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Arrest du conseil d'estat du roy, qui ordonne que le sieur Jacques Auriol & ses associez joüiront pendant dix années, à commencer au premier janvier 1731, au lieu & place de la Compagnie des Indes, du commerce de la coste de Barbarie, pour en jouir & y faire commerce exclusif, sous le nom de Compagnie d'Afrique.
Paris, Veuve Saugrain & Pierre Prault, 1731. In-4 de 11 pp.; broché, sans couverture.
Arrêt qui autorise Jacques Auriol, associé à un groupe de négociants marseillais, de reprendre, pendant 10 ans, les droits de la Compagnie des Indes, concernant le commerce en Afrique. L'arrêt autorisant la reprise des activités de la Compagnie des Indes est suivi du règlement de la nouvelle Compagnie. Manque à Ryckebusch.
Le Sénégal.
Melun, imprimerie administrative, 1905. In-8 de 29 pp.-1) f.; broché, couverture beige imprimée.
L'illustration se compose d'une carte sur double page en noir et rouge. Publié par le Ministère des Colonies, cette brochure est une présentation de la colonie à de futurs colons. Elle donne le maximum de renseignements pratiques sur la géographie, l'histoire, les lignes de navigation, les principales villes, les hôtels, les écoles, le climat, les maladies, le cadre de vie, les populations, les plantations (arachide, mil, gomme, coton...), la main-d'œuvre, les bois, l'élevage, l'industrie, le commerce, ou encore les impôt et la douane. Bon exemplaire conservé dans sa brochure de l'époque. Petite mouillure claire sur les bords de la couverture.
Notes sur le commerce d'importation et d'exportation en Abyssinie.
Melun, imprimerie administrative, 1905. In-8 de 38 pp.; broché, couverture beige imprimée.
Rapport rédigé par le gouverneur de la Côte française des Somalis, aidé d'un commerçant local, et réalisé d'après le trafic passant par le chemin de fer entre Djibouti et Dire Dawa (actuellement en Éthiopie). Parmi les importations, on trouve toutes sortes de tissus (coton, soie et lainage), des couvertures et tapis, des couteaux, de la verroterie et des perles, des objets émaillés ou en cuivre, des machines à coudre, du matériel de construction, ou encore des armes. Les exportations sont assez faibles et concernent le café, l'ivoire, les peaux... Bon exemplaire conservé dans sa brochure de l'époque.
La danse des nègres (Alger).
Vers 1860. Dessin original rehaussé de couleurs, légendé au crayon (23 x 15 cm).
Très beau dessin en couleurs représentant un défilé, probablement en l'honneur de la venue de l'empereur Napoléon III à Alger. On y voit une foule amassée sous des arcades ou le long de la rue (dignitaires, spahis à cheval, grenadiers), un groupe de musiciens et des nègres en train de danser. L'un d'eux porte notamment un drapeau français accroché à son chapeau. Le 17 septembre 1860 au matin, Napoléon III fut le premier chef d'État français à débarquer à Alger. Il avait un grand projet en tête : un royaume arabe, qui s'étendrait d'Alger à Bagdad, sous la protection de la France. Un royaume où régnerait l'égalité entre indigènes et Européens. De retour en France, il supprima le ministère de l’Algérie et des Colonies dont les fonctionnaires civils brimaient les indigènes au profit des colons, et envoya à Alger un gouverneur militaire. Bon état de conservation.
Ensemble de 28 photographies de vues et de sites pittoresques d’Algérie.
Alger, Bougie, Colomb Béchar, Constantine, Philippeville, Timgad, etc., [1905]. Environ 17,5 x 23,5 cm; contrecollées sur papier, soit 28 x 36 cm avec le support.
Bel ensemble de photographies originales prises en Algérie au début du XXe siècle. Les épreuves, en tirage argentique d’époque, sont montées sur papier fort et accompagnées, dans l’angle inférieur gauche du montage, d’une légende manuscrite indiquant le lieu, la date et le nom du photographe. Toutes les photographies sont datées de 1905. Elles représentent des paysages, des sites pittoresques, des scènes animées, des édifices publics ou privés, des militaires, des cavaliers ainsi que des ruines romaines. Les localités sont situées dans le Sud oranais, dans la région d’Alger, en Kabylie et dans le Constantinois : Aïn Sefra [Vue générale]. – Colomb Béchar [actuellement Béchar], 4 photographies: L’oasis, l’oued Béchar (2); L’oasis, barrage sur l’oued Béchar; La Compagnie saharienne. – Alger: Place du Gouvernement. – Bougie[Bejaia], 4 photographies montrant le port, la côte et les environs. – Philippeville [Skikda], 2 photographies: Le port, vue prise du Grand Hôtel; Vue sur le golfe de Stora. – Stora, vue prise de la batterie d’El Kantara. – Gorges du Chabet [Kabylie]. – Constantine, 5 photographies: Le Rummel (4); Parc aux ânes. – Biskra, 2 photographies: Une fantasia; Bou Aziz [Si Bouaziz ben M’hamed ben Gana, bachaga des Zibans]. – El Kantara: L’oasis. – Timgad, 6 photographies: Arc de Trajan (2); Forum (2); Marché; Théâtre. Né à Besançon en 1857, Paul Lancrenon fit ses études à l’Ecole polytechnique, puis à l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie de Fontainebleau. En 1881, il participa au corps expéditionnaire qui permit l’instauration du protectorat français en Tunisie. Officier d’état-major en 1890, il mena, parallèlement à sa carrière militaire, plusieurs expéditions et voyages dont il rapporta de nombreux clichés. Il parcourut ainsi la Russie, le Caucase, les Carpates, les Alpes, les Pyrénées, ainsi que l’Algérie et la Tunisie. Par la suite, il participa à la Première guerre mondiale, devint général de division en 1917 et mourut à Paris en 1922. Son fonds photographique, constitué de plus de 4000 pièces (plaques de verre et négatifs souples) est actuellement conservé à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie au fort de Saint-Cyr. Bon état de conservation des photographies.
