532 résultats

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[COLOMBIE/BOGOTA] Carte du cours de Rio Meta et d'une partie de la chaîne orientale des montagnes de la Nouvelle Grenade.

[Paris], 1813. 232 x 495 mm.

Rare carte figurant une partie du royaume de la Nouvelle-Grenade, actuelle Colombie, avec le cours du Río Meta, rivière de Colombie traversant la vaste plaine des Llanos, jusqu'à son embouchure dans l'Orénoque, à la frontière avec le Venezuela. La carte a été gravée par Tardieu d'après les esquisses de Humboldt, pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait l'ouvrage intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend à l'ouest jusqu'au Río Magdalena, entre la ville de Bohorquez, nommée Bojorque, et Natagaima, orthographiée Natagayma. À l'est du royaume de Nouvelle-Grenade, on voit également la chaîne des plateaux d'altitude, appelés paramos. À l'emplacement de l'actuelle Bogotá figure la ville de Santa Fé, dont le nom complet était Santa Fé de Bogotá. On peut également lire la mention Plateau de Bogota (1350 t). Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1801, il explora le royaume de la Nouvelle-Grenade. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[MEXIQUE/MEXICO] Carte de la vallée de Mexico et des montagnes voisines esquissée sur les lieux en 1804, par Don Louis Martin.

Paris, 1808. 392 x 457 mm.

Rare carte détaillée figurant les environs de la ville de Mexico, dessinée sur les lieux par Don Louis Martin en 1804, rédigée et corrigée en 1807 d'après les opérations trigonométriques de Don Joaquin Velasquez, et d'après les observations astronomiques et les mesures barométriques du baron de Humboldt par Jabbo Oltmanns. La carte a été gravée pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait le très important ouvrage de Humboldt intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend du nord au sud entre Tula et Jiutepec, orthographiée Jautepec, et d'ouest en est entre Toluca et Puebla de Los Ángeles. Le relief est bien détaillé, avec les chaînes de montagnes, les lacs et les volcans, dont ceux de Popocatépetl et de Iztaccíhuatl, au sud-est de Mexico. Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1803, il explora le royaume de la Nouvelle-Espagne, actuel Mexique. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[ÉQUATEUR/GUAYAQUIL] Radeau de la rivière de Guayaquil.

[1810]. 335 x 411 mm.

Belle estampe figurant un radeau sur le Río Guayas, dans la ville de Guayaquil, au sud-ouest de l'Équateur. Elle a été dessinée par Pierre Antoine Marchais d'après une esquisse de Humboldt, et gravée par Bouquet. Elle est issue de l'Atlas pittoresque des Vues des Cordillères et monumens des peuples indigènes de l'Amérique. L'estampe montre trois personnages masculins à bord d'un grand radeau. Ces grands radeaux, que l'on appelait balzas, étaient utilisés pour la pêche ou le transport des marchandises, sur les côtes du Pacifique et à l'embouchure de la rivière Guayas, que l'on appelait Guayaquil. Le radeau, chargé de fleurs et de fruits, est figuré au moment où il est mis à l'ancre. On distingue des ananas, des avocatiers, des régimes de bananes ou encore des feuilles de cocotiers. Ces derniers ont été dessinés d'après Turpin et Poiteau. À l'avant du radeau, un homme est occupé à un fourneau. Naturaliste allemand, le baron de Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804, en compagnie du botaniste Aimé Bonpland. En 1801, ils explorèrent le vice-royaume de la Nouvelle-Grenade, qui couvrait les actuels Panama, Venezuela, Équateur et Colombie. Durant leur périple en Équateur, Humboldt et Bonpland firent l’ascension de plusieurs volcans: le Pichincha (4784m), le Cotopaxi (5911m), l'Antisana (5752m), l'Illiniza (5126m) et surtout le Chimborazo (6263m), considéré alors comme la plus haute montagne du globe. Humboldt rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs légères dans les marges, marge inférieure coupée avec la mention "De l'Imprimerie de Langlois".

IMAGERIE de LILLE & RÉVOLUTION de JUILLET.

Action héroïque du jeune Darcole dans la journée du 28 juillet 1830 - Départ des troupes françaises pour Alger - Attaque du Fort l'Empereur, près Alger, le 4 juillet 1830.

Lille, Castiaux et Imprimerie de Blocquel, [circa 1830]. En deux feuilles jointes de 400 x 168 mm.

Rare estampe gravée sur bois et finement coloriée à l'époque, illustrant la révolution de Juillet, qui se déroula sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites Trois Glorieuses. La première vignette représente le jeune républicain d'Arcole, abattu le 28 juillet 1830, alors qu'il plantait un drapeau tricolore sur le pont du même nom. La seconde figure le départ de Toulon de l'expédition d'Alger le 25 mai 1830. La troisième montre l'attaque et la prise par les troupes françaises du Fort l'Empereur à Alger le 4 juillet 1830. Légers froissements dans les marges supérieure et droite, traces de bande adhésive dans la marge gauche.

INSELIN (Charles).

[ORLÉANS] Plan de la ville d'Orléans.

Orléans, Herman, [entre 1700 et 1706]. 440 x 569 mm.

Beau et rare plan figurant la ville d'Orléans au tout début du XVIIIe siècle, dessiné et gravé par Charles Inselin, et publié par Herman à Orléans. Le plan est placé dans un encadrement à la manière d'un tableau. Il est orné d'un cartouche de titre contenant une courte description de la ville, d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Pierre-Armand du Cambout de Coislin, évêque d'Orléans (1636-1706), et d'une rose des vents. Le plan est présenté et dédié par l'éditeur Herman. Le plan est assez bien détaillé. Les principaux édifices (bâtiments religieux, maison du roi, hôpital) y sont représentés en élévation. Un clocher a été ajouté à la cathédrale pour relever le monument. L'ancien clocher avait été démoli en 1691, et le nouveau ne fut construit qu'en 1708. Le Pont des Tourelles, plus ancien pont d'Orléans, est ici dénommé Le Pont à 170 toises. Ce pont était situé au-dessus de l'îlot formé des mottes Saint-Antoine et des Poissonniers (ou motte des Chalands-percés). Il sera détruit en 1760, et remplacé à quelques mètres de là par le Pont Royal, actuel Pont Georges V. On voit sur le pont le monument élevé en l’honneur de Jeanne d’Arc, avec la légende La Pucelle d'Orléans. À droite du plan figurent une petite carte des environs d'Orléans et une description historique de la ville. Très rare seconde édition mise à jour et publiée par Herman entre 1700 et 1706. Sur cette édition a été ajouté le ravelin ou demi-lune (fortification extérieure en forme de V) à l'entrée de la porte Bourgogne, à l'est de la ville. L'orientation du plan est indiquée par une rose des vents placée en haut. Bon exemplaire. Petite tache d'encre noire au niveau de l'un des bateaux sur la Loire, petite galerie de ver restaurée. Vergnaud-Romagnési, C.-F., Histoire de la ville d'Orléans, 1830, pp. 29-30.

JAILLOT (Alexis-Hubert) & DESNOS (Louis-Charles).

L'Amérique divisée en septentrionale et méridionale subdivisée en ses principales parties - L'Amérique divisée en ses principales parties sçavoir dans la Septentrionale les Terres Arctiques, le Canada ou Nouvelle France, la Floride, la Nouvelle Espagne et le Nouveau Mexique ; dans la Méridionale la Terre Ferme, le Pérou, le Chili, la Terre Magellanique, le Paraguay, le Brésil. Les isles de Terre Neuve, Antilles, Magellaniques et de Californie.

Paris, Desnos, 1782. En quatre feuilles jointes formant une carte de 1,12 x 1,32 m.

Très belle carte murale du continent américain, dressée par Alexis-Hubert Jaillot, mise au jour et publiée par Louis-Charles Desnos en 1782. Cette carte est une version très agrandie de la carte de l'Amérique de Jaillot, en deux feuilles, publiée en 1695. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries royales du dédicataire, le dauphin Louis de France, duc de Bourgogne, d'un couple d'Amérindiens avec leur enfant, et de deux singes tenant chacun un perroquet. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune François et l'Atlas François. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Bel exemplaire aquarellé. Petites déchirures et froissements en bordure des marges, renforcements au niveau des pliures. Wagner, 441 (édition de 1695).

JAILLOT (Alexis-Hubert).

[THÉBAÏDE/ASCÉTISME CHRÉTIEN] Les déserts d'Égypte, de Thébaïde, d'Arabie, de Sirie, &c où sont exactement marqués les lieuz habitez par les Saincts Pères des déserts.

Paris, E. Michalet, 1692. 560 x 765 mm.

Magnifique carte figurant l’Égypte avec la Thébaïde, région méridionale de l’Égypte antique dont la capitale était Thèbes. La carte couvre également le nord de la péninsule arabique avec l'Arabie Saoudite, dénommée Arabie Déserte, la Palestine, la Syrie et l’île de Chypre. Très belle carte illustrant l'histoire de l’ascétisme chrétien et des tous premiers ermites qui se retirèrent dans les déserts de la Thébaïde. Elle est décorée d'une multitude de petites scènes commentées, représentant les exploits légendaires de ces premiers ermites, parmi lesquels figurait Pachomius (saint Pacôme ou Pacôme le Grand), vétéran de l’armée romaine et fondateur du premier monastère, que l’on voit ici instruire un groupe d’initiés dans le désert de Thèbes. Dans le désert d’Arabie, on voit une scène montrant des anachorètes, ou moines solitaires, brûlés par les Sarrasins. Près d'Antioche, on peut voir la colonne au sommet de laquelle se retira saint Siméon Stylite, qui passa là trente-six années à prier et à prêcher la bonne parole aux nombreux pèlerins qui venaient écouter le célèbre saint homme. Au nord de l’Égypte, dans le désert de Nitrie, figure un lac montrant un dragon ailé. Les déserts sont nommés : en Égypte, désert des Cellulles, désert de Sceti, désert d'Aphrodite, désert de Porphirion et de Calame ; en Arabie Saoudite, désert de Cades, désert d'Elem, désert de Pharam, désert de Sodome, désert de S.te Marie ; en Syrie, désert de Calcide. Dans la Méditerranée figurent deux barques, avec la légende "S. Hilarion arreste et fait reculer une barque de pyrates qui le poursuivoient et estoient prest de le joindre". Il s'agit d'Hilarion de Gaza ou Hilarion le Grand, ascète chrétien considéré comme le fondateur de la vie monastique en Palestine. La carte est décorée d'un très beau cartouche de titre montrant les deux célèbres ermites saint Paul et saint Antoine, ce dernier étant connu comme le premier moine chrétien. Les deux saints sont également représentés sur la carte, dans une scène légendée "S. Antoine enterre S. Paul. S. Paul mort". En bas à gauche figure le cartouche contenant l'échelle en lieues du chemin, en bas à droite une belle rose des vents. Les villes principales sont signalées à l'aquarelle rouge. Le nord est placé à droite de la carte. La carte est issue de la contrefaçon hollandaise de l'Atlas Nouveau de Jaillot, publiée en 1692. Bel exemplaire brillamment colorié à l’époque. Rare dans de tels coloris. Petite déchirure dans les marges droite et supérieure, manque de papier au coin supérieur gauche. Pastoureau, JAILLOT I D, 107.

JANSSON (Johannes).

[CHAMPAGNE] Champagne - Comitatus Campania.

Amsterdam, [1633-1636]. 375 x 496 mm.

