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[ANONYME].

[Carte des environs de Paris].

[circa 1820]. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,77 x 1,25 m ; étiquette au dos de l'éditeur Simonneau.

Belle et grande carte très détaillée figurant Paris et ses environs, s'étendant du nord au sud entre Pontoise et Montlhéry, et d'ouest en est entre Rambouillet et Meaux. Les villes principales sont aquarellées en rose, avec au centre de la carte un plan de Paris aquarellé de même. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ACHIN.

Nouvelle Carte routière du voyageur aux environs de Paris contenant : les départements de la Seine, de Seine et Oise et partie de ceux adjacens ; la seule ornée des vues des principaux monumens qui s'y trouvent situés. Revue et augmentée par Achin.

Paris, Le Roi, 1827. 797 x 783 mm, monté sur toile.

Très rare carte de forme circulaire, figurant Paris et ses environs, dressée à l'usage des voyageurs. Très détaillée, elle donne, dans un rayon de huit lieues, toutes les communes, châteaux et fermes des environs de Paris, les chef-lieux de justices de paix, les bureaux de poste aux lettres, les lieux d'étape, etc. Elle est ornée de 25 vignettes représentant les principaux monuments de Paris et ses environs : La Malmaison, Manufacture de Jouy, aqueduc d'Arcueil, Manufacture Royale de Porcelaine, Château de Versailles, ancien Château de Meudon, maison de Boileau, Palais des Tuileries, etc. Le plan est accompagné d'un tableau chronologique des principales foires se tenant aux environs de Paris, avec indication des voitures qui les desservent, et de deux petites cartes des routes et des lieux de poste aux environs de Paris, et des routes et des lieux d'étapes aux environs de Paris. Traces de pliures anciennes avec très petit manque à l'une d'elles. Bon exemplaire.

ALIBERT (Jean).

Nouveau Plan routier de la ville et faubourgs de Paris en 1780.

Paris, Alibert, Esnauts et Rapilly, 1780. En 24 sections jointes de 543 x 805 mm, monté sur toile.

Première édition de ce beau plan de Paris, orné d'un cartouche de titre aux armes de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Sur les côtés figure une table alphabétique des rues, paroisses, collèges, hôpitaux, édifices remarquables, places etc. Ce plan reproduit de très près le plan routier de Lattré publié entre 1768 et 1788 (Boutier, 286). Bon exemplaire. Boutier, 323A.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

[PARIS 1er et 2ème arrondissements] 1.er arrond.t du Louvre - 2.e arrond.t de la Bourse.

Paris, [1878]. 570 x 720 mm.

Très grand plan des 1er et 2ème arrrondissements de Paris, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

[PARIS 3ème et 4ème arrondissements] 3.e arrond.t du Temple - 4.e arrond.t de l'Hôtel de Ville.

Paris, [1878]. 601 x 727 mm.

Très grand plan des 3ème et 4ème arrrondissements de Paris, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

[PARIS 7ème arrondissement] 7.e arrond.t du Palais Bourbon.

Paris, [1878]. 605 x 784 mm.

Très grand plan du 7ème arrrondissement de Paris gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Plan géométral de Paris et de ses agrandissements à l'échelle d'un millimètre pour 10 m (10,1000).

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1859. En 32 sections jointes et montées sur toile de 1,02 x 2,18 m ; étiquette de l'éditeur au dos.

Très rare exemplaire avec la description des délimitations des arrondissements et des quartiers placée à droite du plan. Seconde édition à la date de 1859 (la première est de 1858) de ce plan monumental de Paris, illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann, et l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. Publié en 1859, c'est aussi l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en 20 arrondissements créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. En 1859, les travaux d'Haussmann ont déjà débuté depuis 7 ans. Le plan montre les percées les plus récentes, et notamment la plus importante d'entre elles, le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, dont on voit ici une portion se poursuivre sur la rive gauche jusqu'à la rue des Ecoles, et qui sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pinon & Le Boudec, p. 107 (sans la description des délimitations).

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Plan géométral de Paris et de ses agrandissements à l'échelle d'un millimètre pour 10 m (10,1000).

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1860. En 36 sections jointes et montées sur toile, de 1 x 1,49 m.

Plan monumental de Paris, illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann. C'est l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. La première édition date de 1858. La présente édition de 1860 a été revue et mise à jour par l'architecte Alfred Potiquet. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pinon & Le Boudec, p. 107.

ANDRIVEAU-GOUJON (J.).

Plan de Paris fortifié et des communes environnantes.

Paris, J. Andriveau-Goujon, 1845. En 32 sections jointes et montées sur toile, de 0,82 x 1,12 m.

Très intéressant plan de Paris en 1845, figurant le mur d'enceinte des Fermiers Généraux et l'enceinte fortifiée de Thiers. Le mur des Fermiers Généraux, érigé entre 1784 et 1790, n'était pas, contrairement aux enceintes précédentes, destiné à assurer la défense de la capitale mais à forcer le paiement de l'octroi dû sur les marchandises qui y entraient. Il fut détruit en 1860 lors de l'extension de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut quant à elle construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, numérotés sur le plan, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 7 figurent sur notre plan (forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées. Les différentes fabriques de la ville sont nommées : fabrique de chaux hydraulique, fabrique de colle forte, fabrique de produits chimiques de javel, fabrique de sel ammoniac, fabrique de sucre, ou encore manufacture de couleurs et vernis. En bas à gauche figure une version réduite du plan, portant le titre "Système complet des fortifications de Paris". Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

ANONYME.

[AUBERVILLIERS] Commune d'Aubervilliers.

[1895]. 155 x 227 mm.

Plan de la commune d'Aubervilliers publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune d'Aubervilliers fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[BAGNOLET] Commune de Bagnolet.

[1895]. 195 x 135 mm.

Plan de la commune de Bagnolet publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Bagnolet fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[LE PRÉ-SAINT-GERVAIS] Commune du Pré St. Gervais.

[1895]. 151 x 108 mm.

Plan de la commune du Pré-Saint-Gervais publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune du Pré-Saint-Gervais fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[LES LILAS] Commune des Lilas.

[1895]. 145 x 110 mm.

Plan de la commune des Lilas publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune des Lilas fut créée en 1867 par scission de Bagnolet, Pantin et Romainville, et fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[PANTIN] Commune de Pantin.

[1895]. 225 x 179 mm.

Plan de la commune de Pantin publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Pantin fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[ROMAINVILLE] Commune de Romainville.

[1895]. 209 x 140 mm.

Plan de la commune de Romainville publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Romainville fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[SAINT-DENIS] Commune de St. Denis.

[1895]. 303 x 243 mm.

Plan de la commune de Saint-Denis publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Saint-Denis fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[SAINT-OUEN] Commune de St. Ouen.

[1895]. 208 x 180 mm.

Plan de la commune de Saint-Ouen publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Saint-Ouen fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[STAINS] Commune de Stains.

[1895]. 210 x 193 mm.

Plan de la commune de Stains publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Stains fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[ÉPINAY-sur-SEINE ] Commune d'Épinay.

[1895]. 153 x 235 mm.

Plan de la commune d'Épinay publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune d'Épinay fut renommée Épinay-sur-Seine en 1920 et fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ASSELINEAU (Léon-Auguste).

Le Palais de Justice à Paris.

Paris, F. Sinnett, [circa 1855]. 246 x 261 mm.

Estampe dessinée et lithographiée en couleurs par Asselineau. Elève de Roehn à Paris, Léon-Auguste Asselineau exposa au Salon de 1836 à 1847. Il fut connu surtout comme illustrateur et travailla pour le Moyen-Age pittoresque, dirigé par Viollet Le Duc. Bel exemplaire.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & ANDROUET du CERCEAU (Jacques).

La ville, cité, université de Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, circa 1552-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan de 653 x 780 mm.

Magnifique et grand plan de Paris, reproduit en héliogravure sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Le plan de Paris de l'architecte Jacques Androuet du Cerceau, traditionnellement appelé "plan de Saint-Victor", du nom de la bibliothèque parisienne qui conservait au XVIIIe siècle l'unique exemplaire alors connu, a été gravé vers 1552. Au cours du XIXe siècle, cinq exemplaires de ce plan ont été localisés, dont deux sont encore conservés aujourd'hui. Paris est représentée vers 1550, avec le récent Pont Saint-Michel (1547), le nouvel Arsenal (1549), ou encore la porte de Nesle (1550). La rangée de maisons construites en 1552 sur le Petit Pont y figure, mais le front bastionné entre l'Arsenal et la Bastille, entrepris en 1552, est absent. Le plan est orné, en haut à gauche, des armoiries de France, entourées du collier de Saint-Michel, et en haut à droite, des armoiries de Paris, tandis que les angles sont décorés de quatre têtes d'anges aux joues gonflées, symbolisant les vents. Bel exemplaire. Boutier, 8a, Fac-similé. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & BOISSEAU (Jean).

Plan général de la ville, cité, université, isles et faubourgs de Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1648-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan d'environ 760 x 744 mm.

Superbe plan de Paris par Jean Boisseau, reproduit en héliogravure et réduit au 1/4 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, de toute rareté, fut publiée en 1648. Il est orné d'un cartouche de dédicace aux échevins de la ville, et des armoiries de Louis XIV et d'Anne d'Autriche, la ville de Paris, de François de l'Hôpital, gouverneur de la ville, de Jérôme Fréron, prévôt des marchands de 1646 à 1649, des procureur, greffier et receveur de la ville, et des 4 échevins élus en 1647 et 1648. Le nord est placé au bas du plan. Géographe et généalogiste français, Jean Boisseau était enlumineur du roi. Bel exemplaire. Boutier, 76, Fac-similés. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & BULLET et BLONDEL.

