caoutchouc, etc. Quelques-unes concernent le Chili, principalement le port d’Antofagasta: femme du peuple, débardeurs, débarquement du bétail, raffinerie de nitrate de soude. Deux autres montrent les habitants de Calama et la voie ferrée autour du volcan San Pedro. On joint: - Barbier (Emile). Note de l’auteur. Manuscrit dactylographié. S.l., février 1907, 3 pp. in-4 (au sujet d’une controverse avec le géographe Schrader). - Schrader (Frantz). La Bolivie contemporaine. S.l., février 1907, 2 pp. in-4 imprimées (extrait du Tour du Monde, contenant une critique des articles de Barbier). - Menu. Table gauloise. S.l., 7 septembre 1895, 1 p. in-4 imprimée sur bristol illustrée des portraits des participants au repas. Une note au crayon précise: «Le portrait de E. Barbier qui faisait partie du cénacle ci-dessous fut oublié parce que Barbier était en Bolivie au moment où ces portraits furent exécutés». - Clerc (Ch.). Lettre autographe signée à E. Barbier. Paris, 2 février 1904, 2 pp. in-8, en-tête imprimé «Lectures pour tous - Librairie Hachette & Cie». La célèbre maison d’éditions lui demande un article sur le Chili. - Carte de la Bolivie. S.l.n.d., 1 p. in-12 imprimée. - Liste des lecteurs chez Hachette. S.l.n.d., 1⁄2 p. in-12 manuscrite, au verso d’une invitation. Provenance: Emile Barbier. – Envoi autographe signé de l’auteur: «J’ai vécu ce livre. Je le dédie à mes enfants bien aimés Marcel et Simone». – Marcel Barbier, externe des hôpitaux de Paris (carte de visite contrecollée au verso du plat supérieur).

BARBÉ-MARBOIS (François de).

Journal d'un déporté non jugé, ou déportation en violation des lois décrétée le 18 fructidor an V (4 septembre 1797).

Paris, Firmin Didot frères, 1834. 2 volumes in-8 de (2) ff., xlviij-271 pp. — (2) ff., 312 pp. ; demi-veau fauve, dos lisses ornés, tranches mouchetées (reliure à l'imitation du XIXe).

Première édition. Député au Conseil des Anciens, Barbé-Marbois fut déporté à Sinnamary en Guyane lors du coup d'état du 4 septembre 1797. Il ne put rentrer en France quen 1800 et, sur les dix-huit députés déportés, neufs décédèrent en Guyane. En 1834, au moment où il publia ses mémoires, Barbé-Marbois était le dernier survivant. On trouve, à la fin du second volume, le récit du Voyage dans l'intérieur du continent de Guyane chez les Indiens Rocouyens, par Claude Tony, mulâtre libre, qui accompagnait le docteur Patris dans ce périple. Bon exemplaire. Envoi autographe de l'auteur dont le nom du dédicataire a été effacé. Chadenat, 2779. — Sabin, 3308.

BARBÉ-MARBOIS (François de).

Mémoire et observations […] sur une dénonciation signée par treize de MM. les députés de Saint-Domingue, et faite à l'Assemblée Nationale au nom d'un des trois comités de la colonie.

Paris, Knapen & fils, 1790. In-4 de 58 pp.; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Intendant de Saint-Domingue de 1786 à 1789, François de Barbé-Marbois prit la défense de César-Henri de La Luzerne, gouverneur de Saint-Domingue de 1785 à 1787 et ministre de la marine et des colonies de 1787 à 1790, qui fut violemment attaqué par un groupe de députés de Saint-Domingue mené par Louis-Marthe de Gouy d'Arsy. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4590. — Monglond, I, 931. — Sabin, 3310.

BARBÉ-MARBOIS (François de).

Réclamation de M. l'intendant de Saint-Domingue, enregistrée au conseil supérieur de cette colonie.

1789. In-8 de 14 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 11 mai 1789 dans laquelle son auteur remet en cause la capacité de l'Assemblée de faire des lois, et explique pourquoi il n'approuve pas la proposition d'ouvrir au commerce des étrangers dans une partie des ports de l'île. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 7622. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

BARBÉ-MARBOIS (François de). — DU CHILLEAU (Marie-Charles).

Correspondance de M. le marquis Du Chilleau, gouverneur général de St Domingue, avec M. le comte de La Luzerne, ministre de la marine, & M. de Marbois, intendant de Saint-Domingue, relaticement à l'introduction des farines étrangères dans cette colonie.

Paris, 1789. In-8 de (1) f., 37 pp.; toile écrue, dos lisse, pièce de titre de chagrin marron avec le titre en long (reliure moderne).

Ouvrage composé d'un tableau dépliant. Au printemps 1789, à l'annonce de mauvaises récoltes en France, et devant le risque d'une absence d'approvisionnement de la part de la métropole, le gouverneur de Saint-Domingue décida de permettre "pour un tems, l'introduction dans la colonie, de la farine étrangère ainsi que du biscuit". Mais il ne partageait pas ce point de vue, contraire à la loi qui voulait que la colonie n'ait d'échange commercial qu'avec la métropole. Bon exemplaire à grandes marges. Le tableau, en fin de volume, est monté à l'envers. Max Bissainthe, 5560. — Monglond, I, 227. — Sabin, 21062.

BARNAVE (Antoine).

Instruction pour les colonies, présentée à l'assemblée nationale, au nom du comité chargé de ce travail, le 23 mars 1790.

Paris, Imprimerie Nationale, 1790. In-8 de 28 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre en long au dos (reliure moderne).

Projet de décret proposé à l'Assemblée par le Comité Colonial, au sujet de l'application du décret du 8 mars 1790. Ce dernier prévoyait que les colonies convoquent des assemblées coloniales pour faire part à l'Assemblée Nationale de "leurs vues sur la Constitution, sur l'administration, sur les loix, & généralement sur tous les objets qui peuvent concourir à leur prospérité". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4599. — Ryckebusch, 492.

BERGEAUD (Émeric).

Stella.

Paris, E. Dentu, 1859. In-18 de viij-330 pp.; demi-chagrin marron, dos à nerfs orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition, rare, du premier roman haïtien. Né aux Cayes en 1818, Émeric Bergeaud fut le secrétaire de son oncle, le général Jérôme-Maximilien Borgella, commandant de l'arrondissement des Cayes. En 1848, il s'exila lorsque le président Faustin Soulouque se fit proclamer empereur. C'est à l'île Saint Thomas qu'il rédigea son roman qui relate l'histoire de deux demi-frères, Romulus et Rémus, qui luttaient pour l'indépendance d'Haïti. Malade, Bergeaud confia son manuscrit à son cousin, l'historien Alexis-Beaubrun Ardouin, qui fit éditer l'ouvrage après la mort de son auteur. Bon exemplaire. Quelques piqûres, plus prononcées en début et fin de volume. Max Bissainthe, 385. — Inconnu des principales bibliographies.

BIRKBECK (Morris).

Lettres sur les nouveaux établissements qui se forment dans les parties occidentales des États-Unis d'Amérique.

Paris, L'Huillier, Delaunay, 1819. In-8 de (2) ff., xvj-156 pp.; cartonnage fauve à la Bradel, tranches mouchetées (reliure moderne).

