453 résultats

FER (Nicolas de).

La Terre Ferme et le Pérou avec le pays des Amazones et le Brésil dans l'Amérique méridionale.

1705. 229 x 341 mm.

Belle carte figurant la partie nord de l'Amérique Latine, avec partie de l'Amérique Centrale depuis Santa Fé au Panama. Elle a été dressée par Nicolas de Fer pour l'Atlas Curieux. La Terre Ferme ou Tierra Firme était le nom donné du temps de la colonisation de l'Amérique par la couronne espagnole au Venezuela, à l'Isthme de Panama et à une partie des territoires de la Colombie. Tandis que les côtes sont très détaillées, une partie de l'intérieur des terres, non encore suffisamment explorée, a été laissée vide. L'intérieur du Brésil, appelé Pays des Amazones, porte la mention "Ce vaste pays est appellé Brésil dont les costes seulement sont connues des Européens". La carte est décorée d'un cartouche de titre et d'une rose des vents. Nicolas de Fer fut un géographe, graveur et éditeur français, ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, FER I, 113.

FER (Nicolas de).

Lutèce conquise par les François sur les Romains ou second plan de la ville de Paris.

[Paris, circa 1720]. 446 x 554 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, grand traité méthodique de la police parisienne, publié entre 1705 et 1738, selon les éditions, par Nicolas Delamare, premier lieutenant général de police de Paris. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce second plan figure Paris en l'an 508, alors que Clovis, roi des Francs, a repris la ville aux Romains, et décide d'en faire la capitale du royaume des Francs. Lutèce prendra alors le nom de Paris, du nom de la tribu gauloise des Parisii qui occupait la région. L'Île de la Cité est encerclée d'une enceinte gallo-romaine, tout comme les quartiers de la Grève, de la Verrerie et de Saint-Jacques-de-la-Boucherie. On y voit les deux ponts reliant l'Île de la Cité aux rives de la Seine : le Petit-Pont, probablement le premier pont construit à Lutèce, et le Grand Pont, futur Pont Notre-Dame. La future place de Grève est ici appelée place du Marché. Le plan est accompagné d'une table de renvois et d'un historique de la ville. Bel exemplaire. Boutier, 155.

FER (Nicolas de).

Sixième Plan de la ville de Paris et ses accroissements, depuis le commencement du règne de Charles VII l'an 1422 jusqu'à la fin du règne d'Henry III l'an 1589.

[Paris, circa 1720]. 458 x 557 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, grand traité méthodique de la police parisienne, publié entre 1705 et 1738, selon les éditions, par Nicolas Delamare, premier lieutenant général de police de Paris. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce sixième plan figure Paris entre 1422 et 1589, sous les règnes d'Henri III et de Louis XIII, avec les nouvelles constructions et embellissements : reconstruction du Louvre par François Ier en 1530, destruction des hôtels des Ursins, de Bourgogne, d'Artois, de Fécamp et de Flandres pour laisser la place à de nouvelles rues, création du quai de la Tournelle en 1554, construction du château des Tuileries en 1564 sous l'impulsion de Catherine de Médicis, commencement des travaux de construction du Pont-Neuf en 1578, etc. Le plan est accompagné d'une table de renvois ornée d'attributs militaires et d'une description. Bel exemplaire. Minuscules galeries de ver dans la marge inférieure. Boutier, 159.

FLAMMARION (Camille).

Planisphère céleste contenant les principales étoiles visibles à l'œil nu dans les deux hémisphères, les étoiles doubles et variables.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1880. 490 x 645 mm.

Très beau planisphère céleste figurant les hémisphères austral et boréal, issu de l'Atlas universel, publié par Eugène Andriveau-Goujon. Il a été dressé par l'astronome Camille Flammarion, fondateur en 1883 de l'observatoire de Juvisy-sur-Orge, d'après le catalogue d'étoiles établi par Francis Baily en 1835. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

GAZETTE du BON TON & BARBIER (Georges).

Ah, Quel Beau Temps ! Robe d'après-midi de Paquin.

Juin 1913. 226 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe de Jeanne Paquin en foulard imprimé, garnie d'un col et de parements en tissu éponge. La ceinture est de cuir rouge. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BARBIER (Georges).

Vichy (I) ou Soyez tous bien sages.

Eté 1915. 212 x 320 mm.

Belle et grande planche gravée et finement coloriée au pochoir, avec rehauts d'or, présentant dix modèles de robes : 1. Robe de bébé en tulle blanc, veste de taffetas bleu. Costume de Paquin. 2. Batiste jaune disposée en bouillonnés, des épaules au bas des hanches. Les pans de la redingote sont incrustés de dentelle blanche et dégagent une jupe plissée très finement. Costume de Doucet. Chapeau de Georgette. 3. Robe de linon blanc, très ample, incrustée de fonds de bonnets au point de Beauvais. Boléro de soie grasse bleu marine à revers de velours bleu. Costume de Beer. Chapeau de Lewis. Bottes de Greco. 4. Redingote en satin ivoire à godets exagérés sur les côtés, une ceinture en pareil. Col de petit gris. Costume de Chéruit. 5. Taffetas bleu ciel très ample, avec plis cerceaux sur les côtés seulement. Le corsage s'échancre en rond sous un col Franz Hals en linon brodé à jours. Costume de Martial et Armand. Chapeau de Camille Roger. Bottes de Ducerf. 6. Aube de tulle et mousseline, brodés et plissés sur un fond de taffetas bleu passé. Costume de Chéruit. 7. Chemise de Marceline chair brodée d'argent. Costume de Chéruit. 8. Robe de lingerie blanche en mousseline brodée à la main ; la jupe est à deux étages rayés de ganses blanches. Ceinture en ruban pékiné de trois tons. Costume de Premet. Chapeau de Maria Guy. 9. Robe de lingerie blanche sur fond de satin bleu. Les deux volants de la jupe sont faits d'applications sur tulle et le corsage de tulle uni. Costume de Callot. 10. Robe-chemise en tussor rose incrusté de broderies blanches. Chapeau de Callot. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BARBIER (Georges).

Vichy (II) ou Le Jeu des Marionnettes.

Eté 1915. 213 x 320 mm.

Belle et grande planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant dix modèles de robes : 11. Robe de mousseline de soie blanc gris sur fourreau gris. Deux volants de dentelle forment tunique. Ceinture de moire noire. Costume de Callot. Chapeau de Georgette. 12. Linon rose brodé de motifs de fine dentelle. Ceinture de peau de daim blanche. Costume de Jenny. Chapeau de Georgette. Bottes de Généra. 13. Robe en tulle et faille rose ancien, col bordé d'hermine. Costume de Paquin. 14. Soie et voile "canari" alternés à la jupe et au corsage, fine broderie au corsage. Costume de Martial et Armand. Chapeau de Camille Roger. 15. Douillette pour bébé en broderie et soie blanche. Costume de Callot. 16. Robe en crêpe satin noir recouverte de tulle-dentelle blanc. Ceinture de poult de soie bleu ancien, bordé de petites roses roses. Costume de Dœuillet. Chapeau de Magdeleine. 17. Robe de bébé, en forme de gandourab de soie blanche traversée de deux bandes de cachemire or sur rouge. Costume et chapeau de Lanvin. Souliers de Couquet. 18. Robe de crépon de soie blanche bordée de bleu sombre. Des manières de poches en broderie bleu Delf de chaque côté de la ceinture. Costume et chapeau de Lanvin. Souliers de Couquet. 19. Jupe de crêpe français "tilleul" inégalement arrondie au bas et ornée de plis "religieuse." Boléro de pékin bleu et vert sombre sur corsage de crêpe. Costume de Paquin. Chapeau de Camille Roger. 20. Étamine rose découpée en dents carrées brodées de soutaches blanches. Costume et chapeau de Lanvin. Souliers de Couquet. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BRISSAUD (Pierre).

Entre Chien et Loups. Robe de ville de Worth.

Décembre 1912. 205 x 136 mm.

Planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe d'après-midi de Worth en moire taupe bordé de skungs noir, ainsi que la jaquette "Moscowite" dont le col est d'Irlande et la ceinture de soie bleue Gentiane. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BRISSAUD (Pierre).

Une Chinoise. Costume de divertissement par Dœuillet.

Février 1913. 203 x 132 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un manteau chinois rouge et noir de Georges Dœuillet, doublé de soie et couvrant un panier de satin sur une jupe de soie brodée d'une guirlande. La robe de dessous est en crêpe de Chine. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & BRISSAUD (Pierre).

Vive Saint-Cyr ! Robes d'été de Jeanne Lanvin.

Juillet 1914. 207 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant deux robes d'été de Jeanne Lanvin. La robe de jeune fille est en linon blanc brodé de soutaches, avec une ceinture perlée sur taffetas. La robe de fillette est en crêpe de Chine bleu et en serge blanche, avec une petite broderie bleue. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & DAMMY (H. Robert).

Le soir tombe... Robe du soir de Doucet.

[Décembre 1912]. 206 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe de soirée de Jacques Doucet en satin noir bordé de skungs et recouverte d'une tunique drapée de Malines. Le manteau de velours noir est doublé d'une soie à ramages. Le col et les manches sont en renard blanc. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & GOSÉ (Francisco Javier).

Un Loup en cage - Costume de "Maya" par Worth.

Février 1913. 205 x 136 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une "Maya" habillée par Worth, vêtue d'une robe à panier de taffetas changeant bordé de ruche, sur une jupe de Tartalane blanche à girandole de roses de velours. Elle est coiffée d'une mantille noire sur ses cheveux poudrés où est piquée une rose. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GAZETTE du BON TON & LEPAPE (Georges).

Serais-je en avance ? Manteau de théâtre de Paul Poiret.

Décembre 1912. 210 x 134 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un manteau de théâtre de Paul Poiret en drap de soie jaune auréolin garni de skungs. Les emmanchures et l'agrafe sont de broderies du même ton qui laissent apercevoir la doublure de satin vert bleu. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

GIRARD (Xavier).

Plan géométral de la ville de Paris.

Paris, J. Andriveau-Goujon, 1844. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,99 x 1,30 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Beau plan mural de Paris dressé en 1844 par Girard, géographe des postes. La ville est divisée en 12 municipalités, chacune aquarellée d'une couleur. Les noms des 48 sections (4 par municipalité) sont inscrits sur des petits drapeaux, également aquarellés. Le plan est encadré d'une bordure décorative ornée aux quatre coins d'un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Vallée, 1375 (édition de 1840).

GRENIER (Yves).

[CHASSE au RHINOCÉROS] Chasse au rhinocéros. Cap de Bonne Espérance (Natal).

Paris, Wild, [circa 1860]. 448 x 602 mm.

Belle et grande scène de chasse au rhinocéros au Cap de Bonne-Espérance, dessinée et lithographiée en couleurs par Yves Grenier. La scène montre trois Européens et trois Africains. L'un des Européens vient de tomber de son cheval et se trouve terrassé par un rhinocéros, tandis que les autres personnages tentent de le sauver, à l'aide de leur fusil ou de leur gourdin. Bel exemplaire.