Belle carte figurant le comté de Champagne, issue de l'édition allemande du Novus Atlas ou Nouveau Théâtre du Monde de Jansson. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la Champagne, et en bas à gauche, des armoiries de la France et de la Navarre. Les villes principales sont aquarellées en rouge. Texte allemand au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Marges gauche et droite légèrement brunies. Koeman, 4200:1A.1.

JEAN (Pierre).

[JEU de l'OIE] Le jeu de l'Oye renouvellé des Grecs.

Paris, Jean, [circa 1810]. 364 x 430 mm.

Rare jeu de l'oie traditionnel composé de 63 cases. Exemplaire aquarellé à l'époque. Doublé d'une toile fine, tampons de propriétaire au dos. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 202.

JEAN (Pierre).

[LYON] Plan de la ville de Lyon et de ses environs.

Paris, Jean, 1840. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 582 x 905 mm ; étiquette au dos avec titre manuscrit.

Beau plan détaillé de la ville de Lyon en 1840, gravé par Jean-Baptiste Tardieu. La ville est divisée en six quartiers : La Croix Rousse, Vaise, Champvert, Perrache, La Guillotière et Les Brotteaux. Le plan illustre les grands travaux d'urbanisation entrepris au XIXe siècle. L'un des changements les plus importants intervient en 1837, lorsqu'est achevée la première ligne de chemin de fer en France, entre Saint-Étienne et Lyon. À cette occasion, la première gare lyonnaise, la gare du Bourbonnais, est construite dans le quartier de Perrache. Elle est appelée sur le plan Nouvelle Gare. Plusieurs ponts sont construits : le pont d'Ainay en 1818, le pont Lafayette en 1828, le pont de la Feuillée en 1831, ou encore le pont Saint-Vincent en 1832. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, des établissements publics, prisons militaires, hôpitaux, casernes, etc, et d'une carte des environs de la ville. Bon exemplaire. Petits manques de toile à quelques intersections, petit manque au niveau de la table alphabétique.

JEAN (Pierre).

Plan routier de la ville et faubourg de Paris divisé en 12 mairies.

Paris, Jean, An 10-1802. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 568 x 840 mm, sous étui de papier orné avec titre en lettres dorées sur pièce de maroquin bleu.

Plan de Paris figurant les 12 arrondissements municipaux décrétés le 11 octobre 1795. Avec table alphabétique des rues. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

JEU de l'OIE.

[JEU de l'OIE] Le Jeu de Paris en miniature dans lequel sont représentés les enseignes, décors, magasins, boutiques et divers établissements des principaux marchands de Paris, leurs rues et numéros.

Paris, Mde Vve Chéreau, [1815]. 380 x 525 mm.

Très rare jeu de l'oie dédié aux marchands de Paris, composé de 90 cases, chacune représentant une enseigne de magasin avec son nom, sa spécialité et son adresse. La dernière case, non numérotée, est intitulée Au retour d'Astrée, magasin de nouveautés. Le jeu se joue avec 90 jetons numérotés de 1 à 90, à confectionner soi-même ou en utilisant une boîte de loto. Tous les secteurs de commerce sont représentés : papier, draps, soieries, cire, herboriste, bottes, quincaillier (orthographié clinquaillier), chapelier, musique, broderies, outils, modes, mercerie, costumes, parfumerie, porcelaines, traiteur, coiffeur, décrotteur, vins, rubans, jouets, laiterie, lingerie, tabac, fleurs, teinturier, peintre en bâtiment. Parmi les 90 cases ou numéros, 10 sont perdants et portent la lettre P, 10 sont gagnants et portent la lettre G, le gros lot étant la dernière case. À la fin des règles du jeu, l'auteur a ajouté le nota suivant : "Ce tableau présente plusieurs intérêts outre l'amusement du jeu, la peinture fidèle des plus belles enseignes de Paris, le dessins et l'ordre d'architecture des boutiques et magasins les mieux ornés, et enfin l'adresse positive des rues et N° des principaux marchands de Paris". Déchirures et restaurations marginales, coin inférieur gauche redessiné, bordures au verso doublées de papier kraft. Grand-Carteret, Vieux papiers Vieilles images, p. 273 ; d'Allemagne, Le Noble Jeu de l'Oie, p. 95 (donne la date de 1803) ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1815, p. 508 ; Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 224.

JEU.

Jeu des omnibus et Dames Blanches.

[1832]. 445 x 457 mm.

Très rare jeu édité en 1832, qui n’est pas, comme il est trop souvent indiqué, un jeu de parcours, dans le style du jeu de l’Oie, mais en réalité un jeu de "paris" ou de "mises" ou encore de "loterie", et qui peut s'apparenter au jeu de la roulette au casino. Très à la mode en 1827 (année de sa création), ce jeu se jouait avec 12 boules en bois numérotées qui étaient sorties d’un sac et qui donnaient gagnant le numéro sorti, qui ramassait alors les mises préalablement placées sur les différentes voitures publiques. Ce jeu rend hommage aux deux compagnies d'omnibus créées à Paris en 1828, l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Les omnibus (du latin omnibus, signifiant "pour tous"), étaient des véhicules tractés par des chevaux, qui assuraient un service de transport public régulier. En France, les omnibus naissent à Nantes, au début du XIXe siècle, lorsqu'Étienne Bureau, petit-fils d'armateur, imagine un véhicule pour transporter ses employés entre les bureaux de l'entreprise, situés dans le centre, rue Jean-Jacques Rousseau, et les entrepôts des Salorges où se trouvent les services de la Douane. En 1826, Stanislas Baudry, un autre homme d'affaires nantais, met en place le même service pour convoyer ses clients du centre-ville vers la rue de Richebourg, où se trouvent des bains publics qu'il a créés comme annexe d'une minoterie. Le service est d'abord gratuit mais il se rend compte que des gens utilisent ce moyen de transport pour leurs déplacements personnels. Il institue alors un accès payant et crée une entreprise spécifique de transport urbain baptisée "La Dame Blanche", s'inspirant du succès de l’opéra-comique de Boëldieu créé quelques mois auparavant. Il fonde ainsi le premier service français d'omnibus de l'ère contemporaine. En 1828, il décide de créer le même service à Paris, avec l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Le jeu est composé de trois cercles. Le premier cercle au centre montre une scène avec des joueurs, encerclée des règles du jeu, dont la dernière phrase est "Un bon joueur ne se fâche jamais". Les deux autres cercles sont décorés des voitures des deux compagnies, avec leurs noms : Jenny, Pauline, Honora, Victoire, puis Joséphine, Sarra, Julie, Lucie, Rosalie, Betzi, Gabrielle et Clarisse. En 1937, la maison Hermès rendra hommage à ces deux compagnies en choisissant ce jeu comme modèle pour son tout premier carré en twill de soie. Très rare. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Marges gauche et droite coupées au trait d'encadrement. Grand-Carteret, Papeterie & papetiers de l'ancien temps,1913, p. 108.

JOURNEAUX.

Nouveau plan routier de la ville et faubourgs de Paris divisé en douze mairies.

Paris, Journeaux l'aîné, 1816. 546 x 768 mm.

Beau plan de la ville de Paris sous Napoléon, divisée en 12 arrondissements municipaux, tels qu'ils furent décrétés le 11 octobre 1795. Le plan montre les premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie de la ville ordonnés par Napoléon, parmi lesquels figurent le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, ici nommé pont du Jardin du Roi (ainsi nommé entre 1814 et 1830, pour ne pas indisposer les nouveaux alliés prussiens et russes), la nouvelle Morgue place du Marché-Neuf (ordonnance de police de 1804) ou encore le quai d'Orsay, orthographié Orsai. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, places, marchés, quais, prisons, paroisses, d'une table alphabétique des rues qui ont changé de nom, de la liste des mairies et des paroisses. Bon exemplaire aquarellé. Petites déchirures restaurées, marges courtes. Édition de 1816 non citée par Vallée.

KAUFMANN (Ernst).

[LE CAP/CAPE TOWN] View of Cape Town from Table Bay.

Cape Town, J.H. Rose, [circa 1890]. 398 x 667 mm.

Très rare et belle vue lithographiée en couleurs de la ville du Cap, imprimée par Ernst Kaufmann à Lahr, en Allemagne, et publiée par J.H. Rose au Cap. La vue est prise depuis la Baie de la Table, sur laquelle s'est établie la ville du Cap. La baie est animée de voiliers et de petits bateaux de pêche. En arrière-plan, on aperçoit la montagne de la Table, massif qui surplombe la ville du Cap. À droite de la montagne de la Table, on aperçoit les deux collines de Lion's Head et de Signal Hill. Bel exemplaire.

KEULEN (Johannes van).

[MAROC] Nieuwe pascaert vande kust van Maroca en Zanhaga beginnend van C. Cantin tot C. Bajador, waer in ook te sien is't I. Lancerota en't I. Forteventura.

Amsterdam, Johannes van Keulen, [1681]. 508 x 584 mm.

Belle carte marine figurant les côtes du Maroc, entre le Cap Cantin (Ras Cantin) et le Cap Bojador au Sahara Occidental, avec l'île de Mogador, au large de l'actuelle ville d'Essaouira, et les îles de Lanzarote et de Fuerteventura, dans l'archipel des Canaries. En haut à droite figure une carte détaillée des côtes de Lanzarote, entre Puerto de Naos et Puerto de Cavallos ou Caballos, aujourd'hui Puerto de Arrecife. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre illustré de trois figures allégoriques, dont un Neptune. La mer est décorée d'un navire et d'une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Éminent cartographe hollandais de la seconde moitié du XVIIe siècle, Johannes van Keulen fonda son entreprise en 1678. Il se spécialisa dans la production de cartes nautiques et publia deux atlas maritimes qui eurent une influence considérable. Bon exemplaire. Petits manques dans les marges comblés, mouillures claires au bas de la carte.

KEULEN (Johannes van).

[MAROC] Paskaart van de kust van Maroca beginnende van Larache tot aan C. Cantin.

Amsterdam, Johannes van Keulen, [1681]. 505 x 579 mm.

Belle carte marine figurant les côtes du Maroc, entre la ville de Larache, dans la région de Tanger, et le Cap Cantin (Ras Cantin). En haut à droite figure un plan détaillé de l'embouchure du Bouregreg, nommé Rio Rebata (pour Rabat), situé à l'emplacement de l'actuelle ville de Rabat. Le plan montre Salé (Nieu Sallee), une tour et un château. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre illustré de cinq figures allégoriques, dont un Neptune, de deux globes céleste et terrestre et d'une ancre marine. La mer est décorée d'un navire et d'une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Éminent cartographe hollandais de la seconde moitié du XVIIe siècle, Johannes van Keulen fonda son entreprise en 1678. Il se spécialisa dans la production de cartes nautiques et publia deux atlas maritimes qui eurent une influence considérable. Bon exemplaire. Très légère rousseur dans les parties gauche et droite de la carte.

L'ISLE (Guillaume de).

Carte des Indes et de la Chine.

Amsterdam, Jean Covens et Corneille Mortier, [1730]. En deux feuilles jointes de 605 x 621 mm.

Belle et grande carte figurant l'Inde, la Chine et l'Asie du Sud-Est jusqu'à la Nouvelle-Guinée "habitée par les Papuas". Éminent cartographe et premier géographe du roi, Guillaume de l'Isle fut le premier à rétablir l'étendue exacte de la Méditerranée, et à rendre à la Californie sa forme correcte de péninsule. Rare exemplaire avec l'intérieur des pays finement colorié à l'époque. Petit défaut à une pliure.

L'ISLE (Guillaume de).

In notitiam ecclesiasticam Africæ tabula geographica.