Rare première édition française de l'ouvrage Letters from Illinois, publiées à Philadelphie en 1818, et illustrée d'une carte gravée dépliante. Issu d'une famille de quakers, l'auteur émigra aux états-Unis en 1817, avec sa famille, et fonda une colonie agricole dans l'état de l'Illinois. Ce recueil de lettres comprend sa correspondance durant sa première année avec des amis ou des futurs colons. Il y donne de très nombreux renseignements pratiques sur sa vie et les conditions de son installation. Bon exemplaire. Quelques piqûres en début de volume. Sabin, 5538.

BLANCHETIÈRE-BELLEVUE (Jacques-Honoré).

Courte réponse à gros mémoire.

Paris, Imprimerie Nationale, 1790. In-8 de 15 pp. ; cartonnage marbré, titre au dos (reliure moderne).

Brochure publiée en réponse au Mémoire des officiers municipaux de la ville de Saint-Pierre, isle Martinique, sur les évènements arrivés en juin 1790. Député extraordinaire de la Martinique, l'auteur prend la défense du gouverneur de la Martinique, Claude-Charles de Damas, qui avait supprimé la municipalité de Saint-Pierre après les troubles de juin 1790; ce dont les officiers municipaux se plaignent dans le mémoire auquel celui-ci répond. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond et de Sabin.

BOURGEOIS (Nicolas-Louis).

Voyages intéressans dans différentes colonies françaises, espagnoles, anglaises, &c.

Paris, Jean-François Bastien, 1788. In-8 de vij-(1)-507 pp. (mal chiffrée 407); veau marbré, dos à nerfs orné, tranches rouges (reliure de l'époque).

Première édition de cet ouvrage posthume, publiée d'après les papiers de l'auteur par son neuveu Pierre-Jean-Baptite Nougaret. L'auteur était avocat et vécut une trentaine d'années à Saint-Domingue où il fut secrétaire de la Chambre d'Agriculture du Cap. Il avait réuni de nombreuses notes dans le but d'écrire une histoire générale du nouveau monde, mais elle ne fut jamais publiée. Parmi tous ses papiers, son neuveu fit une sélection et publia des mémoires sur les îles de Curaçao, Grenade, Porto-Rico, Saint-Domingue, sur les villes de Léogane, New-York, Boston, Lima, Potosi, Valparaiso, Santiago, et sur la révolte du Cap-Français de 1723. L'ouvrage se termine sur un mémoire sur les maladies à Saint-Domingue. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, pièce de titre renouvellée. Leclerc, I, 194. — Sabin, 6897.

BRESSANI (Francesco Giuseppe).

Relation abrégée de quelques missions des pères de la compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France.

Montréal, des presses à vapeur de John Lovell, 1852. In-8 de 336-(1) pp.; demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné (reliure de l'époque).

Première édition française, traduite de l'italien par le père Félix Martin. Elle est illustrée d'un frontispice, d'une grande carte dépliante de la Nouvelle-France levée par l'auteur, de 2 autres cartes dont 1 dépliante et l'autre dans le texte, de 8 planches dont une dépliante, et des illustrations dans le texte dont 2 à pleine page. Publié en italien en 1653, cette relation n'avait jamais été traduite en français avant 1852, malgré son intérêt. C'est la première synthèse sur les missions en italien et plus particulièrement chez les Hurons. Missionnaire jésuite en Nouvelle-France de 1642 à 1650, l'auteur fut chargé d'une mission auprès des Hurons mais fut capturé par les Iroquois près de Trois-Rivière, torturé puis vendu comme esclaves aux Hollandais. Après un bref voyage en Europe, il retourna au Canada et œuvra pour la paix entre Hurons et Iroquois. Bon exemplaire donné en prix par le collège des Jésuites de Vannes, avec le fer doré de l'école sur les plats et une vignette d'attribution datée de 1867. Mallet, 127. — Sabin, 7735. — Sommervogel, II, 133.

BRISSOT de WARVILLE (Jacques-Pierre).

Réplique à la première et dernière lettre de Louis-Marthe Gouy, défenseur de la traite des Noirs et de l'esclavage.

Paris, Belin, Desenne, Bailly, et au bureau du Patriote François, 1791. In-8 de (1) f., 54 pp.;

Louis-Marthe de Gouy d'Arsy épousa une riche créole de Saint-Domingue et, bien que n'y ayant jamais résidé, il réussit à se faire nommer député de cette île. Durant son mandat, il s'évertua à prendre la défense des intérêts économiques des colons blancs. Fondateur de la Société des amis des Noirs, Brissot milita pour l'abolition de la traite et ne manquait pas une occasion de polémiquer avec ses adversaires. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 8099. — Monglond, II, 144. — Ryckebusch, 1080. — Sabin, 8039.

BRULLEY (Augustin-Jean).

Résultats de la révolution quant au commerce, à la marine et aux colonies. Aperçu de leur influence sur les forces et la prospérité de la France.

Paris, imprimerie de Laurens aîné, 1791. In-8 de 52 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Texte adressé à la Commission des Onzes, chargée par la Convention Nationale de la rédaction des loix constitutionnelles. Commissaire de Saint-Domingue, l'auteur constate que le commerce colonial "est nul actuellement", or, "c'est du plus ou moins de prospérité de ce commerce que dépend le degré de puissance de la France" (pages 10 et 11). Il demande donc, pour rétablir la prospérité de Saint-Domingue, que les colons, qui n'ont pas de députés à la Constituante, puissent prendre part à la rédaction des lois les concernant. Bon exemplaire. Inconnu de Max Bissainthe, de Monglond et de Sabin.

BUNAU-VARILLA (Philippe).

Le détroit de Panama. Documents relatifs à la solution parfaite du problème de Panama (détroit libre, large et profond). Ces documents renferment des détails sur la solution très imparfaite adoptée par les États-Unis (canal à écluses) et sur les mauvais résultats des trois premières années de travaux du gouvernement américain.

Paris, H. Dunod et E. Pinat, 1907. In-8 de (2) ff., 305-(1) pp.; demi-chagrin marron, dos à nerfs, couvertures conservées (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée de nombreux schémas et illustrations dans le texte dont 9 planches d'après des photographies, et d'une grande planche dépliante. L'auteur fut l'un des acteurs majeurs de la construction du canal de Panama: ingénieur puis entrepreneur avant la faillite de la première compagnie de Panama, actionnaire de la seconde qu'il réussit à faire racheter par les États-Unis, et enfin négociateur du traité entre le Panama nouvellement indépendant et les États-Unis pour la construction du canal. Au moment où il publia cet ouvrage, il rentra en France et critiqua la manière dont les Américains menaient les travaux. Bon exemplaire. Envoi autographe signé de l'auteur sur la couverture à Gaston Mestaye, qui fut ingénieur sur le canal de Panama. Dos passé.

BUNAU-VARILLA (Philippe).

Panama. La création, la destruction, la résurrection.

Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1913. In-8 de (3) ff., ij-774-(1) pp.; demi-chagrin marron, dos à nerf, première couverture conservée (reliure de l'époque).

