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JEU.

Jeu des omnibus et Dames Blanches.

[1832]. 445 x 457 mm.

Très rare jeu édité en 1832, qui n’est pas, comme il est trop souvent indiqué, un jeu de parcours, dans le style du jeu de l’Oie, mais en réalité un jeu de "paris" ou de "mises" ou encore de "loterie", et qui peut s'apparenter au jeu de la roulette au casino. Très à la mode en 1827 (année de sa création), ce jeu se jouait avec 12 boules en bois numérotées qui étaient sorties d’un sac et qui donnaient gagnant le numéro sorti, qui ramassait alors les mises préalablement placées sur les différentes voitures publiques. Ce jeu rend hommage aux deux compagnies d'omnibus créées à Paris en 1828, l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Les omnibus (du latin omnibus, signifiant "pour tous"), étaient des véhicules tractés par des chevaux, qui assuraient un service de transport public régulier. En France, les omnibus naissent à Nantes, au début du XIXe siècle, lorsqu'Étienne Bureau, petit-fils d'armateur, imagine un véhicule pour transporter ses employés entre les bureaux de l'entreprise, situés dans le centre, rue Jean-Jacques Rousseau, et les entrepôts des Salorges où se trouvent les services de la Douane. En 1826, Stanislas Baudry, un autre homme d'affaires nantais, met en place le même service pour convoyer ses clients du centre-ville vers la rue de Richebourg, où se trouvent des bains publics qu'il a créés comme annexe d'une minoterie. Le service est d'abord gratuit mais il se rend compte que des gens utilisent ce moyen de transport pour leurs déplacements personnels. Il institue alors un accès payant et crée une entreprise spécifique de transport urbain baptisée "La Dame Blanche", s'inspirant du succès de l’opéra-comique de Boëldieu créé quelques mois auparavant. Il fonde ainsi le premier service français d'omnibus de l'ère contemporaine. En 1828, il décide de créer le même service à Paris, avec l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Le jeu est composé de trois cercles. Le premier cercle au centre montre une scène avec des joueurs, encerclée des règles du jeu, dont la dernière phrase est "Un bon joueur ne se fâche jamais". Les deux autres cercles sont décorés des voitures des deux compagnies, avec leurs noms : Jenny, Pauline, Honora, Victoire, puis Joséphine, Sarra, Julie, Lucie, Rosalie, Betzi, Gabrielle et Clarisse. En 1937, la maison Hermès rendra hommage à ces deux compagnies en choisissant ce jeu comme modèle pour son tout premier carré en twill de soie. Très rare. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Marges gauche et droite coupées au trait d'encadrement. Grand-Carteret, Papeterie & papetiers de l'ancien temps,1913, p. 108.

KAUFMANN (Ernst).

[LE CAP/CAPE TOWN] View of Cape Town from Table Bay.

Cape Town, J.H. Rose, [circa 1890]. 398 x 667 mm.

Très rare et belle vue lithographiée en couleurs de la ville du Cap, imprimée par Ernst Kaufmann à Lahr, en Allemagne, et publiée par J.H. Rose au Cap. La vue est prise depuis la Baie de la Table, sur laquelle s'est établie la ville du Cap. La baie est animée de voiliers et de petits bateaux de pêche. En arrière-plan, on aperçoit la montagne de la Table, massif qui surplombe la ville du Cap. À droite de la montagne de la Table, on aperçoit les deux collines de Lion's Head et de Signal Hill. Bel exemplaire.

L'ISLE (Guillaume de).

Carte des Indes et de la Chine.

Amsterdam, Jean Covens et Corneille Mortier, [1730]. En deux feuilles jointes de 605 x 621 mm.

Belle et grande carte figurant l'Inde, la Chine et l'Asie du Sud-Est jusqu'à la Nouvelle-Guinée "habitée par les Papuas". Éminent cartographe et premier géographe du roi, Guillaume de l'Isle fut le premier à rétablir l'étendue exacte de la Méditerranée, et à rendre à la Californie sa forme correcte de péninsule. Rare exemplaire avec l'intérieur des pays finement colorié à l'époque. Petit défaut à une pliure.

L'ISLE (Guillaume de).

In notitiam ecclesiasticam Africæ tabula geographica.

Amsterdam, J. Covens & C. Mortier, [circa 1720]. 389 x 529 mm.

Belle carte figurant l'Afrique du Nord, avec l'Espagne, l'Italie, la Corse, la Sardaigne et la Sicile. Elle est issue de l'édition hollandaise de l'atlas de de l'Isle, intitulée Atlas Nouveau, et publiée à Amsterdam par Covens et Mortier. Elle est ornée de trois beaux cartouches, dont un cartouche de titre. La région est représentée sous l'Empire romain, et tous les noms sont en latin. Ainsi, le détroit de Gibraltar est dénommé Fretum Herculeum, l'Algérie est appelée Mauritania Cæsariensis. Bel exemplaire de choix, brillamment aquarellé à l'époque. Très rare dans de tels coloris. Petit manque de couleur au bas du cartouche de titre. Norwich, 297 (édition de 1745).

LAPLANTE (Edouard).

La Habana. Panorama general de la ciudad y su bahia.

La Habana, L. Marquier y Laplante, [circa 1850]. Lithographie originale (49,9 x 71,5 cm, hors marges).

Fabuleux panorama à vol d'oiseau de la ville de La Havane et de sa baie, dessiné par Edouard Laplante et lithographié en couleurs par Laplante et Luis Marquier, publié à La Havane en 1850. La vue est prise depuis la colline du village de Casablanca, sentinelle historique et populaire de la baie de La Havane. Cette vue détaillée illustre les débuts de la modernisation de la ville de La Havane, initiés par le gouverneur Miguel Tacón y Rosique. Soucieux de faire de la capitale une ville imposante et majestueuse, Tacón commanda une série de bâtiments publics importants. La croissance de quartiers riches comme El Cerro, et plus tard El Carmelo et El Vedado, fut planifiée de la même façon, et selon un schéma bien structuré. Ces quartiers sont visibles au centre de la lithographie, filant vers l'horizon. Le titre est en espagnol, anglais et français. Cette vue fait partie de la série Isla de Cuba pintoresca ou l'Île de Cuba pittoresque, publiée à La Havane, et dont la plupart des planches furent lithographiées par Edouard Laplante. Peintre et lithographe français, Edouard Laplante s'installa à Cuba au milieu du XIXe siècle, comme vendeur de machinerie sucrière pour le compte de la compagnie française Derosne et Cail à Paris. Son activité commerciale l'amena à collaborer en tant qu'illustrateur pour l'ouvrage du propriétaire foncier cubain Justo Germán Cantero, consacré à l'histoire et à la description des plus grands et meilleurs moulins à sucre de l'époque. Il s'agit de l'ouvrage intitulé Los Ingenios (les plantations de canne à sucre), publié à La Havane entre 1855 et 1857. Laplante réalisa également une série de lithographies de grand format, représentant pour la plupart des villes importantes de Cuba, et naturellement liées à l'industrie sucrière. La série débuta avec notre panorama de La Havane, qui est sans aucun doute la ville la plus importante de la série. Edouard Laplante se dédia fondamentalement à la lithographie et contribua à l'essor de cette expression artistique durant le XIXe siècle. Avec Miahle, peintre et graveur comme lui, il était considéré comme le plus remarquable des graveurs étrangers ayant travaillé à Cuba. Pliure centrale et déchirures restaurées, petits manques à la pliure centrale. Lapique Becali, La Habana. Imagen de una ciudad colonial, 2013.

LAROCHE (Léger) & CHALMANDRIER (Nicolas).

[ALBI] Plan de la ville et des faubourgs d'Alby.

[1778]. 467 x 545 mm.

Magnifique et très rare plan de la ville d'Albi au XVIIIe siècle, dressé par l'ingénieur Léger Laroche et gravé par Nicolas Chalmandrier. Placé dans un bel encadrement floral à la manière d'un tableau, il est orné d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire François-Joachim de Pierre de Bernis, archevêque d'Albi de 1769 à 1794, et de deux médaillons contenant pour l'un les armoiries de la ville d'Albi, et pour l'autre la croix occitane, également appelée croix du Languedoc, croix de Provence ou croix de Toulouse. Ce plan illustre les grands travaux d'urbanisme de la ville d'Albi, dont les artisans furent Léopold-Charles de Choiseul-Stainville, archevêque d'Albi de 1759 à 1764 et prédécesseur de Bernis, et l’ingénieur Léger Laroche, chargé de la construction de la route royale et des plans d’urbanisme pour Albi. De cité médiévale, Albi entame sa transformation en ville moderne avec les premiers démantèlements des fortifications, d’abord au Castelviel, puis des remparts de la ville, avec l’arrivée de la nouvelle route Toulouse-Rodez. En 1761, c'est dans le secteur du Vigan que sont entreprises les démolitions. La place du Vigan, que l'on voit ici au centre du plan, devient alors une place ouverte, intégrée aux promenades mises en place sur les anciens fossés. Sur le Tarn, à l'emplacement de l'actuel Pont-Neuf, renommé Pont du 22 août 1944, le plan inclut le projet d'un nouveau pont, en amont du Pont Vieux, avec la mention "Pont projeté pour remplacer l'ancien qui tombe en vétusté" (en l'occurence le Pont Vieux). Le Pont Vieux, construit au XIe siècle, est quant à lui nommé Pont du Tarn, avec la mention "en vétusté". Au sud de la ville, on peut voir le Petit Lude, palais d’été agrémenté d’un jardin dans le style de celui de Versailles, construit pour Gaspard Daillon du Lude, archevêque d'Albi de 1635 à 1676. L'archevêque de Bernis en fera la résidence des archevêques d'Albi dans la seconde moitié du XVIIIe. Les routes partant d'Albi sont mentionnées : Route de S. Sernin, Vabre et Bas Languedoc, Route de Castre et St Ponts, Route de Graulhet et Lavaur, Route de Toulouse (avec l'ancien chemin de Toulouse) et enfin Route de St Antonin Cahors. L'orientation du plan est indiquée par une rose des vents placée en bas à gauche. Le nord est situé à gauche du plan. Graveur parisien de cartes et plans, Nicolas Chalmandrier a gravé six feuilles de la carte de Cassini, ainsi que des plans de villes françaises et étrangères comme Paris, Montpellier, Madrid ou Gibraltar. Bel exemplaire. Très rare. À notre connaissance, il n'existe pas d'autres plans imprimés de la ville d'Albi au XVIIIe ou avant. Par ailleurs, des documents d'archives détaillant les dépenses annuelles de la ville d'Albi au XVIIIe siècle, révèlent que le plan fut gravé à Paris et tiré à 500 exemplaires (Archives départementales du Tarn, Archives de la ville d'Albi et du Castelviel, Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 par Émile Jolibois (1869), Cote : 4 EDT CC 537). Rascol, Pierre. Albi. Étude géographique. (Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 4, fascicule 1, 1933. pp. 73-125).