GRENIER (Yves).

[CHASSE au TIGRE] Chasse au tigre. Asie.

Paris, Wild, [circa 1860]. 450 x 611 mm.

Belle et grande estampe figurant une scène de chasse au tigre en Inde, dessinée et lithographiée en couleurs par Yves Grenier. Bel exemplaire.

GUATEMALA. — LOCKHORST (Bernard van).

État de Guatémala (Amérique Centrale).

Paris, 1843. Lithographies originales (environ 29 x 35 cm).

Rarissime ensemble de 10 planches lithographiées par François Joseph Dupressoir d'après des croquis de Bernard van Lockhorst : - Vue de la grande place et du Palais du Gouvernement à Guatémala-Nueva. - Vue de la maison habitée par la Commission d'Exploration envoyée par la Compagnie Belge de Colonisation dans l'état de Guatémala. - Vue prise au fond de la Baie de Santo-Thomas. - Vue d'Isabal, prise du lac de ce nom (District de Santo Thomas). - Intérieur du Couvent de San-Geronimo. - Vue prise des hauteurs de Guénas, près Guatémala Antigua. - Vue du lac Atitlan, à 27 lieues de Guatémala. - Vue de l'entrée du Rio-Dulce, (prise de Linvingston). - Vue de Boca Nueva, Vera-Paz. - Consécration de la Chapelle de la Communauté de l'Union. Santo Thomas de Guatemala. Ces vues du Guatemala furent dessinées par Bernard van Lockhorst, attaché à la Commission d'Exploration mise en place par le gouvernement belge lors du projet de colonisation au Guatemala. En 1831, la Belgique prit son indépendance des Pays-Bas, et ne possèdait plus aucune colonie ni marine militaire. Le nouveau roi Léopold Ier, se sentant à l'étroit dans son petit territoire, estima nécessaire de doter le pays d'une colonie, et décida de fonder une colonie belge à Santo Tomas de Guatemala, dans le golfe du Honduras. À cet effet la Compagnie Belge de Colonisation fut créée en 1841. Celle-ci mit en place la Commission d'Exploration, à laquelle fut attaché Bernard van Lockhorst, en qualité de dessinateur. En janvier 1842, la Compagnie et la Commission arrivèrent au port de Santo Tomas. Les premiers colons, pour la plupart sans formation, s'y installèrent en mars 1843. Mal organisée, insuffisamment ravitaillée, victime de dissensions internes, la colonie périclita très vite. Le projet se soldera par un échec et le rapatriement des colons, à peine dix ans après leur implantation. Rarissimes estampes non référencées dans les bibliographies usuelles, et sur lesquelles nous n'avons pas trouvé d'informations. La Bibliothèque Nationale de France possède un album de 16 lithographies ; la New York Public Library possède également un album de 16 planches dont deux sont de Francisco Cisnéros ; la Bibliothèque Nationale de Colombie possède 9 planches dont 2 sont différentes de notre suite ; la Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1843, mentionne 7 planches. Quelques salissures marginales, déchirure marginale à une planche restaurée.

GUESDON (Alfred).

[CRIMÉE/SÉBASTOPOL] Théâtre de la guerre en Crimée. Position des Armées Alliées et Russes devant Sébastopol - Theatre of the war in Crimea. Position of the Allied and Russian Armies before Sevastopol.

Paris, Wild, [circa 1860]. 457 x 562 mm.

Belle et grande estampe figurant les positions des armées alliées et russes lors du siège de la ville de Sébastopol en Crimée, dessinée par Alfred Guesdon d'après les plans et dessins de l'État-Major et lithographiée en couleurs. Ville stratégique située sur les rives de la Mer Noire, Sébastopol était le port d'attache de la Marine impériale russe dont la flotte menaçait la Méditerranée. Le siège de la ville débuta le 18 octobre 1854. Ce fut l'épisode principal de la Guerre de Crimée qui opposa, de 1853 à 1856, l'empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et qui s'acheva par la défaite de la Russie. Le siège dura onze mois, d'octobre 1854 à septembre 1855. Il fut meurtrier et marqué par de nombreuses épidémies, et s'acheva par la défaite de la Russie, entérinée par le Traité de Paris de 1856. Les principaux lieux, bâtiments et positions des armées sont numérotés et légendés au bas de l'estampe. Peintre, lithographe et architecte nantais, Alfred Guesdon fut d’abord élève à l’École des Beaux-Arts de Paris comme architecte. Il voyagea beaucoup dans les années 1850, en Suisse, en Italie et en Espagne. Il fit publier ses Vues à vol d’oiseau des principales villes d’Europe du sud par les éditions Hausser et Delarue à partir de 1845. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, plus prononcées dans la marge inférieure.

HERISSON (Eustache).

Carte de l'Amérique septentrionale & méridionale, où se trouvent les trois voyages de Cook et ceux de Mackenzie, Vancouver et La Pérouse.

Paris, Basset, 1810. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 0,84 x 1,17 m.

Belle et rare carte murale de l'Amérique, dressée par Eustache Hérisson, élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. La carte montre les routes des grands voyages de La Pérouse entre 1785 et 1788, de Mackenzie à l'extrême nord du continent, de Vancouver, ainsi que les trois voyages du capitaine Cook effectués entre 1768 et 1780. En carton figurent six petites cartes des îles de Saint-Domingue, Portorico, la Guadeloupe, la Martinique, Sainte-Lucie et Tobago. Bel exemplaire, replié, contours aquarellés à l'époque. Petites taches claires au bas de la 1ère feuille.

HERISSON (Eustache).

Carte générale de l'Asie, où se trouvent les découvertes faites par Bougainville, Dampierre et La Pérouse.

Paris, Basset, 1819. En deux feuilles jointes de 0,86 x 1,17 m.

Belle carte murale de l'Asie, dressée par Eustache Hérisson, élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. Elle montre les routes des voyages de James Cook, Louis-Antoine de Bougainville, William Dampier et du comte de La Pérouse. Bel exemplaire aux contours coloriés à l'époque. Rare édition à la date de 1795. Contours aquarellés à l'époque. Exemplaire replié. Quelques rousseurs et traces d'humidité, petit manque au niveau de la pliure centrale dans la marge supérieure.

HOFFBAUER (Fédor).

Cité et Pont-Neuf (1840).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 245 x 305 mm.

Belle chromolithographie figurant le Pont-Neuf et l'Île de la Cité en 1840, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. On aperçoit au premier plan les Bains de la Samaritaine, bains flottant sur le quai de la Mégisserie, la Conciergerie, la rue de Harlay, le quai de l'Horloge, la place Dauphine, le Pont Saint-Michel et la statue équestre de Henri IV. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Grand Châtelet et Pont au Change 1647-1788.

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 230 x 297 mm.

Belle chromolithographie figurant le Grand Châtelet et le Pont au Change en 1647, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. Forteresse construite au XIIe siècle, le Grand Châtelet fut démoli en 1802 pour aménager la place du Châtelet. Le Pont au Change était occupée par de nombreuses habitations, qui furent détruites en 1788. L'estampe montre également la rue Trop Va Qui Dure, située au bout du Pont au Change, le quai de la Mégisserie, la rue de la Saunerie, disparue en 1854 lors de la construction du théâtre du Châtelet, et le sommet de la Tour Saint-Jacques. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

La Cité entre le Pont Notre-Dame et le Pont au Change (1621).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 237 x 300 mm.

Belle chromolithographie figurant l'île de la Cité entre le Pont Notre-Dame et le le Pont au Change en 1621, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. On y voit le port aux Œufs, l'un des anciens ports de Paris, avec ses habitations, ainsi que le Pont au Change, également avec ses habitations. Le Pont au Change, en flammes, et appelé Pont aux Changeurs. Les maisons le long du port aux Œufs sont nommées : Maison du Plat d'Étain, Maison des trois Faucilles, Maison du Croissant, Maison de la Cloche, Maison du Petit Cygne ou encore Maison des 2 Anges. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

La Cité et le Pont-Neuf (1665).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 249 x 303 mm.

Belle chromolithographie figurant le Pont-Neuf et l'Île de la Cité en 1665, sous le règne de Louis XIV, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. Contrairement aux autres ponts parisiens, le Pont Neuf n'était pas chargé de maisons. Comme le montre l'estampe, ses trottoirs, en revanche, étaient garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670. Au bout du pont, sur la gauche, on voit la pompe de la Samaritaine, pompe sur pilotis qui permettait d'amener l'eau de la Seine au Louvre et aux Tuileries. L'estampe montre également la rue de Harlay, le quai de l'Horloge, appelé quai des Morfondus, la place Dauphine, le Pont Saint-Michel et la statue équestre de Henri IV, appelée Le Cheval de Bronze. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Lutèce.

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 284 x 369 mm.

Belle chromolithographie figurant Paris à l'époque gallo-romaine, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. En 56 av. J.-C., Paris, nommée Lutetia par les Romains, est conquise par le général romain Titus Labienus au cours de la guerre des Gaules. En l'an 508, Clovis, roi des Francs, reprend la ville aux Romains, et décide d'en faire la capitale du royaume des Francs. Lutèce prendra alors le nom de Paris, du nom de la tribu gauloise des Parisii qui occupait la région. L'estampe montre Lutèce avec son Palais et sa Citadelle, l'aqueduc d'Arcueil, la montagne Sainte-Geneviève, appelée Mons Lucotitius, l'amphithéâtre, et au loin, la butte Montmartre, appelée Mons Martis, et les Temples de Mercure et de Mars. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Marché des Innocents (1855).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 256 x 303 mm.

Belle chromolithographie figurant la place des Innocents et son marché en 1855, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. Le marché des Innocents fut installé en 1788, puis supprimé en 1860. L'estampe montre également la rue aux Fers, aujourd'hui disparue, la rue Saint-Denis, la rue Aubry le Boucher, et la rue du Charnier des Innocents, renommée rue des Innocents en 1864. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Notre Dame (1881).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 250 x 334 mm.

Belle lithographie figurant Notre-Dame en 1881, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. L'estampe montre Notre-Dame et ses jardins vus depuis le pont de la Tournelle, ainsi que le pont de l'Archevêché, le Pont au Double et le Pont Saint-Louis. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Palais des Tuileries (1879).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 246 x 316 mm.

Belle lithographie figurant les vestiges du Palais des Tuileries en 1879, dont une grande partie fut détruite lors de la Commune de Paris en 1871. La vue est prise depuis le quai d'Orsay, et montre le Pont Royal, le Pavillon de Flore et les bâtiments du Musée du Louvre. Le Pavillon de Flore faisait autrefois partie du Palais des Tuileries. À l'arrière du Pavillon de Flore, on peut voir le ballon captif fabriqué par Henri Giffard pour l'Exposition Universelle de 1878. Cette attraction unique, installée aux Tuileries, proposait une ascension de 500 mètres au-dessus de Paris, pour une capacité de 40 passagers. Au loin, on aperçoit le Pavillon de Marsan. La vue est issue de l'ouvrage Paris à travers les âges, l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Plan de Paris sous le règne de Henri II par Olivier Truschet et Germain Hoyau.