Ouvrage illustré de 16 planches d'après des photographies (dont une avec serpente légendée), et de 3 planches dépliantes. Ingénieur français, Philippe Buneau-Varilla fut engagé en 1884 pour participer à la construction du Canal de Panama. De retour en France, il créa sa compagnie qui obtint un contrat avec la société de Panama pour la construction d'une section du canal, la plus difficile, celle de Culebra (ou coupe Gaillard). En 1889, la Compagnie de Panama fit faillite et la construction fut arrêtée, mais lui avait fait fortune. Accusé d'avoir obtenu des prix trop élévés pour ses services, il fut contraint de prendre des parts dans la Compagnie Nouvelle du Canal de Panama fondée en 1894, et qui reprenait les droits de l'ancienne compagnie. Il se rendit alors aux États-Unis pour convaincre le gouvernement de racheter le projet, ce qui fut fait en 1902. Mais la Colombie (à qui appartenait le Panama) ayant refusée d'entériner le traité, Philippe Buneau-Varilla et les États-Unis soutinrent une sécession qui aboutit à l'indépendance de Panama. Puis il fut nommé ministre plénipotentiaire du Panama chargé de négocier un traité avec les États-Unis, le traité Hay-Bunau-Varilla, qui fut signé en novembre 1903, et qui accordait une concession perpétuelle aux États-Unis autour du canal, lequel fut achevé en 1914. Bon exemplaire. Dos passé.

CANCLAUX (Jean-Baptiste Camille de).

Pièce signée, en partie imprimée, signée également par le major du régiment, le capitaine commandant le détachement et le commissaire des guerres.

Auray, 1792. 1 p. in-4 oblong (22,4 x 29,3 cm), en-tête imprimé "Régiment du Port-au-Prince" corrigé à l'encre "Cap", vignette et encadrement gravés, sceau de la municipalité d'Auray et apostille des officiers municipaux, traces de plis.

Congé de rétablissement d'un fusilier du régiment du Cap. "Nous soussignés, certifions à tous ceux qu'il appartiendra, avoir donné Congé de rétablissement au nommé Pierre Ménager, dit Ménager fusilier, de la Compagnie de Lamaronière au Régt du Cap en garnison à Auray, âgé de vingt-huit ans […] pour aller à Rémalard en Perche…". Maréchal de camp, le général Canclaux venait de remporter, le 8 juillet précédent, une importante victoire contre les Vendéens près de Quimper. Peu après, il reçut la mission de veiller à l'embarquement à Brest des troupes pour Saint-Domingue. Nommé lieutenant général en septembre, il défendra victorieusement Nantes contre 80000 Vendéens en 1793. On joint : [REGIMENT DU CAP]. Certificat de service, signé par les administrateurs du régiment. Landerneau, 20 frimaire an 3 [10 décembre 1794], 1 p. in-8 oblong, sceau du 106e régiment d'infanterie, traces de plis. "Nous membres du Conseil d'administration du ci-devant Régiment du Cap actuellement 2e bataillon du 106e régiment, certifions à qui il appartient, que le citoyen Pierre Ménager […] âgé de 30 ans […] a servi en qualité de fusilier dans la compagnie ci-devant La Marronnière au dit Régiment du Cap depuis le 12 juin 1786 jusqu'au 26 juillet 1792; qu'il s'y est comporté toujours en brave militaire. [Il] a fait la campagne contre les Nègres révoltés de l'Amérique en 1791". Le certificat fait ici allusion au soulèvement des esclaves de Saint-Domingue, qui eut lieu en août 1791, à la suite de l'opposition des colons aux décrets de l'Assemblée nationale sur l'égalité des droits. Intéressant ensemble.

CLAUSSON (L. J.) — MILLET (Thomas).

Impostures de Sonthonax et Polverel dévoilées à la Convention Nationale.

1794. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Brochure datée du 27 août 1794 et signée par Clausson et Th. Millet "commissaires des colons de Saint-Domingue, réfugiés aux États-Unis". Les signataires, qui furent incarcérés à la maison d'arrêt des ci-devant Carmes, demandaient "d'être mis en liberté, d'être réunis à nos collègues épars dans les diverses maisons d'arrêt, que nos papiers, depuis plus de quatre mois sous les scellés au comité de salut public, nous soient rendus" et qu'ils soient entendus par la Convention pour y "dévoiler des crimes que vous ne connaissez pas" commis par les envoyés à Saint-Domingue Léger-Félicité Santhonax et Étienne Polverel. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5136. — Inconnu de Sabin.

CLAUSSON (L. J.) — MILLET (Thomas).

Les calomniateurs Leborgne, Polverel, Sonthonax et complices appellés au Tribunal Révolutionnaire.

Paris, Laurens, 1794. In-8 de 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin vert en long (reliure moderne).

Brochure datée du 31 octobre 1794 et signée "les commissaires des patriotes de Saint-Domingue députés près la Convention Nationale" Larchevesque-Thibaud, Thomas Millet, Brulley, Clausson, Duny, Page, Verneuil, et Legrand. Les signataires, qui étaient incarcérés à la maison d'arrêt des Quatre-Nations, répondent à un libellé publié par Claude-Pierre-Joseph Leborgne de Boigne. Ce dernier fut secrétaire des commissaires civils à Saint-Domingue Étienne Polverel et Léger-Félicité Sonthonax. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 4968. — Inconnu de Sabin.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Apperçu sur la constitution de Saint-Domingue.

1789. In-8 de 6 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Député de Saint-Domingue, l'auteur explique que Saint-Domingue n'est ni une colonie (car elle n'a pas été formée par une émigration venue de France mais est peuplée de divers peuple) ni une province (car trop éloignée de la métropole). En conséquence, elle ne peut pas être régie par la constitution française. "À ce titre, elle doit donc avoir une constitution mixte composée de la constitution de la France […] et d'une constitution particulière". Il termine en déclarant que les députés de Saint-Domingue demandent la fin du monopole des négociants des ports de mer, l'amélioration du sort des Noirs, "la liberté de tous les Nègres résidens en France, tant qu'ils y resteront", et qu'ils "consentiront encore à l'abolition de la traite des Noirs, faite par les négocians français, si c'est le vœu de l'Assemblée Nationale". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5147. — Sabin, 14048.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Dernière réponse de M. de Cocherel, député de S. Domingue, à messieurs les députés du commerce.

Versailles, Baudouin, 1789. In-8 de 16 pp.; cartonnage marbré de papier vert à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long, non rogné (reliure moderne).

Député de Saint-Domingue, l'auteur prit le parti du marquis Du Chilleau, gouverneur des colonies françaises aux Antilles, qui avait autorisé l'importation de farines américaines directement dans les colonies. Cette mesure fut combattue par les représentants des ports de commerce en France qui contestaient la validité des arguments en faveur de cette décision. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5148. — Inconnu de Monglond. — Sabin, 14050.

COCHEREL (Nicolas-Robert de).

Réflexions sur le rapport du comité des six.

Paris, Clousier, 1789. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Brochure dans laquelle l'auteur revient sur l'affaire des farines américaines. Pour arbitrer le conflit entre les colons de Saint-Domingue et les négociants des ports français, l'Assemblée désigna un comité de six membres chargé d'examiner les pièces présentées par chacune des parties. Or, sur les six membres, quatre étaient des commerçants, et l'auteur, ne croyant pas à un arbitrage en sa faveur, redonna tous les arguments des colons pour la défense de "l'introduction des bâtimens des Etats-Unis, qui leur offraient dans ces tems calamiteux de disette, des secours de farines que la France ne pouvait leur procurer". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5158. — Inconnu de Monglond et de Ryckebusch. — Sabin, 14056.

COCHIN (Augustin).

L'Espagne et l'esclavage dans les îles de Cuba et de Porto-Rico.

Paris, J. Claye, 1869. In-8 de 29-(3 bl.) pp.; broché, couverture orangée imprimée, non rogné.

Tiré à part d'un article paru dans la Revue des deux mondes du 1er mai 1869. Après avoir publié, en 1861, un ouvrage historique sur l'abolition de l'esclavage, l'auteur s'attache, dans cette brochure, à analyser la situation dans les colonies espagnoles, parmi les dernières à n'avoir pas encore aboli l'esclavage, et au moment où Cuba était en pleine insurrection. Bel exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Sabin, 14067.

