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RUSSIE.

Vues de Saint-Pétersbourg.

Vers 1860. Aquarelles originales (environ 30 x 10 cm), encadrées.

Ensemble de 2 vues panoramiques de Saint-Pétersbourg maginfiuement aquarellées. On trouve ainsi représenté divers monuments célèbres de la ville tels que la cathédrale Saint-Isaac, la Fontaine de l'Amirauté, le Monument à Nicolas Ier, ou encore le Palais Belosselski-Belozerski. Bel état de conservation.

SAINT-DOMINGUE — LABAN.

Lettre autographe signée.

Roseaux, paroisse Saint-Marc, 20 mai 1790. 4 pp. in-4 d'une écriture régulière et très lisible.

Lettre d'un français établi à Saint-Domingue, adressée à son oncle demeurant à Toulouse. Il est d'abord question de l'héritage de ses parents, dont il n'a encore rien reçu. Désireux de récupérer sa part, il a signé une procuration qu'il a envoyée à Toulouse en juin dernier. Ne sachant pas si les biens de ses parents ont été vendus, il demande à son oncle de lui fournir des explications. Il souhaiterait aussi avoir des nouvelles de son frère, Joseph Laban, et demande qu'on adresse son courrier dans une enveloppe au nom de "Monsieur Roux et Cie, négociant à Saint-Marc, isle St Domingue". Il précise aussi que les lettres à destination des îles ou de l'étranger doivent être affranchies de Toulouse pour Bordeaux (ou autre port de mer), sinon elles ne sont pas acheminées. La dernière partie évoque la situation dans la colonie : "Vers la fin de décembre dernier le paÿs a été sagement gardé par les Blancs et gens de couleur libres, plusieurs nègres annonçant ou laissant voir qu'ils auroient secoué le joug de l'esclavage le jour du premier de l'an, sur les faux bruits que ces êtres brutaux avoient ouï que le Roy les avoit affranchis… En mars dernier les gens de couleur au lieu-dit la Petite Rivière ont voulu se révolter. Le commandant de St Marc, M. de Campan, homme brave, les a repoussés et les a obligés de prêter en place publique le serment de fidélité, les chefs de cette conjuration ont été proscrits. Leur tête est à prix, on en a saisi quelques-uns, ils sont retenus en prison, et je pense qu'ils seront punis selon qu'ils le méritent. L'assemblée générale a été convoquée à St Marc d'où elle n'est pas prête à sortir. Il y a présentement dans cette ville deux ou trois cents membres qui composent ce corps…". Intéressante lettre, écrite un an avant le soulèvement des esclaves de Saint-Domingue (1791).

SAINT-DOMINGUE.

Contrat relatif à une construction. Pièce signée Barrault de Narçay, notaire.

Port-au-Prince, 1789. In-folio (31,4 x 20,2 cm) de 3 pp., sur une feuille double.

Contrat établi entre les frères Merceron, entrepreneurs en bâtiment à Port-au-Prince, et le sieur Gouin, représentant l'habitation-sucrerie Damien. Il concerne la construction d'un batardeau (digue ou barrage provisoire) sur l'habitation, aux conditions suivantes : les pilotis seront en bois de pitchpin de 22 à 27 pieds de long, fournis par l'habitation mais choisis par l'entrepreneur; ce dernier choisira les madriers ainsi que d'autres ustensiles nécessaires aux travaux, mais les ferrures seront fournies par l'habitation, etc. Il est aussi question du personnel : "Les ouvriers Blancs seront nourris aux dépens de l'habitation et ledit sieur du fief s'oblige de donner à chacun des ouvriers Nègres deux gourdins par semaine pour leur nourriture". Pour le règlement, les frères Merceron recevront 6600 livres dans la quinzaine à partir du début des travaux, et le surplus qui sera dû sera réglé pour moitié à la fin de la présente année, l'autre moitié à fin juillet 1790. En tout, 6 conditions forment ce contrat de construction. Située dans la plaine du Cul-de-Sac, près de Port-au-Prince, l'habitation Damien sera attribuée au général Rochambeau en 1802 (source : François Blancpain, La colonie française de Saint-Domingue, de l'esclavage à l'indépendance, p. 207). Intéressant manuscrit.

SAINT-DOMINGUE.

Ensemble de 10 documents manuscrits, lettres ou pièces signées.