Les pirates algériens.
Paris, Jazet, [vers 1850]. Gravure originale (49 x 59 cm à vue), et (60 x 70 cm avec cadre), cadre doré à décor.
Belle gravure à l'aquatinte par Jazet d'après une peinture de Lecomte représentant l'enlèvement d'une jeune femme par des pirates algériens sur la plage de Sciacca en Sicile. Sur le rivage, deux marins attendent dans une chaloupe pour transporter la jeune femme jusqu'au navire visible au large à gauche. En bas de l'estampe on trouve la légende ci-dessous : "Une jeune fille de Sciacca en Sicilie, accompagnée de sa mère, avait conduit son troupeau sur le rivage, à quelque distance des habitations. Accablees par la chaleur du soleil couchant, les deux femmes s'étaient endormies lorsque les aboiements de leurs chiens les réveillèrent. Au même instant, des pirates armés s'élancent d'une barque sur le sable, saisissent la jeune sicilienne et l'enlèvent tandis l'un d'entr'eux repousse la mère désolée qui veut suivre sa fille". Bel exemplaire. Quelques petites piqûres.
Prise de la S'Mala d'Abd-El-Kader.
Vers 1850. Gravure originale (126 x 43 cm avec marges).
Spectaculaire gravure panoramique par Augustin Burdet d'après un tableau d'Horace Vernet, représentant la bataille de la Smala ou combat de Taguine. Cette bataille qui se conclua par la prise de la smala d'Abd el-Kader par le duc d'Aumale le 16 mai 1843, est un épisode important de la conquête de l'Algérie par la France. A la demande de Louis-Philippe, elle fut immortalisée par Horace Vernet en 1843 par un tableau mesurant 21,39 m de large et 4,89 m de haut. Considéré comme le plus grand tableau du XIXe siècle, il est l'attraction principale des salles d'Afrique au musée de l'histoire de France à Versailles. La présente gravure est sans nul doute une des plus belles et impressionnantes reprises du tableau. Réalisée par Augustin Burdet, ce travail lui demanda cinq ans d'efforts, et constitue son principal titre de gloire. Très bon état de conservation.
Lettre autographe signée [au gouverneur Marcel Olivier].
Paris, 24 octobre 1932. 3 pp. in-4 (26,8 x 20,9 cm); en-tête imprimé «Mission scientifique & artistique française à travers l’Asie ».
Intéressante lettre mentionnant l’expédition Citroën en Afrique et évoquant la mémoire de Georges-Marie Haardt. «J’ai été très heureux d’apprendre que vous étiez nommé à la présidence de la Compagnie Générale Transatlantique. Après avoir gouverné avec tant de sagesse et de justice nos grandes colonies d’Afrique, vous allez avec une haute autorité, diriger les destinées de cette grande compagnie […]. Mais vous resterez surtout, pour mes collaborateurs et moi, celui qui nous a reçus avec un cœur si généreux lorsque nous avons atteint Madagascar. Je vous envoie avec quelques photographies le portrait de G.M. Haardt qui avait pour vous une grande admiration…». L’expédition Citroën en Afrique, dite «Croisière noire», se déroula de 1924 à 1925. Organisée par André Citroën, elle était dirigée par Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil. La mission, qui comportait 17 membres, permit la traversée du continent africain du Nord au Sud, entre Colomb-Béchar (Algérie) et Tananarive (Madagascar), où elle fut reçue par le gouverneur général Marcel Olivier. Haardt mourut en mars 1932, peu après la fin de la mission Centre-Asie, ou «Croisière jaune», qui eut lieu en 1931-1932. La même année, Olivier prit la présidence de la Compagnie Générale Transatlantique, alors au bord de la faillite. Bon état de conservation.
Comptes d’armement, de désarmement et de recouvrement de navires de commerce.
Nantes, 1841-1843. 3 pièces autographiées signées in-folio (43 x 28 cm) de (5) pp. au total; en feuilles, sur papier pelure.