CORBUN (Jean-Marie).

Discours sur l'état actuel des colonies & leurs améliorations.

Paris, Imprimerie Nationale, An 5 [1797]. In-8 de 6-(2 bl.) pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Discours prononcé le 31 mai 1798 devant le Conseil des Cinq-Cents. Député de la Gironde et armateur à Bordeaux, l'auteur demande le "rappel le plus prompt de l'agent du Directoire Sonthonax & de ses confrères à Saint-Domingue" qu'il accuse d'avoir saisi illégalement un navire de Bordeaux au prétexte que la résidence en France du propriétaire "n'est pas constatée". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5222. — Ryckebusch, 2033. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

CREUZÉ (Michel-Pascal).

Conspiration contre la République.

Paris, imprimerie de Bécquart, an III [1794]. In-8 de 35 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Député de la Vienne, l'auteur remet en cause l'action des commissaires civils à Saint-Domingue, Ailhaud, Polverel et Sonthonax, envoyés sur l'île pour y faire appliquer la loi du 4 avril 1792 qui accordait l'égalité des droits à tous les libres de couleurs. Mais, face à l'opposition des colons, ils promirent la liberté à tous les esclaves qui soutiendraient la République, en contradiction avec la loi qu'ils étaient venu faire appliquer. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5282. — Inconnu de Monglond et Sabin.

CUZENT (Gilbert).

Epidémie de la Guadeloupe (1865-1866).

Paris, Librairie de Victor Masson et fils, 1867. In-8 de (3) ff., 140 pp. ; demi-chagrin violine, dos à nerfs orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Edition originale, illustrée d'une planche dépliante et de 2 tableaux dépliants. En 1865-66, une violente épidémie de choléra s'abattit sur la Guadeloupe. De fin octobre 1865 à la mi-juin 1866 l'ensemble des communes eut à combattre ce terrible fléau. Pharmacien de la marine impériale, l'auteur séjourna durant trois ans à la Guadeloupe. Dans son ouvrage, il décrit les désastres occasionnés par cette épidémie et tente de déterminer si cette maladie fut importée ou si elle provenait des marais environnants. Très bel exemplaire. Sabin, 18215

DELATTRE (François-Pascal).

Rapport fait au nom des comités réunis de Constitution, de la Marine, d'Agriculture et de Commerce, & des Colonies, à la séance du 7 mai 1791; sur les colonies.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 11 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux au dos avec le titre en long (reliure moderne).

Proposition de décret rédigé par le comité colonial, auquel se sont joint les comités mentionnés dans le titre, qui prévoit "qu"aucune loi sur l'état des personnes ne pourra être faite par le corps législatif, pour les colonies, que sur la demande précise & formelle des assemblées coloniales". Bon exemplaire. Ryckebusch, 2430.

DILLON (Arthur).

Motifs de la motion faite à l'Assemblée Nationale, le 4 mars 1791.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 3 pp.; cartonnage de papier marbré vert à la bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux avec le titre en long (reliure moderne).

Député des colons de la Martinique, l'auteur se défend d'avoir voulu stigmatiser la Société des Amis des Noirs dans une motion faite le même jour à l'Assemblée. Il dit respecter et estimer la plupart de ses membres, tout en déplorant leurs idées sur les colonies, qu'il attribue à leur ignorance des lieux. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond et de Sabin.

DILLON (Arthur).

Pièces justificatives sur l'affaire de la Martinique, qui constatent la conduite patriotique de M. de Damas, gouverneur-général de cette colonie.

1790. In-4 de 18 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Réunion, par Arthur Dillon, député de la Martinique à l'Assemblée Nationale, de documents et courriers écrit à l'occasion des évènements de Saint-Pierre, en juin 1790, où "trois officiers brevetés & un nombre considérable de Gens de Couleurs libres ont été massacrés, pendus ou mis à mort de différentes manières par le peuple de Saint-Pierre". Bon exemplaire. Sabin, 18361.

DUBUCQ (Jean-Baptiste).

Mémoire sur l'étendue et les bornes des loix prohibitives du commerce étranger dans nos colonies.

[1765]. In-4 de 23 pp.; broché, couverture de papier marbré de l'époque.

Très rare plaquette de Jean-Baptiste Dubucq, natif de Martinique, chef du bureau des colonies au Ministère de la Marine. Porte-parole des colons, il demande à ce que ces derniers puissent vendre directement leurs "sirops et eaux-de-vie" dans des navires étrangers, et puissent importer des esclaves, du bois et du bétail sans, là encore, passer par le monopole des navires français. Bel exemplaire. Inconnu de Ryckebusch et de Sabin.

DUMORIER (Joseph-Pierre).

Sur les troubles des colonies, et l'unique moyen d'assurer la tranquilité, la prospérité et la fidélité de ces dépendances de l'Empire. En réfutation des deux discours de M. Brissot, des 1er et3 décembre 1791.

Paris, Didot jeune, décembre 1791. Petit in-8 de (1) f., 60 pp.; cartonnage de papier marbré vert à la bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux (reliure moderne).

Commissaire civil de tous les établissements coloniaux français situés au delà du cap de Bonne-Espérance, l'auteur revient sur l'histoire des conséquences de la Révolution Française dans les colonies où elle provoqua troubles et rébellion. Il conclut en demandant à l'Assemblée de ne plus statuer sur les colonies, en accord avec le décret du 24 septembre qui donne aux Conseils Coloniaux le pouvoir de légiférer sur les affaires intérieures des colonies. Bon exemplaire. Inconnu de Sabin.

DUPANLOUP (Félix).

Lettre de monseigneur l'évêque d'Orléans au clergé de son diocèse sur l'esclavage.

Orléans, Georges Jacob, 1862. In-8 paginé de 387 à 399; broché, couverture beige imprimée.

Alors que les États-Unis se déchiraient en une guerre de sécession sur la question de l'esclavage, Mgr Dupanloup demanda à son clergé de dire une prière pour les esclaves "Priez, Messieurs, priez beaucoup, afin qu'une solution pacifique de ce lamentable problème de l'esclavage se prépare" (page 396). Joint: une lettre autographe signée dans laquelle l'auteur offre son opuscule et invite son correspondant à assiter à une représentation de la tragédie Les Perses d'Eschyle, donnée à Orléans par les élèves du petit séminaire, la veille de la fête de Jeanne d'Arc. Bon exemplaire. Manque à Ryckebusch.

DUPIN (baron Charles).

Mémoire adressé par le conseil des délégués des colonies à messieurs les membres du Conseil des ministres.

Paris, Firmin Didot frères, 1842. In-8 de 14 pp. ; cartonnage marbré, titre au dos (reliure moderne).

Mémoire rédigé par Charles Dupin au nom du Conseil des délégués des colonies composé de Charles Dupin et Jollivet pour la Martinique, le comte de Chazelles et Desmirail pour la Guadeloupe, le vice-amiral Baudin et Dejean de la Bâtie pour la Réunion, et Favard pour la Guyane. Il y dénonce la loi de 1840 sur le prix du sucre en métropole qui, écrit-il, conduit les colonies à la ruine. Bon exemplaire. Ryckebusch, 2874.

EBERSTEINS (Harijs).

Portrait d'une antillaise en robe traditionnelle.