LE BRETON (Louis).

[RIO de JANEIRO] Rio Janeiro. Vue prise de l'île das Cobras - Rio de Janeiro. Vista tomada da ilha das Cobras.

Paris, S. Stampa fils, Lisboa, Manuel Costenla, [circa 1850]. 390 x 494 mm.

Très rare et magnifique vue de Rio de Janeiro, lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton. La vue est prise depuis l'île des Cobras, avec sa forteresse au-dessus de laquelle flotte le drapeau du Brésil. Elle offre un beau panorama de la baie, animée de nombreux voiliers, et de la ville de Rio. L'estampe permet de voir le Fort de Santa Cruz, l'île de Villegagnon, le Pain de Sucre, les églises la Gloria et Saint-Sébastien, le Corcovado, la cathédrale, la montagne de la Tijuca et l'arsenal. Titre en français et en portugais. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Très rare, un seul exemplaire localisé à la Bibliothèque Nationale du Brésil. Exemplaire finement colorié à l'époque. Rousseurs, salissures et restaurations marginales, restauration avec effacement partiel en bas à gauche du Pain de Sucre.

LE BRETON (Louis).

[TERRE-NEUVE] Pêche à la morue sur le Grand Banc de Terre-Neuve. Les embarcations élongeant les lignes.

Paris, F. Sinnett, [circa 1845]. 370 x 501 mm.

Belle vue lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton, figurant une scène de pêche à la morue au large de Terre-Neuve. La vue montre au premier plan une mer agitée dans laquelle des matelots, à bord de petits canots, tendent (élongent) des lignes de pêche, retenues à leurs extrémités par des bouées surmontées d'un drapeau. Près de ces canots se tient un trois-mâts voiles affalées, battant pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit trois autres canots et trois navires. Lancée dès le milieu du XVIe siècle, la pêche à la morue dans les Grands Bancs de Terre-Neuve connut son apogée au XIXe siècle. Chaque année, plus de 10 000 pêcheurs, que l'on appelait les Terre-Neuvas, quittaient les régions littorales françaises pour les bancs de Terre-Neuve et le long de la côte française de Terre-Neuve. À la fin du XIXe siècle, la pêche intensive avec des moyens modernes conduisit à une quasi-disparition de la ressource en morue et à une interdiction de pêche par les autorités canadiennes. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de toutes les scènes maritimes du XIXe siècle. Embarqué à 19 ans comme aide-chirurgien sur l'Astrolabe dans l'expédition de Dumont d'Urville, il sera nommé dessinateur de l'expédition à la mort de Ernest Goupil, décédé en Tasmanie. C'est à Louis Le Breton que reviendra la tâche de rassembler l'iconographie du voyage qui sera publiée dans l'Atlas pittoresque. Il a réalisé deux autres estampes sur le Pacifique, plus précisément sur Tahiti, lors de l'annexion française par le contre-amiral du Petit-Thouars en 1842. Bel exemplaire.

LE BRETON (Louis).

Barcelone pris du quai de Barcelonette.

Paris, Wild, [circa 1850]. 382 x 504 mm.

Belle vue de Barcelone dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Louis Le Breton. La vue est prise depuis le quai et le quartier de la Barceloneta, et montre le port animé de voiliers et d'un navire arborant un pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit la colline de Montjuïc abritant la forteresse militaire. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Bel exemplaire. Marges légèrement jaunies. Soley, Atlas de Barcelona, 535.

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis Constantin jusqu'à Charles-Magne réduite en jeu pour l'instruction de la jeunesse.,

Paris Crépy, [1773]. 506 x 716 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 53 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337, et se termine avec Charlemagne, roi des Francs de 768 à 814, et couronné à Rome empereur d'Occident en 800. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis la fondation de Rome jusqu'à Constantin.

Paris, Crépy, 1773. 510 x 720 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 56 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Romulus, fondateur de la ville de Rome en 753 av. J.-C., et se termine avec Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale, petites déchirures et froissements dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[CROATIE/SLOVÉNIE] Le Duché de Carniole.

Paris, Sr. Le Rouge, 1742. 483 x 550 mm.

Belle carte de l'ancien Duché de Carniole, état du Saint-Empire romain germanique de 1364 à 1808, qui couvrait la Slovénie et une partie de l'Istrie, au nord de la Croatie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à Palmanova en Italie, à l'est jusqu'à Petrinja en Croatie. La carte est ornée d'un beau cartouche de titre. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. En carton, carte du lac de Cerknica. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

Nouvelle carte de la province de Québec, selon l'édit du roi d'Angleterre du 7 8bre 1763, par le capitaine Carver.

Paris, Le Rouge, 1777. Carte gravée originale (48,1 x 65,9 cm).

Carte peu commune, issue de l'Atlas Amériquain Septentrional, figurant la région de Québec et le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal, ainsi que la péninsule de Gaspésie et l'île d'Anticosti située dans le golfe du Saint-Laurent. Elle fut dressée par l'explorateur américain, le capitaine Jonathan Carver, à la suite du Traité de Paris signé le 10 février 1763 et de l'édit du roi d'Angleterre Georges III du 7 octobre 1763, qui obligeait les Français à abandonner leurs possessions au Canada, à l'exception des îles de Saint-Pierre et Miquelon et de la province du Québec. En carton figurent l'île de Montréal, les plans des villes de Montréal et de Québec, et une carte du cours du fleuve Saint-Laurent entre les villes de Québec et Contrecoeur. Les tribus indiennes sont nommées : Algonquins, Atticameoets, Piekouagamis, etc. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LEFEBVRE & LAZARE (Louis).

[BOIS de BOULOGNE] Plan du bois de Boulogne et de ses embellissements. Juillet 1855.

Paris, Longuet, 1855. 579 x 817 mm, monté sur toile à l'époque.

Beau plan du Bois de Boulogne, dessiné par Lazare et Lefebvre, ingénieurs géomètres de la Ville de Paris, et gravé par Schieble. Le plan montre le Pré Catelan au centre, l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858, l'abbaye de Longchamp, les Lacs Supérieur et Inférieur, la Grande Cascade, ou encore les allées et les étangs. À l'est on peut voir Auteuil et Passy, ainsi que la place de l'Étoile. Le nord est placé à droite du plan. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui crée pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs et taches claires. Vallée, 1793 (édition avec le nom des auteurs).

LONGCHAMPS (Sébastian G.).

[BAYONNE] Plan des ville et citadelle de Bayonne.

Paris, Longchamps, [circa 1750]. 355 x 457 mm.

Rare plan de la ville de Bayonne et de sa citadelle, accompagné de 23 légendes donnant l'emplacement des bastions, du château neuf, du vieux château, du pont Saint-Esprit, des cazernes, ou encore de l'arsenal. Le nord est situé à gauche du plan. Bon exemplaire. Deux minuscules trous de ver dans la partie droite du plan.

MAILLARD & ALVAR TOUSSAINT (Georges).

Plan de Paris et ses fortifications.

Paris, Aug.te Logerot, [circa 1848]. En 32 sections remises à plat et entoilées, formant un plan de 680 x 985 mm.

Plan mural de Paris divisé en 12 arrondissements, dessiné par le géographe Maillard et l'architecte Alvar Toussaint. Il est orné de vignettes figurant des monuments de la ville et de la banlieue, et accompagné d'une table alphabétique des rues. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Nogent, de Rosny, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge et en vert. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs. Vallée, 1960.

MAIRE (Nicolas).

Nouveau plan itinéraire de la ville de Paris divisé en 12 arr. avec tous les édifices publics.

Paris, J. Goujon, 1824-1826. En 36 sections remises à plat, formant un plan de 572 x 839 mm.

Beau plan de Paris, gravé par Perrier et Gallet, écrit par Lale, graveur au Dépôt de la Guerre. Il a été dressé en 1824, puis revu et augmenté en 1826. Avec table alphabétique des rues, supplément pour les rues et places récemment créées (rue Bayard ou place François-Ier, créées en 1823), explication pour repérer les rues sur le plan, et plan des anciens enclos de Saint-Martin et de la Trinité. Bon exemplaire. Cachet à froid de l'éditeur. Quelques petites taches. Vallée, 1985.

MAIRE (Nicolas).

Plan de la ville de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1822. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 680 x 940 mm.

Plan de Paris dédié au roi Louis XVIII, gravé par Perrier et Gallet. Avec table alphabétique des quartiers et des rues. Rare exemplaire indiquant par un trait d'aquarelle bleu foncé les carrières souterraines de Paris, ainsi que les galeries de recherche des carrières, les escaliers de service des carrières et les puits de service des carrières. Contours aquarellés à l'époque. Galeries de ver dans la partie basse du plan, taches d'encre dans la partie haute, quelques manques de toile aux intersections. Vallée, 2016.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

[PÉKIN/BEIJING] Plan topographique de Péking.