Plan de Paris. Levé par les ordres du Roy. Et par les soins de Messieurs les Prévost des Marchands et Eschevins.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1676-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan d'environ 885 x 894 mm.

Magnifique plan de Paris dit de Bullet et Blondel, reproduit en héliogravure et réduit au 1/2 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, commandé par la prévôté des marchands et exécuté par Pierre Bullet sous la direction de François Blondel, fut publiée en 1676. Important pour la topographie de Paris sous Louis XIV, le plan de Bullet et Blondel fut le premier "plan projet", c'est-à-dire confectionné pour étudier des projets et les y reporter. Y figurent les édifices et les monuments tels que les couvents, les établissements publics et surtout les hôtels particuliers, présentés en vues perspectives. Un trait en pointillé marque la division de la ville en vingt quartiers de police, telle qu'elle a été fixée par édit en décembre 1701, avec les noms de chaque quartier. Le plan est encadré d'une large bordure de feuilles de chêne, et illustré de grandes vignettes figurant les 4 principales portes de Paris, de 2 médaillons contenant un portrait de Louis XIV et une allégorie de Lutèce, d'un plan des fontaines et d'une carte des environs de Paris. Bel exemplaire. Boutier, 115B, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & FER (Nicolas de).

Le nouveau plan de Paris dressé sur les mémoires de M.r Jouvin de Rochefort, trésorier de France. Corigé, augmenté, et enrichi des veües de Versailles, et de ses bosquets, de Meudon, Fontaine-Bleau, St. Germain, et de quelques autres maisons royalles, situées aux environs.

Paris, Imprimerie Nationale, [1697-1880]. En 2 feuilles jointes de 605 x 782 mm.

L'un des plus beaux plans de Paris au XVIIe siècle, reproduit en héliogravure et réduit au 1/3 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Ce plan, dont l'édition originale fut publiée en 1697, figure les limites des 17 quartiers de police avec les noms de leur commissaire de police, tels qu'ils existaient avant la réforme de 1702. Il est dédié à Marc René de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson, nommé lieutenant général de police en 1697, et orné de 25 vignettes, accompagnées chacune d'une description, représentant différents aspects des résidences royales de Versailles, Marly, Fontainebleau, Saint-Cyr, Saint-Germain-en-Laye, Meudon et Clagny. Selon la presse du moment, il est le premier plan à représenter les limites des quartiers parisiens. Bel exemplaire. Boutier, 139A, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & GOMBOUST (Jacques).

Lutetia - Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1652-1880]. En quatre feuilles pouvant être jointes pour former un plan d'environ 1,10 x 1,35 m.

Superbe plan de Paris par Jacques Gomboust, reproduit en héliogravure et réduit au 1/4 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée en 1652. Levé en 1649, le plan de Gomboust fut le premier plan à grande échelle de Paris. Il est orné d'une vue de Montmartre, d'une vue du Louvre, et de vues des maisons royales et remarquables aux environs de Paris, décorées des armoiries royales et des armoiries du chancelier Séguier. La carte est entourée d'une frise de feuillage, avec des armoiries aux quatre angles : du maréchal de l'Hôpital, gouverneur de Paris, de Louis Séguier, sieur de Saint-Brisson, prévôt de Paris, d'antoine Le Febvre, prévôt des marchands, et de la ville de Paris. Les bordures extérieures sont occupées par une description de la ville intitulée "De l'antiquité, grandeur, richesses, gouvernement, &c. de la ville de Paris". Bel exemplaire. Mouillures marginales légères. Boutier, 84, Fac-similés, a. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & JOUVIN de ROCHEFORT (Albert).

Paris et ses environs.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1672-1880]. En quatre feuilles pouvant former un plan d'environ 1,10 x 1,35 m.

Superbe plan de Paris par Jouvin de Rochefort, reproduit en héliogravure et réduit au 1/4 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée entre 1672 et 1674. Jouvin de Rochefort fut le premier à présenter Paris dans un axe Nord-Sud, la Seine étant représentée à l'horizontale, mais aussi à représenter les localités environnantes comme Montmartre ou Charonne au nord. Le plan est encadré d'une bordure florale et orné de deux vues de Notre-Dame et de l'Hôtel de Ville. Le grand cartouche de dédicace est richement orné des armes du dédicataire Simon Arnaud Seigneur de Pomponne, et de trois anges. En bas à droite figure une grande carte des environs de Paris, décorée des armoiries royales et de la ville de Paris, et entourée de cinq anges. Les monuments principaux sont représentés en élévation. Mouillures marginales, rousseurs à deux feuilles. Boutier, 112, Fac-similé. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & LEGRAND (Henri).

Paris en 1380.

[Paris, 1880]. 600 x 698 mm.

Grand plan dressé par Henri Legrand, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Le plan figure Paris en 1380, date à laquelle fut construite l'enceinte de Charles Quint, l'une des 7 grandes enceintes ayant entouré Paris. Le nord est placé à gauche du plan. Bel exemplaire.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & MERIAN (Matthäus).

Le plan de la ville, cité, université et fauxbourgs de Paris avec la description de son antiquité.

Paris, Imprimerie Nationale, [1615-1880]. En 2 feuilles jointes et montées sur toile, formant un plan de 517 x 749 mm.

Magnifique vue de Paris à vol d'oiseau au XVIIe siècle, reproduite en héliogravure sur papier fort, publiée en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Cette vue, dont l'édition originale datée de 1615, d'une extrême rareté, fut publiée après 1632, est ornée en haut à gauche des armes de France et de Navarre et des armes de Paris, et en bas à gauche d'un cartouche orné encadrant un quatrain. L'état de Paris que nous propose ce plan, suit de très près les transformations de la ville sous le règne d'Henri IV : il figure ainsi la place Royale, les récents travaux de la galerie du bord de l'eau du Louvre, la pompe de la Samaritaine, la statue équestre d'Henri IV, et l'hôpital Saint-Louis. Une grande attention est accordée aux principaux monuments de la capitale, dessinés sans doute d'après des relevés originaux et gravés avec précision et élégance. La postérité du plan de Merian est considérable. Il fut maintes fois repris jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Le plan original est accompagné de vignettes et d'un texte qui n'ont pas été reproduits pour ce fac-similé. Petites rousseurs, essentiellement marginales. Bel exemplaire. Boutier, 47, Fac-similé a.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & QUESNEL (François).

Carte ou description nouvelle de la ville, cité, universitée, et fauxbours de Paris. 1609.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1609-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan d'environ 872 x 890 mm.

Superbe et très grand plan de Paris par François Quesnel, reproduit en héliogravure et réduit au 2/5 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, d'une extrême rareté, fut publiée en 1609. Le plan est orné d'un cartouche de titre, d'un portrait équestre d'Henri IV avec les armoiries de France, des représentations allégoriques de la Foi, de la Loi et de la Renommée, avec les armes de Paris, et d'un portrait en médaillon de François Quesnel. Les coins sont décorés de quatre têtes d'anges aux joues gonflées, symbolisant les vents. Le plan de Paris est la seule oeuvre cartographique majeure de Quesnel connue à ce jour. Bel exemplaire. Boutier, 41, Fac-similé. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & ROUSSEL (Capitaine).

Paris, ses fauxbourgs et ses environs. Où se trouve le détail des villages, châteaux, grands chemins pavez et autres, des hauteurs, bois, vignes, terres et prez, levez géométriquement. Par le S.r Roussel Cap.ne ingénieur ord.re du Roy, Ch.er de S.t Louis.

Paris, Imprimerie Nationale, [1731-1880]. En 4 feuilles jointes et montées sur toile, formant un plan de 0,75 x 1,07 m.

Superbe plan mural de Paris et ses environs par le capitaine Roussel, reproduit en héliogravure et réduit au 2/5 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée par Jaillot en 1731. Le plan du capitaine Roussel, dont la première édition fut publiée en 1730, est l'un des plus remarquables et des plus spectaculaires du XVIIIe siècle. C'est le premier plan décrivant précisément les faubourgs de Paris, dix ans avant celui de Delagrive publié en 1740-1741. Il s'étend d'est en ouest de Vincennes au bois de Boulogne, et du nord au sud de la plaine Saint-Denis à Bicêtre et Ivry. Il est entouré d'une bordure ornée de fleurs et caducées, avec le monogramme de Louis XV. En haut du plan figurent des divinités ailées et des angelots portant les armes de France. Quelques rousseurs sur le plan, mouillures affectant la toile au dos du plan. Boutier, 206B, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & TAVERNIER (Melchior).

Le plan de la ville, cité, université, fauxbourgs de Paris avec la description de son antiquité.

Paris, Imprimerie Nationale, [1630-1880]. En 2 feuilles jointes et montées sur toile, formant un plan de 553 x 725 mm.

Magnifique vue de Paris à vol d'oiseau au XVIIe siècle, reproduite en héliogravure sur papier fort, publiée en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Cette vue, dont l'édition originale, d'une extrême rareté, fut publiée en 1630, est ornée en haut à gauche des armes de France et de Paris, dans un cartouche porté par deux angelots ; en bas à droite et à gauche, deux cartouches ornés encadrent chacun un sizain. La bordure supérieure est ornée de huit vignettes, figurant de gauche à droite, le roi Louis XIII, des gentilhommes, des marchands, des "crocheteurs et villageois", des paysannes, des bourgeoises, des dames, et enfin la reine, Anne d'Autriche. Le plan de Tavernier est une mise à jour du plan de Merian de 1615, où figurent désormais le pont Marie, le pont de bois et le pont Royal, les constructions sur l'île Notre-Dame, le nouvel Hôtel du luxembourg, le nouveau Palais du Louvre, l'hôpital de la Charité, et le lotissement des "Marets du Temple". Le plan original est accompagné d'un large texte qui n'a pas été reproduit pour ce fac-similé. Bel exemplaire. Boutier, 58, Fac-similé a.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & TURGOT (Michel-Étienne).

