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[Camps militaires de Kassel et ses environs].

1762. 340 x 500 mm environ chacune.

Ensemble de 11 cartes manuscrites, encre brune et aquarelle, montrant les plans des camps occupés, lors de la Guerre de Sept Ans, par l'armée française, placée sous le commandement de Jacques-Philippe de Choiseul, comte de Stainville (et frère du ministre), de juin à septembre 1762, dans la région de Kassel et dans la Hesse : - Camp retranché de Cassel. L'armée a occupé deux fois ce camp, la première fois le 20 juin jusqu'au 22, et la seconde le 24 du même mois. Les troupes qui sont placées sur ce plan sont de la division de Mr. le C.te de Stainville, qui y est resté pendant le camp de Landwerhagen. - Camp de Grebenstein le 22 juin 1762. L'armée y a resté jusqu'au 24 du même mois. - Camp de Landwerhagen que l'armée a occupé depuis le 25 juin 1762, jusqu'au 15 juillet. - Camp d'Hessler. Le 24 juillet 1762. - Camp d'Oberweisel le 6 7.bre. - Camp de Langgöns du 7 au 9 7.bre. - Camp de Burckhartzfeld où l'armée du roy est arrivée le 9 7.bre et en est partie le 12. - Camp de Groffdorff le 12 7.bre. - Camp de Nider Weimar. Le 13 7.bre jusqu'au 15 du même mois. - Attaque d'Amöneburg et combat du moulin de Brückmühl, le 21 7.bre 1762. - Camp de Rosdorff le 29 7.bre. Seul le cartouche de titre du premier plan est terminé, la carte de la bataille d'Amöneburg contient un grand cartouche explicatif. Les cartes sont orientées, les échelles ne sont pas précisées, le relief est marqué par des hachures. Plusieurs marges écornées, parfois avec des déchirures mais sans manque, sauf pour le dernier plan qui présente des manques aux coins supérieur et inférieur gauche.

[Carte de la bataille de Fontenoy].

[circa 1745]. 298 x 458 mm.

Carte manuscrite, encre brune et aquarelle, des environs au sud-est de la ville de Tournai, dans le Hainaut, où se déroula la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745. Y sont figurés le plan des fortifications de Tournai et de sa citadelle, le cours de l’Escaut, les bois, les villages (dont Antoing et Fontenoy), les hameaux et habitations, les positions des troupes en présence (les Français en bleu, les Anglais en rouge, les Hollandais en jaune), les redoutes et les fortifications élevées par les Français autour des villages de Fontenoy et d’Anthoin, et les tirs d’artillerie. Avec, dans un cartouche en haut à gauche du plan, les positions françaises avant la bataille. En ce début de 1745, lors de la Guerre de Succession d'Autriche, les armées françaises ont envahi les Pays-Bas autrichiens, et ont mis le siège devant la ville de Tournai. Une armée anglo-néerlandaise se porte alors en défense de la ville assiégée. La rencontre a lieu à Fontenoy où le maréchal de Saxe, à la tête de l'armée française, avait placé ses troupes. Ce fut une victoire française, et la ville de Tournai fut ensuite rapidement prise. L'échelle est en lieues. Cachet armorié de Louis-Charles Delécey de Changey. Bonne condition.

[Carte de la région d'Oppenau].

[circa 1770]. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 870 x 640 mm.

Belle carte manuscrite, entièrement aquarellée, de la vallée de la Rench entre Oberkirch et Oppenau, et de la région au sud de cette ville, en Forêt Noire, dans le Bade-Wurtemberg, près de la frontière française. Y sont figurés, outre ces deux villes, les vallées, les cours d'eau, les villages, les routes, les parties boisées, et deux forts. Les contours de la carte correspondent au bassin supérieur de la Rench, qui est au sud d'Oberkirch, et tout autour sont indiquées les frontières qu'elle a avec les territoires du Würtemberg, de la ville de Zell am Hamersbach, de l'abbaye de Gengenbach, et de l'évêché de Strasbourg. Jusqu'en 1803, Oberkirch et Oppenau étaient des possessions des évêques de Strasbourg. La carte est orientée. Petites traces de frottement sur les parties blanches de la carte. La toile noire qui double la carte est fragilisée au niveau des pliures.

[Carte de la région du cours supérieur de la Lahn].

1760-1762. 333 x 470 mm.

Carte manuscrite sur papier, encre noire avec rehauts d'encre rouge et traces de bleu, du cours supérieur de la Lahn, dans la région de Hesse. Y sont figurés la Lahn et ses affluents, les villes et villages, dont Wetter, Biedenkopf et Bad Laasphe, les routes et les moulins, et les emplacements des campements d'un corps d'armée placé sous le commandement de M. de Stainville, très probablement Jacques-Philippe de Choiseul, comte de Stainville, lieutenant général des armées du roi placé sous le commandement du maréchal de Broglie lors des dernières campagnes de l'armée française en Hesse durant la Guerre de Sept Ans. La carte n'a pas de titre mais seulement une légende donnant les noms des commandants des différents postes. L'échelle est de deux pouces pour une lieue, le relief est marqué par des hachures. Taches brunes dans la marge droite, déchirures sans manque, traces de pliures, marges légèrement écornées.

[Carte des forêts de l'arrondissement de Cosne-sur-Loire].

An 10 [1802]. En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 835 x 630 mm.

Carte manuscrite, encre brune et rouge et aquarelle, de l'arrondissement de Cosne-sur-Loire et d'une partie de celui de Clamecy dans la Loire. Y sont figurés la Loire sur la gauche de la carte, la route de Nevers à Cosne, les villes et villages, les limites des cantons, les cours d'eau et les forêts qui sont particulièrement détaillées, avec délimitation des parcelles, leur numéro et parfois leur surface. Un cartouche laissé vide devait donner le nom des forêts, leur surface et le plan de coupe. L'échelle est en kilomètres, lieues et toises. Carte légèrement écornée, tache brune dans un angle.

[Carte des marais et canaux entre Arles et Aigues-Mortes].

[circa 1750]. En 2 feuilles jointes de 0,39 x 1,12 m.

Grande carte manuscrite, encre noire et lavis, de la région comprise entre Arles à l'est, et Aigues-Mortes et le fort de Peccais à l'ouest, et portant la partie amont du Petit-Rhône, l'emplacement des villes, les étangs de Coute et d'Escamandre, les marais et le réseau de canaux qui les relient (du Bourgidou, la Grande Ravine, la Radelle, Varene, Sylveréal, robine de S. Gilles), et la Vistre. Titre au dos, d'une écriture postérieure: marais de Beaucaire et canaux de dessèchement. L'échelle est en toises. Belle condition, replié.

[Carte des Îles de Lérins].

[circa 1700]. 283 x 394 mm.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de l'archipel des Îles de Lérins, dans la baie de Cannes, dans les Alpes-Maritimes. Y sont figurés le cap de la Croisette avec son fort, l'île Sainte-Marguerite et son système de fortification, l'île Saint-Honorat et son fort, et plusieurs petits îlots dont celui de Saint-Ferréol et de la Tradelière. Les Îles de Lérins forment un petit archipel au large de Cannes, dont seules deux îles sont habitées : l'île Sainte-Marguerite dont le fort servit de prison (son prisonnier le plus célèbre fut le Masque de Fer de 1697 à 1698), et Saint-Honorat avec son monastère fortifié. Cette carte provient d'un recueil et porte au verso la légende manuscrite de la carte suivante. L'encadrement de cette légende est visible au recto. La carte est orientée. Belle condition, coloris très frais.

[Carte du bailliage de Deux-Ponts].

[circa 1790]. En 48 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,05 x 1,02 m.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, du bailliage de Deux-Ponts, en allemand Zweibrücken, faisant partie de la principauté de Deux-Ponts, aujourd'hui comprise dans les Lands de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat, au nord de la frontière française. Y sont figurés les plans des villes principales (Kübelberg, Waldmohr, Homburg, Blieskastel, Hornbach...), les routes et les ponts, les cours d'eau, les lacs et les régions marécageuses, ainsi que les parties boisées. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le relief est marqué par des ombres portées et parfois des hachures. La petite principauté de Deux-Ponts, ou Zweibrücken, était un état du Saint-Empire romain germanique qui, en 1792, fut envahi par les troupes françaises. Elle fit partie, jusqu'en 1815, du département du Mont-Tonnerre. Petites taches et quelques frottements.

[Carte du canton de Berre-l'Étang et environs].

[circa 1860]. 450 x 555 mm, sur papier chamois mince monté sur carton (montage moderne).

Carte manuscrite comprenant la région située au nord et à l'est de l'étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône, et délimitée par Marignane au sud, Aix-en-Provence à l'est, et Salon-de-Provence au nord. Y sont figurés une moitié de l'étang, l'Arc et ses affluents, les routes, le chemin de fer de Paris à Marseille et les limites des cantons de l'époque, celui de Berre au centre qui est en entier et une partie de ceux de Salon-de-Provence, Aix-en-Provence et Marignane qui sont limitrophes. Marges légèrement écornées. Bonne condition.

[Carte du nord des Balkans].

[circa 1820]. En 12 sections entoilées et repliées de 560 x 780 mm.

Carte manuscrite, lavis bleu et noir avec des rehauts en rouge et en jaune, d'une région couvrant les actuels territoires de l'Albanie et de la Macédoine, du nord de la Grèce et de la Turquie d'Europe, délimitée à l'ouest par la côte de l'Adriatique, au sud par la mer Egée, et à l'est par la mer Noire. Elle couvre les régions de l'époque qu'étaient la Macédoine, l'Épire, la Théssalonique, et la Thrace. Y sont figurés les villes, les rivières, les lacs, et le réseau routier permettant de relier Constantinople à la mer Adriatique. Cette carte a été dressée au début du XIXe siècle, au moment où la lutte des Grecs contre l'empire ottoman pour leur indépendance (1821-1829) suscita un mouvement de sympathie à travers toute l'Europe, connu sous le nom de philhelénisme. L'échelle est de 60 miles pour 1 degré ; le relief est marqué par ombres portées. Bonne condition.

[Fort de Peccais et marais salant de l’Abbé].

[circa 1720]. 430 x 384 mm.

Beau plan manuscrit, encre et aquarelle, d’une partie des marais de la Petite Camargue près d’Aigues-Mortes. Y figurent le plan du fort de Peccais (aujourd’hui en ruine) avec ses bastions, le plan des bâtiments intérieurs, et les deux fossés qui l’entourent, les jardins et cultures à l’est du fort, le chemin qui mène à Aigues-Mortes, la jonction des canaux de Bourgidou et de Sylvéréal, le marais de Calvière et une partie du salin de l’Abbé avec ses bassins (partènements et tables) et le plan de plusieurs bâtiments. En 1248, Saint-Louis acheta une partie des terres de Peccais à l'abbaye bénédictine de Psalmody (qui exploitait le sel sur ce territoire) et fit construire la ville d'Aigues-Mortes. L'abbaye créa alors un nouveau salin qui prit le nom de salin de l'Abbé. Puis le fort de Peccais fut construit en 1568 pour protéger les marais salants et les canaux qui permettaient le transport du sel, dont le roi avait le monopole de la distribution et dont il tirait des revenus importants grâce à l'impôt de la gabelle. Vers la même époque, l'abbaye de Psalmody fut sécularisée, ses bâtiments abandonnés, et le marais de l'Abbé devint propriété de l'évêché d'Alès, qui l'exploite toujours au moment où ce plan est réalisé. Quelques rousseurs et une tache d’encre noire.

[Martinique].

[circa 1860]. 270 x 405 mm.