[Paris, 1825-1827]. 231 x 192 mm.

Plan lithographié en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Bonnetier.

[Paris, 1825-1827]. 150 x 140 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Charcutier ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 168 x 180 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Cordonnier.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Distillateur.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 167 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Forgeron ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Fourreur.

[Paris, 1825-1827]. 230 x 115 mm.

Estampe lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Jeu de volant avec les pieds.

[Paris, 1825-1827]. 195 x 225 mm.

Estampe dessinée par Atoche et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Manière d'éplucher le coton.

[Paris, 1825-1827]. 192 x 172 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Musicienne jouant du chê.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Pharmacien ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 182 x 140 mm.

Estampe dessinée par Vidal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Tailleur de pierre.

[Paris, 1825-1827]. 185 x 175 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Un bonze.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MAUBORGNE (J. N.).

[JEU de l'OIE] Jeu géographique des LXXXIII départemens présenté à la Convention Nationale.

Paris, Basset, 1792. 536 x 773 mm, doublé de papier fort.

Très rare jeu de l'oie révolutionnaire dédié aux départements français nouvellement constitués. J.N. Mauborgne, ancien professeur de géographie à Paris, créa ce jeu en l'honneur du gouvernement de la Convention nationale pendant la Révolution française. Le but du jeu était de voyager à travers la France républicaine divisée en 83 départements. Chaque case de la carte représente un département différent avec sa capitale, ou chef-lieu. De distance en distance, sont placés, à côté de ces petites cartes numérotées, des coqs gaulois, oiseau symbolique de la Nation, des courriers au galop, des dés, une sentinelle, une auberge, etc, qui représentent pour les joueurs autant d’obstacles à franchir ou à éviter avant d’arriver au but. Les joueurs se déplacent d'un département à l'autre, pour finir sur l'île méditerranéenne de Corse divisée en 9 districts, surmontée d’un faisceau républicain couronné du bonnet phrygien, entouré de lauriers, d’armes et de drapeaux entrecroisés avec les emblèmes des trois ordres de l’État (épée, crosse et bêche), le tout décoré d’une légende où se lisent les mots : Liberté, Égalité. Le plateau du jeu présente également, en carton, une carte de la colonie française de Saint-Domingue, un médaillon contenant la division de la France, et un médaillon contenant une carte de la France en 83 départements. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très rare édition datée de 1792, qui semble être la première. Une autre édition a été publiée en 1795, avec le titre "Jeu géographique de la République Française présenté à la Convention Nationale". Contours aquarellés à l'époque. Manques dans les marges, manque au niveau de la carte de la Loire Inférieure, manque dans les coins droits, déchirures dans les parties gauche et droite du jeu, près du trait d'encadrement.

MERCATOR (Gerard).

Asia ex magna orbis terræ descriptione Gerardi Mercatoris.

[Amsterdam, 1613-1616]. 355 x 523 mm.

Belle carte de l'Asie, issue de l'édition française de l'Atlas sive cosmographicæ meditationes de fabrica mundi, en français L'Atlas ou Méditations cosmographiques de la fabrique du monde, le plus important des atlas de Mercator, dont la première édition fut publiée avec un texte latin en 1595. Texte français au verso. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un vaisseau près des côtes du Japon. La Mer du Japon est appelée Mer de Cin. En bas à droite, on aperçoit les côtes de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie, appelée Terræ Australis pars. Gérard Mercator est l'un des plus célèbres géographes de son temps. C'est à lui que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs dans la marge inférieure. Koeman, 8000:1A.

MERIAN (Matthäus).

[PARIS] Prosp. der Statt Parys wie solche an ietzo anzusehen 1654.

[Francfort, 1655]. En trois feuilles jointes de 262 x 795 mm.

Belle vue panoramique de la ville de Paris en 1654, issue de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. La vue, prise depuis la colline de Charonne, est ornée des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Quarante-quatre lieux et bâtiments sont légendés, parmi lesquels figurent les églises, les portes ou encore la Bastille. La Topographiæ Galliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire. La mention "Parys in flora" figurant avant la date, est légèrement effacée, ceci étant dû à une modification du cuivre. Cette mention est totalement absente sur de nombreux exemplaires, notamment sur celui signalé par Boutier. Boutier, Les Plans de Paris des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle, 88.

MERIAN (Matthäus).

Parys A.° 1654.

[Francfort, 1655]. 344 x 413 mm.

Beau plan en élévation de la ville de Paris en 1654, issu de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. Il est orné des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Ce plan est dérivé de celui de Jean Boisseau de 1648. La TopographiæGalliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Traces de pliures, une déchirure dans la partie droite du plan anciennement restaurée. Boutier, 89.

MICHELOT (Henri) & BREMOND (Laurent).

Nouvelle carte des côtes de l'Océan contenant les côtes de Portugal et Barbarie depuis Cap Finisterre jusqu'au Cap Baydor et les isles de Canaries.

Marseille, Laurent Brémond, 1720. 478 x 697 mm.

Belle carte marine figurant les côtes de la Galice, du Portugal, du Maroc et du Sahara occidental jusqu'au Cap Baydor, actuel Cap Bojador, avec les îles Canaries et Madère. Elle a été dressée par Michelot et Brémond, hydrographes du roi, gravée par Starckman, et publiée par Laurent Brémond en 1720. Elle est dédiée à Jean Philippe d'Orléans dit le chevalier d'Orléans, Grand Prieur de France, nommé général des galères de France en juin 1716. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'attributs de marine et des armoiries du dédicataire, et de huit roses des vents, dont une plus importante au centre de la carte. Le nord est placé à droite de la carte. En bas à gauche, en carton, figure une carte détaillée des environs de Lisbonne et de Setúbal, avec l'entrée du Tage, en bas à droite, l'échelle. Originaire de Saint-Malo, Henri Michelot servit à partir de 1670 sur les galères du Roi, en qualité de pilote hauturier. Il fut également professeur d'hydrographie à Marseille, tout comme son associé Laurent Brémond. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Exemplaire légèrement bruni avec petites piqûres.

MILCENT (Philippe-Nicolas).

Veue de Paris du côté de Belleville, dessiné de la maison entre les deux moulins, au dessus de la Courtille, en 1736.

Paris, V.e de F. Chéreau, 1736. 0,34 x 1,02 m.

Très rare et belle vue panoramique de Paris, dessinée et gravée par Philippe-Nicolas Milcent, et publiée à Paris par la veuve de François Chéreau. La vue est prise depuis la colline de Belleville, et montre au premier plan deux moulins à vent, que l'on appelait les moulins de Savy. Construits à la fin du XVIIe siècle, l'un entre 1683 et 1684, l'autre entre 1684 et 1698, ces moulins servaient à faire le bled et la farine. Entre les deux moulins figure la maison du meunier. La vue est animée de promeneurs, de paysans revenant des champs, de chasseurs ou encore d'ouvriers travaillant aux plâtrières de Belleville. Sur la droite figure une large voie appelée Chemin de Belleville, correspondant aujourd'hui à la rue de Belleville et à la rue du faubourg du Temple. Un peu plus loin, sur cette voie, figure le petit hameau de la Courtille, qui devint au XIXe siècle, un lieu de fête et de réjouissances durant le Carnaval de Paris. 56 légendes numérotées accompagnent la vue. Petits frottements dans la légende, avec perte de quelques lettres, traces de pliures. Inconnu de Boutier.

MOINE (J. S.).

Rochefort. Vue prise à vol d'oiseau.

Paris, Lemercier, 1850. Lithographie originale (65 x 84,3 cm).

Spectaculaire vue à vol d'oiseau de la ville-arsenal de Rochefort-sur-Mer, dessinée par J.S. Moine et lithographiée par Th. Müller. Rochefort fut créée en 1666 pour implanter un arsenal maritime et militaire dont l'ambition de Louis XIV était d'en faire le plus grand et le plus beau du royaume. Bel exemplaire. Déchirure dans la partie droite de l'estampe habilement restaurée.

MOITHEY (Maurille-Antoine).

[JEU de l'OIE] L'Émulation française, ou description historiographique du royaume de France. L'Itinéraire de Paris aux principales villes des provinces de ce royaume, ouvrage aussi utile que curieux, mis en jeu.

Paris, Crépy, 1766. 435 x 561 mm.

Rare jeu de l'oie composé de 109 cases en forme de petits cartouches décoratifs contenant les noms de provinces ou villes françaises, orné au centre d'une carte du royaume de France dressée par Moithey, et d'un portrait de Louis XVI en médaillon constituant l'ultime case du jeu. De chaque côté de la carte figurent les règles du jeu, un index des symboles utilisés ainsi qu'une liste des villes principales de France avec leurs longitudes et latitudes. Moithey fut nommé Ingénieur Géographe du Roi en 1780. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure restaurée, coin supérieur droit de la marge restauré.

MONDHARE (Louis Joseph) & JEAN (Pierre).

[PAVILLONS] Tableau de tous les pavillons que lon arbore sur les vaisseaux dans les quatre parties du Monde, où se trouve le pavillon de France décrété par l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1790.

Paris, Mondhare et Jean, 1791. 592 x 866 mm.