Plan de Paris.

Paris, Imprimerie Nationale, [1739-1880]. En huit feuilles jointes et montées sur toile de 1,01 x 1,27 m.

L'un des plus célèbres et des plus beaux plans de Paris au XVIIIe siècle, dit Plan de Turgot, reproduit en héliogravure et réduit au 2/5 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée en 1739. En 1734, Michel Etienne Turgot, alors prévôt des marchands de la municipalité parisienne, décida de promouvoir la magnificence de la ville de Paris en faisant réaliser un nouveau plan de la ville et de ses faubourgs. C'est dans ce but qu'il fit appel à Louis Bretez, membre de l'Académie de Peinture et de Sculpture, et professeur de perspective. Pendant deux ans, ce dernier fit des relevés très précis sur le terrain, ayant même l'autorisation d'entrer dans chaque maison, chaque jardin et chaque hôtel particulier. En 1736, Claude Lucas, graveur de l'Académie des Sciences, fut chargé de graver à l'eau-forte et au burin les 21 planches du plan dit de "Turgot". Ce dernier ne parut qu'en 1739 et il fut offert au Roi, aux membres de l'Académie, à la Municipalité mais aussi aux représentations françaises à l'étranger. C'est l'une des plus belles représentations de Paris au XVIIIe siècle, et la seule à montrer les églises, édifices, fontaines, places, et monuments publics en élévation. Rousseurs, mouillures affectant la toile au dos du plan sans incidence au recto. Boutier, 219a, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & VASSALLIEU dit NICOLAY (Benedit).

Portrait de la ville, cité, et université de Paris avec les faubours di celle.

Paris, Imprimerie Nationale, [1609-1880]. En deux feuilles jointes et montées sur toile de 620 x 776 mm.

Magnifique plan de Paris en 1609 par Vassallieu dit Nicolay, reproduit en héliogravure et réduit au 1/5 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, d'une extrême rareté, fut publiée vers 1645. Il est orné en haut à gauche du monogramme d'Henri IV, sous les armes de France et de Navarre, entourées du grand cordon de l'Ordre du Saint-Esprit et surmontées d'une couronne fermée, en bas à droite des armes de Paris. En haut à droite figure un portrait équestre d'Henri IV : le roi vainqueur, ceint d'une couronne de laurier et monté sur un cheval caparaçonné, fait son entrrée (le 22 mars 1594 ?) dans la capitale qu'il vient de prendre, à la tête de ses troupes ; il est accueilli par une femme, revêtue d'une robe fleurdelisée, qui lui offre de sa main gauche un bateau miniature toutes voiles dehors, symbole de Paris, alors qu'elle porte sa main droite à son coeur ; un soldat à genoux implore sa clémence, au milieu des cadavres de ses compagnons d'armes. La vie et l'activité professionnelle de Nicolay restent mal connues. Ingénieur du roi dès 1585, il est l'auteur d'un important traité d'artillerie, resté manuscrit. Son plan de Paris propose sans nul doute la vision d'un ingénieur militaire : ce n'est plus la symétrie majestueuse, autour de la Seine, qui organise la représentation de Paris, comme dans les plans du siècle précédent. C'est la ville solidement fortifiée qui est ici mise en évidence : l'orientation choisie pour le plan permet en effet de grossir les fortifications récentes qui protègent la ville au nord, alors que l'université est toujours protégée par les murailles de Charles V. Quelques très légères rousseurs, petites mouillures affectant la toile au dos du plan sans incidence au recto. Boutier, 42A, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & VERNIQUET (Edme).

Plan de la ville de Paris avec sa nouvelle enceinte. Levé géométriquement sur la méridienne de l'Observatoire. Par le C.en Verniquet. Parachevé en 1791. Dessiné et gravé par les C.ens P.T. Bartholomé, et A.J. Mathieu.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1799-1880]. En six feuilles pouvant former un plan d'environ 1,41 x 1,65 m.

Plan monumental de Paris par Verniquet, reproduit en héliogravure et réduit au 1/3 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée en 1799. De tous les plans du XVIIIème siècle, celui de l'architecte Edme Verniquet est le seul qui offre une vue mathématiquement exacte de la capitale, et en fait l'un des plus célèbres plans de l'histoire de la cartographie parisienne. C'est le premier plan géométral de Paris fondé sur des calculs trigonométriques, et le premier à représenter fidèlement le tracé des «rues, places publiques, marchés, quais et culs-de-sac» et les plans des édifices publics ou privés. Le plan de Verniquet, le dernier dressé au XVIIIème siècle, servit de fond topographique à la plupart des plans du XIXème siècle. L'architecte Edme Verniquet (1727-1804) débute sa carrière en Bourgogne, à la suite de son père, avant d'être appelé à Paris par Buffon (1772) qui le charge de travaux d'agrandissement sur les bâtiments du Jardin des Plantes. En 1774, il achète l'une des quatre charges de commissaire général de la voirie près le bureau des finances de Paris et commence, dès 1775 et à ses frais, les relevés nécessaires pour établir un plan des rues de Paris. De privé, le projet devient public ; il emploiera jusqu'à 60 ingénieurs et plus de 80 aides pour les opérations de relevé trigonométrique. Rousseurs, mouillure à 4 feuilles. Boutier, 369a, Fac-similés.

AVELINE (Antoine) & CHÉREAU (Jacques).

Veûe et perpectives du portail de Notre Dame.

Paris, Chéreau, [circa 1760]. 352 x 508 mm.

Superbe vue de la façade principale et du parvis de Notre-Dame, par Antoine Aveline, dont la première édition fut publiée vers 1690. La présente édition a été publiée par Chéreau vers 1760. Sur le flanc nord de la cathédrale, à l'emplacement actuel de la rue du Cloître-Notre-Dame, on peut voir le baptistère Saint-Jean-le-Rond. Sur le parvis figurent au premier plan des échoppes de marchands et la Fontaine du parvis Notre-Dame, également appelée Fontaine du Jeûneur, détruite en 1748. Jusqu'au XVIIIème siècle, le parvis demeura une petite place du Moyen-Âge bordée de maisons, d'échoppes et des anciens bâtiments de l'Hôtel-Dieu, que l'on voit ici sur la droite. La vue est animée de nombreux personnages. Avec texte de 4 lignes. Antoine Aveline fut un graveur à l'eau-forte et au burin, spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Bel exemplaire à grandes marges.

AVELINE (Antoine).

Veûe et perspectives du portail de Notre Dame.

[circa 1690]. 352 x 511 mm.

Superbe vue de la façade principale et du parvis de Notre-Dame, gravée par Antoine Aveline, graveur à l'eau-forte et au burin spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Sur le flanc nord de la cathédrale, à l'emplacement actuel de la rue du Cloître-Notre-Dame, on peut voir le baptistère Saint-Jean-le-Rond. Sur le parvis figurent au premier plan des échoppes de marchands et la Fontaine du parvis Notre-Dame, également appelée Fontaine du Jeûneur, détruite en 1748. Jusqu'au XVIIIème siècle, le parvis demeura une petite place du Moyen-Âge bordée de maisons, d'échoppes et des anciens bâtiments de l'Hôtel-Dieu, que l'on voit ici sur la droite. La vue est animée de nombreux personnages. Avec texte de 5 lignes. Bel exemplaire à grandes marges.

AVELINE (Pierre).

Veüe généralle du Pont de la Tournelle, de la porte St. Bernard et d'une partie de lisle Notre Dame.

Paris, [circa 1690]. 210 x 305 mm.

Vue animée de la Seine et du Pont de la Tournelle prise du Pont de l'Archevêché. Sur la gauche se trouve l'île Saint-Louis et ses nombreux hôtels particuliers, à droite sont représentés le château de la Tournelle, transformé en dépôt pour les galériens, et la porte Saint-Bernard, arc de triomphe élévé par la ville de Paris à la gloire de Louis XIV. Les deux monuments seront détruits en 1792. Bon exemplaire.

BAILLEUL (Gaspard de).

Nouveau plan de la ville et fauxbourgs de Paris divisé en vingt quartiers.

Paris, chez le Sieur Gaspard de Baillieul, 1738. En 4 feuilles jointes de 0,99 x 1,44 m, sous cadre et verre.

Superbe plan monumental de Paris, dressé par Gaspard de Bailleul et gravé par Nicolas de Bailleul le jeune. Le cartouche de titre est décoré des armoiries de Paris et du dédicataire, Louis Armand de Bourbon, prince de Conti. Le plan est orné de 36 vignettes figurant les principaux monuments de Paris et ses environs, chacun accompagné d'un commentaire historique, ainsi que d'un plan de l'île de la Cité et d'une carte des environs de Paris. Boutier a recensé 7 éditions de ce plan entre 1724 et 1764, mais le nôtre, daté 1738 et sans nom d'éditeur, ne correspond à aucune de ces éditions. Exemplaire aquarellé. Décalage au niveau de la jointure centrale, ayant masqué une partie du plan. Boutier, 199.

BAILLIEUL (Gaspard);

Carte de la forest de Compiègne et ses environs de la ville de Compiègne.

Paris Sr. Baillieul 1728 661 x 632 mm.

Carte gravée représentant la forêt de Compiègne et ses environs. Elle s'étend du nord au sud de Beauveau à Monchy, et d'ouest en est de Berneuil à Verberie. En bas à gauche, une vignette contient une scène de chasse du roi. La cartographie des forêts a réellement démarré sous Louis XIV. Il n'existait à l'époque pas de tableau d'ensemble des forêts royales, ce qui rendait difficile leur contrôle par le roi et ses fonctionnaires, sans oublier que ces forêts étaient des territoires de chasse appréciés. Rare. Bel exemplaire. Tooley Revised Edition, tome 1, p. 70.

