604 résultats

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Tailleur de pierre.

[Paris, 1825-1827]. 185 x 175 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Un bonze.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MANESSON-MALLET (Allain).

Lune.

[1683]. 160 x 102 mm.

Estampe gravée issue de La Description de l'Univers, véritable encyclopédie géographique abondamment illustrée, publiée en français puis en allemand. Texte français au verso. D'abord ingénieur des camps et armées du roi de Portugal, Alain Manesson-Mallet fut nommé, dès son retour en France, maître de mathématiques des pages de la petite écurie de Louis XIV. On a également de lui Les Travaux de Mars (1671) et La Géométrie pratique (1702). Bel exemplaire. Pastoureau, MANESSON-MALLET, I.

MANOYER (François).

[TOULON] La Flotte française en rade de Toulon. Visite du Président de la République et de l'escadre italienne.

Toulon, Clavel, [1890]. 266 x 747 mm.

Estampe dessinée par François Manoyer et lithographiée en couleurs par Becquet Frères. Elle figure une parade de la flotte française en rade de Toulon, qui se déroula en 1890, lors de la visite du Président de la République Sadi Carnot, et de l'escadre italienne venue le saluer. En bas à gauche on peut voir le canot présidentiel. Au bas de l'estampe figurent les noms de tous les cuirassés représentés, français et italiens : le Corse, la Provençale, le Forbin, le Courbet, le Trident, le Bayard, le Duguesclin, le Ruggero di Lauria, ou encore le Piemonte. Dans le fond à gauche, on distingue ce qui semble être la tour du fort Balaguier. Bon exemplaire. Déchirure dans la marge gauche restaurée, rousseurs légères. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'imprimerie et de la librairie, Septembre 1890, 1505, p. 624.

MARIE (P.) & BERNARD (A.).

Nouveau plan de Paris fortifié.

Paris, P. Marie et A. Bernard, 1855. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 610 x 888 mm ; sous étui de papier marbré avec titre en lettres dorées au dos.

Beau plan de Paris dressé peu après le début des travaux d'Haussmann. Il figure les deux murs d'enceinte de Paris, le mur des Fermiers Généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville, et l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Au-delà de l'enceinte de Thiers, on peut voir les 16 forts détachés construits en même temps que l'enceinte (forts de Vincennes, Charenton, Ivry, Bicêtre, Montrouge, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge et vert. La ville est divisée en 12 arrondissements, dont les numéros sont inscrits sur des bandeaux aquarellés. Il faudra attendre le 16 juin 1859 pour que soient créés les 20 arrondissements, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux seront annexés à Paris. Quatorze vignettes de monuments ornent le plan : Arc de Triomphe, Bastille, Hôtel de Ville, etc. La Seine est décorée de plusieurs bateaux. Le plan montre également les lignes de chemins de fer illustrées de trains. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Petits défauts d'usage à l'étui. Vallée, 2053.

MARTIN (Charles) & GAZETTE du BON TON.

De la Pomme aux Lèvres. Travesti de Redfern.

Février 1913. 207 x 135 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe princesse de John Redfern en velours frappé incrusté de paillettes d'argent, s'ouvrant sur le devant et laissant voir un dessous de mousseline de soie. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

MAUBORGNE (J. N.).

[JEU de l'OIE] Jeu géographique des LXXXIII départemens présenté à la Convention Nationale.

Paris, Basset, 1792. 536 x 773 mm, doublé de papier fort.

Très rare jeu de l'oie révolutionnaire dédié aux départements français nouvellement constitués. J.N. Mauborgne, ancien professeur de géographie à Paris, créa ce jeu en l'honneur du gouvernement de la Convention nationale pendant la Révolution française. Le but du jeu était de voyager à travers la France républicaine divisée en 83 départements. Chaque case de la carte représente un département différent avec sa capitale, ou chef-lieu. De distance en distance, sont placés, à côté de ces petites cartes numérotées, des coqs gaulois, oiseau symbolique de la Nation, des courriers au galop, des dés, une sentinelle, une auberge, etc, qui représentent pour les joueurs autant d’obstacles à franchir ou à éviter avant d’arriver au but. Les joueurs se déplacent d'un département à l'autre, pour finir sur l'île méditerranéenne de Corse divisée en 9 districts, surmontée d’un faisceau républicain couronné du bonnet phrygien, entouré de lauriers, d’armes et de drapeaux entrecroisés avec les emblèmes des trois ordres de l’État (épée, crosse et bêche), le tout décoré d’une légende où se lisent les mots : Liberté, Égalité. Le plateau du jeu présente également, en carton, une carte de la colonie française de Saint-Domingue, un médaillon contenant la division de la France, et un médaillon contenant une carte de la France en 83 départements. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très rare édition datée de 1792, qui semble être la première. Une autre édition a été publiée en 1795, avec le titre "Jeu géographique de la République Française présenté à la Convention Nationale". Contours aquarellés à l'époque. Manques dans les marges, manque au niveau de la carte de la Loire Inférieure, manque dans les coins droits, déchirures dans les parties gauche et droite du jeu, près du trait d'encadrement.

MERCATOR (Gerard) & HONDIUS (Jodocus).

[MAROC] Marocchi regnum.

[Dordrecht, Adrianus Bottius, 1610]. 157 x 186 mm.

Carte gravée du royaume du Maroc entre Rabat et Agadir, issue de la seconde édition de l'Atlas Minor de Mercator et Hondius. Texte latin au verso. C'est à Gérard Mercator, l'un des plus célèbres géographes de son temps, que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Après l'énorme succès remporté par ses atlas in-folio, Mercator conçut le projet de publier un atlas d'un format plus petit et plus maniable, donc moins onéreux et accessible à un plus large public. Publié pour la première fois en 1607, l'Atlas Minor connut un très grand succès et fut maintes fois traduit. Bel exemplaire.

MERCATOR (Gerard).

Asia ex magna orbis terræ descriptione Gerardi Mercatoris.

[Amsterdam, 1613-1616]. 355 x 523 mm.

Belle carte de l'Asie, issue de l'édition française de l'Atlas sive cosmographicæ meditationes de fabrica mundi, en français L'Atlas ou Méditations cosmographiques de la fabrique du monde, le plus important des atlas de Mercator, dont la première édition fut publiée avec un texte latin en 1595. Texte français au verso. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un vaisseau près des côtes du Japon. La Mer du Japon est appelée Mer de Cin. En bas à droite, on aperçoit les côtes de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie, appelée Terræ Australis pars. Gérard Mercator est l'un des plus célèbres géographes de son temps. C'est à lui que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs dans la marge inférieure. Koeman, 8000:1A.

MERIAN (Matthäus).

[PARIS] Prosp. der Statt Parys wie solche an ietzo anzusehen 1654.

[Francfort, 1655]. En trois feuilles jointes de 262 x 795 mm.

Belle vue panoramique de la ville de Paris en 1654, issue de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. La vue, prise depuis la colline de Charonne, est ornée des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Quarante-quatre lieux et bâtiments sont légendés, parmi lesquels figurent les églises, les portes ou encore la Bastille. La Topographiæ Galliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire. La mention "Parys in flora" figurant avant la date, est légèrement effacée, ceci étant dû à une modification du cuivre. Cette mention est totalement absente sur de nombreux exemplaires, notamment sur celui signalé par Boutier. Boutier, Les Plans de Paris des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle, 88.

MERIAN (Matthäus).

Parys A.° 1654.

[Francfort, 1655]. 344 x 413 mm.

Beau plan en élévation de la ville de Paris en 1654, issu de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. Il est orné des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Ce plan est dérivé de celui de Jean Boisseau de 1648. La TopographiæGalliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Traces de pliures, une déchirure dans la partie droite du plan anciennement restaurée. Boutier, 89.

MICHELOT (Henri) & BREMOND (Laurent).

Nouvelle carte des côtes de l'Océan contenant les côtes de Portugal et Barbarie depuis Cap Finisterre jusqu'au Cap Baydor et les isles de Canaries.

Marseille, Laurent Brémond, 1720. 478 x 697 mm.

Belle carte marine figurant les côtes de la Galice, du Portugal, du Maroc et du Sahara occidental jusqu'au Cap Baydor, actuel Cap Bojador, avec les îles Canaries et Madère. Elle a été dressée par Michelot et Brémond, hydrographes du roi, gravée par Starckman, et publiée par Laurent Brémond en 1720. Elle est dédiée à Jean Philippe d'Orléans dit le chevalier d'Orléans, Grand Prieur de France, nommé général des galères de France en juin 1716. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'attributs de marine et des armoiries du dédicataire, et de huit roses des vents, dont une plus importante au centre de la carte. Le nord est placé à droite de la carte. En bas à gauche, en carton, figure une carte détaillée des environs de Lisbonne et de Setúbal, avec l'entrée du Tage, en bas à droite, l'échelle. Originaire de Saint-Malo, Henri Michelot servit à partir de 1670 sur les galères du Roi, en qualité de pilote hauturier. Il fut également professeur d'hydrographie à Marseille, tout comme son associé Laurent Brémond. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Exemplaire légèrement bruni avec petites piqûres.

MILCENT (Philippe-Nicolas).

Veue de Paris du côté de Belleville, dessiné de la maison entre les deux moulins, au dessus de la Courtille, en 1736.

Paris, V.e de F. Chéreau, 1736. 0,34 x 1,02 m.

Très rare et belle vue panoramique de Paris, dessinée et gravée par Philippe-Nicolas Milcent, et publiée à Paris par la veuve de François Chéreau. La vue est prise depuis la colline de Belleville, et montre au premier plan deux moulins à vent, que l'on appelait les moulins de Savy. Construits à la fin du XVIIe siècle, l'un entre 1683 et 1684, l'autre entre 1684 et 1698, ces moulins servaient à faire le bled et la farine. Entre les deux moulins figure la maison du meunier. La vue est animée de promeneurs, de paysans revenant des champs, de chasseurs ou encore d'ouvriers travaillant aux plâtrières de Belleville. Sur la droite figure une large voie appelée Chemin de Belleville, correspondant aujourd'hui à la rue de Belleville et à la rue du faubourg du Temple. Un peu plus loin, sur cette voie, figure le petit hameau de la Courtille, qui devint au XIXe siècle, un lieu de fête et de réjouissances durant le Carnaval de Paris. 56 légendes numérotées accompagnent la vue. Petits frottements dans la légende, avec perte de quelques lettres, traces de pliures. Inconnu de Boutier.

MOINE (J. S.).

Rochefort. Vue prise à vol d'oiseau.

Paris, Lemercier, 1850. Lithographie originale (65 x 84,3 cm).

Spectaculaire vue à vol d'oiseau de la ville-arsenal de Rochefort-sur-Mer, dessinée par J.S. Moine et lithographiée par Th. Müller. Rochefort fut créée en 1666 pour implanter un arsenal maritime et militaire dont l'ambition de Louis XIV était d'en faire le plus grand et le plus beau du royaume. Bel exemplaire. Déchirure dans la partie droite de l'estampe habilement restaurée.

MOITHEY (Maurille-Antoine).

[JEU de l'OIE] L'Émulation française, ou description historiographique du royaume de France. L'Itinéraire de Paris aux principales villes des provinces de ce royaume, ouvrage aussi utile que curieux, mis en jeu.

Paris, Crépy, 1766. 435 x 561 mm.

Rare jeu de l'oie composé de 109 cases en forme de petits cartouches décoratifs contenant les noms de provinces ou villes françaises, orné au centre d'une carte du royaume de France dressée par Moithey, et d'un portrait de Louis XVI en médaillon constituant l'ultime case du jeu. De chaque côté de la carte figurent les règles du jeu, un index des symboles utilisés ainsi qu'une liste des villes principales de France avec leurs longitudes et latitudes. Moithey fut nommé Ingénieur Géographe du Roi en 1780. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure restaurée, coin supérieur droit de la marge restauré.

MONDHARE (Louis Joseph) & JEAN (Pierre).

[PAVILLONS] Tableau de tous les pavillons que lon arbore sur les vaisseaux dans les quatre parties du Monde, où se trouve le pavillon de France décrété par l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1790.

Paris, Mondhare et Jean, 1791. 592 x 866 mm.