1947. Huile sur toile signée en haut à droite (38 46,5 cm), encadrement.

Harijs Ebersteins (1906-1964) était un peintre de portrait né en Lettonie à Riga. Il se spécialisa dans la représentation de femme de la haute société. Bel exemplaire.

ENGEL (Samuel).

Extraits raisonnés des voyages faits dans les parties septentrionales de l'Asie et de l'Amérique, ou nouvelles preuves de la possibilité d'un passage aux Indes par le nord.

Lausanne, Jules Henri Pott, 1779. In-4 de (5) ff., pp.ix-xxiv, 268 pp.; demi-veau brun, dos lisse orné, tranches marbrées (reliure à l'imitation du XVIIIe siècle).

Première édition, avec un nouveau titre, de l'ouvrage publiée en 1765 chez Antoine Chapuis à Lausanne, sous le titre Mémoires et observations géographiques et critiques sur la situation des pays septentrionaux de l'Asie et de l'Amérique. Elle est illustrée de 2 cartes gravées dépliantes: Carte de la partie Septentrionale et Occidentale de l'Amérique, et Carte de la partie Septentrionale et Orientale de l'Asie. Samuel Hengel était un savant bibliothécaire et géographe suisse. Dans son ouvrage, en se basant sur les dernières relations de voyages à sa disposition, il y traite de la question du passage par le nord de l'Amérique et de la Russie qu'il pensait possible, en se fondant sur l'hypothèse, fausse, hélas pour lui, que l'eau de mer ne gelait pas. Il y affirme aussi que la Californie n'est pas une île comme certains le pensaient alors. Bon exemplaire. Howes, E149. — Lada-Mocarski, 18. — Sabin, 22569, 22571.

ESTAING (Charles Henri, comte d’).

Pièce signée, contresignée par son secrétaire.

A bord du Languedoc, en rade de Fort Royal (Martinique), 23 juin 1779. 1 p. in-folio (31,4 x 20 cm), en-tête imprimé, cachet de cire rouge.

Provisions de gouverneur général de l’île Saint-Vincent. Vice-amiral en 1777, le comte d’Estaing reçut, l’année suivante, le commandement de l’escadre chargée d’aller porter aide et assistance aux insurgents américains. En août 1778, il soutint l’assaut contre Rhode Island, puis descendit vers les Antilles où il réussit à s’emparer, le 18 juin 1779, de l’île Saint-Vincent, située à 160 km au sud de la Martinique: «L’importance de l’île de St Vincent, sa position au milieu des possessions ennemies, l’augmentation de sa garnison, et le titre de gouverneur général ci-devant possédé par Monsieur Valentin Morris, rendant convenable ainsi que nécessaire […] d’en confier le gouvernement général à un officier d’un grade supérieur, et qui ait acquis par les postes qu’il a occupés l’usage du commandement, j’ai cru ne pouvoir faire meilleur choix que celui de Monsieur Aimé Guillin du Moutet, colonel d’infanterie, et lieutenant du Roy de la ville du fort Royal, et de ses forts en l’île Martinique. C’est pourquoi […] j’ai nommé & je nomme par ces présentes Monsieur Guillin du Moutet, colonel d’infanterie, gouverneur général de l’île de St Vincent, pour gouverner ladite île conformément aux ordonnances du Roy…». Cette nomination eut lieu quelques jours avant la prise de la Grenade par l’escadre du vice-amiral d’Estaing (juillet 1779). Cf. Taillemite, Dictionnaire des marins français. Intéressant document sur la campagne du comte d’Estaing aux Antilles.

ETATS-UNIS.

Ensemble de 6 lettres signées, dont 4 autographes, de diverses personnalités américaines.

Albany, Brooklyn, Philadelphie, Washington, 1797-1858. 6 pp. in-8 ou in-4, en anglais; 3 adresses dont une avec marques postales.

Cet ensemble comprend : - PICKERING (Timothy), 1745-1829, avocat, secrétaire d’Etat des Etats-Unis de 1795 à 1800, sous les présidences de George Washington et John Adams. Lettre autographe signée à Philippe André Joseph de Létombe, consul général de France à Philadelphie. Philadelphie, 26 juillet 1797, 1 p. in-4, adresse, traduction en français. Elle concerne la procédure intentée, auprès de la Cour suprême de Pennsylvanie, par un capitaine de navire marchand américain contre le général Collot, ancien gouverneur de la Guadeloupe qui avait saisi, en 1794, son navire lorsqu’il se rendait aux Etats-Unis: «A friend of the plaintiff in the suit against General Collot, had assured me that he would undertake to withdraw the suit, that the General might be discharged from his bail…». Il envoie à son correspondant une copie du certificat de la Cour suprême l’informant de la fin de la procédure. Sur cette affaire, cf. Keitner (Chimène I.), The Forgotten History of Foreign Official Immunity, in New York University Law Review, June 2012, pp. 713-724 («Waters v. Collot »). Ancien combattant de la guerre d’Indépendance américaine et membre de la société des Cincinnati, Victor Collot (1750-1805) est connu pour avoir effectué, de mars à octobre 1796, une mission secrète qui consistait à reconnaître le cours de l’Ohio jusqu’au Mississipi et relever l’emplacement des forts espagnols. La relation de son voyage ne fut publiée qu’en 1826. - STODDERT (Benjamin), 1751-1813, premier secrétaire à la Marine des Etats-Unis de 1798 à 1801, sous la présidence de John Adams. Lettre signée, avec deux lignes autographes, à Philippe André Joseph de Létombe, à Philadelphie. [Washington], Navy Dept., 14 mars 1801, 1 p. in-4, adresse, marques postales. Au sujet des prisonniers français qui seront conduits à Boston pour être acheminés vers New York: «I have directed the French Prisoners at Boston to be sent to New York […]; similar instructions will be given to have the rest in our possession removed to any port or ports, where you may have vessels to receive them ». Cette lettre fait allusion à la «Quasi-guerre», ou guerre maritime non déclarée, qui opposa la France et les Etats-Unis entre 1798 et 1800. Elle prit fin avec le traité de Mortefontaine qui fut ratifié en 1801. - SPRAGUE (William Buell), 1795-1876, pasteur de l’Eglise presbytérienne, compilateur des ‘Annals of the American Pulpit’, un dictionnaire biographique des principaux ministres protestants décédés avant 1850. Lettre autographe signée à Louis Borg, au consulat de France à New York. Albany, 15 juillet 1840, 1 p. in-4, adresse, lég. déchirures. Au sujet d’une démarche auprès de Julian Molinard, professeur de langues modernes à la Faculté d’Albany: «I had the pleasure to receive your kind letter this morning, since which I have called on Professor Molinard to execute your commission, but did not find at home… ». Il demande aussi à Borg de lui faire suivre son courrier. - SICKLES (Daniel Edgar), 1819-1914, avocat, militaire et homme politique, il s’illustra pendant la guerre de Sécession. Lettre autographe signée à Louis Borg. Washington, s.d. [1857], 1 p. in-8. Concerne l’importation de médailles: «An order from the Treasury to admit your medals will go to the Custom House by the mail this afternoon… ». - COBB (Thomas Howell), 1815-1868, secrétaire au Trésor de 1857 à 1860, sous la présidence de James Buchanan. Pendant la guerre de Sécession, il présida le Congrès des Etats Confédérés. Lettre signée à Louis Borg, consul général de France à New York. [Washington], Treasury Department, 26 mai 1857, 1 p. in-4. Il informe son correspondant que les médailles pourront entrer sans frais de douane: «You are respectfully referred to the Collector of Customs at New York for the decision of this Department […] for the admission to free entry of a ‘Cabinet of Medals’ ». - WHITE (Richard Grant), 1822-1885, avocat, critique littéraire et musical, spécialiste de Shakespeare. Lettre autographe signée à Louis Borg. Brooklyn, 31 décembre 1858, 1 p. in-8. Il s’excuse de n’avoir pas pu s’occuper de son affaire : «The truth is that I have been so occupied, day & night, that I have not even throught of your affair, except once when I work up in the middle of the night & could not sleep again… ». On joint 2 lettres signées, dont une autographe, au journaliste et homme de lettres Xavier Eyma. Boston, Paris, 1847-1853, 4 pp. in-4, en français. La première concerne un envoi de livres pendant sa mission aux Etats-Unis, et la seconde les dettes publiques du Chili et du Pérou.

