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GAZETTE du BON TON & BRISSAUD (Pierre).

Entre Chien et Loups. Robe de ville de Worth.

Décembre 1912. 205 x 136 mm.

Planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe d'après-midi de Worth en moire taupe bordé de skungs noir, ainsi que la jaquette "Moscowite" dont le col est d'Irlande et la ceinture de soie bleue Gentiane. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BRISSAUD (Pierre).

Une Chinoise. Costume de divertissement par Dœuillet.

Février 1913. 203 x 132 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un manteau chinois rouge et noir de Georges Dœuillet, doublé de soie et couvrant un panier de satin sur une jupe de soie brodée d'une guirlande. La robe de dessous est en crêpe de Chine. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BRISSAUD (Pierre).

Vive Saint-Cyr ! Robes d'été de Jeanne Lanvin.

Juillet 1914. 207 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant deux robes d'été de Jeanne Lanvin. La robe de jeune fille est en linon blanc brodé de soutaches, avec une ceinture perlée sur taffetas. La robe de fillette est en crêpe de Chine bleu et en serge blanche, avec une petite broderie bleue. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & DAMMY (H. Robert).

Le soir tombe... Robe du soir de Doucet.

[Décembre 1912]. 206 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe de soirée de Jacques Doucet en satin noir bordé de skungs et recouverte d'une tunique drapée de Malines. Le manteau de velours noir est doublé d'une soie à ramages. Le col et les manches sont en renard blanc. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & GOSÉ (Francisco Javier).

Un Loup en cage - Costume de "Maya" par Worth.

Février 1913. 205 x 136 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une "Maya" habillée par Worth, vêtue d'une robe à panier de taffetas changeant bordé de ruche, sur une jupe de Tartalane blanche à girandole de roses de velours. Elle est coiffée d'une mantille noire sur ses cheveux poudrés où est piquée une rose. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & LEPAPE (Georges).

Serais-je en avance ? Manteau de théâtre de Paul Poiret.

Décembre 1912. 210 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un manteau de théâtre de Paul Poiret en drap de soie jaune auréolin garni de skungs. Les emmanchures et l'agrafe sont de broderies du même ton qui laissent apercevoir la doublure de satin vert bleu. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GENEST (P.M.A.).

[NOUVELLE FRANCE] Carte de la Nouvelle France pour servir à l'étude de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'en 1760.

Montréal, Burland-Desbarats, 1875. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 0,95 x 1,50 m.

Très grande et belle carte historique de la Nouvelle-France ou Canada, lithographiée en couleurs, et première cartepubliée au Québec qui soit formellement destinée à l’enseignement. Cette carte illustre, par de nombreux commentaires, les explorations et découvertes des Français dans la Nouvelle-France, depuis l'arrivée de Jacques Cartier au Cap Bonavista sur l'île de Terre-Neuve en 1534, jusqu'à la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques en 1760. Elle est ornée d'une vue de Québec en 1688, d'après un dessin de Jean-Baptiste-Louis Franquelin, hydrographe et géographe du roi de France, établi à Montréal ; d'un plan de la haute et de la basse ville de Québec en 1664 ; d'un plan de Montréal en 1672 ; d'une carte du Lac Champlain, de la rivière des Iroquois et de l'île Montréal, portant l'emplacement des forts et dont le tracé est extrait d'une carte faite à Québec en 1752 par Louis Franquet, nommé, en1753, brigadier et directeur des fortifications de la Nouvelle-France ; d'une carte de la Baie de Hudson d'après Jacques-Nicolas Bellin ; et d'une carte de la Louisiane d'après Guillaume de l'Isle, montrant l'itinéraire des expéditions de Hernando de Soto et du voyage de Cavelier de La Salle, avec indication de l'endroit précis où il fut assassiné. La carte montre les grandes explorations du XVIIe siècle, les plus importantes étant celles de Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec et de la colonie française au Canada en 1603. La carte donne également les noms de toutes les tribus indiennes qui occupaient les territoires de la Nouvelle-France et de la Nouvelle-Angleterre, l'emplacement des forts avec le nom du fondateur et la date de la fondation, l'indication des endroits historiques, la position des anciens établissements et les lieux des principaux naufrages. Les paroisses et les missions sont indiquées, avec leur date de fondation, et sont reprises dans la légende numérotée. Bon exemplaire. Les feuilles ont été repliées et présentent des petits défauts à quelques pliures avec parfois de petits manques, mouillure à la première feuille, petites déchirures dans les marges. Journal de l'instruction publique, Vol. 19, n° 8/9, août/sept. 1875, p. 113 ; Université Laval, 300 ans de manuels scolaires au Québec, p. 166.

GIRARD (Xavier).

Plan géométral de la ville de Paris.

Paris, J. Andriveau-Goujon, 1844. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,99 x 1,30 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Beau plan mural de Paris dressé en 1844 par Girard, géographe des postes. La ville est divisée en 12 municipalités, chacune aquarellée d'une couleur. Les noms des 48 sections (4 par municipalité) sont inscrits sur des petits drapeaux, également aquarellés. Le plan est encadré d'une bordure décorative ornée aux quatre coins d'un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Vallée, 1375 (édition de 1840).

GRAVIER (Yves) & CHAFFRION (José).

[LIGURIE] Carte topographique des États de la République de Gênes suivant l'original par le fameux Chaffrion, publiée et augmentée, 1784.

Genova, 1784. En 32 sections jointes et montées sur une toile bordée de soie verte, formant une carte de 1,10 x 1,90 m ; sous étui de papier bleu.

Belle et rare carte monumentale des états de la République de Gênes, figurant la Ligurie actuelle, la Corse, la Sardaigne et l'île de Capraia, au nord-ouest de l'île d'Elbe. La République de Gênes, dont le pouvoir s'exerça entre le XIe siècle et 1797, était la plus puissante des quatre républiques maritimes italiennes, les trois autres étant Pise, Venise et Amalfi. À la fin du Xe siècle, Gênes entreprend, avec Pise, de chasser les Maures de Corse et de Sardaigne. Pendant deux siècles, les deux cités vont ensuite se disputer avec acharnement les deux îles et de manière plus générale, le contrôle de la mer Tyrrhénienne. Les Génois étaient fermement implantés dans le nord de la Sardaigne, le sud de la Corse, avec Bonifacio, le cap Corse, avec Bastia, et la Balagne, avec Calvi qu'ils fondent au XIIIe siècle, tandis que les Pisans occupaient les îles restantes. La Corse et la Sardaigne sont ici représentées en carton, dans de belles dimensions (42 x 21 cm). Dressée en 1784 par Ivone Gravier, la carte est dérivée de celle du cartographe espagnol José Chaffrion de 1685, intitulée Carta de la rivera de Genova con sus verdaderos confines y caminos. Topographia de la Liguria. Gravier a augmenté la carte de Chaffrion, en ajoutant notamment les cartes de la Corse, de la Sardaigne et de Capraia. La carte est décorée d'un beau cartouche de dédicace à Michelangelo Cambiaso, patricien de la ville de Gênes et doge de la République entre 1791 et 1793. Le cartouche est orné en tête des armoiries de la République de Gênes tenues par la déesse de la Renommée, et d'une vue du port de Gênes animée de trois personnages, dont un Turc, faisant du commerce. Le titre est en anglais, français, italien et allemand. L'échelle est en milles génois, italiens, piémontais, anglais et en lieux de France. Exemplaire en très bonne condition, avec cependant trois rousseurs dans la partie gauche. Perini, L'Italia e le sue regioni nelle antiche carte geografiche, p. 50.

GRENIER (Yves).

[CHASSE au RHINOCÉROS] Chasse au rhinocéros. Cap de Bonne Espérance (Natal).

Paris, Wild, [circa 1860]. 448 x 602 mm.

Belle et grande scène de chasse au rhinocéros au Cap de Bonne-Espérance, dessinée et lithographiée en couleurs par Yves Grenier. La scène montre trois Européens et trois Africains. L'un des Européens vient de tomber de son cheval et se trouve terrassé par un rhinocéros, tandis que les autres personnages tentent de le sauver, à l'aide de leur fusil ou de leur gourdin. Bel exemplaire.

GRENIER (Yves).

[CHASSE au TIGRE] Chasse au tigre. Asie.

Paris, Wild, [circa 1860]. 450 x 611 mm.

Belle et grande estampe figurant une scène de chasse au tigre en Inde, dessinée et lithographiée en couleurs par Yves Grenier. Bel exemplaire.

GUATEMALA. — LOCKHORST (Bernard van).

État de Guatémala (Amérique Centrale).

Paris, 1843. Lithographies originales (environ 29 x 35 cm).

Rarissime ensemble de 10 planches lithographiées par François Joseph Dupressoir d'après des croquis de Bernard van Lockhorst : - Vue de la grande place et du Palais du Gouvernement à Guatémala-Nueva. - Vue de la maison habitée par la Commission d'Exploration envoyée par la Compagnie Belge de Colonisation dans l'état de Guatémala. - Vue prise au fond de la Baie de Santo-Thomas. - Vue d'Isabal, prise du lac de ce nom (District de Santo Thomas). - Intérieur du Couvent de San-Geronimo. - Vue prise des hauteurs de Guénas, près Guatémala Antigua. - Vue du lac Atitlan, à 27 lieues de Guatémala. - Vue de l'entrée du Rio-Dulce, (prise de Linvingston). - Vue de Boca Nueva, Vera-Paz. - Consécration de la Chapelle de la Communauté de l'Union. Santo Thomas de Guatemala. Ces vues du Guatemala furent dessinées par Bernard van Lockhorst, attaché à la Commission d'Exploration mise en place par le gouvernement belge lors du projet de colonisation au Guatemala. En 1831, la Belgique prit son indépendance des Pays-Bas, et ne possèdait plus aucune colonie ni marine militaire. Le nouveau roi Léopold Ier, se sentant à l'étroit dans son petit territoire, estima nécessaire de doter le pays d'une colonie, et décida de fonder une colonie belge à Santo Tomas de Guatemala, dans le golfe du Honduras. À cet effet la Compagnie Belge de Colonisation fut créée en 1841. Celle-ci mit en place la Commission d'Exploration, à laquelle fut attaché Bernard van Lockhorst, en qualité de dessinateur. En janvier 1842, la Compagnie et la Commission arrivèrent au port de Santo Tomas. Les premiers colons, pour la plupart sans formation, s'y installèrent en mars 1843. Mal organisée, insuffisamment ravitaillée, victime de dissensions internes, la colonie périclita très vite. Le projet se soldera par un échec et le rapatriement des colons, à peine dix ans après leur implantation. Rarissimes estampes non référencées dans les bibliographies usuelles, et sur lesquelles nous n'avons pas trouvé d'informations. La Bibliothèque Nationale de France possède un album de 16 lithographies ; la New York Public Library possède également un album de 16 planches dont deux sont de Francisco Cisnéros ; la Bibliothèque Nationale de Colombie possède 9 planches dont 2 sont différentes de notre suite ; la Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1843, mentionne 7 planches. Quelques salissures marginales, déchirure marginale à une planche restaurée.