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 380 x 465 mm.

Beau plan de Paris lithographié en fac-simile, issu de l'ouvrage Paris à travers les âges. Le plan de Paris d'Olivier Truschet et Germain Hoyau, plus connu sous le nom de "plan de Bâle", du nom de la ville qui conserve l'unique exemplaire connu de nos jours, a été gravé vers 1553. Il est orné, en haut à gauche, des armoiries de France, entourées du collier de Saint-Michel et surmontées de la couronne fermée ; à gauche de ces armoiries figurent trois croissants entrelacés, emblème d'Henri II ; en haut à droite, les armoiries de Paris, tandis que les angles sont décorés de quatre têtes d'anges aux joues gonflées, symbolisant les vents. Le plan figure le pont Saint-Michel avec sa récente double rangée de maisons (1547), le nouvel arsenal royal (1549), un certain nombre de bâtiments achevés en 1550, dont les portes de Nesle et de Bussy. C'est également le seul plan du XVIe siècle qui présente le nouvel Hôtel de Ville encore inachevé. En revanche le Louvre conserve son architecture médiévale, avec créneaux et donjon central. Il a pu être daté vers 1553, grâce à l'absence du grand fossé bastionné de l'Arsenal à la Bastille, commencé en 1552. L'occident est placé au bas du plan, de manière à présenter de face les portails de la majorité des églises. Le seul exemplaire actuellement connu de ce plan est à la bibliothèque universitaire de Bâle. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire. Boutier, 7b, Fac-similé.

HOFFBAUER (Fédor).

Quai de la Cité et Marché aux Fleurs (1876).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 253 x 300 mm.

Belle lithographie figurant le Quai de la Cité, renommé quai de la Corse en 1929, et le Marché aux Fleurs, en 1876, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. L'estampe montre également une partie du quai de l'Horloge, avec la Tour de l'Horloge et la Conciergerie. Sur le quai de la Cité, on peut voir l'enseigne Noyau de Poissy. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOFFBAUER (Fédor).

Square du Temple (1881).

Paris, Firmin-Didot et Cie, [1875-1882]. 239 x 333 mm.

Belle lithographie figurant le square du Temple en 1881, issue de l'ouvrage Paris à travers les âges. C'est sous Napoléon III que le square du Temple fut dessiné par Adolphe Alphand, directeur du Service des Promenades et Plantations de Paris, et construit en 1857. À l'arrière du square figure le marché du Temple et ses pavillons métalliques. Paris à travers les âges est l'un des plus beaux livres sur Paris, présentant l'évolution des monuments et quartiers historiques de Paris à diverses époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe. Bel exemplaire.

HOMANN (Héritiers de).

[PANAMA] Portus Pulchri in Isthmo Panamensi - Scenographia Portus Pulchri.

[Nuremberg], Homann Héritiers, 1740. 480 x 282 mm.

Estampe en deux parties, dédiée à la bataille de Portobelo, en latin Portus Pulchri, forteresse espagnole située au nord de l'isthme de Panama. La partie haute est occupée par une carte figurant la baie de Portobelo, occupée par la flotte anglaise. Portobelo est représentée, avec son port et ses forteresses. La partie basse figure l'entrée de la flotte anglaise dans la baie de Portobelo. Sur la gauche, on peut voir le fort Iron, et sur la droite, la forteresse de la Gloria, la ville de Portobelo et le fort San Jerónimo. La carte et la vue sont accompagnées d'une description et d'une table de légendes, en allemand. La bataille de Portobelo se déroula le 1er décembre 1739. C'est la première grande action de la Guerre de l'Oreille de Jenkins, conflit colonial opposant les Britanniques aux Espagnols, ainsi nommé en référence à Robert Jenkins, capitaine d'un navire marchand anglais dont l'oreille fut tranchée par un capitaine de la marine espagnole. La bataille de Portobelo s'acheva avec la prise et la destruction de la ville par la flotte britannique commandée par l'amiral Edward Vernon. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petits trous dans le titre général, trace de pliure au niveau du second titre.

HOMANN (Johann Baptist).

[AQUITAINE] Tabula Aquitaniæ complectens gubernationem Guiennæ et Vasconiæ exhibita.

Nuremberg, [circa 1720]. 478 x 570 mm.

Belle carte de l'Aquitaine, comprenant les gouvernements de la Guyenne et de la Gascogne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré des armoiries de la France portées par deux personnages féminins, dont l'un tient un caducée, de la déesse Athéna, dont le bouclier porte les armoiries de l'Aquitaine, d'un Neptune et de deux angelots, dont l'un tient une citadelle dans les mains. En haut à droite, la carte est décorée des plans de Bayonne et de Blaye, et d'une vue générale de Bordeaux. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petites galeries de ver comblées dans la partie haute de la carte, petites déchirures restaurées au bas.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[COLOMBIE/BOGOTA] Carte du cours de Rio Meta et d'une partie de la chaîne orientale des montagnes de la Nouvelle Grenade.

[Paris], 1813. 232 x 495 mm.

Rare carte figurant une partie du royaume de la Nouvelle-Grenade, actuelle Colombie, avec le cours du Río Meta, rivière de Colombie traversant la vaste plaine des Llanos, jusqu'à son embouchure dans l'Orénoque, à la frontière avec le Venezuela. La carte a été gravée par Tardieu d'après les esquisses de Humboldt, pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait l'ouvrage intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend à l'ouest jusqu'au Río Magdalena, entre la ville de Bohorquez, nommée Bojorque, et Natagaima, orthographiée Natagayma. À l'est du royaume de Nouvelle-Grenade, on voit également la chaîne des plateaux d'altitude, appelés paramos. À l'emplacement de l'actuelle Bogotá figure la ville de Santa Fé, dont le nom complet était Santa Fé de Bogotá. On peut également lire la mention Plateau de Bogota (1350 t). Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1801, il explora le royaume de la Nouvelle-Grenade. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[MEXIQUE/MEXICO] Carte de la vallée de Mexico et des montagnes voisines esquissée sur les lieux en 1804, par Don Louis Martin.

Paris, 1808. 392 x 457 mm.

Rare carte détaillée figurant les environs de la ville de Mexico, dessinée sur les lieux par Don Louis Martin en 1804, rédigée et corrigée en 1807 d'après les opérations trigonométriques de Don Joaquin Velasquez, et d'après les observations astronomiques et les mesures barométriques du baron de Humboldt par Jabbo Oltmanns. La carte a été gravée pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait le très important ouvrage de Humboldt intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend du nord au sud entre Tula et Jiutepec, orthographiée Jautepec, et d'ouest en est entre Toluca et Puebla de Los Ángeles. Le relief est bien détaillé, avec les chaînes de montagnes, les lacs et les volcans, dont ceux de Popocatépetl et de Iztaccíhuatl, au sud-est de Mexico. Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1803, il explora le royaume de la Nouvelle-Espagne, actuel Mexique. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[ÉQUATEUR/GUAYAQUIL] Radeau de la rivière de Guayaquil.

[1810]. 335 x 411 mm.

Belle estampe figurant un radeau sur le Río Guayas, dans la ville de Guayaquil, au sud-ouest de l'Équateur. Elle a été dessinée par Pierre Antoine Marchais d'après une esquisse de Humboldt, et gravée par Bouquet. Elle est issue de l'Atlas pittoresque des Vues des Cordillères et monumens des peuples indigènes de l'Amérique. L'estampe montre trois personnages masculins à bord d'un grand radeau. Ces grands radeaux, que l'on appelait balzas, étaient utilisés pour la pêche ou le transport des marchandises, sur les côtes du Pacifique et à l'embouchure de la rivière Guayas, que l'on appelait Guayaquil. Le radeau, chargé de fleurs et de fruits, est figuré au moment où il est mis à l'ancre. On distingue des ananas, des avocatiers, des régimes de bananes ou encore des feuilles de cocotiers. Ces derniers ont été dessinés d'après Turpin et Poiteau. À l'avant du radeau, un homme est occupé à un fourneau. Naturaliste allemand, le baron de Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804, en compagnie du botaniste Aimé Bonpland. En 1801, ils explorèrent le vice-royaume de la Nouvelle-Grenade, qui couvrait les actuels Panama, Venezuela, Équateur et Colombie. Durant leur périple en Équateur, Humboldt et Bonpland firent l’ascension de plusieurs volcans: le Pichincha (4784m), le Cotopaxi (5911m), l'Antisana (5752m), l'Illiniza (5126m) et surtout le Chimborazo (6263m), considéré alors comme la plus haute montagne du globe. Humboldt rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs légères dans les marges, marge inférieure coupée avec la mention "De l'Imprimerie de Langlois".

IMAGERIE de LILLE & RÉVOLUTION de JUILLET.

Action héroïque du jeune Darcole dans la journée du 28 juillet 1830 - Départ des troupes françaises pour Alger - Attaque du Fort l'Empereur, près Alger, le 4 juillet 1830.

Lille, Castiaux et Imprimerie de Blocquel, [circa 1830]. En deux feuilles jointes de 400 x 168 mm.

Rare estampe gravée sur bois et finement coloriée à l'époque, illustrant la révolution de Juillet, qui se déroula sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites Trois Glorieuses. La première vignette représente le jeune républicain d'Arcole, abattu le 28 juillet 1830, alors qu'il plantait un drapeau tricolore sur le pont du même nom. La seconde figure le départ de Toulon de l'expédition d'Alger le 25 mai 1830. La troisième montre l'attaque et la prise par les troupes françaises du Fort l'Empereur à Alger le 4 juillet 1830. Légers froissements dans les marges supérieure et droite, traces de bande adhésive dans la marge gauche.

INSELIN (Charles).

[ORLÉANS] Plan de la ville d'Orléans.

Orléans, Herman, [entre 1700 et 1706]. 440 x 569 mm.