BAILLIEUL (Gaspard-François).

Plan de Paris ses faubourgs et ses environs. Par F. Baillieux le fils.

Paris, Sr Bailleul, 1722. 440 x 603 mm.

Première édition. Beau plan gravé de Paris dressé et publié par Gaspard-François Baillieul, géographe et graveur, fils aîné de Gaspard Baillieul. Le plan montre par des traits d'aquarelle de cinq couleurs différentes le tracé des cinq enceintes successives de la ville : la première enceinte gallo-romaine au IVe siècle, la seconde enceinte médiévale, sous Philippe II Auguste en 1180, la troisième sous Jean II le Bon en 1358, la quatrième en 1553 sous Henri II, et enfin celle érigée en 1711 sous Louis XIV. Avec liste des noms qui ne figurent pas sur le plan. Une seconde édition fut publiée en 1736. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Défaut dans la partie basse de la pliure centrale. Boutier, 195.

BEAURAIN (Jean de).

Plan de la ville, cité, et université, de Paris ses faubourgs et ses environs.

Paris, Monsieur de Beaurain, [circa 1720]. 299 x 296 mm.

Beau plan de Paris publié par Jean de Beaurain vers 1720, avant l'aménagement du quartier des Invalides et les premiers travaux de la future place Louis XV, actuelle place de la Concorde. La Place Vendôme, aménagée à l'emplacement de l'Hôtel de Vendôme à la fin du XVIIe siècle, est ici appelée "place des Conquêtes". Sous le plan, dans un cartouche orné en forme de cul-de-lampe, se trouve la liste de toutes les rues et principaux lieux de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Boutier, 168B.

BENOIST (Félix).

Palais de l'Élysée. (Façade sur le parc).

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 294 x 366 mm.

Belle vue du Palais de l'Élysée en 1860 vu depuis les jardins, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. L'Hôtel d'Évreux fut construit en 1720. Renommé Palais de l'Élysée, il deviendra en 1873 le palais offociel du Président de la République. Bel exemplaire. Petites rousseurs marginales, déchirure dans la marge inférieure restaurée.

BENOIST (Félix).

Palais et Jardin des Tuileries. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus de la Place du Carrousel.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 307 x 373 mm.

Belle vue à vol d'oiseau des Tuileries en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre au premier plan L’arc de triomphe du Carrousel édifié entre 1807 et 1809 pour célébrer la victoire d'Austerlitz, puis le Palais des Tuileries, les jardins, la Place de la Concorde avec l'obélisque de Louxor installé en 1836, les Champs-Élysées, et enfin au loin l'Arc de Triomphe. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix);

La Sainte-Chapelle au Palais de Justice.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 400 x 250 mm.

Belle vue de la Sainte-Chapelle en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Charles Fichot pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Petites rousseurs.

BENOIST (Philippe).

Chambre des Députés. Vue prise de la Place de la Concorde.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 279 x 357 mm.

Belle vue du Palais Bourbon en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue est prise depuis la Place de la Concorde, et montre une partie du Pont de la Concorde, avec la Seine sur laquelle passe le bateau promenade Le Parisien. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

Les Invalides. Façade principale du côté de l'esplanade.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 290 x 363 mm.

Belle vue des Invalides sous la neige, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

Palais de l'Industrie. Entrée principale.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 278 x 358 mm.

Belle vue animée de l'entrée principale du Palais de l'Industrie en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Le Palais de l'Industrie, situé sur les Champs-Élysées, fut construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais. L'entrée principale se faisait par un portique monumental dont la corniche était décorée d'un groupe sculpté par Elias Robert représentant La France couronnant de lauriers les Arts et l'Industrie, et de cartouches ornés des armes et chiffre de l'Empereur tenues par deux groupes d'enfants. Bel exemplaire.

BEREY (Nicolas).

Paris 1660.

Paris, N. Berey, 1660. En deux feuilles jointes de 389 x 1049 mm.

Rarissime vue de Paris. Exceptionnelle vue cavalière de la ville de Paris gravée par Noël Cochin. Le titre de la gravure, entourée d'une frise, est inscrit sur une banderole, avec à gauche les armoiries de France et à droite celles de Armand-Jérôme Bignon, maître des cérémonies des ordres du roi et prévôt des marchands de Paris. Sous les armoiries de Bignon, très certainement le dédicataire de cette vue, se trouve un cartouche de dédicace orné d'une guirlande de feuillage. Ce cartouche a été laissé vide. La vue reprend le dispositif scénographique des vues dessinées par Merian, cependant elle n'est plus prise depuis la colline de Belleville ou depuis Montmartre, mais plus à l'est, depuis la colline de Charonne comme l'indique ce commentaire Veue de l'éminence de Charonne autrement dit le pré de la roue. De nombreux personnages et scènes diverses animent la vue au premier plan. Environ 40 lieux et bâtiments principaux sont nommés : les Cordeliers, le Marché aux chevaux, Sainte-Geneviève, la Sorbonne, le Luxembourg, Notre-Dame ou Montmartre. Cette gravure est une réduction d'une vue de Noël Cochin de 1662 en quatre feuilles (Boutier, 105) dont Jaillot publia également une version réduite datée de 1669 (Boutier, 108). En revanche, l'édition de notre exemplaire datée de 1660 et publiée par Nicolas Berey manque à Boutier. Berey fut éditeur et enlumineur. A sa mort en 1666, son gendre Alexis-Hubert Jaillot hérita d'une partie de ses cuivres. Très belle qualité d'impression. Estampe parfaitement conservée. Boutier, 108, pour l'édition de 1669.

BOISSEAU (Jean).

[FORET de FONTAINEBLEAU] Nouvelle description de la forest royalle de Fontaine Belleau.

circa 1650. 353 x 483 mm.

La forêt de Fontainebleau au XVIIe siècle. Superbe carte de la forêt de Fontainebleau, ornée au centre d'une petite vue du château, ainsi que deux petites vues de Melun et Moret. En bas à droite figure le texte suivant : "Ceste carte vous représente la forest de Fontaine Belleau avec les noms des villages, hameaux, chappelles, hermitages, routtes, crois, puitz, montagnes et plaines, qui se trouvent tant dans laditte forest ques environs. Ceste forest contient environ 25 975 arpents tant bois, roches, landes, et bruyerres, revenant en bois tout de futaye à dix huit ou dix neuf mille arpents dont la garde est donnée à huit officiers qui ont chacun leur quartier." Très légères rousseurs dans les marges. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. De toute rareté. Manque à Pastoureau.

BONNISEL (J.).

Plan de la ville et faubourgs de Paris, avec ses monuments, divisé par quartiers et arrondissements.

Paris, Jean, 1816. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,97 x 1,25 m.

Rare et superbe plan mural de la ville de Paris divisée en 12 arrondissements et 48 quartiers, publié sous la Restauration en 1816. Il montre les premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie qui avaient été ordonnés par Napoléon, parmi lesquels figurent le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le canal de Saint-Denis, commencé en 1811, le bassin de la Villette, destiné à alimenter la capitale, achevé entre 1806 et 1809, les Abattoirs, les cimetières du Nord, de l'Est, de Vaugirard, de Sainte-Catherine (décret du 12 juin 1804), la nouvelle Morgue place du Marché-Neuf (ordonnance de police de 1804), le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, le marché aux fleurs, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. Sur la rive droite, face au Champ de Mars, figure le dessin d'un "palais projeté". Il s'agit de la villa Trocadéro, projet de l'architecte Antoine-François Peyre, qui ne fut jamais réalisé. Autour du plan ont été disposées 29 vues des principaux monuments parisiens, dont le "palais projeté" de la villa Trocadéro. Les 12 arrondissements de la ville sont délimités par un trait d'aquarelle. Le plan est accompagné d'une liste des rues, passages, ponts, places, abattoirs, cimetières, et des arrondissements. Le titre est inscrit dans un drapé, et décoré de 3 fleurs de lys. Bel exemplaire avec contours aquarellés à l'époque. Minuscule manque au niveau de la place Louis XV (place de la Concorde).

BRION de la TOUR (Louis).

Nouveau Plan de Paris avec les augmentations et changemens qui ont été faits pour son embellissement.

Paris, Campion frères, 1782. En 24 sections jointes et montées sur toile de 571 x 803 mm.

Première édition de ce joli plan de Paris publié en 1782, orné d'un beau cartouche de titre décoré d'une allégorie de la ville et de deux divinités du fleuve. En haut à droite, figure une carte de la banlieue de Paris. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, paroisses, hôpitaux, etc, et de la liste des bibliothèques publiques avec les jours d'ouverture. Bon exemplaire avec la Seine aquarellée à l'époque. Boutier, 325A.

CASSINI de THURY (César-François).

[MEAUX] Carte de Cassini. Feuille n°4.

[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 595 x 930 mm ; étiquette au dos et onglet portant le numéro de la feuille.

Feuille n°4 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Meaux. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce-qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'Etat-Major à l'usage des militaires. Echelle en toises. Bel exemplaire.

CHASSES DU ROI.

[SAINT-DENIS] Carte des environs de Versailles, dite des Chasses du Roi. S.t Denis. Feuille n°3.

[Paris, Ch. Picquet, vers 1820]. 440 x 777 mm.