Très rare et belle planche figurant les 140 pavillons arborés sur les vaisseaux des quatre parties du Monde en 1791. De par sa date de publication en 1791, il s'agit d'une planche d'une haute importance historique pour la France, car c'est l'une des premières fois que l'on voit représenté le drapeau français. En effet, le 24 octobre 1790, l'Assemblée Nationale décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Les couleurs sont inspirées de la cocarde tricolore de la Révolution, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le sens vertical des couleurs s'impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l'horizontal flotte sur toutes les mers. Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la Convention Nationale décrète que le pavillon national «sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l'ordre des couleurs. Cette planche montre également l'une des premières représentations des pavillons américains, avec notamment le pavillon du Congrès Américain, et le pavillon marchand des États Unis de l'Amérique. De chaque côté du titre figurent trois scènes de batailles navales opposant la France à la Grande-Bretagne lors de la Guerre d'Indépendance des États-Unis. La première de ces batailles est la bataille d'Ouessant qui se déroula le 27 juillet 1778, au large de l'île d'Ouessant. La scène montre trois vaisseaux français, le Bretagne, le Ville de Paris et le Saint-Esprit, et deux navires anglais, le Victoire et le Formidable. La seconde vignette illustre le combat de Lisbonne qui se déroula le 20 octobre 1778, au large de Lisbonne, ainsi que le combat du 17 juin 1778 qui opposa la frégate française la Belle Poule à la frégate anglaise l'Arethuse, au large de Roscoff, dans la Manche. Ces trois batailles furent remportées par la France. Dans la partie inférieure de l'estampe figurent un vaisseau, voiles affalées, avec sa table de légendes, un vaisseau, voiles hissées, avec sa table de légendes en français et en espagnol, et une grande rose des vents. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petite galerie de ver au niveau des pavillons de Venise et de Savoie, galerie de ver plus importante dans les marges gauche et droite. Traces de pliures.

MONTANUS (Arnold Van Bergen ou Van den Berg, dit).

[CUBA] Havana.

[Amsterdam, 1673]. 290 x 354 mm.

Superbe vue du port et de la ville de La Havane, issue de l'ouvrage Die Unbekante Neue Welt oder Beschreibung des Welt-teils Amerika, l'un des plus grands ouvrages illustrés sur le Nouveau Monde au XVIIe siècle. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan un magnifique galion, quelques embarcations ainsi que le Fort El Morro, à l'entrée de la baie de La Havane. Très légères rousseurs, petites déchirures marginales.

MORESBY (Robert).

[ÎLES MALDIVES] Trigonometrical survey of the Maldive islands.

1839-1899. En 3 feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 302,8 x 60,1 cm.

Grande carte marine de plus de 3 mètres de hauteur figurant l'archipel des Maldives, dressée en 1839 par Robert Moresby, capitaine de Marine de la British East India Company ou Compagnie britannique des Indes Orientales, assisté de F.T. Powell, lieutenant de la Marine Indienne. La carte a été publiée une première fois en 1839, puis elle a été corrigée en 1866 et en 1899. Après avoir cartographié la Mer Rouge entre 1829 et 1833, Robert Moresby fut chargé de cartographier les archipels d'îles coralliennes situés sur la route du commerce vers l'Inde. En 1834–1836, il entreprit la difficile cartographie des îles Maldives, et fut le premier à dresser des cartes marines précises de ce groupe complexe d'atolls, îles et récifs de l'Océan Indien. Les trois grandes feuilles furent imprimées par le Service hydrographique de la Royal Navy. La carte de Moresby est la meilleure carte jamais réalisée de l'archipel des Maldives. Elle sert encore aujourd'hui de référence, régulièrement réactualisée au moyen d'images satellites. Bon exemplaire.

MORLAND (George).

Traite des Nêgres. Quel contrat infame, l'un marchande ce qui n'appartient à personne, l'autre vend la propriété de la nature. - L'Africain hospitalier. Les Noirs sont d'un caractère doux et humain, au milieu des horreurs de la guerre, ils sont toujours restés fidels à la France, j'apporte ici leur serment de vivre et de mourir français : législateurs rendez nos frères à leurs droits naturels, et vos noms y seront bénis.

1794-1795. Ensemble de 2 gravures au pointillé (env. 41,5 x 48,5 cm.).

Ces deux gravures sont l'œuvre de Mlle Rollet dite "la citoyenne Rollet", et furent exécutées, pour la première, d'après une toile de 1788 du peintre anglais George Morland, intitulée Execrable Human Traffick, or The Affectionate Slaves, et pour la seconde, en 1790, intitulée African Hospitality. La première gravure représente une scène où figurent des marchands d'esclaves européens négociant des esclaves africains. Cette gravure dénonçant le commerce des esclaves noirs fut réalisée en 1794, en hommage à la première abolition de l'esclavage dans les colonies françaises par la Convention Nationale le 4 février 1794. Puis l'esclavage fut restauré en 1809. Le commerce d'esclaves fut aboli en 1818, mais l'émancipation générale ne fut décrétée qu'en 1848. La seconde gravure, anti-esclavagiste, représente une famille noire recueillant des naufragés blancs. La scène est inspirée de l'histoire du Grosvenor, vaisseau de la Compagnie des Indes, qui fit naufrage le 4 août 1782 au large de la côte sud-africaine. Bon exemplaire. Quelques restaurations dans les marges. Lescot, Haïti, Images d'une colonisation 1492-1804, pl. 28.

MORNAY.

[LES DOUZE MOIS DE L’ANNÉE À SAINT-PÉTERSBOURG].

London, Edward Orme, 1815. Suite de 12 planches (33 x 45 cm environ), en feuilles, qui illustre également l’ouvrage “A Picture of St. Petersburgh”.

Belle suite de 12 planches illustrant les 12 mois de l'année par des vues de Saint-Pétersbourg. Les planches sont gravées à l’aquatinte par Clarck et Dubourgh, d’après les dessins de Mornay, coloriées et finement gouachées à la main (pour les personnages, les voitures et quelques détails). Elles sont tirées sur papier vélin (filigranées Wathman, Turquey Mill, et datées de 1825 pour les 2 dernières). Elles représentent diverses vues de la ville de Saint-Pétersbourg : banque et grandes boutiques ; palais de marbre ; place du grand théâtre ; palais impérial ; place et statue de Pierre le Grand ; le port, canal de la Moika ; le pont de la Néva ; champs de Mars ; place de Casan. Les légendes sont en anglais et en français et chaque planche est consacrée à l’un des douze mois de l’année, et animée par des personnages et des scènes de rues en lien avec le mois cité : voitures à cheval ; traîneaux, parade militaire, marchands des rues, bateaux, mendiants, passants, ou encore soldats autour d’un feu. Bon exemplaire. Abbey, 226.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande].

[Saint-Pétersbourg], 1748 [1757]. 549 x 781 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant l'échelle et d'une rose des vents. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Exemplaire légèrement bruni, rousseurs, déchirure restaurée.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[SAINT-PÉTERSBOURG/GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande avec Saint-Pétersbourg].

[Saint-Pétersbourg], 1750 [1757]. 555 x 730 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande, jusqu'à Saint-Pétersbourg, avec les côtes de la Finlande et de l'Estonie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à l'île de Hogland dans le Golfe de Finlande, à mi-chemin entre la Finlande et l'Estonie. Elle est ornée d'un beau et grand cartouche de titre orné de personnages et des armoiries de la Russie figurant l'aigle bicéphale, d'un cartouche contenant l'échelle, de deux blasons, d'une rose des vents et d'un navire. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Quelques traductions en caractères latins ont été rajoutés à l'encre. Exemplaire légèrement bruni, grande déchirure dans la partie droite de la carte restaurée, défaut au bas de la pliure centrale avec quelques rousseurs, trous d'épingle aux angles.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[FINISTÈRE/OUESSANT] 4.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

[1693]. 582 x 798 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Plouescat et Lampaul, avec l'île d'Ouessant. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé au bas de la carte. Première édition, sans les longitudes figurant sur l'édition de 1753. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque, avec rehauts d'or au niveau de la rose des vents. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS A, 21.

NOLIN (Jean-Baptiste) & BAUDRAND (Michel Antoine).

[CATALOGNE] La Principauté de Catalogne et le Comté de Roussillon.

Paris, J.B. Nolin, 1703. En deux feuilles jointes de 603 x 859 mm.

Magnifique carte figurant la Catalogne et le Roussillon, dressée par Jean-Baptiste Nolin d'après les informations de l'abbé Michel Antoine Baudrand, historien et géographe français. Elle est dédiée au duc de Noailles, qui prit part aux conflits se déroulant en Catalogne depuis la bataille du Ter en 1694 jusqu'à la fin de la Guerre de Succession au trône d'Espagne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré en tête des armoiries du dédicataire, et animé de figures allégoriques, dont deux personnages féminins tenant les armoiries de la Catalogne et du Roussillon. La bordure inférieure est décorée de 12 plans de villes fortifiées, dont Barcelone et Perpignan. En haut à gauche figure une petite carte détaillée de la vallée d'Aran, dans les Pyrénées catalanes. Cette carte est un bel exemple de cartographie militaire, l'accent étant mis sur les places fortes et sur les voies de communication avec la France. Petites restaurations, rousseurs au bas de la carte. Imago Cataloniæ, p. 115.

ORBIGNY (Alcide d').

[ARGENTINE/CORRIENTES] Carte d'une partie de la Rép.que Argentine comprenant les provinces de Corrientes et des missions.

[Paris, 1835-1847]. 535 x 709 mm, montée sur toile de l'époque.

Grande carte figurant le nord-est de l'Argentine, dressée sur les lieux en 1828 par Narcisse Parchappe, d'après ses propres observations et celles de d'Alcide d'Orbigny. Elle est issue du très rare Voyage dans l'Amérique Méridionale de d'Orbigny, publié entre 1835 et 1847. La carte couvre la province de Corrientes, et s'étend à l'ouest jusqu'au Rio Paraná, à l'est jusqu'au Rio Uruguay, marquant la frontière avec le Brésil et l'Uruguay, au nord jusqui'à la ville de Laureles au Paraguay, et au sud jusqu'à la ville de Belen, au nord de l'Uruguay. En 1826, le Muséum d'histoire naturelle chargea Alcide d'Orbigny de faire un voyage scientifique dans l'Amérique du sud. Pendant sept années, il explora le Brésil, l'Uruguay, l'Argentine, la Patagonie, le Chili, le Pérou et la Bolivie. Peu après son arrivée en Argentine, il rencontra Narcisse Parchappe qui l'accompagna un temps dans la province de Corrientes, entre mars 1827 et avril 1828, et qui exécuta quelques cartes et planches pour la relation de son voyage. D'Orbigny ramena de son expédition une impressionnante collection d'histoire naturelle ainsi que de nombreux matériaux pour la géologie, la paléontologie et l'ethnographie. Bon exemplaire. Salissures dans la marge supérieure.