Le commerce nantais dans l’océan Indien. Etablis par la maison P. Ciret, François aîné et Baudot-Ducarrey, armateurs à Nantes, ces documents se rapportent à deux bâtiments de commerce, l’Avenir et le Dreux-Brézé: - Compte d’armement & mise hors du navire l’Avenir, capitaine Dureau, 1er voyage, allant à Bourbon, parti le 4 juin 1841. Nantes, 20 août 1841, 2 pp. Il contient: montant de l’achat, en vente publique, du navire désarmé; détail des frais de réarmement (voiles, poulies, cordes, clous, instruments, médicaments, etc.); achats de vivres (biscuits, farine, légumes secs, conserves, sucre, morue sèche…); avance de trois mois versée à l’équipage; frais en rivière et expéditions; frais d’assurances de Nantes à Bourbon; commission d’armement de 3 %; indemnité reçue d’un passager débarqué; cargaison (animaux, vivres pour les animaux, barres et bottes de fer, baudriers, eau-de-vie, boîtes de saindoux, barils de porc salé et de farine, rouleaux de papier, peintures, huile de lin, marmites, faïences, ancres, cordages, madriers, etc.). Les noms des fournisseurs sont indiqués. Au total, les frais d’armement se montent à 194327 F. - Compte de désarmement du navire l’Avenir en retour au Havre de Bourbon & Calcutta sous le commandement du capitaine A. Dureau. Nantes, 15 octobre 1843, 1 p. Il récapitule les rentrées: valeur du navire désarmé; vente des marchandises à Calcutta, réglées par traites sur Marseille, La Ferté-Bernard et Paris; montant du fret de Calcutta au Havre; vente de 500 sacs de riz, etc., soit 248875,38 F. Viennent ensuite les dépenses: paiement au Havre des gages d’équipage; frais de désarmement du navire et de débarquement de la cargaison; commissions sur les frets; gestion des consignataires; primes d’assurances; frais de change, de timbre et de correspondance, soit 45117,78 F. Ce qui donne un produit de 203757,60 F. - Compte de recouvrement d’assurances et de liquidation de l’opération du navire le Dreux-Brézé, capitaine Cornillier, perdu sans nouvelles après sa sortie de Calcutta en octobre 1839. Nantes, 20 août 1841, 2 pp. Il contient, en premier lieu, les sommes portées au crédit: recouvrement des assureurs de Londres et de Nantes; remises accordées; prix de 9 passagers; crédit utilisé par le capitaine, etc., soit 299382,60 F. Concernant les sommes portées au débit: primes d’assurances sur corps, à Londres; primes d’assurances de Bourbon à Calcutta, de Calcutta à Bourbon, de Pondichéry à Calcutta, etc.; remboursements à divers chargeurs de leur demie sur les marchandises; sommes dues au capitaine en % sur les passagers et le fret; frais judiciaires, etc., soit 57877,03 F. Après ajout des intérêts, le net produit est de 249690 F. Sur cette affaire, l’épouse du capitaine et l’administration de la Marine engagèrent une action judiciaire contre l’armateur pour obtenir le paiement des salaires courus pendant le voyage de Nantes à Bourbon, puis de Bourbon à Pondichéry et retour (cf. Annales maritimes et coloniales, 26e année, 2e série, 1841, pp. 374-379). Traces de plis, quelques bords froissés.
Mirages. Scènes de la vie arabe.
Paris, H. Piazza & Cie- Les Heures Claires, [2008]. In-4 de 225 pp., (3) ff. ; mouton mohair croisé pleine peau, décor d’arabesques en couleurs sur les plats, médaillon de cuir beige orné d’un visage ciselé au centre du premier, dos à nerfs orné, tête dorée, non rogné, étui (reliure d'art du centre à Limoges).
Ouvrage illustré de 54 compositions en couleurs d'Édouard Dinet dont 24 à pleine page. Sliman ben Ibrahim Baamer (1870-1953) était un essayiste algérien. Ami et compagnon de route du peintre orientaliste français Étienne Dinet, l'ayant guidé en religion après sa conversion à l'islam, il a écrit plusieurs ouvrages en collaboration avec lui sur le thème de l'islam et de l'Algérie. Étienne Dinet était un peintre orientaliste et lithographe français, qui vécut une grande partie de sa vie en Algérie. Membre fondateur de la Société des peintres orientalistes français, il illustra plusieurs ouvrages. Tirage à 400 exemplaires sur papier vélin de Rives (n°227). Le décor de la reliure et le médaillon central sont l’œuvre de Michel Vincent en hommage au relieur Charles Meunier.
Ensemble de 2 lettres autographes signées.
Paris, 1826-1843. In-4 de 1 p. chacune ; apostilles marginales.
Intéressantes lettres évoquant ses difficultés et ses travaux. La première lettre, datée du 14 mars 1826, est adressée à « Monseigneur et illustre ami ». Le célèbre naturaliste et voyageur est alors emprisonné pour dettes à Sainte-Pélagie : « Toujours philosophiquement résolu à ne pas donner un sou à des coquins d’usuriers que j’ai payé deux ou trois fois avant de venir ici, conséquemment toujours décidé à demeurer où je suis tant que la loi révolutionnaire de germinal an VI ou VII ne sera pas réformée… ». Il remercie son correspondant d’avoir cherché à lui venir en aide, puis il ajoute : « Je charge ma fille chérie de vous porter elle-même le tome IX de mon Dictionnaire d’histoire naturelle qui paraît aujourd’hui même… ». Bory de Saint-Vincent ne quittera la prison de Sainte-Pélagie qu’à la fin de 1827 ; l’année suivante, il prit la direction de la commission scientifique de l’Expédition de Morée et explora ainsi, en 1829, le Péloponnèse, l’Attique et les Cyclades. Datée du 14 juillet 1843, la seconde lettre est destinée à « Monseigneur ». Le naturaliste, devenu membre de l’Institut, est alors président de la commission scientifique de l’Algérie : « Accusé de divers côtés de devenir paresseux, de vieillir inutilement, de me reposer sur le fauteuil académique où je suis parvenu avec une multitude de décorations, je me suis vu réduit, pour donner un démenti à mes détracteurs […] à faire quelques lectures à l’Institut sur les choses d’Afrique. Je prends la liberté d’adresser à votre Excellence la première des notices dont j’ai occupé mes illustres confrères et que j’ai extrait de nos comptes rendus… ». A la fin, il fait allusion à son passé militaire, au service « du premier de nos hommes de guerre et d’Etat ». Né à Agen, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846) participa à la plus grande partie des campagnes de Napoléon dans la Grande Armée, devenant, en 1809, l’aide de camp du maréchal Soult. Membre de la Chambre des Cent-Jours en 1815, il fut proscrit et ne rentra en France qu’en 1820. Il se consacra à ses travaux scientifiques, publiant son Dictionnaire classique d’histoire naturelle de 1822 à 1831. Réintégré dans l’armée en 1830, il redevint député en 1831. Naturaliste, il est l’auteur d’un grand nombre de publications concernant les reptiles, les poissons, les animaux et végétaux microscopiques, les cryptogames, etc. Manque de papier sans atteinte au texte à la seconde lettre.