Limonade, Saint-Louis, Port-de-Paix, Jacmel, etc., 1752-1825. Environ 15 pp. in-4 et in-folio; en feuilles. On joint deux duplicatas et un en-tête imprimé.

Cet ensemble comprend: - [HABITATION LEMAITRE]. Grande feuille de compte. [Limonade], 1752-1754, 1 p. in-folio repliée (restauration au niveau du pli central). Récapitulation des dépenses en fournitures, instruments, approvisionnements et frais divers, entre le 3 avril 1752 et le 7 mars 1754: clous, barriques de sel, outils de charpentier, houes, serpes, haches, chaudière, planches d’acajou pour le moulin, pelles de fer pour la sucrerie, droits d’octroi, frais de justice au sujet d’un esclave marron qui a été arrêté et blessé, etc. - DUCIS, procureur à Saint-Louis. Lettre autographe signée. Saint-Louis, 22 octobre 1771, 3 pp. 1⁄4 in-4. Concerne la succession d’Antoine Sigan, propriétaire à Saint-Domingue, au quartier de l’Asile, décédé le 4 octobre 1771. Il lègue son habitation, estimée à 270000 livres, à deux de ses neveux, dont l’un réside sur place, et l’autre en Languedoc. Ducis demande à son correspondant, un ami de la famille, d’entrer en contact avec le neveu resté en France et de le mettre en garde contre certaines personnes qui pourraient avoir des vues sur son héritage. - QUILHET, propriétaire d’une habitation. Lettre autographe signée à son frère, à Carcassonne. Château-Gaillard (Saint-Domingue), 24 octobre 1784, 1 p. in-4, adresse. Il annonce qu’il retournera en France en mars ou avril prochain. N’emmenant pas d’argent, il demande l’autorisation à son frère de tirer une lettre de change sur lui pour payer le passage et les autres frais. Il déclare posséder «un assez joli capital» mais ajoute: «tout ce que je fais sur l’habitation passe pour la nourriture des Nègres et les ustensiles et les réparations qu’il faut faire…». - GODARD (Antoine Nicolas). Lettre autographe signée à son frère, négociant à Lyon. Bas-Moustique, 12 avril 1786, 3 pp. in-4, adresse. Il annonce avoir vendu des marchandises à perte lors de son séjour à Philadelphie, notamment des soieries, puis il est parti pour Le Cap où il a eu beaucoup de mal à se défaire de ce qui lui restait. Les affaires ne s’améliorant pas, il a été obligé d’accepter une place de précepteur chez un habitant, puis il a obtenu un poste d’économe dans une indigoterie, l’habitation Audigé, avant de renoncer au commerce. La suite concerne les pièces à fournir pour la succession de son père, dont il a appris le décès. - FAURE (Charles), conseiller du Roi, sénéchal, juge civil et criminel. Pièce signée. Port-de-Paix, 8 avril 1786, 1 p. in-8. Certificat de vie pour Antoine Nicolas Godard, né à Lyon le 19 mars 1755. Le document est également signé par ce dernier. On joint un duplicata. - AUDIGE, propriétaire à Saint-Domingue. Lettre autographe signée à M. Godard, à Lyon. Port-de-Paix, 17 avril 1786, 2 pp. in-4. Lettre en rapport avec la succession de Godard père. Il demande aussi à son correspondant de lui acheter des toiles de Flandres très fines, et de les adresser à la maison Foucher & Duchamp, négociants au Cap. On joint un duplicata. - FORTUNAT, curé de la paroisse d’Ouanaminthe. Pièce autographe signée. Ouanaminthe, 3 mars 1790, 1 p. in-4. Extrait des registres de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. Concerne l’inhumation, le 7 octobre 1789, de Françoise Sans, décédée sur son habitation à l’âge d’environ 62 ans; elle était l’épouse de François Saillier, ancien capitaine au régiment du Royal-Pologne. Le texte est suivi d’une longue apostille signée de Jacques Barthélémy Dhudicourt, conseiller du Roi, sénéchal, juge civil et criminel de la sénéchaussée du Fort Dauphin, attestant l’authenticité de la signature du curé (cachet de cire rouge aux armes de France). - LASERRE aîné, négociant à Bayonne. Lettre signée à MM. Foache et Cie, au Havre. Bayonne, 10 décembre 1791, 1 p. in-4, adresse. Il demande des nouvelles du navire l’Assemblée nationale, capitaine Corbille, armé par MM. Ruelland et Cie, du Havre, qui devait faire la traite sur la côte d’Angola et se rendre ensuite à Saint-Domingue. Il demande aussi le cours des «denrées d’Amérique» de son correspondant ainsi que des nouvelles de ce pays. - DODARD, négociant. Lettre autographe signée à Lachèvre neveu, à Rouen. Jacmel, 18 janvier 1821, 1 p. in-4, adresse (restaurations). Il annonce son arrivée à Saint-Domingue après 45 jours de traversée. Ne pouvant vendre sa «pacotille» sur place, sinon à perte, il va apporter ses marchandises à Saint-Marc, «ville située près du Port-au-Prince, & soumise au gouvernement haïtien depuis la révolution du Nord», afin d’en tirer un meilleur produit. - INGINAC (Balthasar), général de brigade, secrétaire général de la présidence d’Haïti. Lettre signée au comte de Marbois, président de la Chambre des Comptes à Paris. Port-au-Prince, 28 novembre 1825, 1 p. 1⁄4 in-folio, en-tête imprimé de la République d’Haïti, avec la devise «Liberté, Egalité». Dans cette lettre, écrite «l’an 22e de l’Indépendance», Inginac demande à l’ancien intendant de Saint-Domingue de bien vouloir lui envoyer quelques exemplaires de ses ouvrages concernant les finances et leur vérification. On joint un en-tête imprimé de la République haïtienne, comportant une grande vignette gravée sur bois accompagnée de la devise «Liberté ou la Mort» (1 f. in-16 oblong, monté sur papier fort). Bel ensemble sur l’ancienne colonie française de Saint-Domingue et la République d’Haïti. Provenance: Jean-Louis Debauve, magistrat, historien et critique littéraire (cachet sur chaque document portant la mention «Des archives et collections de J.L. Debauve»).