Feuille n°3 de la Carte des environs de Versailles, dite des Chasses du Roi, couvrant les environs de Saint-Denis, gravée par Bouclet, Doudan et Tardieu l'aîné, écrite par Giraldon et Lale. Elle s'étend du nord au sud entre Villiers-le-Bel et Bobigny, orthographiée Baubigny, et d'ouest en est entre Gennevilliers et Villepinte. On peut voir notamment les villes de Saint-Gratien, Villetaneuse, Gonesse, Le Bourget, Roissy ou encore Drancy. Les villes principales et leurs jardins sont bien dessinés. L'échelle est en toises et en mètres. La Carte des Chasses du Roi, ou plus exactement Carte topographique des environs de Versailles ou des Chasses Impériales, fut l'une des plus grandes entreprises cartographiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Louis XV confia ce projet à Jean-Baptiste Berthier, chef des ingénieurs-géographes du Dépôt de la Guerre, qui fit appel aux meilleurs topographes de l'époque. La Carte des Chasses du Roi fit l'objet de trois campagnes de levés entre 1764 et 1773. Les 9 premières cartes, dont la carte d'assemblage, parurent à la fin du XVIIIe siècle. Les 4 dernières feuilles ne furent achevées qu'en 1807, pour les chasses de l'Empereur. Couvrant une surface de 3 400 km2, cette carte se distingue par la précision et la multitude des détails représentés, et reste l'un des meilleurs outils pour la connaissance générale de l'occupation du sol (labours, prés, vignes, cultures maraîchères et légumières, bois, remises, parcs) et de l'hydrographie (canal Saint-Denis et canal de l'Ourcq) au XVIIIe siècle. Charles Picquet fut géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes géographiques. Il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre en cuivres et en cartes et sera nommé au Cabinet topographique de Napoléon vers 1806. En 1816, il obtint le brevet de géographe ordinaire du Cabinet topographique de Louis XVIII. Il s'installe la même année au Quai de Conti N°17, entre l'Hôtel des Monnaies et le Pont des Arts. Cachet à sec de l'éditeur. Bel exemplaire.

CHÉREAU (Jacques).

[JARDIN des TUILERIES] Veüe et perspective du Palais des Thuilleries du côté du jardin.

Paris, Chéreau, [circa 1760]. 344 x 515 mm.

Avec 4 légendes. Bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

[MONTGOLFIÈRE] Le Château royal de Versailles du côté de la grande avenue de Paris.

Paris, J. Chéreau, [circa 1785]. 286 x 399 mm.

Belle vue d'optique figurant l'un des tous premiers vols en montgolfière par Jean-François Pilâtre de Rozier, le 23 juin 1784. Le vol partit du château de Versailles, en présence du couple royal et du roi de Suède. A bord de la montgolfière, baptisée en l'honneur de la reine La Marie-Antoinette, Pilâtre de Rozier, accompagné de Joseph Louis Proust, va atteindre l'altitude estimée de 3000mètres après avoir traversé les couches nuageuses. Hors de la vue du sol, dans le froid et les turbulences, ils décident de redescendre. Après 45 minutes de vol, ils ont parcouru 52km et se posent après avoir dépassé Luzarches, entre Coye et Orry-la-Ville avant la forêt de Chantilly. Jean-François Pilâtre de Rozier fut, avec François Laurent d'Arlandes, l'un des deux premiers aéronautes de l'histoire. Les premiers ballons furent inventés et expérimentés en 1783, par les frères Montgolfier. Le premier vol habité en montgolfière, transportant Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, eut lieu le 21 novembre 1783. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs.

CHÉREAU (Jacques).

Paris, Lutetia, Parisii, ville capitale du royaume de France et la principale de l'Europe.

[circa 1760]. 336 x 513 mm.

Superbe vue cavalière de Paris, publiée par Jacques Chéreau à Paris rue St Jacques au Coq, vers 1760. Cette vue reprend celle de Pierre Aveline (Boutier, 117) postérieure à 1674, elle-même reprise de Merian (Boutier, 49). Paris est vu depuis la colline de Belleville. Avec légendes de 1 à 78 et de A à Z. Dynastie célèbre de graveurs et marchands d'estampes, les Chéreau furent actifs au XVIII° siècle. Jacques Chéreau, dit Chéreau le jeune, naquit à Blois en 1688. C'est auprès de son frère François Chéreau qu'il apprit le métier de graveur. Avec un fonds de plus de 3 000 planches gravées, il fut l'un des graveurs, éditeurs et marchands d'estampes les plus prolifiques de son époque. Très bel exemplaire à grandes marges. Inconnu à Boutier.

CHÉREAU (Jacques);

Veue de la cour des fontaines de Fontaine Beleau.

Paris Chéreau 1760 circa 367 x 484 mm.

Vue du château de Fontainebleau, d'après Israel Silvestre. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques);

Veüe du chasteau de Meudon du côté de l'entré.

Paris Charpentier 1760 circa 336 x 516 mm.

Avec table de 5 légendes et 4 lignes de description. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques);

Vüe et perspective du château de Chantilly du côté de la cour.

Paris Charpentier 1760 circa 340 x 510 mm.

Vue du château de Chantilly d'après Aveline. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Veuve).

[NAPOLÉON] Bivouac des troupes russes aux Champs Elisées à Paris au 31 mars 1814.

Paris, Ve Chéreau, [circa 1814]. 285 x 378 mm.

Belle estampe illustrant l'occupation de Paris par les troupes russes d'Alexandre Ier le 31 mars 1814. L'arrivée des troupes russes à Paris marqua la fin de la Campagne de France, au cours de laquelle Napoléon tenta d'éviter l'invasion de la France et de conserver son trône. Paris capitula le 30 mars 1814, Napoléon abdiqua le 6 avril et partit en exil sur l'île d'Elbe. Bon exemplaire aquarellé à l'époque.

CLEROT (Victor).

Nouvelle carte topographique des environs de Paris dressée d'après les Chasses et Plans du Cadastre.

Paris, Victor Clérot, [circa 1830]. 0,74 x 1,05 m, repliée et montée dans une reliure en chagrin marron, avec titre en lettres dorées sur le premier plat.

Belle et grande carte détaillée figurant Paris et ses environs. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites déchirures à quelques pliures, reliure usagée avec manque au dos.

COLLIGNON (Jean-Baptiste).

[SAINT-CLOUD] S. Clodoueus – Sainct Cloud. De Lincler delineavit ad vivum. Colignon incidit. Mariette excudit Parisiis cum privil. Regis.

[circa 1630]. En deux feuilles jointes de 205 x 810 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. Premier tirage de ce superbe panorama de Saint-Cloud, gravé par Jean-Baptiste Collignon (1609-1657) d’après L. de Lincler. Avec 5 lignes de description en latin et en français. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat, rousseurs le long d’une pliure.

COUTANS (Guillaume) & PICQUET (Charles).

Atlas topographique en XVI feuilles des environs de Paris, [...] Par Dom G. Coutans, ex-bénédictin ; Revu, corrigé & considérablement augmenté, d'après nombre de cartes précieuses & plans particuliers, tant gravés que manuscrits. Par Charles Picquet, géographe-graveur ; Dédié et présenté au Ier Consul Bonaparte.

Paris, Picquet et Deterville, 1800. En 17 feuilles coupées en sections et montées sur toile, avec onglets de vélin renseignés du titre et du numéro de la feuille, étiquette de l'éditeur au dos de chaque carte ; sous emboîtage en veau de l'époque.

Suite complète de 17 cartes gravées dont une carte d'assemblage portant le titre, toutes très finement aquarellées à l'époque. Très détaillées, elles couvrent les régions de Gisors, Beaumont, Senlis, La Ferté Milon, Mantes, Pontoise, Meaux, Château-Thierry, Dreux, Versailles, Brie sur Yerres, Coulommiers, Chartres, Etampes, Melun et Provins. Les échelles sont indiquées en mètres. Édité une première fois en 1775 par Dom Guillaume Coutans, géographe et bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, l'Atlas topographique des environs de Paris fut révisé par Charles Picquet en 1800. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, Charles Picquet, devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806 il est nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtient le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Rare exemplaire avec les cartes finement aquarellées à l'époque. Très bonne condition, quelques cartes sont plus sombres. Défauts d'usage à l'étui. Shirley, Maps in the atlases of the British Library, II, T.COUT-1b) ; Monglond, V, 1 à 3. — Quérard, II, 325.

CREPY (Etienne-Louis);

Carte nouvelle des environs de Paris contenant aussy la Brie.

Paris Crépy 1753 En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 503 x 718 mm.

Carte figurant les environs de Paris avec plan de la capitale au centre de la carte. Elle s'étend de Franconville à Chartres et de Mantes à Meaux. Deux légères rousseurs dans la partie supérieure. Exemplaire aquarellé à l'époque.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

[VERSAILLES]. V. feuille des Environs de Paris levés géométriquement par M. l'abbé de La Grive.

[1740-1741]. 614 x 832 mm.

Très belle et grande carte figurant Versailles et ses environs. Elle s'étend du nord au sud entre l'ancien château de Clagny, détruit en 1769, et Saint-Aubin, et d'ouest en est entre Voisins-le-Bretonneux et Igny. La carte est ornée d'un superbe cartouche de titre contenant la dédicace au marquis de Vatan, prévôt des marchands de Paris, et aux échevins de la ville, et décoré des armoiries de Paris et de cinq putti exécutant des exercices de géométrie. Les Environs de Paris de l'abbé Delagrive est l'un des recueils les plus importants pour la connaissance de la région parisienne au XVIIIe siècle, et le premier à donner une représentation exacte et très détaillée des villages, abbayes, châteaux, fermes, routes et chemins qui environnaient la ville de Paris. C'est aussi le premier à figurer l'hydrographie et le mode d'occupation du sol (espace construit, labours, prés, bois, vignes, cultures maraîchères et légumières) ainsi que divers objets du paysage (fourches patibulaires, regards, croix de carrefour, poteaux de seigneurie). Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bel exemplaire finement aquarellé.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

Nouveau plan de Paris et de ses faubourgs dressé sur la méridienne de l'Observatoire et levé géométriquement par M. l'abbé Delagrive.

Paris 1728-1880 En 6 feuilles jointes de 1,11 x 1,33 mètres.