Amsterdam, J. Covens & C. Mortier, [circa 1720]. 389 x 529 mm.

Belle carte figurant l'Afrique du Nord, avec l'Espagne, l'Italie, la Corse, la Sardaigne et la Sicile. Elle est issue de l'édition hollandaise de l'atlas de de l'Isle, intitulée Atlas Nouveau, et publiée à Amsterdam par Covens et Mortier. Elle est ornée de trois beaux cartouches, dont un cartouche de titre. La région est représentée sous l'Empire romain, et tous les noms sont en latin. Ainsi, le détroit de Gibraltar est dénommé Fretum Herculeum, l'Algérie est appelée Mauritania Cæsariensis. Bel exemplaire de choix, brillamment aquarellé à l'époque. Très rare dans de tels coloris. Petit manque de couleur au bas du cartouche de titre. Norwich, 297 (édition de 1745).

LA HIRE (Philippe de) & FER (Nicolas de).

Planisphère céleste septentrional - Planisphère céleste méridional.

Paris, N. de Fer et Danet, 1705. Deux feuilles, chacune de 465 x 458 mm.

Superbes cartes célestes des hémisphères boréal et austral, dressées par l'astronome Philippe de La Hire et publiées par Nicolas de Fer. Elles ont été gravées par Herman van Loon, et finement aquarellées à l'époque avec rehauts d'or. Elles sont dédiées à l'abbé Jean-Paul Bignon, bibliothécaire du roi Louis XIV. En 1702, Philippe de La Hire fit graver deux planisphères de 16 pouces de diamètre, sur les dessins qu'il en avait faits. Les positions principales furent déterminées par ses propres observations. Les étoiles sont dérivées du catalogue d'étoiles de Johann Bayer, intitulé Uranometria, édité à Augsbourg en 1603. L'atlas de Bayer fut le premier atlas couvrant entièrement la sphère céleste. Les deux cartes sont accompagnées d'un texte et d'une légende des symboles utilisés pour la grandeur et figure des étoiles, et ornées d'une lettrine et des armoiries du dédicataire, Jean-Paul Bignon. Nicolas de Fer fut un géographe, graveur et éditeur français, ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Exemplaires finement aquarellés à l'époque. Rares exemplaires avec rehauts d'or pour les étoiles, la table des symboles, les deux lettrines et les armoiries, et avec le fond des cartes aquarellé. Papier légèrement bruni, fausse pliure le long des pliures centrales. Pastoureau, FER II C ; Kanas, Star Maps, pp. 216-217.

LA PÉROUSE (Jean-François de Galaup, comte de).

Carte générale des découvertes faites en 1787 dans les mers de Chine et de Tartarie, ou depuis Manille jusqu'à Avatscha, par les frégates françaises la Boussole et l'Astrolabe.

[Paris, 1797]. 683 x 493 mm.

Grande carte couvrant les côtes nord-est de l'Asie, publiée dans le voyage autour du monde du comte de La Pérouse. Elle s'étend entre la mer d'Okhotsk et les Philippines, avec l'île de Sakhaline, la péninsule du Kamtchatka, les îles Kouriles, le Japon, la Corée, l'île de Taïwan (anciennement Formose) et l'archipel des Mariannes. La route empruntée par les frégates la Boussole et l'Astrolabe entre la baie d'Avatcha, au sud du Kamtchatka, et Manille aux Philippines, est signalée par un trait continu. Le voyage de La Pérouse fut l'une des plus grandes expéditions de découverte de la fin du XVIIIe siècle. Ses objectifs étaient ambitieux : compléter la cartographie, établir de nouveaux comptoirs commerciaux, ouvrir de nouvelles routes maritimes, et plus généralement enrichir les connaissances et les collections scientifiques. Forte de deux navires, la Boussole et l'Astrolabe, l’expédition quitta Brest en août 1785, doubla le cap Horn en janvier 1786, remonta la côte ouest de l'Amérique jusqu'en Alaska (juin 1786) en passant par l'île de Pâques et Hawaï, puis revint en Californie et traversa le Pacifique jusqu'à Macao (janvier 1787). Après une escale à Manille, La Pérouse se dirigea vers les côtes nord est de l’Asie : Formose, la Corée, la Tartarie, et le Japon, dont il fut le premier à en dresser une cartographie cohérente. L'expédition continua vers Samoa, les îles Tonga, puis l'Australie et Botany Bay, d'où La Pérouse écrivit la dernière lettre qui soit parvenue en Europe. Par la suite, les deux corvettes de l'expédition devaient disparaître en mer. Leurs épaves ne furent retrouvées qu'en 1826 par le capitaine anglais Peter Dillon dans l'archipel de Santa-Cruz. Bel exemplaire.

LALLEMAND (Adrien-Toussaint).

[EMPIRE OTTOMAN] Carte du théâtre de la guerre dans l'empire Ottoman donnant une grande partie des empires de Russie d'Autriche et de Perse ; des provinces et des mers où se passent les opérations militaires.

Paris, Lallemand, 1853. 606 x 668 mm.

Grande et belle carte figurant le théâtre de la Guerre de Crimée dans l'empire Ottoman, dressée et publiée par Adrien-Toussaint Lallemand, géographe et graveur attaché au Dépôt de la Guerre. Elle est ornée en bas à gauche d'une vue de Constantinople, et en bas à droite de soldats des pays engagés dans la guerre. La Guerre de Crimée opposa, de 1853 à 1856, l'empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et s'acheva par la défaite de la Russie. Comme son nom l'indique, le conflit se déroula principalement en Crimée dans la Mer Noire, autour de la base navale de Sébastopol. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Infimes déchirures sans manque à quelques pliures. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1853, p. 632.

LAPLANTE (Edouard).

La Habana. Panorama general de la ciudad y su bahia.

La Habana, L. Marquier y Laplante, [circa 1850]. Lithographie originale (49,9 x 71,5 cm, hors marges).

Fabuleux panorama à vol d'oiseau de la ville de La Havane et de sa baie, dessiné par Edouard Laplante et lithographié en couleurs par Laplante et Luis Marquier, publié à La Havane en 1850. La vue est prise depuis la colline du village de Casablanca, sentinelle historique et populaire de la baie de La Havane. Cette vue détaillée illustre les débuts de la modernisation de la ville de La Havane, initiés par le gouverneur Miguel Tacón y Rosique. Soucieux de faire de la capitale une ville imposante et majestueuse, Tacón commanda une série de bâtiments publics importants. La croissance de quartiers riches comme El Cerro, et plus tard El Carmelo et El Vedado, fut planifiée de la même façon, et selon un schéma bien structuré. Ces quartiers sont visibles au centre de la lithographie, filant vers l'horizon. Le titre est en espagnol, anglais et français. Cette vue fait partie de la série Isla de Cuba pintoresca ou l'Île de Cuba pittoresque, publiée à La Havane, et dont la plupart des planches furent lithographiées par Edouard Laplante. Peintre et lithographe français, Edouard Laplante s'installa à Cuba au milieu du XIXe siècle, comme vendeur de machinerie sucrière pour le compte de la compagnie française Derosne et Cail à Paris. Son activité commerciale l'amena à collaborer en tant qu'illustrateur pour l'ouvrage du propriétaire foncier cubain Justo Germán Cantero, consacré à l'histoire et à la description des plus grands et meilleurs moulins à sucre de l'époque. Il s'agit de l'ouvrage intitulé Los Ingenios (les plantations de canne à sucre), publié à La Havane entre 1855 et 1857. Laplante réalisa également une série de lithographies de grand format, représentant pour la plupart des villes importantes de Cuba, et naturellement liées à l'industrie sucrière. La série débuta avec notre panorama de La Havane, qui est sans aucun doute la ville la plus importante de la série. Edouard Laplante se dédia fondamentalement à la lithographie et contribua à l'essor de cette expression artistique durant le XIXe siècle. Avec Miahle, peintre et graveur comme lui, il était considéré comme le plus remarquable des graveurs étrangers ayant travaillé à Cuba. Pliure centrale et déchirures restaurées, petits manques à la pliure centrale. Lapique Becali, La Habana. Imagen de una ciudad colonial, 2013.

LE BRETON (Louis).

[RIO de JANEIRO] Rio Janeiro. Vue prise de l'île das Cobras - Rio de Janeiro. Vista tomada da ilha das Cobras.

Paris, S. Stampa fils, Lisboa, Manuel Costenla, [circa 1850]. 390 x 494 mm.

Très rare et magnifique vue de Rio de Janeiro, lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton. La vue est prise depuis l'île des Cobras, avec sa forteresse au-dessus de laquelle flotte le drapeau du Brésil. Elle offre un beau panorama de la baie, animée de nombreux voiliers, et de la ville de Rio. L'estampe permet de voir le Fort de Santa Cruz, l'île de Villegagnon, le Pain de Sucre, les églises la Gloria et Saint-Sébastien, le Corcovado, la cathédrale, la montagne de la Tijuca et l'arsenal. Titre en français et en portugais. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Très rare, un seul exemplaire localisé à la Bibliothèque Nationale du Brésil. Exemplaire finement colorié à l'époque. Rousseurs, salissures et restaurations marginales, restauration avec effacement partiel en bas à gauche du Pain de Sucre.

LE BRETON (Louis).

[TERRE-NEUVE] Pêche à la morue sur le Grand Banc de Terre-Neuve. Les embarcations élongeant les lignes.

Paris, F. Sinnett, [circa 1845]. 370 x 501 mm.

Belle vue lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton, figurant une scène de pêche à la morue au large de Terre-Neuve. La vue montre au premier plan une mer agitée dans laquelle des matelots, à bord de petits canots, tendent (élongent) des lignes de pêche, retenues à leurs extrémités par des bouées surmontées d'un drapeau. Près de ces canots se tient un trois-mâts voiles affalées, battant pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit trois autres canots et trois navires. Lancée dès le milieu du XVIe siècle, la pêche à la morue dans les Grands Bancs de Terre-Neuve connut son apogée au XIXe siècle. Chaque année, plus de 10 000 pêcheurs, que l'on appelait les Terre-Neuvas, quittaient les régions littorales françaises pour les bancs de Terre-Neuve et le long de la côte française de Terre-Neuve. À la fin du XIXe siècle, la pêche intensive avec des moyens modernes conduisit à une quasi-disparition de la ressource en morue et à une interdiction de pêche par les autorités canadiennes. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de toutes les scènes maritimes du XIXe siècle. Embarqué à 19 ans comme aide-chirurgien sur l'Astrolabe dans l'expédition de Dumont d'Urville, il sera nommé dessinateur de l'expédition à la mort de Ernest Goupil, décédé en Tasmanie. C'est à Louis Le Breton que reviendra la tâche de rassembler l'iconographie du voyage qui sera publiée dans l'Atlas pittoresque. Il a réalisé deux autres estampes sur le Pacifique, plus précisément sur Tahiti, lors de l'annexion française par le contre-amiral du Petit-Thouars en 1842. Bel exemplaire.

LE BRETON (Louis).

[ÎLE MAURICE] Combat du Grand Port, (Île de France) 22 août 1810.

Paris, Gosselin, Lyon, Gadola [circa 1845]. 370 x 501 mm.