Beau et rare plan figurant la ville d'Orléans au tout début du XVIIIe siècle, dessiné et gravé par Charles Inselin, et publié par Herman à Orléans. Le plan est placé dans un encadrement à la manière d'un tableau. Il est orné d'un cartouche de titre contenant une courte description de la ville, d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Pierre-Armand du Cambout de Coislin, évêque d'Orléans (1636-1706), et d'une rose des vents. Le plan est présenté et dédié par l'éditeur Herman. Le plan est assez bien détaillé. Les principaux édifices (bâtiments religieux, maison du roi, hôpital) y sont représentés en élévation. Un clocher a été ajouté à la cathédrale pour relever le monument. L'ancien clocher avait été démoli en 1691, et le nouveau ne fut construit qu'en 1708. Le Pont des Tourelles, plus ancien pont d'Orléans, est ici dénommé Le Pont à 170 toises. Ce pont était situé au-dessus de l'îlot formé des mottes Saint-Antoine et des Poissonniers (ou motte des Chalands-percés). Il sera détruit en 1760, et remplacé à quelques mètres de là par le Pont Royal, actuel Pont Georges V. On voit sur le pont le monument élevé en l’honneur de Jeanne d’Arc, avec la légende La Pucelle d'Orléans. À droite du plan figurent une petite carte des environs d'Orléans et une description historique de la ville. Très rare seconde édition mise à jour et publiée par Herman entre 1700 et 1706. Sur cette édition a été ajouté le ravelin ou demi-lune (fortification extérieure en forme de V) à l'entrée de la porte Bourgogne, à l'est de la ville. L'orientation du plan est indiquée par une rose des vents placée en haut. Bon exemplaire. Petite tache d'encre noire au niveau de l'un des bateaux sur la Loire, petite galerie de ver restaurée. Vergnaud-Romagnési, C.-F., Histoire de la ville d'Orléans, 1830, pp. 29-30.

J. COVENS & FILS.

Carte de France divisée en 83 départements suivant les décrets de l'Assemblée Nationale.

Amsterdam, J. Covens & fils, [1791]. 478 x 613 mm.

Rare édition de Jean Covens & fils (circa 1788-1794), et l'une des toutes premières cartes des départements français, publiée un an après leur création. Belle carte de la France, ornée d'un titre inscrit sur un piédestal, et d'une carte de la Corse, avant que celle-ci ne soit, en 1793, divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud. Les contours aquarellés indiquent la division de la France en 83 départements, mais ce sont les noms des régions qui sont indiqués, et non les noms des départements. Chacun d'eux a été numéroté en manuscrit à l'encre. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Taches dans la marge supérieure. Naamlijst van Nederduitsche boeken, gedurende het jaar 1790 ... landkaarten, p. 116.

JAILLOT (Alexis-Hubert) & DESNOS (Louis-Charles).

L'Amérique divisée en septentrionale et méridionale subdivisée en ses principales parties - L'Amérique divisée en ses principales parties sçavoir dans la Septentrionale les Terres Arctiques, le Canada ou Nouvelle France, la Floride, la Nouvelle Espagne et le Nouveau Mexique ; dans la Méridionale la Terre Ferme, le Pérou, le Chili, la Terre Magellanique, le Paraguay, le Brésil. Les isles de Terre Neuve, Antilles, Magellaniques et de Californie.

Paris, Desnos, 1782. En quatre feuilles jointes formant une carte de 1,12 x 1,32 m.

Très belle carte murale du continent américain, dressée par Alexis-Hubert Jaillot, mise au jour et publiée par Louis-Charles Desnos en 1782. Cette carte est une version très agrandie de la carte de l'Amérique de Jaillot, en deux feuilles, publiée en 1695. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries royales du dédicataire, le dauphin Louis de France, duc de Bourgogne, d'un couple d'Amérindiens avec leur enfant, et de deux singes tenant chacun un perroquet. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune François et l'Atlas François. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Bel exemplaire aquarellé. Petites déchirures et froissements en bordure des marges, renforcements au niveau des pliures. Wagner, 441 (édition de 1695).

JAILLOT (Alexis-Hubert).

[THÉBAÏDE/ASCÉTISME CHRÉTIEN] Les déserts d'Égypte, de Thébaïde, d'Arabie, de Sirie, &c où sont exactement marqués les lieuz habitez par les Saincts Pères des déserts.

Paris, E. Michalet, 1692. 560 x 765 mm.

Magnifique carte figurant l’Égypte avec la Thébaïde, région méridionale de l’Égypte antique dont la capitale était Thèbes. La carte couvre également le nord de la péninsule arabique avec l'Arabie Saoudite, dénommée Arabie Déserte, la Palestine, la Syrie et l’île de Chypre. Très belle carte illustrant l'histoire de l’ascétisme chrétien et des tous premiers ermites qui se retirèrent dans les déserts de la Thébaïde. Elle est décorée d'une multitude de petites scènes commentées, représentant les exploits légendaires de ces premiers ermites, parmi lesquels figurait Pachomius (saint Pacôme ou Pacôme le Grand), vétéran de l’armée romaine et fondateur du premier monastère, que l’on voit ici instruire un groupe d’initiés dans le désert de Thèbes. Dans le désert d’Arabie, on voit une scène montrant des anachorètes, ou moines solitaires, brûlés par les Sarrasins. Près d'Antioche, on peut voir la colonne au sommet de laquelle se retira saint Siméon Stylite, qui passa là trente-six années à prier et à prêcher la bonne parole aux nombreux pèlerins qui venaient écouter le célèbre saint homme. Au nord de l’Égypte, dans le désert de Nitrie, figure un lac montrant un dragon ailé. Les déserts sont nommés : en Égypte, désert des Cellulles, désert de Sceti, désert d'Aphrodite, désert de Porphirion et de Calame ; en Arabie Saoudite, désert de Cades, désert d'Elem, désert de Pharam, désert de Sodome, désert de S.te Marie ; en Syrie, désert de Calcide. Dans la Méditerranée figurent deux barques, avec la légende "S. Hilarion arreste et fait reculer une barque de pyrates qui le poursuivoient et estoient prest de le joindre". Il s'agit d'Hilarion de Gaza ou Hilarion le Grand, ascète chrétien considéré comme le fondateur de la vie monastique en Palestine. La carte est décorée d'un très beau cartouche de titre montrant les deux célèbres ermites saint Paul et saint Antoine, ce dernier étant connu comme le premier moine chrétien. Les deux saints sont également représentés sur la carte, dans une scène légendée "S. Antoine enterre S. Paul. S. Paul mort". En bas à gauche figure le cartouche contenant l'échelle en lieues du chemin, en bas à droite une belle rose des vents. Les villes principales sont signalées à l'aquarelle rouge. Le nord est placé à droite de la carte. La carte est issue de la contrefaçon hollandaise de l'Atlas Nouveau de Jaillot, publiée en 1692. Bel exemplaire brillamment colorié à l’époque. Rare dans de tels coloris. Petite déchirure dans les marges droite et supérieure, manque de papier au coin supérieur gauche. Pastoureau, JAILLOT I D, 107.

JEAN (Pierre).

[JEU de l'OIE] Le jeu de l'Oye renouvellé des Grecs.

Paris, Jean, [circa 1810]. 364 x 430 mm.

Rare jeu de l'oie traditionnel composé de 63 cases. Exemplaire aquarellé à l'époque. Doublé d'une toile fine, tampons de propriétaire au dos. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 202.

JEAN (Pierre).

[LYON] Plan de la ville de Lyon et de ses environs.

Paris, Jean, 1840. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 582 x 905 mm ; étiquette au dos avec titre manuscrit.

Beau plan détaillé de la ville de Lyon en 1840, gravé par Jean-Baptiste Tardieu. La ville est divisée en six quartiers : La Croix Rousse, Vaise, Champvert, Perrache, La Guillotière et Les Brotteaux. Le plan illustre les grands travaux d'urbanisation entrepris au XIXe siècle. L'un des changements les plus importants intervient en 1837, lorsqu'est achevée la première ligne de chemin de fer en France, entre Saint-Étienne et Lyon. À cette occasion, la première gare lyonnaise, la gare du Bourbonnais, est construite dans le quartier de Perrache. Elle est appelée sur le plan Nouvelle Gare. Plusieurs ponts sont construits : le pont d'Ainay en 1818, le pont Lafayette en 1828, le pont de la Feuillée en 1831, ou encore le pont Saint-Vincent en 1832. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, des établissements publics, prisons militaires, hôpitaux, casernes, etc, et d'une carte des environs de la ville. Bon exemplaire. Petits manques de toile à quelques intersections, petit manque au niveau de la table alphabétique.

JEAN (Pierre).

Plan routier de la ville et faubourg de Paris divisé en 12 mairies.

Paris, Jean, An 10-1802. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 568 x 840 mm, sous étui de papier orné avec titre en lettres dorées sur pièce de maroquin bleu.

Plan de Paris figurant les 12 arrondissements municipaux décrétés le 11 octobre 1795. Avec table alphabétique des rues. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

JEU de l'OIE.

[JEU de l'OIE] Le Jeu de Paris en miniature dans lequel sont représentés les enseignes, décors, magasins, boutiques et divers établissements des principaux marchands de Paris, leurs rues et numéros.

Paris, Mde Vve Chéreau, [1815]. 380 x 525 mm.

Très rare jeu de l'oie dédié aux marchands de Paris, composé de 90 cases, chacune représentant une enseigne de magasin avec son nom, sa spécialité et son adresse. La dernière case, non numérotée, est intitulée Au retour d'Astrée, magasin de nouveautés. Le jeu se joue avec 90 jetons numérotés de 1 à 90, à confectionner soi-même ou en utilisant une boîte de loto. Tous les secteurs de commerce sont représentés : papier, draps, soieries, cire, herboriste, bottes, quincaillier (orthographié clinquaillier), chapelier, musique, broderies, outils, modes, mercerie, costumes, parfumerie, porcelaines, traiteur, coiffeur, décrotteur, vins, rubans, jouets, laiterie, lingerie, tabac, fleurs, teinturier, peintre en bâtiment. Parmi les 90 cases ou numéros, 10 sont perdants et portent la lettre P, 10 sont gagnants et portent la lettre G, le gros lot étant la dernière case. À la fin des règles du jeu, l'auteur a ajouté le nota suivant : "Ce tableau présente plusieurs intérêts outre l'amusement du jeu, la peinture fidèle des plus belles enseignes de Paris, le dessins et l'ordre d'architecture des boutiques et magasins les mieux ornés, et enfin l'adresse positive des rues et N° des principaux marchands de Paris". Déchirures et restaurations marginales, coin inférieur gauche redessiné, bordures au verso doublées de papier kraft. Grand-Carteret, Vieux papiers Vieilles images, p. 273 ; d'Allemagne, Le Noble Jeu de l'Oie, p. 95 (donne la date de 1803) ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1815, p. 508 ; Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 224.

JEU.

Jeu des omnibus et Dames Blanches.

[1832]. 445 x 457 mm.

