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MALPIÈRE (D. Bazin de).

Musicienne jouant du chê.

[Paris, 1825-1827]. 172 x 128 mm.

Estampe dessinée par Régnier et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Pharmacien ambulant.

[Paris, 1825-1827]. 182 x 140 mm.

Estampe dessinée par Vidal et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Tailleur de pierre.

[Paris, 1825-1827]. 185 x 175 mm.

Estampe dessinée par Devéria et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MALPIÈRE (D. Bazin de).

Un bonze.

[Paris, 1825-1827]. 180 x 195 mm.

Estampe dessinée par Charles et lithographiée en couleurs par Joséphine Clémence Formentin pour l'ouvrage La Chine. Costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, monumens et paysages, publié entre 1825 et 1827. Exemplaire aquarellé à l'époque. Petites salissures marginales.

MAUBORGNE (J. N.).

[JEU de l'OIE] Jeu géographique des LXXXIII départemens présenté à la Convention Nationale.

Paris, Basset, 1792. 536 x 773 mm, doublé de papier fort.

Très rare jeu de l'oie révolutionnaire dédié aux départements français nouvellement constitués. J.N. Mauborgne, ancien professeur de géographie à Paris, créa ce jeu en l'honneur du gouvernement de la Convention nationale pendant la Révolution française. Le but du jeu était de voyager à travers la France républicaine divisée en 83 départements. Chaque case de la carte représente un département différent avec sa capitale, ou chef-lieu. De distance en distance, sont placés, à côté de ces petites cartes numérotées, des coqs gaulois, oiseau symbolique de la Nation, des courriers au galop, des dés, une sentinelle, une auberge, etc, qui représentent pour les joueurs autant d’obstacles à franchir ou à éviter avant d’arriver au but. Les joueurs se déplacent d'un département à l'autre, pour finir sur l'île méditerranéenne de Corse divisée en 9 districts, surmontée d’un faisceau républicain couronné du bonnet phrygien, entouré de lauriers, d’armes et de drapeaux entrecroisés avec les emblèmes des trois ordres de l’État (épée, crosse et bêche), le tout décoré d’une légende où se lisent les mots : Liberté, Égalité. Le plateau du jeu présente également, en carton, une carte de la colonie française de Saint-Domingue, un médaillon contenant la division de la France, et un médaillon contenant une carte de la France en 83 départements. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très rare édition datée de 1792, qui semble être la première. Une autre édition a été publiée en 1795, avec le titre "Jeu géographique de la République Française présenté à la Convention Nationale". Contours aquarellés à l'époque. Manques dans les marges, manque au niveau de la carte de la Loire Inférieure, manque dans les coins droits, déchirures dans les parties gauche et droite du jeu, près du trait d'encadrement.

MERIAN (Matthäus).

[PARIS] Prosp. der Statt Parys wie solche an ietzo anzusehen 1654.

[Francfort, 1655]. En trois feuilles jointes de 262 x 795 mm.

Belle vue panoramique de la ville de Paris en 1654, issue de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. La vue, prise depuis la colline de Charonne, est ornée des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Quarante-quatre lieux et bâtiments sont légendés, parmi lesquels figurent les églises, les portes ou encore la Bastille. La Topographiæ Galliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire. La mention "Parys in flora" figurant avant la date, est légèrement effacée, ceci étant dû à une modification du cuivre. Cette mention est totalement absente sur de nombreux exemplaires, notamment sur celui signalé par Boutier. Boutier, Les Plans de Paris des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle, 88.

MERIAN (Matthäus).

Parys A.° 1654.

[Francfort, 1655]. 344 x 413 mm.

Beau plan en élévation de la ville de Paris en 1654, issu de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. Il est orné des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Ce plan est dérivé de celui de Jean Boisseau de 1648. La TopographiæGalliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Traces de pliures, une déchirure dans la partie droite du plan anciennement restaurée. Boutier, 89.

MOITHEY (Maurille-Antoine).