La manœuvre de La Praya (16 avril 1781). Étude politique, stratégique et tactique (d'après de nombreux documents inédits).
Paris, L. Fournier, 1912. In-8 de 416-(3) pp.; demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, couvertures conservées, tête dorée, non rogné (reliure milieu du XX° siècle).
Première édition, illustrée du portrait de Suffren en frontispice et de 11 planches en couleurs (cartes et plans des mouvements des navires). Relation détaillée, avec son contexte historique, de la bataille navale de Porto Praya entre une flotte anglaise et une flotte française placée sous le commandemenet du bailli de Suffren. Dans le cadre de la guerre d'indépendance américaine, les deux flottes étaient en route pour le cap de Bonne-Espérance, les Anglais pour le prendre aux Hollandais, et les Français pour le défendre contre les anglais. En avril 1781, Suffren surprit l'escadre anglaise au mouillage à Porto Praya (dans les îles du Cap-Vert) et attaqua immédiatement. La bataille fut indécise, les deux flottes subissant de gros dégats. Mais ce fut une victoire stratégique pour Suffren qui arriva au cap de Bonne-Espérance avant les Anglais. Bon exemplaire. Polak, 1512 (ne mentionne qu'une seule planche).
Un continent perdu, ou l'esclavage et la traite en Afrique (1875). Avec quelques observations sur la manière dont ils se pratiquent en Asie et dans d'autres contrées sous le nom de système contractuel de la main-d'œuvre.
Paris, Hachette et Cie, 1876. In-8 de 160 pp.; broché non coupé, couverture imprimée.
Ouvrage traduit de l'anglais et préfacé par Edouard Laboulaye. Il est illustré d'une carte en couleurs dépliante de l'Afrique. L'auteur porte un regard critique sur la traite des esclaves toujours en vigueur en Afrique pour alimenter les marchés aux esclaves en Orient (Turquie, Egypte, et Perse) ou en Amérique (Brésil et Cuba). Il dénonce également le système des coolies indiens engagés dans les colonies hollandaises ou en Afrique du Sud. Bon exemplaire. Dos cassé avec de petits manques.
Considérations générales sur Maurice.
Maurice, typographie Dupuy et Dubois, 1862. Petit in-8 de 83-(1 bl.)-(2) pp.; broché, couverture bleue imprimée.
Très rare petite plaquette publiée à compte d'auteur. Ecrit par un créole de Maurice, l'ouvrage est une réflexion sur son île, sur le caractère et l'évolution de sa population, sur son histoire et ses institutions. Exemplaire conservé dans sa brochure d'origine. Quelques annotations sur la première page de la préface. Couverture très usagée, manque une partie de la page de titre avec perte d'une partie d'un mot. Toussaint et Adolphe, A-754.
Habitation au bord de la rivière des Lataniers.
[vers 1830]. Ensemble de 2 aquarelles originales sur papier, (22,3 x 28,9 cm pour le premier et 24,4 x 34,6 cm pour le second) ; texte manuscrit à l’encre au dos de chaque dessin.
Vues de l’habitation Courau, dans les environs de Port Louis (île Maurice). Le premier dessin montre, au premier plan, quelques animaux dans un pré. Au second plan se trouvent quatre bâtiments : d’après le commentaire figurant au verso, ces constructions correspondent, de droite à gauche, au cabinet de travail du planteur (bâtiment de forme carrée), à son logement particulier (pavillon de forme irrégulière), à la salle à manger (supportée par 4 piliers) et à la maison principale (grand bâtiment en partie caché par les arbres). Une importante végétation se trouve derrière les constructions. A l’arrière-plan, dans la partie gauche, on aperçoit la montagne des Signaux qui surplombe la ville de Port Louis, non visible sur le dessin. Sur le second dessin, on peut voir dans la partie gauche deux personnages apparemment en train de pêcher au bord d’une rivière ; au centre se trouve le logement du planteur et, dans la partie droite, son cabinet de travail. Ces deux bâtiments sont séparés par une végétation dense, également présente à l’arrière-plan ; au loin on aperçoit un paysage montagneux. Le commentaire précise : « Cette vue est pour mon père. Elle est prise comme on le voit dans le nord sur la rive droite de la petite rivière ». Le texte qui figure au verso est signé et daté « G. Courau 1834 ». Quelques références à « G. Courau » sont mentionnées dans Toussaint & Adolphe, Bibliography of Mauritius, sans qu’il soit possible d’établir un lien avec les présentes aquarelles. Le Dictionnaire de biographie mauricienne ne mentionne rien sous ce nom. G. Courau était peut-être apparenté à Alphonse Courau, auteur d’un plan lithographié de Port Louis publié en 1840 (Toussaint & Adolphe, F 748). La rivière des Lataniers est un cours d’eau de l’île Maurice qui se jette dans l’océan Indien à Port Louis. Elle est citée dans le célèbre roman de Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, dont l’action se situe dans cette île. Pliures et quelques petites déchirures marginales, manque un coin ; les couleurs ont passé. Intéressant témoignage sur une plantation à l’île Maurice au XIXe siècle.