Très rare jeu édité en 1832, qui n’est pas, comme il est trop souvent indiqué, un jeu de parcours, dans le style du jeu de l’Oie, mais en réalité un jeu de "paris" ou de "mises" ou encore de "loterie", et qui peut s'apparenter au jeu de la roulette au casino. Très à la mode en 1827 (année de sa création), ce jeu se jouait avec 12 boules en bois numérotées qui étaient sorties d’un sac et qui donnaient gagnant le numéro sorti, qui ramassait alors les mises préalablement placées sur les différentes voitures publiques. Ce jeu rend hommage aux deux compagnies d'omnibus créées à Paris en 1828, l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Les omnibus (du latin omnibus, signifiant "pour tous"), étaient des véhicules tractés par des chevaux, qui assuraient un service de transport public régulier. En France, les omnibus naissent à Nantes, au début du XIXe siècle, lorsqu'Étienne Bureau, petit-fils d'armateur, imagine un véhicule pour transporter ses employés entre les bureaux de l'entreprise, situés dans le centre, rue Jean-Jacques Rousseau, et les entrepôts des Salorges où se trouvent les services de la Douane. En 1826, Stanislas Baudry, un autre homme d'affaires nantais, met en place le même service pour convoyer ses clients du centre-ville vers la rue de Richebourg, où se trouvent des bains publics qu'il a créés comme annexe d'une minoterie. Le service est d'abord gratuit mais il se rend compte que des gens utilisent ce moyen de transport pour leurs déplacements personnels. Il institue alors un accès payant et crée une entreprise spécifique de transport urbain baptisée "La Dame Blanche", s'inspirant du succès de l’opéra-comique de Boëldieu créé quelques mois auparavant. Il fonde ainsi le premier service français d'omnibus de l'ère contemporaine. En 1828, il décide de créer le même service à Paris, avec l'Entreprise Générale des Omnibus et l'Entreprise Générale des Dames Blanches. Le jeu est composé de trois cercles. Le premier cercle au centre montre une scène avec des joueurs, encerclée des règles du jeu, dont la dernière phrase est "Un bon joueur ne se fâche jamais". Les deux autres cercles sont décorés des voitures des deux compagnies, avec leurs noms : Jenny, Pauline, Honora, Victoire, puis Joséphine, Sarra, Julie, Lucie, Rosalie, Betzi, Gabrielle et Clarisse. En 1937, la maison Hermès rendra hommage à ces deux compagnies en choisissant ce jeu comme modèle pour son tout premier carré en twill de soie. Très rare. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Marges gauche et droite coupées au trait d'encadrement. Grand-Carteret, Papeterie & papetiers de l'ancien temps,1913, p. 108.

KAUFMANN (Ernst).

[LE CAP/CAPE TOWN] View of Cape Town from Table Bay.

Cape Town, J.H. Rose, [circa 1890]. 398 x 667 mm.

Très rare et belle vue lithographiée en couleurs de la ville du Cap, imprimée par Ernst Kaufmann à Lahr, en Allemagne, et publiée par J.H. Rose au Cap. La vue est prise depuis la Baie de la Table, sur laquelle s'est établie la ville du Cap. La baie est animée de voiliers et de petits bateaux de pêche. En arrière-plan, on aperçoit la montagne de la Table, massif qui surplombe la ville du Cap. À droite de la montagne de la Table, on aperçoit les deux collines de Lion's Head et de Signal Hill. Bel exemplaire.

KEULEN (Johannes van).

[MAROC] Nieuwe pascaert vande kust van Maroca en Zanhaga beginnend van C. Cantin tot C. Bajador, waer in ook te sien is't I. Lancerota en't I. Forteventura.

Amsterdam, Johannes van Keulen, [1681]. 508 x 584 mm.

Belle carte marine figurant les côtes du Maroc, entre le Cap Cantin (Ras Cantin) et le Cap Bojador au Sahara Occidental, avec l'île de Mogador, au large de l'actuelle ville d'Essaouira, et les îles de Lanzarote et de Fuerteventura, dans l'archipel des Canaries. En haut à droite figure une carte détaillée des côtes de Lanzarote, entre Puerto de Naos et Puerto de Cavallos ou Caballos, aujourd'hui Puerto de Arrecife. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre illustré de trois figures allégoriques, dont un Neptune. La mer est décorée d'un navire et d'une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Éminent cartographe hollandais de la seconde moitié du XVIIe siècle, Johannes van Keulen fonda son entreprise en 1678. Il se spécialisa dans la production de cartes nautiques et publia deux atlas maritimes qui eurent une influence considérable. Bon exemplaire. Petits manques dans les marges comblés, mouillures claires au bas de la carte.

KEULEN (Johannes van).

[MAROC] Paskaart van de kust van Maroca beginnende van Larache tot aan C. Cantin.

Amsterdam, Johannes van Keulen, [1681]. 505 x 579 mm.

Belle carte marine figurant les côtes du Maroc, entre la ville de Larache, dans la région de Tanger, et le Cap Cantin (Ras Cantin). En haut à droite figure un plan détaillé de l'embouchure du Bouregreg, nommé Rio Rebata (pour Rabat), situé à l'emplacement de l'actuelle ville de Rabat. Le plan montre Salé (Nieu Sallee), une tour et un château. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre illustré de cinq figures allégoriques, dont un Neptune, de deux globes céleste et terrestre et d'une ancre marine. La mer est décorée d'un navire et d'une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Éminent cartographe hollandais de la seconde moitié du XVIIe siècle, Johannes van Keulen fonda son entreprise en 1678. Il se spécialisa dans la production de cartes nautiques et publia deux atlas maritimes qui eurent une influence considérable. Bon exemplaire. Très légère rousseur dans les parties gauche et droite de la carte.

L'ISLE (Guillaume de).

Carte des Indes et de la Chine.

Amsterdam, Jean Covens et Corneille Mortier, [1730]. En deux feuilles jointes de 605 x 621 mm.

Belle et grande carte figurant l'Inde, la Chine et l'Asie du Sud-Est jusqu'à la Nouvelle-Guinée "habitée par les Papuas". Éminent cartographe et premier géographe du roi, Guillaume de l'Isle fut le premier à rétablir l'étendue exacte de la Méditerranée, et à rendre à la Californie sa forme correcte de péninsule. Rare exemplaire avec l'intérieur des pays finement colorié à l'époque. Petit défaut à une pliure.

L'ISLE (Guillaume de).

In notitiam ecclesiasticam Africæ tabula geographica.

Amsterdam, J. Covens & C. Mortier, [circa 1720]. 389 x 529 mm.

Belle carte figurant l'Afrique du Nord, avec l'Espagne, l'Italie, la Corse, la Sardaigne et la Sicile. Elle est issue de l'édition hollandaise de l'atlas de de l'Isle, intitulée Atlas Nouveau, et publiée à Amsterdam par Covens et Mortier. Elle est ornée de trois beaux cartouches, dont un cartouche de titre. La région est représentée sous l'Empire romain, et tous les noms sont en latin. Ainsi, le détroit de Gibraltar est dénommé Fretum Herculeum, l'Algérie est appelée Mauritania Cæsariensis. Bel exemplaire de choix, brillamment aquarellé à l'époque. Très rare dans de tels coloris. Petit manque de couleur au bas du cartouche de titre. Norwich, 297 (édition de 1745).

LA HIRE (Philippe de) & FER (Nicolas de).

Planisphère céleste septentrional - Planisphère céleste méridional.

Paris, N. de Fer et Danet, 1705. Deux feuilles, chacune de 465 x 458 mm.

Superbes cartes célestes des hémisphères boréal et austral, dressées par l'astronome Philippe de La Hire et publiées par Nicolas de Fer. Elles ont été gravées par Herman van Loon, et finement aquarellées à l'époque avec rehauts d'or. Elles sont dédiées à l'abbé Jean-Paul Bignon, bibliothécaire du roi Louis XIV. En 1702, Philippe de La Hire fit graver deux planisphères de 16 pouces de diamètre, sur les dessins qu'il en avait faits. Les positions principales furent déterminées par ses propres observations. Les étoiles sont dérivées du catalogue d'étoiles de Johann Bayer, intitulé Uranometria, édité à Augsbourg en 1603. L'atlas de Bayer fut le premier atlas couvrant entièrement la sphère céleste. Les deux cartes sont accompagnées d'un texte et d'une légende des symboles utilisés pour la grandeur et figure des étoiles, et ornées d'une lettrine et des armoiries du dédicataire, Jean-Paul Bignon. Nicolas de Fer fut un géographe, graveur et éditeur français, ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Exemplaires finement aquarellés à l'époque. Rares exemplaires avec rehauts d'or pour les étoiles, la table des symboles, les deux lettrines et les armoiries, et avec le fond des cartes aquarellé. Papier légèrement bruni, fausse pliure le long des pliures centrales. Pastoureau, FER II C ; Kanas, Star Maps, pp. 216-217.

LAPLANTE (Edouard).

La Habana. Panorama general de la ciudad y su bahia.

La Habana, L. Marquier y Laplante, [circa 1850]. Lithographie originale (49,9 x 71,5 cm, hors marges).

Fabuleux panorama à vol d'oiseau de la ville de La Havane et de sa baie, dessiné par Edouard Laplante et lithographié en couleurs par Laplante et Luis Marquier, publié à La Havane en 1850. La vue est prise depuis la colline du village de Casablanca, sentinelle historique et populaire de la baie de La Havane. Cette vue détaillée illustre les débuts de la modernisation de la ville de La Havane, initiés par le gouverneur Miguel Tacón y Rosique. Soucieux de faire de la capitale une ville imposante et majestueuse, Tacón commanda une série de bâtiments publics importants. La croissance de quartiers riches comme El Cerro, et plus tard El Carmelo et El Vedado, fut planifiée de la même façon, et selon un schéma bien structuré. Ces quartiers sont visibles au centre de la lithographie, filant vers l'horizon. Le titre est en espagnol, anglais et français. Cette vue fait partie de la série Isla de Cuba pintoresca ou l'Île de Cuba pittoresque, publiée à La Havane, et dont la plupart des planches furent lithographiées par Edouard Laplante. Peintre et lithographe français, Edouard Laplante s'installa à Cuba au milieu du XIXe siècle, comme vendeur de machinerie sucrière pour le compte de la compagnie française Derosne et Cail à Paris. Son activité commerciale l'amena à collaborer en tant qu'illustrateur pour l'ouvrage du propriétaire foncier cubain Justo Germán Cantero, consacré à l'histoire et à la description des plus grands et meilleurs moulins à sucre de l'époque. Il s'agit de l'ouvrage intitulé Los Ingenios (les plantations de canne à sucre), publié à La Havane entre 1855 et 1857. Laplante réalisa également une série de lithographies de grand format, représentant pour la plupart des villes importantes de Cuba, et naturellement liées à l'industrie sucrière. La série débuta avec notre panorama de La Havane, qui est sans aucun doute la ville la plus importante de la série. Edouard Laplante se dédia fondamentalement à la lithographie et contribua à l'essor de cette expression artistique durant le XIXe siècle. Avec Miahle, peintre et graveur comme lui, il était considéré comme le plus remarquable des graveurs étrangers ayant travaillé à Cuba. Pliure centrale et déchirures restaurées, petits manques à la pliure centrale. Lapique Becali, La Habana. Imagen de una ciudad colonial, 2013.

LE BRETON (Louis).