GUESDON (Alfred).

[CRIMÉE/SÉBASTOPOL] Théâtre de la guerre en Crimée. Position des Armées Alliées et Russes devant Sébastopol - Theatre of the war in Crimea. Position of the Allied and Russian Armies before Sevastopol.

Paris, Wild, [circa 1860]. 457 x 562 mm.

Belle et grande estampe figurant les positions des armées alliées et russes lors du siège de la ville de Sébastopol en Crimée, dessinée par Alfred Guesdon d'après les plans et dessins de l'État-Major et lithographiée en couleurs. Ville stratégique située sur les rives de la Mer Noire, Sébastopol était le port d'attache de la Marine impériale russe dont la flotte menaçait la Méditerranée. Le siège de la ville débuta le 18 octobre 1854. Ce fut l'épisode principal de la Guerre de Crimée qui opposa, de 1853 à 1856, l'empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et qui s'acheva par la défaite de la Russie. Le siège dura onze mois, d'octobre 1854 à septembre 1855. Il fut meurtrier et marqué par de nombreuses épidémies, et s'acheva par la défaite de la Russie, entérinée par le Traité de Paris de 1856. Les principaux lieux, bâtiments et positions des armées sont numérotés et légendés au bas de l'estampe. Peintre, lithographe et architecte nantais, Alfred Guesdon fut d’abord élève à l’École des Beaux-Arts de Paris comme architecte. Il voyagea beaucoup dans les années 1850, en Suisse, en Italie et en Espagne. Il fit publier ses Vues à vol d’oiseau des principales villes d’Europe du sud par les éditions Hausser et Delarue à partir de 1845. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, plus prononcées dans la marge inférieure.

HERISSON (Eustache).

Carte de l'Amérique septentrionale & méridionale, où se trouvent les trois voyages de Cook et ceux de Mackenzie, Vancouver et La Pérouse.

Paris, Basset, 1810. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 0,84 x 1,17 m.

Belle et rare carte murale de l'Amérique, dressée par Eustache Hérisson, élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. La carte montre les routes des grands voyages de La Pérouse entre 1785 et 1788, de Mackenzie à l'extrême nord du continent, de Vancouver, ainsi que les trois voyages du capitaine Cook effectués entre 1768 et 1780. En carton figurent six petites cartes des îles de Saint-Domingue, Portorico, la Guadeloupe, la Martinique, Sainte-Lucie et Tobago. Bel exemplaire, replié, contours aquarellés à l'époque. Petites taches claires au bas de la 1ère feuille.

HERISSON (Eustache).

Carte générale de l'Asie, où se trouvent les découvertes faites par Bougainville, Dampierre et La Pérouse.

Paris, Basset, 1819. En deux feuilles jointes de 0,86 x 1,17 m.

Belle carte murale de l'Asie, dressée par Eustache Hérisson, élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. Elle montre les routes des voyages de James Cook, Louis-Antoine de Bougainville, William Dampier et du comte de La Pérouse. Bel exemplaire aux contours coloriés à l'époque. Rare édition à la date de 1795. Contours aquarellés à l'époque. Exemplaire replié. Quelques rousseurs et traces d'humidité, petit manque au niveau de la pliure centrale dans la marge supérieure.

HOFFBAUER (Fédor).

Cité et Pont-Neuf (1840).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 245 x 305 mm.

Belle chromolithographie figurant le Pont-Neuf et l'Île de la Cité en 1840, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. On aperçoit au premier plan les Bains de la Samaritaine, bains flottant sur le quai de la Mégisserie, la Conciergerie, la rue de Harlay, le quai de l'Horloge, la place Dauphine, le Pont Saint-Michel et la statue équestre de Henri IV. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Grand Châtelet et Pont au Change 1647-1788.

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 230 x 297 mm.

Belle chromolithographie figurant le Grand Châtelet et le Pont au Change en 1647, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. Forteresse construite au XIIe siècle, le Grand Châtelet fut démoli en 1802 pour aménager la place du Châtelet. Le Pont au Change était occupée par de nombreuses habitations, qui furent détruites en 1788. L'estampe montre également la rue Trop Va Qui Dure, située au bout du Pont au Change, le quai de la Mégisserie, la rue de la Saunerie, disparue en 1854 lors de la construction du théâtre du Châtelet, et le sommet de la Tour Saint-Jacques. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

La Cité entre le Pont Notre-Dame et le Pont au Change (1621).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 237 x 300 mm.

Belle chromolithographie figurant l'île de la Cité entre le Pont Notre-Dame et le le Pont au Change en 1621, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. On y voit le port aux Œufs, l'un des anciens ports de Paris, avec ses habitations, ainsi que le Pont au Change, également avec ses habitations. Le Pont au Change, en flammes, et appelé Pont aux Changeurs. Les maisons le long du port aux Œufs sont nommées : Maison du Plat d'Étain, Maison des trois Faucilles, Maison du Croissant, Maison de la Cloche, Maison du Petit Cygne ou encore Maison des 2 Anges. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

La Cité et le Pont-Neuf (1665).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 249 x 303 mm.

Belle chromolithographie figurant le Pont-Neuf et l'Île de la Cité en 1665, sous le règne de Louis XIV, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. Contrairement aux autres ponts parisiens, le Pont Neuf n'était pas chargé de maisons. Comme le montre l'estampe, ses trottoirs, en revanche, étaient garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670. Au bout du pont, sur la gauche, on voit la pompe de la Samaritaine, pompe sur pilotis qui permettait d'amener l'eau de la Seine au Louvre et aux Tuileries. L'estampe montre également la rue de Harlay, le quai de l'Horloge, appelé quai des Morfondus, la place Dauphine, le Pont Saint-Michel et la statue équestre de Henri IV, appelée Le Cheval de Bronze. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Lutèce.

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 284 x 369 mm.

Belle chromolithographie figurant Paris à l'époque gallo-romaine, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. En 56 av. J.-C., Paris, nommée Lutetia par les Romains, est conquise par le général romain Titus Labienus au cours de la guerre des Gaules. En l'an 508, Clovis, roi des Francs, reprend la ville aux Romains, et décide d'en faire la capitale du royaume des Francs. Lutèce prendra alors le nom de Paris, du nom de la tribu gauloise des Parisii qui occupait la région. L'estampe montre Lutèce avec son Palais et sa Citadelle, l'aqueduc d'Arcueil, la montagne Sainte-Geneviève, appelée Mons Lucotitius, l'amphithéâtre, et au loin, la butte Montmartre, appelée Mons Martis, et les Temples de Mercure et de Mars. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Marché des Innocents (1855).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 256 x 303 mm.

Belle chromolithographie figurant la place des Innocents et son marché en 1855, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. Le marché des Innocents fut installé en 1788, puis supprimé en 1860. L'estampe montre également la rue aux Fers, aujourd'hui disparue, la rue Saint-Denis, la rue Aubry le Boucher, et la rue du Charnier des Innocents, renommée rue des Innocents en 1864. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Notre Dame (1881).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 250 x 334 mm.

Belle lithographie figurant Notre-Dame en 1881, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. L'estampe montre Notre-Dame et ses jardins vus depuis le pont de la Tournelle, ainsi que le pont de l'Archevêché, le Pont au Double et le Pont Saint-Louis. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Palais des Tuileries (1879).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 246 x 316 mm.

Belle lithographie figurant les vestiges du Palais des Tuileries en 1879, dont une grande partie fut détruite lors de la Commune de Paris en 1871. La vue est prise depuis le quai d'Orsay, et montre le Pont Royal, le Pavillon de Flore et les bâtiments du Musée du Louvre. Le Pavillon de Flore faisait autrefois partie du Palais des Tuileries. À l'arrière du Pavillon de Flore, on peut voir le ballon captif fabriqué par Henri Giffard pour l'Exposition Universelle de 1878. Cette attraction unique, installée aux Tuileries, proposait une ascension de 500 mètres au-dessus de Paris, pour une capacité de 40 passagers. Au loin, on aperçoit le Pavillon de Marsan. La vue est issue de l'ouvrage Paris à travers les âges, l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Plan de Paris sous le règne de Henri II par Olivier Truschet et Germain Hoyau.

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 380 x 465 mm.

Beau plan de Paris lithographié en fac-simile, issu de l'ouvrage Paris à travers les âges. Le plan de Paris d'Olivier Truschet et Germain Hoyau, plus connu sous le nom de "plan de Bâle", du nom de la ville qui conserve l'unique exemplaire connu de nos jours, a été gravé vers 1553. Il est orné, en haut à gauche, des armoiries de France, entourées du collier de Saint-Michel et surmontées de la couronne fermée ; à gauche de ces armoiries figurent trois croissants entrelacés, emblème d'Henri II ; en haut à droite, les armoiries de Paris, tandis que les angles sont décorés de quatre têtes d'anges aux joues gonflées, symbolisant les vents. Le plan figure le pont Saint-Michel avec sa récente double rangée de maisons (1547), le nouvel arsenal royal (1549), un certain nombre de bâtiments achevés en 1550, dont les portes de Nesle et de Bussy. C'est également le seul plan du XVIe siècle qui présente le nouvel Hôtel de Ville encore inachevé. En revanche le Louvre conserve son architecture médiévale, avec créneaux et donjon central. Il a pu être daté vers 1553, grâce à l'absence du grand fossé bastionné de l'Arsenal à la Bastille, commencé en 1552. L'occident est placé au bas du plan, de manière à présenter de face les portails de la majorité des églises. Le seul exemplaire actuellement connu de ce plan est à la bibliothèque universitaire de Bâle. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire. Boutier, 7b, Fac-similé.

HOFFBAUER (Fédor).

Quai de la Cité et Marché aux Fleurs (1876).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 253 x 300 mm.

Belle lithographie figurant le Quai de la Cité, renommé quai de la Corse en 1929, et le Marché aux Fleurs, en 1876, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. L'estampe montre également une partie du quai de l'Horloge, avec la Tour de l'Horloge et la Conciergerie. Sur le quai de la Cité, on peut voir l'enseigne Noyau de Poissy. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Square du Temple (1881).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 239 x 333 mm.

Belle lithographie figurant le square du Temple en 1881, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. C'est sous Napoléon III que le square du Temple fut dessiné par Adolphe Alphand, directeur du Service des Promenades et Plantations de Paris, et construit en 1857. À l'arrière du square figure le marché du Temple et ses pavillons métalliques. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOMANN (Héritiers de).