FOIGNET (Alexandre).

Quelques réflexions sur les colonies.

Paris, Auguste Auffray, 1831. In-8 de 40 pp.; broché, couverture imprimée.

L'auteur explique qu'il serait stupide de ne pas renouveler la surtaxe sur les sucres produits hors des colonies françaises, et que cela n'augmenterait pas beaucoup le prix payé par les consommateurs. Bel exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Inconnu de Sabin.

FOURNIER (Claude).

Dénonciation aux états Généraux des vexations, abus d'autorité, et déni de justice, commis envers le sieur Claude Fournier, habitant de l'île Saint-Domingue.

1789. In-4 de (1) f., 45 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Fils d'un pauvre tisserand, l'auteur partit chercher fortune à Saint-Domingue. Après avoir été indendant pendant près de huit ans, il s'installa comme distillateur de tafia près de Petite-Rivière. D'après son libelle, il dût faire face à l'hostilité des sieurs Guibert car les Anglais préférait son tafia au leur. Dans cette brochure, il accuse les sieurs Guibert de tentative d'expulsion, de dénonciation mensongère, de tentative d'assassinat et enfin d'avoir incendié sa distillerie. Ne pouvant obtenir justice à Saint-Domingue, il se rendit à Paris en 1785, et effectua plusieurs tentatives auprès des secrétaires d'état à la marine Castries puis La Luzerne pour obtenir réparation. Réhabilité après de nombreuses années, il devint un farouche révolutionnaire. Bon exemplaire. Petite mouillure dans la marge externe des premiers feuillets. Max Bissainthe, 5848. — Sabin, 25289.

FRANC-MAçONNERIE — ANTILLES.

Extrait des délibérations de la Loge de la réunion des Cœurs, Franco-Américaine, séante au Port au Prince. Pièce manuscrite signée Harley Ostervald, secrétaire, et Bertin, garde des sceaux.

Port au Prince, 27 décembre 1789. 1 p. in-folio, cachet de cire rouge aux emblèmes maçonniques.

Copie certifiée d'une délibération de la Loge de la réunion des Cœurs de Port-au-Prince, qui décida, dans sa séance du 27 décembre 1789, de remercier le comte de Peinier, gouverneur de la colonie, et le marquis André Charles de La Jaille, de la protection qu'ils leur ont accordé. "Il a été décidé qu'il serait adressé à M. le Général, un remerciement respectueux, et que ce chef déjà célèbre par ses vertus civiles et militaires, serait déclaré protecteur de notre Orient... notre plus grand regret est de ne pouvoir le posséder parmi nous, pour lui témoigner les sentiments dont nous sommes pénétrés". Le comte de Peinier, capitaine de vaisseau et chef d'escadre, avait été nommé par louis XV, le 1er juillet 1789, gouverneur de la partie française de Saint-Domingue. Il quitta son poste vers la fin de l'année 1790, quelques mois avant la révolte des Noirs de Saint-Domingue de 1791. En 1782, le marquis de La Jaille, lieutenant de vaisseau, accompagna l'expédition du comte de La Pérouse dont la mission était de prendre le contrôle des postes anglais de la baie d'Hudson.

FRANCKLYN (Gilbert) — TOD (W.).

Adresse à l'Assemblée Nationale de France, pour les Anglois créanciers des habitans de Tabago.

1790. In-4 de 8 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun (reliure moderne).

Dénonciation de Philippe Roume de Saint-Laurent, commissaire général et ordonnateur de Tobago, accusé d'avoir spolié les créanciers anglais de l'île de Tobago, devenue française en 1783. Bon exemplaire. Leclerc, I, 23. — Sabin, 96079.

FRASANS (Hippolyte).

Mémoire pour le chef de brigade Magloire Pélage, et pour les habitans de la Guadeloupe, chargés, par cette colonie, de l'administration provisoire, après le départ du capitaine général Lacrosse, dans le mois de brumaire an 10.

Paris, Desenne, Petit, Le Norment, veuve Dufresne, 1803. 2 volumes in-8 de (2) ff., 326-xxxix-(1) pp. — viij-358-(2) pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre et de tomaison de maroquin rouge, non rogné (reliure moderne).

Première édition. Mémoire juridique publié pour la défense de Magloire Pélage, un officier mulâtre qui, en 1801, destitua et expulsa le commandant Lacrosse, capitaine général de la Guadeloupe après que ce dernier ait tenté d'arrêter les officiers de couleurs auxquels il ne faisait pas confiance. Le second volume contient les pièces justificatives. Bon exemplaire. Restauration à une page de titre. Chadenat, 828. — Sabin, 25674.

GARNERAY (Louis).

[Combat naval].

1816. Aquarelle originale sur papier, montée sur carton, datée et signée dans le cadre inférieur gauche (15,4 x 21,6 cm hors marges).

Belle aquarelle montrant le combat entre l’USS President et le HMS Belvidera le 23 août 1812. La frégate américaine est représentée au second plan, voiles déployées, tirant au canon sur la frégate anglaise qui se trouve au premier plan et semble vouloir s’éloigner ; seule la proue de celle-ci est visible ainsi que la voilure, endommagée lors de la bataille. Au dos, une légende manuscrite a été copiée en anglais, ainsi que sa traduction en français: « Victoire américaine. La frégate américaine le President, commodore Rodgers, tirant sur la frégate anglaise la Belvedora [sic], qui force de voiles pour s’échapper après deux heures de combat le 23 août 1812. Par Louis Garneray peintre de marine». Cet affrontement se situe au début de la guerre anglo-américaine de 1812, dont les origines se trouvent en partie dans les tensions commerciales qui existaient entre les deux pays. Lors du conflit, la stratégie britannique était de protéger ses propres navires marchands à destination ou en provenance d’Halifax ou du Canada, et d’imposer un blocus aux principaux ports américains. Cette guerre s’acheva en 1815 par un statu quo. Le combat représenté ici semble avoir eu lieu dans l’Atlantique Nord, probablement au large de la Nouvelle-Ecosse. L’USS President était une puissante frégate de la marine américaine lancée en 1800 et comportant à l’origine 44 canons, mais pouvant en contenir 56. Capturée en 1815, elle fut intégrée à la Royal Navy sous le nom de HMS President, puis démolie en 1818. Quant au HMS Belvidera, il s’agissait d’une frégate britannique lancée en 1809 et qui servit notamment pendant les guerres napoléoniennes et la guerre anglo-américaine de 1812. Réduite au service portuaire en 1846, elle fut transformée en navire de réception en 1860. Peintre d’histoire, de paysages et de marines, aquarelliste et graveur, Louis Ambroise Garneray naquit à Paris en 1783. Fils aîné du peintre Jean-François Garneray, il fut l’élève de son père, et de Debucourt pour l’aquatinte. Ayant commencé une carrière de marin, il mena d’abord une vie aventureuse avant de devenir, en 1817, peintre du duc d’Angoulême. Un grand nombre de ses tableaux évoquent la vie maritime: combats navals, scènes de pêche, vues de ports, attaques de navires par les pirates, naufrages, etc. Il exposa au Salon de Paris de 1817 à 1857, devint conservateur du Musée de Rouen et mourut à Paris en 1857. Ses œuvres sont conservées aux musées de Versailles, Cherbourg, Saint-Malo, Rouen, Dieppe, etc. A la suite de la légende manuscrite se trouve un ex-dono: «Donné le 10 juillet 1884 à mon cher René Glory. Camille Lamblat, son vieil oncle». Précieux document. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. V, 1999, pp. 877-878 («Les œuvres de cet artiste sont nombreuses et pleines d’une expression vive»). – Bellier de La Chavignerie et Auvray, Dictionnaire général des artistes de l’Ecole française, t. I, 1882, pp. 607-609 (mentionne plusieurs tableaux représentant des combats navals lors de la guerre anglo-américaine de 1812).