Feuille hebdomadaire de l'île Bourbon.
Saint-Denis de La Réunion, Lahuppe, 1826. Petit in-folio de 12-(1) pp.; en feuilles, non rogné.
La Feuille hebdomadaire de l'île Bourbon fut publiée sous ce titre de 1819 à 1856, puis absorbé par le Moniteur de l'île Bourbon. Notre numéro est le 410 daté du 8 novembre 1826. Il est principalement consacrée à la prise de fonction du nouveau gouverneur, le comte de Cheffontaines, et à la transcription des discours qui furent prononcés à cette occasion. On trouve également un arrèté du gouverneur sur la liquidation de la caisse d'escompte provisoire de l'île, des décisions multiples dans le Gouvernement de l'île, ou des renseignements sur le financement d'études pour les enfants créoles pauvres, ou encore l'introduction de nouvelles techniques agricoles (notamment, l'introduction dans l'ile, de la cochenille pour affermir la culture du vers à soie). Les deux dernières pages sont dédiées aux petites annonces: publicités de magasins, ventes de biens, ou ventes d'esclaves : "Dimanche 19 novembre..., il sera procédé à la vente à l'encan de la quantité de 24 noirs et négresses de différents âges et castes, dnas le nombre desquels se trouve un bon commandeur, et tous propres aux travaux d'habitation". Et enfin signalons, sous l'intitulé objet perdu, les annonces suivantes : "M. Laserve réclame le nommé Elphège, marron depuis le 27 octobre. Récompense de 25 piastres à celui qui le lui ramènera, ou qui le déposera à une des geôles de l'île", ou encore "Dans la nuit du 22 du mois dernier, se sont évadés de l'emplacement de M. Cabanne, pharmaciens, deux noirs ; l'un de caste malgache, se nomme Alcindor, et est âgé de trente ans. Il est très maigre et porte sur la figure une grosse verrue (...). L'autre, de caste macoi, de 36 ans environ, du nom de Pierrot, n'est remarquable que par sa taille moyenne, son embonpoint, et par une cicatrice à l'une de ses jambes. Ces deux noirs sont assez bien vêtus. Récompense, si l'on exige, à la personne qui les ramènera à son établissement.". Document peu commun provenant du Château de Laage (cachet sur la première page) propriété appartenant à la famille du navigateur Louis de Freycinet. Inconnu de Hatin, Bibliographie de la presse française.
[Vue d'une baie].
[vers 1860]. Aquarelle originale sur papier (17 x 26 cm).
Jolie aquarelle représentant une baie probablement sur l'Île de La Réunion. On y voit notamment un trois mâts ayant jeté l'ancre sur la gauche, et, sur la droite deux cases créoles ou paillottes, qui constituèrent l’essentiel de l’habitat populaire réunionnais jusqu’au milieu du vingtième siècle. A l’origine, les «paillotes» furent les premières habitations sur l’île, composée des matériaux du pays (bambou calumet, vacoa, palmes, latanier, vétiver…), puis rapidement les premières vraies cases créoles avec une armature en bois ont vu le jour, construites notamment par les premiers colons de la culture du café et des épices. Bon état de conservation. Coins coupés ou légèrement abîmés.
Certificat de vie et résidence.
Saint-André, 8 avril 1811. Pièce manuscrite signée de 2 pp. in-4 (25,6 x 19,6 cm), sur une feuille double.
Rare document établi sous la domination britannique (1810-1814). « Nous, Antoine Amédée Bruna, commissaire civil et de police du quartier Saint-André, île de Bourbon, soussigné, sur l’attestation de Messieurs Charles Perrier d’Hauterive, Mathias Vetteo, Laurent Fantony et Toussaint Charles François Buttié, tous quatre habitants majeurs de ce dit quartier, certifions à tous qu’il appartiendra que Mademoiselle Louise Henriette Quesnel native de cette île, âgée de trente-deux ans […] a résidé et réside dans ce dit quartier de Saint-André, depuis fin de l’année mil huit cent six qu’elle a fait son retour d’Europe en cette île avec feu son père, jusqu’à ce jour, et qu’elle y a payée toutes ses contributions… ». La pièce comporte d’autres signatures : Perrier d’Hauterive, Vetteo, Fantoni, Buttié et Louise Quesnel. Suivent deux apostilles signées de légalisation de la signature de Bruna. Né à Cuneo (Italie) en 1749, Antoine Amédée Bruna s’embarqua en 1768 comme pilotin sur le Marquis de Castres allant au Bengale. Débarqué en juillet à l’île Bourbon (La Réunion), il resta dans la colonie et devint contrôleur des magasins du roi. Par la suite, il fut nommé commissaire civil et de police du quartier Saint-André. Epoux de Marguerite Suzanne Ricquebourg, il mourut dans cette localité en 1814 (source : site gw.geneanet.org). Rousseurs sur le 2e feuillet ; timbres d’enregistrement en première page
Lettre signée à M. Marais, à Saint-Denis.
Nantes, 25 mars [et 9 mai 1825]. 3 pp. in-4 (25,8 x 20,4 cm) sur une feuille double ; adresse, marques postales.