[GUINÉE] Guinea propria, nec non Nigritiæ vel Terræ Nigrorum maxima pars, geographis hodiernis dicta utraque Æthiopia inferior - La Guinée de même que la plus grande partie du Pais des Nègres, appellées par les géographes modernes Éthiopie inférieure & méridionale.

Nuremberg, Homann Héritiers, 1745. 493 x 552 mm.

Belle carte de la partie nord-ouest de l'Afrique, depuis le Sahara jusqu'à la République du Congo. La région est divisée en deux parties, Éthiopie au nord et Guinée au sud. La carte est ornée d'un superbe cartouche de titre illustré de scènes de la vie quotidienne dans un village du Cap Mesurado, situé dans l'actuel Libéria. Une légende numérotée accompagne le cartouche, et montre les emplacements de la cabane pour le mil et le riz extraits de la terra rubra (terre rouge), la cabane pour les doléances des villageois et le négoce, l'atrium, la place publique, ainsi que deux personnages vêtus des habits du roi et de la reine du royaume de Juda dans le golfe de Guinée. Le titre est en latin et en français. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire aquarellé à l'époque. Pliure centrale brunie, mouillures claires, rousseurs dans les marges.

HOMANN (Héritiers de).

[PANAMA] Portus Pulchri in Isthmo Panamensi - Scenographia Portus Pulchri.

[Nuremberg], Homann Héritiers, 1740. 480 x 282 mm.

Estampe en deux parties, dédiée à la bataille de Portobelo, en latin Portus Pulchri, forteresse espagnole située au nord de l'isthme de Panama. La partie haute est occupée par une carte figurant la baie de Portobelo, occupée par la flotte anglaise. Portobelo est représentée, avec son port et ses forteresses. La partie basse figure l'entrée de la flotte anglaise dans la baie de Portobelo. Sur la gauche, on peut voir le fort Iron, et sur la droite, la forteresse de la Gloria, la ville de Portobelo et le fort San Jerónimo. La carte et la vue sont accompagnées d'une description et d'une table de légendes, en allemand. La bataille de Portobelo se déroula le 1er décembre 1739. C'est la première grande action de la Guerre de l'Oreille de Jenkins, conflit colonial opposant les Britanniques aux Espagnols, ainsi nommé en référence à Robert Jenkins, capitaine d'un navire marchand anglais dont l'oreille fut tranchée par un capitaine de la marine espagnole. La bataille de Portobelo s'acheva avec la prise et la destruction de la ville par la flotte britannique commandée par l'amiral Edward Vernon. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petits trous dans le titre général, trace de pliure au niveau du second titre.

HOMANN (Johann Baptist).

[AQUITAINE] Tabula Aquitaniæ complectens gubernationem Guiennæ et Vasconiæ exhibita.

Nuremberg, [circa 1720]. 478 x 570 mm.

Belle carte de l'Aquitaine, comprenant les gouvernements de la Guyenne et de la Gascogne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré des armoiries de la France portées par deux personnages féminins, dont l'un tient un caducée, de la déesse Athéna, dont le bouclier porte les armoiries de l'Aquitaine, d'un Neptune et de deux angelots, dont l'un tient une citadelle dans les mains. En haut à droite, la carte est décorée des plans de Bayonne et de Blaye, et d'une vue générale de Bordeaux. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petites galeries de ver comblées dans la partie haute de la carte, petites déchirures restaurées au bas.

HOMANN (Johann Baptist).

[CHAMPAGNE] Tabula geographica specialis in suas sic dictas electiones accurate distincta edita.

Nuremberg, [circa 1720]. 574 x 488 mm.

Très belle carte de la Champagne divisée en élections. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la France, de deux satyres et d'un personnage féminin, et de deux panoramas des villes de Reims et de Troyes. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.

HOMANN (Johann Baptist).

[POLOGNE/LITUANIE] Regni Poloniæ magnique Ducatus Lithuaniæ.

Nuremberg, [circa 1710]. 492 x 568 mm.

Belle carte figurant le royaume de Pologne et le Duché de Lituanie, dressée d'après les mémoires de l'historien Szymon Starowolski. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre inscrit sur une draperie, et décoré des armoiries d'Auguste II, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie de 1697 à 1704, puis de 1709 à 1733, de trois angelots, du dieu Mars et de trois ruches avec deux essaims d'abeilles. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Déchirure restaurée. Niewodniczanski, II, K16/3 (il s'agirait de cette édition qui n'est pas reproduite en photo dans la bibliographie, mais sur notre exemplaire, il y a deux essaims bien distincts).

HOMANN (Johann Baptist).

[WISMAR] Particulier Carte der Gegend von Wismar nebst der Insul Poel und angedeuteter Bloquade zu Wasser und Lande 1715.

Nuremberg, 1715. 494 x 582 mm.

Belle carte des environs de la ville de Wismar, au nord-est de l'Allemagne, sur la Baltique, avec l'île de Poel. Elle a été levée et dessinée par Heinrich Varenius, ingénieur lieutenant, et publiée par Homann en 1715. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre inscrit sur une draperie tenue par quatre angelots et par la figure allégorique de la Renommée. La partie basse de la carte est occupée par un panorama de Wismar, flanqué d'un Neptune et d'une figure allégorique tenant les armoiries de Wismar représentant un taureau. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Marges courtes.

HOMANN (Johann Christoph).

[MAROC] Statuum Maroccanorum regnorum nempe Fessani, Maroccani, Tafiletani et Segelomessani.

Nuremberg, 1728. 483 x 562 mm.

Belle carte du Maroc, avec les Canaries, publiée par Johann Christoph Homann, fils et successeur de Johann Baptist Homann. Elle est ornée d'un magnifique cartouche de titre illustré de quatre personnages, d'animaux et d'une vue de ville portuaire au pied d'une montagne. Le pays est divisé en quatre royaumes : le royaume de Fez, nom donné, du Moyen-Âge jusqu'au début du XXe siècle, à la partie nord du Maroc, depuis Ceuta jusqu'à Mazagan, actuelle El Jadida, et dont la capitale était Fez ; le royaume de Maroc, qui s'étendait depuis le fleuve Azamor, aujourd'hui Oum Errabia, jusqu'au sud du Maroc actuel, et dont la capitale était Marrakech, appelée sur la carte Marroco ; le royaume de Tafilete (Tafilalt ou Tafilalet), région historique du sud-est du Maroc ; et enfin le royaume de Segelmesse, à l'est du Maroc, dont la ville principale était Segelmesse, aujourd'hui Sijilmassa. Les deux derniers royaumes sont ornés de tentes berbères. En carton, les îles de Madère et de Porto Santo. La partie inférieure de la carte est occupée par une vue de Marocco, actuelle Marrakech, et une vue de Mequinetz, aujourd'hui Meknès, toutes deux légendées. Il existe une autre version de cette carte, à la même date, mais sans la vue illustrant le cartouche de titre. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Norwich, 300.

HOOGHE (Romeyn de).

[DIEPPE/LE HAVRE] Carte maritime des environs de Dieppe depuis Pont Asselane jusques au Havre de Grace.

Amsterdam, P. Mortier, [1693]. 588 x 477 mm.

Superbe carte marine des côtes de la Normandie et de la Baie de Somme, entre Pont Asselane et Abbeville au nord, et Le Havre, Rouen et l'embouchure de la Seine au sud. Elle est issue du Neptune François de Pierre Mortier, selon Koeman, le plus spectaculaire des atlas maritimes publiés au XVIIe siècle à Amsterdam. Elle est ornée de deux vues de Dieppe et Rouen. La vue de Rouen est décorée en tête des armoiries du dédicataire, Diederik Dicx, bourgmestre de Haarlem et gouverneur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ces armoiries sont tenues par deux figures allégoriques, dont l'une représente la déesse Minerve, accompagnées de deux anges. Les villes principales, à savoir Abbeville, Dieppe, Le Havre, Honfleur, Rouen et Pont-Audemer, appelée Ponteau de Mer, sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Nous n'avons trouvé aucune information ni correspondance actuelle pour le village de Pont Asselane, situé au nord du Crotoy. Sur d'autres cartes de la même époque, ce nom est remplacé par Pont à Collines. La carte a été dressée à l'usage des armées, et comporte des indications sur les bancs et sables. La Manche, appelée Le Canal, est ornée de plusieurs vaisseaux, dont certains engagés dans des batailles navales, et d'une rose des vents. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Auréole claire au niveau des armoiries.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[COLOMBIE/BOGOTA] Carte du cours de Rio Meta et d'une partie de la chaîne orientale des montagnes de la Nouvelle Grenade.

[Paris], 1813. 232 x 495 mm.

Rare carte figurant une partie du royaume de la Nouvelle-Grenade, actuelle Colombie, avec le cours du Río Meta, rivière de Colombie traversant la vaste plaine des Llanos, jusqu'à son embouchure dans l'Orénoque, à la frontière avec le Venezuela. La carte a été gravée par Tardieu d'après les esquisses de Humboldt, pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait l'ouvrage intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend à l'ouest jusqu'au Río Magdalena, entre la ville de Bohorquez, nommée Bojorque, et Natagaima, orthographiée Natagayma. À l'est du royaume de Nouvelle-Grenade, on voit également la chaîne des plateaux d'altitude, appelés paramos. À l'emplacement de l'actuelle Bogotá figure la ville de Santa Fé, dont le nom complet était Santa Fé de Bogotá. On peut également lire la mention Plateau de Bogota (1350 t). Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1801, il explora le royaume de la Nouvelle-Grenade. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[MEXIQUE/MEXICO] Carte de la vallée de Mexico et des montagnes voisines esquissée sur les lieux en 1804, par Don Louis Martin.

Paris, 1808. 392 x 457 mm.

Rare carte détaillée figurant les environs de la ville de Mexico, dessinée sur les lieux par Don Louis Martin en 1804, rédigée et corrigée en 1807 d'après les opérations trigonométriques de Don Joaquin Velasquez, et d'après les observations astronomiques et les mesures barométriques du baron de Humboldt par Jabbo Oltmanns. La carte a été gravée pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait le très important ouvrage de Humboldt intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend du nord au sud entre Tula et Jiutepec, orthographiée Jautepec, et d'ouest en est entre Toluca et Puebla de Los Ángeles. Le relief est bien détaillé, avec les chaînes de montagnes, les lacs et les volcans, dont ceux de Popocatépetl et de Iztaccíhuatl, au sud-est de Mexico. Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1803, il explora le royaume de la Nouvelle-Espagne, actuel Mexique. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[ÉQUATEUR/GUAYAQUIL] Radeau de la rivière de Guayaquil.