[RIO de JANEIRO] Rio Janeiro. Vue prise de l'île das Cobras - Rio de Janeiro. Vista tomada da ilha das Cobras.

Paris, S. Stampa fils, Lisboa, Manuel Costenla, [circa 1850]. 390 x 494 mm.

Très rare et magnifique vue de Rio de Janeiro, lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton. La vue est prise depuis l'île des Cobras, avec sa forteresse au-dessus de laquelle flotte le drapeau du Brésil. Elle offre un beau panorama de la baie, animée de nombreux voiliers, et de la ville de Rio. L'estampe permet de voir le Fort de Santa Cruz, l'île de Villegagnon, le Pain de Sucre, les églises la Gloria et Saint-Sébastien, le Corcovado, la cathédrale, la montagne de la Tijuca et l'arsenal. Titre en français et en portugais. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Très rare, un seul exemplaire localisé à la Bibliothèque Nationale du Brésil. Exemplaire finement colorié à l'époque. Rousseurs, salissures et restaurations marginales, restauration avec effacement partiel en bas à gauche du Pain de Sucre.

LE BRETON (Louis).

[TERRE-NEUVE] Pêche à la morue sur le Grand Banc de Terre-Neuve. Les embarcations élongeant les lignes.

Paris, F. Sinnett, [circa 1845]. 370 x 501 mm.

Belle vue lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton, figurant une scène de pêche à la morue au large de Terre-Neuve. La vue montre au premier plan une mer agitée dans laquelle des matelots, à bord de petits canots, tendent (élongent) des lignes de pêche, retenues à leurs extrémités par des bouées surmontées d'un drapeau. Près de ces canots se tient un trois-mâts voiles affalées, battant pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit trois autres canots et trois navires. Lancée dès le milieu du XVIe siècle, la pêche à la morue dans les Grands Bancs de Terre-Neuve connut son apogée au XIXe siècle. Chaque année, plus de 10 000 pêcheurs, que l'on appelait les Terre-Neuvas, quittaient les régions littorales françaises pour les bancs de Terre-Neuve et le long de la côte française de Terre-Neuve. À la fin du XIXe siècle, la pêche intensive avec des moyens modernes conduisit à une quasi-disparition de la ressource en morue et à une interdiction de pêche par les autorités canadiennes. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de toutes les scènes maritimes du XIXe siècle. Embarqué à 19 ans comme aide-chirurgien sur l'Astrolabe dans l'expédition de Dumont d'Urville, il sera nommé dessinateur de l'expédition à la mort de Ernest Goupil, décédé en Tasmanie. C'est à Louis Le Breton que reviendra la tâche de rassembler l'iconographie du voyage qui sera publiée dans l'Atlas pittoresque. Il a réalisé deux autres estampes sur le Pacifique, plus précisément sur Tahiti, lors de l'annexion française par le contre-amiral du Petit-Thouars en 1842. Bel exemplaire.

LE BRETON (Louis).

Barcelone pris du quai de Barcelonette.

Paris, Wild, [circa 1850]. 382 x 504 mm.

Belle vue de Barcelone dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Louis Le Breton. La vue est prise depuis le quai et le quartier de la Barceloneta, et montre le port animé de voiliers et d'un navire arborant un pavillon français. En arrière-plan, on aperçoit la colline de Montjuïc abritant la forteresse militaire. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Bel exemplaire. Marges légèrement jaunies. Soley, Atlas de Barcelona, 535.

LE LOYER (Jean).

[ANJOU] Carte générale du duché d'Anjou.

1654. 412 x 532 mm.

Très rare carte figurant le duché d'Anjou, dressée par Jean Le Loyer, de La Flèche en Anjou, sous la direction de messire Guy Arthaud, archidiacre et chanoine de l'église d'Angers, et gravée par Jean de L'Aigle. Elle est dédiée au duc d'Anjou et ornée d'un beau cartouche de titre décoré des armoiries du dédicataire. La carte est agrémentée de deux autres cartouches, dont l'un contenant la légende, et d'une rose des vents. Les deux traits de contours aquarellés délimitent les frontières du gouvernement d'Anjou et celles du diocèse d'Anjou. Jean Le Loyer a également dressé, en collaboration avec son frère Jacques, une carte du diocèse d'Angers en 1652. Les deux cartes du duché d'Anjou et du diocèse d'Angers ont été dressées d'après les observations faites en chaque lieu, chacun des lieux étant même visité deux fois : « II n'a été omis aucun bourg, passage de remarque, abbaye, ruisseau ou estang notable, ny forest. » (Dainville, Les cartes anciennes de l'Église de France sur la cartographie ecclésiastique du XVIe au XVIIIe siècle). Les noms des abbayes sont suivis de lettres permettant de distinguer les abbayes d'hommes, de filles, de l'ordre de Saint-Benoît, de Saint-Augustin, de Cîteaux et de Prémontré. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. De la plus grande rareté, Pastoureau ne cite qu'un seul exemplaire de cette carte dans un atlas de Pierre Duval de 1667 (Pastoureau, Duval II C).

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis Constantin jusqu'à Charles-Magne réduite en jeu pour l'instruction de la jeunesse.,

Paris Crépy, [1773]. 506 x 716 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 53 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337, et se termine avec Charlemagne, roi des Francs de 768 à 814, et couronné à Rome empereur d'Occident en 800. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE MAÎTRE.

[JEU de l'OIE] L'Histoire Romaine depuis la fondation de Rome jusqu'à Constantin.

Paris, Crépy, 1773. 510 x 720 mm.

Rare jeu de l'oie conçu par le Sieur Le Maître, professeur d'histoire et de géographie. Il est composé de 56 cases illustrant l'histoire de Rome, et contenant la biographie d'une personnalité ayant compté dans l'histoire de Rome. Le jeu commence avec l'histoire de Romulus, fondateur de la ville de Rome en 753 av. J.-C., et se termine avec Constantin Ier, empereur romain de 306 à 337. Les cases sont ornées d'emblèmes ou de paysages. Défauts à la pliure centrale, petites déchirures et froissements dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 213.

LE ROUGE (Georges-Louis).

[CROATIE/SLOVÉNIE] Le Duché de Carniole.

Paris, Sr. Le Rouge, 1742. 483 x 550 mm.

Belle carte de l'ancien Duché de Carniole, état du Saint-Empire romain germanique de 1364 à 1808, qui couvrait la Slovénie et une partie de l'Istrie, au nord de la Croatie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à Palmanova en Italie, à l'est jusqu'à Petrinja en Croatie. La carte est ornée d'un beau cartouche de titre. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. En carton, carte du lac de Cerknica. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LE ROUGE (Georges-Louis).

L'Asie avec les nouvelles découvertes.

[Paris, Crépy, 1767]. 228 x 272 mm.

Belle carte de l'Asie, ornée d'un cartouche de titre illustré d'une scène. Elle est issue de l'Atlas nouveau portatif réédité par Crépy. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la partie supérieure.

LE ROUGE (Georges-Louis).

Nouvelle carte de la province de Québec, selon l'édit du roi d'Angleterre du 7 8bre 1763, par le capitaine Carver.

Paris, Le Rouge, 1777. Carte gravée originale (48,1 x 65,9 cm).

Carte peu commune, issue de l'Atlas Amériquain Septentrional, figurant la région de Québec et le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal, ainsi que la péninsule de Gaspésie et l'île d'Anticosti située dans le golfe du Saint-Laurent. Elle fut dressée par l'explorateur américain, le capitaine Jonathan Carver, à la suite du Traité de Paris signé le 10 février 1763 et de l'édit du roi d'Angleterre Georges III du 7 octobre 1763, qui obligeait les Français à abandonner leurs possessions au Canada, à l'exception des îles de Saint-Pierre et Miquelon et de la province du Québec. En carton figurent l'île de Montréal, les plans des villes de Montréal et de Québec, et une carte du cours du fleuve Saint-Laurent entre les villes de Québec et Contrecoeur. Les tribus indiennes sont nommées : Algonquins, Atticameoets, Piekouagamis, etc. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

LEFEBVRE & LAZARE (Louis).

[BOIS de BOULOGNE] Plan du bois de Boulogne et de ses embellissements. Juillet 1855.

Paris, Longuet, 1855. 579 x 817 mm, monté sur toile à l'époque.

Beau plan du Bois de Boulogne, dessiné par Lazare et Lefebvre, ingénieurs géomètres de la Ville de Paris, et gravé par Schieble. Le plan montre le Pré Catelan au centre, l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858, l'abbaye de Longchamp, les Lacs Supérieur et Inférieur, la Grande Cascade, ou encore les allées et les étangs. À l'est on peut voir Auteuil et Passy, ainsi que la place de l'Étoile. Le nord est placé à droite du plan. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui crée pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs et taches claires. Vallée, 1793 (édition avec le nom des auteurs).

LEPAPE (Georges) & GAZETTE du BON TON.

Les Jardins de Versailles. Costume de Paul Poiret dans le goût Louis XIV.

Février 1913. 210 x 138 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant un costume de Paul Poiret, en soie plissée. Les boulingrins en mousse de laine sont piqués de petites fleurs de laine également. Des stalactes de cristal et de strass garnissent la coiffure en velours marbré. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

LONGCHAMPS (Sébastian G.).

[BAYONNE] Plan des ville et citadelle de Bayonne.

Paris, Longchamps, [circa 1750]. 355 x 457 mm.

Rare plan de la ville de Bayonne et de sa citadelle, accompagné de 23 légendes donnant l'emplacement des bastions, du château neuf, du vieux château, du pont Saint-Esprit, des cazernes, ou encore de l'arsenal. Le nord est situé à gauche du plan. Bon exemplaire. Deux minuscules trous de ver dans la partie droite du plan.

MAILLARD & ALVAR TOUSSAINT (Georges).

Plan de Paris et ses fortifications.

Paris, Aug.te Logerot, [circa 1848]. En 32 sections remises à plat et entoilées, formant un plan de 680 x 985 mm.

Plan mural de Paris divisé en 12 arrondissements, dessiné par le géographe Maillard et l'architecte Alvar Toussaint. Il est orné de vignettes figurant des monuments de la ville et de la banlieue, et accompagné d'une table alphabétique des rues. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Nogent, de Rosny, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge et en vert. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs. Vallée, 1960.

MAIRE (Nicolas).

Nouveau plan itinéraire de la ville de Paris divisé en 12 arr. avec tous les édifices publics.

Paris, J. Goujon, 1824-1826. En 36 sections remises à plat, formant un plan de 572 x 839 mm.

Beau plan de Paris, gravé par Perrier et Gallet, écrit par Lale, graveur au Dépôt de la Guerre. Il a été dressé en 1824, puis revu et augmenté en 1826. Avec table alphabétique des rues, supplément pour les rues et places récemment créées (rue Bayard ou place François-Ier, créées en 1823), explication pour repérer les rues sur le plan, et plan des anciens enclos de Saint-Martin et de la Trinité. Bon exemplaire. Cachet à froid de l'éditeur. Quelques petites taches. Vallée, 1985.