Le commerce des denrées provenant de l’île Bourbon (La Réunion). Armateur à Nantes, Félix Queneau fait parvenir à son correspondant le duplicata d’une lettre qu’il lui a envoyée le 25 mars 1825. Elle concerne la remise d’une lettre de change tirée sur les armateurs nantais Perchais & Meade, ainsi que l’envoi d’objets à Saint-Denis : fusils, tissus et livres. Il est ensuite question du prix des denrées : « Les sucres sont à des prix satisfaisants pour les expéditeurs, & l’on peut compter sur un beau prix pour cette année, la récolte des Antilles étant très peu de chose ; les belles qualités se vendent de 85 à 87 fr. Les cafés par continuation jouent un triste rôle, & ceux qui ont profité d’un moment de hausse qui a eu lieu sur cette fève, ont bien fait, car aujourd’hui l’on vend difficilement à 25 et 26 s pour les bonnes qualités » (25 mars 1825). Suit la lettre du 9 mai, dans laquelle Queneau accuse réception d’une lettre du 3 janvier arrivée par la Victorine, puis annonce à Marais qu’il a assuré l’envoi des objets mentionnés dans la lettre précédente pour 2 200 fr. Il précise aussi que la traite tirée sur Perchais & Meade a été acceptée et qu’il a pu créditer son compte pour le même montant. Puis il ajoute : « Dans le cas où vous feriez quelques envois de denrée, donnez la préférence aux sucres, qui donneront toute l’année de beaux résultats, vu que la récolte des Antilles a manqué & que nous n’avons pas d’approvisionnements. J’ai vendu 6 000 [de] sucre pour Mr Félix Delpit qui donnent de produit net $ 9,40/100 du quintal ; ainsi je pense qu’avec de semblables résultats l’on doit être tenté d’expédier. Les cafés se vendent difficilement & ne présentent que de la perte… » (9 mai 1825). Enfin, il demande à son correspondant de lui faire obtenir quelques consignations, compte tenu de la concurrence qu’il y aura cette année pour le fret, puis il l’invite à contribuer au chargement de son navire l’Eole. Document bien conservé.
Madagascar.
Paris, L'Agence de la France d'Outre-Mer, 1952. Lithographie originale en couleurs (66,5 x 103 cm).
Superbe et très grande affiche publicitaire de l'île de Madagascar, dessinée par Maurice Tranchant et publiée par L'Agence de la France d'Outre Mer. Dans le style des portulans anciens, la carte est décorée d'un titre inscrit sur une bannière, d'une rose des vents et d'un cartouche contenant une description de l'île, et illustré de personnages, de produits locaux et d'un portrait du maréchal Gallieni. Militaire et administrateur colonial français, ce dernier contribua à l'expansion de l'empire colonial français en Afrique, et notamment à Madagascar, à la fin du XIXe siècle. L'île est décorée de nombreuses vignettes figurant les productions de ses terres, ainsi que la faune et la flore. Les villes et les montagnes principales sont nommées. Maurice Tranchant de Lunel (1869-1944) était un artiste peintre, architecte et illustrateur français. En 1912, il fut nommé directeur du Service des antiquités, beaux-arts et monuments historiques du protectorat du Maroc par Lyautey. Il fut aussi le concepteur de la Grande Mosquée de Paris. Bel exemplaire, non entoilé. Pliures.
[Cartes des opérations militaires de la campagne du Maroc].
S. l., [vers 1930]. In-4, chemise à rabats fermée par des cordons.
Ensemble de 20 cartes dépliantes imprimées par le Service Géographique de l'Armée, et représentant les opérations militaires de l'armée française durant la campagne du Maroc. La campagne du Maroc (1907–1934) est une guerre coloniale, d'ordre politico-militaire, française amorcée sous la responsabilité du premier résident général français au Maroc Hubert Lyautey, alors général, pendant le règne du sultan Moulay Abdelaziz. Elle visait à combattre les résistances marocaines à l'établissement du protectorat français au Maroc (qui sera officiellement instauré par le traité de Fès du 30 mars 1912). Les premières batailles de la campagne française de lutte contre les résistants marocains débuta en 1907 avec l'insurrection de la confédération tribale des Chaouïa le 30 juillet, qui sera suivie du bombardement de Casablanca et de la campagne de la Chaouïa. Elle se poursuivit jusqu'en 1934, avec la réduction de l'Anti-Atlas, dernier bastion de la résistance, et la fuite de Merebbi Rebbu Ould Ma El Aïnin de Kerdous pour se réfugier au Sahara espagnol. Bon état de conservation.
Ensemble de 14 cartes postales anciennes.
S.l., [vers1920]. 9 x 14 cm.
On trouve ainsi représenté : - Oujda. Jeune femmeMarocaine. - Oujda. Ville indigène. - Oujda. Famille marocaine devant sa case. - Oujda. Fête du Ramadou. - Oujda. Campement de la Mahalla. - Tanger. Porte du grand Socco (marché). - Tanger. Magasin marocain. - Tanger. Coiffeur marocain en plein air. - Tanger. La ville, vue du phare. - Tanger. Le Wharf. - Tanger. Descente de douane. - Tanger. Scène de rue, près du Socco. - Tanger. la douane marocaine. - Tanger. Sur le grand Socco, près la Légation de France. Bon état.
[Vues côtières du Maroc].