Très rare et belle planche figurant les 140 pavillons arborés sur les vaisseaux des quatre parties du Monde en 1791. De par sa date de publication en 1791, il s'agit d'une planche d'une haute importance historique pour la France, car c'est l'une des premières fois que l'on voit représenté le drapeau français. En effet, le 24 octobre 1790, l'Assemblée Nationale décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Les couleurs sont inspirées de la cocarde tricolore de la Révolution, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le sens vertical des couleurs s'impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l'horizontal flotte sur toutes les mers. Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la Convention Nationale décrète que le pavillon national «sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l'ordre des couleurs. Cette planche montre également l'une des premières représentations des pavillons américains, avec notamment le pavillon du Congrès Américain, et le pavillon marchand des États Unis de l'Amérique. De chaque côté du titre figurent trois scènes de batailles navales opposant la France à la Grande-Bretagne lors de la Guerre d'Indépendance des États-Unis. La première de ces batailles est la bataille d'Ouessant qui se déroula le 27 juillet 1778, au large de l'île d'Ouessant. La scène montre trois vaisseaux français, le Bretagne, le Ville de Paris et le Saint-Esprit, et deux navires anglais, le Victoire et le Formidable. La seconde vignette illustre le combat de Lisbonne qui se déroula le 20 octobre 1778, au large de Lisbonne, ainsi que le combat du 17 juin 1778 qui opposa la frégate française la Belle Poule à la frégate anglaise l'Arethuse, au large de Roscoff, dans la Manche. Ces trois batailles furent remportées par la France. Dans la partie inférieure de l'estampe figurent un vaisseau, voiles affalées, avec sa table de légendes, un vaisseau, voiles hissées, avec sa table de légendes en français et en espagnol, et une grande rose des vents. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petite galerie de ver au niveau des pavillons de Venise et de Savoie, galerie de ver plus importante dans les marges gauche et droite. Traces de pliures.

MONTANUS (Arnold Van Bergen ou Van den Berg, dit).

[CUBA] Havana.

[Amsterdam, 1673]. 290 x 354 mm.

Superbe vue du port et de la ville de La Havane, issue de l'ouvrage Die Unbekante Neue Welt oder Beschreibung des Welt-teils Amerika, l'un des plus grands ouvrages illustrés sur le Nouveau Monde au XVIIe siècle. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan un magnifique galion, quelques embarcations ainsi que le Fort El Morro, à l'entrée de la baie de La Havane. Très légères rousseurs, petites déchirures marginales.

MORESBY (Robert).

[ÎLES MALDIVES] Trigonometrical survey of the Maldive islands.

1839-1899. En 3 feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 302,8 x 60,1 cm.

Grande carte marine de plus de 3 mètres de hauteur figurant l'archipel des Maldives, dressée en 1839 par Robert Moresby, capitaine de Marine de la British East India Company ou Compagnie britannique des Indes Orientales, assisté de F.T. Powell, lieutenant de la Marine Indienne. La carte a été publiée une première fois en 1839, puis elle a été corrigée en 1866 et en 1899. Après avoir cartographié la Mer Rouge entre 1829 et 1833, Robert Moresby fut chargé de cartographier les archipels d'îles coralliennes situés sur la route du commerce vers l'Inde. En 1834–1836, il entreprit la difficile cartographie des îles Maldives, et fut le premier à dresser des cartes marines précises de ce groupe complexe d'atolls, îles et récifs de l'Océan Indien. Les trois grandes feuilles furent imprimées par le Service hydrographique de la Royal Navy. La carte de Moresby est la meilleure carte jamais réalisée de l'archipel des Maldives. Elle sert encore aujourd'hui de référence, régulièrement réactualisée au moyen d'images satellites. Bon exemplaire.

MORIÈRE (Émile).

[LISIEUX] Plan de la ville de Lisieux dressé d'après le cadastre et d'après les plans d'annexion prononcée par décret du 24 mars 1875.

Lisieux, Émile Morière, 1899. 502 x 663 mm.

Grand plan de la ville de Lisieux lithographié en couleurs. Le plan a été dressé d'après le cadastre et d'après les plans réalisés lors de l'annexion à la ville de Lisieux de quartiers appartenant aux communes limitrophes de Saint-Jacques et de Saint-Désir, annexion décidée par décret du Conseil d'État le 24 mars 1875. Le plan montre en orangé la ville de Lisieux avant l'annexion, en vert les quartiers annexés. Saint-Jacques fut dépossédée de 129 hectares, Saint-Désir en perdit 38. Dans le même temps, la superficie de Lisieux fut triplée. Le plan est accompagné de 37 légendes numérotées permettant de situer rapidement les monuments et établissements publics, ainsi que l'usine à gaz et station d'électricité. Bon exemplaire. Quelques traces de pliures. Site de la ville de Saint-Désir, Brochure n° 2. Les limites de notre commune.

MORLAND (George).

Traite des Nêgres. Quel contrat infame, l'un marchande ce qui n'appartient à personne, l'autre vend la propriété de la nature. - L'Africain hospitalier. Les Noirs sont d'un caractère doux et humain, au milieu des horreurs de la guerre, ils sont toujours restés fidels à la France, j'apporte ici leur serment de vivre et de mourir français : législateurs rendez nos frères à leurs droits naturels, et vos noms y seront bénis.

1794-1795. Ensemble de 2 gravures au pointillé (env. 41,5 x 48,5 cm.).

Ces deux gravures sont l'œuvre de Mlle Rollet dite "la citoyenne Rollet", et furent exécutées, pour la première, d'après une toile de 1788 du peintre anglais George Morland, intitulée Execrable Human Traffick, or The Affectionate Slaves, et pour la seconde, en 1790, intitulée African Hospitality. La première gravure représente une scène où figurent des marchands d'esclaves européens négociant des esclaves africains. Cette gravure dénonçant le commerce des esclaves noirs fut réalisée en 1794, en hommage à la première abolition de l'esclavage dans les colonies françaises par la Convention Nationale le 4 février 1794. Puis l'esclavage fut restauré en 1809. Le commerce d'esclaves fut aboli en 1818, mais l'émancipation générale ne fut décrétée qu'en 1848. La seconde gravure, anti-esclavagiste, représente une famille noire recueillant des naufragés blancs. La scène est inspirée de l'histoire du Grosvenor, vaisseau de la Compagnie des Indes, qui fit naufrage le 4 août 1782 au large de la côte sud-africaine. Bon exemplaire. Quelques restaurations dans les marges. Lescot, Haïti, Images d'une colonisation 1492-1804, pl. 28.

MORTIER (Pierre) & DUMONT (Jean).

Téatre de la guerre en Flandre, & Brabant, les Pays Conquis, et le Bas-Rhein, &c.

Amsterdam, Joannem Covens & Cornelium Mortier, [1729]. En quatre feuilles jointes formant une carte de 0,96 x 1,19 m.

Belle et rare carte murale par Pierre Mortier, figurant le théâtre de la guerre aux Pays-Bas, durant la Guerre de Succession d'Espagne. Elle est issue de l'Histoire militaire du Prince Eugène de Savoye, du Prince et Duc de Marlborough, et du Prince de Nassau-Frise. La carte est ornée d'un cartouche de titre monumental, montrant John Churchill, 1er duc de Marlborough (1650-1722), lors de la campagne militaire dans les Pays-Bas espagnols. En bas à droite figure une scène de bataille. Très bel exemplaire.

MORTIER (Pierre).

[NORMANDIE/LA TRAPPE] La nouvelle Thébaïde, ou la carte très particulière et exacte de l'abbaye de la Maison Dieu Nostre Dame de La Trappe de l'Estroite Observance de Citeaux située dans la province du Perche, diocesse de Sées.

Amsterdam, P. Mortier, [1705]. 468 x 422 mm.

Belle carte figurant l'abbaye bénédictine de La Trappe et ses environs, située dans le Perche, dressée sur les lieux par L. de La Salle. Elle est ornée de deux vignettes figurant Armand Jean Le Bouthillier de Rancé, de l'ordre cistercien de la Stricte Observance, et de Bernard de Clairvaux ou Saint-Bernard, de l'ordre cistercien. La carte montre les villages de Bonmoulins, Bonnefoi, Soligny, Les Genettes, etc, ainsi que les bois, les chapelles, les étangs, et parties de la forêt de Bonmoulins et de la forêt du Perche. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère cassure dans le papier le long de la pliure centrale. Koeman's Atlantes Neerlandici, III, Mor 4.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande].

[Saint-Pétersbourg], 1748 [1757]. 549 x 781 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant l'échelle et d'une rose des vents. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Exemplaire légèrement bruni, rousseurs, déchirure restaurée.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[SAINT-PÉTERSBOURG/GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande avec Saint-Pétersbourg].

[Saint-Pétersbourg], 1750 [1757]. 555 x 730 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande, jusqu'à Saint-Pétersbourg, avec les côtes de la Finlande et de l'Estonie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à l'île de Hogland dans le Golfe de Finlande, à mi-chemin entre la Finlande et l'Estonie. Elle est ornée d'un beau et grand cartouche de titre orné de personnages et des armoiries de la Russie figurant l'aigle bicéphale, d'un cartouche contenant l'échelle, de deux blasons, d'une rose des vents et d'un navire. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Quelques traductions en caractères latins ont été rajoutés à l'encre. Exemplaire légèrement bruni, grande déchirure dans la partie droite de la carte restaurée, défaut au bas de la pliure centrale avec quelques rousseurs, trous d'épingle aux angles.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[BRETAGNE] Carte générale des costes de Bretagne, comme elles paroissent de mer basse dans les plus grandes marées.

[Paris], Dépôt de la Marine, [circa 1810]. 543 x 753 mm.

Belle et grande carte marine figurant les côtes de la Bretagne, issue d'une édition début XIXe du Neptune François, avec la mention en bas à droite "PRIX Un franc et demi" et le cachet imprimé du Dépôt de la Marine figurant une ancre et les initiales E. F. pour Empire Français (Premier Empire 1804-1814). Cette carte a paru pour la première fois dans l'édition du Neptune François publiée en 1773. Elle n'a pas paru dans les éditions antérieures de 1693 et 1753. La carte s'étend depuis Granville et les îles Chausey, orthographié Chozé, jusqu'à la baie de Bourgneuf et l'île de Bouin, aujourd'hui rattachée au continent. Les côtes et les îles sont bien détaillées, les profondeurs marines sont indiquées. Le titre, inscrit sur un piédestal, est suivi de la hauteur du pôle des principaux lieux. La mer est décorée de sept roses des vents. Le Neptune François fut le premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. La première édition fut publiée en 1693. Bel exemplaire. Petites déchirures restaurées, petites taches à l'extrême gauche de la carte. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS, pour les éditions XVIIe et XVIIIe ; Gaudillat, 33, pour l'édition de 1753.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[FINISTÈRE/OUESSANT] 4.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

[1693]. 582 x 798 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Plouescat et Lampaul, avec l'île d'Ouessant. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé au bas de la carte. Première édition, sans les longitudes figurant sur l'édition de 1753. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque, avec rehauts d'or au niveau de la rose des vents. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS A, 21.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[ÎLE DE WIGHT] Carte particulière des costes méridionales d'Angleterre qui comprend l'isle de Wicht, et le havre de Portsmouth, avec les autres isles, bancs, et costes qui sont entre le havre de Chichester, et celuy de La Pole.

1753. 610 x 875 mm.

Superbe et grande carte marine figurant l'île de Wight et les côtes méridionales de l'Angleterre entre Poole et Thorney Island, issue de la troisième édition du Neptune François publiée en 1753. Contrairement aux côtes, très peu de détails figurent à l'intérieur de l'île de Wight. On peut y voir quelques villes comme Newport, chef-lieu du comté, ainsi que des moulins et des montagnes. La carte est traversée de lignes de rhumbs marquant la direction des vents, et ornée de trois roses des vents. La ville de Portsmouth est aquarellée en rouge. L'échelle est en lieues de France et d'Angleterre, en lieues d'Allemagne et en lieues d'Espagne. Initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV, le Neptune François fut le premier atlas français entièrement dédié à la marine. La première édition fut publiée en 1693. Cette troisième édition fut publiée par le Dépôt de la Marine sous la direction de Jacques-Nicolas Bellin. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Deux roses des vents et deux des fleurs de lys ont été rehaussées à l'or. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS C, 14.

NOLIN (Jean-Baptiste) & BAUDRAND (Michel Antoine).

[CATALOGNE] La Principauté de Catalogne et le Comté de Roussillon.