[JEU de l'OIE] L'Émulation française, ou description historiographique du royaume de France. L'Itinéraire de Paris aux principales villes des provinces de ce royaume, ouvrage aussi utile que curieux, mis en jeu.

Paris, Crépy, 1766. 435 x 561 mm.

Rare jeu de l'oie composé de 109 cases en forme de petits cartouches décoratifs contenant les noms de provinces ou villes françaises, orné au centre d'une carte du royaume de France dressée par Moithey, et d'un portrait de Louis XVI en médaillon constituant l'ultime case du jeu. De chaque côté de la carte figurent les règles du jeu, un index des symboles utilisés ainsi qu'une liste des villes principales de France avec leurs longitudes et latitudes. Moithey fut nommé Ingénieur Géographe du Roi en 1780. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure restaurée, coin supérieur droit de la marge restauré.

MONTANUS (Arnold Van Bergen ou Van den Berg, dit).

[CUBA] Havana.

[Amsterdam, 1673]. 290 x 354 mm.

Superbe vue du port et de la ville de La Havane, issue de l'ouvrage Die Unbekante Neue Welt oder Beschreibung des Welt-teils Amerika, l'un des plus grands ouvrages illustrés sur le Nouveau Monde au XVIIe siècle. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan un magnifique galion, quelques embarcations ainsi que le Fort El Morro, à l'entrée de la baie de La Havane. Très légères rousseurs, petites déchirures marginales.

MORESBY (Robert).

[ÎLES MALDIVES] Trigonometrical survey of the Maldive islands.

1839-1899. En 3 feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 302,8 x 60,1 cm.

Grande carte marine de plus de 3 mètres de hauteur figurant l'archipel des Maldives, dressée en 1839 par Robert Moresby, capitaine de Marine de la British East India Company ou Compagnie britannique des Indes Orientales, assisté de F.T. Powell, lieutenant de la Marine Indienne. La carte a été publiée une première fois en 1839, puis elle a été corrigée en 1866 et en 1899. Après avoir cartographié la Mer Rouge entre 1829 et 1833, Robert Moresby fut chargé de cartographier les archipels d'îles coralliennes situés sur la route du commerce vers l'Inde. En 1834–1836, il entreprit la difficile cartographie des îles Maldives, et fut le premier à dresser des cartes marines précises de ce groupe complexe d'atolls, îles et récifs de l'Océan Indien. Les trois grandes feuilles furent imprimées par le Service hydrographique de la Royal Navy. La carte de Moresby est la meilleure carte jamais réalisée de l'archipel des Maldives. Elle sert encore aujourd'hui de référence, régulièrement réactualisée au moyen d'images satellites. Bon exemplaire.

MORNAY.

[LES DOUZE MOIS DE L’ANNÉE À SAINT-PÉTERSBOURG].

London, Edward Orme, 1815. Suite de 12 planches (33 x 45 cm environ), en feuilles, qui illustre également l’ouvrage “A Picture of St. Petersburgh”.

Belle suite de 12 planches illustrant les 12 mois de l'année par des vues de Saint-Pétersbourg. Les planches sont gravées à l’aquatinte par Clarck et Dubourgh, d’après les dessins de Mornay, coloriées et finement gouachées à la main (pour les personnages, les voitures et quelques détails). Elles sont tirées sur papier vélin (filigranées Wathman, Turquey Mill, et datées de 1825 pour les 2 dernières). Elles représentent diverses vues de la ville de Saint-Pétersbourg : banque et grandes boutiques ; palais de marbre ; place du grand théâtre ; palais impérial ; place et statue de Pierre le Grand ; le port, canal de la Moika ; le pont de la Néva ; champs de Mars ; place de Casan. Les légendes sont en anglais et en français et chaque planche est consacrée à l’un des douze mois de l’année, et animée par des personnages et des scènes de rues en lien avec le mois cité : voitures à cheval ; traîneaux, parade militaire, marchands des rues, bateaux, mendiants, passants, ou encore soldats autour d’un feu. Bon exemplaire. Abbey, 226.