SAINT-HILAIRE.

Rapport sur l'administration de la justice aux colonies.

Paris, Imprimerie Royale, 1836. In-8 de 27 pp. ; cartonnage de papier gris, titre au dos (reliure moderne).

Pour la première fois, et sur le même modèle que cela se pratiquait pour la métropole, le conseiller d'état Saint-Hilaire, directeur des colonies, dresse un tableau de l'administration de la justice dans les colonies. L'auteur du rapport déplore un manque de données qui ne lui permettent pas de poursuivre très loin son analyse, mais il constate tout de même que, avec des effectifs moindres, les justices coloniales règlent un nombre d'affaire comparable à celui de la plupart des département français. Bel exemplaire.

SAINTARD (Pierre-Louis de).

Essai sur les colonies françoises; ou discours politiques sur la nature du gouvernement, de la population & du commerce de la colonie de S. D.

Paris, 1754. In-12 de (4) ff., 360 pp.; demi-veau marbré, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges mouchetées (reliure de l'époque).

Première, et seule édition ancienne. À l'aide de 11 discours l'auteur donne une vue générale sur l'histoire de l'administration de Saint-Domingue qu'il considère comme héritière "du gouvernement propre aux flibustiers, fondateurs des colonies, qui s'est conservé dans une population civile". Pour lui, il résulte que le gouvernement de Saint-Domingue est dominé par l'arbitraire et qu'il est urgent de faire "rentrer les colonies dans la circulation politique des lois nationales" (pages 38 et 39). La seconde partie, annoncée dans la table ne fut jamais publiée. Les cartons des pages 107/108 & 207/208 sont reliés en fin de volume. [Relié en début de volume:] - [JEFFERYS (Thomas)]. Conduite des françois par rapport à la Nouvelle Écosse, depuis le premier établissement de cette colonie jusqu'à nos jours. Londres [Paris ?], 1755. (1) f., xiv-281 pp. Ouvrage peu commun traduit en français et annoté par Georges-Marie Butel-Dumont. Sans la carte de l'Acadie, extrêmement rare, que l'on ne trouve que dans quelques exemplaires. Bel exemplaire. Leclerc, 732, II, 1411. — Sabin, 35958, 75518.

SAINTARD (Pierre-Louis de).