Belle vue lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton, figurant la bataille navale de Grand-Port, qui opposa les escadres britannique et française dans la baie de Grand-Port au sud de l'Île-de-France, aujourd'hui île Maurice, entre le 20 et le 27 août 1810, durant la campagne de l'île Maurice. L'estampe montre les deux frégates et la corvette du capitaine de vaisseau Guy-Victor Duperré (la Bellone, la Minerve et le Victor) attaquées par quatre frégates anglaises (le Sirius, l'Iphigenia, la Magicien et la Néréide). Duperré en détruit trois. La quatrième, ainsi que le fort bâti sur l'îlot de La Passe, se rendent, à l'approche de la division du capitaine Hamelin accourue au bruit du canon. La campagne de l'île Maurice est une série d'opérations menées par la Royal Navy pour s'emparer des possessions de l'Empire français dans l'océan Indien, visant plus particulièrement l'archipel des Mascareignes (Île de France, île Bonaparte, actuelle Réunion, et Rodrigues). La bataille navale de Grand-Port fut la plus grande victoire de la Marine française contre les Anglais durant les guerres napoléoniennes. Mais quelques mois plus tard, à l'automne, la Royal Navy passa à la défensive. Les Britanniques parvinrent enfin à capturer Hamelin et à faire tomber l'Île de France, qu'ils rebaptiseront Maurice. Après le Traité de Paris signant la fin du Premier Empire, l'île Bonaparte fut rétrocédée à la France, et redevint l'île Bourbon (Réunion). Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de toutes les scènes maritimes du XIXe siècle. Embarqué à 19 ans comme aide-chirurgien sur l'Astrolabe dans l'expédition de Dumont d'Urville, il sera nommé dessinateur de l'expédition à la mort de Ernest Goupil, décédé en Tasmanie. C'est à Louis Le Breton que reviendra la tâche de rassembler l'iconographie du voyage qui sera publiée dans l'Atlas pittoresque. Il a réalisé deux autres estampes sur le Pacifique, plus précisément sur Tahiti, lors de l'annexion française par le contre-amiral du Petit-Thouars en 1842. Bel exemplaire.

LE BRETON (Louis).

Barcelone pris du quai de Barcelonette.

Paris, Wild, [circa 1850]. 382 x 504 mm.

Belle vue de Barcelone dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Louis Le Breton. La vue est prise depuis le quai et le quartier de la Barceloneta, et montre le port animé de voiliers et d'un navire arborant un pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit la colline de Montjuïc abritant la forteresse militaire. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Bel exemplaire. Marges légèrement jaunies. Soley, Atlas de Barcelona, 535.

LE LOYER (Jean).

[ANJOU] Carte générale du duché d'Anjou.

1654. 412 x 532 mm.

Très rare carte figurant le duché d'Anjou, dressée par Jean Le Loyer, de La Flèche en Anjou, sous la direction de messire Guy Arthaud, archidiacre et chanoine de l'église d'Angers, et gravée par Jean de L'Aigle. Elle est dédiée au duc d'Anjou et ornée d'un beau cartouche de titre décoré des armoiries du dédicataire. La carte est agrémentée de deux autres cartouches, dont l'un contenant la légende, et d'une rose des vents. Les deux traits de contours aquarellés délimitent les frontières du gouvernement d'Anjou et celles du diocèse d'Anjou. Jean Le Loyer a également dressé, en collaboration avec son frère Jacques, une carte du diocèse d'Angers en 1652. Les deux cartes du duché d'Anjou et du diocèse d'Angers ont été dressées d'après les observations faites en chaque lieu, chacun des lieux étant même visité deux fois : « II n'a été omis aucun bourg, passage de remarque, abbaye, ruisseau ou estang notable, ny forest. » (Dainville, Les cartes anciennes de l'Église de France sur la cartographie ecclésiastique du XVIe au XVIIIe siècle). Les noms des abbayes sont suivis de lettres permettant de distinguer les abbayes d'hommes, de filles, de l'ordre de Saint-Benoît, de Saint-Augustin, de Cîteaux et de Prémontré. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. De la plus grande rareté, Pastoureau ne cite qu'un seul exemplaire de cette carte dans un atlas de Pierre Duval de 1667 (Pastoureau, Duval II C).

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis Constantin jusqu'à Charles-Magne réduite en jeu pour l'instruction de la jeunesse.,

Paris Crépy, [1773]. 506 x 716 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 53 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337, et se termine avec Charlemagne, roi des Francs de 768 à 814, et couronné à Rome empereur d'Occident en 800. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis la fondation de Rome jusqu'à Constantin.

Paris, Crépy, 1773. 510 x 720 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 56 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Romulus, fondateur de la ville de Rome en 753 av. J.-C., et se termine avec Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale, petites déchirures et froissements dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[CHAMPAGNE] La Champagne divisée par élections suivant les dernières observations.

Paris, Sr. Le Rouge, 1744. 577 x 483 mm.

Belle carte de la Champagne, ornée d'un cartouche de titre décoré de grappes de raisin. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[CROATIE/SLOVÉNIE] Le Duché de Carniole.

Paris, Sr. Le Rouge, 1742. 483 x 550 mm.

Belle carte de l'ancien Duché de Carniole, état du Saint-Empire romain germanique de 1364 à 1808, qui couvrait la Slovénie et une partie de l'Istrie, au nord de la Croatie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à Palmanova en Italie, à l'est jusqu'à Petrinja en Croatie. La carte est ornée d'un beau cartouche de titre. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. En carton, carte du lac de Cerknica. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[NAPLES/SICILE] Le Royaume de Naples et de Sicile.

Paris, Sr. Le Rouge, 1745. 570 x 485 mm.

Belle carte figurant le royaume de Naples et la Sicile, dressée par Georges-Louis Le Rouge. Elle est ornée d'un beau et grand cartouche de titre et d'un cartouche d'explication des symboles. Les villes principales sont signalées par une petite citadelle aquarellée en rouge. En carton figure une petite carte de la Sicile. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

L'Asie avec les nouvelles découvertes.

[Paris, Crépy, 1767]. 228 x 272 mm.

Belle carte de l'Asie, ornée d'un cartouche de titre illustré d'une scène. Elle est issue de l'Atlas nouveau portatif réédité par Crépy. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la partie supérieure.

LE ROUGE (Georges-Louis).

Nouvelle carte de la province de Québec, selon l'édit du roi d'Angleterre du 7 8bre 1763, par le capitaine Carver.

Paris, Le Rouge, 1777. Carte gravée originale (48,1 x 65,9 cm).

Carte peu commune, issue de l'Atlas Amériquain Septentrional, figurant la région de Québec et le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal, ainsi que la péninsule de Gaspésie et l'île d'Anticosti située dans le golfe du Saint-Laurent. Elle fut dressée par l'explorateur américain, le capitaine Jonathan Carver, à la suite du Traité de Paris signé le 10 février 1763 et de l'édit du roi d'Angleterre Georges III du 7 octobre 1763, qui obligeait les Français à abandonner leurs possessions au Canada, à l'exception des îles de Saint-Pierre et Miquelon et de la province du Québec. En carton figurent l'île de Montréal, les plans des villes de Montréal et de Québec, et une carte du cours du fleuve Saint-Laurent entre les villes de Québec et Contrecoeur. Les tribus indiennes sont nommées : Algonquins, Atticameoets, Piekouagamis, etc. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LEFEBVRE & LAZARE (Louis).

[BOIS de BOULOGNE] Plan du bois de Boulogne et de ses embellissements. Juillet 1855.

Paris, Longuet, 1855. 579 x 817 mm, monté sur toile à l'époque.

Beau plan du Bois de Boulogne, dessiné par Lazare et Lefebvre, ingénieurs géomètres de la Ville de Paris, et gravé par Schieble. Le plan montre le Pré Catelan au centre, l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858, l'abbaye de Longchamp, les Lacs Supérieur et Inférieur, la Grande Cascade, ou encore les allées et les étangs. À l'est on peut voir Auteuil et Passy, ainsi que la place de l'Étoile. Le nord est placé à droite du plan. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui crée pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs et taches claires. Vallée, 1793 (édition avec le nom des auteurs).

LEPAPE (Georges) & GAZETTE du BON TON.

Les Jardins de Versailles. Costume de Paul Poiret dans le goût Louis XIV.

Février 1913. 210 x 138 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un costume de Paul Poiret, en soie plissée. Les boulingrins en mousse de laine sont piqués de petites fleurs de laine également. Des stalactes de cristal et de strass garnissent la coiffure en velours marbré. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

LONGCHAMPS (Sébastian G.).

[BAYONNE] Plan des ville et citadelle de Bayonne.

Paris, Longchamps, [circa 1750]. 355 x 457 mm.

Rare plan de la ville de Bayonne et de sa citadelle, accompagné de 23 légendes donnant l'emplacement des bastions, du château neuf, du vieux château, du pont Saint-Esprit, des cazernes, ou encore de l'arsenal. Le nord est situé à gauche du plan. Bon exemplaire. Deux minuscules trous de ver dans la partie droite du plan.

MAILLARD & ALVAR TOUSSAINT (Georges).

Plan de Paris et ses fortifications.

Paris, Aug.te Logerot, [circa 1848]. En 32 sections remises à plat et entoilées, formant un plan de 680 x 985 mm.

Plan mural de Paris divisé en 12 arrondissements, dessiné par le géographe Maillard et l'architecte Alvar Toussaint. Il est orné de vignettes figurant des monuments de la ville et de la banlieue, et accompagné d'une table alphabétique des rues. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Nogent, de Rosny, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge et en vert. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs. Vallée, 1960.

MAIRE (Nicolas).

Nouveau plan itinéraire de la ville de Paris divisé en 12 arr. avec tous les édifices publics.

Paris, J. Goujon, 1824-1826. En 36 sections remises à plat, formant un plan de 572 x 839 mm.

Beau plan de Paris, gravé par Perrier et Gallet, écrit par Lale, graveur au Dépôt de la Guerre. Il a été dressé en 1824, puis revu et augmenté en 1826. Avec table alphabétique des rues, supplément pour les rues et places récemment créées (rue Bayard ou place François-Ier, créées en 1823), explication pour repérer les rues sur le plan, et plan des anciens enclos de Saint-Martin et de la Trinité. Bon exemplaire. Cachet à froid de l'éditeur. Quelques petites taches. Vallée, 1985.

MAIRE (Nicolas).

Plan de la ville de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1822. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 680 x 940 mm.

Plan de Paris dédié au roi Louis XVIII, gravé par Perrier et Gallet. Avec table alphabétique des quartiers et des rues. Rare exemplaire indiquant par un trait d'aquarelle bleu foncé les carrières souterraines de Paris, ainsi que les galeries de recherche des carrières, les escaliers de service des carrières et les puits de service des carrières. Contours aquarellés à l'époque. Galeries de ver dans la partie basse du plan, taches d'encre dans la partie haute, quelques manques de toile aux intersections. Vallée, 2016.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

[PÉKIN/BEIJING] Plan topographique de Péking.

[Paris, 1825-1827]. 231 x 192 mm.

Plan lithographié en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Bonnetier.

[Paris, 1825-1827]. 150 x 140 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Charcutier ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 168 x 180 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Cordonnier.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Distillateur.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 167 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Forgeron ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Fourreur.

[Paris, 1825-1827]. 230 x 115 mm.

Estampe lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Jeu de volant avec les pieds.

[Paris, 1825-1827]. 195 x 225 mm.

Estampe dessinée par Atoche et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Manière d'éplucher le coton.

[Paris, 1825-1827]. 192 x 172 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Musicienne jouant du chê.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Pharmacien ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 182 x 140 mm.

Estampe dessinée par Vidal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Tailleur de pierre.

[Paris, 1825-1827]. 185 x 175 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Un bonze.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MANESSON-MALLET (Allain).

Lune.

[1683]. 160 x 102 mm.