Paris, J.B. Nolin, 1703. En deux feuilles jointes de 603 x 859 mm.

Magnifique carte figurant la Catalogne et le Roussillon, dressée par Jean-Baptiste Nolin d'après les informations de l'abbé Michel Antoine Baudrand, historien et géographe français. Elle est dédiée au duc de Noailles, qui prit part aux conflits se déroulant en Catalogne depuis la bataille du Ter en 1694 jusqu'à la fin de la Guerre de Succession au trône d'Espagne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré en tête des armoiries du dédicataire, et animé de figures allégoriques, dont deux personnages féminins tenant les armoiries de la Catalogne et du Roussillon. La bordure inférieure est décorée de 12 plans de villes fortifiées, dont Barcelone et Perpignan. En haut à gauche figure une petite carte détaillée de la vallée d'Aran, dans les Pyrénées catalanes. Cette carte est un bel exemple de cartographie militaire, l'accent étant mis sur les places fortes et sur les voies de communication avec la France. Petites restaurations, rousseurs au bas de la carte. Imago Cataloniæ, p. 115.

NORMAND (Charles).

[CRIMÉE] Sébastopol et Balaklava. Positions des armées anglaise, française et turque, et des batteries de siège.

Paris, J. Noël et Fourmage, 1854. 520 x 700 mm.

Grande et rare carte figurant les positions des armées alliées lors du siège de la ville de Sébastopol en Crimée, dressée et lithographiée en couleurs en 1854 par Charles Normand, lors de la Guerre de Crimée. La carte montre les emplacements des troupes et divisions françaises, anglaises et turques, leurs attaques, et les camps d'observation du général Bosquet, qui dirigea le corps français. Elle montre également la bataille d'Inkerman et le champ de bataille du 25 octobre. Cette bataille du 25 octobre 1854 est la bataille de Balaklava, qui opposa l'armée russe à la coalition, et qui s'acheva sans véritable vainqueur. La bataille d'Inkerman eut lieu quant à elle le 5 novembre 1854. Ville stratégique située sur les rives de la Mer Noire, Sébastopol était le port d'attache de la Marine impériale russe dont la flotte menaçait la Méditerranée. Le siège de la ville débuta le 18 octobre 1854. Ce fut l'épisode principal de la Guerre de Crimée qui opposa, de 1853 à 1856, l'empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et qui s'acheva par la défaite de la Russie. Le siège dura onze mois, d'octobre 1854 à septembre 1855. Il fut meurtrier et marqué par de nombreuses épidémies, et s'acheva par la défaite de la Russie, entérinée par le Traité de Paris de 1856. La carte est accompagnée d'un extrait du journal des opérations de l'armée devant Sébastopol entre le 1er et le 18 octobre, et d'un rapport sur sur la bataille d'Inkerman par Canrobert, général en chef des troupes françaises, et Lord Raglan, commandant en chef des forces britanniques. La carte est également accompagnée du testament politique de Pierre Le Grand, rédigé en 1710, après la bataille de Poltava, puis retouché en 1722, et formulé définitivement en 1730 par le chancelier Andreï Osterman. La carte est ornée des plans de Constantinople, Saint-Pétersbourg, Kronstadt, Marseille, La Rochelle et Toulon. Bon exemplaire. Petites déchirures marginales. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Janvier 1855, p. 12.

ORTELIUS (Abraham).

Typus orbis terrarum.

[Anvers], 1587 [1608-1612]. 355 x 489 mm.

Datée de 1587, cette mappemonde est l'une des plus célèbres, et la dernière des trois mappemondes d'Abraham Ortelius. De forme ovale, elle est issue de l'édition italienne du Theatrum Orbis Terrarum, et est dérivée de la mappemonde murale de Mercator en 21 feuilles de 1569. Par rapport à ses deux précédentes mappemondes, Ortelius a corrigé les contours de l'Amérique du Sud, qui a maintenant une forme plus reconnaissable, et les Îles Salomon situées au nord-est de l'Australie, apparaissent pour la première fois sur une carte. Les médaillons aux quatre coins de la carte contiennent des textes classiques de Cicéron et de Sénèque. Le Theatrum Orbis Terrarum ou Théâtre de l'Univers est considéré comme le premier atlas géographique "moderne". Il fut publié par Abraham Ortel, plus connu sous le nom d'Ortelius, le plus célèbre cartographe du XVIe siècle. Texte italien au verso. Très bon exemplaire finement colorié à l'époque. Mouillure dans les marges gauche et droite. Shirley, 158 ; van den Broecke, 3.

OZANNE (Nicolas).

[LA ROCHELLE] Le port de La Rochelle vu de la petite rive.

[1791]. 180 x 230 mm.

Ravissante vue du port de La Rochelle, animée de personnages au premier plan. Elle a été gravée par Le Gouaz d'après un dessin de Nicolas Ozanne, et publiée dans le recueil Nouvelles vues perspectives des ports de France dessinées pour le Roi. Graveur et ingénieur français, Nicolas Ozanne fut reconnu pour ses talents, qui lui valurent le titre de dessinateur de la Marine. Il exécuta un grand nombre de dessins remarquables, des vues de ports et près de trois cents planches à l'eau-forte. Il fut également l'auteur de plusieurs ouvrages dont Recueil des combats de Duguay-Trouin en 1774, Recueil de combats et d'expédition maritimes en 1797 ou encore Cahiers des principales manœuvres en 1749, ouvrage qui constitue un document de grande valeur pour la connaissance de la marine au dix-huitième siècle. Bel exemplaire. L'Amateur averti, Vues des ports et rades des côtes de France, 2000, p. 42bis.

OZANNE (Nicolas).

[OLÉRON] Le port d'Oléron vu en face de l'entrée.

Paris, Le Gouaz, [1791]. 180 x 226 mm.

Ravissante vue du port d'Oléron, gravée par Le Gouaz d'après un dessin de Nicolas Ozanne, et publiée dans le recueil Nouvelles vues perspectives des ports de France dessinées pour le Roi. Graveur et ingénieur français, Nicolas Ozanne fut reconnu pour ses talents, qui lui valurent le titre de dessinateur de la Marine. Il exécuta un grand nombre de dessins remarquables, des vues de ports et près de trois cents planches à l'eau-forte. Il fut également l'auteur de plusieurs ouvrages dont Recueil des combats de Duguay-Trouin en 1774, Recueil de combats et d'expédition maritimes en 1797 ou encore Cahiers des principales manœuvres en 1749, ouvrage qui constitue un document de grande valeur pour la connaissance de la marine au dix-huitième siècle. Bel exemplaire. L'Amateur averti, Vues des ports et rades des côtes de France, 2000, p. 42bis.

PERELLE (Gabriel).

Le Pont au Change.

Paris, N. Langlois, [circa 1690]. 208 x 304 mm.

Belle estampe figurant le Pont au Change vu depuis le Pont Neuf. Souvent détruit par les eaux ou par le feu, il fut reconstruit en 1647 avec les deux rangées de maisons que l'on voit. Ce pont relie l'île de la Cité depuis le Palais de Justice et la Conciergerie à la rive droite au niveau du Châtelet. Sur la gauche, on peut voir le quai de la Mégisserie, la tour Saint-Jacques et celle de l'église Saint-Merri, sur la droite le quai de l'Horloge, l'Horloge du Palais, la tour Montgomery aujourd'hui disparue et le Palais de la Cité avec la Conciergerie. Le Palais de la Cité occupait autrefois le site actuel du Palais de Justice, il n'en reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte-Chapelle. Rousseurs légères.

PERELLE (Gabriel).

Veüe et perspective du Pont-Neuf de Paris.

Leyde, Pierre Vander Aa, [circa 1710]. 336 x 412 mm.

Belle vue animée du Pont Neuf avec la statue équestre d'Henri IV, à gauche l'hôtel de Conti et le Collège des Quatre Nations, à droite le Louvre et les Tuileries. Le Pont Neuf est le plus ancien pont de la capitale, et servait de communication directe entre la Cité et les deux autres quartiers de la ville. C'est le premier pont parisien construit en pierre, d'où son nom de Pont Neuf. Pourvu de trottoirs protégeant les piétons, et de terrasses semi-circulaires leur permettant de s'assoir, il fut, contrairement aux autres ponts parisiens, le seul à ne pas être couvert d'habitations, et de ce fait il eut immédiatement un succès considérable et devint la promenade publique la plus fréquentée et la plus variée de Paris, comme en témoigne l'estampe de Perelle. Les trottoirs sont en effet garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670, d'étalages divers animés de charlatans, de farceurs et de montreurs de marionnettes. Avec sept légendes, dont le Pont Royal nommé Pont Rouge. Défaut dans la partie haute de la pliure centrale, deux petites galeries de ver et déchirures marginales. Vallée, 3086.

PESNE (Antoine).

Jean Mariette, graveur et libraire.

1747. 430 x 288 mm.

Rare portrait de Jean Mariette, éditeur, marchand d'estampes et graveur français, né à Paris le 22 juillet 1660, mort le 19 septembre 1742. Il a été gravé par Jean Daullé d'après une peinture d'Antoine Pesne. Le graveur est représenté à sa table de travail, tenant de sa main gauche un crayon et de sa main droite un carton à dessins. Bon exemplaire. Trace de pliure au milieu de l'estampe. Delignières, Catalogue raisonné de l'œuvre gravé de Jean Daullé d'Abbeville, 1873, p. 30.

PICART (H.).

L'Hydrographie ou description de l'eau c'est à dire des mers, golfes, lacs, destroits et riviers principales qui sont dans la surface du globe terrestre.

[Paris, 1655]. 162 x 276 mm.

Belle et rare carte du monde, exécutée par H. Picart pour l'ouvrage de Léon de Saint-Jean intitulé Le portrait de la sagesse universelle, avec l'idée générale des sciances, publié en 1655. Cette carte semble être une réduction d'une carte de Sanson d'Abbeville publiée en 1652, avec un titre identique excepté pour l'orthographe du mot "rivières". Il existe une autre version de cette carte sans le nom de H. Picart. Bel exemplaire. Mouillure claire dans la marge supérieure. Manque à Shirley.

PICART (Nicolas).

[MAROC] Le Royaume de Fez.

[Paris, N. Picart, 1659]. 130 x 180 mm.

Ravissante et rare carte miniature du royaume de Fez, nom donné, du Moyen-Âge jusqu'au début du XXe siècle, à la partie nord du Maroc, depuis Ceuta jusqu'à Mazagan, actuelle El Jadida, et dont la capitale était Fez. Elle est issue du Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers. Le Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers est un rare atlas dont la première édition fut publiée par Jean Boisseau en 1643. D'autres éditions furent publiées par Louis Boissevin en 1653, et Gérard Jollain en 1659 et 1667. Les cartes du Trésor des cartes géographiques sont basées sur les cartes de l'Atlas minor de Mercator et Hondius, publié en 1628. Bon exemplaire. Pastoureau, Trésor des cartes géographiques, Ba.

PICART (Nicolas).

[MAROC] Le Royaume de Marroc.

[Paris, N. Picart, 1659]. 128 x 180 mm.

Ravissante et rare carte miniature du royaume du Maroc, qui s'étendait depuis le fleuve Azamor, aujourd'hui Oum Errabia, jusqu'au sud du Maroc actuel, et dont la capitale était Marrakech, appelée sur la carte Marroch. Elle est issue du Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers. Le Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers est un rare atlas dont la première édition fut publiée par Jean Boisseau en 1643. D'autres éditions furent publiées par Louis Boissevin en 1653, et Gérard Jollain en 1659 et 1667. Les cartes du Trésor des cartes géographiques sont dérivées des cartes de l'Atlas Minor de Mercator et Hondius, publié en 1628. Tache brune dans la marge gauche, large bande de papier moderne quadrillé collée au dos de la carte. Pastoureau, Trésor des cartes géographiques, Ba.

PICART (Nicolas).

[PÔLE NORD] Pôle Arctique ou terre du septentrion.

[Paris, N. Picart, 1659]. 137 x 186 mm.

Ravissante et rare carte miniature de l'Arctique, issue du Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers. Le Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers est un rare atlas dont la première édition fut publiée par Jean Boisseau en 1643. D'autres éditions furent publiées par Louis Boissevin en 1653, et Gérard Jollain en 1659 et 1667. Les cartes du Trésor des cartes géographiques sont dérivées des cartes de l'Atlas minor de Mercator et Hondius, publié en 1628. Bon exemplaire. Pastoureau, Trésor des cartes géographiques, Ba.