Roman politique, sur l'état présent des affaires de l'Amérique, ou lettres de M*** à M***. Sur les moyens d'établir une paix solide & durable dans les colonies, & la liberté générale du commerce extérieur.

Amsterdam, et se trouve à Paris, Veuve Duchesne, 1779. In-12 de (2) ff., 352 pp.; veau moucheté, dos lisse orné, filet à froid encadrant les plats, coupes filetées, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Seconde édition de cet ouvrage rare. L'ouvrage se présente comme une série de 18 lettres, datées de juillet à septembre 1756, au moment du début de la guerre de Sept Ans au Canada. L'auteur, syndic de la Compagnie des Indes, s'y livre à un examen de l'implication des différentes nations européennes en Amérique du Nord, en vue d'établir un équilibre du pouvoir entre les nations colonisatrices, ce qui permettrait d'éliminer la guerre et d'encourager le commerce. Bel exemplaire. Cachet de la bibliothèque du chateau de la Roche-Guyon sur le titre. Mouillure claire dans la marge externe. Sabin, 75521. — Manque à Leclerc.

SAINTE-MAURE (Charles de).

Nouveau voyage de Grèce, d'Égypte, de Palestine, d'Italie, de Suisse, d'Alsace, et des Pais-Bas, fait en 1721, 1722, & 1723

La Haye, Pierre Gosse, Pierre de Hondt, 1724. In-12 de xx-(2)-412 pp. ; veau fauve, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, coupes filetées, tranches rouges (reliure de 'époque).

Première édition, illustrée d'une vignette de Bernard Picart sur le titre. Ouvrage rédigé sous forme de lettres dans lesquelles l'auteur relate son voyage, pendant environ une année, en Grèce, en Égypte et en Palestine, ainsi que son trajet de retour par la Suisse, l'Alsace et les Pays-Bas. Bon exemplaire. Petite mouillure claire en marge de plusieurs feuillets. Blackmer, 1474. — Gay, 97. — Hage Chahine, 4275.

SANTO-DOMINGO (capitaine).

Exposé de la conduite de M. Santo-Domingo, commandant le vaisseau le Léopard, en station à Saint-Domingue.

Paris, Imprimerie de Quillau, 1791. In-8 de 16 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux au dos avec le titre en long (reliure moderne).

Récit en forme de justification du capitaine en second du Léopard, en mouillage à Port-au-Prince en juillet 1790. Nommé capitaine par l'équipage (car son titulaire était à terre et refusait de remonter à bord), et il embarqua, après une escale à Saint-Marc, les membres de l'Assemblée Générale (nouveau nom de l'Assemblée Coloniale) et les mena en France. [Joint, du même:] - Conduite de M. de Santo-Domingo, lue par lui-même à l'Assemblée Nationale, le 7 octobre 1790. Paris, Didot fils aîné, 1790. In-8 de 8 pp.; cartonnage de papier marbé à la bradel, pièce de titre de maroquin citron au dos avec le titre en long (reliure moderne). Bons exemplaires. Correction manuscrite de l'époque page 5 du premier texte. Max Bissainthe, 5714, 7916, 7917. — Sabin, 76875 & 76874.

SELDEN (John).

Mare clausum, seu de domino maris.

Leyde, Jean et Théodore Maire, 1636. Petit in-4 de (6) ff., 244 pp.; vélin souple, titre inscrit en long au dos (reliure de l'époque).

Édition publiée un an après la première parue à Londres en 1625. Elle est illustrée de quelques figures dans le texte, de 3 planches gravées sur bois (dont une carte des îles Britannique), et d'une carte dépliante de l'Angleterre gravée sur cuivre. Juriste et humaniste anglais, John Selden fut membre du parlement et défenseur des libertés contre la raison d'état (et le roi). Au moment de la rédaction de cet ouvrage, il était en liberté surveillée, après avoir été emprisonné plusieurs mois, sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui. Le roi Charles Ier lui accorda la liberté contre la rédaction de ce traité. Son titre Mare clausum (la mer fermée) indique bien son sujet. Il s'agit d'un traité juridique défendant la souveraineté britannique sur les mers environnantes. C'est aussi une réponse à l'ouvrage de Grotius, Mare liberum, publié en 1609, qui prônait la liberté des mers, considérant qu'il s'agissait d'un territoire international que chacun pouvait parcourir. Bon exemplaire en vélin de l'époque. Légères rousseurs, petite galerie de ver dans la marge interne.