NOLIN (Jean-Baptiste) & BAUDRAND (Michel Antoine).

[CATALOGNE] La Principauté de Catalogne et le Comté de Roussillon.

Paris, J.B. Nolin, 1703. En deux feuilles jointes de 603 x 859 mm.

Magnifique carte figurant la Catalogne et le Roussillon, dressée par Jean-Baptiste Nolin d'après les informations de l'abbé Michel Antoine Baudrand, historien et géographe français. Elle est dédiée au duc de Noailles, qui prit part aux conflits se déroulant en Catalogne depuis la bataille du Ter en 1694 jusqu'à la fin de la Guerre de Succession au trône d'Espagne. Elle est ornée d'un très beau cartouche de titre décoré en tête des armoiries du dédicataire, et animé de figures allégoriques, dont deux personnages féminins tenant les armoiries de la Catalogne et du Roussillon. La bordure inférieure est décorée de 12 plans de villes fortifiées, dont Barcelone et Perpignan. En haut à gauche figure une petite carte détaillée de la vallée d'Aran, dans les Pyrénées catalanes. Cette carte est un bel exemple de cartographie militaire, l'accent étant mis sur les places fortes et sur les voies de communication avec la France. Petites restaurations, rousseurs au bas de la carte. Imago Cataloniæ, p. 115.

PERELLE (Gabriel).

Le Pont au Change.

Paris, N. Langlois, [circa 1690]. 208 x 304 mm.

Belle estampe figurant le Pont au Change vu depuis le Pont Neuf. Souvent détruit par les eaux ou par le feu, il fut reconstruit en 1647 avec les deux rangées de maisons que l'on voit. Ce pont relie l'île de la Cité depuis le Palais de Justice et la Conciergerie à la rive droite au niveau du Châtelet. Sur la gauche, on peut voir le quai de la Mégisserie, la tour Saint-Jacques et celle de l'église Saint-Merri, sur la droite le quai de l'Horloge, l'Horloge du Palais, la tour Montgomery aujourd'hui disparue et le Palais de la Cité avec la Conciergerie. Le Palais de la Cité occupait autrefois le site actuel du Palais de Justice, il n'en reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte-Chapelle. Rousseurs légères.

PERELLE (Gabriel).

Veüe et perspective du Pont-Neuf de Paris.

Leyde, Pierre Vander Aa, [circa 1710]. 336 x 412 mm.

Belle vue animée du Pont Neuf avec la statue équestre d'Henri IV, à gauche l'hôtel de Conti et le Collège des Quatre Nations, à droite le Louvre et les Tuileries. Le Pont Neuf est le plus ancien pont de la capitale, et servait de communication directe entre la Cité et les deux autres quartiers de la ville. C'est le premier pont parisien construit en pierre, d'où son nom de Pont Neuf. Pourvu de trottoirs protégeant les piétons, et de terrasses semi-circulaires leur permettant de s'assoir, il fut, contrairement aux autres ponts parisiens, le seul à ne pas être couvert d'habitations, et de ce fait il eut immédiatement un succès considérable et devint la promenade publique la plus fréquentée et la plus variée de Paris, comme en témoigne l'estampe de Perelle. Les trottoirs sont en effet garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670, d'étalages divers animés de charlatans, de farceurs et de montreurs de marionnettes. Avec sept légendes, dont le Pont Royal nommé Pont Rouge. Défaut dans la partie haute de la pliure centrale, deux petites galeries de ver et déchirures marginales. Vallée, 3086.

PLACIDE de SAINTE-HÉLÈNE (père).

[CATALOGNE] La Catalogne dédiée au Roy.

Paris, Melle Duval, 1707. En deux feuilles jointes de 0,69 x 1,01 m.