OZANNE (Nicolas).

[LA ROCHELLE] Le port de La Rochelle vu de la petite rive.

[1791]. 180 x 230 mm.

Ravissante vue du port de La Rochelle, animée de personnages au premier plan. Elle a été gravée par Le Gouaz d'après un dessin de Nicolas Ozanne, et publiée dans le recueil Nouvelles vues perspectives des ports de France dessinées pour le Roi. Graveur et ingénieur français, Nicolas Ozanne fut reconnu pour ses talents, qui lui valurent le titre de dessinateur de la Marine. Il exécuta un grand nombre de dessins remarquables, des vues de ports et près de trois cents planches à l'eau-forte. Il fut également l'auteur de plusieurs ouvrages dont Recueil des combats de Duguay-Trouin en 1774, Recueil de combats et d'expédition maritimes en 1797 ou encore Cahiers des principales manœuvres en 1749, ouvrage qui constitue un document de grande valeur pour la connaissance de la marine au dix-huitième siècle. Bel exemplaire. L'Amateur averti, Vues des ports et rades des côtes de France, 2000, p. 42bis.

PERELLE (Gabriel).

Le Pont au Change.

Paris, N. Langlois, [circa 1690]. 208 x 304 mm.

Belle estampe figurant le Pont au Change vu depuis le Pont Neuf. Souvent détruit par les eaux ou par le feu, il fut reconstruit en 1647 avec les deux rangées de maisons que l'on voit. Ce pont relie l'île de la Cité depuis le Palais de Justice et la Conciergerie à la rive droite au niveau du Châtelet. Sur la gauche, on peut voir le quai de la Mégisserie, la tour Saint-Jacques et celle de l'église Saint-Merri, sur la droite le quai de l'Horloge, l'Horloge du Palais, la tour Montgomery aujourd'hui disparue et le Palais de la Cité avec la Conciergerie. Le Palais de la Cité occupait autrefois le site actuel du Palais de Justice, il n'en reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte-Chapelle. Rousseurs légères.

PERELLE (Gabriel).

Veüe et perspective du Pont-Neuf de Paris.

Leyde, Pierre Vander Aa, [circa 1710]. 336 x 412 mm.

Belle vue animée du Pont Neuf avec la statue équestre d'Henri IV, à gauche l'hôtel de Conti et le Collège des Quatre Nations, à droite le Louvre et les Tuileries. Le Pont Neuf est le plus ancien pont de la capitale, et servait de communication directe entre la Cité et les deux autres quartiers de la ville. C'est le premier pont parisien construit en pierre, d'où son nom de Pont Neuf. Pourvu de trottoirs protégeant les piétons, et de terrasses semi-circulaires leur permettant de s'assoir, il fut, contrairement aux autres ponts parisiens, le seul à ne pas être couvert d'habitations, et de ce fait il eut immédiatement un succès considérable et devint la promenade publique la plus fréquentée et la plus variée de Paris, comme en témoigne l'estampe de Perelle. Les trottoirs sont en effet garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670, d'étalages divers animés de charlatans, de farceurs et de montreurs de marionnettes. Avec sept légendes, dont le Pont Royal nommé Pont Rouge. Défaut dans la partie haute de la pliure centrale, deux petites galeries de ver et déchirures marginales. Vallée, 3086.

PESNE (Antoine).

Jean Mariette, graveur et libraire.

1747. 430 x 288 mm.

Rare portrait de Jean Mariette, éditeur, marchand d'estampes et graveur français, né à Paris le 22 juillet 1660, mort le 19 septembre 1742. Il a été gravé par Jean Daullé d'après une peinture d'Antoine Pesne. Le graveur est représenté à sa table de travail, tenant de sa main gauche un crayon et de sa main droite un carton à dessins. Bon exemplaire. Trace de pliure au milieu de l'estampe. Delignières, Catalogue raisonné de l'œuvre gravé de Jean Daullé d'Abbeville, 1873, p. 30.

PICQUET (Charles).

Plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs, où se trouvent indiqués tous les changements opérés jusqu'à ce jour avec les projets d'embellissem.t arrêtés par le gouvernem.t.

Paris, Ch.les Picquet, 1er Frimaire An 13-22 nov.bre 1804. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,39 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Première édition de ce beau plan mural de Paris publié le 22 novembre 1804, dédié à Joachim Murat, maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon 1er. Ce très grand plan figure les grands changements et travaux d'embellissement entrepris par Napoléon, comme le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, ici nommé pont du Jardin des Plantes, construit entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. La ville est divisée en 12 arrondissements et 48 sections, dont les limites sont aquarellées. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue de la Concorde (rue Royale), le quai Bonaparte (quai Anatole France) ou encore le pont National des Tuileries (pont Royal). Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent également les noms pris à la Révolution. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République, l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union, le quai d'Orléans est nommé quai de l'Égalité, le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis est appelée rue de la Fraternité. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues. En haut à gauche figure un encadré donnant les adresses des grandes dignités de l'Empire, des premières autorités et des ministres. Sous l'Empire, Charles Picquet fut le principal éditeur de plans de Paris. Entre 1804 et 1847, il publia des plans de divers formats avec quasiment chaque année un tirage nouveau, corrigé avec le plus grand soin. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Bon exemplaire. Exemplaire légèrement bruni, manque de toile à quelques intersections, salissures sur la toile. Vallée, 2378.

PLACIDE de SAINTE-HÉLÈNE (père).

[CATALOGNE] La Catalogne dédiée au Roy.

Paris, Melle Duval, 1707. En deux feuilles jointes de 0,69 x 1,01 m.

Très belle et grande carte de la Catalogne, dressée par le père Placide de Sainte-Hélène, beau-frère de Pierre Duval. Elle est dédiée au roi Louis XIV, et ornée d'un magnifique cartouche de titre décoré en tête des armoiries royales portées par les allégories de la Sagesse et de la Guerre (Athéna) et de la Justice, et animé de plusieurs figures allégoriques. La Catalogne est divisée en vigueries ou juridictions administratives, qui disparurent pour la plupart sous Louis XV. La ville de Barcelone est représentée par le dessin d'une citadelle montrant la vieille ville et la ville neuve. La mer est décorée de nombreux voilierset de deux roses des vents. Échelle en lieues de France et de Catalogne. Rare première édition à la date de 1707. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Traces de mouillures au bas de la carte, au niveau de la mer, quelques rousseurs marginales, anciennes pliures remises à plat et renforcées. Imago Cataloniæ, pp. 122-123 (édition de 1792).

POURCHER (François).

Carte des chaînes de montagnes de la France, de ses principales rivières, et des principaux canaux de navigation, faits, ou à faire, dans ce royaume.

1782. 435 x 398 mm.

Très belle et rare carte figurant le relief et le réseau hydrographique de la France. Commandée par les élus des États de Bourgogne, elle a été dessinée par François Pourcher, inspecteur du canal du Charolais, sous la direction de son oncle, Émiland Marie Gauthey, Directeur général des canaux de la Bourgogne. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre placé sur un piédestal, portant les armoiries de la France. En haut à gauche figure un tableau des canaux principaux formant la jonction des deux Mers (Atlantique et Méditerranée), des canaux secondaires et des canaux qui ne servent à aucune jonction des deux Mers. En haut à droite, dans un médaillon, figure la légende des traits utilisés pour représenter les fleuves, les rivières navigables, les rivières que l'on veut rendre navigables, les canaux faits, les canaux auxquels on travaille actuellement, les canaux projetés, les limites du royaume et les limites de la Bourgogne. Deux colonnes de texte devraient accompagner la carte de chaque côté, elles sont ici manquantes. Bel exemplaire, dont les marges ont malheureusement été coupées. Petit manque restauré au milieu de la carte, papier froissé par endroits.

REY (Gabriel).

[MARSEILLE] Plan de Marseille et de ses environs indiquant les travaux projetés.

Marseille, Chiesa, 1856. 1,05 x 0,73 m, monté sur toile.

Très grand plan détaillé de Marseille, figurant les travaux projetés en 1856. Il a été dressé par Gabriel Rey et lithographié par Raibaud. La création du port de la Joliette, ouvert en 1853, marque le début de travaux d'aménagement des terrains bordant les bassins. Ces travaux, signalés en rose, concernent les terrains de l'ancien Lazaret et les docks d'entrepôt, mais aussi les terrains attenants au jardin zoologique, avec la création du Palais Longchamp, inauguré en 1869, du Muséum d'histoire naturelle, créé en 1819 mais installé au Palais Longchamp en 1869, et d'un nouvel observatoire. Créé en 1854, à l'emplacement de l'actuel Parc Longchamp, le jardin zoologique ferma définitivement ses portes en 1987. La légende des couleurs utilisées permet d'identifier les travaux projetés, la situation du rivage avant la construction des nouveaux bassins, la limite des terrains de l'ancien Lazaret, la ligne principale du canal de Marseille, la dérivation du canal et la délimitation des propriétés. Les espaces verts sont aquarellés en vert, la cathédrale et la gare du chemin de fer en bleu. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, églises, édifices publics, etc, et du tarif pour la distribution des eaux du canal. Les eaux d'arrosage ou périodiques étaient concédées pour 50 années moyennant une rétribution annuelle de 67 francs pour 1 litre par seconde et de 40 francs pour 1 demi-litre. Exemplaire en coloris de l'époque. Rousseurs, déchirures et manques dans les marges.