Fac-similé de 1880 du monumental plan de Paris réalisé par l’abbé Delagrive en 1728. Il est orné d'un cartouche de titre surmonté des armes de Paris entourées des déesses Piété et Justice, accompagnées de Minerve, Neptune, Mercure et Vénus. En haut à gauche figure le cartouche de dédicace au roi Louis XV, orné de son portrait. Les bordures sont décorées de divers profils de monuments gravés d’après Blondel : Louvre, Invalides, Tuileries, Luxembourg, Sorbonne, Val de Grâce, Notre-Dame, etc. Le plan de Delagrive fut le premier plan de Paris offert au public en souscription, en janvier 1727. Le projet fut mené à terme au bout de deux années. Soucieux de représenter ce plan avec un maximum d’exactitude, Delagrive déclara avoir employé pendant "près de deux années la toise, la chaînette et la boussole", et affirma avoir toujours fondé son travail sur l’observation directe, et non sur la copie ou la consultation de plans antérieurs. Considéré comme le plan de référence pendant de longues années, il était offert par le bureau de la ville aux nouveaux échevins et personnalités diverses. Le plan original de 1728 est de la plus grande rareté. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Ce fac-similé, de très belle qualité, a été publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans, atlas réunissant des fac-similés des plus célèbres plans de Paris exécutés entre le XVIe et la fin du XVIIIe. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Boutier, 202. (autre exemplaire en noir sur demande)

DELAGRIVE (Jean, abbé).

Plan de Paris divisé en seize quartiers en exécution de l'Ordonnance du Bureau de la Ville du 24 février 1744.

Paris, Fourneau, [1744]. 599 x 885 mm.

Très grand plan de Paris, orné d'un cartouche de titre entouré des armoiries des membres du Bureau de la Ville, et de Jean-Baptiste Taitbout, greffier en chef de la ville. Ce plan est identique à celui publié par Delagrive en 1741. Il reprend la même division en 16 quartiers municipaux, qui fut établie en janvier 1684. Le plan figure également les fontaines, avec les conduites qui les alimentent, marquées par des lignes fines dans les rues de passage. Il prend également en compte les récents travaux effectués sous la direction de Michel Etienne Turgot. Avec table alphabétique de renvois pour les rues, les paroisses, les collèges, les hôpitaux et les communautés religieuses. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bon exemplaire. Petites déchirures marginales restaurées, quelques jaunissures par endroits. Boutier, 232Ab.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

Plan des fontaines de la ville et des faubourgs de Paris. Les différentes conduites des eaux de source et de rivière. Distinction des Eaux du Roi et de celles qui appartiennent à la ville. Les châteaux d'eau, les regards et réservoirs. Avec les noms des fontaines et des rües où passent les tuyaux de distribution.

Paris, 1735. 547 x 584 mm.

Très beau plan figurant le réseau d'approvisionnement en eau des fontaines de Paris, dressé en 1735 par l'abbé Delagrive pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare entre 1722 et 1738. Il est orné d'un cartouche de titre décoré d'une fontaine crachant de l'eau, et accompagné d'un cartouche d'explication et d'une légende des symboles utilisés permettant de différencier les conduites d'eau du roi pour les eaux de la Seine et de source, les conduites d'eau de la ville pour les eaux de la Seine et de source, les fontaines et les puits. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bel exemplaire, replié. Boutier, 212A.

DELAHAYE (Guillaume-Nicolas).

[FORÊT de FONTAINEBLEAU] Nouvelle Carte de la forêt de Fontainebleau d'après les meilleurs plans.

1778. En 36 sections jointes et montées sur toile de 592 x 827 mm.

Belle carte hautement détaillée de la forêt de Fontainebleau divisée en neuf gardes ou cantons, dressée en 1778 et gravée par Guillaume-Nicolas Delahaye. Le nord est placé à gauche de la carte. Elle s'étend du nord au sud entre Melun et Grez-sur-Loing, ici orthographié Grès, et d'est en ouest entre Arbonne-la-Forêt et Machault. La carte est ornée d'une vue du château de Fontainebleau, et accompagnée de la liste des neuf gardes, avec les indices des plantations nouvelles. Graveur en géographie et topographie français, Guillaume Nicolas Delahaye était le filleul de Guillaume de l'Isle. Il a gravé plus de 1 200 cartes ou plans, dont celles de Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville, Didier Robert de Vaugondy, Jean-Baptiste de Mannevillette ou Jean-Nicolas Buache. Ayant obtenu le privilège d'être nommé Premier graveur du Roi (dont il avait commencé la grande "Carte des chasses du Roi", aux environs de Versailles), on le regarde comme le créateur de la gravure topographique. Au bas de la carte a été rapportée une étiquette de l'éditeur Charles Picquet. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, Charles Picquet devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Rare. Bel exemplaire.

DELÉCEY de CHANGEY (Louis-Charles). MANUSCRIT.

[Carte de la région de Ballancourt-sur-Essonne].

1826. 421 x 546 mm.

Carte minute manuscrite, encre et aquarelle, de la région de Ballancourt-sur-Essonne avec le village, la rivière Essonne et le marais d’Itteville, les routes, fermes, hameaux et moulin, le château du Saussay avec le plan de son parc. Le relief est figuré par des hachures. Avec les quatre profils du terrain correspondant à des tracés inscrits sur la carte. Travail réalisé lorsque l’auteur était élève de l’école royale spéciale militaire de Saint-Cyr avec le cachet de l’école et la signature du professeur. Cachet armorié de L. Ch. Delécey de Changey. Très belle condition.

DENECOURT (Claude-François).

[FORÊT de FONTAINEBLEAU] Nouvelle Carte topographique de la forêt de Fontainebleau.

Fontainebleau, L. Donzelle, 1882. En 24 sections jointes et montées sur toile de 775 x 620 mm.

Belle carte, très décorative et détaillée, de la forêt de Fontainebleau, dressée par Claude-François Denecourt, dessinée par Charles Colinet, conducteur des Ponts et Chaussées, et gravée en couleurs par Erhard Schièble. Elle est ornée de deux belles vignettes montrant une vue du château et une vue du Fort de l'Empereur, construit en 1851 par Claude-François Denecourt et inauguré par Napoléon III en 1853, et aujourd'hui renommé Tour Denecourt. Au-dessus du titre figurent les armoiries de Fontainebleau, ainsi que les noms de peintres et décorateurs italiens de la Renaissance, qui firent partie de la première École de Fontainebleau. Les bordures de la carte sont décorées des armoiries des rois de France et d'un médaillon contenant le portrait de Denecourt. La carte est accompagnée d'une petite carte itinéraire de Paris à Fontainebleau, d'une liste des sites et curiosités indiqués sur la carte, d'une légende expliquant les symboles utilisés, d'une situation topographique des sites de la forêt, et d'un itinéraire des principales promenades parcourables en 6 heures chacune. Ancien militaire, Claude-François Denecourt contribua grandement à faire connaître la forêt de Fontainebleau, dont il écrivit les premiers guides touristiques. Considéré comme le bienfaiteur de la forêt, il traça les sentiers, marqua les itinéraires des promeneurs et créa même des grottes artificielles, des tunnels et des passages souterrains. Le "sylvain de Fontainebleau", comme le nommait Théophile Gautier, consacra quarante années de sa vie et une bonne partie de ses revenus à l’entretien de cette forêt. Rare et bel exemplaire. Deux petites taches brunes, dont une plus prononcée.

DENIS (Louis) & PASQUIER (Jacques-Jean).

[FORÊT de FONTAINEBLEAU] Carte de la forest de Fontainebleau et de ses environs divisée en ses huit gardes.

Paris, Denis et Pasquier, 1786. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 540 x 685 mm.

Belle carte figurant la forêt de Fontainebleau divisée en huit gardes ou cantons, dressée en 1764 et corrigée en 1786. La carte de Denis et Pasquier fut la première carte "grand public" qui connut un succès certain, attesté par les rééditions successives. Elle englobe toute la forêt, de Melun à Bourron, et de Moret à Arbonne. Les villes de Fontainebleau et de Moret sont aquarellées en rouge, tandis que les routes principales sont aquarellées en jaune. Y figurent les anciennes et nouvelles routes, les croix, carrefours, chemins, hautes futaies (bois d'arbres élevés), bruyères, roches, etc. Le nord est placé à droite de la carte. La cartographie des forêts a réellement démarré sous Louis XIV. Il n'existait à l'époque pas de tableau d'ensemble des forêts royales, ce qui rendait difficile leur contrôle par le roi et ses fonctionnaires, sans oublier que ces forêts étaient des territoires de chasse appréciés. Rare. Bel exemplaire aquarellé à l'époque.

DESGOTS (Claude).

[BAGNOLET] Plan général du chasteau de Bagnolet et de ses jardins, appartenant à S.A.R. Madame la duchesse d'Orléans, du dessein de Mr. Desgotz, architecte du roi et controlleur de ses bâtimens.

Paris, Mariette, 1727. 418 x 551 mm.

Très rare plan figurant les jardins du château de Bagnolet, dessiné par Claude Desgots, architecte paysagiste du roi. Il est accompagné d'une table de 83 renvois. Construit au XVIIe siècle, le château de Bagnolet fut vendu en 1719 au duc d'Orléans. La duchesse d'Orléans, qui en avait fait sa résidence favorite, fit ajouter deux ailes au bâtiment et redessiner le parc par Claude Desgots, petit-neveu d'André Le Nôtre. Pour pouvoir y aller de Paris, sans passer par la populaire rue de Bagnolet, elle fit ouvrir, vers 1720, une avenue plantée d'ormes (légende n°1 sur le plan), dite "avenue de Madame", correspondant de nos jours à la rue des Orteaux. Collaborateur privilégié de Le Nôtre, Claude Desgots participa aux travaux de Chantilly, des Tuileries, de Saint-Cloud, de Sceaux et de Trianon. En 1692, Le Nôtre lui transmit la moitié de sa charge de dessinateur des plants et parterres, et fit de lui son héritier désigné en lui cédant, en 1698, son office de contrôleur général des bâtiments et manufactures du roi. Desgots travailla par la suite pour les jardins du Palais-Royal, de Saint-Maur, de Champs-sur-Marne et du château de Perrigny en Bourgogne, ainsi que dans plusieurs jardins européens, en Angleterre notamment, pour les parterres du château de Windsor. Rousseurs marginales.