Très belle et grande carte de la Catalogne, dressée par le père Placide de Sainte-Hélène, beau-frère de Pierre Duval. Elle est dédiée au roi Louis XIV, et ornée d'un magnifique cartouche de titre décoré en tête des armoiries royales portées par les allégories de la Sagesse et de la Guerre (Athéna) et de la Justice, et animé de plusieurs figures allégoriques. La Catalogne est divisée en vigueries ou juridictions administratives, qui disparurent pour la plupart sous Louis XV. La ville de Barcelone est représentée par le dessin d'une citadelle montrant la vieille ville et la ville neuve. La mer est décorée de nombreux voilierset de deux roses des vents. Échelle en lieues de France et de Catalogne. Rare première édition à la date de 1707. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Traces de mouillures au bas de la carte, au niveau de la mer, quelques rousseurs marginales, anciennes pliures remises à plat et renforcées. Imago Cataloniæ, pp. 122-123 (édition de 1792).

RIZZI-ZANNONI (Giovanni Antonio).

[NAPLES] Carta del littorale di Napoli e de luoghi antichi più rimarchevoli di quei contorni.

1794. En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 524 x 836 mm.

Belle carte figurant la Baie de Naples et ses environs, avec les îles d'Ischia, de Procida et de Capri. Elle s'étend au nord jusqu'au lac de Licola, au sud jusqu'à Amalfi, et montre en détail la ville de Naples et le volcan du Vésuve. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre montrant un paysage avec le Vésuve, des vases antiques et deux personnages, probablement le dieu Thanatos, personnifiant la mort, et Clio, Muse de l'Histoire. Géographe vénitien originaire de Padoue, Rizzi-Zannoni étudia l'astronomie et fut nommé hydrographe de la Marine durant son séjour en France. Il fut professeur de géographie de la Société Cosmographique de Nuremberg et membre de l'Académie de Göttingen. Il mourut à Naples en 1814. Rousseurs.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROUSSEL (Claude).

Nouveau plan de la ville, cité, et université de Paris.

Paris, Roussel, 1716. En deux feuilles jointes de 0,77 x 1,28 m, avec table alphabétique rapportée.

Première édition de ce monumental plan de Paris, d'une extrême rareté, dressé et gravé par Claude Roussel en 1716. Le plan est orné d'un cartouche de titre contenant la dédicace à Philippe d'Orléans, dit le Régent, neveu de Louis XIV et régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Ce cartouche est décoré en tête des armoiries de France. Tout autour du plan ont été disposées 37 vignettes montrant des monuments et résidences royales de Paris et ses environs, ainsi qu'une vue de Paris du côté du faubourg Saint-Marceau, ornée des armoiries de France, et une vue du côté du Pont Royal (pont de la Concorde), ornée des armoiries de Paris. En haut à gauche figure une carte des environs de Paris. En bas à droite se trouve un cartouche contenant l'explication des marques ou symboles utilisés sur le plan. Un second titre "Nouveau plan de Paris" a été placé au sommet du plan. En tête de la table alphabétique figure un descriptif indiquant que Paris était divisée en trois parties (cité, université et ville), et qu'elle est à présent divisée en 20 quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État proclamé le 14 janvier 1702. Le plan montre tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, ici appelée place Louis Le Grand, construction de couvents et églises, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. À l'est de la ville, on remarque les chantiers de bois flotté, tandis qu'à l'ouest, au niveau du quartier du Gros Caillou (actuel 7ème arrondissement), il est fait mention de plusieurs belles maisons à des particuliers, et à des jardiniers, et des marais. Près du Gros Caillou, on peut voir une partie de l'île du Malt ou des Querelle. Il s'agit de l'île Maquerelle ou île des Cygnes, ancienne île de Paris réunie à la rive gauche de la Seine à la fin du XVIIIe. Graveur, marchand et éditeur d'estampes, Claude Roussel exerça dans la rue Saint-Jacques, la paroisse Saint-Séverin puis la paroisse Saint-Benoît. Il a gravé et édité plusieurs plans de Paris. Rare première édition de 1716. Le plan fut réédité à cinq reprises entre 1720 et 1738. Contours aquarellés à l'époque. Le plan est en bon état de conservation, mais présente néanmoins quelques défauts. Il a été entièrement doublé, le papier est aminci par endroits, petits manques dans les marges sans atteinte au texte, très petits manques au niveau d'anciennes pliures. Boutier, 186A ; Vallée, 2833.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SENEX (John).