Carte manuscrite sur papier bristol, encres noire et de couleurs, montrant l'île de la Martinique entourée d'un dessin au fusain représentant les principales productions de l'île. Cette carte est une copie de la carte de la Martinique de l'Atlas national illustré de Victor Levasseur, dont l'illustration est due à Raymond Bonheur (le père de Rosa Bonheur, mais ceci est une autre histoire). Le copiste n'a pas reproduit intégralement l'original : le cartouche a été laissé en blanc, seuls les noms principaux ont été portés sur la carte, et il n'a pas reproduit le buste de Joséphine. Traces de frottement, trous d'épingle aux quatre coins.

[Plan d'aménagement de la rue Louis-le-Grand].

[circa 1703]. En 4 feuilles jointes de 530 x 760 mm.

Plan du percement de la rue Louis-le-Grand, actuellement dans le deuxième arrondissement de Paris. Y sont figurés la rue Louis le Grand qui relie la rue Neuve-des-Petits-Champs (actuelle rue Danielle Casanova) à un «cours sur le rempart» (actuel boulevard des Italiens), les rues Neuve-Saint-Roch (rue Saint-Roch), de Sienne, de Lionne, Neuve-Saint-Augustin (rue Saint-Augustin) et de Lorges ainsi que l'hôtel de Lorges. La rue Louis-le-Grand a été ouverte en 1703, dans le prolongement de l'aménagement de la place Vendôme, alors nommée place Louis-le-Grand et édifiée en 1699. Elle donna lieu à une opération immobilière au profit de Michel de Chamillart (1654-1721), contrôleur général des finances et secrétaire d'État à la Guerre de Louis XIV, à qui furent attribuées quasiment toutes les parcelles créées le long de la nouvelle rue. Seule une (grosse) parcelle lui échappe, au profit du cardinal Pierre du Cambout de Coislin (1636-1706), évêque d'Orléans et grand aumônier de France. Traces de pliures, deux petits manques à la jonction de deux pliures, les feuilles jointes sont en partie décollées.

[Plan d'un d'un demi hexagone régulier].

[circa 1750]. 494 x 648 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, d'un plan théorique d'une fortification en forme de demi-hexagone avec courtine, bastions, fossés, tenailles, demi-lunes et contrescarpe. Sous le plan se trouve une coupe des fortifications passant par une demi-lune dont le tracé est marqué en pointillé sur le plan. L'échelle est en toises, mais différente pour le plan et la coupe. Marges empoussiérées, trace de pliure.

[Plan de la forteresse de Verrua sur le Pô, près de Crescentino].

1705. En quatre feuilles jointes de 1,14 x 0,81 m.

Beau plan, encre et aquarelle, de l’attaque du pont sur le Pô, au pied de la forteresse de Verrua dans le Piémont. Y sont figurés la partie ouest de la place forte de Verrua avec le «basfort» et le donjon; les bras de Pô; le campement, les redoutes et les tranchées de l’armée française; le pont défendu par le «fort de l’isle» entre deux bras du Pô, et une tête de pont menant au camp de Crescentino (où se trouve l’armée du duc de Savoie); et enfin le schéma d’attaque du fort sur l’île par l’armée française, placée sous le commandement du duc de Vendôme. La prise du fort de l’île au pied de la forteresse de Verrua, au début de mars 1705 (lors de la Guerre de Succession d'Espagne), fut la première phase du siège qui mena l’armée française, le 10 mars suivant, à prendre la place forte elle-même. Traces de pliures avec de petits manques au croisement de deux pliures, bordure droite écornée avec de petites déchirures sans manque.

[Plan de la ville et de la baie de Cadix].

1825. 222 x 312 mm.

Plan manuscrit, encre brune et rehauts d'aquarelle, montrant la ville et une partie de la rade de Cadix. Y sont figurés la presqu'île de Cadix avec le contour de ses fortifications, l'île de Léon, la baie Sainte-Marie avec l'île et le fort du Trocadéro, les forts défendant la côte, quelques bâtiments, les récifs le Diamant et les Porcs, et le chenal de la Carraque. Bien que la carte soit pourvue d'une échelle, les proportions ne sont pas vraiment respectées et la carte s'apparente plus à un schéma explicatif, probablement dressé en 1823, au moment de la bataille du Trocadéro qui vit un corps expéditionnaire français venir au secours du roi d'Espagne, Ferdinand VII, prisonnier à Cadix après une révolution libérale. L'échelle est en toises. Traces de pliures, petites taches et un petit trou dans la partie blanche du papier.

[Plan de la ville et du château de Brest].

[circa 1700]. 490 x 640 mm.

Beau plan manuscrit de la ville et du château de Brest, montrant le détail des fortifications de Vauban de 1683, le plan de la ville et du quartier de Recouvrance, le plan du château, la rivière Penfeld (nommée le canal sur le plan), et une petite partie de la rade. La date de 1694 figurant sous l'échelle est celle de la bataille de Camaret, lorsque les marines anglaises et hollandaises firent une tentative de débarquement pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. En effet, depuis Richelieu, Brest est devenu l'un des ports d'attache de la flotte du Ponant, et depuis Louis XIV le principal arsenal militaire du royaume, où l'on construit, répare, équipe et ravitaille les navires. Croyant la place dégarnie après le départ du maréchal de Tourville pour la Méditerranée, une flotte anglo-hollandaise tenta de débarquer à Camaret, sur la presqu'île de Crozon, au sud de Brest, mais fut repoussée par Vauban que Louis XIV, prévenu du projet, avait envoyé pour défendre Brest. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Très belle condition, coloris très frais, exemplaire replié.

[Plan de Philippsburg].

[circa 1710]. 455 x 715 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Philippsburg dans le Bade-Wurtemberg. Y sont figurés le plan de la ville, le détail des fortifications, un bastion avancé sur la rive gauche du Rhin, les chemins, les champs, les parties marécageuses, et quelques éléments en dehors de la ville (moulin brûlé, redoute des Capucins, redoute du cimetière). Située sur la rive droite du Rhin, Philippsburg est une ville que se sont longtemps disputée la France et l'Empire. Elle doit son nom à Philipp Christoph von Sötern (1567-1652), évêque de Spire qui y fit construire la première forteresse. L'échelle est en toises. Traces de pliure et de mouillures; petits manques le long des pliures, sans manque important. Le papier est coupé au ras des marges.

[Plan de Rome].

[circa 1830]. En deux feuilles jointes de 415 x 525 mm.

Très intéressant plan manuscrit de la ville de Rome, encre et aquarelle, superposant le plan de la ville antique (à l’encre brune) et celui de la ville moderne (à l’aquarelle rose). Le relief est figuré par de fines hachures au crayon. Bonne condition.

[Plan de Saint-Malo et de Saint-Servan].

[circa 1830]. 870 x 720 mm, sur papier vélin.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, portant le détail du plan de la ville de Saint-Malo et de celle de Saint-Servan, les jardin de Saint-Servan et, près de la pointe des Talards, le sillon, le château de Saint-Malo, les forts de Saint-Servan, du Petit et du Grand Bay, le fort Royal, et la redoute du Sillon, la limite maximum de la marée basse avec les rochers découvrant. Au centre du plan se trouve le port de Saint-Malo avec les ponts enjambant les ruisseaux à marée basse. Plusieurs traits au crayon sur cet espace semblent être une esquisse d'un projet de construction d'un port avec un bassin à flot, une écluse et un fort. En effet, à cause de l'importance des marées dans la baie de Saint-Malo, le port découvre à marée basse, et, du fait d'une rivalité entre les communes de Saint-Malo et de Saint-Servan, aucun projet de construction de port ne put aboutir, et le port resta un port d'échouage jusqu'au XXe siècle. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Traces de pliures empoussiérées et en grandes partie doublées, avec parfois des traces de frottement et, pour les deux principales pliures, de légers manques. Quelques piqûres.

[Plan du siège de Sébastopol] [et] Plan des attaques de Sébastopol.

1854-1855. 272 x 422 mm et 288 x 386 mm, sur papier fin.

Cartes manuscrites, encre noire et rehaut d'aquarelle, du siège de Sébastopol, copie d'une carte publiée dans le journal Le Constitutionnel, le 23 octobre 1854, et des attaques de Sébastopol, copie d'un plan publié dans le journal L'Illustration, le 29 mars 1856. Les cartes ne sont pas signées, mais elles provienent de la collection de Louis-Charles Delécey de Changey et sont de sa main. Le siège de Sébastopol est l'épisode principal de la Guerre de Crimée qui opposa, de 1853 à 1856, l'empire russe à une coalition formée de l'empire Ottoman, du Royaume-Uni, de la France et du royaume de Sardaigne, et qui s'acheva par la défaite de la Russie. Il dura onze mois, d'octobre 1854 à septembre 1855, fut meurtrier et marqué par des épidémies, mais marqua le début de la défaite russe. Belle condition.

Abbeville capitale du Ponthieu, dans la province de Picardie, diocèse et baillage d'Amiens, sur la rivière de Somme.

1790. 282 x 870 mm.

Beau dessin à la plume et encre de Chine, d'une vue cavalière de la ville d'Abbeville, dans la Somme. La vue est prise depuis le nord de la ville : on y voit la rivière Novion au premier plan, l'enceinte avec la porte Marcadet, et la Somme qui sort de la ville sur la droite du dessin. Derrière les murs de la ville, le dessin des églises est particulièrement soigné, et l'on reconnaît très bien l'église Saint-Vulfran au centre. Des lettres et des chiffres sur le dessin renvoient à une légende placée sous le dessin. La vue est ornée, en haut à gauche du titre, des armoiries de la ville accompagnées de sa devise Fidelis (Je suis fidèle). Déchirures habillement comblées dans le ciel et au centre, le dessin est doublé avec les marges renforcées.

Baye de Mozambique sur la coste d'Affrique au 15° de lattitude sud. La mer y monte de 15 pieds dans la plus grande marée.

[circa 1780]. 510 x 330 mm.

Belle carte marine manuscrite, au lavis d'encre noire, de l'île et de la baie de Mozambique, sur la côte orientale de l'Afrique. Y sont figurés l'île de Mozambique avec la ville et le fort, les rives de la baie avec les parties découvertes à marée basse, les profondeurs d'eau dans les passes pour accéder à l'île et autour de celle-ci, et quelques indications sur les fonds marins et les endroits de mouillage des bateaux. Colonie portugaise depuis le voyage de Vasco de Gama, en 1497, la baie de Mozambique était l'une des escales où les navires en route pour les Indes orientales pouvaient ravitailler, et notamment refaire leurs provisions d'eau douce (faire aiguade en terme maritime) ; l'endroit est indiqué sur la carte par le mot «aigade». La carte est orientée, l'échelle est en lieues marines, les profondeurs d'eau en brasses de mer. Belle condition.

Bell'Isle.

[circa 1700]. 480 x 660 mm.

Beau plan manuscrit sur papier montrant le port et la citadelle du Palais, sur l'île de Belle-île-en-Mer, au sud de Quiberon en Bretagne. Y sont figurés le détail du plan de la ville et de la citadelle, le tracé du projet de fortification de la ville fait par Vauban, le bassin du port, le littoral, les chemins, champs et bâtiments hors de l'enceinte. Propriété de la famille de Gondi, Belle-Île-en-Mer est achetée par Nicolas Fouquet en 1658 qui y restaura les murs et fit bâtir un port. Après son arrestation, l'île devint la propriété du roi qui y envoya Vauban. La forteresse des Gondi est transformée en une véritable citadelle, mais le projet d'enceinte de la ville ne fut pas réalisé. La Citadelle Vauban, comme elle est appelée aujourd'hui, abrite un musée d'art et d'histoire. La date de 1691 figure sur le cartouche d'échelle, c'est très probablement celle du projet de Vauban, qui se rendit trois fois sur l'île, en 1683, 1685 et 1689. L'échelle est en toises. Très belle condition, exemplaire replié.

Bombardement du Havre le 4 juillet 1759.