MAIRE (Nicolas).

Plan de la ville de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1822. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 680 x 940 mm.

Plan de Paris dédié au roi Louis XVIII, gravé par Perrier et Gallet. Avec table alphabétique des quartiers et des rues. Rare exemplaire indiquant par un trait d'aquarelle bleu foncé les carrières souterraines de Paris, ainsi que les galeries de recherche des carrières, les escaliers de service des carrières et les puits de service des carrières. Contours aquarellés à l'époque. Galeries de ver dans la partie basse du plan, taches d'encre dans la partie haute, quelques manques de toile aux intersections. Vallée, 2016.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

[PÉKIN/BEIJING] Plan topographique de Péking.

[Paris, 1825-1827]. 231 x 192 mm.

Plan lithographié en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Bonnetier.

[Paris, 1825-1827]. 150 x 140 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Charcutier ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 168 x 180 mm.

Estampe dessinée par Schaal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Cordonnier.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Distillateur.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 167 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Forgeron ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Fourreur.

[Paris, 1825-1827]. 230 x 115 mm.

Estampe lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Jeu de volant avec les pieds.

[Paris, 1825-1827]. 195 x 225 mm.

Estampe dessinée par Atoche et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Manière d'éplucher le coton.

[Paris, 1825-1827]. 192 x 172 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Musicienne jouant du chê.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Pharmacien ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 182 x 140 mm.

Estampe dessinée par Vidal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Tailleur de pierre.

[Paris, 1825-1827]. 185 x 175 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Un bonze.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MARTIN (Charles) & GAZETTE du BON TON.

De la Pomme aux Lèvres. Travesti de Redfern.

Février 1913. 207 x 135 mm.

Belle planche gravée et finement coloriée au pochoir, présentant une robe princesse de John Redfern en velours frappé incrusté de paillettes d'argent, s'ouvrant sur le devant et laissant voir un dessous de mousseline de soie. La Gazette du Bon Ton est la plus belle et la plus rare des revues de modes Arts Déco, illustrée par les artistes les plus célèbres de l'époque : Barbier, Lepape, Brunelleschi, Marty, Benito, Dufy, Jacovleff, etc. Bel exemplaire.

MAUBORGNE (J. N.).

[JEU de l'OIE] Jeu géographique des LXXXIII départemens présenté à la Convention Nationale.

Paris, Basset, 1792. 536 x 773 mm, doublé de papier fort.

Très rare jeu de l'oie révolutionnaire dédié aux départements français nouvellement constitués. J.N. Mauborgne, ancien professeur de géographie à Paris, créa ce jeu en l'honneur du gouvernement de la Convention nationale pendant la Révolution française. Le but du jeu était de voyager à travers la France républicaine divisée en 83 départements. Chaque case de la carte représente un département différent avec sa capitale, ou chef-lieu. De distance en distance, sont placés, à côté de ces petites cartes numérotées, des coqs gaulois, oiseau symbolique de la Nation, des courriers au galop, des dés, une sentinelle, une auberge, etc, qui représentent pour les joueurs autant d’obstacles à franchir ou à éviter avant d’arriver au but. Les joueurs se déplacent d'un département à l'autre, pour finir sur l'île méditerranéenne de Corse divisée en 9 districts, surmontée d’un faisceau républicain couronné du bonnet phrygien, entouré de lauriers, d’armes et de drapeaux entrecroisés avec les emblèmes des trois ordres de l’État (épée, crosse et bêche), le tout décoré d’une légende où se lisent les mots : Liberté, Égalité. Le plateau du jeu présente également, en carton, une carte de la colonie française de Saint-Domingue, un médaillon contenant la division de la France, et un médaillon contenant une carte de la France en 83 départements. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très rare édition datée de 1792, qui semble être la première. Une autre édition a été publiée en 1795, avec le titre "Jeu géographique de la République Française présenté à la Convention Nationale". Contours aquarellés à l'époque. Manques dans les marges, manque au niveau de la carte de la Loire Inférieure, manque dans les coins droits, déchirures dans les parties gauche et droite du jeu, près du trait d'encadrement.

MERCATOR (Gerard) & HONDIUS (Jodocus).

[MAROC] Marocchi regnum.

[Dordrecht, Adrianus Bottius, 1610]. 157 x 186 mm.

Carte gravée du royaume du Maroc entre Rabat et Agadir, issue de la seconde édition de l'Atlas Minor de Mercator et Hondius. Texte latin au verso. C'est à Gérard Mercator, l'un des plus célèbres géographes de son temps, que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Après l'énorme succès remporté par ses atlas in-folio, Mercator conçut le projet de publier un atlas d'un format plus petit et plus maniable, donc moins onéreux et accessible à un plus large public. Publié pour la première fois en 1607, l'Atlas Minor connut un très grand succès et fut maintes fois traduit. Bel exemplaire.

MERCATOR (Gerard).

Asia ex magna orbis terræ descriptione Gerardi Mercatoris.

[Amsterdam, 1613-1616]. 355 x 523 mm.

Belle carte de l'Asie, issue de l'édition française de l'Atlas sive cosmographicæ meditationes de fabrica mundi, en français L'Atlas ou Méditations cosmographiques de la fabrique du monde, le plus important des atlas de Mercator, dont la première édition fut publiée avec un texte latin en 1595. Texte français au verso. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un vaisseau près des côtes du Japon. La Mer du Japon est appelée Mer de Cin. En bas à droite, on aperçoit les côtes de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie, appelée Terræ Australis pars. Gérard Mercator est l'un des plus célèbres géographes de son temps. C'est à lui que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Libye qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs dans la marge inférieure. Koeman, 8000:1A.

MERIAN (Matthäus).

[PARIS] Prosp. der Statt Parys wie solche an ietzo anzusehen 1654.

[Francfort, 1655]. En trois feuilles jointes de 262 x 795 mm.

Belle vue panoramique de la ville de Paris en 1654, issue de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. La vue, prise depuis la colline de Charonne, est ornée des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Quarante-quatre lieux et bâtiments sont légendés, parmi lesquels figurent les églises, les portes ou encore la Bastille. La Topographiæ Galliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire. La mention "Parys in flora" figurant avant la date, est légèrement effacée, ceci étant dû à une modification du cuivre. Cette mention est totalement absente sur de nombreux exemplaires, notamment sur celui signalé par Boutier. Boutier, Les Plans de Paris des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle, 88.

MERIAN (Matthäus).

Parys A.° 1654.

[Francfort, 1655]. 344 x 413 mm.

Beau plan en élévation de la ville de Paris en 1654, issu de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. Il est orné des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Ce plan est dérivé de celui de Jean Boisseau de 1648. La TopographiæGalliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Traces de pliures, une déchirure dans la partie droite du plan anciennement restaurée. Boutier, 89.

MICHELOT (Henri) & BREMOND (Laurent).

Nouvelle carte des côtes de l'Océan contenant les côtes de Portugal et Barbarie depuis Cap Finisterre jusqu'au Cap Baydor et les isles de Canaries.

Marseille, Laurent Brémond, 1720. 478 x 697 mm.

Belle carte marine figurant les côtes de la Galice, du Portugal, du Maroc et du Sahara occidental jusqu'au Cap Baydor, actuel Cap Bojador, avec les îles Canaries et Madère. Elle a été dressée par Michelot et Brémond, hydrographes du roi, gravée par Starckman, et publiée par Laurent Brémond en 1720. Elle est dédiée à Jean Philippe d'Orléans dit le chevalier d'Orléans, Grand Prieur de France, nommé général des galères de France en juin 1716. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'attributs de marine et des armoiries du dédicataire, et de huit roses des vents, dont une plus importante au centre de la carte. Le nord est placé à droite de la carte. En bas à gauche, en carton, figure une carte détaillée des environs de Lisbonne et de Setúbal, avec l'entrée du Tage, en bas à droite, l'échelle. Originaire de Saint-Malo, Henri Michelot servit à partir de 1670 sur les galères du Roi, en qualité de pilote hauturier. Il fut également professeur d'hydrographie à Marseille, tout comme son associé Laurent Brémond. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Exemplaire légèrement bruni avec petites piqûres.

MILCENT (Philippe-Nicolas).

Veue de Paris du côté de Belleville, dessiné de la maison entre les deux moulins, au dessus de la Courtille, en 1736.

Paris, V.e de F. Chéreau, 1736. 0,34 x 1,02 m.

Très rare et belle vue panoramique de Paris, dessinée et gravée par Philippe-Nicolas Milcent, et publiée à Paris par la veuve de François Chéreau. La vue est prise depuis la colline de Belleville, et montre au premier plan deux moulins à vent, que l'on appelait les moulins de Savy. Construits à la fin du XVIIe siècle, l'un entre 1683 et 1684, l'autre entre 1684 et 1698, ces moulins servaient à faire le bled et la farine. Entre les deux moulins figure la maison du meunier. La vue est animée de promeneurs, de paysans revenant des champs, de chasseurs ou encore d'ouvriers travaillant aux plâtrières de Belleville. Sur la droite figure une large voie appelée Chemin de Belleville, correspondant aujourd'hui à la rue de Belleville et à la rue du faubourg du Temple. Un peu plus loin, sur cette voie, figure le petit hameau de la Courtille, qui devint au XIXe siècle, un lieu de fête et de réjouissances durant le Carnaval de Paris. 56 légendes numérotées accompagnent la vue. Petits frottements dans la légende, avec perte de quelques lettres, traces de pliures. Inconnu de Boutier.

MOINE (J. S.).

Rochefort. Vue prise à vol d'oiseau.

Paris, Lemercier, 1850. Lithographie originale (65 x 84,3 cm).

Spectaculaire vue à vol d'oiseau de la ville-arsenal de Rochefort-sur-Mer, dessinée par J.S. Moine et lithographiée par Th. Müller. Rochefort fut créée en 1666 pour implanter un arsenal maritime et militaire dont l'ambition de Louis XIV était d'en faire le plus grand et le plus beau du royaume. Bel exemplaire. Déchirure dans la partie droite de l'estampe habilement restaurée.

MOITHEY (Maurille-Antoine).

[JEU de l'OIE] L'Émulation française, ou description historiographique du royaume de France. L'Itinéraire de Paris aux principales villes des provinces de ce royaume, ouvrage aussi utile que curieux, mis en jeu.

Paris, Crépy, 1766. 435 x 561 mm.

Rare jeu de l'oie composé de 109 cases en forme de petits cartouches décoratifs contenant les noms de provinces ou villes françaises, orné au centre d'une carte du royaume de France dressée par Moithey, et d'un portrait de Louis XVI en médaillon constituant l'ultime case du jeu. De chaque côté de la carte figurent les règles du jeu, un index des symboles utilisés ainsi qu'une liste des villes principales de France avec leurs longitudes et latitudes. Moithey fut nommé Ingénieur Géographe du Roi en 1780. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure restaurée, coin supérieur droit de la marge restauré.