RIZZI-ZANNONI (Giovanni Antonio).

[NAPLES] Carta del littorale di Napoli e de luoghi antichi più rimarchevoli di quei contorni.

1794. En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 524 x 836 mm.

Belle carte figurant la Baie de Naples et ses environs, avec les îles d'Ischia, de Procida et de Capri. Elle s'étend au nord jusqu'au lac de Licola, au sud jusqu'à Amalfi, et montre en détail la ville de Naples et le volcan du Vésuve. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre montrant un paysage avec le Vésuve, des vases antiques et deux personnages, probablement le dieu Thanatos, personnifiant la mort, et Clio, Muse de l'Histoire. Géographe vénitien originaire de Padoue, Rizzi-Zannoni étudia l'astronomie et fut nommé hydrographe de la Marine durant son séjour en France. Il fut professeur de géographie de la Société Cosmographique de Nuremberg et membre de l'Académie de Göttingen. Il mourut à Naples en 1814. Rousseurs.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROBERT de VAUGONDY (Gilles).

L’Empire du Japon, divisé en sept principales parties, et subdivisé en soixante et six royaumes.

1750. 481 x 539 mm.

Belle carte du Japon, décorée d'un beau cartouche japonisant. Le Japon est divisé en sept parties et 66 royaumes. L'île principale d'Honshu est appelée Niphon, et les îles de Shikoku et Kyushu, respectivement Xixoco et Ximo. Pour l'île d'Hokkaido, anciennement Yeso, seule la partie sud est représentée. La Mer du Japon porte les deux noms de Mer de Corée et Mer du Japon, tandis que Tokyo porte son ancien nom de Jedo. Les mines d'or et d'argent sont indiquées. Bon exemplaire. Walter, 86 ; Pedley, 410.

ROUSSEL (Claude).

Nouveau plan de la ville, cité, et université de Paris.

Paris, Roussel, 1716. En deux feuilles jointes de 0,77 x 1,28 m, avec table alphabétique rapportée.

Première édition de ce monumental plan de Paris, d'une extrême rareté, dressé et gravé par Claude Roussel en 1716. Le plan est orné d'un cartouche de titre contenant la dédicace à Philippe d'Orléans, dit le Régent, neveu de Louis XIV et régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Ce cartouche est décoré en tête des armoiries de France. Tout autour du plan ont été disposées 37 vignettes montrant des monuments et résidences royales de Paris et ses environs, ainsi qu'une vue de Paris du côté du faubourg Saint-Marceau, ornée des armoiries de France, et une vue du côté du Pont Royal (pont de la Concorde), ornée des armoiries de Paris. En haut à gauche figure une carte des environs de Paris. En bas à droite se trouve un cartouche contenant l'explication des marques ou symboles utilisés sur le plan. Un second titre "Nouveau plan de Paris" a été placé au sommet du plan. En tête de la table alphabétique figure un descriptif indiquant que Paris était divisée en trois parties (cité, université et ville), et qu'elle est à présent divisée en 20 quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État proclamé le 14 janvier 1702. Le plan montre tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, ici appelée place Louis Le Grand, construction de couvents et églises, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. À l'est de la ville, on remarque les chantiers de bois flotté, tandis qu'à l'ouest, au niveau du quartier du Gros Caillou (actuel 7ème arrondissement), il est fait mention de plusieurs belles maisons à des particuliers, et à des jardiniers, et des marais. Près du Gros Caillou, on peut voir une partie de l'île du Malt ou des Querelle. Il s'agit de l'île Maquerelle ou île des Cygnes, ancienne île de Paris réunie à la rive gauche de la Seine à la fin du XVIIIe. Graveur, marchand et éditeur d'estampes, Claude Roussel exerça dans la rue Saint-Jacques, la paroisse Saint-Séverin puis la paroisse Saint-Benoît. Il a gravé et édité plusieurs plans de Paris. Rare première édition de 1716. Le plan fut réédité à cinq reprises entre 1720 et 1738. Contours aquarellés à l'époque. Le plan est en bon état de conservation, mais présente néanmoins quelques défauts. Il a été entièrement doublé, le papier est aminci par endroits, petits manques dans les marges sans atteinte au texte, très petits manques au niveau d'anciennes pliures. Boutier, 186A ; Vallée, 2833.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & JAILLOT (Alexis-Hubert).

L'Afrique divisée suivant l'estendüe de ses principales parties, où sont distingués les uns des autres les empires, monarchies, royaumes, estats et peuples qui partagent aujourd'huy l'Afrique.

Paris, H. Jaillot, 1719. 454 x 637 mm.

Belle carte de l'Afrique, dressée par Sanson d'Abbeville et publiée par Jaillot en 1719. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré de figures allégoriques et des armoiries de la France. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson, le premier de cette célèbre famille de cartographes, quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune Français et l'Atlas Français. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

SEBIRE (J.) & COULON.

[NANTES] Plan de la ville de Nantes.

Nantes, Sebire, et Paris, Coulon, An 3. de la Rép. Fr. [1795]. 490 x 707 mm.

Rare plan révolutionnaire de la ville de Nantes, dessiné par l'architecte Coulon, figurant les grands travaux d'agrandissement et d'embellissement réalisés au cours du XVIIIe siècle. Au début du XVIIIe siècle, Nantes a encore son aspect du Moyen-Âge, avec ses remparts et ses rues sinueuses. Mais la ville, enrichie par le commerce colonial, s'est agrandie et des faubourgs sont créés à ses abords. Dès 1755, trois architectes se succéderont pour réaliser ces travaux de rénovation et d'aménagement de Nantes : Pierre Vigné de Vigny, Jean-Baptiste de Ceineray et Mathurin Crucy. Le plan consistait à démolir les murs d'enceinte, ouvrir des rues et créer de nouvelles places, parmi lesquelles figurent la place Delorme, la place Gutemberg (renommée place Brancas et actuelle place Édouard-Normand), la place Buffon, ainsi dénommée pendant la Révolution (future place de Bretagne), et la plus importante d'entre elles, la place Graslin, aménagée entre 1780 et 1788, et complétée, à partir de 1792, par la construction du Cours de la République, qui sera renommé Cours de Henri IV. La place Saint-Pierre porte son nom révolutionnaire de Place Gracches. Parmi les chantiers importants figurent également l'aménagement de l'île Feydeau, le Cours des États, qui porte ici les noms révolutionnaires de Cours de la Liberté (actuel Cours Saint-Pierre) et Cours de la Fédération (actuel Cours Saint-André), et la place Viarme, dénommée place Agriculteur. Entre les deux cours figure la place de la Liberté, actuelle place Maréchal-Foch. La place Duchesse-Anne est dénommée place Cincinnatus. En bordure du port de Nantes, on peut voir l'entrepôt des cafés, transformé en prison sous la Terreur. La ville est divisée en 18 sections, créées en 1790. Bon exemplaire. Notes manuscrites anciennes à l'encre à l'emplacement des places Buffon, du Département et de la Liberté. Petites taches en haut du plan.

SENEX (John).

France corrected from ye observations made by the Royal Academy of Sciences at Paris.

1708. 635 x 918 mm.

Très grande et belle carte de la France, dressée par John Senex d'après les informations de l'Académie Royale des Sciences de Paris. Elle est ornée d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Charles Boyle, comte d'Orrery, et d'un magnifique cartouche de titre décoré d'un portrait en médaillon de Louis XIV, des armoiries de la France et de quatre figures allégoriques. Le long des côtes figure la mention "côtes d'après Sanson et les cartes hollandaises". Exemplaire aquarellé à l'époque, coloris postérieurs pour les deux cartouches. Brunissures par endroits, petites déchirures marginales, petites restaurations anciennes au dos.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[BALÉARES/IBIZA/FORMENTERA] Îles Baléares. Ivice et Formentera.

1903-1913. 939 x 642 mm.

Belle et très grande carte marine figurant les îles d'Ibiza et de Formentera dans l'archipel des Baléares, d'après la carte levée de 1895 à 1897 par la Mission Hydrographique Espagnole. En carton, plan du port de San Antonio sur l'île d'Ibiza, et carte des passages entre Ibiza et l'île d'Espalmador située au nord de Formentera. Profil côtier au bas de la carte. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[BALÉARES] Îles Baléares. Ports et mouillages des îles Majorque et Ivice.

1892-1911. 647 x 434 mm.

Planche figurant sept plans d'entrée de ports, dont six pour l'île de Majorque et un pour l'île de Cabrera. Les phares sont aquarellés en jaune. Bel exemplaire. Petite tache rose en haut de la carte.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[CANARIES] Ténériffe.

1888. 465 x 617 mm.

Belle carte marine de l'île de Tenerife dans l'archipel des Canaries, dressée d'après le levé anglais de 1838. Les phares de l'île sont aquarellés en jaune. Bel exemplaire. Tampons du Service hydrographique et du distributeur.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[CANARIES] Îles Lanzarote et Furteventura.

1892. 638 x 471 mm.

Belle carte marine figurant les îles de Lanzarote et de Fuerteventura dans l'archipel des Canaries, dressée d'après les levés anglais de 1835. En carton, cartes de l'entrée des ports d'Arrecife et de Naos sur l'île de Lanzarote, et du détroit séparant les îles de Lanzarote et de La Graciosa. Bel exemplaire. Très légères traces de crayon rouge au bas de la carte.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[GIJÓN] Port de Gijón.

Service Hydrographique de la Marine, 1887. 319 x 432 mm.