ESNAUTS (Jacques).

Nouveau plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs.

Paris, Esnault, 1806. En 24 sections jointes de 0,65 x 1,07 m, monté sur toile.

Très beau plan mural de Paris, dressé sous Napoléon. La ville est divisée en 12 mairies, ainsi qu'elles furent décrétées le 11 octobre 1795. Dressé à l'usage des voyageurs en 1806, le plan figure tous les changements opérés jusqu'à cette date, avec les projets d'embellissement, les nouvelles rues et celles projetées, les ponts, passages, barrières, routes et chemins de ronde qui font le tour de Paris, les nouveaux boulevards de la capitale avec les changements des rues, places, quais, avenues et promenades publiques. Napoléon fut l'instigateur de ces premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie de la ville, parmi lesquels figurent le Pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le Pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou le Marché aux fleurs. Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent les noms pris à la Révolution. La plupart changèrent à nouveau de nom en 1806, date de la parution de ce plan. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République (1792-1814), l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union (1792-1803), le quai d'Orléans est nommé quai de l'Egalité (1792-1806), le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis-en-l'Île est appelée rue de la Fraternité (1793-1806). Une portion du quai d'Orsay est nommée quai Napoléon (1804-1815), tandis que l'actuel quai de Conti est nommé quai de la Monnoye, et le quai des Grands-Augustins, quai de la Vallée. Le Champ de Mars porte également le nom de champ de la Fédération. C'est sur le Champ-de-Mars que se déroula la fête de la Fédération, célébrée durant la Révolution française le 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille. À l'emplacement du futur Pont des Invalides figure la mention "Pont projetté". Le plan est accompagné d'une liste des rues, ponts, ruelles, marchés, et de la liste des 12 arrondissements avec les 48 divisions. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

FELIBIEN (Dom Michel) & LOBINEAU (Dom Guy-Alexis).

Plan de Paris pour servir à l'histoire de la ditte ville composée par D. Michel Félibien et mise au jour par D. G. Alexis Lobineau.

Paris, G. Desprez et J. Desessartz, 1726. En 40 sections jointes de 630 x 860 mm, monté sur toile.

Première édition de ce grand plan de Paris, orné d'un cartouche de titre aux armes de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Sur les côtés figure une table alphabétique des rues, églises et collèges. Ce plan a illustré l'Histoire de la Ville de Paris, ouvrage publié en 1725 et considéré comme le meilleur des ouvrages sur l'histoire ancienne de Paris. Dom Félibien, qui avait déjà publié une Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, entreprit, en 1711, et à la demande de Jérôme Bignon, prévôt des marchands de Paris, d'écrire sa monumentale histoire de Paris. Mais il mourut en 1719 avant d'avoir terminé son ouvrage. La publication fut achevée par Dom Lobineau, autre membre de la congrégation de Saint-Maur. Bon exemplaire. Quelques rousseurs au niveau de la table alphabétique. Boutier, 201.

FER (Nicolas de).

Cinquiême Plan de la ville de Paris, son accroissement, et sa quatriême clôture commancée sous Charles V l'an 1367 et finie sous Charles VI l'an 1383.

[Paris, circa 1720]. 440 x 540 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce cinquième plan figure Paris entre 1367 et 1383, sous les règnes de Charles V et Charles VI. Le plan montre l'agrandissement de la ville qui débuta sous Philippe II Auguste entre 1180 et 1223, et la nouvelle enceinte construite sous le règne de Charles V par le prévôt Hugues Aubriot entre 1367 et 1383. C'est au cours de ces travaux de fortification que fut bâtie la Bastille en 1371. L'agrandissement de la ville imposa la construction de deux nouveaux ponts : le pont Saint-Michel en 1384 et le pont Notre-Dame en 1414. Le plan est accompagné d'une table de renvois et d'un historique des travaux. Marge droite un peu courte, petit manque restauré au niveau du cartouche en bas à droite. Bel exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 158.

FER (Nicolas de).

Lutèce ou premier plan de la ville de Paris.

[Paris, circa 1720]. 445 x 547 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce premier plan figure Paris en 56 av. J.-C., alors qu'elle vient d'être conquise par le général romain Titus Labienus au cours de la guerre des Gaules. Paris est nommée Lutetia par les Romains, et se limite à l'île de la Cité avec ses maisons de forme ronde, bâties de bois et de terre, et couvertes de roseaux ou de paille, avec les deux ponts reliant l'île aux rives de la Seine : le Petit-Pont, probablement le premier pont construit à Lutèce, et le Grand Pont, futur Pont notre-Dame. Le plan est accompagné d'une description historique. Bon exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 154.

FER (Nicolas de).

Paris.

[Amsterdam, Pierre Mortier, 1702]. 235 x 295 mm.

Magnifique plan de Paris orné des armoiries de France et de la ville de Paris, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.

FER (Nicolas de).

Quatriême Plan de la ville de Paris, son accroissement, et l'état où elle êtoit sous le règne de Philippe Auguste, qui mourut l'an 1223 après avoir régné 43 ans.

[Paris, circa 1720]. 434 x 533 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce quatrième plan figure Paris sous Philippe II Auguste, qui régna entre 1180 et 1223. C'est sous le règne de Philippe Auguste que débutèrent véritablement les projets d'agrandissement de Paris, notamment en intégrant les petits bourgs qui environnaient la ville : bourg de Saint-Germain l'Auxerrois, Beau bourg, bourg Tiboust, une partie du bourg l'Abbé, et le bourg Sainte-Geneviève. Afin de protéger la ville d'éventuelles attaques, Philippe Auguste entreprit alors de faire construire une enceinte autour de la ville avec ces nouveaux bourgs. L'enceinte de Philippe Auguste est aujourd'hui la plus ancienne dont on connaisse le tracé avec précision. Hors les murs, il restait encore les bourgs de Saint-Germain-des-Prés, Saint-Marcel, Saint-Victor, Saint-Eloi et une partie du bourg l'Abbé. C'est encore sous Philippe Auguste que fut aménagé l'emplacement des premières Halles. Le plan est accompagné d'une table de renvois et d'un historique des travaux. Bon exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 157.

FER (Nicolas de).

Septième Plan de la ville de Paris, son acroissement et ses embelissemens sous Henry IIII et Louis XIII, depuis 1589 jusqu'en 1643.

[Paris, circa 1720]. 451 x 554 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce septième plan figure Paris entre 1589 et 1643, sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII, avec les nouvelles constructions et embellissements : le Pont-Neuf en 1604, la Place Royale, actuelle place des Vosges, en 1605, la rue de Harlay et la place Dauphine en 1607 sur l'île du Palais, actuelle île de la Cité, la statue équestre d'Henry IV, toujours sur l'île de la Cité, en 1619, etc. Le plan est accompagné d'une table de renvois et d'une description, et orné d'une stèle décorée d'un globe et des armoiries du roi. Bon exemplaire. Brunissures par endroits, petites restaurations marginales. Boutier, 160.

FER (Nicolas de).

Troisième Plan de la ville de Paris, son êtendüe et les bourgs dont elle êtoit environnée sous le règne de Loüis le Jeune VIIe du nom.

[Paris, circa 1720]. 424 x 526 mm.

Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce troisième plan figure Paris sous Louis VII, dit Louis le Jeune, entre 1137 et 1180. La ville était alors divisée en quatre quartiers, qui étaient l'île de la Cité, berceau historique de Paris, et sur la rive droite, les quartiers de la Grève, de la Verrerie et de Saint-Jacques-de-la-Boucherie. La première enceinte médiévale, érigée vers le Xe siècle, était encerclée de dix bourgs, parmi lesquels Saint-Germain l'Auxerrois, Beau bourg, le bourg Tiboust, une partie du bourg l'Abbé, Sainte-Geneviève, Saint-Germain-des-Prés ou Saint-Victor. Le plan est accompagné d'une table de renvois ornée d'attributs militaires et d'un historique des travaux. Bon exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 156.

FER (Nicolas de);

[FONTAINEBLEAU] Forest de Bière ou de Fontaine-bleau contenant 13212 arpens en bois tant bien que mal planté non compris les rochers et bruyères.

Paris G. Danet 1705 [circa 1720] 429 x 420 mm.

Carte gravée figurant la forêt de Fontainebleau, issue des Beautés de la France et publiée par Danet, gendre et successeur de Nicolas de Fer. Elle est ornée des armes royales et d'une rose des vents. Pliure centrale très légèrement brunie.

GAILLOT (Gabriel Marie).

[Carte d'étude des environs de Meulan].

25 novembre 1869. 330 x 300 mm.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, des environs de Meulan, sur la rive droite de la Seine, au confluent de l'Aubette et de la Seine, dans les Yvelines. Y figurent le plan de la ville et celui d'Hardricourt, quelques fermes, les cours d'eau et deux îles sur la Seine, l'Ile Belle et l'Ile du Fort. De chaque côté du dessin se trouvent deux profils du terrain correspondant à deux lignes portées sur la carte. L'échelle est au 1/10 000e, le relief est marqué par des courbes de niveaux. Beau travail d'un élève de l'école de Saint-Cyr. Cachets de l'Ecole Impériale Spéciale Militaire et paraphe du professeur. Marge gauche brunie.