MONDHARE (Louis Joseph) & JEAN (Pierre).

[PAVILLONS] Tableau de tous les pavillons que lon arbore sur les vaisseaux dans les quatre parties du Monde, où se trouve le pavillon de France décrété par l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1790.

Paris, Mondhare et Jean, 1791. 592 x 866 mm.

Très rare et belle planche figurant les 140 pavillons arborés sur les vaisseaux des quatre parties du Monde en 1791. De par sa date de publication en 1791, il s'agit d'une planche d'une haute importance historique pour la France, car c'est l'une des premières fois que l'on voit représenté le drapeau français. En effet, le 24 octobre 1790, l'Assemblée Nationale décide que tous les vaisseaux de guerre et navires de commerce français porteront un pavillon aux trois bandes verticales : rouge près de la hampe, blanc au centre et cette bande sera plus large que les autres, bleu enfin. Les couleurs sont inspirées de la cocarde tricolore de la Révolution, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le sens vertical des couleurs s'impose. En effet, depuis un siècle déjà, le pavillon néerlandais aux couleurs rouge, blanc, bleu disposées à l'horizontal flotte sur toutes les mers. Le drapeau tricolore ne prend sa forme définitive que le 15 février 1794 (27 pluviôse an II) lorsque la Convention Nationale décrète que le pavillon national «sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs». La légende voudrait que ce soit le peintre Louis David qui ait choisi l'ordre des couleurs. Cette planche montre également l'une des premières représentations des pavillons américains, avec notamment le pavillon du Congrès Américain, et le pavillon marchand des États Unis de l'Amérique. De chaque côté du titre figurent trois scènes de batailles navales opposant la France à la Grande-Bretagne lors de la Guerre d'Indépendance des États-Unis. La première de ces batailles est la bataille d'Ouessant qui se déroula le 27 juillet 1778, au large de l'île d'Ouessant. La scène montre trois vaisseaux français, le Bretagne, le Ville de Paris et le Saint-Esprit, et deux navires anglais, le Victoire et le Formidable. La seconde vignette illustre le combat de Lisbonne qui se déroula le 20 octobre 1778, au large de Lisbonne, ainsi que le combat du 17 juin 1778 qui opposa la frégate française la Belle Poule à la frégate anglaise l'Arethuse, au large de Roscoff, dans la Manche. Ces trois batailles furent remportées par la France. Dans la partie inférieure de l'estampe figurent un vaisseau, voiles affalées, avec sa table de légendes, un vaisseau, voiles hissées, avec sa table de légendes en français et en espagnol, et une grande rose des vents. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petite galerie de ver au niveau des pavillons de Venise et de Savoie, galerie de ver plus importante dans les marges gauche et droite. Traces de pliures.

MONTANUS (Arnold Van Bergen ou Van den Berg, dit).

[CUBA] Havana.

[Amsterdam, 1673]. 290 x 354 mm.

Superbe vue du port et de la ville de La Havane, issue de l'ouvrage Die Unbekante Neue Welt oder Beschreibung des Welt-teils Amerika, l'un des plus grands ouvrages illustrés sur le Nouveau Monde au XVIIe siècle. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan un magnifique galion, quelques embarcations ainsi que le Fort El Morro, à l'entrée de la baie de La Havane. Très légères rousseurs, petites déchirures marginales.

MORESBY (Robert).

[ÎLES MALDIVES] Trigonometrical survey of the Maldive islands.

1839-1899. En 3 feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 302,8 x 60,1 cm.

Grande carte marine de plus de 3 mètres de hauteur figurant l'archipel des Maldives, dressée en 1839 par Robert Moresby, capitaine de Marine de la British East India Company ou Compagnie britannique des Indes Orientales, assisté de F.T. Powell, lieutenant de la Marine Indienne. La carte a été publiée une première fois en 1839, puis elle a été corrigée en 1866 et en 1899. Après avoir cartographié la Mer Rouge entre 1829 et 1833, Robert Moresby fut chargé de cartographier les archipels d'îles coralliennes situés sur la route du commerce vers l'Inde. En 1834–1836, il entreprit la difficile cartographie des îles Maldives, et fut le premier à dresser des cartes marines précises de ce groupe complexe d'atolls, îles et récifs de l'Océan Indien. Les trois grandes feuilles furent imprimées par le Service hydrographique de la Royal Navy. La carte de Moresby est la meilleure carte jamais réalisée de l'archipel des Maldives. Elle sert encore aujourd'hui de référence, régulièrement réactualisée au moyen d'images satellites. Bon exemplaire.

MORLAND (George).

Traite des Nêgres. Quel contrat infame, l'un marchande ce qui n'appartient à personne, l'autre vend la propriété de la nature. - L'Africain hospitalier. Les Noirs sont d'un caractère doux et humain, au milieu des horreurs de la guerre, ils sont toujours restés fidels à la France, j'apporte ici leur serment de vivre et de mourir français : législateurs rendez nos frères à leurs droits naturels, et vos noms y seront bénis.

1794-1795. Ensemble de 2 gravures au pointillé (env. 41,5 x 48,5 cm.).

Ces deux gravures sont l'œuvre de Mlle Rollet dite "la citoyenne Rollet", et furent exécutées, pour la première, d'après une toile de 1788 du peintre anglais George Morland, intitulée Execrable Human Traffick, or The Affectionate Slaves, et pour la seconde, en 1790, intitulée African Hospitality. La première gravure représente une scène où figurent des marchands d'esclaves européens négociant des esclaves africains. Cette gravure dénonçant le commerce des esclaves noirs fut réalisée en 1794, en hommage à la première abolition de l'esclavage dans les colonies françaises par la Convention Nationale le 4 février 1794. Puis l'esclavage fut restauré en 1809. Le commerce d'esclaves fut aboli en 1818, mais l'émancipation générale ne fut décrétée qu'en 1848. La seconde gravure, anti-esclavagiste, représente une famille noire recueillant des naufragés blancs. La scène est inspirée de l'histoire du Grosvenor, vaisseau de la Compagnie des Indes, qui fit naufrage le 4 août 1782 au large de la côte sud-africaine. Bon exemplaire. Quelques restaurations dans les marges. Lescot, Haïti, Images d'une colonisation 1492-1804, pl. 28.

MORNAY.

[LES DOUZE MOIS DE L’ANNÉE À SAINT-PÉTERSBOURG].

London, Edward Orme, 1815. Suite de 12 planches (33 x 45 cm environ), en feuilles, qui illustre également l’ouvrage “A Picture of St. Petersburgh”.

Belle suite de 12 planches illustrant les 12 mois de l'année par des vues de Saint-Pétersbourg. Les planches sont gravées à l’aquatinte par Clarck et Dubourgh, d’après les dessins de Mornay, coloriées et finement gouachées à la main (pour les personnages, les voitures et quelques détails). Elles sont tirées sur papier vélin (filigranées Wathman, Turquey Mill, et datées de 1825 pour les 2 dernières). Elles représentent diverses vues de la ville de Saint-Pétersbourg : banque et grandes boutiques ; palais de marbre ; place du grand théâtre ; palais impérial ; place et statue de Pierre le Grand ; le port, canal de la Moika ; le pont de la Néva ; champs de Mars ; place de Casan. Les légendes sont en anglais et en français et chaque planche est consacrée à l’un des douze mois de l’année, et animée par des personnages et des scènes de rues en lien avec le mois cité : voitures à cheval ; traîneaux, parade militaire, marchands des rues, bateaux, mendiants, passants, ou encore soldats autour d’un feu. Bon exemplaire. Abbey, 226.

MORTIER (Pierre) & DUMONT (Jean).

Téatre de la guerre en Flandre, & Brabant, les Pays Conquis, et le Bas-Rhein, &c.

Amsterdam, Joannem Covens & Cornelium Mortier, [1729]. En quatre feuilles jointes formant une carte de 0,96 x 1,19 m.

Belle et rare carte murale par Pierre Mortier, figurant le théâtre de la guerre aux Pays-Bas, durant la Guerre de Succession d'Espagne. Elle est issue de l'Histoire militaire du Prince Eugène de Savoye, du Prince et Duc de Marlborough, et du Prince de Nassau-Frise. La carte est ornée d'un cartouche de titre monumental, montrant John Churchill, 1er duc de Marlborough (1650-1722), lors de la campagne militaire dans les Pays-Bas espagnols. En bas à droite figure une scène de bataille. Très bel exemplaire.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande].

[Saint-Pétersbourg], 1748 [1757]. 549 x 781 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant l'échelle et d'une rose des vents. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Exemplaire légèrement bruni, rousseurs, déchirure restaurée.

NAGAEV (Aleksei Ivanovich).

[SAINT-PÉTERSBOURG/GOLFE de FINLANDE] [Carte en caractères cyrilliques du Golfe de Finlande avec Saint-Pétersbourg].

[Saint-Pétersbourg], 1750 [1757]. 555 x 730 mm.

Très rare carte marine en langue russe, figurant le Golfe de Finlande, jusqu'à Saint-Pétersbourg, avec les côtes de la Finlande et de l'Estonie. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à l'île de Hogland dans le Golfe de Finlande, à mi-chemin entre la Finlande et l'Estonie. Elle est ornée d'un beau et grand cartouche de titre orné de personnages et des armoiries de la Russie figurant l'aigle bicéphale, d'un cartouche contenant l'échelle, de deux blasons, d'une rose des vents et d'un navire. La carte a été dressée par l'amiral Aleksei Ivanovich Nagaev, l'un des premiers hydrographes russes, et est issue de l'atlas intitulé Atlas vsego Baltiiskago Morya, atlas contenant les premiers levés russes détaillés de la mer Baltique. Nagaev commença sa carrière au service de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg, après avoir obtenu son diplôme en 1721. Entre 1730 et 1734, il fut chargé de dresser une description d'une partie de la mer Caspienne, et en 1739, du Golfe de Finlande. En 1744, il fut nommé directeur de l'Académie navale, puis entre 1746 et 1752, il supervisa une étude systématique de l'ensemble de la mer Baltique, dont les cartes seront publiées dans l'Atlas vsego Baltiiskago, premier atlas russe de la mer Baltique. Les cartes composant cet atlas jouèrent un grand rôle dans le développement de l'hydrographie en Russie. Quelques traductions en caractères latins ont été rajoutés à l'encre. Exemplaire légèrement bruni, grande déchirure dans la partie droite de la carte restaurée, défaut au bas de la pliure centrale avec quelques rousseurs, trous d'épingle aux angles.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[FINISTÈRE/OUESSANT] 4.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

[1693]. 582 x 798 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Plouescat et Lampaul, avec l'île d'Ouessant. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé au bas de la carte. Première édition, sans les longitudes figurant sur l'édition de 1753. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque, avec rehauts d'or au niveau de la rose des vents. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS A, 21.