Carte marine figurant la baie de Gijón dans les Asturies, dressée d'après le levé espagnol de 1879. Le phare est aquarellé en jaune et rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[MORBIHAN/QUIBERON/BELLE-ÎLE-en-MER/GROIX/GLÉNAN] Côte ouest de France. De la Pointe de Penmarch à Belle-Île. Abords de Lorient.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1931. 697 x 984 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Morbihan entre la Pointe de Penmarc'h et Carnac, avec l'archipel des Glénan, l'île de Groix, la presqu'île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer, publiée en 1912, puis corrigée en 1931. Elle a été levée d'après les travaux les plus récents des ingénieurs hydrographes. Tampon du revendeur à Bordeaux au bas de la marge droite. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[NOUVELLE-CALÉDONIE] Océan Pacifique Sud. Nouvelle Calédonie, Nouvelles Hébrides et îles Loyalty.

Paris, Service Hydrographique de la Marine, 1888-1909. 943 x 654 mm.

Grande carte marine figurant les archipels de la Nouvelle-Calédonie, des Nouvelles-Hébrides, aujourd'hui renommées Vanuatu, et des îles Loyauté, rattachées à la Nouvelle-Calédonie en 1864. C'est cette même année que fut créé le bagne de Nouvelle-Calédonie, réparti sur les îles de Nou, en face de Nouméa, la presquîle de Ducos et l'Île des Pins. La carte a été dressée et publiée une première fois en 1888, puis rééditée en 1909. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Déchirures et brunissure à la pliure centrale, manque dans la marge gauche, petites déchirures marginales.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[TOKYO] Japon - Côte sud de Nipon. Golfe de Tokyo (ancien.t de Yédo).

Service Hydrographique de la Marine, 1891-1914. 940 x 629 mm.

Grande carte marine figurant le golfe ou baie de Tokyo, dressée d'après la carte japonaise de 1884. La carte a été publiée une première fois en 1891, puis rééditée en 1914. Pour la ville de Tokyo sont indiqués la résidence impériale, la légation de France, l'église catholique, l'ofice hydrographique ou encore le marché au poisson. La carte montre également les villes de Kawasaki, Yokohama ou Yokosuka. A l'emplacement du mont Iwato Yama figure la mention 2 bouquets d'arbres remarquables. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VENDÉE/ÎLE de NOIRMOUTIER] Côte ouest de France. De la Pointe de St. Gildas au Goulet de Fromantine. Baie de Bourgneuf.

Service Hydrographique de la Marine, 1900-1922. 690 x 977 mm.

Grande carte marine figurant les côtes de la Vendée entre la Pointe Saint Gildas et la Pointe de Notre-Dame-de-Monts, avec l'île de Noirmoutier et la Baie de Bourgneuf. Elle a été dressée d'après la carte de Beautemps-Beaupré levée en 1821 et 1822, et d'après la reconnaissance faite en 1893 sous la direction de l'ingénieur hydrographe Hanusse. Tampon du Service Hydrographique dans la marge inférieure. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VIETNAM/BAIE d'HALONG] Mer de Chine. Golfe du Tonkin. Baie d'Halong.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1936. 669 x 980 mm.

Grande carte marine figurant la Baie d'Halong au Vietnam, levée en 1906 et 1907 par Ricard, ingénieur hydrographe, et les officiers de l'aviso transport Manche commandé par les capitaines de frégate La Porte et Rageot de La Touche. La carte a été publiée une première fois en 1912, puis corrigée et publiée à nouveau en 1936. Elle montre la baie avec ses nombreuses petites îles, ainsi que l'ile de Cat Ba, nommée île de la Cac-Ba. Les côtes du Vietnam montrent la ville de Bai Chay, nommée Va-Chai, avec le logement du commandant, les casernes, ainsi que la ville de Hong Hai, orthographiée Hongay, où figurent le poste de milice, l'hôpital, l'église et le poste de douane. Les emplacements du blockhaus et des mines de charbon sont indiqués. La baie de Hong Hai est appelée Port Courbet. En haut à gauche figure un plan de la baie de Hong Hai, d'après le plan de la Société des Charbonnages du Tonkin dressé en 1930. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

SILVESTRE (Israël).

[PARIS] Perspective de la ville de Paris, veüe du Pont des Tuileries – Lutetiæ, e Ponte Laterariarum prospectus. Silvestre incidit Parisiis 1650. A Paris chez Israel, rue de l’Arbre Sec, au logis de Monsr le Mercier orfèvre de la Reyne, proche la croix du Tiroir.

1650. 303 x 640 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. Magnifique vue des rives de la Seine prise depuis l’ancien pont des Tuileries, aujourd’hui Pont Royal. On y voit notamment le Louvre, la Tour de Nesle, le Pont-Neuf, la Tour Saint-Jacques, Notre-Dame, ou encore le Pont-au-Change. Elle est ornée des armoiries royales et accompagnée de 6 lignes de description en français et en latin, et de 24 légendes numérotées, également en français et en latin. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Tache brune affectant la description en français. Faucheux, n°77.

SOTZMANN (Daniel Friedrich).

General Charte, in welcher alle Entdeckungen welche der Capitain Jacob Cook auf seinem drey grossen Welt Reisen gemacht hat.

Berlin, Haude und Spener, 1785. 574 x 896 mm.

Rare mappemonde centrée sur le Pacifique, afin de montrer les routes et découvertes des trois voyages du capitaine Cook. Elle a été gravée par Carl Jack d'après la carte anglaise dressée par Henry Roberts, lieutenant de la Marine royale britannique, qui accompagna Cook lors de ses trois voyages. La carte indique en traits pleins ou pointillés, les routes des trois voyages de Cook avec les dates, ainsi que les nombreux endroits où il a accosté au cours de ses 11 années en mer, également datés. Géomètre, graveur et géographe, Daniel Friedrich Sotzmann fut nommé géographe de l'Académie royale des sciences de Berlin en 1786, puis secrétaire et contrôleur du département d'ingénierie de l'Académie en 1787. Il poursuivit sa carrière comme dessinateur de cartes pour Schneider et Weigel, les héritiers Homann, Franz à Nuremberg et l'Institut géographique de Weimar. Il fut nommé conseiller militaire en 1802, puis ministre de la Guerre en 1804, mais il perdit la vue et se retira vers 1825. Il contribua à faire de Berlin un centre important pour la production de cartes (en collaboration avec Carl Jack) et fut responsable de la production de plus de 200 cartes, d'atlas et de globes, principalement des régions allemandes. Quelques rousseurs et traces de pliures, déchirures restaurées.

TAVERNIER (Jean-Baptiste).

Carte des Isles du Japon esquelles est remarqué la route tant par mer que par terre que tiennent les Hollandois pour se transporter de la ville de Nangasaqui à Jedo demeure du Roy de ces mesmes Isles.

[Paris, 1679]. 515 x 768 mm.

Très rare et exceptionnelle carte du Japon, gravée par Jean-Louis Durant, et l'une des plus grandes cartes de l'archipel, montrant la route des Hollandais de Nagasaki à Tokyo, anciennement Jedo ou Edo. Entre 1638 et 1668, Jean-Baptiste Tavernier, bijoutier et voyageur français, effectua six voyages en Perse, en Mongolie et en Inde, jusqu'aux frontières avec la Chine et le Japon. Il rapporta de ses voyages de nombreuses pierres et diamants, et en vendit une partie au roi Louis XIV pour la somme de trois millions. Bien qu'il ne soit jamais entré dans le Japon, Tavernier a inclus dans son carnet de voyage une description et une carte du Japon, établies à partir de sources qu'il avait recueillies aux Indes orientales. La carte contient quelques notes, notamment sur la ville d'Okasaki où l'on trouverait les plus belles femmes, ainsi que l'emplacement des mines d'or et d'argent. Près du mont Fuji, nommé Fusino amma, une note indique que la montagne est toujours recouverte de neige. Dans le lac Biwa, au nord de Kyoto, appelée ici Miaco ou Meaco, il est dit que de grandes quantités de saumon peuvent être pêchées. La carte montre le sud de l'île de Hokkaido, appelée Terre de Jesso, ainsi que les côtes de la Corée, et la mer du Japon est nommée Mer de Coréer. La carte est ornée de deux roses des vents et de deux vaisseaux néerlandais près de Nagasaki. Bon exemplaire. Rousseurs légères, petites taches dans la marge gauche. Walter, Japan. A cartographic vision. European printed maps from the early 16th to the 19th century, 35; Hubbard, The Mapping of Japan, 43 ; Campbell, MCC 36, Japan: European Printed Maps to 1800, 27.

TAVERNIER (Melchior).

[ÎLE de RÉ] Carte particulière des costes de Poittou Aunis, et de La Rochelle et du fort S.t Louys comme aussy de l'isle de Ré avec ses forts 1627.

[Paris, Melchior Tavernier], 1627 [1632]. 380 x 513 mm.

Belle carte gravée, issue du Théâtre géographique du royaume de France, figurant l'île de Ré et les côtes de Vendée entre La Tranche-sur-Mer et Angoulins. L'île de Ré est représentée en 1627, durant le siège que firent subir Louis XIII et Richelieu aux huguenots rochelais appuyés par les flottes anglaise et hollandaise. La carte indique les lieux où ont débarqué les Anglais. Rare état sans les plans des forts de La Prée et de Saint-Martin-de-Ré, et sans la représentation du blocus de Saint-Martin. Il semblerait que le cuivre ait été regravé afin de ne plus illustrer les événements militaires. Bon exemplaire. Coins inférieurs légèrement brunis, marges gauche, droite et inférieure coupées. Pastoureau, TAVERNIER II A ; Gaudillat, p. 116.

TESSIER (Alexandre).

[JEU de l'OIE] Le jeu de l'Oye renouvellé des Grecs.

Paris, Alex.dre Tessier, [circa 1825]. 364 x 430 mm.

Rare jeu de l'oie traditionnel composé de 63 cases numérotées. La dernière case montre une oie sur un piédestal, sous une couronne de fleurs suspendue. Les coins portent des textes de fables et de moralités. Éditeur d'estampes, Alexandre Tessier succéda à la Veuve Chéreau en 1820. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Impression faible par endroits, froissements dans les marges.