PICK (Eugène).

Planisphère historique illustré.

Paris, Eugène Pick, 1880. 0,76 x 1,02 m.

Superbe et très rare mappemonde murale dressée sur la projection de Mercator, lithographiée en couleurs par F. Hermet et publiée par Eugène Pick, éditeur originaire de Vienne en Isère. Elle est ornée de cinq vignettes montrant des Groenlandais, des chercheurs d'or en Australie, et des scènes de chasse à l'ours blanc, de pêche à la baleine, de chasse aux phoques, de pêche au hareng et à la morue. Les glaciers de l'Arctique sont représentés. En bas à gauche figure une grande vignette montrant les principales montagnes du monde, avec leur hauteur au-dessus du niveau de la mer, en bas à droite un tableau indiquant les distances entre les principaux points du monde, un tableau présentant la longueur, les sources et embouchures des principaux fleuves du monde, et une grande vignette montrant un paysage des terres australes ; au centre, une grande vignette intitulée Type des cinq parties du monde, présente des personnages des cinq continents. La carte est également décorée d'une rose des vents. Un système de couleurs et de lettres permet d'identifier les possessions ou comptoirs appartenant à la France, à l'Angleterre, à l'Espagne, au Portugal, à la Russie, au Danemark, à la Hollande et aux États-Unis. Très rare édition à la date de 1880, dont nous n'avons trouvé aucun exemplaire dans les collections publiques. Il existe une édition de 1877, également publiée par Eugène Pick, mais celle-ci n'a pas la grande vignette au bas de la carte avec les personnages des cinq continents. La carte est dans une très bonne condition générale, et dans de beaux coloris, très frais. Elle a cependant été repliée en quatre, de l'extérieur vers l'intérieur, ce qui a entraîné une perte de lettres et une décoloration en plein centre de la carte, au niveau de la pliure, avec la partie gauche de la carte très légèrement empoussiérée.

PICQUET (Charles).

Plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs, où se trouvent indiqués tous les changements opérés jusqu'à ce jour avec les projets d'embellissem.t arrêtés par le gouvernem.t.

Paris, Ch.les Picquet, 1er Frimaire An 13-22 nov.bre 1804. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,39 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Première édition de ce beau plan mural de Paris publié le 22 novembre 1804, dédié à Joachim Murat, maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon 1er. Ce très grand plan figure les grands changements et travaux d'embellissement entrepris par Napoléon, comme le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, ici nommé pont du Jardin des Plantes, construit entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. La ville est divisée en 12 arrondissements et 48 sections, dont les limites sont aquarellées. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue de la Concorde (rue Royale), le quai Bonaparte (quai Anatole France) ou encore le pont National des Tuileries (pont Royal). Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent également les noms pris à la Révolution. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République, l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union, le quai d'Orléans est nommé quai de l'Égalité, le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis est appelée rue de la Fraternité. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues. En haut à gauche figure un encadré donnant les adresses des grandes dignités de l'Empire, des premières autorités et des ministres. Sous l'Empire, Charles Picquet fut le principal éditeur de plans de Paris. Entre 1804 et 1847, il publia des plans de divers formats avec quasiment chaque année un tirage nouveau, corrigé avec le plus grand soin. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Bon exemplaire. Exemplaire légèrement bruni, manque de toile à quelques intersections, salissures sur la toile. Vallée, 2378.

PIEROTTI (Ermete).

[JÉRUSALEM] Plan actuel du Temple du Saint Sépulcre.

[1862]. 510 x 690 mm, entoilé.

Plan de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, dessiné par l'architecte ingénieur Ermete Pierotti en 1855, gravé par Niccola Cellai. Il est accompagné de 98 légendes numérotées et d'un précis historique. Exemplaire uniformément bruni, trous d'épingle dans les marges.

PIEROTTI (Ermete).

[JÉRUSALEM] Plan de Iérusalem.

[1862]. 502 x 696 mm, entoilé.

Plan de Jérusalem, dessiné par l'architecte ingénieur Ermete Pierotti en 1855, gravé par Niccola Cellai. Il est accompagné de 36 légendes numérotées pour les environs de Jérusalem, et 54 pour l'intérieur de Jérusalem. Le plan montre également les enceintes des murs élévés par Titus, Adrien, David et Soliman. La légende des symboles utilisés permet d'identifier les chemins ruraux, les terrains propres à la culture, les terrains incultes, les prairies stériles, le cimetière turc, etc. Exemplaire uniformément bruni, trous d'épingle dans les marges. Manque à Laor, qui cite d'autres plans de Pierotti, mais pas celui-ci.

PLACIDE de SAINTE-HÉLÈNE (père).

[SAVOIE] La Savoye, dédiée au Roy.

Paris, Sr. Jaillot, [circa 1710]. 576 x 429 mm.

Belle carte de la Savoie, dressée par le père Placide de Sainte-Hélène, beau-frère de Pierre Duval. Elle est dédiée au roi, et ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'un globe couronné portant trois fleurs de lys, et de deux figures allégoriques, Thémis, déesse de la Justice, et Athéna, déesse de la Sagesse et de la Guerre. Le cartouche portant l'éditeur est tenu par deux Savoyards. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire aquarellé. Petit défaut dans la partie gauche de la pliure centrale, rousseurs claires dans les marges. Aliprandi, I, p. 200.

POURCHER (François).

Carte des chaînes de montagnes de la France, de ses principales rivières, et des principaux canaux de navigation, faits, ou à faire, dans ce royaume.

1782. 435 x 398 mm.

Très belle et rare carte figurant le relief et le réseau hydrographique de la France. Commandée par les élus des États de Bourgogne, elle a été dessinée par François Pourcher, inspecteur du canal du Charolais, sous la direction de son oncle, Émiland Marie Gauthey, Directeur général des canaux de la Bourgogne. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre placé sur un piédestal, portant les armoiries de la France. En haut à gauche figure un tableau des canaux principaux formant la jonction des deux Mers (Atlantique et Méditerranée), des canaux secondaires et des canaux qui ne servent à aucune jonction des deux Mers. En haut à droite, dans un médaillon, figure la légende des traits utilisés pour représenter les fleuves, les rivières navigables, les rivières que l'on veut rendre navigables, les canaux faits, les canaux auxquels on travaille actuellement, les canaux projetés, les limites du royaume et les limites de la Bourgogne. Deux colonnes de texte devraient accompagner la carte de chaque côté, elles sont ici manquantes. Bel exemplaire, dont les marges ont malheureusement été coupées. Petit manque restauré au milieu de la carte, papier froissé par endroits.

PROBST (Georg Balthasar).

[SATURNE] Le Saturne, septième planète et son influxion.

A.V. pour Augusta Vindelicorum [Augsbourg], [circa 1770]. 315 x 416 mm.

Rare vue d'optique allégorique dédiée à la planète Saturne et son influence sur l'être humain, finement coloriée à l'époque. Elle a été dessinée, gravée et publiée à Augsbourg par Georg Balthasar Probst. La planète est représentée par le dieu Saturne, dans la mythologie romaine, ou Cronos dans la mythologie grecque. Placé dans les cieux, il tient une faux de sa main droite, et un enfant dans son bras gauche. Derrière lui se tiennent une chèvre et un homme ailé versant de l'eau d'une cruche. Sur terre se trouve la déesse Cérès, tenant des épis de sa main droite, au milieu d'instruments agricoles et de produits provenant de la terre. À gauche et à droite se tiennent des groupes de personnes près de colonnes grecques. Au second plan, des agriculteurs travaillent la terre. La légende est en latin, français, italien et allemand. La version allemande est précédée du symbole astronomique de Saturne. Exemplaire dans de très beaux coloris de l'époque. Petites déchirures marginales, mouillure claire dans le coin supérieur droit.

PROBST (Georg Balthasar).

[SOLEIL] Le Soleil, premier planète et son influxion.

A.V. pour Augusta Vindelicorum [Augsbourg], [circa 1770]. 315 x 412 mm.

Rare vue d'optique allégorique dédiée au Soleil, finement coloriée à l'époque. Elle a été dessinée, gravée et publiée à Augsbourg par Georg Balthasar Probst. Le Soleil est représenté par le dieu Helios, tenant un arc de sa main gauche et une lyre de sa main droite. À sa gauche se tient un lion. Hélios surplombe une salle ornée de colonnades, de statues et de vases, dans laquelle se tiennent huit monarques. Au premier plan figurent des personnages et deux figures allégoriques. Au bout de cette salle, on peut voir une scène de joute équestre. La légende est en latin, français, italien et allemand. La version allemande est précédée du symbole astronomique du Soleil. Exemplaire dans de très beaux coloris de l'époque. Petites déchirures marginales, petites rousseurs.

RENNELL (James).

A new map of Hindoostan from the latest authorities, chiefly from the actual surveys made by Major James Rennell, Surveyor General to the H.ble East India Company, of the Bengal provinces, and of the countries lying between them and Dehly: the whole exhibiting all the military roads and passes, as well as the most accurate division of the British possessions in the East Indies.

London, Laurie & Whittle, 1794-1804. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 1,15 x 1,44 m.

Belle carte murale de l'Inde, dressée par James Rennell, et publiée par Robert Laurie et James Whittle à Londres en 1804. Il s'agit de la seconde édition anglaise, corrigée sur la première publiée en 1794. La carte montre également le Pakistan, le Népal, une partie de l'Afghanistan et du Tibet, et le nord de la Birmanie. On peut voirt également les Maldives, Ceylan, et les îles Andaman et Nicobar. Après s'être illustré au siège de Pondichéry, le major James Rennell quitta la Marine royale en 1766 et entra au service de la Compagnie des Indes comme capitaine de génie jusqu'en 1777. Il acquit en Inde une grande réputation comme ingénieur et fut reconnu comme un des premiers à avoir réalisé des cartes précises de ce pays. Son ouvrage, Description de l'Indostan, contient les meilleurs renseignements sur la géographie et la politique de cette région. Très bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Quelques rousseurs, petites pliures et décharges d'encre par endroits.

REY (Gabriel).

[MARSEILLE] Plan de Marseille et de ses environs indiquant les travaux projetés.

Marseille, Chiesa, 1856. 1,05 x 0,73 m, monté sur toile.

Très grand plan détaillé de Marseille, figurant les travaux projetés en 1856. Il a été dressé par Gabriel Rey et lithographié par Raibaud. La création du port de la Joliette, ouvert en 1853, marque le début de travaux d'aménagement des terrains bordant les bassins. Ces travaux, signalés en rose, concernent les terrains de l'ancien Lazaret et les docks d'entrepôt, mais aussi les terrains attenants au jardin zoologique, avec la création du Palais Longchamp, inauguré en 1869, du Muséum d'histoire naturelle, créé en 1819 mais installé au Palais Longchamp en 1869, et d'un nouvel observatoire. Créé en 1854, à l'emplacement de l'actuel Parc Longchamp, le jardin zoologique ferma définitivement ses portes en 1987. La légende des couleurs utilisées permet d'identifier les travaux projetés, la situation du rivage avant la construction des nouveaux bassins, la limite des terrains de l'ancien Lazaret, la ligne principale du canal de Marseille, la dérivation du canal et la délimitation des propriétés. Les espaces verts sont aquarellés en vert, la cathédrale et la gare du chemin de fer en bleu. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, églises, édifices publics, etc, et du tarif pour la distribution des eaux du canal. Les eaux d'arrosage ou périodiques étaient concédées pour 50 années moyennant une rétribution annuelle de 67 francs pour 1 litre par seconde et de 40 francs pour 1 demi-litre. Exemplaire en coloris de l'époque. Rousseurs, déchirures et manques dans les marges.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Archipel des Indes Orientales, qui comprend les isles de la Sonde, Moluques et Philippines.

1750. 480 x 592 mm.

Carte figurant l'Asie du Sud-Est depuis la péninsule indochinoise jusqu'aux côtes septentrionales de l'Australie ou Nouvelle-Hollande, en passant par la Malaisie, l'Indonésie, les Philippines, Bornéo et la Nouvelle-Guinée. En carton en haut à droite figurent les îles Mariannes, baptisées par Magellan Islas de los Ladrones ou îles des Larrons. Ornée d'un cartouche de titre. Bon exemplair, contours aquarellés à l'époque. Pedley, 413.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Hémisphère céleste Arctique ou septentrional - Hémisphère céleste Antarctique ou austral.

