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ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Océanie.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1880. 462 x 623 mm.

Belle carte de l'Asie du Sud-est et de l'Océanie, issue de l'Atlas universel publié par Eugène Andriveau-Goujon. Un système de couleurs permet d'identifier les colonies anglaises, françaises, hollandaises, espagnoles, portugaises et américaines. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

COOK (James).

[KIRIBATI] Isle de Noël.

[1782]. 172 x 221 mm.

Carte de l'île Christmas ou Kiritimati, dans l'archipel des Kiribati. Elle a été dressée lors du troisième voyage de Cook, qui se déroula à bord du navire la Résolution entre 1776 et 1780. Cook visita l'île le 24 décembre 1777, et la nomma ainsi à cette occasion. Son troisième voyage l'emmena également en divers endroits du Pacifique : Nouvelle-Zélande, Tahiti, l'archipel des Iles Hawaï, l'Alaska, et le détroit de Bering. Bloqué par la banquise, il retourna aux îles Sandwich (Hawaï) où il fut attaqué et massacré par des indigènes. Bel exemplaire.

COOK (James).

[ÎLES KERGUELEN] Plan du port Palliser, dans la Terre de Kerguelen - Plan du havre de Noël, dans la Terre de Kerguelen.

[1782]. 164 x 225 mm.

Plans des côtes des îles Kerguelen, dressés lors du troisième voyage de Cook, qui se déroula à bord du navire la Résolution entre 1776 et 1780. Quatre ans après le navigateur français Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, Cook arriva aux Kerguelen le 25 décembre 1776, et nomma à cette occasion Port-Christmas (Port-Noël), au nord de l'archipel. Port Palliser, situé sur la presqu'île Joffre, fut ainsi nommé par Cook en hommage à son ami l'amiral Hugh Palliser, qui servit à ses côtés à Terre-Neuve. Son troisième voyage l'emmena également en divers endroits du Pacifique : Nouvelle-Zélande, Tahiti, l'archipel des Iles Hawaï, l'Alaska, et le détroit de Bering. Bloqué par la banquise, il retourna aux îles Sandwich (Hawaï) où il fut attaqué et massacré par des indigènes. Bel exemplaire.

DUMONT D'URVILLE (Jules-Sébastien-César).

[NOUVELLE-ZÉLANDE] Carte générale de la partie de la Nouvelle Zélande reconnue par le Capitaine de Frégate Dumont d'Urville, dressée par M.r Lottin, enseigne de V.au.

[Paris, 1833]. 581 x 429 mm.

Belle carte figurant l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, avec la partie nord de l'île du Sud, dressée entre janvier et mars 1827, et montrant en pointillés la route suivie par la corvette l'Astrolabe. Elle est issue du Voyage de la corvette l'Astrolabe exécuté par ordre du roi pendant les années 1826, 1827, 1828, 1829, sous le commandement de M.J. Dumont d'Urville, capitaine de vaisseau. Le voyage de Dumont d'Urville est la plus importante expédition française ordonnée par le gouvernement entre la fin du dix-huitième et le début du dix-neuvième siècle. Après avoir accompagné Duperrey dans son expédition en qualité de commandant en second, Dumont d'Urville reçut le grade de capitaine de frégate et le commandement de l'Astrolabe pour explorer les parties peu connues de la Polynésie et rechercher les traces du naufrage de La Pérouse. Dans cette expédition, Dumont d'Urville, secondé par le lieutenant de vaisseau Charles-Hector Jacquinot, s'était adjoint les services de deux des plus grands médecins naturalistes de la Marine ; Jean-René Quoy et Joseph-Paul Gaimard. L'équipe scientifique comprenait également Pierre-Adolphe Lesson, chargé des recherches botaniques et le dessinateur Louis-Auguste de Sainson. Quittant Toulon le 25 avril 1826, l'Astrolabe passa par Ténériffe et les îles du Cap-Vert, atteignant la Nouvelle-Hollande (Australie) le 7 octobre. Il longea la côte sud de l'Australie et fit relâche à Port Western puis à Port Jackson. L'expédition se rendit ensuite en Nouvelle-Zélande, aux archipels Tonga et Fidji, en Nouvelle-Irlande, et rallia Hobart-Town en longeant les côtes australiennes. Durant ce séjour, Dumont d'Urville apprit qu'un capitaine anglais, Peter Dillon, venait de découvrir à Vanikoro les débris d'un des bâtiments de La Pérouse. Changeant ses programmes, il se rendit sur les lieux et y découvrit les carcasses des deux navires et plusieurs objets qui furent déposés plus tard au Musée naval de Paris. Pour commémorer ce naufrage, Dumont d'Urville fit édifier un monument à la mémoire de La Pérouse et de ses hommes. Ayant rempli sa mission, il entama le chemin du retour en faisant escale à Batavia, à l'île Maurice et à la Réunion, et parvint à Marseille le 24 février 1829. Les résultats de cette expédition furent considérables ; soixante-cinq cartes et plans ainsi que plusieurs milliers de planches anatomiques et de dessins, plus de dix mille espèces d'animaux, près de sept mille espèces de plantes et d'innombrables échantillons de minéralogie qui enrichirent les collections du Muséum d'histoire naturelle. Bel exemplaire. Petite restauration à la pliure centrale.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[NOUVELLE-CALÉDONIE] Océan Pacifique Sud. Nouvelle Calédonie, Nouvelles Hébrides et îles Loyalty.