[circa 1780]. 300 x 450 mm, sur papier calque.

Copie manuscrite, encre de Chine et rehauts d'aquarelle, d'une vue d'optique de la fin du XVIIIe siècle intitulée Vue du bombardement de la ville du Havre, dessiné du haut du pré de St. Roch le 4 juillet 1759, d'après un dessin réalisé sur place de Joseph-Abel Couture, dit l'aîné. Ce dessin illustre un épisode de la Guerre de Sept Ans, lorsque les Français élaborèrent un plan pour envahir l'Angleterre. Dans ce but, de nombreuses barges à fond plat et des provisions furent stockées dans le port du Havre. Mais début juillet 1759, une flotte de 17 navires de la Royal Navy se positionnent au large de la ville et la bombardent pendant plus de deux jours sans rencontrer d'opposition, causant de grands dégâts tant au port qu'à la ville. Taches brunes, papier froissé par endroits, traces de pliures.

Bourbonnois.

[circa 1700]. 552 x 792 mm.

Carte manuscrite sur papier à l'encre noire de la province du Bourbonnais, correspondant approximativement à l'actuel territoire du département de l'Allier. La zone figurant sur la carte est délimitée au nord par Bourbon-l'Archambault, au sud par Thiers, à l'ouest par Mozon et à l'est par Roanne. Y sont figurés la Loire entre Roanne et Diou et ses affluents de la rive gauche, l'Allier entre Maringues et Moulins et ses affluents, une partie du bassin du Cher, les villes et villages et les bois. L'orthographe de nombreux lieux est approximative, par exemple Heuriet pour Huriel, Archenac pour Archignat, Guizainnes pour Quinssaines, qui sont trois communes à l'ouest de Montluçon. Sous plusieurs localités figure un chiffre qui pourrait être le nombre de feux. Froissement du papier au niveau de la pliure centrale, traces brunes dans les marges, replié.

Carte de la côte de Dunkerque depuis Mardick jusques aux limites des Territoires Autrichiens.

1779. 330 x 532 mm, entoilée au XIXe et pliée.

Belle carte manuscrite, encre noire et aquarelle, du littoral compris entre Mardick à l’ouest, et la frontière avec les Pays-Bas Autrichiens à l’est, qui correspond à la frontière actuelle entre la France et la Belgique. Y sont figurés la ville de Dunkerque avec ses fortifications et le chenal d’accès au port, le Fort Louis, une partie de la Grande Moëre, les villages, les routes, les cours d’eau et les canaux avec les écluses. Sur le littoral sont indiqués le fort et l’écluse de Mardick, et quatre batteries (Risban, de l’est, de Leffrinckhoucke et de Zuydcoote). En mer, le cartographe a dessiné les bancs de sable au-delà de la rade, et le positionnement de bouées et de points sur les bancs, dont il indique la distance en toises avec les batteries du littoral. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Marques de pliures avec de petites déchirures sans perte sauf au niveau d’un croisement de pliures. La carte a été entoilée au XIXe siècle, masquant le titre et la date de 1779 inscrits au dos.

Carte des environs d'Aiguesmortes.

[circa 1820]. 327 x 330 mm.

Carte manuscrite sur papier, comprenant la région délimitée au sud par la rive de la Méditerranée avec le Grau du Roi, le Petit Rhône à l'est, Le Cailar au nord, l'étang de Mauguio, le canal de Lunel et Marsillargues à l'ouest, correspondant à la Petite Carmargue. Y sont figurés le littoral, les chemins, les canaux, les étangs, les marais salants, et Aigues-Mortes qui est au centre de la carte. Avec la mention manuscrite «dessiné par F. V. Bain» en bas du dessin. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Condition excellente.

Carte des environs d'Eissenac.

1757. En 2 feuilles jointes de 271 x 830 mm, dont plan de 271 x 433 mm.

Belle carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs d'Eisenach, à l'ouest du Land de Thuringe. La carte comprend la région de la vallée de l'Hörsel un peu en amont d'Eisenach jusqu'à son embouchure dans la Werra, et figure le contour de la ville, le détail des habitations de ses faubourgs et des villages de la vallée, les routes, la Nesse et d'autres affluents du Hörsel, ainsi que l'emplacement et les mouvements de troupes autour de la ville. Le texte manuscrit explique que la carte indique «la position des troupes du roy aux ordres de M. le P.ce de Soubise ainsi que celle des troupes de l'Empire qui n'a été déterminée que le 16 au soir [...] mais enfin tous les avis se sont réunis à la regarder comme très avantageuse pour y attendre l'ennemi s'il ose s'y avancer». La suite du texte détaille la position des armées, et de conclure: «cette position ne peut être forcée [...], il n'y a plus à craindre que l'indétermination de M. le prince de Hildeburghausen, qui n'ayant pas beaucoup de confiance à la valeur de ses troupes, aura de la peine à se décider d'y attendre l'ennemy». Ce plan et le texte qui l'accompagne se rapportent à l'un des épisodes de la Guerre de Sept Ans, alors qu'une armée française, placée sous le commandement du maréchal de Soubise, fut envoyée par Louis XV pour aider l'Autriche contre le roi de Prusse. Les deux armées firent leur jonction le 27 août 1757 à Erfurt, puis se replièrent à Eisenach mi-septembre à l'approche de l'armée prussienne, qui renoncera à les y attaquer. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le relief est marqué par ombres portées. Petite déchirure au bas de la carte restaurée. Coloris très frais. Replié.

Carte des environs de Namur.

[circa 1690]. 425 x 540 mm.

Belle carte à l'encre brune et aquarelle des environs de Namur, depuis la ville de Gembloux (orthographiée Gemblours) qui se trouve dans le coin nord-ouest de la carte, jusqu'au village de Gerves au sud-est. Y sont figurés les rivières, les routes et les chemins, les parties boisées et les terres cultivées, les villages, les hameaux et les ermitages, un moulin à grain et un autre à papier. Le plan de la ville de Namur est très bien détaillé, on y voit l'enceinte bastionnée, la citadelle, le faubourg de Jambes, mais pas le fort Guillaume qui a été construit en 1690-1691. Le filigrane du papier est celui de Benoît Colombier, papetier à Ambert entre 1660 et 1685, à qui l'on attribue la conception et la réalisation des plus grandes feuilles produites au XVIIe siècle. Ces feuilles, particulièrement recherchées par les cartographes, ont notamment été utilisées pour l'édition parisienne de 1693 du Neptune François. Traces de pliure, bordure jaunie et légèrement écornée avec de petites déchirures sans manque à la carte. Pacha et Miran, p. 61 (Dictionnaire des papetiers).

Carte des environs du fort de Kell pour faire connoitre la position du camp de l'armée du roy depuis le 12 8.bre 1733 jusqu'au 3e 9.bre.

1733. 357 x 545 mm.

Carte manuscrite, encre et aquarelle, de la rive droite du Rhin, portant les environs de la ville de Kehl. Y sont figurés le Rhin, la citadelle de Kehl, quelques villages, les chemins, les cultures et les bois, ainsi que l'emplacement des troupes françaises qui, en ce début de Guerre de Succession de Pologne, ont franchi le Rhin pour assiéger la citadelle de Kehl. Une légende détaille les noms et emplacements des bataillons d'infanterie et de cavalerie. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Carte entièrement doublée de soie. Traces de pliures, petites déchirures dans les marges.

Carte du pays depuis Dunkerque jusqua Nieuport.

[circa 1750]. 482 x 596 mm.

Très jolie carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de la Flandre maritime, comprenant la région comprise entre la côte de Dunkerque à Nieuport et Ypres au sud. Y sont figurés les cours d’eau, rivières et canaux, les marais autour de Dunkerque, les routes, les parties boisées, les terres cultivées, les villages et les villes fortifiées de Dunkerque, Furnes, Nieuport, Dixmude et Bergues. La ville fortifiée d’Ypres, située en dehors du cadre de la carte, est dessinée sur un rabat rapporté au bas de la carte. Un beau plan de «Nieuport en grand», encre et lavis (210 x 160 mm), d’une main différente (l’échelle y est en toises, celle de la carte est en lieues de Flandre) est rapporté en rabat au bord droit de la carte. L'échelle est en toises ou lieues de Flandre. Traces de pliures.

Châtellenie de Château-Neuf sur Allier.

[circa 1780]. Deux feuilles de 580 x 425 mm et 574 x 420 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, des propriétés situées sur le hameau de Châteauneuf, faisant actuellement partie de la commune de Mars-sur-Allier dans la Nièvre. Y figurent les terres nommées la Chaume des Places, la Chaume Tonnerre, et le grand pré du Maraut appartenant à “monseigneur” (le nom n’est pas précisé mais le mot est biffé à chacune de ses occurrences, tout comme le mot châtellenie du titre). Le plan indique également la surface des terres, les chemins qui les bordent et le nom des propriétaires des terres voisines. Il est orné de deux beaux cartouches aquarellés pour le titre et l’échelle, ainsi qu’un cadre au lavis. On joint une copie manuscrite de l’époque sur laquelle l’encadrement est plus simple, l’échelle n’est pas indiquée et le cartouche de titre est vide. Très bonne condition.

Citadelle de Milan.

[circa 1756]. 340 x 505 mm, entoilé.

Belle carte manuscrite, encre noire et lavis, portant le détail de la citadelle de Milan avec tout son système défensif, l'enceinte fortifiée, les fossés et les bastions avancés. Une esquisse du plan de la ville de Milan autour de la citadelle et le dessin de jardins complètent le dessin. Des tranchées d'approche, l'emplacement d'une batterie et la mention "maisons démolies" près de l'église des Carmes laissent supposer qu'il s'agit d'un plan d'un siège de la citadelle. Le plan a probablement été dessiné lors de la tentative de blocus de la citadelle de Milan, en 1756, par des troupes espagnoles placées sous le commandement de Jean-Thierry du Mont, comte de Gages, lors de la Guerre de Succession d'Autriche. Le plan est orienté et pourvu d'une échelle dont l'unité n'est pas précisée. Traces de pliure, petite déchirure le long d'une pliure sans manque important.

Costes de Languedoc et de Rousillon depuis les trois Maries jusqu'à Fouquerolles.

[circa 1750]. 543 x 834 mm.

Belle carte manuscrite, encre noire et aquarelle, des côtes de Provence comprises entre Sainte-Maries-de-la-Mer et la pointe de Figuerolles, à l'entrée de la rade de Marseille. Y sont figurés les bras du Petit Rhône et du Vieux Rhône, les étangs de Camargue et celui Berre (nommé étang du Martigues), quelques noms de lieux sur la côte maritime et autour de l'étang de Berre depuis les Saintes-Maries jusqu'au cap Couronne, et beaucoup plus d'indications de noms de lieux (îles, caps, ports...) entre ce cap et celui de Figuerolles. La carte est orientée, l'échelle est en lieues. Très belle condition, coloris très frais, replié.

Costes de Provence. Fréjus, Antibes, Nice, Monaco.

[circa 1750]. 366 x 444 mm.

Jolie carte manuscrite, encre et aquarelle, comprenant le comté de Nice, délimité par les villes de Draguignan, Castellane et Ubaye à l'ouest, Barcelonnette au nord, Coni et Triora à l'est, et la côte méditerranéenne entre Fréjus et San Remo au sud. Les villages y sont figurés par de petits cercles à l'encre rouge, les bourgs plus importants par de petits châteaux ou le plan des fortifications, les rivières et les lacs sont tracés à l'encre bleue, et les montagnes sont représentées par de petits monts tracés à l'encre noire; les principaux lacs et cols sont nommés (dont la vallée des Merveilles). L'échelle est en lieues, le titre est inscrit au dos. Traces de pliures, et 2 minuscules manques.

Egra.