SHARP (Granville).

An Appendix to The Representation, (Printed in the Year 1769) of The Injustice and Dangerous Tendency of Tolerating Slavery, or of Admitting the least Claim of Private Property in the Persons of Men in England.

London, Benjamin White, 1772. In-8 de 28 pp.; broché.

L'auteur imprima ce texte alors qu'il défendait James Somerset, jeune esclave américain baptisé ayant fuit son maitre anglais et réclamant la liberté. Le président de la Cour Royale, Lord Mansfield, rendit un arrêt resté célèbre et qui fit jurisprudence, disant qu'en l'absence de loi autorisant l'esclavage sur le sol anglais, le fugitif ne pouvait être remis à son maître. Bon exemplaire. Note manuscrite de l'époque sur le titre. Feuillets écornés, petites piqûres.

SONTHONAX (Léger-Félicité).

Discours sur la situation actuelle de Saint-Domingue, & sur les principaux évènemens qui se sont passés dans cette île depuis la fin de floréal an 4, jusqu'en messidor de la 5 de la république.

Paris, Imprimerie Nationale, An 6 [1798]. In-8 de 26 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Discours prononcé devant le Conseil des Cinq-Cents le 4 février 1798. Le 29 avril 1792, l'auteur fut nommé comme l'un des trois commissaires civils pour Saint-Domingue, et il séjourna sur l'île du 18 septembre 1792 au 14 juin 1794, période durant laquelle il proclama la liberté des esclaves. En 1795, il fut placé par le Directoire à la tête d'une nouvelle commission civile et retourna sur l'île en mai 1796. élu député de Saint-Domingue au Conseil des Cinq-Cents, il quitta définitivement l'île le 24 août 1797. L'objet de son discours est le compte-rendu de cette seconde. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 8016. — Inconnu de Monglond. — Sabin, 97117.

TARBÉ (Charles).

Discours sur l'état actuel de la colonie de Saint-Domingue.

Paris, Imprimerie Nationale, prairial an V [1797]. In-8 de 18 pp.; cartonnage de papier marbré, pièce de titre de maroquin rouge (reliure moderne).

Cinq ans après un Rapport sur les troubles de Saint-Domingue, fait à l'Assemblée Nationale, au nom du Comité Colonial, Charles Tarbé, désormais député de l'Yonne au Conseil des Cinq-Cent, prononça un nouveau discours lors de la séance du 30 mai 1797, dans lequel il demandait le rappel des agents du Directoire, Sonthonax et Raimond, et l'annulation de toutes les décisions qu'ils avaient prises. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 8093. — Inconnu de Sabin et de Monglond.

THIERRY (Charles, baron de).

Pièce autographe signée.

Vers 1850. Etiquette in-64 oblong (4,8 x 7,8 cm) de 1 p. sur papier fort, montée sur une feuille comportant des annotations.

Neveu de Thierry de Ville-d'Avray, intendant du garde-meuble de la Couronne, le baron de Thierry (1794-1864) commença une carrière diplomatique, puis acheta, en 1821, de vastes terrains situés dans l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, à proximité de la baie des Iles et de la rivière Hokianga. Il proposa alors la création d'une colonie et prit le titre de "chef souverain de la Nouvelle-Zélande". Arrivé dans l'île en 1837, il ne fut pas reconnu par les chefs Maoris, ni par les autorités britanniques ou françaises. Après l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne en 1840, il dut renoncer à ses prétentions. La présente étiquette, authentifiée par un collectionneur d'autographes du XIXe siècle qui la monta sur papier vergé et ajouta une notice biographique ainsi que la description des armoiries de Thierry, contient le texte suivant : "Verre volcanique dont se servaient anciennement les Néozélandais pour tailler la chère [sic] humaine dans leurs festins anthropophages". Elle servait probablement à désigner, dans une collection d'objets récoltés sur place, le verre volcanique dont les bords devaient être particulièrement tranchants. Curieux document. Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs, Océanie, pp. 361-362.

TOURVILLE (Anne-Hilarion de Cotentin, comte de).

Signaux généraux de monsieur le comte de Tourville, vice-amiral de France, portant pavillon d'amiral, & général de l'armée navalle [sic] du roy.