[1810]. 335 x 411 mm.

Belle estampe figurant un radeau sur le Río Guayas, dans la ville de Guayaquil, au sud-ouest de l'Équateur. Elle a été dessinée par Pierre Antoine Marchais d'après une esquisse de Humboldt, et gravée par Bouquet. Elle est issue de l'Atlas pittoresque des Vues des Cordillères et monumens des peuples indigènes de l'Amérique. L'estampe montre trois personnages masculins à bord d'un grand radeau. Ces grands radeaux, que l'on appelait balzas, étaient utilisés pour la pêche ou le transport des marchandises, sur les côtes du Pacifique et à l'embouchure de la rivière Guayas, que l'on appelait Guayaquil. Le radeau, chargé de fleurs et de fruits, est figuré au moment où il est mis à l'ancre. On distingue des ananas, des avocatiers, des régimes de bananes ou encore des feuilles de cocotiers. Ces derniers ont été dessinés d'après Turpin et Poiteau. À l'avant du radeau, un homme est occupé à un fourneau. Naturaliste allemand, le baron de Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804, en compagnie du botaniste Aimé Bonpland. En 1801, ils explorèrent le vice-royaume de la Nouvelle-Grenade, qui couvrait les actuels Panama, Venezuela, Équateur et Colombie. Durant leur périple en Équateur, Humboldt et Bonpland firent l’ascension de plusieurs volcans: le Pichincha (4784m), le Cotopaxi (5911m), l'Antisana (5752m), l'Illiniza (5126m) et surtout le Chimborazo (6263m), considéré alors comme la plus haute montagne du globe. Humboldt rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs légères dans les marges, marge inférieure coupée avec la mention "De l'Imprimerie de Langlois".

IMAGERIE de LILLE & RÉVOLUTION de JUILLET.

Action héroïque du jeune Darcole dans la journée du 28 juillet 1830 - Départ des troupes françaises pour Alger - Attaque du Fort l'Empereur, près Alger, le 4 juillet 1830.

Lille, Castiaux et Imprimerie de Blocquel, [circa 1830]. En deux feuilles jointes de 400 x 168 mm.

Rare estampe gravée sur bois et finement coloriée à l'époque, illustrant la révolution de Juillet, qui se déroula sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites Trois Glorieuses. La première vignette représente le jeune républicain d'Arcole, abattu le 28 juillet 1830, alors qu'il plantait un drapeau tricolore sur le pont du même nom. La seconde figure le départ de Toulon de l'expédition d'Alger le 25 mai 1830. La troisième montre l'attaque et la prise par les troupes françaises du Fort l'Empereur à Alger le 4 juillet 1830. Légers froissements dans les marges supérieure et droite, traces de bande adhésive dans la marge gauche.

INSELIN (Charles).

[ORLÉANS] Plan de la ville d'Orléans.

Orléans, Herman, [entre 1700 et 1706]. 440 x 569 mm.

Beau et rare plan figurant la ville d'Orléans au tout début du XVIIIe siècle, dessiné et gravé par Charles Inselin, et publié par Herman à Orléans. Le plan est placé dans un encadrement à la manière d'un tableau. Il est orné d'un cartouche de titre contenant une courte description de la ville, d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Pierre-Armand du Cambout de Coislin, évêque d'Orléans (1636-1706), et d'une rose des vents. Le plan est présenté et dédié par l'éditeur Herman. Le plan est assez bien détaillé. Les principaux édifices (bâtiments religieux, maison du roi, hôpital) y sont représentés en élévation. Un clocher a été ajouté à la cathédrale pour relever le monument. L'ancien clocher avait été démoli en 1691, et le nouveau ne fut construit qu'en 1708. Le Pont des Tourelles, plus ancien pont d'Orléans, est ici dénommé Le Pont à 170 toises. Ce pont était situé au-dessus de l'îlot formé des mottes Saint-Antoine et des Poissonniers (ou motte des Chalands-percés). Il sera détruit en 1760, et remplacé à quelques mètres de là par le Pont Royal, actuel Pont Georges V. On voit sur le pont le monument élevé en l’honneur de Jeanne d’Arc, avec la légende La Pucelle d'Orléans. À droite du plan figurent une petite carte des environs d'Orléans et une description historique de la ville. Très rare seconde édition mise à jour et publiée par Herman entre 1700 et 1706. Sur cette édition a été ajouté le ravelin ou demi-lune (fortification extérieure en forme de V) à l'entrée de la porte Bourgogne, à l'est de la ville. L'orientation du plan est indiquée par une rose des vents placée en haut. Bon exemplaire. Petite tache d'encre noire au niveau de l'un des bateaux sur la Loire, petite galerie de ver restaurée. Vergnaud-Romagnési, C.-F., Histoire de la ville d'Orléans, 1830, pp. 29-30.

JAILLOT (Alexis-Hubert) & DESNOS (Louis-Charles).

L'Amérique divisée en septentrionale et méridionale subdivisée en ses principales parties - L'Amérique divisée en ses principales parties sçavoir dans la Septentrionale les Terres Arctiques, le Canada ou Nouvelle France, la Floride, la Nouvelle Espagne et le Nouveau Mexique ; dans la Méridionale la Terre Ferme, le Pérou, le Chili, la Terre Magellanique, le Paraguay, le Brésil. Les isles de Terre Neuve, Antilles, Magellaniques et de Californie.

Paris, Desnos, 1782. En quatre feuilles jointes formant une carte de 1,12 x 1,32 m.

Très belle carte murale du continent américain, dressée par Alexis-Hubert Jaillot, mise au jour et publiée par Louis-Charles Desnos en 1782. Cette carte est une version très agrandie de la carte de l'Amérique de Jaillot, en deux feuilles, publiée en 1695. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries royales du dédicataire, le dauphin Louis de France, duc de Bourgogne, d'un couple d'Amérindiens avec leur enfant, et de deux singes tenant chacun un perroquet. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune François et l'Atlas François. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Bel exemplaire aquarellé. Petites déchirures et froissements en bordure des marges, renforcements au niveau des pliures. Wagner, 441 (édition de 1695).

JAILLOT (Alexis-Hubert).

[THÉBAÏDE/ASCÉTISME CHRÉTIEN] Les déserts d'Égypte, de Thébaïde, d'Arabie, de Sirie, &c où sont exactement marqués les lieuz habitez par les Saincts Pères des déserts.

Paris, E. Michalet, 1692. 560 x 765 mm.

Magnifique carte figurant l’Égypte avec la Thébaïde, région méridionale de l’Égypte antique dont la capitale était Thèbes. La carte couvre également le nord de la péninsule arabique avec l'Arabie Saoudite, dénommée Arabie Déserte, la Palestine, la Syrie et l’île de Chypre. Très belle carte illustrant l'histoire de l’ascétisme chrétien et des tous premiers ermites qui se retirèrent dans les déserts de la Thébaïde. Elle est décorée d'une multitude de petites scènes commentées, représentant les exploits légendaires de ces premiers ermites, parmi lesquels figurait Pachomius (saint Pacôme ou Pacôme le Grand), vétéran de l’armée romaine et fondateur du premier monastère, que l’on voit ici instruire un groupe d’initiés dans le désert de Thèbes. Dans le désert d’Arabie, on voit une scène montrant des anachorètes, ou moines solitaires, brûlés par les Sarrasins. Près d'Antioche, on peut voir la colonne au sommet de laquelle se retira saint Siméon Stylite, qui passa là trente-six années à prier et à prêcher la bonne parole aux nombreux pèlerins qui venaient écouter le célèbre saint homme. Au nord de l’Égypte, dans le désert de Nitrie, figure un lac montrant un dragon ailé. Les déserts sont nommés : en Égypte, désert des Cellulles, désert de Sceti, désert d'Aphrodite, désert de Porphirion et de Calame ; en Arabie Saoudite, désert de Cades, désert d'Elem, désert de Pharam, désert de Sodome, désert de S.te Marie ; en Syrie, désert de Calcide. Dans la Méditerranée figurent deux barques, avec la légende "S. Hilarion arreste et fait reculer une barque de pyrates qui le poursuivoient et estoient prest de le joindre". Il s'agit d'Hilarion de Gaza ou Hilarion le Grand, ascète chrétien considéré comme le fondateur de la vie monastique en Palestine. La carte est décorée d'un très beau cartouche de titre montrant les deux célèbres ermites saint Paul et saint Antoine, ce dernier étant connu comme le premier moine chrétien. Les deux saints sont également représentés sur la carte, dans une scène légendée "S. Antoine enterre S. Paul. S. Paul mort". En bas à gauche figure le cartouche contenant l'échelle en lieues du chemin, en bas à droite une belle rose des vents. Les villes principales sont signalées à l'aquarelle rouge. Le nord est placé à droite de la carte. La carte est issue de la contrefaçon hollandaise de l'Atlas Nouveau de Jaillot, publiée en 1692. Bel exemplaire brillamment colorié à l’époque. Rare dans de tels coloris. Petite déchirure dans les marges droite et supérieure, manque de papier au coin supérieur gauche. Pastoureau, JAILLOT I D, 107.

JAILLOT (Jean-Baptiste Michel Renou de Chauvigné, dit).

[MONTMARTRE] Plan du quartier Montmartre.

Paris, Sr. Jaillot, 1773. 477 x 668 mm ; montée sous passe-partout en carton fort de 5 mm d'épaisseur.

Grand et beau plan du quartier Montmartre, dressé par Jaillot pour accompagner les Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, ouvrage dédié aux quartiers de Paris, publié entre 1772 et 1775. Le plan ne repose pas sur de nouveaux levés, mais sur les travaux et plans dressés par l'abbé Jean Delagrive, géographe attitré de la ville de Paris qui collabora avec Cassini, en 1733, à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Les limites du quartier sont, au nord, la rue de la Tour d'Auvergne, au sud, la rue Neuve des Petits Champs et la place des Victoires, à l'ouest, les Porcherons avec son château et la ferme des Mathurins, et à l'est, la rue Poissonnière ou Sainte-Anne. Les rues principales, dont certaines sont aujourd'hui disparues, sont nommées, les jardins sont représentés. Très bel exemplaire finement aquarellé. Boutier, 302-6 ; Vallée, 1582.

JANSSON (Johannes).

[CHAMPAGNE] Champagne - Comitatus Campania.

Amsterdam, [1633-1636]. 375 x 496 mm.

Belle carte figurant le comté de Champagne, issue de l'édition allemande du Novus Atlas ou Nouveau Théâtre du Monde de Jansson. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la Champagne, et en bas à gauche, des armoiries de la France et de la Navarre. Les villes principales sont aquarellées en rouge. Texte allemand au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Marges gauche et droite légèrement brunies. Koeman, 4200:1A.1.