Estampe gravée issue de La Description de l'Univers, véritable encyclopédie géographique abondamment illustrée, publiée en français puis en allemand. Texte français au verso. D'abord ingénieur des camps et armées du roi de Portugal, Alain Manesson-Mallet fut nommé, dès son retour en France, maître de mathématiques des pages de la petite écurie de Louis XIV. On a également de lui Les Travaux de Mars (1671) et La Géométrie pratique (1702). Bel exemplaire. Pastoureau, MANESSON-MALLET, I.

MARTIN (Charles) & GAZETTE du BON TON.

De la Pomme aux Lèvres. Travesti de Redfern.

Février 1913. 207 x 135 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe princesse de John Redfern en velours frappé incrusté de paillettes d'argent, s'ouvrant sur le devant et laissant voir un dessous de mousseline de soie. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

MAUBORGNE (J. N.).

[JEU de l'OIE] Jeu géographique des LXXXIII départemens présenté à la Convention Nationale.

Paris, Basset, 1792. 536 x 773 mm, doublé de papier fort.

Très rare jeu de l'oie révolutionnaire dédié aux départements français nouvellement constitués. J.N. Mauborgne, ancien professeur de géographie à Paris, créa ce jeu en l'honneur du gouvernement de la Convention nationale pendant la Révolution française. Le but du jeu était de voyager à travers la France républicaine divisée en 83 départements. Chaque case de la carte représente un département différent avec sa capitale, ou chef-lieu. De distance en distance, sont placés, à côté de ces petites cartes numérotées, des coqs gaulois, oiseau symbolique de la Nation, des courriers au galop, des dés, une sentinelle, une auberge, etc, qui représentent pour les joueurs autant d’obstacles à franchir ou à éviter avant d’arriver au but. Les joueurs se déplacent d'un département à l'autre, pour finir sur l'île méditerranéenne de Corse divisée en 9 districts, surmontée d’un faisceau républicain couronné du bonnet phrygien, entouré de lauriers, d’armes et de drapeaux entrecroisés avec les emblèmes des trois ordres de l’État (épée, crosse et bêche), le tout décoré d’une légende où se lisent les mots : Liberté, Égalité. Le plateau du jeu présente également, en carton, une carte de la colonie française de Saint-Domingue, un médaillon contenant la division de la France, et un médaillon contenant une carte de la France en 83 départements. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très rare édition datée de 1792, qui semble être la première. Une autre édition a été publiée en 1795, avec le titre "Jeu géographique de la République Française présenté à la Convention Nationale". Contours aquarellés à l'époque. Manques dans les marges, manque au niveau de la carte de la Loire Inférieure, manque dans les coins droits, déchirures dans les parties gauche et droite du jeu, près du trait d'encadrement.

MERCATOR (Gerard) & HONDIUS (Jodocus).

[MAROC] Marocchi regnum.

[Dordrecht, Adrianus Bottius, 1610]. 157 x 186 mm.

Carte gravée du royaume du Maroc entre Rabat et Agadir, issue de la seconde édition de l'Atlas Minor de Mercator et Hondius. Texte latin au verso. C'est à Gérard Mercator, l'un des plus célèbres géographes de son temps, que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Après l'énorme succès remporté par ses atlas in-folio, Mercator conçut le projet de publier un atlas d'un format plus petit et plus maniable, donc moins onéreux et accessible à un plus large public. Publié pour la première fois en 1607, l'Atlas Minor connut un très grand succès et fut maintes fois traduit. Bel exemplaire.

MERCATOR (Gerard).

Asia ex magna orbis terræ descriptione Gerardi Mercatoris.

[Amsterdam, 1613-1616]. 355 x 523 mm.

Belle carte de l'Asie, issue de l'édition française de l'Atlas sive cosmographicæ meditationes de fabrica mundi, en français L'Atlas ou Méditations cosmographiques de la fabrique du monde, le plus important des atlas de Mercator, dont la première édition fut publiée avec un texte latin en 1595. Texte français au verso. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un vaisseau près des côtes du Japon. La Mer du Japon est appelée Mer de Cin. En bas à droite, on aperçoit les côtes de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie, appelée Terræ Australis pars. Gérard Mercator est l'un des plus célèbres géographes de son temps. C'est à lui que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs dans la marge inférieure. Koeman, 8000:1A.

MERIAN (Matthäus).

[PARIS] Prosp. der Statt Parys wie solche an ietzo anzusehen 1654.

[Francfort, 1655]. En trois feuilles jointes de 262 x 795 mm.

Belle vue panoramique de la ville de Paris en 1654, issue de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. La vue, prise depuis la colline de Charonne, est ornée des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Quarante-quatre lieux et bâtiments sont légendés, parmi lesquels figurent les églises, les portes ou encore la Bastille. La Topographiæ Galliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire. La mention "Parys in flora" figurant avant la date, est légèrement effacée, ceci étant dû à une modification du cuivre. Cette mention est totalement absente sur de nombreux exemplaires, notamment sur celui signalé par Boutier. Boutier, Les Plans de Paris des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle, 88.

MERIAN (Matthäus).

Parys A.° 1654.

[Francfort, 1655]. 344 x 413 mm.

Beau plan en élévation de la ville de Paris en 1654, issu de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. Il est orné des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Ce plan est dérivé de celui de Jean Boisseau de 1648. La TopographiæGalliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Traces de pliures, une déchirure dans la partie droite du plan anciennement restaurée. Boutier, 89.

MICHELOT (Henri) & BREMOND (Laurent).

Nouvelle carte des côtes de l'Océan contenant les côtes de Portugal et Barbarie depuis Cap Finisterre jusqu'au Cap Baydor et les isles de Canaries.

Marseille, Laurent Brémond, 1720. 478 x 697 mm.

Belle carte marine figurant les côtes de la Galice, du Portugal, du Maroc et du Sahara occidental jusqu'au Cap Baydor, actuel Cap Bojador, avec les îles Canaries et Madère. Elle a été dressée par Michelot et Brémond, hydrographes du roi, gravée par Starckman, et publiée par Laurent Brémond en 1720. Elle est dédiée à Jean Philippe d'Orléans dit le chevalier d'Orléans, Grand Prieur de France, nommé général des galères de France en juin 1716. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'attributs de marine et des armoiries du dédicataire, et de huit roses des vents, dont une plus importante au centre de la carte. Le nord est placé à droite de la carte. En bas à gauche, en carton, figure une carte détaillée des environs de Lisbonne et de Setúbal, avec l'entrée du Tage, en bas à droite, l'échelle. Originaire de Saint-Malo, Henri Michelot servit à partir de 1670 sur les galères du Roi, en qualité de pilote hauturier. Il fut également professeur d'hydrographie à Marseille, tout comme son associé Laurent Brémond. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Exemplaire légèrement bruni avec petites piqûres.

MILCENT (Philippe-Nicolas).

Veue de Paris du côté de Belleville, dessiné de la maison entre les deux moulins, au dessus de la Courtille, en 1736.

Paris, V.e de F. Chéreau, 1736. 0,34 x 1,02 m.

Très rare et belle vue panoramique de Paris, dessinée et gravée par Philippe-Nicolas Milcent, et publiée à Paris par la veuve de François Chéreau. La vue est prise depuis la colline de Belleville, et montre au premier plan deux moulins à vent, que l'on appelait les moulins de Savy. Construits à la fin du XVIIe siècle, l'un entre 1683 et 1684, l'autre entre 1684 et 1698, ces moulins servaient à faire le bled et la farine. Entre les deux moulins figure la maison du meunier. La vue est animée de promeneurs, de paysans revenant des champs, de chasseurs ou encore d'ouvriers travaillant aux plâtrières de Belleville. Sur la droite figure une large voie appelée Chemin de Belleville, correspondant aujourd'hui à la rue de Belleville et à la rue du faubourg du Temple. Un peu plus loin, sur cette voie, figure le petit hameau de la Courtille, qui devint au XIXe siècle, un lieu de fête et de réjouissances durant le Carnaval de Paris. 56 légendes numérotées accompagnent la vue. Petits frottements dans la légende, avec perte de quelques lettres, traces de pliures. Inconnu de Boutier.

MOINE (J. S.).

Rochefort. Vue prise à vol d'oiseau.

Paris, Lemercier, 1850. Lithographie originale (65 x 84,3 cm).

Spectaculaire vue à vol d'oiseau de la ville-arsenal de Rochefort-sur-Mer, dessinée par J.S. Moine et lithographiée par Th. Müller. Rochefort fut créée en 1666 pour implanter un arsenal maritime et militaire dont l'ambition de Louis XIV était d'en faire le plus grand et le plus beau du royaume. Bel exemplaire. Déchirure dans la partie droite de l'estampe habilement restaurée.

MOITHEY (Maurille-Antoine).

[JEU de l'OIE] L'Émulation française, ou description historiographique du royaume de France. L'Itinéraire de Paris aux principales villes des provinces de ce royaume, ouvrage aussi utile que curieux, mis en jeu.

Paris, Crépy, 1766. 435 x 561 mm.

Rare jeu de l'oie composé de 109 cases en forme de petits cartouches décoratifs contenant les noms de provinces ou villes françaises, orné au centre d'une carte du royaume de France dressée par Moithey, et d'un portrait de Louis XVI en médaillon constituant l'ultime case du jeu. De chaque côté de la carte figurent les règles du jeu, un index des symboles utilisés ainsi qu'une liste des villes principales de France avec leurs longitudes et latitudes. Moithey fut nommé Ingénieur Géographe du Roi en 1780. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure restaurée, coin supérieur droit de la marge restauré.

MONDHARE (Louis Joseph) & JEAN (Pierre).

[PAVILLONS] Tableau de tous les pavillons que lon arbore sur les vaisseaux dans les quatre parties du Monde, où se trouve le pavillon de France décrété par l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1790.

Paris, Mondhare et Jean, 1791. 592 x 866 mm.

Très rare et belle planche figurant les 140 pavillons arborés sur les vaisseaux des quatre parties du Monde en 1791. De par sa date de publication en 1791, il s'agit d'une planche d'une haute importance historique pour la France, car c'est l'une des premières fois que l'on voit représenté le drapeau français. En effet, le 24 octobre 1790, l'Assemblée Nationale décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Les couleurs sont inspirées de la cocarde tricolore de la Révolution, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le sens vertical des couleurs s'impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l'horizontal flotte sur toutes les mers. Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la Convention Nationale décrète que le pavillon national «sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l'ordre des couleurs. Cette planche montre également l'une des premières représentations des pavillons américains, avec notamment le pavillon du Congrès Américain, et le pavillon marchand des États Unis de l'Amérique. De chaque côté du titre figurent trois scènes de batailles navales opposant la France à la Grande-Bretagne lors de la Guerre d'Indépendance des États-Unis. La première de ces batailles est la bataille d'Ouessant qui se déroula le 27 juillet 1778, au large de l'île d'Ouessant. La scène montre trois vaisseaux français, le Bretagne, le Ville de Paris et le Saint-Esprit, et deux navires anglais, le Victoire et le Formidable. La seconde vignette illustre le combat de Lisbonne qui se déroula le 20 octobre 1778, au large de Lisbonne, ainsi que le combat du 17 juin 1778 qui opposa la frégate française la Belle Poule à la frégate anglaise l'Arethuse, au large de Roscoff, dans la Manche. Ces trois batailles furent remportées par la France. Dans la partie inférieure de l'estampe figurent un vaisseau, voiles affalées, avec sa table de légendes, un vaisseau, voiles hissées, avec sa table de légendes en français et en espagnol, et une grande rose des vents. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petite galerie de ver au niveau des pavillons de Venise et de Savoie, galerie de ver plus importante dans les marges gauche et droite. Traces de pliures.