Entre 1689 et 1693. Petit in-folio de 79 pp.; demi-veau havane à coins, dos à nerfs fileté or (reliure à l'imitation).

Rare document, imprimée à petit nombre, répertoriant les différents signaux utilisés par l'escadre commandée par le comte de Tourville (nombre de coups de canon, couleurs et formes des pavillons ainsi que leurs emplacement dans la mâture). Anne-Hilarion de Costentin de Tourville fut nommé vice-amiral de la flotte du Levant en 1689, après la mort de Duquesne, et était commandant de fait de la Marine Royale, puisque le vice-amiral du Ponant, le maréchal d'Estrée, ne prenait plus la mer. Il participa aux combats de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, et fut nommé maréchal en 1693. Bon exemplaire. Petite mouillure et tache d'encre dans l'angle supérieur des pages, rare piqures. Inconnu de Polak.

VAUBLANC (Vincent-Marie VIENOT de).

Discours sur l'état de Saint-Domingue et sur la conduite des agens du Directoire.

Paris, Imprimerie Nationale, prairial an V [1797]. In-8 de 48 pp. ; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin orange (reliure moderne).

Discours prononcé devant le Conseil des Cinq-Cents le 29 mai 1797 dans lequel l'auteur, natif de Saint-Domingue où son père était cantonné, demande le rappel des envoyés du Directoire à Saint-Domingue (Sonthonax, Leblanc, Raymond et Giraud) coupables d'abus de pouvoir. Bon exemplaire. Petite galerie de ver dans la marge en fin de volume. Max Bissainthe, 8293. — Inconnu de Monglond. - Sabin, 98682.

VAUX (Roberts).

Mémoire sur la vie d'Antoine Bénezet. Abrégé de l'ouvrage original.

Londres, Vogel, 1824. In-8 de (1) f., iv-(2)-88 pp. ; broché, couverture bleue muette.

Protestant d'origine française devenu Quaker durant son séjour en Angleterre, Antoine Benezet migra avec sa famille en Amérique en 1731. Il y ouvrit la première école publique pour filles à Philadelphie, et s'intéressa à l'instruction des sourds-muets. Il fut surtout connu pour son opposition à l'esclavage et pour son action en faveur de l'instruction des Noirs pour lesquels il créa une école du soir en 1750 puis, en 1770, la Negro School. Bon exemplaire. Ex-libris manuscrit du pasteur Emilien Frossard (1802-1881), dessinateur et fondateur de la société Ramond pour l'étude scientifique des Pyrénées. Dos et partie du premier plat passé, petites déchirures au dos. Sabin, 98703.

VAZQUEZ QUEIPO (Vicente).

Cuba, ses ressources, son administration, sa population, au point de vue de la colonisation européenne et de l'émancipation progressive des esclaves.

Paris, Imprimerie Nationale, 1851. In-8 de (2) ff., xx-594 pp.; demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition, traduite de l'espagnol et annoté par Arthur d'Avrainville, et illustrée d'un tableau dépliant. Alors que, dans les colonies anglaises puis françaises des Antilles, l'esclavage avait été ou allait être aboli, l'Espagne s'interrogeait sur les moyens de maintenir la prospérité dans l'île de Cuba. En 1844, le procureur fiscal de la surintendance des finances rédigea un rapport dans lequel il critiquait la gestion de la colonie par sa métropole et proposait un plan de développement par une immigration blanche et une abolition progressive de l'esclavage, le tout accompagné de nombreux documents sur la fiscalité, les ressources et l'administration de l'île. Bel exemplaire. Envoi autographe signé de l'auteur au duc de Luynes. Sabin, 67081.

VERNEUIL — CLAUSSON (L. J.) — MILLET (Thomas) — BRULLEY (Augustin-Jean).

Faction anglaise, ses projets. Adresse à la Convention nationale.

Paris, Laurens, 1795/1796. In-8 de 15 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge en long (reliure moderne).

Brochure non datée, et signée par Verneuil, L'Archevesque-Thibaut, Thomas Millet, Brulley, Duny, Clausson, Page, et Legrand secrétaire. Les signataires, qui étaient sortis de prison après la loi du 30 septembre 1794, demandent que leurs papiers, qui ne sont plus sous scellés, mais ont été saisis par la commission des colonies, soient enfin examinés. Bon exemplaire. Max Bissainthe, 8316. — Inconnu de Sabin.