Paris, Service Hydrographique de la Marine, 1888-1909. 943 x 654 mm.

Grande carte marine figurant les archipels de la Nouvelle-Calédonie, des Nouvelles-Hébrides, aujourd'hui renommées Vanuatu, et des îles Loyauté, rattachées à la Nouvelle-Calédonie en 1864. C'est cette même année que fut créé le bagne de Nouvelle-Calédonie, réparti sur les îles de Nou, en face de Nouméa, la presquîle de Ducos et l'Île des Pins. La carte a été dressée et publiée une première fois en 1888, puis rééditée en 1909. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Le Service hydrographique de la Marine succéda au Dépôt des cartes et plans de la Marine en 1886. Déchirures et brunissure à la pliure centrale, manque dans la marge gauche, petites déchirures marginales.

SOTZMANN (Daniel Friedrich).

General Charte, in welcher alle Entdeckungen welche der Capitain Jacob Cook auf seinem drey grossen Welt Reisen gemacht hat.

Berlin, Haude und Spener, 1785. 574 x 896 mm.

Rare mappemonde centrée sur le Pacifique, afin de montrer les routes et découvertes des trois voyages du capitaine Cook. Elle a été gravée par Carl Jack d'après la carte anglaise dressée par Henry Roberts, lieutenant de la Marine royale britannique, qui accompagna Cook lors de ses trois voyages. La carte indique en traits pleins ou pointillés, les routes des trois voyages de Cook avec les dates, ainsi que les nombreux endroits où il a accosté au cours de ses 11 années en mer, également datés. Géomètre, graveur et géographe, Daniel Friedrich Sotzmann fut nommé géographe de l'Académie royale des sciences de Berlin en 1786, puis secrétaire et contrôleur du département d'ingénierie de l'Académie en 1787. Il poursuivit sa carrière comme dessinateur de cartes pour Schneider et Weigel, les héritiers Homann, Franz à Nuremberg et l'Institut géographique de Weimar. Il fut nommé conseiller militaire en 1802, puis ministre de la Guerre en 1804, mais il perdit la vue et se retira vers 1825. Il contribua à faire de Berlin un centre important pour la production de cartes (en collaboration avec Carl Jack) et fut responsable de la production de plus de 200 cartes, d'atlas et de globes, principalement des régions allemandes. Quelques rousseurs et traces de pliures, déchirures restaurées.

WYTFLIET (Cornelis van).

Chica sive Patagonica et Australis terra.

[1607]. 227 x 292 mm.

Deux cartes sur la même feuille, illustrant la pointe sud de l'Amérique Latine et les terres australes. La première carte figure le sud de la Patagonie, le détroit de Magellan et la Terre de Feu. À droite du continent, face à la baie de San Julian, figurent les îles de Alencam. Il s'agit des îles Falkland ou Malouines. La seconde carte est une projection polaire montrant un immense continent austral et le cercle antarctique inconnu. On voit le sud de l'Afrique avec l'île de Saint-Laurent, actuelle Madagascar, les îles Salomon, la Nouvelle-Guinée, Sumatra, et, plus ou moins à l'emplacement de l'Australie, une île appelée Java Maior, dont Marco Polo disait que c'était la plus grande île du monde. La carte est issue de l'atlas Descriptionis Ptolemaicæ augmentum. Sive Occidentis notitia. Cet atlas est le premier atlas consacré uniquement au Nouveau Monde. Il contient la première carte de la Californie et du sud-ouest des États-Unis, et la première carte mentionnant le nom Canada dans son titre. Les deux premières éditions furent publiées à Louvain en 1597 et 1598. L'atlas fut ensuite publié à Douai en 1603, avec un texte en latin, puis en 1605, 1607 et 1611 avec un texte français. Bon exemplaire. Quelques rousseurs dans la partie gauche de la carte, coin supérieur droit refait. Fordham, MCC n°11, 1.