France corrected from ye observations made by the Royal Academy of Sciences at Paris.

1708. 635 x 918 mm.

Très grande et belle carte de la France, dressée par John Senex d'après les informations de l'Académie Royale des Sciences de Paris. Elle est ornée d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Charles Boyle, comte d'Orrery, et d'un magnifique cartouche de titre décoré d'un portrait en médaillon de Louis XIV, des armoiries de la France et de quatre figures allégoriques. Le long des côtes figure la mention "côtes d'après Sanson et les cartes hollandaises". Exemplaire aquarellé à l'époque, coloris postérieurs pour les deux cartouches. Brunissures par endroits, petites déchirures marginales, petites restaurations anciennes au dos.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[BALÉARES/IBIZA/FORMENTERA] Îles Baléares. Ivice et Formentera.

1903-1913. 939 x 642 mm.

Belle et très grande carte marine figurant les îles d'Ibiza et de Formentera dans l'archipel des Baléares, d'après la carte levée de 1895 à 1897 par la Mission Hydrographique Espagnole. En carton, plan du port de San Antonio sur l'île d'Ibiza, et carte des passages entre Ibiza et l'île d'Espalmador située au nord de Formentera. Profil côtier au bas de la carte. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[BALÉARES] Îles Baléares. Ports et mouillages des îles Majorque et Ivice.

1892-1911. 647 x 434 mm.

Planche figurant sept plans d'entrée de ports, dont six pour l'île de Majorque et un pour l'île de Cabrera. Les phares sont aquarellés en jaune. Bel exemplaire. Petite tache rose en haut de la carte.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[CANARIES] Ténériffe.

1888. 465 x 617 mm.

Belle carte marine de l'île de Tenerife dans l'archipel des Canaries, dressée d'après le levé anglais de 1838. Les phares de l'île sont aquarellés en jaune. Bel exemplaire. Tampons du Service hydrographique et du distributeur.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[CANARIES] Îles Lanzarote et Furteventura.

1892. 638 x 471 mm.

Belle carte marine figurant les îles de Lanzarote et de Fuerteventura dans l'archipel des Canaries, dressée d'après les levés anglais de 1835. En carton, cartes de l'entrée des ports d'Arrecife et de Naos sur l'île de Lanzarote, et du détroit séparant les îles de Lanzarote et de La Graciosa. Bel exemplaire. Très légères traces de crayon rouge au bas de la carte.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[GIJÓN] Port de Gijón.

Service Hydrographique de la Marine, 1887. 319 x 432 mm.

Carte marine figurant la baie de Gijón dans les Asturies, dressée d'après le levé espagnol de 1879. Le phare est aquarellé en jaune et rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[MORBIHAN/QUIBERON/BELLE-ÎLE-en-MER/GROIX/GLÉNAN] Côte ouest de France. De la Pointe de Penmarch à Belle-Île. Abords de Lorient.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1931. 697 x 984 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Morbihan entre la Pointe de Penmarc'h et Carnac, avec l'archipel des Glénan, l'île de Groix, la presqu'île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer, publiée en 1912, puis corrigée en 1931. Elle a été levée d'après les travaux les plus récents des ingénieurs hydrographes. Tampon du revendeur à Bordeaux au bas de la marge droite. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VENDÉE/ÎLE de NOIRMOUTIER] Côte ouest de France. De la Pointe de St. Gildas au Goulet de Fromantine. Baie de Bourgneuf.

Service Hydrographique de la Marine, 1900-1922. 690 x 977 mm.