JEAN (Pierre).

[JEU de l'OIE] Le jeu de l'Oye renouvellé des Grecs.

Paris, Jean, [circa 1810]. 364 x 430 mm.

Rare jeu de l'oie traditionnel composé de 63 cases. Exemplaire aquarellé à l'époque. Doublé d'une toile fine, tampons de propriétaire au dos. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 202.

JEAN (Pierre).

[LYON] Plan de la ville de Lyon et de ses environs.

Paris, Jean, 1840. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 582 x 905 mm ; étiquette au dos avec titre manuscrit.

Beau plan détaillé de la ville de Lyon en 1840, gravé par Jean-Baptiste Tardieu. La ville est divisée en six quartiers : La Croix Rousse, Vaise, Champvert, Perrache, La Guillotière et Les Brotteaux. Le plan illustre les grands travaux d'urbanisation entrepris au XIXe siècle. L'un des changements les plus importants intervient en 1837, lorsqu'est achevée la première ligne de chemin de fer en France, entre Saint-Étienne et Lyon. À cette occasion, la première gare lyonnaise, la gare du Bourbonnais, est construite dans le quartier de Perrache. Elle est appelée sur le plan Nouvelle Gare. Plusieurs ponts sont construits : le pont d'Ainay en 1818, le pont Lafayette en 1828, le pont de la Feuillée en 1831, ou encore le pont Saint-Vincent en 1832. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, des établissements publics, prisons militaires, hôpitaux, casernes, etc, et d'une carte des environs de la ville. Bon exemplaire. Petits manques de toile à quelques intersections, petit manque au niveau de la table alphabétique.

JEAN (Pierre).

Plan routier de la ville et faubourg de Paris divisé en 12 mairies.

Paris, Jean, An 10-1802. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 568 x 840 mm, sous étui de papier orné avec titre en lettres dorées sur pièce de maroquin bleu.

Plan de Paris figurant les 12 arrondissements municipaux décrétés le 11 octobre 1795. Avec table alphabétique des rues. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

JEU de l'OIE.

[JEU de l'OIE] Le Jeu de Paris en miniature dans lequel sont représentés les enseignes, décors, magasins, boutiques et divers établissements des principaux marchands de Paris, leurs rues et numéros.

Paris, Mde Vve Chéreau, [1815]. 380 x 525 mm.

Très rare jeu de l'oie dédié aux marchands de Paris, composé de 90 cases, chacune représentant une enseigne de magasin avec son nom, sa spécialité et son adresse. La dernière case, non numérotée, est intitulée Au retour d'Astrée, magasin de nouveautés. Le jeu se joue avec 90 jetons numérotés de 1 à 90, à confectionner soi-même ou en utilisant une boîte de loto. Tous les secteurs de commerce sont représentés : papier, draps, soieries, cire, herboriste, bottes, quincaillier (orthographié clinquaillier), chapelier, musique, broderies, outils, modes, mercerie, costumes, parfumerie, porcelaines, traiteur, coiffeur, décrotteur, vins, rubans, jouets, laiterie, lingerie, tabac, fleurs, teinturier, peintre en bâtiment. Parmi les 90 cases ou numéros, 10 sont perdants et portent la lettre P, 10 sont gagnants et portent la lettre G, le gros lot étant la dernière case. À la fin des règles du jeu, l'auteur a ajouté le nota suivant : "Ce tableau présente plusieurs intérêts outre l'amusement du jeu, la peinture fidèle des plus belles enseignes de Paris, le dessins et l'ordre d'architecture des boutiques et magasins les mieux ornés, et enfin l'adresse positive des rues et N° des principaux marchands de Paris". Déchirures et restaurations marginales, coin inférieur gauche redessiné, bordures au verso doublées de papier kraft. Grand-Carteret, Vieux papiers Vieilles images, p. 273 ; d'Allemagne, Le Noble Jeu de l'Oie, p. 95 (donne la date de 1803) ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1815, p. 508 ; Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 224.

JEU de l'OIE.

Game of the skating-rink – Jeu du skating-rink.

Paris, Saussine, [circa 1900]. 526 x 695 mm.

Belle et rare planche de jeu dédiée au patinage, chromolithographiée et publiée à Paris vers 1900. Ce "jeu de la patinoire", élaboré sur le principe du jeu de l'oie, est composé de deux parcours ou pistes de 63 cases, la dernière étant située à l'entrée de la patinoire. Les règles du jeu, placées au bas du plateau, sont données en anglais et en français. Les deux parcours se croisent aux cases 10, 40, 14, 51, 18, 59 et 24. Si deux joueurs se rencontrent sur l'une de ces cases, les patineurs chutent et doivent retourner à la case n°1. Le joueur arrivant sur les cases 7 bleue (ici en noir) ou 6 rouge est un excellent patineur et avance de 10 cases ; celui qui arrive sur les cases 48 bleue (ici en noir) ou 16 rouge, correspondant au bar, doit payer 5 jetons à la caisse pour sa consommation et attendre 3 tours ; ou encore celui qui se retrouve sur les cases 16 bleue (ici en noir) ou 49 rouge, est un patineur maladroit et doit payer 5/8 jetons pour la casse. Deux autres textes accompagnent ce plateau : le premier, intitulé Images d'ombres, explique comment réaliser des ombres chinoises ; le second, intitulé Les Grenouilles qui demandent un Roi, d'après une fable de Jean de La Fontaine, est un jeu d'adresse. Il existe une autre version de cette planche sans ces deux textes. Ce jeu, au ton humoristique, est illustré de nombreux personnages évoluant avec plus ou moins de succès sur la glace, tandis que d'autres regardent en spectateurs ou se désaltèrent au bar. Bel exemplaire. Petite déchirure restaurée dans la marge supérieure.

JEU.

Jeu des omnibus et Dames Blanches.

[1832]. 445 x 457 mm.

Très rare jeu édité en 1832, qui n’est pas, comme il est trop souvent indiqué, un jeu de parcours, dans le style du jeu de l’Oie, mais en réalité un jeu de "paris" ou de "mises" ou encore de "loterie", et qui peut s'apparenter au jeu de la roulette au casino. Très à la mode en 1827 (année de sa création), ce jeu se jouait avec 12 boules en bois numérotées qui étaient sorties d’un sac et qui donnaient gagnant le numéro sorti, qui ramassait alors les mises préalablement placées sur les différentes voitures publiques. Ce jeu rend hommage aux deux compagnies d'omnibus créées à Paris en 1828, l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Les omnibus (du latin omnibus, signifiant "pour tous"), étaient des véhicules tractés par des chevaux, qui assuraient un service de transport public régulier. En France, les omnibus naissent à Nantes, au début du XIXe siècle, lorsqu'Étienne Bureau, petit-fils d'armateur, imagine un véhicule pour transporter ses employés entre les bureaux de l'entreprise, situés dans le centre, rue Jean-Jacques Rousseau, et les entrepôts des Salorges où se trouvent les services de la Douane. En 1826, Stanislas Baudry, un autre homme d'affaires nantais, met en place le même service pour convoyer ses clients du centre-ville vers la rue de Richebourg, où se trouvent des bains publics qu'il a créés comme annexe d'une minoterie. Le service est d'abord gratuit mais il se rend compte que des gens utilisent ce moyen de transport pour leurs déplacements personnels. Il institue alors un accès payant et crée une entreprise spécifique de transport urbain baptisée "La Dame Blanche", s'inspirant du succès de l’opéra-comique de Boëldieu créé quelques mois auparavant. Il fonde ainsi le premier service français d'omnibus de l'ère contemporaine. En 1828, il décide de créer le même service à Paris, avec l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Le jeu est composé de trois cercles. Le premier cercle au centre montre une scène avec des joueurs, encerclée des règles du jeu, dont la dernière phrase est "Un bon joueur ne se fâche jamais". Les deux autres cercles sont décorés des voitures des deux compagnies, avec leurs noms : Jenny, Pauline, Honora, Victoire, puis Joséphine, Sarra, Julie, Lucie, Rosalie, Betzi, Gabrielle et Clarisse. En 1937, la maison Hermès rendra hommage à ces deux compagnies en choisissant ce jeu comme modèle pour son tout premier carré en twill de soie. Très rare. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Marges gauche et droite coupées au trait d'encadrement. Grand-Carteret, Papeterie & papetiers de l'ancien temps,1913, p. 108.

JOURDAN (Justin).

[TOULOUSE] Toulouse.

1869. 480 x 522 mm.

Plan de Toulouse, dressé par le géomètre Justin Jourdan et lithographié par Prosper Rivière, lithographe à Toulouse. Il a été dressé d'après les meilleurs documents et l'étude sur le terrain des alignements et changements exécutés ou officiellement projetés, y compris les grandes voies et tous nouveaux noms adoptés en 1867. Il est orné en haut à droite des armoiries de Toulouse entourées de deux personnages féminins, et comporte trois cartouches, dont un cartouche en bas à droite contenant la mention "Propriété de l'auteur" et la signature de Jourdan. Le plan illustre les travaux d'urbanisme réalisés lors du Second Empire, avec l'arrivée du chemin de fer et la construction de la gare, inaugurée en 1856. Il montre le pont Saint-Michel, construit en 1844, et le pont Saint-Pierre en 1852. L'actuelle place du Président Thomas Wilson, nommée place Lafayette en 1830, devient la place Louis-Napoléon en 1852, tandis que l'actuelle allée Jean Jaurès, dans le prolongement, est appelée Cours et allée Louis Napoléon ou Lafayette. Bon exemplaire. Pliure dans les marges haute et basse, petites déchirures marginales restaurées.

JOURNEAUX.

Nouveau plan routier de la ville et faubourgs de Paris divisé en douze mairies.

Paris, Journeaux l'aîné, 1816. 546 x 768 mm.

Beau plan de la ville de Paris sous Napoléon, divisée en 12 arrondissements municipaux, tels qu'ils furent décrétés le 11 octobre 1795. Le plan montre les premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie de la ville ordonnés par Napoléon, parmi lesquels figurent le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, ici nommé pont du Jardin du Roi (ainsi nommé entre 1814 et 1830, pour ne pas indisposer les nouveaux alliés prussiens et russes), la nouvelle Morgue place du Marché-Neuf (ordonnance de police de 1804) ou encore le quai d'Orsay, orthographié Orsai. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, places, marchés, quais, prisons, paroisses, d'une table alphabétique des rues qui ont changé de nom, de la liste des mairies et des paroisses. Bon exemplaire aquarellé. Petites déchirures restaurées, marges courtes. Édition de 1816 non citée par Vallée.

JOUY (Victor-Joseph-Étienne de).