GARRISON (William Lloyd).

Thoughts on african colonization; or an impartial exhibition of the doctrines, principes and purposes of the American colonization society. Together with the resolution, adresses and remonstrances of the free people of color.

Boston, Garrison and Knapp, 1832. In-8 de iv-160-76 pp. ; demi-veau fauve, dos lisse fileté or (reliure à l'imitation).

Première édition. Imprimeur et journaliste, William Lloyd Garrison mena toute sa vie le combat contre l'esclavage et fut, dès 1830, un membre important du mouvement abolitionniste américain. En 1831, il fonda la New-England Anti-Slavery Society et publia un journal The Liberator, puis, en 1833, il fonda, avec Arthur Tappan, l'American Anti-Slavery Society. Au printemps de 1832, Garrison publia le présent ouvrage, dans lequel il démontre, en citant des documents officiels, que l'American Colonization Society n'agissait que dans l'intérêt de l'esclavage. L'American Colonization Society était une société philantropique américaine fondée en 1816. Son intention était d'aider les esclaves américains victimes de la traite transatlantique à revenir sur leur continent d'origine. Elle acheta en 1821 des terres à l'embouchure du fleuve Saint Paul, qui devint par la suite le Liberia. La Société contrôla étroitement ce pays jusqu'en 1847 année de son indépendance. Bel exemplaire. Sabin 26708.

GILLET de LA JAQUEMINIERE (Louis-Charles).

Rapport fait au nom de la section du Comité d'Agriculture et de Commerce chargé par l'Assemblée Nationale de l'examen de la réclamation des députés de Saint-Domingue, relative à l'approvisionnement de l'isle.

Paris, Baudouin, 1789. In-8 de 56-36 pp.; cartonnage de papier marbré vert, pièce de titre de maroquin bordeaux, non rogné (reliure moderne).

Ouvrage composé d'un tableau dépliant. Rapport qui préconise de refuser la réclamation des députés de Saint-Domingue visant à annuler la cassasion d'une ordonnance du gouverneur, Marie-Charles Du Chilleau. En effet, cette ordonnance autorisait, à cause d'un risque de disette, l'importation directe de denrées alimentaires sans passer par la France, ce qui était contraire à la loi. La seconde partie contient deux pièces justificatives: Eclaircissements sur la demande de messieurs les députés de Saint-Domingue; et Réflexions sur les deux états ou tableaux joints à la lettre du marquis de Chilleau, en date du 7 septembre 1789. Bon exemplaire. Quelques piqûres en début de volume. Max Bissainthe, 6425. — Inconnu de Monglond et de Sabin.

GIRAULT (Claude-Joseph).

Sur les colonies.

Paris, imprimerie-librairie du Cercle Social, 1797. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

L'auteur fut commissaire de la marine en 1785, député à la Convention de 1792 à 1795, puis député au Conseil des Anciens de 1795 à 1797. Dans cette brochure, il constate que "les maisons de commerce de Bordeaux, le Havre, la Rochelle, etc. se coalisent en ce moment pour le recouvrement des colonies" (page 3), avec le soutien des anciens colons, qui souhaitent retrouver leurs biens, et de la marine, dont les officiers y voient une occasion d'avancement. Mais comme "après les atrocités réciproques exercées, depuis cinq années, dans ces malheureuses contrées, toute espèce de rapprochement est devenu désormais inespérable" (page 6), il considère le projet comme impossible du point de vue constitutionel, militaire et commercial. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 5953. — Monglond, IV, 72. — Inconnu de Sabin.

GONYN (P.).

Rapport fait à l'Assemblée Nationale, au nom du comité colonial, sur les troubles de la Martinique.

Paris, Imprimerie Nationale, 1792. In-8 de 123 pp. (mal chiffré, la pagination revient de 128 à 119) ; cartonnage de papier marbré, titre au dos (reliure moderne).

Ce rapport, lu devant l'Assemblée Constituante le 2 mai 1792, retrace l'histoire récente de la Martinique. Dans une première partie, l'auteur traite de l'assemblée coloniale de 1787, des actions des gouverneurs Charles du Houx de Vioménil puis Claude-Charles de Damas, et enfin de l'envoi de quatre commissaires pour "prendre des informations sur les troubles, leurs circonstances, leurs causes, & pour y rétablir la tranquillité" (page 98). Une seconde partie, rédigée par un autre membre du comité colonial, Jean-Adrien Queslin, relate les actions du général de Béhague et des quatre commissaires. Bon exemplaire. Premiers feuillets roussis. Inconnu des principales bibliographies.

GOUY d'ARSY (Louis-Marthe, marquis de).

Compte rendu à la nation, par les représentans de S. Domingue, au sujet de la démarche éclatante de cette députation auprès de l'Assemblée Nationale, ou ultimatum sur la Dénonciation de M. de La Luzerne, et son arrêt.

Paris, Demonville, 1791. In-8 de (1) f., 48 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Récit des démarches effectuées par le marquis de Gouy, riche propriétaire à Saint-Domingue, pour faire enregistrer par l'Assemblée Nationale une dénonciation contre le comte de La Luzerne, ministre de la marine et des colonies, accusé d'être "un fléau destructeur", "homme pervers", et "souhaitant la ruine de la colonie". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 992. — Monglond, II, 145. — Inconnu de Sabin.

GOUY d'ARSY (Louis-Marthe, marquis de).

Compte rendu à la nation, par les représentans de S. Domingue, au sujet de la démarche éclatante de cette députation auprès de l'Assemblée Nationale; ou ultimatum sur la Dénonciation de M. de La Luzerne; et son arrêt.

Paris, Demonville, 1791. In-8 de (1) f., 48 pp.; cartonnage de papier marbré à la Bradel, pièce de titre rouge (reliure moderne).

Récit des démarches effectuées par le marquis de Gouy, riche propriétaire à Saint-Domingue, pour faire enregistrer par l'Assemblée Nationale une dénonciation contre le comte de La Luzerne, ministre de la marine et des colonies, accusé d'être "un fléau destructeur", "homme pervert", et souhaitant la ruine de la colonie. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 992. — Monglond, II, 145. — Inconnu de Sabin.

GOUY d'ARSY (Louis-Marthe, marquis de).

Lettre à l'Assemblée Nationale.