Paris, Sr. Delamarche, 1763. Deux feuilles, chacune de 672 x 637 mm.

Belles et rares cartes célestes de grand format, figurant les hémisphères boréal et austral, calculées et dressées par Didier Robert de Vaugondy pour l'année 1763, et augmentées d'un grand nombre d'étoiles et de nébuleuses observées par les astronomes Lacaille, Méchain et Messier. Chaque carte a été dressée sur une projection stéréographique polaire, avec pour point central le pôle Nord et le pôle Sud. Elles ont été imprimées en deux couleurs, en rouge pour les constellations, et en noir pour les étoiles. Les étoiles sont nommées par une lettre de l'alphabet grec et romain, selon le catalogue d'étoiles de Johann Bayer. Elles sont également représentées par un symbole selon la taille, jusqu'à six tailles. Les nébuleuses sont également figurées par un symbole. La légende des symboles figure en bas à droite de chaque carte. Exemplaires en très bonne condition, repliés. Petites déchirures sans manque à quelques pliures, traces de fausses pliures à l'hémisphère austral. Bel et Utile, 1 et 2 ; Kanas, Star Maps, p. 350.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROURE (Nicole).

Foulard en soie réalisé pour les Avions Marcel Dassault.

[circa 1960]. 875 x 830 mm.

Superbe foulard en soie, de belles dimensions, dessiné par Nicole Roure pour les Avions Marcel Dassault. Il est illustré d'une mappemonde à deux hémisphères, ornée de vignettes dans le goût des cartes anciennes, d'une belle rose des vents, et des moyens de transport maritimes et aériens utilisés au cours de l'Histoire : galère, navire, bateau à vapeur, ballon dirigeable, montgolfière, flotille aérostatique (ou navire volant) et les premiers avions. Les bordures sont décorées de différents types d'avions de l'entreprise Dassault. Bel exemplaire. Petites taches sombres dans les coins inférieurs.

ROUSSEL (Claude).

Nouveau plan de la ville, cité, et université de Paris.

Paris, Roussel, 1716. En deux feuilles jointes de 0,77 x 1,28 m, avec table alphabétique rapportée.

Première édition de ce monumental plan de Paris, d'une extrême rareté, dressé et gravé par Claude Roussel en 1716. Le plan est orné d'un cartouche de titre contenant la dédicace à Philippe d'Orléans, dit le Régent, neveu de Louis XIV et régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Ce cartouche est décoré en tête des armoiries de France. Tout autour du plan ont été disposées 37 vignettes montrant des monuments et résidences royales de Paris et ses environs, ainsi qu'une vue de Paris du côté du faubourg Saint-Marceau, ornée des armoiries de France, et une vue du côté du Pont Royal (pont de la Concorde), ornée des armoiries de Paris. En haut à gauche figure une carte des environs de Paris. En bas à droite se trouve un cartouche contenant l'explication des marques ou symboles utilisés sur le plan. Un second titre "Nouveau plan de Paris" a été placé au sommet du plan. En tête de la table alphabétique figure un descriptif indiquant que Paris était divisée en trois parties (cité, université et ville), et qu'elle est à présent divisée en 20 quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État proclamé le 14 janvier 1702. Le plan montre tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, ici appelée place Louis Le Grand, construction de couvents et églises, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. À l'est de la ville, on remarque les chantiers de bois flotté, tandis qu'à l'ouest, au niveau du quartier du Gros Caillou (actuel 7ème arrondissement), il est fait mention de plusieurs belles maisons à des particuliers, et à des jardiniers, et des marais. Près du Gros Caillou, on peut voir une partie de l'île du Malt ou des Querelle. Il s'agit de l'île Maquerelle ou île des Cygnes, ancienne île de Paris réunie à la rive gauche de la Seine à la fin du XVIIIe. Graveur, marchand et éditeur d'estampes, Claude Roussel exerça dans la rue Saint-Jacques, la paroisse Saint-Séverin puis la paroisse Saint-Benoît. Il a gravé et édité plusieurs plans de Paris. Rare première édition de 1716. Le plan fut réédité à cinq reprises entre 1720 et 1738. Contours aquarellés à l'époque. Le plan est en bon état de conservation, mais présente néanmoins quelques défauts. Il a été entièrement doublé, le papier est aminci par endroits, petits manques dans les marges sans atteinte au texte, très petits manques au niveau d'anciennes pliures. Boutier, 186A ; Vallée, 2833.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1860. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,79 x 1,14 m ; monté dans sa reliure éditeur en percaline noire (20,5 x 13 cm), contenant une nomenclature des rues de 104 pages ; titre en lettres dorées sur le premier plat.

Grand et beau plan de Paris en 1860, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur Napoléon III et de l'administration des Postes. Publié en 1860, c'est l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en 20 arrondissements, avec 4 quartiers par arrondissement. Ces derniers furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre le mur des Fermiers Généraux et les fortifications de l'enceinte de Thiers, que l'on voit ici encerclant Paris, furent annexés à Paris. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. C'est aussi l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann qui débutèrent en 1853. Le plan montre les percées récentes, la plus importante d'entre elles étant le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, et dont la portion sur la rive gauche sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies en cours d'exécution sont marquées par un trait rouge, les voies projetées sont aquarellées en marron, les lignes de chemins de fer par un trait orange. Les bâtiments publics sont en noir. Le plan montre également le Bois de Boulogne, assez détaillé. En 1852, la propriété du bois de Boulogne fut cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui fut alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutèrent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui créa pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Rare exemplaire dans sa reliure éditeur, et accompagné d'un index des rues de 104 pages. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère brunissure au niveau du titre. Étui usagé. Vallée, 2850 (exemplaire sans la nomenclature des rues).

SANDBY (Thomas) & SANDBY (Paul).

[GRAND PARC de WINDSOR] View from the north side of the Virginia river, near the Manour Lodge.

London, John Boydell, March the 2.d 1772. 335 x 563 mm.

Belle vue dessinée par Thomas Sandby et gravée par Paul Sandby, montrant le Windsor Great Park ou Grand Parc de Windsor, au bord du lac de Virginia Water, nommé Virginia River, près de la résidence du Manor Lodge. Des hommes, des femmes et des enfants, réunis sous de grands chênes, attendent de saluer le prince et la princesse de Galles, arrivés dans une calèche, et accueillis par le duc de Cumberland. Sur le lac, on aperçoit un voilier, des petites embarcations et un yacht mandarin appartenant au duc, qui était également appelé "la jonque chinoise". Après avoir dirigé la répression de la rébellion jacobite de 1745–1776, William Augustus, duc de Cumberland, fut nommé Ranger du Grand Parc de Windsor. Il entreprit un programme d'aménagement paysager dans le parc, en créant notamment le grand lac de Virginia Water. Il chargea Thomas Sandby, qui avait travaillé pour lui comme arpenteur en Écosse, de concevoir un ensemble d'estampes du domaine rénové. Les Eight Views in Windsor Great Park ou Huit vues du Grand Parc de Windsor furent publiées une première fois vers 1754-1755, puis en 1772. Les graveurs comprenaient Paul Sandby, François Vivares, Edward Rooker et Pierre-Charles Canot. Natif de Nottingham, Thomas Sandby s'installa à Londres en 1741 pour devenir dessinateur au Board of Ordnance, ou Conseil de l'Artillerie. À ce titre, il accompagna le duc de Cumberland lors de campagnes militaires en Écosse et aux Pays-Bas au milieu des années 1740. En 1746, le duc fut nommé Ranger du Grand Parc de Windsor. Sandby devint son intendant en 1764, puis Ranger adjoint. Il a conçu plusieurs bâtiments dans le parc et a participé au développement du lac de Virginia Water. Il fut un membre fondateur de la Royal Academy en 1768, et devint le premier professeur d'architecture de l'académie. En 1777, il devint architecte des travaux du roi et, en 1780, maître charpentier au bureau des travaux. Bon exemplaire. Quelques taches sombres dans les marges, trace de pliure verticale au milieu de l'estampe.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & DUMONT (Jean).

Le royaume de Hongrie, et les estats qui en ont esté sujets et qui sont présentement.

Amsterdam, Covens et Mortier, [1729]. En deux feuilles jointes formant une carte de 560 x 966 mm.

Belle et très grande carte figurant le royaume de Hongrie, et très rare édition publiée à Amsterdam par Covens et Mortier. Elle est issue de l'Histoire militaire du Prince Eugène de Savoye, du Prince et Duc de Marlborough, et du Prince de Nassau-Frise. La carte couvre la Transylvanie, la Moldavie, la Valachie, la Croatie, la Bosnie, la Dalmatie, la Serbie, et la Bulgarie. Il ne s'agit pas de l'édition classique de Jaillot, mais d'une très rare édition par Covens et Mortier, qui a été enrichie d'un grand et beau cartouche de titre qui ne figure pas dans l'édition de Jaillot. Ce cartouche est illustré de plusieurs soldats hongrois, dont l'un porte les armoiries du royaume de Hongrie, et d'une scène de bataille. Très bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & JAILLOT (Alexis-Hubert).

[CATALOGNE] Principauté de Catalogne où sont compris les comtés de Roussillon et de Cerdagne divisés en leurs vigueries.

Paris, H. Jaillot, 1696. En deux feuilles jointes formant une carte de 565 x 868 mm.

Belle et grande carte de la Catalogne, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville et publiée par Hubert Jaillot en 1696 dans l'Atlas François. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré de cornes d'abondance, d'étendards et de deux personnages armés d'épées et accompagnés de leurs chevaux. L'échelle est inscrite sur un piédestal. La Catalogne est divisée en vigueries ou juridictions administratives, qui disparurent pour la plupart sous Louis XV. La ville de Barcelone est représentée par le dessin d'une citadelle. Un second titre figure au-dessus de la carte. Très bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Froissements au bas de la carte, petites déchirures marginales restaurées, mouillure claire au bas de la marge droite. Imago Cataloniæ, p. 102 ; Pastoureau, JAILLOT II.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & JAILLOT (Alexis-Hubert).

L'Afrique divisée suivant l'estendüe de ses principales parties, où sont distingués les uns des autres les empires, monarchies, royaumes, estats et peuples qui partagent aujourd'huy l'Afrique.

Paris, H. Jaillot, 1719. 454 x 637 mm.

Belle carte de l'Afrique, dressée par Sanson d'Abbeville et publiée par Jaillot en 1719. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré de figures allégoriques et des armoiries de la France. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson, le premier de cette célèbre famille de cartographes, quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune Français et l'Atlas Français. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & JAILLOT (Alexis-Hubert).

Le Royaume d'Angleterre distingué en ses provinces.

Paris, H. Jaillot, 1693. En deux feuilles jointes formant une carte de 785 x 584 mm.

Belle et grande carte de l'Angleterre, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville et publiée par Hubert Jaillot en 1693 dans l'Atlas Nouveau. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries de l'Angleterre, d'attributs militaires, de figures allégoriques et d'anges, et d'une rose des vents. Un second titre figure au-dessus de la carte. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, JAILLOT I, 82 ; Shirley, Jaillot 2.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[MAROC] Royaume de Maroc divisé en sept provinces.

[circa 1660]. 185 x 262 mm.

Belle carte gravée du Maroc, divisé en sept provinces. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson, le premier de cette célèbre famille de cartographes, quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bon exemplaire. Pastoureau, SANSON I.

SAVINKOV (Aleksandr Dmitrievich).

[SPHÈRES].

[St. Pétersbourg, 1835]. 215 x 255 mm.