VERNEUIL.

Réponse des colons de Saint-Domingue, à l'adresse de Polverel et Sontonax.

Paris, Lefortier, 1794. In-8 de 20 pp.; cartonnage de papier marbré à la bradel, pièce de titre de maroquin brun en long (reliure moderne).

Opuscule, daté du 25 août 1794, et signé de "Verneuil, déporté par Sonthonax". Il sagit de l'un des colons de Saint-Domingue qui fut exilé par Léger-Félicité Sonthonax et Étienne Polverel, commissaires civils pour Saint-Domingue, envoyés par l'Assemblée Législative pour y faire appliquer la loi qui accordait la pleine citoyenneté à tous les libres de couleur. Cette justification fut publiée alors que les commissaires civils avaient été rappellés en France et mis en accusation. Pour leur défense, ils assurèrent que les exilés avaient pour projet "de faire égorger les citoyens les uns par les autres, et livrer nos propriétés aux émigrés de Coblentz". Bon exemplaire. Max Bissainthe, 8319. — Sabin, 99242.

VIETNAM.

Une rue dans Cholon.

1903. Fusain en couleurs signé du monogramme AT (47,7 x 32,5 cm), monté sous passe-partout.

Très beau dessin original représentant une rue de Cholon avec au premier plan un groupe de personnes attablé prenant leur repas. Cholon est un quartier de Hô-Chi-Minh-Ville (anciennement Saïgon), au Vietnam. Il se caractérise par son commerce du riz, et on y trouve une très forte communauté chinoise implantée à la fin du siècle. Situé jadis à l'écart de la ville, il fait aujourd'hui partie de ses 5e et 6e arrondissements. Bon état de conservation.

VOLTAIRE (François-Marie Arouet de).

Fragments sur l'Inde, et sur le général Lalli.

Lausanne, 1773. In-8 de (2) ff., 162 pp.; veau granité, dos lisse orné, pièce de titre verte, coupes ornées, tranches marbrées (reliure de l'époque).

Édition publiée la même année que l'originale. Le général Thomas-Arthur de Lally-Tollendal, gouverneur général de l'Inde française, fut condamné à mort puis exécuté, en 1766, car rendu responsable de la perte des établissements français en Inde durant la guerre de Sept Ans. Cette exécution produisit une grande indignation en France et en Europe, et Voltaire, alors âgé de 79 ans, publia ce mémoire. Il y dénonce le jugement de haute trahison, et, en parti grâce à son soutien, le fils du général obtiendra une révision du procès, et la cassation du jugement de haute trahison, mais pas la réhabilitation complète de son père. Bel exemplaire. Habiles restaurations. Bengesco, Bibliographie des œuvres de Voltaire, 1828.

WOODARD (David).

Relation des malheurs et de la captivité, pendant deux ans et cinq mois, du capitaine David Woodard, et de quatre de ses compagnons, dans l'isle de Célébès, située sous la ligne équinoxiale. avec la description de cette isle, de ces productions, et des mœurs et coutumes de ses habitans.

Paris, F. Buisson, an XIV-1805. In-8 de (2) ff., 322 pp.; basane racinée, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge, coupes ornées, tranches mouchetées (reliure de l'époque).

Première édition française, illustrée du portrait de l'auteur, de 2 cartes gravées dépliantes, et de 2 planches gravées représentant des types de bateaux. Ouvrage rédigé par William Vaughan d'après le récit de David Woodard, capitaine au service de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales. La première partie retrace la captivité de l'auteur; elle est suivie d'une description de l'île des Célèbes (géographie, population, sciences naturelles, mœurs, administration) puis d'une réunion de "relations de longs jeûnes et de souffrance" tant en mer qu'à terre. Bon exemplaire. Quelques piqûres. Boucher de La Richarderie, V-173. — Hill, 1912 (pour l'édition anglaise).

WYSE (Lucien).

Le canal de Panama. L'isthme américain. Exploration; comparaison des tracés étudiés. Négociations; état des travaux.

Paris, Hachette et Cie, 1886. Grand in-8 de (2) ff. 399 pp., (2) ff.; demi-chagrin marine à coins, dos à nerfs orné, tête dorée, non rogné (reliure de l'époque de Ch. Magnier).