S. l., [vers 1860]. Aquarelle originale sur papier (13 x 46,5 cm).
Ensemble de 5 aquarelles sur une même planche réalisées au lavis gris, représentant des vues de la côte atlantique marocaine, du nord au sud : - Cap Spartel — entrée du détroit de Gibraltar (nord). - Cap Blanc — côte entre Casablanca et Safi. - Cap Cantin — au nord de Safi. - Safi (Saffie) — port historique. On distingue la médina, les remparts, et les rochers caractéristiques au pied de la ville. - Mogador (Essaouira) — grand port du commerce atlantique marocain. On distingue la ville fortifiée, le château, le tombeau d'un saint, et l'île. Les vues sont tracées selon un rendu panoramique horizontal caractéristique des relevés hydrographiques de l'époque. Les annotations sont portées à la plume, en écriture soignée, directement sous ou à proximité de chaque vue. Ces planches constituent un témoignage précieux sur la représentation cartographique et maritime du Maroc à l'époque moderne. Très bon état de conservation.
[Loi accordant la liberté du commerce avec le Mozambique aux sujets Portugais des Indes].
Lisboa, 1755. In-4 de (2) pp., broché.
Loi du 10 juin 1755 ouvrant le commerce des ports mozambicains à tous les sujets de l'État portugais de l’Inde, et à toutes les marchandises sauf les perles de verre. Mais la loi ne fut mise en place que le 29juillet 1757 à cause de l’opposition interne du gouverneur général lui-même. Colonie portugaise depuis le XV° siècle, la côte du Mozambique, et particulièrement l’île du même nom, étaient une escale majeure dans le long voyage qui menait les navires portugais de Lisbonne jusqu’en Inde. Bon exemplaire.
Bénédiction d'un africain.
XVIII° siècle. Peinture originale sur toile montée sur chassis (58 x 47).
Saint François Xavier (1506-1552) était un missionnaire jésuite navarrais. Proche ami d'Ignace de Loyola, il fut un des cofondateurs de la Compagnie de Jésus. Ses succès missionnaires en Inde et en Extrême-Orient lui acquirent le titre d'«Apôtre des Indes». Béatifié en 1619, il fut canonisé trois ans plus tard par Grégoire XV. En 1541, il embarqua pour Goa alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l'Inde, et fit notamment une longue escale au Mozambique en attendant des vents favorables pour repartir. Il visita notamment le Mozambique, l'Archipel des Comores, Ceylan, Malacca, les îles Moluques, le Japon où il convertissa de nombreuses personnes, et mourut de maladie sur l'île chinoise de Shangchuan. Bon état de conservation.
Les explorations des Portugais antérieures à la découverte de l'Amérique.
Paris, Ernest Leroux, 1893. In-8 de (2) ff., viij-(1)-(1 bl.)-33 pp. , toile bordeaux, pièce de titre noire, couvertures conservées (reliure moderne).
Texte d'une conférence faite à Madrid en 1891, traduite et commentée par Alexandre Boutroue. Il est illustré d'une carte dépliante. Limité aux explorations avant 1492, l'auteur évoque la découverte des îles de l'Atlantique (Madère et les Açores), puis le début du contournement de l'Afrique par Christophe Colomb et Bartolomeo Diaz. Bon exemplaire. Envoi autographe signé du traducteur Alexandre Boutroue.
Guerrier Dankali. Côte orientale d'Afrique.
Vers 1940. Deux dessins originaux sur papier (320 x 235 mm), signés et légendés.
Représentation de deux guerriers Dankali, tribu originaire de Djibouti. Les deux dessins sont signés de Jean-Louis Paguenaud (1876-1952). Nommé peintre officiel de la marine en 1922, il voyagea en Amérique du Sud, en Amérique Centrale, en Asie et en Afrique. Chaque dessin comporte un envoi du dessinateur daté de 1943. Quelques piqûres affectent les dessins.
Discours sur le rétablissement de la compagnie d'Afrique.
Paris, Imprimerie Nationale, An 10 [1802]. In-8 de 10 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).
Discours prononcé devant le Tribunat le 30 avril 1802 dans lequel son auteur se prononce pour le rétablissement d'une Compagnie d'Afrique, sur le modèle de celle qui fut supprimée en 1791. Bon exemplaire. Inconnu de Monglond.
Ce que nous devons à nos colonies.
Paris-Nancy, Imprimerie Berger-Levrault, 1918. Lithographie originale (env. 65 x 45 cm).
Affiche de propagande sur la Première Guerre Mondiale, lithographiée par Victor Prouvé. Représentant un cavalier spahi, cette affiche rend hommage aux colonies françaises pour leur action durant la guerre : "Nous savons tous maintenant ce que nous devons aux milliers de volontaires indigènes qui ont combattu pour la France". Très bon état de conservation.
Méditerranée-Niger.
S. l., 1957. Carte exécutée à la gouache et à l’aquarelle, signée et datée dans la partie inférieure, et mesurant 3 m 35 sur 1 m 50 ; enroulée, bords renforcés, traces de fixation.