1742. 350 x 565 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville d’Egra, en Tchéquie, près de la frontière allemande. Y sont figurés le plan de la ville avec les rues, les bâtiments principaux, les fossés, l’enceinte fortifiée avec ses bastions, la boucle du fleuve Eger au pied des remparts, quelques bâtiments d’un faubourg, les champs et les vergers. Plusieurs numéros sur le plan renvoient à une légende à la gauche du plan. En avril 1742, lors de la Guerre de Succession d'Autriche, la ville d'Egra fut assiégée et prise par les troupes du maréchal de Broglie. Le plan a été complété, par une autre main, des détails des ouvrages des militaires français : galerie sous les remparts, chemins couverts, redoute (sur une partie ajoutée en haut du plan), une digue «pour faire refluer la rivière à la hauteur que l’on jugera convenable en cas d’attaque» et «ligne formée d’abatis d’arbres provenant des vergers marqués sur le plan». La légende a également été complétée à l'encre brune. L'échelle est en toises. Ex-libris manuscrit au dos du chevalier de Golbering, 1779. Traces de pliures, marges écornées avec de petites déchirures sans atteinte au dessin, petites taches brunes.

Fort S.te Izabeth du Passage à la côte de Guipuscöa en Espagne.

[circa 1750]. 362 x 506 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, du Fort Santa Isabel situé à l'entrée du port de Pasaia (Pasajes en castillan, Le Passage en français), à l'embouchure d'un estuaire, près de Saint-Sébastien, au Pays Basque espagnol. Y sont figurés l'épais mur d'enceinte percé de meurtrières, les bâtiments qui s'y trouvent, plusieurs escaliers, et une source ; le littoral rocheux est bien détaillé. Le Fort Santa Isabel fut construit en 1621 pour défendre l'entrée du port de Pasaia, et fut actif jusqu'en 1867. On conserve aujourd'hui des restes de fortifications et autres éléments de défense. Le port de Pasaia est, avec Bilbao, le seul port de la côte basque. Mais c'est la rade la plus sûre de toute la côte nord de l'Espagne, dont un goulet protège le bassin des caprices de la mer. C'est depuis ce port qu'en 1777, La Fayette embarqua pour les États-Unis. L'échelle est en toises. Taches brunes dans la partie inférieure et traces de pliure, petites déchirures doublées dans les marges.

Fronti basse delle nuove fortificazioni di Genova verso la foce del Bisagno.

[circa 1790]. En 3 feuilles jointes de 223 x 945 mm.

Beau dessin manuscrit, encre noire et lavis, figurant une partie des fortifications de la ville de Gênes en Ligurie. Cette partie, comprise entre le bastion du Prato et le bastion Ricci, est située à l'embouchure du fleuve Bisano. Une petite note en italien indique que les parties en jaune doivent être surélevées. L'échelle est en toises de Paris et en pas génois. Au dos figure le titre «Mappa delle fronti basse del Bisagno. Gênes». Pliures.

Isle de Jersey.

[circa 1775]. En 3 feuilles jointes de 400 x 628 mm.

Belle carte, encre noire et aquarelle, de l'île de Jersey, dans la Manche, à l'ouest de la péninsule du Cotentin. Y sont figurés les contours de l'île, les rivières avec leurs moulins, les villages et hameaux, ainsi que le système de défense de l'île avec ses redoutes, batteries et châteaux. Jersey est la plus grande et la plus méridionale des îles anglo-normandes, devenues anglaises lors de la conquête de l'Angleterre par le duc Guillaume de Normandie, en 1066. Depuis, les îles sont restées sous la souveraineté des ducs de Normandie. De ce fait son statut juridique est très particulier, elles ne sont pas rattachées au Royaume-Uni (et ne font donc pas partie de l'Union Européenne) : c'est une dépendance de la couronne, un bailliage placé sous la souveraineté de la reine d'Angleterre qui y règne en tant que duc de Normandie. La carte est orientée, l'échelle est en lieues. Traces de pliures, petite déchirure le long d'une pliure. Belle condition générale.

La Rochelle.

[circa 1700]. 420 x 525 mm.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, portant l'enceinte fortifiée et la corne Saint-Nicolas, les bassins du port et le détail de tout ce qui se situe à l'extérieur de l'enceinte (chemins, marais, champs et quelques bâtiments) ; l'intérieur étant laissé en blanc. Beau plan manuscrit montrant l'enceinte dessinée à la fin du XVIIe siècle par l'ingénieur François Ferry, collaborateur de Vauban. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Condition excellente.

Lille.

[circa 1710]. 500 x 667 mm.

Très beau plan manuscrit, encre noire et lavis, de la ville et de la citadelle de Lille, dans le Nord. Y sont figurés le plan détaillé des fortifications ainsi que le plan de la ville, avec l'emplacement des jardins, églises et édifices publics. Assiégée et prise en huit jours par Vauban, en 1667, Lille devint française en 1668 par le traité d'Aix-la-Chapelle qui mettait fin à la Guerre de Dévolution, la première guerre du règne de Louis XIV. Lille, située près de la Flandre, devient l'un des éléments importants de la ligne de places-fortes que Vauban va établir pour protéger la frontière. La ville est agrandie, pourvue de nouveaux quartiers et dotée d'une citadelle. Nommée par Vauban lui-même la reine des citadelles, c'est un ouvrage militaire remarquable et servira de modèle pour la construction de la plupart des autres citadelles de Vauban. Il l'a conçue sur un plan pentagonal pour que chacun de ses murs soit protégé par un mur voisin, sans angle mort pouvant favoriser l'approche de l'ennemi, et édifiée sur un terrain marécageux permettant d'y établir un système d'inondation de ses abords pour empêcher le creusement de galeries de sape. Le plan est orné d'un magnifique blason aux armes de Louis de Crevant (1628-1694), premier duc d'Humières, nommé gouverneur général de Flandre et maréchal de France en 1668, fait chevalier des ordres du roi en 1688, et duc et pair en 1690. Le cartouche des légendes est disposé sur un manteau de pair de France, sur les pans duquel on peut voir les armes de son épouse, Louise-Antoinette-Thérèse de La Châtre. Petite déchirure sans manque le long d'une pliure. Très belle condition, replié.

Philippeville.

[circa 1710]. 422 x 602 mm.

Beau plan manuscrit sur papier à l'encre noire et aquarelle, montrant les fortifications et la ville de Philippeville, dans la province de Namur, avec ses principaux bâtiments et ses nombreux jardins ainsi que les chemins et les champs hors de la ville. Philippeville fut fondée en 1555 par Marie de Hongrie, gouverneur des Pays-Bas et sœur de Charles Quint, pour contrer les incursions françaises aux Pays-Bas espagnols. Devenue française en 1659 (par les traité des Pyrénées), ses fortifications sont renforcées et complétées par Vauban. Puis Philippeville est rattachée au royaume des Pays-Bas en 1815, avant de devenir belge lors de la révolution de 1830. Le titre est inscrit dans un beau cartouche en grisaille décoré de trophées militaires. L'échelle est en toises. Bel exemplaire.

Pianta della città di Temesvar designata nel statto ch'essa fù resa a le arme imperiali sotto il glorioso comando di sua A. il prencipe Eugenio di Savoia li 13 d'agosto MDCCXVI.

1716. En 2 feuilles jointes de 410 x 644 mm.

Beau plan manuscrit sur papier mince, représentant le siège de Timisoara, à l'ouest de la Roumanie. Y sont figurés les fortifications de la ville et de son château, la rivière Bega qui entoure la ville, les chemins et quelques bâtiments à l'extérieur de la ville, ainsi que le plan des attaques et tranchées mises en place par l'armée du prince Eugène de Savoie, lors du siège de la ville, en 1716, dans le cadre de la guerre entre l'empire et les Ottomans, mettant fin à la domination ottomane sur la ville depuis 1552. Le titre et la légende sont inscrits dans des cartouches en grisaille. Le plan est orienté par une rose des vents, l'échelle est en pieds. Traces de pliures, marges froissées avec trois petits trous, l'un dans la marge, et les deux autres dans des parties blanches du dessin ; petite tache brune.

Pianta della città e fortezza di Savona.

1772. En 2 feuilles jointes de 535 x 700 mm.

Plan manuscrit, encre brune et lavis, portant le détail de la forteresse, du plan de la ville et des jardins de Savone en Ligurie. Une légende importante identifie les bâtiments civils et religieux de la ville et du dispositif défensif de la citadelle. Le plan est orienté, l'échelle est en pas. Pliures. Marges écornées avec de petites déchirures sans manque important.

Plan d'Orzi Nuovi dans le territ. brescian.

[circa 1790]. 392 x 524 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et lavis, portant le détail des rues et des fortifications de la ville d'Orzinuovi en Lombardie. Située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Brescia, la place forte d'Orzinuovo fut fondée en 1193 pour protéger le territoire bressan. La ville a depuis lors partagé l'histoire de Brescia, qui est passée sous la domination vénitienne au XVe siècle jusqu'à la fin de l'indépendance de la cité-état en 1797. Des lettres sur le plan renvoient à une légende identifiant les portes, bastions, demi-lunes, magasin à poudre et autres ouvrages militaires de la ville. L'échelle est en pas vénitiens. Marge supérieure froissée, sinon très belle condition.

Plan d'un pentagone régulier suivant le second système de Mr le maréchal de Vauban.

[circa 1750]. 667 x 515 mm, sur beau papier de Hollande des papeteries C. & J. Honig.

Intéressant plan manuscrit, encre noire et rouge, d'un plan théorique d'une citadelle pentagonale bastionnée, dite du deuxième système de Vauban, où l'on voit également les traits de crayon et de compas ayant servi à réaliser le dessin du plan, celui du cartouche de titre et des lettres le composant. Toute sa vie, Vauban a fait évoluer la conception et la construction des places fortifiées, les adaptant aux différents types de terrains, se basant sur le bon sens et l'expérience. Sa pensée a été théorisée après sa mort en trois systèmes distincts où sont augmentées progressivement la taille et la diversité des ouvrages de défense au-delà des murs d'enceinte. Le cartouche de titre, au crayon, n'est qu'esquissé sur sa partie gauche. Marge droite empoussiérée, une petite déchirure dans la marge inférieure, trace de pliure.

Plan de Belgrade, capitale de la Servie, avec ses nouvelles fortifications.

1788. 446 x 572 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, montrant le détail du plan de la ville, de ses fortifications et du fort de Belgrade, au confluent du Danube et de la Save. Deux cartouches destinés à la légende ont été laissés en blanc. Ce plan a été réalisé au début de la Guerre Russo-Turque, lorsque l'Autriche entra en guerre contre l'Empire Ottoman et mit le siège devant Belgrade. Petites déchirures doublées dans les marges.

Plan de Cadiz.

[circa 1710]. 455 x 306 mm.

Belle carte manuscrite, à l'aquarelle, de la baie de Cadix, sur la côte andalouse. Y sont figurés l'enceinte de la ville et des forts qui la protègent, des tours, quelques villages et maisons, un moulin, et trois navires. Le plan ne comporte aucune légende ni nom de lieu, hormis le titre qui est inscrit dans un cartouche surmonté d'un dessin figurant les instruments utilisés par le cartographe. Le plan est orienté, l'échelle est en lieues. Papier jauni, quelques piqûres; trace de pliure, petites déchirures dans les marges, une marge doublée au dos.

Plan de Calais et du fort de Nieulai.

[circa 1700]. En deux feuilles jointes de 720 x 970 mm.

Grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs proches de Calais, portant les plans détaillés des enceintes, fortifications, bastions et redoutes de la ville et du fort de Nieulay. Le plan des rues à l’intérieur des enceintes est tracé à l’encre rouge. À l’extérieur sont figurés les chemins, les parties cultivées, les canaux, le chenal d’accès à la mer et le tracé du littoral (qui est en bas de la carte). A l’est de la ville et à l’ouest du fort sont marqués, à l’encre noire, le tracé des projets d’extension de fortifications, de nouveaux bastions, et d'une prolongation du chenal, qui ne semblent pas avoir été tous réalisés. De nombreuses lettres sur le plan étaient probablement destinées à un renvoi pour une légende, mais le cartouche en dessous du titre est demeuré blanc. Traces de pliures, marges écornées avec de petites déchirures et manques sans pertes importantes. Petites taches et mouillures. Notes manuscrites postérieures au crayon dans la marge inférieure et au bas de la carte.

Plan de Colmars.

[circa 1750]. En deux feuilles jointes de 395 x 600 mm.

Plan manuscrit, encre et aquarelle, de la ville et des fortification de Colmars, au confluent du Verdon et de la Lance, dans les Alpes-de-Haute-Provence, portant le détail des rues de la ville, du tracé de son enceinte fortifiée, et des deux bastions qui la défendent (le fort Saint-Martin ou fort de Savoie et le fort du Calvaire ou fort de France). Des numéros sur le plan renvoient à une légende sur la gauche du plan donnant le nom de tous les ouvrages militaires. À l'extérieur de la ville sont figurés les cours d'eau, les zones rocheuses, les chemins et les parties cultivées. La petite ville de Colmars, située près de la frontière avec le duché de Savoie, fut une place royale dès 1593. L'enceinte a été construite vers 1690 d'après les plans de l'ingénieur Niquet, et les deux forts ont été construits, à la même époque, par Guy Creuzet de Richerand, directeur des fortifications du Dauphiné. Bien que le traité d'Utrecht de 1713, qui rattacha la vallée de l'Ubaye à la France, l'eut éloignée de la frontière avec la Savoie, la ville de Colmars demeura une place forte jusqu'en 1860. L'échelle est en toises. Trace de pliure. Marges écornées avec de petits manques n'affectant pas le dessin.

Plan de Condé.

[circa 1710]. 260 x 342 mm.

Plan manuscrit de la ville de Condé-sur-L'Escaut, dans le Nord, portant le détail des fortifications et du vieux château. À l'extérieur du plan sont indiqués les routes menant à la porte du Quesnoy, la zone inondable, le tracé des bras de l'Escaut et des canaux. La ville de Condé, devenue définitivement française en 1678 après le traité de Nimègue, entra dans le système de fortification, dit du «pré carré», qui protégeait la frontière avec les Pays-Bas espagnols ; les fortifications de la ville furent renforcées et complétées, à la fin du XVIIe siècle, par le chevalier de Ville suivant le système de Vauban. L'échelle est en toises. Très belle condition.

Plan de Dantzig.

[circa 1740]. 381 x 497 mm, sur papier fin huilé et doublé.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, portant le détail de la ville et des environs proches de Dantzig (ou Gdansk) en Pologne, près de la mer Baltique. Y sont figurés le plan de la ville et de ses fortifications, la Vistule et l'important réseau de canaux qui y est relié, les habitations, les parcelles cultivées, ainsi que des réseaux de tranchées et des rectangles d'emplacements de troupes. Y sont également figurées les tranchées d'approche et les positions des troupes françaises lors du siège de la ville en 1734, durant la Guerre de Succession de Pologne, lorsque Louis XV envoya des troupes secourir son beau-père, Stanislas Ier, nouvellement élu roi de Pologne, alors qu'il s'était réfugié dans la forteresse de Dantzig, assiégée par des troupes russes. Le plan est orienté, l'échelle est en Ruthen Rhein, le relief est marqué par des hachures. Traces de pliure, petites pliures dans les marges et quelques minuscules manques dans le plan.

Plan de Dieppe.

1730. 600 x 905 mm.

Très beau plan manuscrit et aquarellé, portant le détail de la ville de Dieppe (et plus particulièrement du château et des églises Saint-Jacques et Saint-Rémy), de son enceinte fortifiée et des faubourgs du Petit Veulle, du Pollet et de la Barre, et la rivière l'Arques, les parties cultivées, quelques moulins, trois bastions face à la mer, les bras de l'Arques et le plan très détaillé de plusieurs jardins de plaisance à l'extérieur de la ville. Une partie mobile sur l'embouchure de l'Arques propose des aménagements des deux quais qui la bordent. Le plan est orienté, l'échelle est en toises, le relief est marqué par ombres portées. Pliure et une déchirure sans manque anciennement doublées, taches brunes n'affectant pas les parties les plus importantes du plan, marge inférieure froissée.

Plan de Gertruydenberg.

[circa 1793]. 470 x 600 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Mont-Sainte-Gertrude dans la province du Brabant septentrional. Y sont figurés la rivière Donge, le plan de la ville avec ses jardins, le détail des fortifications, les polders, digues et chemins hors de la ville. Une flèche aux couleurs du drapeau français indique le sens du courant. Lors des guerres révolutionnaires, la ville de Mont-Sainte-Gertrude, ou Gertruydenberg, fut prise par l'armée française commandée par le général Dumouriez le 5 mars 1793, puis reprise par l'armée du prince d'Orange, le 1er avril de la même année. Le plan fut très certainement établi à cette époque. Les trois couleurs de l'empennage de la flèche indiquant le sens du courant en témoignent, mais, pour ce faire, on s'est servi d'un plan de cette ville publié en 1747 chez Le Rouge; la taille en a été augmentée et le cadre légèrement agrandi, mais les numéros de renvois sur le plan et la légende sont identiques. L'échelle est en toises.

Plan de Gravelines.

[circa 1750]. 349 x 426 mm.

Beau plan manuscrit, encre et aquarelle, portant le détail des fortifications, des quartiers, des jardins, et des abords de l'enceinte de Gravelines. À l'extérieur de la ville sont figurés le canal du fort Philippe et le cours de la rivière Aa avec les zones inondables le long de l'ancien bras, le système hydraulique, les digues, les chemins et les maisons. Une partie mobile propose un agrandissement possible des fortifications en face du canal menant au fort Philippe. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Traces de pliures, petites déchirures et froissement dans la marge inférieure sans manque.

Plan de la bay de Trinkmallet dans l'isle de Ceylan.

[circa 1780]. 415 x 554 mm.

Beau plan manuscrit de la baie de Trinquemalay, sur la côte est du Sri Lanka, figurant le tracé de la baie avec les îles, les profondeurs d'eau, les parties sableuses ou rocheuses et les endroits où un navire peut jeter l'ancre. Sur la côte, figurent quelques habitations, trois forts, un pont de bois et quelques lieu-dits. La baie de Trinquemalay et ses forts fut prise aux Hollandais par les Anglais en janvier 1782, lors de la quatrième guerre anglo-néerlandaise (1780-1784). Dans le même temps, la France et l'Angleterre s'affrontaient dans le cadre de la Guerre d'Indépendance des États-Unis (1775-1783). Une escadre placée sous le commandement de Suffren fut alors envoyée dans les Indes Orientales pour y soutenir les Hollandais. La baie de Trinquemalay fut reprise aux Anglais par Suffren le 31 août 1782, quelques jours avant qu'il n'affronte une escadre anglaise au large de la baie, mais l'issue de la bataille fut indécise. Trinquemalay fut rendue aux Hollandais en août 1783. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Marges écornées, quelques mouillures.

Plan de la citadelle d'Anvers.

1793-1795. En deux feuilles jointes de 635 x 955 mm.

Beau plan très détaillé de la citadelle d'Anvers, située au sud de la ville d'Anvers, sur la rive de l'Escaut, dans la région flamande. Y sont figurés le détail des fortifications et le plan des bâtiments de la citadelle. La table des renvois est placée à droite du plan. À la fin du XVIIIe siècle, Anvers faisait partie des Pays-Bas autrichiens. Elle participa à la révolte contre les Autrichiens qui déboucha sur la création, en 1790, de l'éphémère confédération des États-Belgiques-Unis. Mais la bataille de Jemmapes, en novembre 1792, aboutit, après quelques escarmouches, au rattachement de la Belgique à la France révolutionnaire. C'est après cet épisode que le plan a été réalisé, car le légende mentionne une caserne détruite lors du bombardement de 1792. Petite mouillure dans la marge gauche, rares piqûres, trace jaunie au niveau de la jonction des deux feuilles.

Plan de la Mirandole et de ses attaques, commencés la nuit du quatre au cinq octobre 1734.

[circa 1735]. 269 x 394 mm.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Mirandola, au nord de Modène. Y sont figurés le plan de l'enceinte fortifiée et du château, les chemins qui y mènent et le canal de la Concordia. Le plan indique le tracé des «attaques» avec les tranchées d'approche, les redoutes et la position des batteries lors du siège de la ville par les troupes françaises sous le commandement du général de Maillebois, au cours de la Guerre de Succession de Pologne. Alors que les travaux d'approche étaient terminés et qu'une brèche avait été faite dans les murs, les assiégeants furent contraints de partir, le 12 octobre 1734, devant l'avancée des troupes autrichiennes. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Très bonne condition.

Plan de la ville [d'Aigues-Mortes].

[circa 1880]. 390 x 560 mm.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de la ville d'Aigues-Mortes, portant le détail de l'enceinte, avec ses portes et ses tours, la tour de Constance, les rues, et le parcellaire avec les parties bâties. L'échelle est en mètres, au 1/1250.

Plan de la ville de Grenoble. Ann. 1790.

1790. 490 x 610 mm ; sous verre, encadrement de bois doré de l'époque.

Superbe plan manuscrit à l'aquarelle de la ville de Grenoble, en Isère. Y sont représentées les fortifications avec, à l'intérieur, le plan de la ville (dont les rues sont nommées), les bâtiments administratifs et les jardins, et, à l'extérieur, la boucle de l'Isère et le fort de la Bastille qui domine la ville. Une attention toute particulière à été apportée au dessin des jardins dans la ville ainsi qu'aux arbres et champs alentours. Le titre est inscrit dans un cartouche en grisaille représentant une jeune femme au bord d'un torrent de montagne. Encadrement du dessin en grisaille. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Condition excellente.

Plan de la ville d’Egra située sur la frontière de Bohême dans le haut Palatinat.

1742. 338 x 441 mm.

Beau plan manuscrit, encre et aquarelle, montrant le plan de la ville, les rues, les principaux bâtiments, l’enceinte fortifiée, les fossés et les collines environnantes. Le relief est marqué par ombres portées. Plusieurs numéros sur le plan renvoient à une légende à la droite du plan. Le plan a été dessiné au moment de la prise de la ville par le maréchal de Saxe; y sont figurées les positions des armées françaises et les batteries d’artillerie ; un texte sous le titre donne des précision sur les remparts, les fossés, la rivière, l’angle de tir des batteries et le déroulement de la bataille. La ville d’Egra (qui se trouve actuellement en République tchèque, tout près de la frontière avec l’Allemagne), fut prise en avril 1742, après un siège de 12 jours, par les troupes du maréchal de Saxe au service de la France, lors de la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Ex-libris manuscrit au dos du chevalier de Golbering, 1779. L'échelle est en toises. Traces de pliure, petites déchirures sans manque dans la marge.

Plan de la ville et citadelle de Tournay.

1691. 485 x 663 mm.

Beau plan manuscrit, encres de couleurs et aquarelle, de la ville de Tournai, dans la province du Hainaut. Y sont figurés la rivière Escaut et ses ponts, le plan de la ville avec ses églises et ses principaux bâtiments, le plan de la citadelle, et le détail des fortifications. Prise en 1667 par Vauban, lors de la Guerre de Dévolution, après un siège de deux jours seulement, la ville de Tournai fut ensuite presque entièrement remaniée par les ingénieurs du roi. Une citadelle pentagonale fut édifiée dans la ville haute, de nombreux bastions furent construits pour protéger les murs de la ville, le cours de l'Escaut fut modifié, de nouveaux ponts furent édifiés et les autres modifiés. Malgré tout, pendant la Guerre de Succession d'Espagne, en 1709, la ville fut prise après un siège de trois semaines et la citadelle capitula un mois plus tard. Le traité d'Utrecht de 1713 rendit la ville aux Provinces-Unies. Le plan est orienté. Marge supérieure partiellement coupée au trait d'encadrement, sinon très bel exemplaire dans de beaux coloris.