Très rare estampe russe en caractères cyrilliques, figurant un globe terrestre, un globe céleste, deux diagrammes illustrant les théories de Tycho Brahé et Copernic, et 4 sphères figurant la Terre, le Soleil, la Lune. Elle a été dessinée par Aleksandr Dmitrievich Savinkov pour l'Atlas Général ou Réunion de Cartes du globe terrestre à l’usage de la Jeunesse, publié sous la direction des géographes Areeniev, Choulguine et Ziablovsky à Saint-Pétersbourg, en 1835. Cartographe et graveur de talent, Aleksandr Dmitrievich Savinkov, né en 1769, fut aussi un grand éditeur de cartes et atlas. Il débuta en 1787 comme apprenti-graveur au Département Géographique du Cabinet de Sa Majesté Impériale, puis entra au Dépôt des Cartes en 1798 et le quitta en 1811. Il joua un rôle très actif dans la conception de l'Atlas de l'Empire de Russie publié par le Département Géographique du Cabinet en 1792, dont il a gravé 6 des 44 cartes. Il a également gravé 4 des 17 cartes de l'Atlas de l'Empire de Russie, publié en 1794, ainsi que quelques cartes pour le Nouvel Atlas ou Collection de Cartes de toutes les Parties du Monde, également publié par le Département Géographique du Cabinet en 1793. Il est aussi l'auteur d'un plan de Saint-Pétersbourg qu'il a gravé et publié en 1820, dressé d'après les informations du vice-amiral Gavriil Andreevich Sarychev, officier naval et explorateur nommé hydrographe en chef de la Marine Russe en 1808. Bon exemplaire.

SCHREIBER (Johann Georg).

[SAVOIE] Das Hertzogthum Savoyen.

Leipzig, J. Georges Schreiber, [1749]. 163 x 206 mm.

Belle carte de la Savoie, dressée par Johann Georg Schreiber pour l'Atlas selectus von alles Königreichen und Ländern der Welt, publié à Leipzig en 1749. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une rose des vents. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Aliprandi, I, p. 284.

SEBIRE (J.) & COULON.

[NANTES] Plan de la ville de Nantes.

Nantes, Sebire, et Paris, Coulon, An 3. de la Rép. Fr. [1795]. 490 x 707 mm.

Rare plan révolutionnaire de la ville de Nantes, dessiné par l'architecte Coulon, figurant les grands travaux d'agrandissement et d'embellissement réalisés au cours du XVIIIe siècle. Au début du XVIIIe siècle, Nantes a encore son aspect du Moyen-Âge, avec ses remparts et ses rues sinueuses. Mais la ville, enrichie par le commerce colonial, s'est agrandie et des faubourgs sont créés à ses abords. Dès 1755, trois architectes se succéderont pour réaliser ces travaux de rénovation et d'aménagement de Nantes : Pierre Vigné de Vigny, Jean-Baptiste de Ceineray et Mathurin Crucy. Le plan consistait à démolir les murs d'enceinte, ouvrir des rues et créer de nouvelles places, parmi lesquelles figurent la place Delorme, la place Gutemberg (renommée place Brancas et actuelle place Édouard-Normand), la place Buffon, ainsi dénommée pendant la Révolution (future place de Bretagne), et la plus importante d'entre elles, la place Graslin, aménagée entre 1780 et 1788, et complétée, à partir de 1792, par la construction du Cours de la République, qui sera renommé Cours de Henri IV. La place Saint-Pierre porte son nom révolutionnaire de Place Gracches. Parmi les chantiers importants figurent également l'aménagement de l'île Feydeau, le Cours des États, qui porte ici les noms révolutionnaires de Cours de la Liberté (actuel Cours Saint-Pierre) et Cours de la Fédération (actuel Cours Saint-André), et la place Viarme, dénommée place Agriculteur. Entre les deux cours figure la place de la Liberté, actuelle place Maréchal-Foch. La place Duchesse-Anne est dénommée place Cincinnatus. En bordure du port de Nantes, on peut voir l'entrepôt des cafés, transformé en prison sous la Terreur. La ville est divisée en 18 sections, créées en 1790. Bon exemplaire. Notes manuscrites anciennes à l'encre à l'emplacement des places Buffon, du Département et de la Liberté. Petites taches en haut du plan.

SELIGMANN (Johann Michael).

Carolinæ Floridæ nec non insularum Bahamensium cum partibus adjacendibus delineatio.

Nuremberg, 1755. 428 x 584 mm.

Superbe carte figurant le sud-est des États-Unis avec la Caroline et la Floride, et une partie du Golfe du Mexique avec les Bahamas, Cuba, la Jamaïque, Saint-Domingue, Porto-Rico et la pointe du Yucatan. Cette précieuse carte fut publiée dans l'édition allemande de l'ouvrage de Mark Catesby intitulé Natural history of Carolina, ouvrage majeur sur la flore et la faune américaines. Largement inspirée de la grande carte en 20 feuilles de Henry Popple, et du manuscrit du capitaine John Barnwell, elle montre les possessions des différents pays aquarellées de trois couleurs : en rose, les colonies britanniques (côte Est jusqu'à la Floride, archipel des Bahamas et Jamaïque), en vert les possessions françaises (Louisiane et moitié ouest de Saint-Domingue), et en jaune les régions contrôlées par l'Espagne (Floride, Cuba, moitié est de Saint-Domingue, Porto Rico et Yucatan). Sur cette édition correspondant au premier état de la carte, les régions de part et d'autre du Mississippi sont aquarellées en vert, ce qui indique qu'elles appartiennent aux Français. Après le Traité de Paris de 1763, les régions à l'est du Mississipi devinrent des possessions anglaises, tandis que celles situées à l'ouest devinrent espagnoles. Très bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Très rare. Cumming, 292.

SENEX (John).

France corrected from ye observations made by the Royal Academy of Sciences at Paris.

1708. 635 x 918 mm.

Très grande et belle carte de la France, dressée par John Senex d'après les informations de l'Académie Royale des Sciences de Paris. Elle est ornée d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Charles Boyle, comte d'Orrery, et d'un magnifique cartouche de titre décoré d'un portrait en médaillon de Louis XIV, des armoiries de la France et de quatre figures allégoriques. Le long des côtes figure la mention "côtes d'après Sanson et les cartes hollandaises". Exemplaire aquarellé à l'époque, coloris postérieurs pour les deux cartouches. Brunissures par endroits, petites déchirures marginales, petites restaurations anciennes au dos.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[BALÉARES/IBIZA/FORMENTERA] Îles Baléares. Ivice et Formentera.

1903-1913. 939 x 642 mm.

Belle et très grande carte marine figurant les îles d'Ibiza et de Formentera dans l'archipel des Baléares, d'après la carte levée de 1895 à 1897 par la Mission Hydrographique Espagnole. En carton, plan du port de San Antonio sur l'île d'Ibiza, et carte des passages entre Ibiza et l'île d'Espalmador située au nord de Formentera. Profil côtier au bas de la carte. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[BALÉARES] Îles Baléares. Ports et mouillages des îles Majorque et Ivice.

1892-1911. 647 x 434 mm.

Planche figurant sept plans d'entrée de ports, dont six pour l'île de Majorque et un pour l'île de Cabrera. Les phares sont aquarellés en jaune. Bel exemplaire. Petite tache rose en haut de la carte.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[CANARIES] Ténériffe.

1888. 465 x 617 mm.

Belle carte marine de l'île de Tenerife dans l'archipel des Canaries, dressée d'après le levé anglais de 1838. Les phares de l'île sont aquarellés en jaune. Bel exemplaire. Tampons du Service hydrographique et du distributeur.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[CANARIES] Îles Lanzarote et Furteventura.

1892. 638 x 471 mm.

Belle carte marine figurant les îles de Lanzarote et de Fuerteventura dans l'archipel des Canaries, dressée d'après les levés anglais de 1835. En carton, cartes de l'entrée des ports d'Arrecife et de Naos sur l'île de Lanzarote, et du détroit séparant les îles de Lanzarote et de La Graciosa. Bel exemplaire. Très légères traces de crayon rouge au bas de la carte.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[GIJÓN] Port de Gijón.

Service Hydrographique de la Marine, 1887. 319 x 432 mm.

Carte marine figurant la baie de Gijón dans les Asturies, dressée d'après le levé espagnol de 1879. Le phare est aquarellé en jaune et rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[MORBIHAN/QUIBERON/BELLE-ÎLE-en-MER/GROIX/GLÉNAN] Côte ouest de France. De la Pointe de Penmarch à Belle-Île. Abords de Lorient.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1931. 697 x 984 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Morbihan entre la Pointe de Penmarc'h et Carnac, avec l'archipel des Glénan, l'île de Groix, la presqu'île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer, publiée en 1912, puis corrigée en 1931. Elle a été levée d'après les travaux les plus récents des ingénieurs hydrographes. Tampon du revendeur à Bordeaux au bas de la marge droite. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[NOUVELLE-CALÉDONIE] Océan Pacifique Sud. Nouvelle Calédonie, Nouvelles Hébrides et îles Loyalty.

Paris, Service Hydrographique de la Marine, 1888-1909. 943 x 654 mm.

Grande carte marine figurant les archipels de la Nouvelle-Calédonie, des Nouvelles-Hébrides, aujourd'hui renommées Vanuatu, et des îles Loyauté, rattachées à la Nouvelle-Calédonie en 1864. C'est cette même année que fut créé le bagne de Nouvelle-Calédonie, réparti sur les îles de Nou, en face de Nouméa, la presquîle de Ducos et l'Île des Pins. La carte a été dressée et publiée une première fois en 1888, puis rééditée en 1909. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Déchirures et brunissure à la pliure centrale, manque dans la marge gauche, petites déchirures marginales.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[TOKYO] Japon - Côte sud de Nipon. Golfe de Tokyo (ancien.t de Yédo).

Service Hydrographique de la Marine, 1891-1914. 940 x 629 mm.

Grande carte marine figurant le golfe ou baie de Tokyo, dressée d'après la carte japonaise de 1884. La carte a été publiée une première fois en 1891, puis rééditée en 1914. Pour la ville de Tokyo sont indiqués la résidence impériale, la légation de France, l'église catholique, l'ofice hydrographique ou encore le marché au poisson. La carte montre également les villes de Kawasaki, Yokohama ou Yokosuka. A l'emplacement du mont Iwato Yama figure la mention 2 bouquets d'arbres remarquables. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VENDÉE/ÎLE de NOIRMOUTIER] Côte ouest de France. De la Pointe de St. Gildas au Goulet de Fromantine. Baie de Bourgneuf.

Service Hydrographique de la Marine, 1900-1922. 690 x 977 mm.

Grande carte marine figurant les côtes de la Vendée entre la Pointe Saint Gildas et la Pointe de Notre-Dame-de-Monts, avec l'île de Noirmoutier et la Baie de Bourgneuf. Elle a été dressée d'après la carte de Beautemps-Beaupré levée en 1821 et 1822, et d'après la reconnaissance faite en 1893 sous la direction de l'ingénieur hydrographe Hanusse. Tampon du Service Hydrographique dans la marge inférieure. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VIETNAM/BAIE d'HALONG] Mer de Chine. Golfe du Tonkin. Baie d'Halong.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1936. 669 x 980 mm.

Grande carte marine figurant la Baie d'Halong au Vietnam, levée en 1906 et 1907 par Ricard, ingénieur hydrographe, et les officiers de l'aviso transport Manche commandé par les capitaines de frégate La Porte et Rageot de La Touche. La carte a été publiée une première fois en 1912, puis corrigée et publiée à nouveau en 1936. Elle montre la baie avec ses nombreuses petites îles, ainsi que l'ile de Cat Ba, nommée île de la Cac-Ba. Les côtes du Vietnam montrent la ville de Bai Chay, nommée Va-Chai, avec le logement du commandant, les casernes, ainsi que la ville de Hong Hai, orthographiée Hongay, où figurent le poste de milice, l'hôpital, l'église et le poste de douane. Les emplacements du blockhaus et des mines de charbon sont indiqués. La baie de Hong Hai est appelée Port Courbet. En haut à gauche figure un plan de la baie de Hong Hai, d'après le plan de la Société des Charbonnages du Tonkin dressé en 1930. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

SEUTTER (Matthaeus).

[CHAMPAGNE] Le Gouvernement de Champagne i. e. Præfectura generalis Campaniæ in electiones suas divisa.

[circa 1740]. 575 x 490 mm.

Très belle carte de la Champagne divisée en élections. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la France et de la Champagne, et d'une petite carte des environs de Paris. Les villes principales sont signalées par une citadelle. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg, puis fut nommé géographe de la Cour Impériale. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.

SEUTTER (Matthäus).

[ALGÉRIE/ORAN] Oran munita urbs et comodus porto in ora maritima Barbariæ et proprie in regno Telensin, quam Hispani jam A° 1509 tenuerunt et postquam A° 1708 a Mauris occupata suit, Hispani A° 1732 sibi eam denuo vindicarunt, cum prospectu adjac?tium littorum, juxta recentissimam designationem æri.

Augsbourg, [circa 1735]. 496 x 580 mm.