Première édition, illustrée du portrait de l'auteur, de 2 cartes dépliantes en couleurs, d'un tableau dépliant, et de 90 illustrations gravées sur bois dans le texte. Ingénieur et géographe, l'auteur fut chargé de diriger l'équipe d'ingénieurs qui avait prospecté et étudié plusieurs projets de percement de l'isthme de Panama. Il signa le traité de concession avec la Colombie puis fut chargé de superviser l'éxécution du canal. Son ouvrage retrace toutes ses étapes avec une nombreuse documentation et iconographie. Bel exemplaire. Envoi autographe signé de l'auteur à A. Darimon. Ex-libris gravé armorié de l'auteur.

WYSE (Lucien).

Le canal de Panama. L'isthme américain. Exploration; comparaison des tracés étudiés. Négociations; état des travaux. [Relié avec :] Canal interocéanique de Panama. Mission de 1890-91 en Colombie. Rapport général.

Paris, Hachette et Cie, Librairie Achille Heymann, 1886-1891. Grand in-8 de (2) ff. 399 pp., (2) ff., (2) ff., 154 pp. ; demi-chagrin rouge à coins, dos à nerfs orné de caissons, tête dorée, non rogné (reliure de l'époque).

Première édition, illustrée du portrait de l'auteur, de 2 cartes dépliantes en couleurs, d'un tableau dépliant, et de 90 illustrations gravées sur bois dans le texte, et d'une grande carte dépliante pour le second texte. Ingénieur et géographe, l'auteur fut chargé de diriger l'équipe d'ingénieurs qui avait prospecté et étudié plusieurs projets de percement de l'isthme de Panama. Il signa le traité de concession avec la Colombie puis fut chargé de superviser l'éxécution du canal. Le premier ouvrage retrace touts ses étapes avec une nombreuse documentation et iconographie. Mais, en 1889, la première société de Panama fit faillite, et le liquidateur le chargea d'une nouvelle mission d'étude pour savoir s'il était possible de reprendre la construction. C'est l'objet du second ouvrage. Bel exemplaire. Envoi autographe signé de l'auteur à J. Chaffanjon daté de 1891, en "souvenir de notre rencontre à Bogota". Il doit s'agir de Jean Chaffanjon, un explorateur qui mena trois missions dans le bassin de l'Orénoque entre 1884 et 1890. Ex-libris gravé armorié de l'auteur au nom de Lucien Napoléon-Bonaparte-Wyse. Il est en effet le fils de Lætitia Bonaparte, nièce de Napoléon I.

ZEILLER (Mathias).

Topographiæ Galliæ.

Francfort, Gaspard Merian, 1655-1661. 13 parties en 2 volumes in-folio de 36 pp., (4) ff., pp.37-97, (3) ff. - (2) ff., 35 pp., (1) f. - (2) ff., 38 pp., (2) ff. — (2) ff., 25 pp., (1) f. - 24 pp., (1) f. - 26 pp., (2) ff. - 71 pp., (2) ff. - 30 pp., (2) ff., pp.31-47, (1) f. - 28 pp. - 58 pp., (3) ff. - 80 pp., (2) ff. - 39 pp., (1) f. - 37 pp., (1) f. ; vélin ivoire, titre et tomaison frappés or sur les dos, tranches bleues (reliure de l'époque).

Edition originale, en allemand, qui fut aussi publiée en latin et en hollandais. Elle est illustrée de 8 titres gravés, d'un frontispice allégorique, de 18 cartes à double-page et de 308 planches gravées, certaines comportant plusieurs vues. La Topographie de Zeiller constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654, les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire bien conservé dans son vélin de l'époque. Quelques rousseurs et quelques feuillets uniformément brunis.

ZELLER (Hanna).

Fleurs de la Palestine.

Bâle, C. F. Spittler, 1875. In-8; percaline verte, décor noir et or sur le premier plat, dos lisse orné, plats biseautés (reliure de l'éditeur).

Première édition, illustrée de 54 planches de fleurs en chromolithographie. Fille de l'évêque de Jérusalem Samuel Gobat, fondateur de la première école chrétienne de cette ville, et épouse du missionnaire suisse John Zeller, Hanna Zeller réalisa les aquarelles reproduites ici lors de son séjour en Palestine. Bel exemplaire; très rares piqûres.