Grande carte marine figurant les côtes de la Vendée entre la Pointe Saint Gildas et la Pointe de Notre-Dame-de-Monts, avec l'île de Noirmoutier et la Baie de Bourgneuf. Elle a été dressée d'après la carte de Beautemps-Beaupré levée en 1821 et 1822, et d'après la reconnaissance faite en 1893 sous la direction de l'ingénieur hydrographe Hanusse. Tampon du Service Hydrographique dans la marge inférieure. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VIETNAM/BAIE d'HALONG] Mer de Chine. Golfe du Tonkin. Baie d'Halong.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1936. 669 x 980 mm.

Grande carte marine figurant la Baie d'Halong au Vietnam, levée en 1906 et 1907 par Ricard, ingénieur hydrographe, et les officiers de l'aviso transport Manche commandé par les capitaines de frégate La Porte et Rageot de La Touche. La carte a été publiée une première fois en 1912, puis corrigée et publiée à nouveau en 1936. Elle montre la baie avec ses nombreuses petites îles, ainsi que l'ile de Cat Ba, nommée île de la Cac-Ba. Les côtes du Vietnam montrent la ville de Bai Chay, nommée Va-Chai, avec le logement du commandant, les casernes, ainsi que la ville de Hong Hai, orthographiée Hongay, où figurent le poste de milice, l'hôpital, l'église et le poste de douane. Les emplacements du blockhaus et des mines de charbon sont indiqués. La baie de Hong Hai est appelée Port Courbet. En haut à gauche figure un plan de la baie de Hong Hai, d'après le plan de la Société des Charbonnages du Tonkin dressé en 1930. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

SILVESTRE (Israël).

[PARIS] Perspective de la ville de Paris, veüe du Pont des Tuileries – Lutetiæ, e Ponte Laterariarum prospectus. Silvestre incidit Parisiis 1650. A Paris chez Israel, rue de l’Arbre Sec, au logis de Monsr le Mercier orfèvre de la Reyne, proche la croix du Tiroir.

1650. 303 x 640 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. Magnifique vue des rives de la Seine prise depuis l’ancien pont des Tuileries, aujourd’hui Pont Royal. On y voit notamment le Louvre, la Tour de Nesle, le Pont-Neuf, la Tour Saint-Jacques, Notre-Dame, ou encore le Pont-au-Change. Elle est ornée des armoiries royales et accompagnée de 6 lignes de description en français et en latin, et de 24 légendes numérotées, également en français et en latin. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Tache brune affectant la description en français. Faucheux, n°77.

TESSIER (Alexandre).

[JEU de l'OIE] Le jeu de l'Oye renouvellé des Grecs.

Paris, Alex.dre Tessier, [circa 1825]. 364 x 430 mm.

Rare jeu de l'oie traditionnel composé de 63 cases numérotées. La dernière case montre une oie sur un piédestal, sous une couronne de fleurs suspendue. Les coins portent des textes de fables et de moralités. Éditeur d'estampes, Alexandre Tessier succéda à la Veuve Chéreau en 1820. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Impression faible par endroits, froissements dans les marges.

TÄUBERT (Gustave).

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] Erinnerung an Prag.

Dresden, J. Braunsdorf, [circa 1850]. 420 x 535 mm.

Très rare et magnifique planche de souvenirs de Prague, dessinée d'après nature par Gustave Täubert et lithographiée en couleurs par Johann Riedel. Au centre figure une grande vue générale de la ville (245 x 360 mm) prise depuis la colline de Petřin (en allemand Laurenziberg), encadrée de 24 petites vues (environ 45 x 70 mm) montrant des monuments et lieux remarquables de la ville. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Très légères salissures marginales, petites déchirures dans la marge gauche.

VAYRON (François Benjamin).

Les étrangers à Paris. Visite avec itinéraire à ses principaux monuments.

Paris, G. Gautier, 1855. En 4 feuilles montées sur carton fort doublé de percaline moirée et repliées, de 495 x 630 mm.

Beau plan de Paris lithographié en couleurs, monté à la manière d'un plateau de jeu, orné de nombreuses vignettes figurant les monuments de Paris et des environs. Les itinéraires d'un monument à l'autre sont indiqués à l'aquarelle rouge. Avec 56 légendes. Coloris de l'époque. Rousseurs. Vallée, 1339.