Plan de la ville, chasteau, & citadelle de Casal.

[circa 1720]. 427 x 574 mm.

Très beau plan manuscrit sur papier, à l'encre noire et aquarelle, montrant la rivière Pô et ses nombreux bras, et le détail du plan et des fortifications de la ville de Casale Monferrato dans le Piémont. Propriété des ducs de Mantoue au XVIIe siècle, la ville de Casale Monferrato est vendue en 1682 au roi de France Louis XIV qui charge Vauban d'en renforcer les fortifications. Une première campagne de travaux s'achève en 1684, puis une seconde a lieu en 1691-1693 pour aboutir au résultat définitif montré par notre plan. Durant la Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697), Casale est prise par les Piémontais puis, en 1696, reprise par Vauban lui-même. Les fortifications de la ville furent détruites par les Français avant la restitution définitive de la ville aux Piémontais par le traité d'Utrecht de 1713. Le plan est orienté par une rose des vents. Condition excellente.

Plan de Mézière et de Charleville.

1726. 610 x 865 mm, monté sur toile.

Beau plan manuscrit, encres de couleurs et aquarelle, montrant les boucles de la Meuse dans lesquelles sont situées les villes de Charleville et de Mézières, dans le département des Ardennes. Y sont figurés le plan des deux villes alors séparées, la Meuse avec ses îles, les routes et les chemins, la petite ville de Wacq avec son mur d'enceinte, quelques hameaux et fermes, et le mont Olympe dont on voit, en pointillé, le tracé de la forteresse détruite. La ville de Mézières, sur la rive droite de la Meuse, dépendait du royaume de France. Du fait de sa position sur la frontière d'alors, elle fut pourvue d'un système de défense important. Charleville quant à elle fut créée en 1606 par Charles de Gonzague (en tant que prince d'Arches), et se développa rapidement. Elle fut pourvue d'une enceinte bastionnée et d'une citadelle sur le mont Olympe qui surplombait la ville ; mais ces fortifications furent détruites à la fin du XVIIe siècle pour le mont Olympe, et au début du XVIIIe siècle pour l'enceinte de Charleville, après que la principauté d'Arches fut passée dans la famille française des princes de Condé. Les deux villes furent réunies en une seule commune en 1966. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Petits défauts à la pliure centrale, déchirure à l'extrême gauche du plan restaurée. Bonne condition générale.

Plan de partie d'Argental des domaines des Fauries, Sablon d'Allier, Sablon de Mourel et dépendances. Fait sur les lieux le 23 aoust 1729.

1729. 730 x 560 mm.

Carte manuscrite à l'encre brune des environs de Bourg-Argental, à 15 kilomètres d'Annonay, dans la Loire. Y sont figurés la Deûme, le village et les parcelles de terre avec leurs noms et parfois celui du propriétaire. Sur plusieurs d'entre elles figurent également leur surface et un historique des actes dont elles ont fait l'objet depuis 1360, date d'un échange de ces terres entre Jean Clavel et Jean de Montchal, seigneur du même lieu proche d'Argental. Fentes anciennement doublées le long des pliures avec parfois de très petits manques, traces de frottement ; un feuillet de titre rapporté dans la marge gauche.

Plan de Passau.

[circa 1850]. 118 x 152 mm.

Très jolie petite carte manuscrite, encre et aquarelle, portant le détail de la ville et des environs immédiats de Passau, en Bavière, au confluent du Danube, de l'Inn et de l'Ilz. Y sont figurés le Danube et ses deux affluents, la ville de Passau et ses faubourgs, les chemins, les bois et les hameaux. Le plan est orienté, l'échelle est en mètres, le relief est figuré par des hachures. Condition excellente.

Plan de Péniscola et terrain environant.

1813. 630 x 850 mm, sur beau papier vélin.

Très belle carte de la presqu'île de Peñíscola et de ses environs. Y sont figurés le littoral avec la presqu'île sur laquelle on voit l'enceinte, le château et le plan de la ville, et une partie de la côte, à l'ouest de la péninsule, avec les chemins, les zones cultivées, quelques bâtiments et plusieurs puits. Bâtie sur un îlot rocheux relié à la terre par un isthme de sable, et pourvue de sources d'eau douce, la péninsule de Peñíscola a toujours été une place forte. Le château actuel fut bâti par les Templiers à la fin du XIIIe siècle. Les fortifications furent reconstruites au XVIe siècle. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Taches brunes au bas de la marge inférieure, sinon belle condition.

Plan de Péñiscola.

1813. 612 x 803 mm, sur beau papier vélin.

Très beau plan manuscrit, encre et aquarelle, de la presqu'île de Peñíscola, dans la province de Castellón, sur la côte méditerranéenne, entre Barcelone et Valence. Y sont figurés le littoral, le cordon de sable qui relie la presqu'île à la terre, le plan des rues et du château (beaucoup plus détaillé que pour la ville où seuls les blocs de bâtiments sont dessinés), et les ouvrages de défense qui entourent la ville. Lors de la campagne d'Espagne, la ville fut prise le 4 février 1812 par les troupes françaises placées sous le commandement du maréchal Suchet, et occupée jusqu'en mai 1814, après un siège par les Espagnols au cours duquel la poudrière, près du château, explosa, causant des dégâts importants aux maisons environnantes. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Très belle condition.

Plan de Rees.

1762. 410 x 552 mm.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Rees, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie sur la rive droite du Rhin, et près de la frontière avec les Pays-Bas. Y sont figurés le Rhin et son pont de bateaux, la ville sur la rive droite avec le détail de ses fortifications ainsi qu'un projet de renforcement de ceux-ci, les routes, une digue, un moulin, et un ruisseau à l'extérieur de l'enceinte ; le plan des faubourgs est esquissé au crayon. Daté de 1762, ce plan a été réalisé lors de la campagne en Allemagne pendant la dernière année de la Guerre de Sept Ans. La carte est orientée, l'échelle est de 2 pouces pour 100 toises. Traces de pliures, petites déchirures dans les marges sans manque important, trous d'épingle aux quatre coins.

Plan de S.t Omer.

[circa 1710]. En 2 feuilles jointes de 510 x 715 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Saint-Omer, devenue française en 1678 après le traité de Nimègue, entra dans le système de fortification, dit du «pré carré», qui protégeait la frontière avec les Pays-Bas espagnols ; les fortifications de la ville furent remaniées par Vauban qui y superposa son propre système de défense avec des bastions avancés et des plates-formes pour l'artillerie. Marges écornées avec de petits manques sans importance sauf dans le cartouche de titre, petites mouillures, papier uniformément jauni.

Plan de St Omer.

[circa 1750]. En 2 feuilles jointes de 435 x 600 mm, sur papier fin huilé.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Ce plan est très proche du précédent même si l'orientation est différente et l'échelle légèrement plus petite. Il est néanmoins postérieur au précédent car on y remarque un bastion avancé et quelques renforcements des défenses à l'ouest de la ville, et surtout la présence d'un fort bastionné sur la route d'Aire-sur-la-Lys, au sud-est de la ville, qui ne se trouve pas dans l'autre plan. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Traces de pliures anciennement doublées, papier fragilisé avec de petits manques dans les angles et au bas du plan.

Plan de St. Jean de Luz avec les projets d'aggrandissement du port.

[circa 1782]. 510 x 660 mm.

Beau plan manuscrit, encre brune et aquarelle, de la baie, du port et de la ville de Saint-Jean-de-Luz, dans le Pays Basque. Y sont figurés la baie avec les limites de haute et basse mer, le port et le fort de Socoa à l'entrée sud de la baie, la chapelle et la batterie Sainte-Barbe à l'entrée nord, la ville de Saint-Jean-de-Luz, avec son port et le plan de la ville. Des lettres sur le plan renvoient à un cartouche sous le plan détaillant le projet d'aménagement du port avec la construction d'un nouveau quai, la prolongation des jetées le long de l'Yvette, la destruction de l'ancien pont, et mentionnant des travaux réalisés sur le quai protégeant la ville entre 1773 et 1777. Seule rade abritée entre Arcachon et la frontière espagnole, la baie de Saint-Jean-de-Luz a de tout temps été un port de pêche important. Mais au cours du XVIIIe siècle, des tempêtes successives érodèrent puis détruisirent les digues qui la protégeaient, et ce malgré des travaux successifs pour défendre le port. Puis en 1782, une tempête particulièrement violente détruisit le quai protégeant la ville, submergeant deux rues et anéantissant une quarantaine de maisons, dont le couvent des Ursulines construit en 1639, et qui figure sur notre plan. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le quadrillage au crayon ayant servi a dessiner la carte est toujours visible. Trace de pliure centrale, petite mouillure dans le milieu de la marge inférieure avec petit manque de papier. Marges écornées avec de petites déchirures n'affectant pas le dessin, manque le coin supérieur droit avec perte d'une petite partie du trait d'encadrement.

Plan de Taragone et des ouvrages projetés pour la réduction de cette place.

1811. 555 x 760 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et lavis, de la ville de Tarragone, au sud de la Catalogne, au bord de la Méditerranée. Y sont figurés le plan de la ville et celui de la ville basse, avec les fortifications qui les entourent, le fort Olivo, la rivière Francoli, les chemins, le rivage et la jetée du port. Une partie seulement de la ville est en coloris plus accentués que le reste du plan, correspondant à la zone que les occupants on décidé de conserver. Assiégée une première fois durant la campagne d'Espagne (1808-1814), la ville de Tarragone est prise par le maréchal Suchet le 28 juin 1811 après un siège de cinquante-cinq jours et un assaut meurtrier. Puis il fallu mettre la ville en défense. Pour cela, un projet propose de réduire la surface de la ville et de la protéger par un nouvel ouvrage défensif reliant une partie des anciennes fortifications. En 1813, les Anglais tenteront, en vain, de reprendre la ville, mais l'armée française devra se replier quelque temps plus tard devant l'avancée des troupes espagnoles, portugaises et anglaises coalisées contre la France. L'échelle est en mètres, le relief est marqué par ombres portées. Petites taches et traces de poussière dans les marges qui sont écornées avec de petites déchirures, une déchirure plus importante doublée et sans manque dans la partie gauche du dessin.

Plan de Thionville.

[circa 1740]. 380 x 500 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Thionville en Moselle, et portant le détail du plan de la ville et de ses fortifications (avec son système complexe de fossés, bastions, demi-lunes et glacis), et la double couronne qui protège le pont sur la rive droite de la Moselle. À l'extérieur de la ville sont figuré les chemins, les jardins et les champs ainsi que des habitations. Ce très beau plan de Thionville permet de voir le détail du double couronné, construit par Tardif et Dupontal à partir de 1727 pour équilibrer les défenses sur la rive droite de la Moselle. Une partie de ce double-couronné fut détruite lors du creusement du canal de dérivation, commencé en 1746, par l'ingénieur Louis de Cormontaigne, qui édifia ensuite sur la rive droite au-delà de ce canal le couronné d'Yutz avec sa monumentale porte de Sarrelouis et les deux ponts écluses. L'échelle est en toises. Légères traces de pliures. Très belle condition, coloris très frais.

Plan de Weesep.

[circa 1700]. 226 x 262 mm, monté sur papier fort.