[JEU de CARTES] Dixième jeu de cartes instructives, contenant un abrégé de l'histoire des empereur[s], avec des gravures. Ouvrage destiné à l'instruction de la jeunesse des deux sexes.

Paris, Ant. Aug. Renouard, et Nicolle, 1809. Jeu de cartes (10,4 x 6,7 cm) dans son étui d'origine en carton (10,9 x 7,3 cm), avec carte de titre collée sur le couvercle.

Jeu de cartes éducatif dédié aux empereurs romains, depuis César jusqu'à Augustule, élaboré par Étienne de Jouy et publié en 1809 par Antoine-Augustin Renouard et Gabriel-Henri Nicolle, libraires à Paris. Le jeu est bien complet de la carte comprenant la règle du jeu, et des 47 cartes, numérotées en chiffres romains comme il se doit. Chaque carte présente un portrait d'empereur en médaillon, accompagné d'une vingtaine de lignes sur son histoire. César, le premier des empereurs, est nommé le "Dictateur perpétuel". Bel exemplaire. Petits défauts d'usage à l'étui. O'Donoghue, Catalogue of the collection of playing cards bequeathed to the trustees of the British Museum by the late Lady Charlotte Schreiber, 1901, p. 70.

JUBRIEN (Jean).

[REIMS] Carte du pays et diocèse de Reims.

1623. En quatre feuilles jointes formant une carte de 672 x 834 mm.

Très rare et grande carte figurant le diocèse de Reims, avec parties de la Brie, du Tardenois, du Rethelois et de la Thiérache. Elle est ornée d'un cartouche de dédicace à Gabriel de Sainte-Marie, archevêque de Reims de 1622 à 1629. Le cartouche est décoré des armoiries du dédicataire et de la ville de Reims. Les villes principales comme Reims, Rethel ou Châlons-en-Champagne, sont figurées par des petites vues cavalières aquarellées en rouge. Il s'agit de la première carte imprimée du diocèse de Reims, dressée en 1623 par Jean Jubrien, topographe natif de Châlons, et l’un des cartographes régionaux les plus importants de la première moitié du XVIIe siècle. Cette première édition datée de 1623 fut publiée en 1632 par Melchior Tavernier dans le Théâtre géographique du royaume de France. Une seconde édition datée de 1654 fut publiée par Antoine de Fer. Considérée comme l'une des cartes les plus exactes de la région, la carte de Jubrien servit de modèle à de nombreux cartographes jusqu'au XVIIIe siècle. Exemplaire aquarellé à l'époque. Traces de pliures avec petit manque à la pliure horizontale, papier froissé par endroits, petits manques de papier dans la marge supérieure. Pastoureau, TAVERNIER II A, 28.

KAUFMANN (Ernst).

[LE CAP/CAPE TOWN] View of Cape Town from Table Bay.

Cape Town, J.H. Rose, [circa 1890]. 398 x 667 mm.

Très rare et belle vue lithographiée en couleurs de la ville du Cap, imprimée par Ernst Kaufmann à Lahr, en Allemagne, et publiée par J.H. Rose au Cap. La vue est prise depuis la Baie de la Table, sur laquelle s'est établie la ville du Cap. La baie est animée de voiliers et de petits bateaux de pêche. En arrière-plan, on aperçoit la montagne de la Table, massif qui surplombe la ville du Cap. À droite de la montagne de la Table, on aperçoit les deux collines de Lion's Head et de Signal Hill. Bel exemplaire.

KEULEN (Johannes van).

[MAROC] Nieuwe pascaert vande kust van Maroca en Zanhaga beginnend van C. Cantin tot C. Bajador, waer in ook te sien is't I. Lancerota en't I. Forteventura.

Amsterdam, Johannes van Keulen, [1681]. 508 x 584 mm.

Belle carte marine figurant les côtes du Maroc, entre le Cap Cantin (Ras Cantin) et le Cap Bojador au Sahara Occidental, avec l'île de Mogador, au large de l'actuelle ville d'Essaouira, et les îles de Lanzarote et de Fuerteventura, dans l'archipel des Canaries. En haut à droite figure une carte détaillée des côtes de Lanzarote, entre Puerto de Naos et Puerto de Cavallos ou Caballos, aujourd'hui Puerto de Arrecife. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre illustré de trois figures allégoriques, dont un Neptune. La mer est décorée d'un navire et d'une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Éminent cartographe hollandais de la seconde moitié du XVIIe siècle, Johannes van Keulen fonda son entreprise en 1678. Il se spécialisa dans la production de cartes nautiques et publia deux atlas maritimes qui eurent une influence considérable. Bon exemplaire. Petits manques dans les marges comblés, mouillures claires au bas de la carte.

KEULEN (Johannes van).

[MAROC] Paskaart van de kust van Maroca beginnende van Larache tot aan C. Cantin.

Amsterdam, Johannes van Keulen, [1681]. 505 x 579 mm.

Belle carte marine figurant les côtes du Maroc, entre la ville de Larache, dans la région de Tanger, et le Cap Cantin (Ras Cantin). En haut à droite figure un plan détaillé de l'embouchure du Bouregreg, nommé Rio Rebata (pour Rabat), situé à l'emplacement de l'actuelle ville de Rabat. Le plan montre Salé (Nieu Sallee), une tour et un château. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre illustré de cinq figures allégoriques, dont un Neptune, de deux globes céleste et terrestre et d'une ancre marine. La mer est décorée d'un navire et d'une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Éminent cartographe hollandais de la seconde moitié du XVIIe siècle, Johannes van Keulen fonda son entreprise en 1678. Il se spécialisa dans la production de cartes nautiques et publia deux atlas maritimes qui eurent une influence considérable. Bon exemplaire. Très légère rousseur dans les parties gauche et droite de la carte.

L'ISLE (Guillaume de).

In notitiam ecclesiasticam Africæ tabula geographica.

Amsterdam, J. Covens & C. Mortier, [circa 1720]. 389 x 529 mm.

Belle carte figurant l'Afrique du Nord, avec l'Espagne, l'Italie, la Corse, la Sardaigne et la Sicile. Elle est issue de l'édition hollandaise de l'atlas de de l'Isle, intitulée Atlas Nouveau, et publiée à Amsterdam par Covens et Mortier. Elle est ornée de trois beaux cartouches, dont un cartouche de titre. La région est représentée sous l'Empire romain, et tous les noms sont en latin. Ainsi, le détroit de Gibraltar est dénommé Fretum Herculeum, l'Algérie est appelée Mauritania Cæsariensis. Bel exemplaire de choix, brillamment aquarellé à l'époque. Très rare dans de tels coloris. Petit manque de couleur au bas du cartouche de titre. Norwich, 297 (édition de 1745).

L'ISLE (Guillaume de).

Mappemonde à l'usage du roy.

Paris, Guillaume Delisle, 1720. 440 x 674 mm.

Très belle mappemonde à deux hémisphères, dressée par Guillaume de l’Isle d'après les observations de l'Académie Royale des Sciences, et publiée à Paris en 1720. Elle est ornée d’un élégant cartouche décoré des armoiries du roi et de quatre personnages représentant les quatre continents de l'époque, tandis que le titre est inscrit dans une bannière flottante. Contrairement à Jaillot, de l'Isle relie la Nouvelle-Guinée à l'Australie et rattache le Japon à la terre d'Yeco. Les routes des grands voyageurs sont indiquées en pointillés : Magellan en 1520, Le Maire et Schouten en 1616, Mendaña et Gallego en 1658, ou encore Tasman en 1642. Éminent cartographe et premier géographe du roi, Guillaume de l'Isle fut le premier à rétablir l'étendue exacte de la Méditerranée, et à rendre à la Californie sa forme correcte de péninsule. Bel exemplaire aquarellé. Petites taches au niveau du cartouche de l'éditeur.

LA HIRE (Philippe de) & FER (Nicolas de).

Planisphère céleste septentrional - Planisphère céleste méridional.

Paris, N. de Fer et Danet, 1705. Deux feuilles, chacune de 465 x 458 mm.

Superbes cartes célestes des hémisphères boréal et austral, dressées par l'astronome Philippe de La Hire et publiées par Nicolas de Fer. Elles ont été gravées par Herman van Loon, et finement aquarellées à l'époque avec rehauts d'or. Elles sont dédiées à l'abbé Jean-Paul Bignon, bibliothécaire du roi Louis XIV. En 1702, Philippe de La Hire fit graver deux planisphères de 16 pouces de diamètre, sur les dessins qu'il en avait faits. Les positions principales furent déterminées par ses propres observations. Les étoiles sont dérivées du catalogue d'étoiles de Johann Bayer, intitulé Uranometria, édité à Augsbourg en 1603. L'atlas de Bayer fut le premier atlas couvrant entièrement la sphère céleste. Les deux cartes sont accompagnées d'un texte et d'une légende des symboles utilisés pour la grandeur et figure des étoiles, et ornées d'une lettrine et des armoiries du dédicataire, Jean-Paul Bignon. Nicolas de Fer fut un géographe, graveur et éditeur français, ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Exemplaires finement aquarellés à l'époque. Rares exemplaires avec rehauts d'or pour les étoiles, la table des symboles, les deux lettrines et les armoiries, et avec le fond des cartes aquarellé. Papier légèrement bruni, fausse pliure le long des pliures centrales. Pastoureau, FER II C ; Kanas, Star Maps, pp. 216-217.

LA PÉROUSE (Jean-François de Galaup, comte de).

Carte générale des découvertes faites en 1787 dans les mers de Chine et de Tartarie, ou depuis Manille jusqu'à Avatscha, par les frégates françaises la Boussole et l'Astrolabe.

[Paris, 1797]. 683 x 493 mm.

Grande carte couvrant les côtes nord-est de l'Asie, publiée dans le voyage autour du monde du comte de La Pérouse. Elle s'étend entre la mer d'Okhotsk et les Philippines, avec l'île de Sakhaline, la péninsule du Kamtchatka, les îles Kouriles, le Japon, la Corée, l'île de Taïwan (anciennement Formose) et l'archipel des Mariannes. La route empruntée par les frégates la Boussole et l'Astrolabe entre la baie d'Avatcha, au sud du Kamtchatka, et Manille aux Philippines, est signalée par un trait continu. Le voyage de La Pérouse fut l'une des plus grandes expéditions de découverte de la fin du XVIIIe siècle. Ses objectifs étaient ambitieux : compléter la cartographie, établir de nouveaux comptoirs commerciaux, ouvrir de nouvelles routes maritimes, et plus généralement enrichir les connaissances et les collections scientifiques. Forte de deux navires, la Boussole et l'Astrolabe, l’expédition quitta Brest en août 1785, doubla le cap Horn en janvier 1786, remonta la côte ouest de l'Amérique jusqu'en Alaska (juin 1786) en passant par l'île de Pâques et Hawaï, puis revint en Californie et traversa le Pacifique jusqu'à Macao (janvier 1787). Après une escale à Manille, La Pérouse se dirigea vers les côtes nord est de l’Asie : Formose, la Corée, la Tartarie, et le Japon, dont il fut le premier à en dresser une cartographie cohérente. L'expédition continua vers Samoa, les îles Tonga, puis l'Australie et Botany Bay, d'où La Pérouse écrivit la dernière lettre qui soit parvenue en Europe. Par la suite, les deux corvettes de l'expédition devaient disparaître en mer. Leurs épaves ne furent retrouvées qu'en 1826 par le capitaine anglais Peter Dillon dans l'archipel de Santa-Cruz. Bel exemplaire.