Très grande et spectaculaire aquarelle illustrant le projet d’une ligne de chemin de fer entre l’Algérie et le Niger. Réalisée au 1/800 000e, elle comprend une vingtaine de dessins aquarellés montrant des sites pittoresques d’Algérie, du Maroc et du Mali : Laghouat, Saïda, Meknès, Colomb-Béchar (actuellement Béchar), Timimoun, Ain Salah, Tessalit, Adrar des Iforas, etc. Elle comporte une rose des vents ainsi qu’une légende inscrite dans un cartouche dans l’angle inférieur gauche. La partie de la ligne déjà en exploitation, située entre Nemours (actuellement Ghazaouet, Algérie) et Abadla (à 90 km au sud-ouest de Colomb-Béchar), est représentée par un trait noir; celle en projet, qui doit traverser le Sahara entre Abadla et Niamey (Niger), est mentionnée par un tireté rouge; un trait marron donne le tracé de la piste transsaharienne n° 2. Au départ de Nemours, la ligne déjà construite se dirige vers le sud, emprunte la ligne Alger-Meknès-Casablanca, traverse la frontière marocaine, passe par Oujda (Maroc), puis se sépare de cette dernière pour prendre la direction du sud marocain: Berguent, Tendrara, Tamelt, Mengoub, Menahba, Talzaza, puis revient en Algérie pour passer par Colomb-Béchar et Abadla, la dernière localité desservie par le chemin de fer existant. Vient ensuite la partie en projet: à partir d’Abadla, la ligne prend la direction du sud et passe par Zerhamra (au sud-ouest de Beni Abbès), Ougarta, El Kseib, Kerzaz, Ksabi, Adrar, Reggane, Balise 250, Bidon 5, Bordj le Prieur. Elle passe ensuite au Soudan (le Mali actuel): Anefis, Tabankort, Taberichat, Ain Tassit. Elle se divise alors en deux branches, l’une se dirigeant vers Tombouctou (Mali), et l’autre vers Gao (Mali) et Niamey (Niger). Cette ligne passe à proximité de la piste transsaharienne n° 2, qui s’étend de Colomb-Béchar à Gao. Le chemin de fer transsaharien, ou chemin de fer Méditerranée-Niger, était un projet de traversée ferroviaire entre l’Afrique du Nord et l’Afrique occidentale française (AOF). Imaginé dès la seconde moitié du XIXe siècle, il fut interrompu en 1881 après l’attaque de la seconde mission Flatters. Relancé en 1939, il fut continué par le gouvernement de Vichy, puis par le gouvernement provisoire, avant d’être clos définitivement en 1949, la ligne s’arrêtant au barrage d’Abadla. Apparemment inédite, la présente aquarelle, réalisée vraisemblablement par Hippolyte Rigaill, témoigne d’une tentative de reprise du projet, peu avant l’indépendance des anciennes colonies françaises. Dans le Courrier du Maroc du 14 avril 1952, Hippolyte Rigaill est mentionné comme dessinateur, et comme membre du conseil municipal de la région d'Oujda. Dans celui du 3 avril 1953, on apprend qu'il participa à une exposition d'artistes locaux au grand hall des Services Municipaux : "notre ami Rigaill aime la mer et les grands espaces. Aussi est-ce une majorité de marines et de paysages, de dunes et de visages marocains qu'il présente à notre admiration. Peut-on lui reprocher de peindre sans artifice, de reproduire les choses telle qu'il les voit : avec beaucoup de soleil". Document d'une fraicheur et d'une taille exceptionnelle.
Relations de plusieurs voyages à la côte d'Afrique, à Maroc, au Sénégal, à Gorée, à Galam, etc.
Paris, Gueffier, 1791. In-8 de (2) ff., viij-341 pp.; demi-veau fauve à coins, dos lisse orné de filets, pièce de titre de maroquin rouge (reliure de l'époque).
Première édition, bien complète de la grande carte gravée dépliante dressée par Jean-Benjamin de Laborde, qui manque à la plupart des exemplaires. L'ouvrage est divisé en trois parties. La première relate le voyage de l'auteur vers le Sénégal, son naufrage sur la côte mauritanienne où il fut capturé et vendu comme esclave au Maroc, puis racheté et libéré (1783-1784). La seconde retrace un nouveau voyage au Sénégal où Saugnier remonta le fleuve pour acheter des esclaves à Galam et les livrer sur la côte aux navires négriers (1785-1786). La troisième traite du commerce avec le Sénégal "avec des détails intéressans pour ceux qui se destinent à la traite des Nègres, de l'or, de l'ivoire, etc.". Bon exemplaire. Quelques taches sur la carte. Boucher de La Richarderie, IV, 112. — Chadenat, 695. — Gay, 388. — Monglond, II, 335. — Playfair, Maroc, 457.
Ensemble de 51 cartes postales anciennes.
S.l., [vers 1920]. 9 x 14 cm.
Ensemble de cartes postales représentant notamment différentes ethnies ou tribues (Ouolof, Maures Trarza, Laobé), des vues (Marché aux poissons à Dakar, panorama de Saint-Louis, place du gouvernement sur l'île de Gorée, fleuve Sénégal à Saint-Louis), des scènes (préparation du couscous, élections), ou encore des métiers (musicien, bijoutier, cordonnier, sculpteur sur bois, marabout, tailleur). Bon état de conservation.
[Colon à l'éventail].
Vers 1870. Aquarelle originale et rehaut de blanc sur papier (29 x 20,5 cm), signée en bas à droite.
Très jolie aquarelle représentant un colon se pavanant au Sénégal, dessinée par le caricaturiste belge Draner. En arrière-plan se trouve un batiment arborant le drapeau français, ainsi qu'un couple d'africains dont l'homme porte une ombrelle. En 1814, le Sénégal fut donné à la France par le Traité de Paris, et se vit, par la suite, accorder le monopole du commerce. De 1854 à 1865, Louis Faidherbe fut nommé gouverneur de la colonie, et créa le port de Dakar. Bon état de conservation.