Superbe planche dédiée à la ville d'Oran au XVIIIe siècle. La partie haute est occupée par une carte du littoral montrant la ville fortifiée d'Oran sur la côte de Barbarie, la partie basse par un panorama de la côte animé d'une flotte de navires. La carte est décorée d'un magnifique et grand cartouche de titre mettant en scène des Européens, des indigènes, et le dieu de la mer Neptune, se tenant sur son char tiré par des chevaux. Elle est accompagnée de 23 légendes numérotées indiquant les forts et châteaux autour d'Oran (Saint-André, Sainte-Croix, Mazalquivir), ainsi que le marché et l'endroit où accostèrent les troupes espagnoles en 1732. Le titre écrit en latin indique que la ville d'Oran se trouve dans le royaume de Tlemcen, qu'elle fut prise par les Espagnols aux Maures en 1509, qu'elle fut reconquise par la Régence d'Alger en 1708, puis prise à nouveau par l'Espagne de Philippe V en 1732. Oran restera espagnole jusqu'en 1792. Le nord est placé au bas de la carte. Cette planche est un très bel exemple du style et du format d'une série de plans à vol d'oiseau et de profils panoramiques des grandes villes et ports publiés en Allemagne au XVIIIe siècle, notamment par Matthäus Seutter. Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Très léger froissement dans le coin inférieur droit.

SEUTTER (Matthäus).

[ANDALOUSIE/GIBRALTAR] Accurata designatio celebris freti prope Andalusiæ Castellum Gibraltar inter in Europam et Africam, cum circumjacentibus Portubus, et Castellis, cura et impensis.

Augsbourg, [circa 1730]. 496 x 580 mm.

Très belle planche dédiée à l'Andalousie et à Gibraltar. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré d'attributs militaires. En carton figurent quatre cartes et vues avec des notes historiques : carte de l'île de Minorque prise par les Anglais en 1708, le fort espagnol de Ceuta sur la côte africaine, assiégé, en vain, pendant 34 ans par les forces marocaines jusqu'en 1727, le port de Cadix en Andalousie, la forteresse de Gibraltar, et la ville de Malaga dans le royaume de Grenade. Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Deux petites taches au centre de la carte.

SEUTTER (Matthäus).

[POLOGNE/LITUANIE] Poloniæ regnum ut et Magni Ducatus Lithuaniæ.

Augsbourg, 1735. 501 x 583 mm + 1 index alphabétique de 479 x 585 mm.

Belle carte figurant le royaume de Pologne et le Duché de Lituanie, accompagnée d'un feuillet double contenant un index alphabétique de toutes les villes de Pologne. Les villes sont numérotées de façon à pouvoir les retrouver facilement sur la carte, elle-même divisée en rectangles. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'animaux, de trois personnages dont un chasseur, et des armoiries d'Auguste II, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie de 1697 à 1704, puis de 1709 à 1733. Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Rare exemplaire accompagné de son index alphabétique des villes de Pologne. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petits défauts à la pliure centrale, rousseurs marginales. Le feuillet d'index est bruni. Niewodniczanski, II, K18.

SEUTTER (Matthäus).

Africa juxta navigationes et observationes recentissimas aucta correcta et in sua regna et status divisa, in lucem edita.

Augsbourg, [circa 1730]. 496 x 577 mm.

Très belle carte de l'Afrique, dressée d'après les dernières découvertes. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré d'animaux sauvages ou mythiques, tel un dragon ailé, d'indigènes, de pyramides, et d'un phare. Au centre de l'Afrique sont représentés d'énormes lacs. Les informations sur l'extrémité sud du continent sont en grande partie erronées. On voit par ailleurs que le Nil prend non seulement sa source dans les lacs Zaïre et Zaflan, mais qu'il se prolonge également plus au sud. La province abyssinienne d'Amhara est représentée dans le royaume de Monomotapa. Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Bel exemplaire dans de très beaux coloris de l'époque. Norwich, Map 80.

SEUTTER (Matthäus).

Le Royaume de France.

Augsbourg, [circa 1740]. 480 x 556 mm.

Belle carte de la France, ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries du royaume de France, de cinq figures allégoriques et de divers attributs des arts et des sciences. La France est divisée en 17 régions administratives. Comme précisé dans le cartouche en haut à droite, cette carte présente l'état du royaume, qui a été fait au roi le 1er janvier 1734. On apprend qu'à cette date, le royaume comptait "20 millions d'hommes, sans compter les femmes et les enfants". La description donne également le nombre de rivières, villes, paroisses, familles nobles, commanderies de l'Ordre de Malte, chanoines, enfants de chœur, etc. Il est dit également que "la France vaut au Roy par an 180 millions de livres", que "les rentes annuelles du Clergé montent par an à 312 millions, de sorte que leurs revenües surpassent de 132 millions celles du Roy". Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Exemplaire dans de beaux coloris de l'époque. Pliure centrale brunie.

SILVESTRE (Israël).

[PARIS] Perspective de la ville de Paris, veüe du Pont des Tuileries – Lutetiæ, e Ponte Laterariarum prospectus. Silvestre incidit Parisiis 1650. A Paris chez Israel, rue de l’Arbre Sec, au logis de Monsr le Mercier orfèvre de la Reyne, proche la croix du Tiroir.

1650. 303 x 640 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. Magnifique vue des rives de la Seine prise depuis l’ancien pont des Tuileries, aujourd’hui Pont Royal. On y voit notamment le Louvre, la Tour de Nesle, le Pont-Neuf, la Tour Saint-Jacques, Notre-Dame, ou encore le Pont-au-Change. Elle est ornée des armoiries royales et accompagnée de 6 lignes de description en français et en latin, et de 24 légendes numérotées, également en français et en latin. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Tache brune affectant la description en français. Faucheux, n°77.

SMITH (John Calvin).

A new map for travelers through the United States of America showing the railroads, canals & stage roads, with the distances.

New York, Sherman & Smith, 1852. 550 x 685 mm, sur papier fin.

Belle et grande carte figurant la moitié est des États-Unis, dressée à l'attention des voyageurs. Très détaillée, elle montre les cours d'eau et les canaux, les voies ferrées, les limites des états, ainsi que de très nombreuses villes et villages avec des distances le long des routes et des voies ferrées. Elle indique également l'emplacement des tribus indiennes à l'ouest du fleuve Mississippi. En carton figurent une carte des voies navigables et ferrées entre Albany et Buffalo, une carte des voies de chemins de fer entre les villes de New York, Boston et Albany, avec le fleuve Hudson entre New York à Albany, une carte du chemin de fer entre New York et Philadelphie, et entre Philadelphie et Washington, et enfin une carte de l'Oregon, avec le nord de la Californie et Santa Fé au Nouveau-Mexique. Les coins sont décorés de vignettes montrant des Indiens, une vue du port de New York (avec Castle Garden), et une vue des Chutes du Niagara. Au bas de la carte on peut voir des drapeaux américains et un bouclier. Dans les états du sud, des noms de rivières ont été rajoutés en manuscrit. Bel exemplaire, contours coloriés à l'époque.

STRIMPL (Louis) & GAZETTE du BON TON.

La Côte d'Azur ou Une fête sur la terrasse.

Eté 1915. 207 x 500 mm.

Belle et grande planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant vingt modèles de robes : 41. Robe de broché argenté. Redingote en tulle d'argent. Costume de Jenny. Souliers de Généra. 42. Redingote de broché blanc posée sur un fourreau de dentelle fine sur fond de satin blanc. Costume de Callot. 43. Crêpe satin et tulle noir brodés de perles de jais. Deux étages de fils de jais. Costume de Dœuillet. 44. Satin rose nacré dit "Libellule." La jupe est comme repliée sur elle-même et pincée de place en place par des points de jais. 45. Robe de gros de Londres garnie de volants froncés. Costume de Beer. Souilers de Greco. 46. Sur un fourreau de satin rose, est posée une tunique en tulle brodé de perles vertes et blanches, un long voile de tulle vert forme paniers reliés sur le devant. Costume de Callot. 47. Robe de mousseline de soie rose, tunique en tulle brodé d'or, écharpe de broché or et roses roses sur fond noir. Costume de Chéruit. 48. Robe de tulle bleu marine sur crêpe satin bleu avec volant plissé remontant sur les côtés, ceinture de pierreries. Costume de Dœuillet. 49. Jupe ample en tulle blanc, rayé de bandes de perles de cristal en tubes ; ceinture de velours blanc bordée de zibeline. Costume et coiffure de Lanvin. Bottes de Carbini. 50. Louis XV de taffetas rose "rose," un galon or et argent borde les basques et le bas de la jupe glands d'or. Costume de Jenny. Souliers de Généra. 51. Robe de faille rose de trois tons différents, ceinture en satin "framboise." Costume de Paquin. 52. Fourreau de liberty bleu rebrodé de soie et d'or, traîne en pointe doublée de rose de Chine. Jupe de tulle uni recouvrant le tout. Costume de Doucet. 53. Robe de tulle rose et recouverte en partie de tulle bleu paon, brodée de fleurs d'argent et de paillettes bleues. Costume de Paquin. 54. Robe de satin blanc avec tunique de mousseline, ceinture brodée de perles. Costume de Premet. Coiffure de Maria Guy. 55. Satin noir gras, broche à même le tissu de dessins japonais magnifiques copiés sur des broderies anciennes. Les devants s'ouvrent sur une jupe faite d'effilés d'ifs de perles fines. Corselet de perles et de strass. Costume et coiffure de Worth. Souliers de Helstern. 56. Tulle rose brodé d'or avec traîne en brocart d'or sur rose. Deux galons d'argent surmontés d'un galon de strass croisent sur la taille. Manteau en broché lophophore sur fond noir, bordure de zibeline. 57. Peau de soie brodée et brochée rose très pâle, volants de dentelle fine à mi-jupe seulement et corsage à Berthe de même dentelle. Costume de Martial et Armand. Souliers de Ducerf. 58. Deux volants d'application blanche sont disposés sur une jupe de satin perlée de strass. Sorte de boléro de jais. Costume de Martial et Armand. Souliers de Ducerf. 59. Robe de satin blanc pailletée avec seconde jupe de tulle bleu pailleté également et bordé d'hermine. La manche est remplacée par des ailes de tulle bleu. Costume de Premet. Chapeau de Maria Guy. 60. Dentelle d'or sur mousseline de soie avec double effet d'ailes dégradées orange et bleu. Bretelle de velours bleu et riche broderie sur toute la robe. Costume de Callot. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

TAVERNIER (Jean-Baptiste).

Carte des Isles du Japon esquelles est remarqué la route tant par mer que par terre que tiennent les Hollandois pour se transporter de la ville de Nangasaqui à Jedo demeure du Roy de ces mesmes Isles.

[Paris, 1679]. 515 x 768 mm.

Très rare et exceptionnelle carte du Japon, gravée par Jean-Louis Durant, et l'une des plus grandes cartes de l'archipel, montrant la route des Hollandais de Nagasaki à Tokyo, anciennement Jedo ou Edo. Entre 1638 et 1668, Jean-Baptiste Tavernier, bijoutier et voyageur français, effectua six voyages en Perse, en Mongolie et en Inde, jusqu'aux frontières avec la Chine et le Japon. Il rapporta de ses voyages de nombreuses pierres et diamants, et en vendit une partie au roi Louis XIV pour la somme de trois millions. Bien qu'il ne soit jamais entré dans le Japon, Tavernier a inclus dans son carnet de voyage une description et une carte du Japon, établies à partir de sources qu'il avait recueillies aux Indes orientales. La carte contient quelques notes, notamment sur la ville d'Okasaki où l'on trouverait les plus belles femmes, ainsi que l'emplacement des mines d'or et d'argent. Près du mont Fuji, nommé Fusino amma, une note indique que la montagne est toujours recouverte de neige. Dans le lac Biwa, au nord de Kyoto, appelée ici Miaco ou Meaco, il est dit que de grandes quantités de saumon peuvent être pêchées. La carte montre le sud de l'île de Hokkaido, appelée Terre de Jesso, ainsi que les côtes de la Corée, et la mer du Japon est nommée Mer de Coréer. La carte est ornée de deux roses des vents et de deux vaisseaux néerlandais près de Nagasaki. Bon exemplaire. Rousseurs légères, petites taches dans la marge gauche. Walter, Japan. A cartographic vision. European printed maps from the early 16th to the 19th century, 35; Hubbard, The Mapping of Japan, 43 ; Campbell, MCC 36, Japan: European Printed Maps to 1800, 27.