MONTANUS (Arnold Van Bergen ou Van den Berg, dit).

[CUBA] Havana.

[Amsterdam, 1673]. 290 x 354 mm.

Superbe vue du port et de la ville de La Havane, issue de l'ouvrage Die Unbekante Neue Welt oder Beschreibung des Welt-teils Amerika, l'un des plus grands ouvrages illustrés sur le Nouveau Monde au XVIIe siècle. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan un magnifique galion, quelques embarcations ainsi que le Fort El Morro, à l'entrée de la baie de La Havane. Très légères rousseurs, petites déchirures marginales.

MONTRESOR (John).

[NOUVELLE-ÉCOSSE/ACADIE] Map of Nova Scotia, or Acadia; with the islands of Cape Breton and S.t John's.

London, A. Dury, 1768. En quatre feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 1 m x 1,39 m.

Carte monumentale en quatre feuilles, de près d'1,40 m de largeur, figurant la Nouvelle-Écosse, l'île de Cap-Breton, l'île St. John, aujourd'hui Île-du-Prince-Édouard, et la partie est du Nouveau-Brunswick jusqu'au fleuve Saint-Jean et le lac Frenuse, renommé aujourd'hui lac Foshay. Elle a été dressée par le capitaine John Montresor, ingénieur militaire britannique en Amérique du Nord. La carte montre les paroisses de l'Île-du-Prince-Édouard, les subdivisions administratives de chaque paroisse, les baies et les bras de mer, ainsi que de nombreux noms de lieux. En revanche, le manque de détails est frappant pour la majeure partie de l'intérieur de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, qui n'est remplie que de collines et de végétation imaginaires. Les régions situées à la tête de la baie de Fundy et le long de la côte sud-est de la Nouvelle-Écosse sont quant à elles beaucoup plus détaillées. La carte montre les villes, les routes, les forts, les fermes, les champs, les distances entre les lieux d'intérêt, les mouillages et les dangers de navigation le long de la côte. Les profondeurs marines sont données autour de l'Île de Sable, le long de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse et dans la Baie Verte (détroit du Northumberland). Les nombreux forts de la région sont identifiés, tels que Fort Anapolis, Fort Laurence, Fort Cumberland, ou encore Louisbourg. La carte est ornée d'un cartouche de titre et d'un cartouche de dédicace gravé par James Caldwall, orné d'attributs de marine. La carte est dédiée à John Manners, marquis de Granby, général de l'armée britannique lors de la Guerre de Sept Ans. Second état, publié dans le North American Atlas de William Faden, montrant l'Île-du-Prince-Édouard divisée en paroisses numérotées. Très bon exemplaire. Légères décolorations par endroits, petites déchirures restaurées. Kershaw, 793 ; Sellers & Van Ee, 312.

MORESBY (Robert).

[ÎLES MALDIVES] Trigonometrical survey of the Maldive islands.

1839-1899. En 3 feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 302,8 x 60,1 cm.

Grande carte marine de plus de 3 mètres de hauteur figurant l'archipel des Maldives, dressée en 1839 par Robert Moresby, capitaine de Marine de la British East India Company ou Compagnie britannique des Indes Orientales, assisté de F.T. Powell, lieutenant de la Marine Indienne. La carte a été publiée une première fois en 1839, puis elle a été corrigée en 1866 et en 1899. Après avoir cartographié la Mer Rouge entre 1829 et 1833, Robert Moresby fut chargé de cartographier les archipels d'îles coralliennes situés sur la route du commerce vers l'Inde. En 1834–1836, il entreprit la difficile cartographie des îles Maldives, et fut le premier à dresser des cartes marines précises de ce groupe complexe d'atolls, îles et récifs de l'Océan Indien. Les trois grandes feuilles furent imprimées par le Service hydrographique de la Royal Navy. La carte de Moresby est la meilleure carte jamais réalisée de l'archipel des Maldives. Elle sert encore aujourd'hui de référence, régulièrement réactualisée au moyen d'images satellites. Bon exemplaire.

MORLAND (George).

Traite des Nêgres. Quel contrat infame, l'un marchande ce qui n'appartient à personne, l'autre vend la propriété de la nature. - L'Africain hospitalier. Les Noirs sont d'un caractère doux et humain, au milieu des horreurs de la guerre, ils sont toujours restés fidels à la France, j'apporte ici leur serment de vivre et de mourir français : législateurs rendez nos frères à leurs droits naturels, et vos noms y seront bénis.

1794-1795. Ensemble de 2 gravures au pointillé (env. 41,5 x 48,5 cm.).

Ces deux gravures sont l'œuvre de Mlle Rollet dite "la citoyenne Rollet", et furent exécutées, pour la première, d'après une toile de 1788 du peintre anglais George Morland, intitulée Execrable Human Traffick, or The Affectionate Slaves, et pour la seconde, en 1790, intitulée African Hospitality. La première gravure représente une scène où figurent des marchands d'esclaves européens négociant des esclaves africains. Cette gravure dénonçant le commerce des esclaves noirs fut réalisée en 1794, en hommage à la première abolition de l'esclavage dans les colonies françaises par la Convention Nationale le 4 février 1794. Puis l'esclavage fut restauré en 1809. Le commerce d'esclaves fut aboli en 1818, mais l'émancipation générale ne fut décrétée qu'en 1848. La seconde gravure, anti-esclavagiste, représente une famille noire recueillant des naufragés blancs. La scène est inspirée de l'histoire du Grosvenor, vaisseau de la Compagnie des Indes, qui fit naufrage le 4 août 1782 au large de la côte sud-africaine. Bon exemplaire. Quelques restaurations dans les marges. Lescot, Haïti, Images d'une colonisation 1492-1804, pl. 28.

MORTIER (Pierre) & DUMONT (Jean).

Téatre de la guerre en Flandre, & Brabant, les Pays Conquis, et le Bas-Rhein, &c.

Amsterdam, Joannem Covens & Cornelium Mortier, [1729]. En quatre feuilles jointes formant une carte de 0,96 x 1,19 m.

Belle et rare carte murale par Pierre Mortier, figurant le théâtre de la guerre aux Pays-Bas, durant la Guerre de Succession d'Espagne. Elle est issue de l'Histoire militaire du Prince Eugène de Savoye, du Prince et Duc de Marlborough, et du Prince de Nassau-Frise. La carte est ornée d'un cartouche de titre monumental, montrant John Churchill, 1er duc de Marlborough (1650-1722), lors de la campagne militaire dans les Pays-Bas espagnols. En bas à droite figure une scène de bataille. Très bel exemplaire.

MORTIER (Pierre).

[NORMANDIE/LA TRAPPE] La nouvelle Thébaïde, ou la carte très particulière et exacte de l'abbaye de la Maison Dieu Nostre Dame de La Trappe de l'Estroite Observance de Citeaux située dans la province du Perche, diocesse de Sées.

Amsterdam, P. Mortier, [1705]. 468 x 422 mm.

Belle carte figurant l'abbaye bénédictine de La Trappe et ses environs, située dans le Perche, dressée sur les lieux par L. de La Salle. Elle est ornée de deux vignettes figurant Armand Jean Le Bouthillier de Rancé, de l'ordre cistercien de la Stricte Observance, et de Bernard de Clairvaux ou Saint-Bernard, de l'ordre cistercien. La carte montre les villages de Bonmoulins, Bonnefoi, Soligny, Les Genettes, etc, ainsi que les bois, les chapelles, les étangs, et parties de la forêt de Bonmoulins et de la forêt du Perche. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère cassure dans le papier le long de la pliure centrale. Koeman's Atlantes Neerlandici, III, Mor 4.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande].

[Saint-Pétersbourg], 1748 [1757]. 549 x 781 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant l'échelle et d'une rose des vents. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Exemplaire légèrement bruni, rousseurs, déchirure restaurée.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[SAINT-PÉTERSBOURG/GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande avec Saint-Pétersbourg].

[Saint-Pétersbourg], 1750 [1757]. 555 x 730 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande, jusqu'à Saint-Pétersbourg, avec les côtes de la Finlande et de l'Estonie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à l'île de Hogland dans le Golfe de Finlande, à mi-chemin entre la Finlande et l'Estonie. Elle est ornée d'un beau et grand cartouche de titre orné de personnages et des armoiries de la Russie figurant l'aigle bicéphale, d'un cartouche contenant l'échelle, de deux blasons, d'une rose des vents et d'un navire. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Quelques traductions en caractères latins ont été rajoutés à l'encre. Exemplaire légèrement bruni, grande déchirure dans la partie droite de la carte restaurée, défaut au bas de la pliure centrale avec quelques rousseurs, trous d'épingle aux angles.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[BRETAGNE] Carte générale des costes de Bretagne, comme elles paroissent de mer basse dans les plus grandes marées.

[Paris], Dépôt de la Marine, [circa 1810]. 543 x 753 mm.

Belle et grande carte marine figurant les côtes de la Bretagne, issue d'une édition début XIXe du Neptune François, avec la mention en bas à droite "PRIX Un franc et demi" et le cachet imprimé du Dépôt de la Marine figurant une ancre et les initiales E. F. pour Empire Français (Premier Empire 1804-1814). Cette carte a paru pour la première fois dans l'édition du Neptune François publiée en 1773. Elle n'a pas paru dans les éditions antérieures de 1693 et 1753. La carte s'étend depuis Granville et les îles Chausey, orthographié Chozé, jusqu'à la baie de Bourgneuf et l'île de Bouin, aujourd'hui rattachée au continent. Les côtes et les îles sont bien détaillées, les profondeurs marines sont indiquées. Le titre, inscrit sur un piédestal, est suivi de la hauteur du pôle des principaux lieux. La mer est décorée de sept roses des vents. Le Neptune François fut le premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. La première édition fut publiée en 1693. Bel exemplaire. Petites déchirures restaurées, petites taches à l'extrême gauche de la carte. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS, pour les éditions XVIIe et XVIIIe ; Gaudillat, 33, pour l'édition de 1753.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[FINISTÈRE/OUESSANT] 4.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

[1693]. 582 x 798 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Plouescat et Lampaul, avec l'île d'Ouessant. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé au bas de la carte. Première édition, sans les longitudes figurant sur l'édition de 1753. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque, avec rehauts d'or au niveau de la rose des vents. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS A, 21.

NOLIN (Jean-Baptiste) & BAUDRAND (Michel Antoine).

[CATALOGNE] La Principauté de Catalogne et le Comté de Roussillon.

Paris, J.B. Nolin, 1703. En deux feuilles jointes de 603 x 859 mm.

Magnifique carte figurant la Catalogne et le Roussillon, dressée par Jean-Baptiste Nolin d'après les informations de l'abbé Michel Antoine Baudrand, historien et géographe français. Elle est dédiée au duc de Noailles, qui prit part aux conflits se déroulant en Catalogne depuis la bataille du Ter en 1694 jusqu'à la fin de la Guerre de Succession au trône d'Espagne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré en tête des armoiries du dédicataire, et animé de figures allégoriques, dont deux personnages féminins tenant les armoiries de la Catalogne et du Roussillon. La bordure inférieure est décorée de 12 plans de villes fortifiées, dont Barcelone et Perpignan. En haut à gauche figure une petite carte détaillée de la vallée d'Aran, dans les Pyrénées catalanes. Cette carte est un bel exemple de cartographie militaire, l'accent étant mis sur les places fortes et sur les voies de communication avec la France. Petites restaurations, rousseurs au bas de la carte. Imago Cataloniæ, p. 115.