VOUILLEMONT (Estienne) & FER (Antoine de).

[JEU de l'OIE] Le Jeu de France.

Paris, A. de Fer, 1671. 380 x 525 mm.

Seconde édition publiée par Antoine de Fer de ce très rare jeu de l'oie dédié aux provinces françaises, et gravé par Estienne Vouillemont. Il est composé de 63 cases en forme de cercles, chacune contenant la carte d'une province française, et d'une carte générale de la France au centre du jeu. Les explications et les loix du jeu, disposées aux 4 coins, donnent un aperçu des clichés et stéréotypes que les Parisiens appliquaient aux provinces françaises : "Qui ira en Bretagne cotté 13 après avoir fait la débauche dans Nantes avec les Bretons, il sy embarquera pour Bourdeaux en Guienne cotté 44 et paiera" ou "Qui ira en Provence cotté 58 il s'embarquera à Marseille dans le dessein de faire le voiage d'Italie, mais il sera pris par les corsaires d'Alger et il paiera rançon pour pouvoir continuer son jeu". Le jeu est orné d'un médaillon de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, le magistrat Guillaume de Lamoignon, premier président du Parlement de Paris. La première édition fut publiée par Pierre Duval en 1659. Très rare. Exemplaire aquarellé à l'époque. Manques au niveau de la dédicace, de la carte de France et de la province du Rouergue, amincissement du papier par endroits. Pelletier et Ozanne, pp. 132-133, fig. 70 (édition de Duval de 1659).

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan de Paris fortifié et des communes de la banlieue.

Paris, Garnier frères, [circa 1860-1865]. 0,81 x 1,14 m.

Très grand plan de Paris illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann, et l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. C'est aussi l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en ses 20 arrondissements créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Chaque arrondissement est divisé en quatre quartiers. Le plan montre les percées les plus récentes, et notamment la plus importante d'entre elles, le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, dont on voit ici une portion se poursuivre sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles, portion qui sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Le plan était à l'origine replié, les pliures ont été remises à plat. Très petit manque à deux intersections. Vallée, 3180.

VUILLEMIN (Alexandre).

Nouveau plan illustré de la ville de Paris avec le système complet de ses fortifications et forts détachés, et des communes de la banlieue.

Paris, Fatout, 1847-1848. 0,84 x 1,06 m.

Très grand plan de Paris, gravé sur acier par Bénard, orné d'une cinquantaine de vignettes figurant des monuments, ponts ou places de Paris et de sa banlieue, et des 13 forts autour de Paris (Charenton, Nogent, Ivry, Bicêtre, Montrouge, etc). Avec liste alphabétique des rues, tableau des communes de la banlieue, distances entre les forts et le "mur d'octroi" ou barrière des Fermiers Généraux. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte bastionnée de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 13 figurent sur le plan. Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris, illustrées de locomotives. La ville est divisée en 12 quartiers. Bon exemplaire. La date de 1847 a été modifiée à l'encre par 1848. Vallée, 3184.

WIT (Frederick de).

[BRÉSIL] Littora Brasiliæ - Pascaert van Brasil.

[circa 1680]. 483 x 563 mm.

Superbe carte des côtes du Brésil divisées en capitaineries, ornée d'un magnifique cartouche de titre illustré de scènes montrant des explorateurs et missionnaires portugais et hollandais, une cérémonie amérindienne et une scène d'exploitation minière. L'Atlantique est décoré de quatre navires et deux roses des vents. Le nord est placé à droite de la carte. Avec plus de 400 cartes et vues publiées entre 1648 et 1712, Frederick de Wit fut l'un des plus importants graveurs et éditeurs de cartes hollandais. En 1694, il acquit une partie des fonds de Blaeu et de Jansson vendus aux enchères 20 ans plus tôt. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs, manque comblé à l'extrême droite de la carte, au niveau de la mer.