TAVERNIER (Melchior).

[ÎLE de RÉ] Carte particulière des costes de Poittou Aunis, et de La Rochelle et du fort S.t Louys comme aussy de l'isle de Ré avec ses forts 1627.

[Paris, Melchior Tavernier], 1627 [1632]. 380 x 513 mm.

Belle carte gravée, issue du Théâtre géographique du royaume de France, figurant l'île de Ré et les côtes de Vendée entre La Tranche-sur-Mer et Angoulins. L'île de Ré est représentée en 1627, durant le siège que firent subir Louis XIII et Richelieu aux huguenots rochelais appuyés par les flottes anglaise et hollandaise. La carte indique les lieux où ont débarqué les Anglais. Rare état sans les plans des forts de La Prée et de Saint-Martin-de-Ré, et sans la représentation du blocus de Saint-Martin. Il semblerait que le cuivre ait été regravé afin de ne plus illustrer les événements militaires. Bon exemplaire. Coins inférieurs légèrement brunis, marges gauche, droite et inférieure coupées. Pastoureau, TAVERNIER II A ; Gaudillat, p. 116.

TESSIER (Alexandre).

[JEU de l'OIE] Le jeu de l'Oye renouvellé des Grecs.

Paris, Alex.dre Tessier, [circa 1825]. 364 x 430 mm.

Rare jeu de l'oie traditionnel composé de 63 cases numérotées. La dernière case montre une oie sur un piédestal, sous une couronne de fleurs suspendue. Les coins portent des textes de fables et de moralités. Éditeur d'estampes, Alexandre Tessier succéda à la Veuve Chéreau en 1820. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Impression faible par endroits, froissements dans les marges.

TOUTEY (E.).

Tableaux-cartes Toutey. France physique.

Paris, J. Bricon et A. Lesot, [circa 1910]. En 28 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,98 x 1,27 m.

Belle et grande carte scolaire en couleurs de la France, montrant le relief et l'hydrographie du pays. Elle est ornée d'une bordure d'épis de maïs, et de quatre grandes vignettes illustrant la géographie physique de la France : la mer, la plaine, les landes et la montagne. La Corse est représentée séparément en carton. Les neuf couleurs utilisées permettent de distinguer les hauteurs des montagnes et les profondeurs des mers. Quatre œillets aux angles permettent d'accrocher la carte. Rare. Très bel exemplaire.

TURGIS (Louis).

L'Amérique - La America.

Paris, L. Turgis, [circa 1860]. Lithographie originale en couleurs (36,9 x 47,9 cm).

Belle estampe allégorique lithographiée en couleurs par Louis Turgis, illustrant la vie en Amérique du Nord dans la seconde moitié du XIXe siècle, et les relations entre Américains et Amérindiens. La scène montre un propriétaire de plantation en conversation avec trois Amérindiens. Derrière lui se tiennent son épouse et ses enfants. L'entrevue semble se dérouler sereinement, mais l'épouse montre un visage inquiet. Le propriétaire tient un fusil sur l'épaule, ainsi que l'un des Amérindiens. Au second plan, on peut voir des esclaves Noirs exécutant des travaux de récolte. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, essentiellement marginales.

TÄUBERT (Gustave).

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] Erinnerung an Prag.

Dresden, J. Braunsdorf, [circa 1850]. 420 x 535 mm.

Très rare et magnifique planche de souvenirs de Prague, dessinée d'après nature par Gustave Täubert et lithographiée en couleurs par Johann Riedel. Au centre figure une grande vue générale de la ville (245 x 360 mm) prise depuis la colline de Petřin (en allemand Laurenziberg), encadrée de 24 petites vues (environ 45 x 70 mm) montrant des monuments et lieux remarquables de la ville. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Très légères salissures marginales, petites déchirures dans la marge gauche.

VAYRON (François Benjamin).

Les étrangers à Paris. Visite avec itinéraire à ses principaux monuments.

Paris, G. Gautier, 1855. En 4 feuilles montées sur carton fort doublé de percaline moirée et repliées, de 495 x 630 mm.

Beau plan de Paris lithographié en couleurs, monté à la manière d'un plateau de jeu, orné de nombreuses vignettes figurant les monuments de Paris et des environs. Les itinéraires d'un monument à l'autre sont indiqués à l'aquarelle rouge. Avec 56 légendes. Coloris de l'époque. Rousseurs. Vallée, 1339.

VOUILLEMONT (Estienne) & FER (Antoine de).

[JEU de l'OIE] Le Jeu de France.

Paris, A. de Fer, 1671. 380 x 525 mm.

Seconde édition publiée par Antoine de Fer de ce très rare jeu de l'oie dédié aux provinces françaises, et gravé par Estienne Vouillemont. Il est composé de 63 cases en forme de cercles, chacune contenant la carte d'une province française, et d'une carte générale de la France au centre du jeu. Les explications et les loix du jeu, disposées aux 4 coins, donnent un aperçu des clichés et stéréotypes que les Parisiens appliquaient aux provinces françaises : "Qui ira en Bretagne cotté 13 après avoir fait la débauche dans Nantes avec les Bretons, il sy embarquera pour Bourdeaux en Guienne cotté 44 et paiera" ou "Qui ira en Provence cotté 58 il s'embarquera à Marseille dans le dessein de faire le voiage d'Italie, mais il sera pris par les corsaires d'Alger et il paiera rançon pour pouvoir continuer son jeu". Le jeu est orné d'un médaillon de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, le magistrat Guillaume de Lamoignon, premier président du Parlement de Paris. La première édition fut publiée par Pierre Duval en 1659. Très rare. Exemplaire aquarellé à l'époque. Manques au niveau de la dédicace, de la carte de France et de la province du Rouergue, amincissement du papier par endroits. Pelletier et Ozanne, pp. 132-133, fig. 70 (édition de Duval de 1659).

VUE d'OPTIQUE.

[NEW YORK/GUERRE d'INDÉPENDANCE] Débarquement des troupes angloises à Nouvelle Yorck.

[circa 1780]. 266 x 383 mm.

Belle vue d'optique finement coloriée à l'époque, illustrant le débarquement des troupes britanniques à Kips Bay sur l'île de Manhattan le 15 septembre 1776, durant la campagne de New York et du New Jersey, dans le but de reprendre New York aux révolutionnaires américains. Bel exemplaire aquarellé à l'époque.

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan de Paris fortifié et des communes de la banlieue.

Paris, Garnier frères, [circa 1860-1865]. 0,81 x 1,14 m.

Très grand plan de Paris illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann, et l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. C'est aussi l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en ses 20 arrondissements créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Chaque arrondissement est divisé en quatre quartiers. Le plan montre les percées les plus récentes, et notamment la plus importante d'entre elles, le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, dont on voit ici une portion se poursuivre sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles, portion qui sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Le plan était à l'origine replié, les pliures ont été remises à plat. Très petit manque à deux intersections. Vallée, 3180.

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan illustré de la ville de Paris avec le système complet de ses fortifications et forts détachés, et des communes de la banlieue.

Paris, Fatout, 1847-1848. 0,84 x 1,06 m.

Très grand plan de Paris, gravé sur acier par Bénard, orné d'une cinquantaine de vignettes figurant des monuments, ponts ou places de Paris et de sa banlieue, et des 13 forts autour de Paris (Charenton, Nogent, Ivry, Bicêtre, Montrouge, etc). Avec liste alphabétique des rues, tableau des communes de la banlieue, distances entre les forts et le "mur d'octroi" ou barrière des Fermiers Généraux. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte bastionnée de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 13 figurent sur le plan. Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris, illustrées de locomotives. La ville est divisée en 12 quartiers. Bon exemplaire. La date de 1847 a été modifiée à l'encre par 1848. Vallée, 3184.

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan illustré de la ville de Paris avec le système complet de ses fortifications et forts détachés, et des communes de la banlieue.

Paris, Fatout, 1858. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,86 x 1,10 m.

Très grand plan de Paris, gravé sur acier par Bénard, orné d'une cinquantaine de vignettes figurant des monuments, ponts ou places de Paris et de sa banlieue, et des 13 forts autour de Paris (Nogent, Bicêtre, Montrouge, Vanves, etc). Paris est représentée en 1858, ce qui en fait l'un des tout premiers plans du Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann commencés en 1853. Le plan montre en orangé les voies en cours d'exécution, et en vert les voies projetées. La plus importante des voies en cours d'exécution est le boulevard Sébastopol, qui sera inauguré la même année que l'édition de ce plan, en 1858. Le boulevard, quasiment terminé sur la rive droite, se poursuit sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles. Cette portion sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies projetées concernent notamment le boulevard du Prince Eugène, renommé boulevard Voltaire en 1870. Le boulevard fut inauguré en 1857, ce qui laisse penser que le plan a été publié avant 1858. Une autre des voies projetées concerne le boulevard du Nord, inauguré en 1859, et renommé boulevard de Magenta pour célébrer la victoire de l'armée française en 1859, près de la ville de Magenta en Lombardie. Le plan montre également les limites du Mur des Fermiers Généraux, aquarellées en rose. Le Mur des Fermiers généraux, construit entre 1784 et 1790, était une enceinte dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les limites de Paris sont marquées par l'enceinte de Thiers construite en 1844. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, Grenelle, Vaugirard, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 13 figurent sur le plan (forts de Rosny, de Nogent, de Montrouge, de Vanves, d'Aubervilliers, de Romainville, de Bicêtre, etc). Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris, illustrées de locomotives. Paris est divisée en 12 arrondissements. Il faudra attendre le 16 juin 1859 pour que soient créés les 20 arrondissements, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux seront annexés à Paris. Le plan est accompagné d'un tableau des communes de la banlieue en dedans et en dehors de l'enceinte fortifiée, d'une table des rues, et d'une table de la distance exacte des forts, du mur d'octroi (mur des Fermiers Généraux) et du Louvre considéré comme point central. Cette dernière table a été réalisée pour estimer la portée des canons et des mortiers. Bel exemplaire. Trois petites taches d'encre dans la partie droite du plan. Édition non citée par Vallée.

WIT (Frederick de).

[BRÉSIL] Littora Brasiliæ - Pascaert van Brasil.

[circa 1680]. 483 x 563 mm.

Superbe carte des côtes du Brésil divisées en capitaineries, ornée d'un magnifique cartouche de titre illustré de scènes montrant des explorateurs et missionnaires portugais et hollandais, une cérémonie amérindienne et une scène d'exploitation minière. L'Atlantique est décoré de quatre navires et deux roses des vents. Le nord est placé à droite de la carte. Avec plus de 400 cartes et vues publiées entre 1648 et 1712, Frederick de Wit fut l'un des plus importants graveurs et éditeurs de cartes hollandais. En 1694, il acquit une partie des fonds de Blaeu et de Jansson vendus aux enchères 20 ans plus tôt. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs, manque comblé à l'extrême droite de la carte, au niveau de la mer.

WIT (Frederick de).

[CRACOVIE] Cracovia.

Amsterdam, [circa 1695]. 394 x 495 mm.

Très rare vue panoramique de la ville de Cracovie, dessinée par Frederik de Wit pour le Théâtre de plusieurs plans et profils des plus renommeez villes de l'Europe. La vue, placée dans un bel encadrement à la manière d'un tableau, est ornée d’un cartouche de titre flanqué de deux gueules de lion, des armoiries de la Pologne et des armoiries des Sforza de Milan, figurant un serpent dévorant un homme. La vue est prise depuis les hauteurs à l'ouest de la ville, avec la Vistule sur la droite, et montre cinq personnages au premier plan. Au bas de la vue figure un texte en néerlandais, français, allemand et anglais, et sur les côtés, 22 légendes numérotées. Avec plus de 400 cartes et vues publiées entre 1648 et 1712, Frederick de Wit fut l'un des plus importants graveurs et éditeurs de cartes hollandais. En 1694, il acquit une partie des fonds de Blaeu et de Jansson vendus aux enchères 20 ans plus tôt. Très rare. Avec la ville de Gdansk, ce sont les deux seules vues de villes polonaises publiées par Frederik de Wit. Très bon exemplaire. Petites déchirures habilement restaurées. Niewodniczanski, II, K106/1 ; Koeman's Atlantes Neerlandici, 2153.