ORTELIUS (Abraham).

Typus orbis terrarum.

[Anvers], 1587 [1608-1612]. 355 x 489 mm.

Datée de 1587, cette mappemonde est l'une des plus célèbres, et la dernière des trois mappemondes d'Abraham Ortelius. De forme ovale, elle est issue de l'édition italienne du Theatrum Orbis Terrarum, et est dérivée de la mappemonde murale de Mercator en 21 feuilles de 1569. Par rapport à ses deux précédentes mappemondes, Ortelius a corrigé les contours de l'Amérique du Sud, qui a maintenant une forme plus reconnaissable, et les Îles Salomon situées au nord-est de l'Australie, apparaissent pour la première fois sur une carte. Les médaillons aux quatre coins de la carte contiennent des textes classiques de Cicéron et de Sénèque. Le Theatrum Orbis Terrarum ou Théâtre de l'Univers est considéré comme le premier atlas géographique "moderne". Il fut publié par Abraham Ortel, plus connu sous le nom d'Ortelius, le plus célèbre cartographe du XVIe siècle. Texte italien au verso. Très bon exemplaire finement colorié à l'époque. Mouillure dans les marges gauche et droite. Shirley, 158 ; van den Broecke, 3.

OZANNE (Nicolas).

[LA ROCHELLE] Le port de La Rochelle vu de la petite rive.

[1791]. 180 x 230 mm.

Ravissante vue du port de La Rochelle, animée de personnages au premier plan. Elle a été gravée par Le Gouaz d'après un dessin de Nicolas Ozanne, et publiée dans le recueil Nouvelles vues perspectives des ports de France dessinées pour le Roi. Graveur et ingénieur français, Nicolas Ozanne fut reconnu pour ses talents, qui lui valurent le titre de dessinateur de la Marine. Il exécuta un grand nombre de dessins remarquables, des vues de ports et près de trois cents planches à l'eau-forte. Il fut également l'auteur de plusieurs ouvrages dont Recueil des combats de Duguay-Trouin en 1774, Recueil de combats et d'expédition maritimes en 1797 ou encore Cahiers des principales manœuvres en 1749, ouvrage qui constitue un document de grande valeur pour la connaissance de la marine au dix-huitième siècle. Bel exemplaire. L'Amateur averti, Vues des ports et rades des côtes de France, 2000, p. 42bis.

PERELLE (Gabriel).

Le Pont au Change.

Paris, N. Langlois, [circa 1690]. 208 x 304 mm.

Belle estampe figurant le Pont au Change vu depuis le Pont Neuf. Souvent détruit par les eaux ou par le feu, il fut reconstruit en 1647 avec les deux rangées de maisons que l'on voit. Ce pont relie l'île de la Cité depuis le Palais de Justice et la Conciergerie à la rive droite au niveau du Châtelet. Sur la gauche, on peut voir le quai de la Mégisserie, la tour Saint-Jacques et celle de l'église Saint-Merri, sur la droite le quai de l'Horloge, l'Horloge du Palais, la tour Montgomery aujourd'hui disparue et le Palais de la Cité avec la Conciergerie. Le Palais de la Cité occupait autrefois le site actuel du Palais de Justice, il n'en reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte-Chapelle. Rousseurs légères.

PERELLE (Gabriel).

Veüe et perspective du Pont-Neuf de Paris.

Leyde, Pierre Vander Aa, [circa 1710]. 336 x 412 mm.

Belle vue animée du Pont Neuf avec la statue équestre d'Henri IV, à gauche l'hôtel de Conti et le Collège des Quatre Nations, à droite le Louvre et les Tuileries. Le Pont Neuf est le plus ancien pont de la capitale, et servait de communication directe entre la Cité et les deux autres quartiers de la ville. C'est le premier pont parisien construit en pierre, d'où son nom de Pont Neuf. Pourvu de trottoirs protégeant les piétons, et de terrasses semi-circulaires leur permettant de s'assoir, il fut, contrairement aux autres ponts parisiens, le seul à ne pas être couvert d'habitations, et de ce fait il eut immédiatement un succès considérable et devint la promenade publique la plus fréquentée et la plus variée de Paris, comme en témoigne l'estampe de Perelle. Les trottoirs sont en effet garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670, d'étalages divers animés de charlatans, de farceurs et de montreurs de marionnettes. Avec sept légendes, dont le Pont Royal nommé Pont Rouge. Défaut dans la partie haute de la pliure centrale, deux petites galeries de ver et déchirures marginales. Vallée, 3086.

PESNE (Antoine).

Jean Mariette, graveur et libraire.

1747. 430 x 288 mm.

Rare portrait de Jean Mariette, éditeur, marchand d'estampes et graveur français, né à Paris le 22 juillet 1660, mort le 19 septembre 1742. Il a été gravé par Jean Daullé d'après une peinture d'Antoine Pesne. Le graveur est représenté à sa table de travail, tenant de sa main gauche un crayon et de sa main droite un carton à dessins. Bon exemplaire. Trace de pliure au milieu de l'estampe. Delignières, Catalogue raisonné de l'œuvre gravé de Jean Daullé d'Abbeville, 1873, p. 30.

PICART (H.).

L'Hydrographie ou description de l'eau c'est à dire des mers, golfes, lacs, destroits et riviers principales qui sont dans la surface du globe terrestre.

[Paris, 1655]. 162 x 276 mm.

Belle et rare carte du monde, exécutée par H. Picart pour l'ouvrage de Léon de Saint-Jean intitulé Le portrait de la sagesse universelle, avec l'idée générale des sciances, publié en 1655. Cette carte semble être une réduction d'une carte de Sanson d'Abbeville publiée en 1652, avec un titre identique excepté pour l'orthographe du mot "rivières". Il existe une autre version de cette carte sans le nom de H. Picart. Bel exemplaire. Mouillure claire dans la marge supérieure. Manque à Shirley.

PICART (Nicolas).

[MAROC] Le Royaume de Fez.

[Paris, N. Picart, 1659]. 130 x 180 mm.

Ravissante et rare carte miniature du royaume de Fez, nom donné, du Moyen-Âge jusqu'au début du XXe siècle, à la partie nord du Maroc, depuis Ceuta jusqu'à Mazagan, actuelle El Jadida, et dont la capitale était Fez. Elle est issue du Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers. Le Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers est un rare atlas dont la première édition fut publiée par Jean Boisseau en 1643. D'autres éditions furent publiées par Louis Boissevin en 1653, et Gérard Jollain en 1659 et 1667. Les cartes du Trésor des cartes géographiques sont basées sur les cartes de l'Atlas minor de Mercator et Hondius, publié en 1628. Bon exemplaire. Pastoureau, Trésor des cartes géographiques, Ba.

PICART (Nicolas).

[MAROC] Le Royaume de Marroc.

[Paris, N. Picart, 1659]. 128 x 180 mm.

Ravissante et rare carte miniature du royaume du Maroc, qui s'étendait depuis le fleuve Azamor, aujourd'hui Oum Errabia, jusqu'au sud du Maroc actuel, et dont la capitale était Marrakech, appelée sur la carte Marroch. Elle est issue du Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers. Le Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers est un rare atlas dont la première édition fut publiée par Jean Boisseau en 1643. D'autres éditions furent publiées par Louis Boissevin en 1653, et Gérard Jollain en 1659 et 1667. Les cartes du Trésor des cartes géographiques sont dérivées des cartes de l'Atlas Minor de Mercator et Hondius, publié en 1628. Tache brune dans la marge gauche, large bande de papier moderne quadrillé collée au dos de la carte. Pastoureau, Trésor des cartes géographiques, Ba.

PICART (Nicolas).

[PÔLE NORD] Pôle Arctique ou terre du septentrion.

[Paris, N. Picart, 1659]. 137 x 186 mm.

Ravissante et rare carte miniature de l'Arctique, issue du Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers. Le Trésor des cartes géographiques des principaux estatz de l'univers est un rare atlas dont la première édition fut publiée par Jean Boisseau en 1643. D'autres éditions furent publiées par Louis Boissevin en 1653, et Gérard Jollain en 1659 et 1667. Les cartes du Trésor des cartes géographiques sont dérivées des cartes de l'Atlas minor de Mercator et Hondius, publié en 1628. Bon exemplaire. Pastoureau, Trésor des cartes géographiques, Ba.

PICQUET (Charles).

Plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs, où se trouvent indiqués tous les changements opérés jusqu'à ce jour avec les projets d'embellissem.t arrêtés par le gouvernem.t.

Paris, Ch.les Picquet, 1er Frimaire An 13-22 nov.bre 1804. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,39 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Première édition de ce beau plan mural de Paris publié le 22 novembre 1804, dédié à Joachim Murat, maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon 1er. Ce très grand plan figure les grands changements et travaux d'embellissement entrepris par Napoléon, comme le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, ici nommé pont du Jardin des Plantes, construit entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. La ville est divisée en 12 arrondissements et 48 sections, dont les limites sont aquarellées. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue de la Concorde (rue Royale), le quai Bonaparte (quai Anatole France) ou encore le pont National des Tuileries (pont Royal). Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent également les noms pris à la Révolution. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République, l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union, le quai d'Orléans est nommé quai de l'Égalité, le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis est appelée rue de la Fraternité. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues. En haut à gauche figure un encadré donnant les adresses des grandes dignités de l'Empire, des premières autorités et des ministres. Sous l'Empire, Charles Picquet fut le principal éditeur de plans de Paris. Entre 1804 et 1847, il publia des plans de divers formats avec quasiment chaque année un tirage nouveau, corrigé avec le plus grand soin. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Bon exemplaire. Exemplaire légèrement bruni, manque de toile à quelques intersections, salissures sur la toile. Vallée, 2378.

PIEROTTI (Ermete).

[JÉRUSALEM] Plan actuel du Temple du Saint Sépulcre.

[1862]. 510 x 690 mm, entoilé.

Plan de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, dessiné par l'architecte ingénieur Ermete Pierotti en 1855, gravé par Niccola Cellai. Il est accompagné de 98 légendes numérotées et d'un précis historique. Exemplaire uniformément bruni, trous d'épingle dans les marges.

PIEROTTI (Ermete).

[JÉRUSALEM] Plan de Iérusalem.

[1862]. 502 x 696 mm, entoilé.

Plan de Jérusalem, dessiné par l'architecte ingénieur Ermete Pierotti en 1855, gravé par Niccola Cellai. Il est accompagné de 36 légendes numérotées pour les environs de Jérusalem, et 54 pour l'intérieur de Jérusalem. Le plan montre également les enceintes des murs élévés par Titus, Adrien, David et Soliman. La légende des symboles utilisés permet d'identifier les chemins ruraux, les terrains propres à la culture, les terrains incultes, les prairies stériles, le cimetière turc, etc. Exemplaire uniformément bruni, trous d'épingle dans les marges. Manque à Laor, qui cite d'autres plans de Pierotti, mais pas celui-ci.

POURCHER (François).

Carte des chaînes de montagnes de la France, de ses principales rivières, et des principaux canaux de navigation, faits, ou à faire, dans ce royaume.

1782. 435 x 398 mm.