LALLEMAND (Adrien-Toussaint).

[EMPIRE OTTOMAN] Carte du théâtre de la guerre dans l'empire Ottoman donnant une grande partie des empires de Russie d'Autriche et de Perse ; des provinces et des mers où se passent les opérations militaires.

Paris, Lallemand, 1853. 606 x 668 mm.

Grande et belle carte figurant le théâtre de la Guerre de Crimée dans l'empire Ottoman, dressée et publiée par Adrien-Toussaint Lallemand, géographe et graveur attaché au Dépôt de la Guerre. Elle est ornée en bas à gauche d'une vue de Constantinople, et en bas à droite de soldats des pays engagés dans la guerre. La Guerre de Crimée opposa, de 1853 à 1856, l'empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et s'acheva par la défaite de la Russie. Comme son nom l'indique, le conflit se déroula principalement en Crimée dans la Mer Noire, autour de la base navale de Sébastopol. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Infimes déchirures sans manque à quelques pliures. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1853, p. 632.

LAPLANTE (Edouard).

La Habana. Panorama general de la ciudad y su bahia.

La Habana, L. Marquier y Laplante, [circa 1850]. Lithographie originale (49,9 x 71,5 cm, hors marges).

Fabuleux panorama à vol d'oiseau de la ville de La Havane et de sa baie, dessiné par Edouard Laplante et lithographié en couleurs par Laplante et Luis Marquier, publié à La Havane en 1850. La vue est prise depuis la colline du village de Casablanca, sentinelle historique et populaire de la baie de La Havane. Cette vue détaillée illustre les débuts de la modernisation de la ville de La Havane, initiés par le gouverneur Miguel Tacón y Rosique. Soucieux de faire de la capitale une ville imposante et majestueuse, Tacón commanda une série de bâtiments publics importants. La croissance de quartiers riches comme El Cerro, et plus tard El Carmelo et El Vedado, fut planifiée de la même façon, et selon un schéma bien structuré. Ces quartiers sont visibles au centre de la lithographie, filant vers l'horizon. Le titre est en espagnol, anglais et français. Cette vue fait partie de la série Isla de Cuba pintoresca ou l'Île de Cuba pittoresque, publiée à La Havane, et dont la plupart des planches furent lithographiées par Edouard Laplante. Peintre et lithographe français, Edouard Laplante s'installa à Cuba au milieu du XIXe siècle, comme vendeur de machinerie sucrière pour le compte de la compagnie française Derosne et Cail à Paris. Son activité commerciale l'amena à collaborer en tant qu'illustrateur pour l'ouvrage du propriétaire foncier cubain Justo Germán Cantero, consacré à l'histoire et à la description des plus grands et meilleurs moulins à sucre de l'époque. Il s'agit de l'ouvrage intitulé Los Ingenios (les plantations de canne à sucre), publié à La Havane entre 1855 et 1857. Laplante réalisa également une série de lithographies de grand format, représentant pour la plupart des villes importantes de Cuba, et naturellement liées à l'industrie sucrière. La série débuta avec notre panorama de La Havane, qui est sans aucun doute la ville la plus importante de la série. Edouard Laplante se dédia fondamentalement à la lithographie et contribua à l'essor de cette expression artistique durant le XIXe siècle. Avec Miahle, peintre et graveur comme lui, il était considéré comme le plus remarquable des graveurs étrangers ayant travaillé à Cuba. Pliure centrale et déchirures restaurées, petits manques à la pliure centrale. Lapique Becali, La Habana. Imagen de una ciudad colonial, 2013.

LE BRETON (Louis).

[RIO de JANEIRO] Rio Janeiro. Vue prise de l'île das Cobras - Rio de Janeiro. Vista tomada da ilha das Cobras.

Paris, S. Stampa fils, Lisboa, Manuel Costenla, [circa 1850]. 390 x 494 mm.

Très rare et magnifique vue de Rio de Janeiro, lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton. La vue est prise depuis l'île des Cobras, avec sa forteresse au-dessus de laquelle flotte le drapeau du Brésil. Elle offre un beau panorama de la baie, animée de nombreux voiliers, et de la ville de Rio. L'estampe permet de voir le Fort de Santa Cruz, l'île de Villegagnon, le Pain de Sucre, les églises la Gloria et Saint-Sébastien, le Corcovado, la cathédrale, la montagne de la Tijuca et l'arsenal. Titre en français et en portugais. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Très rare, un seul exemplaire localisé à la Bibliothèque Nationale du Brésil. Exemplaire finement colorié à l'époque. Rousseurs, salissures et restaurations marginales, restauration avec effacement partiel en bas à gauche du Pain de Sucre.

LE BRETON (Louis).

[ÎLE MAURICE] Combat du Grand Port, (Île de France) 22 août 1810.

Paris, Gosselin, Lyon, Gadola [circa 1845]. 370 x 501 mm.

Belle vue lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton, figurant la bataille navale de Grand-Port, qui opposa les escadres britannique et française dans la baie de Grand-Port au sud de l'Île-de-France, aujourd'hui île Maurice, entre le 20 et le 27 août 1810, durant la campagne de l'île Maurice. L'estampe montre les deux frégates et la corvette du capitaine de vaisseau Guy-Victor Duperré (la Bellone, la Minerve et le Victor) attaquées par quatre frégates anglaises (le Sirius, l'Iphigenia, la Magicien et la Néréide). Duperré en détruit trois. La quatrième, ainsi que le fort bâti sur l'îlot de La Passe, se rendent, à l'approche de la division du capitaine Hamelin accourue au bruit du canon. La campagne de l'île Maurice est une série d'opérations menées par la Royal Navy pour s'emparer des possessions de l'Empire français dans l'océan Indien, visant plus particulièrement l'archipel des Mascareignes (Île de France, île Bonaparte, actuelle Réunion, et Rodrigues). La bataille navale de Grand-Port fut la plus grande victoire de la Marine française contre les Anglais durant les guerres napoléoniennes. Mais quelques mois plus tard, à l'automne, la Royal Navy passa à la défensive. Les Britanniques parvinrent enfin à capturer Hamelin et à faire tomber l'Île de France, qu'ils rebaptiseront Maurice. Après le Traité de Paris signant la fin du Premier Empire, l'île Bonaparte fut rétrocédée à la France, et redevint l'île Bourbon (Réunion). Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de toutes les scènes maritimes du XIXe siècle. Embarqué à 19 ans comme aide-chirurgien sur l'Astrolabe dans l'expédition de Dumont d'Urville, il sera nommé dessinateur de l'expédition à la mort de Ernest Goupil, décédé en Tasmanie. C'est à Louis Le Breton que reviendra la tâche de rassembler l'iconographie du voyage qui sera publiée dans l'Atlas pittoresque. Il a réalisé deux autres estampes sur le Pacifique, plus précisément sur Tahiti, lors de l'annexion française par le contre-amiral du Petit-Thouars en 1842. Bel exemplaire.

LE BRETON (Louis).

Barcelone pris du quai de Barcelonette.

Paris, Wild, [circa 1850]. 382 x 504 mm.

Belle vue de Barcelone dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Louis Le Breton. La vue est prise depuis le quai et le quartier de la Barceloneta, et montre le port animé de voiliers et d'un navire arborant un pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit la colline de Montjuïc abritant la forteresse militaire. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Bel exemplaire. Marges légèrement jaunies. Soley, Atlas de Barcelona, 535.

LE LOYER (Jean).

[ANJOU] Carte générale du duché d'Anjou.

1654. 412 x 532 mm.

Très rare carte figurant le duché d'Anjou, dressée par Jean Le Loyer, de La Flèche en Anjou, sous la direction de messire Guy Arthaud, archidiacre et chanoine de l'église d'Angers, et gravée par Jean de L'Aigle. Elle est dédiée au duc d'Anjou et ornée d'un beau cartouche de titre décoré des armoiries du dédicataire. La carte est agrémentée de deux autres cartouches, dont l'un contenant la légende, et d'une rose des vents. Les deux traits de contours aquarellés délimitent les frontières du gouvernement d'Anjou et celles du diocèse d'Anjou. Jean Le Loyer a également dressé, en collaboration avec son frère Jacques, une carte du diocèse d'Angers en 1652. Les deux cartes du duché d'Anjou et du diocèse d'Angers ont été dressées d'après les observations faites en chaque lieu, chacun des lieux étant même visité deux fois : « II n'a été omis aucun bourg, passage de remarque, abbaye, ruisseau ou estang notable, ny forest. » (Dainville, Les cartes anciennes de l'Église de France sur la cartographie ecclésiastique du XVIe au XVIIIe siècle). Les noms des abbayes sont suivis de lettres permettant de distinguer les abbayes d'hommes, de filles, de l'ordre de Saint-Benoît, de Saint-Augustin, de Cîteaux et de Prémontré. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. De la plus grande rareté, Pastoureau ne cite qu'un seul exemplaire de cette carte dans un atlas de Pierre Duval de 1667 (Pastoureau, Duval II C).

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis Constantin jusqu'à Charles-Magne réduite en jeu pour l'instruction de la jeunesse.,

Paris Crépy, [1773]. 506 x 716 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 53 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337, et se termine avec Charlemagne, roi des Francs de 768 à 814, et couronné à Rome empereur d'Occident en 800. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis la fondation de Rome jusqu'à Constantin.

Paris, Crépy, 1773. 510 x 720 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 56 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Romulus, fondateur de la ville de Rome en 753 av. J.-C., et se termine avec Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale, petites déchirures et froissements dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[CHAMPAGNE] La Champagne divisée par élections suivant les dernières observations.

Paris, Sr. Le Rouge, 1744. 577 x 483 mm.

Belle carte de la Champagne, ornée d'un cartouche de titre décoré de grappes de raisin. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[CROATIE/SLOVÉNIE] Le Duché de Carniole.

Paris, Sr. Le Rouge, 1742. 483 x 550 mm.