Plan manuscrit sur papier, à l'encre noire et lavis, de la ville et des fortifications de Weesp, en Hollande septentrionale, près de l'embouchure de la Vecht. Y sont figurés le cours de la rivière et de ses bras et ses trois ponts, le plan de la ville et de ses quatre bastions construits après le siège de 1672 par les Français (dans la cadre de la guerre de Hollande), la zone inondable avec la profondeur de l'eau, les chemins et digues, et deux ruines d'anciens batardeaux. L'échelle est en toises. Condition parfaite.

Plan des attaques de Charleroi.

[après 1794]. 490 x 616 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Charleroi dans le Hainaut. Y sont figurées la rivière Sambre, les fortifications de la ville haute et de la ville basse, les zones inondables entourant la ville, les tranches et batteries mises en place lors du siège de 1794. En pointillé sont également figurées les tranchées et batteries du siège de 1746 ainsi que les parties des fortifications détruites au moment de la restitution de la ville à l'Autriche en 1748. Au cours des XVIIIe et XVIIIe siècles, la ville de Charleroi a été plusieurs fois prise puis perdue par les Français, et la dernière ne fut pas la plus simple, comme l'indique le sous-titre : le siège de cette place fut commencé le 13 prairial (1er juin 1794), levé le 15 (3 juin), repris le 25 (13 juin), levé le 28 (16 juin), repris le 30 (18 juin) et enfin terminé le 7 messidor 2me année Rép.que (25 juin 1794), époque de la prise. En effet, le général Charbonnier à la tête de l'armée des Ardennes, échoua une première fois et fut rappelé à Paris et destitué. C'est finalement le général Jourdan qui prit la ville après un bombardement de sept jours ; le lendemain il remporta la bataille de Fleurus qui permit à la France révolutionnaire d'annexer les Pays-Bas autrichiens. Rare plan réunissant sur une même feuille les deux derniers sièges de Charleroi par les Français : celui de 1746 par le prince de Conti lors de la Guerre de Succession d'Autriche, et celui de 1794. Trous d'épingle aux angles.

Plan des attaques de Fontarabie. La tranchée a esté ouverte la nuit du 27 au 28e may 1719. La guarnison a capitulé le 16e juin à 6 heures du soir.

[début du XVIIIe siècle]. 253 x 311 mm, papier marouflé sur toile.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, des murs de la ville de Fontarrabie, au Pays Basque espagnol, sur la rive gauche de l'estuaire de la Bidassoa qui forme la frontière avec la France, en face de la ville d'Hendaye. Y sont figurés les contours de l'enceinte fortifiée, l'estuaire, les tranchées et les batteries mises en place par l'armée française. La ville de Fontarrabie fut prise en juin 1719, lors de la Guerre de la Quadruple-Alliance (1718-1720) qui opposa l'Espagne à une alliance formée de l'Angleterre, de l'Autriche et des Pays-Bas, à laquelle se joignit la France en 1719 avec une armée placée sous le commandement du maréchal de Berwick, qui fut envoyée au Pays Basque espagnol. L'échelle est en toises. Trous aux angles.

Plan des fermes de la Pilardière et de la Bergerie situées dans les communes de Suré et de Chemilly.

[circa 1840]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 648 x 978 mm.

Grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, des terres appartenant à deux fermes situées à cheval sur les communes de Suré et Chemilli, à la limite du parc naturel régional du Perche. Y sont figurés la route de Mamers à Bellême et les chemins, la rivière de Clinchmaps, les fermes, et les terres qui sont aquarellées différemment en fonction du type de culture. Un cartouche détaille le nom des parcelles, leur type de culture et leur surface. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Entoilage fragilisé et en partie déchiré le long d'une pliure, traces de décharge le long des pliures longitudinales.

Plan des manœuvres de Metz en 1770. Première manœuvre. Seconde manœuvre.

1770. 2 feuilles de 450 x 680 et 520 x 685 mm.

Deux cartes manuscrites, à l'encre noire et aquarelle, d'un territoire à quelques kilomètres à l'est de Metz. Les deux cartes montrent un périmètre légèrement différent, mais toutes deux comprenant les villages de Grimont, Borny, La Grange-au-Bois, Marsilly, et Noiseville. Y sont figurés les routes, les rivières, les bosquets, les haies et les villages, ainsi que les positions des troupes lors d'un exercice militaire qui s'est déroulé en 1770. La première feuille donne l'évolution des troupes d'ouest en est, et la seconde des manœuvres dirigées par «M. le maréchal» contre celles de «M. de Conflan». Le maréchal est très probablement le maréchal Victor-François de Broglie, gouverneur militaire de Metz de 1764 à 1789, quant à M. de Conflan, il peut s'agir du marquis Louis-Henri-Gabriel de Conflans d'Armentières (1735-1789), fils aîné du maréchal de France, Louis de Conflans d'Armentières. L'échelle est en toises. Petites déchirures dans les marges sans atteinte au dessin. Joint : [Carte des environs de Chieulles]. [circa 1770]. 340 x 480 mm. Belle carte manuscrite inachevée, montrant les environs du village de Chieulles, dans la Moselle, à quelques kilomètres au nord de Metz. Y sont figurés le grand chemin de Metz à Hombourg (actuelle D2), les villages ou hameaux de Malroy, Chieulles, Rupigny, Gharly, Vany, et Villers-l'Orme, ainsi que les chemins, ruisseaux, haies et bosquets. La carte est inachevée, elles n'occupe que la moitié gauche de la feuille et l'on y voit les marques de crayon sous l'aquarelle.

Plan du camp de Steinheim.

[circa 1745]. 195 x 262 mm.

Joli plan manuscrit, encre noire et aquarelle, du campement de l'armée française à Steinheim, dans la Hesse, en face de Hanau qui est sur l'autre rive du Main, et à quelques kilomètres à l'est de Francfort-sur-le-Main. Y sont figurés le Main et deux petits affluents, la ville de Steinheim et les villages de Nider Steinheim et Gros Hainstatt, les chemins, les bois, les champs, et l'emplacement des différents régiments de l'armée française en stationnement près de Steinheim. Cette carte illustre un épisode de la Guerre de Succession d'Autriche, lorsqu'une armée française, placée sous le commandement du prince de Conti, manœuvrait au-delà du Rhin, fin juin 1745. L'échelle est en lieues. Traces de pliures avec deux minuscules manques à deux d'entre elles. Coloris très frais.

Plan du chasteau et bourg de S.t Félix avec ses nouveaux travaux. Citué à trois mille de la Mirandole.

[circa 1705]. 265 x 359 mm.

Beau plan manuscrit du bourg de Saint Félix, ou San Felice sul Panaro, près de Mirandola, dans la province de Modène. Y sont figurés le plan de la ville et du château, les fossés qui les entourent, les chemins, les champs et quelques maisons au-delà de l’enceinte. Ce plan a probablement été dessiné lors de la Guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), alors que des troupes françaises, sous le commandement du duc de Vendôme, menaient campagne dans le Piémont. La légende indique les magasins à fourrage et à bois, ainsi que des travaux de remise en état et de prolongation de l’enceinte palissadée de la petite ville. L’encre noire utilisée pour tracer un cadre autour du plan a attaqué et percé le papier de sorte qu’une grande partie de la marge s’est détachée et a disparu.

Plan du château de Démon.

[circa 1740]. En 2 feuilles jointes de 720 x 285 mm.

Beau plan à l'encre de Chine, du fort de Demonte, dans la vallée piémontaise de la Stura di Demonte, à une vingtaine de kilomètres de la frontière française. Y sont figurés le château avec ses trois enceintes, et les différents éléments de défense, avec des remarques dans la légende sur leur état d'achèvement. Situé sur un rocher dans la haute vallée de la Stura di Demonte, dans le royaume de Piémont et Sardaigne, d'où il permettait de contrôler la frontière avec la France, le château de Demonte avait été doté de trois enceintes, dont la première à mi-pente, et reliées entre elles par des galeries creusées dans la roche. Malgré cela, le château fut pris par le prince de Conti en avril 1744, lors de la campagne italienne de la Guerre de Succession d'Autriche. Avant de repasser en France, le prince de Conti ordonna la destruction du fort pour garder la route du Piémont ouverte. Il confia l'opération à l'ingénieur militaire Bernard Forest de Bélidor qui, au lieu de démanteler la place pierre par pierre comme cela se faisait alors, plaçât des charges de poudre dans les souterrains et fit sauter «non seulement le château avec toutes ses fortifications, mais encore le rocher qui le soutenoit» (Bélidor. Œuvres diverses concernant l'artillerie et le génie, 1764, page xxvij de la préface). L'échelle est en toises, le relief est figuré par des hachures. Traces de pliures, une tache d'encre et quelques piqûres.

Plan du château de Harbourg sur l'Elbe.

[circa 1750]. 240 x 390 mm.

Plan manuscrit, encre brune et aquarelle, de la citadelle de la ville de Harbourg, sur la rive gauche de l'Elbe, dans la Basse-Saxe, et qui forme actuellement l'un des quartiers de la ville de Hambourg. Y sont figurés l'Elbe avec ses îles, le détail des fortifications et du plan de la citadelle, les fossés, et une partie des faubourgs de la ville. Prise par un détachement de 80 hussards et dragons courant septembre 1757, dans le cadre de la Guerre de Sept-Ans, la citadelle de Harbourg fut assiégée par les Hanovriens les 28 septembre et rendue le 31 décembre 1757. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Manques de papier et rousseurs dans la marge inférieure, six trous d'épingle avec des traces de rouille dans les marges.

Plan du château de Porquerolles.

[circa 1750]. 390 x 555 mm.

Encre et lavis en noir et rouge. Le dessin donne une indication du relief et détaille le plan du fort avec la tour ronde aux murs très épais percés de meurtrières, et l’enceinte où sont adossés les bâtiments du fort. Le château de Porquerolles, plus connu sous le nom de fort Sainte Agathe, est le plus ancien fort des îles d’Hyères. Il a été construit vers 1530, à la demande de François Ier, pour défendre l’île et la côte des attaques des pirates ; il est classé monument historique, et sert actuellement de lieu d’exposition au Parc National de Port-Cros. Trace de pliure avec une petite déchirure de quelques centimètres au bas du feuillet, bords un peu jaunis et légèrement écornés.

Plan général des bois et forêts situés dans le ressort de la Maîtrise Royale des Eaux et Forêts de Châteauroux relatif au projet d'aménagement proposé par l'inspecteur du domaine en 7.bre 1781.

Septembre 1781. En 2 feuilles jointes de 412 x 810 mm.

Carte manuscrite, à l'encre noire et aquarelle, des forêts de Châteauroux et de Bommiers, dans l'Indre. Y sont figurés le plan de la ville de Châteauroux et celui du Bourgdieu avec les routes qui partent de ces deux villes, le cours de l'Indre, les forêts du domaine situées au sud et à l'est de Châteauroux avec le tracé des parcelles, les villages de Luant, Vouillon, Brives, Ambrault, Bommiers, Pruniers, le château de Beauregard, et plusieurs fermes et lieux-dits situés aux environs des parcelles boisées. Très jolie carte, finement exécutée, notamment pour la parcelle de la forêt de Châteauroux gardée en futaie de réserve, où sont dessinés de nombreux arbres. L'échelle est en perches. Bel état de conservation. Très beaux coloris.

Plan général du domaine de Montchevreuil.