Paris, Imprimerie Nationale, 1791. In-8 de 7 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge avec le titre en long (reliure moderne).

Lettre datée du 23 août 1791 écrite en réponse à la lecture d'une lettre du gouverneur gnéral de Saint-Domingue dans une séance de l'Assemblée Nationale et au cours de laquelle l'auteur, lui-même député de Saint-Domingue, a été, dit-il, calomnié par un membre de l'assemblée et dont il demande réparation. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 998. — Monglond, II, 146. — Inconnu de Sabin.

GRANIER de CASSAGNAC (Adolphe).

Voyage aux Antilles françaises, anglaises, danoises, espagnoles, à Saint-Domingue et aux Etats-Unis.

Paris, Dauvin et Fontaine, comptoir des imprimeurs-unis, 1842-1844. 2 volumes in-8 de (2) ff., viij-356-(1) pp. — (2) ff., 481-(1 bl.)-(1) pp.; demi-veau violine, dos lisses ornés, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition de ce récit de voyage qui dura neuf mois, entre 1840 et 1841. Jeune journaliste, l'auteur parcourut les Antilles (Guadeloupe, Martinique, Antigua, les îles Vierges, Saint-Thomas, Porto-Rico, Saint-Domingue, Jamaïque, Cuba) et les Etats-Unis. À l'issu de ce voyage, il épousa Rosa de Beaupin de Beauvollon, fille d'un riche planteur de la Guadeloupe. Bon exemplaire. Rousseurs, petit accroc restauré au dos du tome 2. Max Bissainthe, 5018. — Sabin, 28287.

GRAVIER (Gabriel).

La route du Mississipi.

Nancy, G. Crépin-Leblond, 1878. In-8 de (2) ff., 76 pp. ; broché, couvertures vertes imprimées.

Edition originale imprimée sur vergé de Hollande de ce tiré à part du Compte rendu des travaux du Congrès international des américanistes. Intéressant ouvage dans lequel l'auteur dresse un portrait des premiers explorateurs de la Floride, du Mississippi et de la Nouvelle France tels que Ponce de Leon, Hernando de Soto, Jean Nicollet, Cavelier de La Salle, Louis Hennepin, Jacques Marquette et Louis Jolliet. Le 8 mai 1541, Hernando de Soto fut le premier Européen à atteindre le Mississippi, qu'il baptisa río del Espíritu Santo, «fleuve du Saint-Esprit». À partir des années 1660, la France s'engagea dans une politique d'expansion en Amérique du Nord, depuis le Canada. Les objectifs étaient de trouver un passage vers la Chine (passage du Nord-Ouest), d'exploiter les richesses naturelles des territoires conquis (fourrures, minerais) et d'évangéliser de nouveaux autochtones. Gabriel Gravier était un historien, géographe et écrivain français. S’intéressant surtout à l’Amérique du Nord et aux explorateurs français, et particulièrement aux navigateurs normands, il fut l’auteur notamment d’une biographie de René-Robert Cavelier de La Salle, publiée en 1871, et d’une Vie de Samuel Champlain, publiée en 1900. Très bel exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Envoi autographe signé de l'auteur à monsieur Charles Legros. Dionne, 1652. — Leclerc, 2512. — Inconnu de Sabin.

GRÉGOIRE (Henri, dit l'abbé).

De la littérature des Nègres, ou recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités morales et leur littérature; suivies de notices sur la vie et les ouvrages des Nègres qui se sont distingués dans les sciences, les lettres et les arts.

Paris, Maradan, 1808. In-8 de xvj-287-(1) pp.; demi-chagrin bleu, dos à nerfs orné, tranches marbrées (reliure de la fin du XIX° siècle).

Première édition. En 1808, l'abbé Grégoire, malgré sa nomination comme comte d'empire, fut l'un des rares sénateurs à s'opposer à la politique de Napoléon. Dans cet ouvrage, rapidement considéré comme l'un de ses textes les plus importants, il continua son combat contre la traite et l'esclavage (qui avait été rétabli en 1802). Son sujet étant, apparemment, cantonné au domaine littéraire, le livre ne fut pas soumis à la censure, appliquée aux écrits politiques. Il put ainsi y affirmer : "L'opinion de l'infériorité des Nègres n'est pas nouvelle. La prétendue supériorité des Blancs n'a pour défenseurs que des Blancs juges et parties, et dont on pourrait d'abord discuter la compétence, avant d'attaquer leur décision" (page 35). Bon exemplaire. Rares piqûres. Chadenat, 2322. — Max Bissainthe, 6037. — Monglond, VII, 987. — Ryckebusch, 3648. — Sabin, 28727.

GUILLERMIN de MONTPINAY (Gilbert de).

Mémoire demandé par l'Académie de Lyon, sur cette question: Quels seraient les meilleurs moyens à employer, soit dans le régime des colonies actuelles, soit dans la fondation de colonies nouvelles, pour rendre ces établissemens les plus utiles à eux-même et aux métropoles ?

Paris, Dondey-Dupré, 1821. In-8 de 62 pp.; cuir de Russie rouge, dos lisse orné, large roulette fleurie encadrant les plats, coupes et chasses ornées, tranches dorées (reliure de l'époque).

Première édition. Guillermin de Montpinay fut chef d'escadron attaché à l'état-major de l'armée de Saint-Domingue, qui, en 1808, fut battue par les habitants hispano-créoles à la bataille de Palo Hincado. En 1811, il publia le récit des évènements auxquels il fut mêlé dans un ouvrage intitulé Précis historique des derniers événemens de la partie de l'est de Saint-Domingue. Dans le présent mémoire, il traite principalement de Saint-Domingue, dont il regrette et l'indépendance et l'abolition de l'esclavage, et propose un plan pour y relancer l'économie, basée sur la création de ports francs. Bon exemplaire. Tache brune dans la marge inférieure. Inconnu de Max Bissainthe et de Sabin.

HOGAN (John Sheridan).

Le Canada.

Montréal, John Lovell, 1855. In-8 de 106 pp.; percaline bleue, dos lisse muet, encadrement à froid sur les plats et titre doré sur le premier (cartonnage de l'éditeur).

Ouvrage publié simultanément en français et en anglais, et illustré de 2 grandes cartes dépliantes. En 1855, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris, le comité canadien, chargé d'assurer la représentation du pays, décida d'un concours dont le but était d'obtenir un ouvrage court et précis pour faire connaitre le Canada. Et la victoire revint à l'auteur du présent ouvrage. Bon exemplaire. Quelques rousseurs en fin de volume. Sabin, 32422.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre de).

Site des cordillères et monuments des peuples indigènes de l'Amérique. Nouvelle édition mise dans un ordre nouveau indiqué par l'auteur avant sa mort.

Paris, L. Guérin et Cie, 1869. In-8 de (2) ff., ii-531 pp. ; demi-chagrin havane, dos à nerfs ornés de filets à froid, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Nouvelle édition, illustrée de 16 planches gravées dont 6 finement coloriées. Célèbre naturaliste et voyageur allemand, le baron de Humboldt explora l'Amérique pendant cinq ans en compagnie du naturaliste Bonpland. Il en rapporta d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Cet ouvrage est divisé en quatre parties : Sites des cordillères, plateaux du Mexique et montagnes de l'Amérique méridionale ; Monuments des peuples indigènes du Mexique ; Monuments des peuples indigènes du Pérou ; Monuments des Indiens Muyscas. Très bel exemplaire. Chadenat, 1871. — Palau, 117029.