Belle carte de l'ancien Duché de Carniole, état du Saint-Empire romain germanique de 1364 à 1808, qui couvrait la Slovénie et une partie de l'Istrie, au nord de la Croatie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à Palmanova en Italie, à l'est jusqu'à Petrinja en Croatie. La carte est ornée d'un beau cartouche de titre. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. En carton, carte du lac de Cerknica. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[NAPLES/SICILE] Le Royaume de Naples et de Sicile.

Paris, Sr. Le Rouge, 1745. 570 x 485 mm.

Belle carte figurant le royaume de Naples et la Sicile, dressée par Georges-Louis Le Rouge. Elle est ornée d'un beau et grand cartouche de titre et d'un cartouche d'explication des symboles. Les villes principales sont signalées par une petite citadelle aquarellée en rouge. En carton figure une petite carte de la Sicile. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

L'Asie avec les nouvelles découvertes.

[Paris, Crépy, 1767]. 228 x 272 mm.

Belle carte de l'Asie, ornée d'un cartouche de titre illustré d'une scène. Elle est issue de l'Atlas nouveau portatif réédité par Crépy. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la partie supérieure.

LE ROUGE (Georges-Louis).

Nouvelle carte de la province de Québec, selon l'édit du roi d'Angleterre du 7 8bre 1763, par le capitaine Carver.

Paris, Le Rouge, 1777. Carte gravée originale (48,1 x 65,9 cm).

Carte peu commune, issue de l'Atlas Amériquain Septentrional, figurant la région de Québec et le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal, ainsi que la péninsule de Gaspésie et l'île d'Anticosti située dans le golfe du Saint-Laurent. Elle fut dressée par l'explorateur américain, le capitaine Jonathan Carver, à la suite du Traité de Paris signé le 10 février 1763 et de l'édit du roi d'Angleterre Georges III du 7 octobre 1763, qui obligeait les Français à abandonner leurs possessions au Canada, à l'exception des îles de Saint-Pierre et Miquelon et de la province du Québec. En carton figurent l'île de Montréal, les plans des villes de Montréal et de Québec, et une carte du cours du fleuve Saint-Laurent entre les villes de Québec et Contrecoeur. Les tribus indiennes sont nommées : Algonquins, Atticameoets, Piekouagamis, etc. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LECLERE (Pierre).

[CAEN] Plan de la ville de Caen dressé sur les lieux par P. Leclère.

Paris, Jean, et Caen, Morel, 1815. 475 x 636 mm.

Beau plan de la ville de Caen, dressé sur les lieux par P. Leclere en 1815, et publié à Paris et à Caen. Il est accompagné de 78 légendes permettant de situer rapidement les principaux bâtiments et lieux de la ville. Échelle de 300 toises. Bon exemplaire. Petites rousseurs.

LEFEBVRE & LAZARE (Louis).

[BOIS de BOULOGNE] Plan du bois de Boulogne et de ses embellissements. Juillet 1855.

Paris, Longuet, 1855. 579 x 817 mm, monté sur toile à l'époque.

Beau plan du Bois de Boulogne, dessiné par Lazare et Lefebvre, ingénieurs géomètres de la Ville de Paris, et gravé par Schieble. Le plan montre le Pré Catelan au centre, l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858, l'abbaye de Longchamp, les Lacs Supérieur et Inférieur, la Grande Cascade, ou encore les allées et les étangs. À l'est on peut voir Auteuil et Passy, ainsi que la place de l'Étoile. Le nord est placé à droite du plan. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui crée pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs et taches claires. Vallée, 1793 (édition avec le nom des auteurs).

LEPAPE (Georges) & GAZETTE du BON TON.

Les Jardins de Versailles. Costume de Paul Poiret dans le goût Louis XIV.

Février 1913. 210 x 138 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un costume de Paul Poiret, en soie plissée. Les boulingrins en mousse de laine sont piqués de petites fleurs de laine également. Des stalactes de cristal et de strass garnissent la coiffure en velours marbré. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

LIOZU (Jacques).

[ALSACE/LORRAINE] Alsace - Lorraine.

Paris, Odé, 1951. 490 x 330 mm.

Carte décorative de l'Alsace et de la Lorraine, dessinée et imprimée en couleurs par Jacques Liozu en 1951. Elle est ornée de deux cartouches de titre, chacun décoré de quatre personnages en costumes régionaux, d'une rose des vents, et illustrée de nombreuses vignettes montrant des portraits d'hommes célèbres, les spécialités gastronomiques et productions, les activités et les monuments historiques de la région. Bel exemplaire.

LIOZU (Jacques).

[FRANCHE-COMTÉ] Franche Comté.

Paris, Odé, 1951. 490 x 315 mm.

Carte décorative de la Franche-Comté, dessinée et imprimée en couleurs par Jacques Liozu en 1951. Elle est ornée d'un cartouche de titre avec deux personnages en costumes régionaux, d'une rose des vents, et illustrée de nombreuses vignettes montrant des portraits d'hommes célèbres, les spécialités gastronomiques et productions, les activités et les monuments historiques de la Franche-Comté. Bel exemplaire.

LIOZU (Jacques).

[MAINE] Maine.

Paris, Odé, 1951. 330 x 438 mm.

Carte décorative de la région du Maine, dessinée et imprimée en couleurs par Jacques Liozu en 1951. Elle est ornée d'un cartouche de titre avec trois personnages en costumes régionaux, d'une rose des vents, et illustrée de nombreuses vignettes montrant des portraits d'hommes célèbres, les spécialités gastronomiques et productions, les activités et les monuments historiques de la région. Bel exemplaire. Infimes rousseurs marginales.

LIOZU (Jacques).

[PYRÉNÉES] Pyrénées.

Paris, Odé, 1951. 312 x 495 mm.

Carte décorative des Pyrénées, dessinée et imprimée en couleurs par Jacques Liozu en 1951. Elle est ornée d'un cartouche de titre avec huit personnages en costumes régionaux, d'une rose des vents, et illustrée de nombreuses vignettes montrant des portraits d'hommes célèbres, les spécialités gastronomiques et productions, les activités et les monuments historiques de la région. Bel exemplaire.

LIOZU (Jacques).

[Val de LOIRE] Val de Loire.

Paris, Odé, 1951. 310 x 490 mm.

Carte décorative du Val de Loire, dessinée et imprimée en couleurs par Jacques Liozu en 1951. Elle est ornée d'un cartouche de titre avec quatre personnages en costumes régionaux, d'une rose des vents, et illustrée de nombreuses vignettes montrant des portraits d'hommes célèbres, les spécialités gastronomiques et productions, les activités et les châteaux de la région. Bel exemplaire.

LIOZU (Jacques).

[ÎLE-de-FRANCE] Île de France.

Paris, Odé, 1951. 330 x 484 mm.

Carte décorative de l'Île-de-France, dessinée et imprimée en couleurs par Jacques Liozu en 1951. Elle est ornée d'un cartouche de titre avec cinq personnages en costumes régionaux, d'une rose des vents, et illustrée de nombreuses vignettes montrant des portraits d'hommes célèbres, les spécialités gastronomiques et productions, les activités et les monuments historiques de l'Île-de-France. Bel exemplaire.

LONGCHAMPS (Sébastian G.).

[BAYONNE] Plan des ville et citadelle de Bayonne.

Paris, Longchamps, [circa 1750]. 355 x 457 mm.

Rare plan de la ville de Bayonne et de sa citadelle, accompagné de 23 légendes donnant l'emplacement des bastions, du château neuf, du vieux château, du pont Saint-Esprit, des cazernes, ou encore de l'arsenal. Le nord est situé à gauche du plan. Bon exemplaire. Deux minuscules trous de ver dans la partie droite du plan.

MAGER (Henri).

Cartes des continents imprimées en relief.

Paris, E. Bertaux, [1883]. 6 cartes, environ 235 x 270 mm.

Six cartes des continents imprimées en relief, dont deux pour l'Amérique, réalisées par Henri Mager pour le Petit Atlas de géographie en relief ou Atlas complet de géographie en relief. Bel ensemble en excellente condition.

MAILLARD & ALVAR TOUSSAINT (Georges).

Plan de Paris et ses fortifications.

Paris, Aug.te Logerot, [circa 1848]. En 32 sections remises à plat et entoilées, formant un plan de 680 x 985 mm.

Plan mural de Paris divisé en 12 arrondissements, dessiné par le géographe Maillard et l'architecte Alvar Toussaint. Il est orné de vignettes figurant des monuments de la ville et de la banlieue, et accompagné d'une table alphabétique des rues. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Nogent, de Rosny, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge et en vert. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs. Vallée, 1960.

MAIRE (Nicolas).

Nouveau plan itinéraire de la ville de Paris divisé en 12 arr. avec tous les édifices publics.

Paris, J. Goujon, 1824-1826. En 36 sections remises à plat, formant un plan de 572 x 839 mm.

Beau plan de Paris, gravé par Perrier et Gallet, écrit par Lale, graveur au Dépôt de la Guerre. Il a été dressé en 1824, puis revu et augmenté en 1826. Avec table alphabétique des rues, supplément pour les rues et places récemment créées (rue Bayard ou place François-Ier, créées en 1823), explication pour repérer les rues sur le plan, et plan des anciens enclos de Saint-Martin et de la Trinité. Bon exemplaire. Cachet à froid de l'éditeur. Quelques petites taches. Vallée, 1985.

MAIRE (Nicolas).

Plan de la ville de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1822. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 680 x 940 mm.

Plan de Paris dédié au roi Louis XVIII, gravé par Perrier et Gallet. Avec table alphabétique des quartiers et des rues. Rare exemplaire indiquant par un trait d'aquarelle bleu foncé les carrières souterraines de Paris, ainsi que les galeries de recherche des carrières, les escaliers de service des carrières et les puits de service des carrières. Contours aquarellés à l'époque. Galeries de ver dans la partie basse du plan, taches d'encre dans la partie haute, quelques manques de toile aux intersections. Vallée, 2016.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

[PÉKIN/BEIJING] Plan topographique de Péking.

[Paris, 1825-1827]. 231 x 192 mm.

Plan lithographié en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Bonnetier.

[Paris, 1825-1827]. 150 x 140 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Charcutier ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 168 x 180 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Cordonnier.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Distillateur.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 167 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Forgeron ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Fourreur.

[Paris, 1825-1827]. 230 x 115 mm.

Estampe lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Jeu de volant avec les pieds.

[Paris, 1825-1827]. 195 x 225 mm.

Estampe dessinée par Atoche et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Manière d'éplucher le coton.

[Paris, 1825-1827]. 192 x 172 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Musicienne jouant du chê.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Pharmacien ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 182 x 140 mm.

Estampe dessinée par Vidal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Tailleur de pierre.

[Paris, 1825-1827]. 185 x 175 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Un bonze.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.