1904. En 36 sections sur toile à calquer, montées sur toile et pliées formant une carte de 1,03 x 1,55 m.

Très grand plan manuscrit, encre noire et aquarelle, du domaine du château de Montchevreuil, se trouvant sur la commune de Fresnaux-Montchevreuil dans l'Oise, à une vingtaine de kilomètres au sud de Beauvais. Le fond de carte a été calqué sur le cadastre, auquel a été ajouté le plan du château et de son grand parc, les noms des lieux-dits ainsi qu'un projet d'adduction d'eau ajouté en 1933. Les différentes parties ont été aquarellées de couleurs différentes, afin de faire ressortir le petit village de Fresnaux-Montchevreuil, les bois et les champs. Aujourd'hui en ruine, le château de Montchevreuil fut, jusqu'à la moitié du XXe siècle, propriété de la famille des marquis de Mornay Montchevreuil. Le plan est orienté, l'échelle est en mètres. Cachet du château de Montchevreuil au dos. Piqûres et petites taches claires, la toile est fendue au niveau de plusieurs pliures.

Plan géométrique des propriétés de Mr. le Comte Louis Duchatel situé à Wez.

1827. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 620 x 930 mm.

Plan manuscrit, encre brune et aquarelle, des propriétés du comte Louis Duchatel situées sur le territoire du village de Wez, qui fait actuellement partie de la commune de Val-de-Vesle dans le département de la Marne, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Reims. Y sont figurés quelques bâtiments, les chemins, ainsi que les parcelles du propriétaire qui sont aquarellées et numérotées, avec parfois mention de la surface et du type de culture. On y trouve également le nom des propriétaires des parcelles voisines. Plusieurs corrections ont été effectuées dans la numérotation des parcelles, aussi bien sur le plan que sur la liste des renvois à droite du plan. La carte est orientée, l'échelle est en aunes. Petites taches et traces sur le plan, les parties découpées sont parfois écornées, pliures doublées.

Plan géométrique du domaine de Labadier appartenant à Mrs les héritiers de Louis Mourgues.

[circa 1840]. 543 x 725 mm, sur papier calque et monté sur papier.

Plan manuscrit, encre brune et lavis, de la région comprise entre les canaux de Saint-Jean, de Peccais à Sylveréal, le Petit Rhône et la Méditerranée (correspondant à la Petite Camargue), et portant les étangs, les herbage, les pinèdes, les salines, et les chemins. Les limites des propriétés sont marquées d'un trait rouge avec le nom de leurs propriétaires. L'échelle est en mètres. Traces de pliures ; décharge de quelques indications inscrites à l'encre noire. Quelques petits trous dans le papier dus à l'encre noire utilisée.

Plan particulier de l'isle S.t Sébastien.

[circa 1705]. 320 x 490 mm.

Beau plan manuscrit, encre et aquarelle, de l’île de Saint Sébastien, au large de Cadix en Espagne. Y sont figurés les rochers affleurants et émergeants, et, sur l’île, le plan de la redoute, la tour, quelque bâtiments et un jardin. On y voit également un projet pour renforcer la défense de la redoute en y ajoutant un mur qui entoure la moitié de l'île, un fossé et un glacis. Un profil de ce système se trouve en haut du dessin. Ce plan, datant du début du XVIIIe siècle, a probablement été dessiné vers 1705, au moment de la Guerre de Succession d’Espagne, lorsque des troupes françaises et espagnoles tentèrent de reprendre Gibraltar que les Anglais avaient pris en 1704. L'échelle est en toises (mais différente poutr le plan est le profil). Trace de pliure, petite déchirure sans manque sur quelques cm le long d’une pliure, quelques tâches brunes sur la partie gauche, mouillure le long de la pliure verticale, pliure centrale brunie.

Plan von Mousson mit den ehemaligen Befestigungen und der zum Theil eingefaltenen Stadtmauer.

[circa 1850]. 451 x 571 mm, sur papier vélin.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Mouzon, dans les Ardennes, portant le plan de la ville, les murs d'enceinte (les parties détruites sont marquées par des pointillés), la Meuse et les canaux de dérivation, les chemins environnants et les champs. Occupée trois ans par les Espagnols, de 1650 à 1653, Mouzon fut reprise par les armées de Turenne. Elle fut ensuite pourvue d'une enceinte fortifiée moderne, mais elle fut détruite dès 1690, ne laissant qu'une partie de l'enceinte antérieure. L'échelle est en toises. Belle condition.

Presqu'île de Sorrento.

[circa 1800]. 517 x 827 mm, sur beau papier Whatmann filigrané et daté de 1794.

Belle carte manuscrite, encres noire, rouge et bleue, de la presqu'île de Sorrento, depuis le Sarno jusqu'à Positano. Y sont figurés les cours d'eau, les villages et habitations isolées, le détail des plans des villes de Sorrento, Positano et Castello a Mare, les profondeurs d'eau le long de la côte, de petites îles ainsi que les lieux de mouillage. La péninsule de Sorrento a été nommée d'après la ville du même nom, sur sa côte nord. Située au sud de Naples dont elle ferme la baie, elle fait face à l'île de Capri. Traces de pliures.

Veue de Ricazoli, du bourg et de l'isle.

[circa 1790]. 351 x 512 mm.

Beau dessin à la plume, lavis d'encre de Chine et aquarelle montrant la ville de Kalkara sur la côte ouest du grand port, prise depuis La Valette, capitale de l'île de Malte, et montrant, de gauche à droite (et du nord-est au sud-ouest): le fort Rikazoli qui surveille l'entrée du port, les jardins et la villa Bighi, la port des Anglais, le fort Saint-Ange devant Le Bourg ainsi que la ligne de fortification de Cottonera en arrière plan, le port des galères, la Citta Senglea ou Isla, et le port des Français. Des petits numéros sur le dessin renvoient à une légende placée sous le titre qui énumère les principaux bâtiments visibles sur le dessin. Dans le port au premier plan se trouvent de nombreux canots et plusieurs navires au mouillage : une galère et trois trois-mâts battant pavillon maltais, ainsi qu'un trois-mâts suédois. Taches noires dans le coin supérieur gauche, quelques rousseurs.

Vieux Brisack.

[circa 1710]. 480 x 640 mm.

Belle carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de la ville de Vieux-Brisach, ou Breisach am Rhein, dans le Bade-Wurtemberg, sur la rive droite du Rhin. Y sont figurés le Rhin avec ses bras et nombreuses îles, le plan de la ville haute et de la ville basse avec leurs fortifications ainsi que celui de la ville neuve (construite en 1674 sur l'île des Cadets), le pont les reliant, et les forts du Rhin et Mortier. Situé sur une éminence rocheuse au bord du Rhin, Brisach est un site important pour la défense du Rhin et fut tantôt une tête de pont française, tantôt un avant-poste de l'empire. Prise par Turenne en 1638, lors de la Guerre de Trente Ans, elle est rendue à l'empire en 1697 par le traité de Ryswick, qui mettait fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg. En compensation, Louis XIV fit construire par Vauban, sur la rive gauche du Rhin, la ville fortifiée de Neuf-Brisach. Puis Brisach, renommé Vieux-Brisach, fut reprise par Vauban en 1703 ; ce fut sont dernier siège. Rendue en 1714, la ville fut de nouveau occupée par les Français en 1745 puis en 1796. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Très belle condition dans des coloris très frais.

Vue d'Alger.

[circa 1820]. 443 x 466 mm, monté sur papier fort.

Dessin sur papier à l'encre de Chine, lavis et rehauts de couleur montrant une vue d'Alger depuis la mer, copié d'après une lithographie intitulée «Vue d'Alger imédiatement avant le bombardement par l'escadre anglaise, sous le lord Exmouth, le 27 août 1816» publiée à Paris, imprimerie de E. Ardit, 1816, et dessinée par Benj. Hayter, officier à bord de L'Impregnable. L'auteur du dessin a scrupuleusement copié son modèle, reprenant les lettres de renvoi et leur légende, sauf en ce qui concerne l'escadre anglaise : la mer et le port sont vides, et la légende commence à la lettre P car le début de l'alphabet a été utilisé pour nommer tous les navires de ladite escadre. Pour le titre et la légende, l'auteur a utilisé une encre qui a troué le papier, ces endroits ont été anciennement découpés et les parties manquantes réécrites sur des bandes de papier. Fente sans manque au milieu du dessin.

Vüe-Sud-Est de la cité-Valette et de la Florianne ou basse-ville.

[circa 1790]. En trois feuilles jointes et entoilées de 410 x 733 mm.

Très beau panorama, encre et aquarelle, de la ville de La Valette, sur l'île de Malte, prise depuis la pointe de terre devant le château Saint-Ange (sur laquelle se trouvent trois personnages). On y voit le grand port avec plusieurs vaisseaux battant pavillon maltais, dont deux galères au premier plan, et la rive nord-ouest où se trouvent, de gauche à droite, le faubourg de La Floriane, la cité de La Valette avec son mur d'enceinte et la pointe Saint-Elme. Les différents monuments de la ville sont nommés dans la légende sous le dessin, parmi lesquels le Palais du Grand-Maître, l'église Saint-Jean ou le couvent des Dominicains. Quelques taches d'humidité affectant les légendes. Rogné court, au raz du texte manuscrit.

[ANONYME].

[BELLE-ILE-en-MER] Accurate Carte der Insul Belle Isle an der mittägigen Küste von Bretagne.

[circa 1761]. 365 x 435 mm.

Très belle et très rare carte de Belle-Île-en-Mer, dressée lors de l'invasion britannique au cours de la Guerre de Sept Ans. Après six semaines de siège, la citadelle du Palais est prise le 8 juin 1761. Les Britanniques occuperont Belle-Île pendant deux ans avant de la rétrocéder contre Minorque en 1763 conformément au Traité de Paris. La carte montre le réseau routier principal de l'île et la division en quatre paroisses : Le Palais, Bangor, Locmaria et Sauzon. En carton figurent un plan du siège du bourg du Palais et de sa citadelle, avec les positions des troupes anglaises, ainsi qu'une chronologie en allemand du siège et de l'occupation de l'île. Petite déchirure sans manque à l'extrême gauche de la carte, marge gauche un peu courte. Contours aquarellés à l'époque.

[ANONYME].

[BORDEAUX] Plan de la ville de Bordeaux avec ses environs.

Bordeaux, Le Noblet, et Toulouse, chez Mademoiselle Sebrié Delorié, [circa 1770]. En 15 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 507 x 603 mm.

Beau plan de la ville de Bordeaux et de ses faubourgs, encadré d'une bordure décorative imitant un cadre. Il figure les travaux d'embellissement de la ville mis en oeuvre au XVIIIe siècle par les intendants Boucher et Tourny, avec la création des places Royale (actuelle place de la Bourse), place Dauphine (place Gambetta), place d'Aquitaine (place de la Victoire), les allées de Tourny ainsi que le jardin public créé en 1746. En revanche, le Grand Théâtre, construit entre 1773 et 1780, ne remplace pas encore la "Salle du spectacle" située près de la place Dauphine. Le nord est au bas du plan. Avec table des rues. Bel exemplaire.

[ANONYME].

Le Havre.

[circa 1820]. En 6 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 226 x 337 mm.

Plan anonyme de la ville du Havre, avec table de trois légendes et légendes manuscrites sur le plan. Rousseurs.

[ANONYME]. Plan manuscrit de Mannheim.

[MANNHEIM] Plan de Manheim. Résidence de l'électeur Palatein, au confluent du Rhein et du Main.

[milieu du XVIIIe]. En 15 sections montées sur toile et pliées formant un plan de 470 x 704 mm.

Beau plan de la ville, du château et des fortifications de la ville de Mannheim, située au confluent du Rhin et du Neckar (et non du Main comme indiqué sur le titre, par contre le nom porté sur le plan est Neckre, soit le nom français de la rivière). Y sont figurés le plan quadrilatère de la ville, le détail des fortifications, le cours des deux rivières et de leurs bras, les faubourgs et leurs jardins. La ville de Mannheim fut la capitale du Palatinat et le siège de la Cour et de son administration de 1720 à 1778. Le plan est orienté, l'échelle est en verges du Rhin. Traces et mouillures prononcées le long des pliures verticales.