Très belle et rare carte figurant le relief et le réseau hydrographique de la France. Commandée par les élus des États de Bourgogne, elle a été dessinée par François Pourcher, inspecteur du canal du Charolais, sous la direction de son oncle, Émiland Marie Gauthey, Directeur général des canaux de la Bourgogne. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre placé sur un piédestal, portant les armoiries de la France. En haut à gauche figure un tableau des canaux principaux formant la jonction des deux Mers (Atlantique et Méditerranée), des canaux secondaires et des canaux qui ne servent à aucune jonction des deux Mers. En haut à droite, dans un médaillon, figure la légende des traits utilisés pour représenter les fleuves, les rivières navigables, les rivières que l'on veut rendre navigables, les canaux faits, les canaux auxquels on travaille actuellement, les canaux projetés, les limites du royaume et les limites de la Bourgogne. Deux colonnes de texte devraient accompagner la carte de chaque côté, elles sont ici manquantes. Bel exemplaire, dont les marges ont malheureusement été coupées. Petit manque restauré au milieu de la carte, papier froissé par endroits.

REY (Gabriel).

[MARSEILLE] Plan de Marseille et de ses environs indiquant les travaux projetés.

Marseille, Chiesa, 1856. 1,05 x 0,73 m, monté sur toile.

Très grand plan détaillé de Marseille, figurant les travaux projetés en 1856. Il a été dressé par Gabriel Rey et lithographié par Raibaud. La création du port de la Joliette, ouvert en 1853, marque le début de travaux d'aménagement des terrains bordant les bassins. Ces travaux, signalés en rose, concernent les terrains de l'ancien Lazaret et les docks d'entrepôt, mais aussi les terrains attenants au jardin zoologique, avec la création du Palais Longchamp, inauguré en 1869, du Muséum d'histoire naturelle, créé en 1819 mais installé au Palais Longchamp en 1869, et d'un nouvel observatoire. Créé en 1854, à l'emplacement de l'actuel Parc Longchamp, le jardin zoologique ferma définitivement ses portes en 1987. La légende des couleurs utilisées permet d'identifier les travaux projetés, la situation du rivage avant la construction des nouveaux bassins, la limite des terrains de l'ancien Lazaret, la ligne principale du canal de Marseille, la dérivation du canal et la délimitation des propriétés. Les espaces verts sont aquarellés en vert, la cathédrale et la gare du chemin de fer en bleu. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, églises, édifices publics, etc, et du tarif pour la distribution des eaux du canal. Les eaux d'arrosage ou périodiques étaient concédées pour 50 années moyennant une rétribution annuelle de 67 francs pour 1 litre par seconde et de 40 francs pour 1 demi-litre. Exemplaire en coloris de l'époque. Rousseurs, déchirures et manques dans les marges.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Hémisphère céleste Arctique ou septentrional - Hémisphère céleste Antarctique ou austral.

Paris, Sr. Delamarche, 1763. Deux feuilles, chacune de 672 x 637 mm.

Belles et rares cartes célestes de grand format, figurant les hémisphères boréal et austral, calculées et dressées par Didier Robert de Vaugondy pour l'année 1763, et augmentées d'un grand nombre d'étoiles et de nébuleuses observées par les astronomes Lacaille, Méchain et Messier. Chaque carte a été dressée sur une projection stéréographique polaire, avec pour point central le pôle Nord et le pôle Sud. Elles ont été imprimées en deux couleurs, en rouge pour les constellations, et en noir pour les étoiles. Les étoiles sont nommées par une lettre de l'alphabet grec et romain, selon le catalogue d'étoiles de Johann Bayer. Elles sont également représentées par un symbole selon la taille, jusqu'à six tailles. Les nébuleuses sont également figurées par un symbole. La légende des symboles figure en bas à droite de chaque carte. Exemplaires en très bonne condition, repliés. Petites déchirures sans manque à quelques pliures, traces de fausses pliures à l'hémisphère austral. Bel et Utile, 1 et 2 ; Kanas, Star Maps, p. 350.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROUSSEL (Claude).

Nouveau plan de la ville, cité, et université de Paris.

Paris, Roussel, 1716. En deux feuilles jointes de 0,77 x 1,28 m, avec table alphabétique rapportée.

Première édition de ce monumental plan de Paris, d'une extrême rareté, dressé et gravé par Claude Roussel en 1716. Le plan est orné d'un cartouche de titre contenant la dédicace à Philippe d'Orléans, dit le Régent, neveu de Louis XIV et régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Ce cartouche est décoré en tête des armoiries de France. Tout autour du plan ont été disposées 37 vignettes montrant des monuments et résidences royales de Paris et ses environs, ainsi qu'une vue de Paris du côté du faubourg Saint-Marceau, ornée des armoiries de France, et une vue du côté du Pont Royal (pont de la Concorde), ornée des armoiries de Paris. En haut à gauche figure une carte des environs de Paris. En bas à droite se trouve un cartouche contenant l'explication des marques ou symboles utilisés sur le plan. Un second titre "Nouveau plan de Paris" a été placé au sommet du plan. En tête de la table alphabétique figure un descriptif indiquant que Paris était divisée en trois parties (cité, université et ville), et qu'elle est à présent divisée en 20 quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État proclamé le 14 janvier 1702. Le plan montre tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, ici appelée place Louis Le Grand, construction de couvents et églises, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. À l'est de la ville, on remarque les chantiers de bois flotté, tandis qu'à l'ouest, au niveau du quartier du Gros Caillou (actuel 7ème arrondissement), il est fait mention de plusieurs belles maisons à des particuliers, et à des jardiniers, et des marais. Près du Gros Caillou, on peut voir une partie de l'île du Malt ou des Querelle. Il s'agit de l'île Maquerelle ou île des Cygnes, ancienne île de Paris réunie à la rive gauche de la Seine à la fin du XVIIIe. Graveur, marchand et éditeur d'estampes, Claude Roussel exerça dans la rue Saint-Jacques, la paroisse Saint-Séverin puis la paroisse Saint-Benoît. Il a gravé et édité plusieurs plans de Paris. Rare première édition de 1716. Le plan fut réédité à cinq reprises entre 1720 et 1738. Contours aquarellés à l'époque. Le plan est en bon état de conservation, mais présente néanmoins quelques défauts. Il a été entièrement doublé, le papier est aminci par endroits, petits manques dans les marges sans atteinte au texte, très petits manques au niveau d'anciennes pliures. Boutier, 186A ; Vallée, 2833.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1860. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,79 x 1,14 m ; monté dans sa reliure éditeur en percaline noire (20,5 x 13 cm), contenant une nomenclature des rues de 104 pages ; titre en lettres dorées sur le premier plat.

Grand et beau plan de Paris en 1860, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur Napoléon III et de l'administration des Postes. Publié en 1860, c'est l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en 20 arrondissements, avec 4 quartiers par arrondissement. Ces derniers furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre le mur des Fermiers Généraux et les fortifications de l'enceinte de Thiers, que l'on voit ici encerclant Paris, furent annexés à Paris. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. C'est aussi l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann qui débutèrent en 1853. Le plan montre les percées récentes, la plus importante d'entre elles étant le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, et dont la portion sur la rive gauche sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies en cours d'exécution sont marquées par un trait rouge, les voies projetées sont aquarellées en marron, les lignes de chemins de fer par un trait orange. Les bâtiments publics sont en noir. Le plan montre également le Bois de Boulogne, assez détaillé. En 1852, la propriété du bois de Boulogne fut cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui fut alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutèrent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui créa pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Rare exemplaire dans sa reliure éditeur, et accompagné d'un index des rues de 104 pages. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère brunissure au niveau du titre. Étui usagé. Vallée, 2850 (exemplaire sans la nomenclature des rues).

SANDBY (Thomas) & SANDBY (Paul).

[GRAND PARC de WINDSOR] View from the north side of the Virginia river, near the Manour Lodge.

London, John Boydell, March the 2.d 1772. 335 x 563 mm.

Belle vue dessinée par Thomas Sandby et gravée par Paul Sandby, montrant le Windsor Great Park ou Grand Parc de Windsor, au bord du lac de Virginia Water, nommé Virginia River, près de la résidence du Manor Lodge. Des hommes, des femmes et des enfants, réunis sous de grands chênes, attendent de saluer le prince et la princesse de Galles, arrivés dans une calèche, et accueillis par le duc de Cumberland. Sur le lac, on aperçoit un voilier, des petites embarcations et un yacht mandarin appartenant au duc, qui était également appelé "la jonque chinoise". Après avoir dirigé la répression de la rébellion jacobite de 1745–1776, William Augustus, duc de Cumberland, fut nommé Ranger du Grand Parc de Windsor. Il entreprit un programme d'aménagement paysager dans le parc, en créant notamment le grand lac de Virginia Water. Il chargea Thomas Sandby, qui avait travaillé pour lui comme arpenteur en Écosse, de concevoir un ensemble d'estampes du domaine rénové. Les Eight Views in Windsor Great Park ou Huit vues du Grand Parc de Windsor furent publiées une première fois vers 1754-1755, puis en 1772. Les graveurs comprenaient Paul Sandby, François Vivares, Edward Rooker et Pierre-Charles Canot. Natif de Nottingham, Thomas Sandby s'installa à Londres en 1741 pour devenir dessinateur au Board of Ordnance, ou Conseil de l'Artillerie. À ce titre, il accompagna le duc de Cumberland lors de campagnes militaires en Écosse et aux Pays-Bas au milieu des années 1740. En 1746, le duc fut nommé Ranger du Grand Parc de Windsor. Sandby devint son intendant en 1764, puis Ranger adjoint. Il a conçu plusieurs bâtiments dans le parc et a participé au développement du lac de Virginia Water. Il fut un membre fondateur de la Royal Academy en 1768, et devint le premier professeur d'architecture de l'académie. En 1777, il devint architecte des travaux du roi et, en 1780, maître charpentier au bureau des travaux. Bon exemplaire. Quelques taches sombres dans les marges, trace de pliure verticale au milieu de l'estampe.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & DUMONT (Jean).

Le royaume de Hongrie, et les estats qui en ont esté sujets et qui sont présentement.

Amsterdam, Covens et Mortier, [1729]. En deux feuilles jointes formant une carte de 560 x 966 mm.

Belle et très grande carte figurant le royaume de Hongrie, et très rare édition publiée à Amsterdam par Covens et Mortier. Elle est issue de l'Histoire militaire du Prince Eugène de Savoye, du Prince et Duc de Marlborough, et du Prince de Nassau-Frise. La carte couvre la Transylvanie, la Moldavie, la Valachie, la Croatie, la Bosnie, la Dalmatie, la Serbie, et la Bulgarie. Il ne s'agit pas de l'édition classique de Jaillot, mais d'une très rare édition par Covens et Mortier, qui a été enrichie d'un grand et beau cartouche de titre qui ne figure pas dans l'édition de Jaillot. Ce cartouche est illustré de plusieurs soldats hongrois, dont l'un porte les armoiries du royaume de Hongrie, et d'une scène de bataille. Très bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & JAILLOT (Alexis-Hubert).

L'Afrique divisée suivant l'estendüe de ses principales parties, où sont distingués les uns des autres les empires, monarchies, royaumes, estats et peuples qui partagent aujourd'huy l'Afrique.

Paris, H. Jaillot, 1719. 454 x 637 mm.

Belle carte de l'Afrique, dressée par Sanson d'Abbeville et publiée par Jaillot en 1719. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré de figures allégoriques et des armoiries de la France. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson, le premier de cette célèbre famille de cartographes, quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune Français et l'Atlas Français. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[MAROC] Royaume de Maroc divisé en sept provinces.

[circa 1660]. 185 x 262 mm.

Belle carte gravée du Maroc, divisé en sept provinces. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson, le premier de cette célèbre famille de cartographes, quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bon exemplaire. Pastoureau, SANSON I.