TURGIS (Louis).

L'Amérique - La America.

Paris, L. Turgis, [circa 1860]. Lithographie originale en couleurs (36,9 x 47,9 cm).

Belle estampe allégorique lithographiée en couleurs par Louis Turgis, illustrant la vie en Amérique du Nord dans la seconde moitié du XIXe siècle, et les relations entre Américains et Amérindiens. La scène montre un propriétaire de plantation en conversation avec trois Amérindiens. Derrière lui se tiennent son épouse et ses enfants. L'entrevue semble se dérouler sereinement, mais l'épouse montre un visage inquiet. Le propriétaire tient un fusil sur l'épaule, ainsi que l'un des Amérindiens. Au second plan, on peut voir des esclaves Noirs exécutant des travaux de récolte. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, essentiellement marginales.

TURQUIE.

Vue de la Mosquée bleue.

Vers 1920. Aquarelle originale sur carton non attribuée (50 x 30,3 cm.)

Très belle aquarelle originale représentant une vue de la Mosquée bleue. Construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Ier, elle l'une des mosquées historiques d'Istanbul. Elle est notamment connue pour les céramiques à dominante bleue qui ornent les murs intérieurs et lui ont valu son nom en Europe. Bon état de conservation.

TÄUBERT (Gustave).

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] Erinnerung an Prag.

Dresden, J. Braunsdorf, [circa 1850]. 420 x 535 mm.

Très rare et magnifique planche de souvenirs de Prague, dessinée d'après nature par Gustave Täubert et lithographiée en couleurs par Johann Riedel. Au centre figure une grande vue générale de la ville (245 x 360 mm) prise depuis la colline de Petřin (en allemand Laurenziberg), encadrée de 24 petites vues (environ 45 x 70 mm) montrant des monuments et lieux remarquables de la ville. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Très légères salissures marginales, petites déchirures dans la marge gauche.

VAYRON (François Benjamin).

Les étrangers à Paris. Visite avec itinéraire à ses principaux monuments.

Paris, G. Gautier, 1855. En 4 feuilles montées sur carton fort doublé de percaline moirée et repliées, de 495 x 630 mm.

Beau plan de Paris lithographié en couleurs, monté à la manière d'un plateau de jeu, orné de nombreuses vignettes figurant les monuments de Paris et des environs. Les itinéraires d'un monument à l'autre sont indiqués à l'aquarelle rouge. Avec 56 légendes. Coloris de l'époque. Rousseurs. Vallée, 1339.

VOUILLEMONT (Estienne) & FER (Antoine de).

[JEU de l'OIE] Le Jeu de France.

Paris, A. de Fer, 1671. 380 x 525 mm.

Seconde édition publiée par Antoine de Fer de ce très rare jeu de l'oie dédié aux provinces françaises, et gravé par Estienne Vouillemont. Il est composé de 63 cases en forme de cercles, chacune contenant la carte d'une province française, et d'une carte générale de la France au centre du jeu. Les explications et les loix du jeu, disposées aux 4 coins, donnent un aperçu des clichés et stéréotypes que les Parisiens appliquaient aux provinces françaises : "Qui ira en Bretagne cotté 13 après avoir fait la débauche dans Nantes avec les Bretons, il sy embarquera pour Bourdeaux en Guienne cotté 44 et paiera" ou "Qui ira en Provence cotté 58 il s'embarquera à Marseille dans le dessein de faire le voiage d'Italie, mais il sera pris par les corsaires d'Alger et il paiera rançon pour pouvoir continuer son jeu". Le jeu est orné d'un médaillon de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, le magistrat Guillaume de Lamoignon, premier président du Parlement de Paris. La première édition fut publiée par Pierre Duval en 1659. Très rare. Exemplaire aquarellé à l'époque. Manques au niveau de la dédicace, de la carte de France et de la province du Rouergue, amincissement du papier par endroits. Pelletier et Ozanne, pp. 132-133, fig. 70 (édition de Duval de 1659).

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan de Paris fortifié et des communes de la banlieue.

Paris, Garnier frères, [circa 1860-1865]. 0,81 x 1,14 m.

Très grand plan de Paris illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann, et l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. C'est aussi l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en ses 20 arrondissements créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Chaque arrondissement est divisé en quatre quartiers. Le plan montre les percées les plus récentes, et notamment la plus importante d'entre elles, le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, dont on voit ici une portion se poursuivre sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles, portion qui sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Le plan était à l'origine replié, les pliures ont été remises à plat. Très petit manque à deux intersections. Vallée, 3180.

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan illustré de la ville de Paris avec le système complet de ses fortifications et forts détachés, et des communes de la banlieue.

Paris, Fatout, 1847-1848. 0,84 x 1,06 m.

Très grand plan de Paris, gravé sur acier par Bénard, orné d'une cinquantaine de vignettes figurant des monuments, ponts ou places de Paris et de sa banlieue, et des 13 forts autour de Paris (Charenton, Nogent, Ivry, Bicêtre, Montrouge, etc). Avec liste alphabétique des rues, tableau des communes de la banlieue, distances entre les forts et le "mur d'octroi" ou barrière des Fermiers Généraux. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte bastionnée de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 13 figurent sur le plan. Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris, illustrées de locomotives. La ville est divisée en 12 quartiers. Bon exemplaire. La date de 1847 a été modifiée à l'encre par 1848. Vallée, 3184.

WEBB (Benjamin).

A Map of North America & the West India islands, with part of South America, Europe, Africa & the Atlantic ocean with its islands.

[circa 1770]. 262 x 454 mm.

Carte manuscrite sur papier, encre brune et aquarelle, montrant l'Amérique septentrionale, l'Atlantique, et l'ouest de l'Europe et de l'Afrique. Y sont figurés les limites territoriales, les principaux cours d'eau et les îles de l'Atlantique (Antilles, Açores, Canaries...). Y figurent également les colonies anglaises en Amérique. Cette carte a été réalisée peu après la signature du Traité de Paris qui mit fin à la guerre de Sept Ans. En effet, à côté du nom des îles des Antilles sont notés leurs tailles, la nation propriétaire et la date éventuelle de prise par les Anglais et celle de restitution en 1763. Avec cartouche de titre et un autre cartouche donnant les latitudes de plusieurs villes (qui ne se trouvent pas toutes sur la carte). Bien que rédigée en anglais, la carte semble avoir été dessinée par un allemand comme le laisse suposer la mention qui se trouve en bas à gauche de la carte: "Von Benjamin Webb gezeichnet" (dessiné par Benjamin Webb). Petites traces de frottements, marges écornées avec de petites déchirures et légers manques n'affectant pas le dessin.

WIT (Frederick de).

[BRÉSIL] Littora Brasiliæ - Pascaert van Brasil.

[circa 1680]. 483 x 563 mm.

Superbe carte des côtes du Brésil divisées en capitaineries, ornée d'un magnifique cartouche de titre illustré de scènes montrant des explorateurs et missionnaires portugais et hollandais, une cérémonie amérindienne et une scène d'exploitation minière. L'Atlantique est décoré de quatre navires et deux roses des vents. Le nord est placé à droite de la carte. Avec plus de 400 cartes et vues publiées entre 1648 et 1712, Frederick de Wit fut l'un des plus importants graveurs et éditeurs de cartes hollandais. En 1694, il acquit une partie des fonds de Blaeu et de Jansson vendus aux enchères 20 ans plus tôt. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs, manque comblé à l'extrême droite de la carte, au niveau de la mer.

WYTFLIET (Cornelis van).

[BRÉSIL] Brasilia.

[1607]. 228 x 286 mm.

Rare carte du Brésil, issue de l'atlas Descriptionis Ptolemaicæ augmentum. Sive Occidentis notitia. Cet atlas est le premier atlas consacré au seul continent américain. Il contient la première carte de la Californie et du sud-ouest des États-Unis, et la première carte mentionnant le nom Canada dans son titre. Les deux premières éditions furent publiées à Louvain en 1597 et 1598. L'atlas fut ensuite publié à Douai en 1603, avec un texte en latin, puis en 1605, 1607 et 1611 avec un texte français. Bon exemplaire. Petites rousseurs dans la marge inférieure, partie de la bordure de la marge gauche refaite.

WYTFLIET (Cornelis van).

Chica sive Patagonica et Australis terra.

[1607]. 227 x 292 mm.

Deux cartes sur la même feuille, illustrant la pointe sud de l'Amérique Latine et les terres australes. La première carte figure le sud de la Patagonie, le détroit de Magellan et la Terre de Feu. À droite du continent, face à la baie de San Julian, figurent les îles de Alencam. Il s'agit des îles Falkland ou Malouines. La seconde carte est une projection polaire montrant un immense continent austral et le cercle antarctique inconnu. On voit le sud de l'Afrique avec l'île de Saint-Laurent, actuelle Madagascar, les îles Salomon, la Nouvelle-Guinée, Sumatra, et, plus ou moins à l'emplacement de l'Australie, une île appelée Java Maior, dont Marco Polo disait que c'était la plus grande île du monde. La carte est issue de l'atlas Descriptionis Ptolemaicæ augmentum. Sive Occidentis notitia. Cet atlas est le premier atlas consacré uniquement au Nouveau Monde. Il contient la première carte de la Californie et du sud-ouest des États-Unis, et la première carte mentionnant le nom Canada dans son titre. Les deux premières éditions furent publiées à Louvain en 1597 et 1598. L'atlas fut ensuite publié à Douai en 1603, avec un texte en latin, puis en 1605, 1607 et 1611 avec un texte français. Bon exemplaire. Quelques rousseurs dans la partie gauche de la carte, coin supérieur droit refait. Fordham, MCC n°11, 1.