GERARDI. Plan manuscrit de Paris.

Nouveau plan routier de la ville et fauxbourgs de Paris. 1795 Gerardi fecit.

1795. En deux feuilles jointes de 545 x 646 mm.

Plan manuscrit, encre noire et de couleur, de la ville de Paris. Le plan est daté de 1795 mais les noms et monuments qui y figurent indiquent qu’il a été fait d’après un plan imprimé montrant la ville de Paris vers 1775. On n’y voit aucun nom révolutionnaire, la place de la Concorde s'appelle encore place Louis XV, la Bastille est encore debout, et il s’y trouve, dans le quartier des Champs-Élysées, le plan du Colisée (sorte de parc d’attractions) qui a fonctionné entre 1771 et 1780. Le plan montre aussi, dans ses marges droite et gauche, des parties blanches qui, dans la version imprimée des plans, donnent la liste des rues et monuments. Mouillure, marges écornées avec de petites manques dans les marges blanches et un au niveau de la pliure.

HAFFNER (Johann Christoph).

Paris.

Augsbourg, [circa 1740]. En deux feuilles jointes de 267 x 648 mm.

Vue panoramique gravée de Paris vue depuis la colline de Charonne, au nord-est, ornée en haut à droite des armoiries de la ville. Le titre figure en français et en allemand, ainsi que les 47 légendes. Au premier plan, on peut voir la ligne des bastions surmontés d'un boulevard planté d'arbres, construits vers 1670 ; à l'extrême-gauche, l'arc de triomphe de la place du Trône - commencé en 1670, cet édifice, oeuvre de Charles Perrault, ne fut jamais achevé. Cette vue ressemble de très près à celle de Probst publiée vers 1730, dans un format plus grand (Boutier, 208). Déchirure restaurée, deux minuscules trous au milieu de la vue. Inconnu à Boutier.

HOSTEIN;

CHARTRES (Eure et Loire).

Paris Benard circa 1850 220 x 293 mm.

Belle vue de Chartres dessinée et lithographiée par Hostein. Etat parfait.

JACOTTET (Louis-Julien).

Jardin des Plantes.

Paris, Gihaut frères éditeurs, [circa 1830]. 210 x 255 mm.

Belle estampe finement aquarellée à l'époque, dessinée et lithographiée par Jacottet. Bon exemplaire.

JAILLOT (Bernard Jean Hyacinthe).

Plan de la ville, cité, université, et faubourgs de Paris.

Paris, Sr. Jaillot, [circa 1735]. En trois feuilles jointes de 470 x 1030 mm.

Beau plan de Paris dérivant directement du petit plan de Jouvin de Rochefort de 1676. La première édition date de 1714. Pour cette édition vers 1735, la topographie a été mise à jour. Y figurent les hôtels de Bourbon et de Lassay (construits à partir de 1722) ou le pont des Tuileries ; la porte de la Conférence, démolie en 1730, ne figure pas. De chaque côté du plan, table alphabétique des rues, et table alphabétique, historique et chronologique, donnant les dates de construction ou de fondation de bâtiments ou ordres religieux. Pliure centrale légèrement brunie, petites déchirures dans la marge supérieure maladroitement restaurées. Boutier, 177B.

JOURNEAUX.

Nouveau plan routier de la ville et faubourgs de Paris divisé en douze mairies.

Paris, Journeaux l'aîné, 1809. 543 x 764 mm.

Beau plan de la ville de Paris sous Napoléon, divisée en 12 arrondissements municipaux, tels que décrétés le 11 octobre 1795. Le plan montre les premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie de la ville ordonnés par Napoléon, parmi lesquels figurent le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, la nouvelle Morgue place du Marché-Neuf (ordonnance de police de 1804) ou le quai d'Orsay. Certains quais ont été renommés lors de l'accession au pouvoir de Napoléon. Ainsi, l'actuel quai de la Corse est divisé en deux parties nommées quai Desaix et quai Napoléon, l'actuel quai Anatole France porte le nom de quai Bonaparte, ou encore la rue Saint-Louis-en-l’Île, nommée rue Blanche de Castille en 1806. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, places, marchés, quais, prisons, paroisses, d'une table alphabétique des rues qui ont changé de nom, de la liste des mairies et des bureaux de la police judiciaire. Bel exemplaire aquarellé.

JOUVIN de ROCHEFORT (Albert).

Paris et ses environs.

Paris, de Fer, [1676-1697]. 543 x 695 mm.

Très rare plan de Paris dressé par Jouvin de Rochefort en 1676, et nouvelle édition publiée par Nicolas de Fer en 1697. Il est orné en haut à gauche, d'un cartouche de dédicace décoré des armes du dédicataire Simon Arnaud Seigneur de Pomponne, et en haut à droite, des armes de France et de Paris soutenues par la figure symbolique de Lutetia. En bas à gauche figurent une carte des environs de Paris, à droite une table des rues pour la ville, la cité et l'université. C'est l'un des premiers plans à présenter Paris dans un axe Nord-Sud, la Seine étant représentée à l'horizontale. Anciennes pliures brunies et restaurées, avec petits manques, manque dans la marge inférieure comblé. Franklin, Tome 2, p. 28 ; Boutier, 116C (daté après 1679).

KEERE (Pieter van den) & HOEY (François van).

Lutetia Parisiorum urbs regia Academia toto orbe celeberrima totius Galliae metropolis.

[Amsterdam, 1617]. En quatre feuilles jointes de 590 x 2240 mm.

Rarissime vue monumentale de Paris. Spectaculaire vue panoramique gravée de Paris, coloriée à l'époque, mesurant près de 2,20 mètres de largeur, éxécutée par Pieter van den Keere et François van Hoey à Amsterdam. Elle est ornée des portraits de Louis XIII à cheval, d'Anne d'Autriche à cheval, entourée de soldats, des armes de France et de Navarre portées par deux anges, et des armes de Paris, également portées par deux anges. La vue est animée au premier plan de divers personnages : gentilshommes, dames, porteuse d'eau, porteur de bois. La vue est dérivée de celle de Merian de 1615, mais s'apparente plus à une vue cavalière qu'à un plan en élévation. Elle fut reprise l'année suivante par Willem Jansson. Il s'agit là d'une vue de la plus grande rareté, encadrée d'une frise certainement réalisée à la même époque que la gravure. Boutier (50A) n'a localisé qu'un seul exemplaire à cette date, sans le titre mais avec un texte sur neuf colonnes. L'exemplaire présenté dans Schilder appartenant à la Kungl. Biblioteket de Stockholm présente les mêmes caractéristiques que celui de Boutier. Ce sont les éditeurs hollandais qui ont donné à ces grandes vues panoramiques leurs lettres de noblesse au début du XVIIème siècle. Amsterdam, grand lieu d'échange pour l'art et le commerce, était la ville idéale pour la production de ces vues très spectaculaires de villes hollandaises mais également des grandes villes européennes. Très impliqué dans la production de ces panoramas monumentaux, Pieter van den Keere a gravé ceux des villes d'Utrecht, Cologne, Amsterdam, Constantinople, Gdansk, Hambourg, et bien sûr Paris. Compte tenu de leur format, très peu d'exemplaires de ces vues monumentales ont survécu, seule une trentaine sont actuellement connus (Boutier, p. 124). La vue que nous présentons a été restaurée de façon minimaliste, des manques persistent, mais elle reste néanmoins une pièce d'exception. Boutier, 50A ; Schilder, VIII, 23.5, p. 409. A spectacular engraved panorama of Paris, measuring more than 2.20 meters, elaborated by Pieter van den Keere and François van Hoey in Amsterdam. It is decorated with a portrait of Louis XIII on horseback, and Anne of Austria on horseback, with soldiers around her, the arms of France and Navarre carried by two angels, and the arms of Paris, also carried by two angels. The foreground is animated with various people: gentlemen and ladies, a water carrier, a wood carrier. This view is derivated from the view by Merian, and was used by Jansson one year later. This is an extremely rare view framed with a decorative border certainly executed at the same time as the engraving. Boutier has located only one copy with this date, but this copy has no title. This view was also published with a text on nine columns. These spectacular views were born in Holland at the beginning of the seventeenth century, when the Dutch editors began publishing the main European cities from 1610. Pieter van den Keere was an accomplished mapmaker and engraver. He established a style that was to be imitated by Jansson, Blaeu, Speed and many others.

KLEIN (Johann Adam).

[NAPOLEON] Napoleons Abreise von Fontainebleau nach der Insel Elba - Le Départ de Napoléon pour l'île d'Elbe le 20 avril 1814.

Vienne, Artaria et Comp., [circa 1815]. 342 x 469 mm.

Belle gravure en coloris de l'époque, publiée par la maison Artaria de Vienne, dessinée par Reinhold et gravée par Beyer d'après une peinture de Johann Adam Klein. Le 6 avril 1814, Napoléon, établi au château de Fontainebleau, signe sa première abdication. Le 20 avril, il part en exil sur l’île d’Elbe, où il restera jusqu'au 26 février 1815. Bel exemplaire.

L'ISLE (Guillaume de).

Le Plan de Paris, ses faubourgs et ses environs.

Amsterdam, Jean Covens & Corneille Mortier, [circa 1720]. 555 x 748 mm.

Grand plan de Paris par Guillaume de l'Isle, publié à Amsterdam par les éditeurs Covens et Mortier. Ce plan dérive d'un plan de Nicolas de Fer publié en 1707. Titre en français et en hollandais. L'échelle en bas à droite est ornée en tête des armes du dauphin, le duc de Bourgogne. Bon exemplaire, anciennement replié. Boutier, 193B.

L'ISLE (Guillaume de);

[BEAUVAIS] Carte du diocèse de Beauvais.

Amsterdam J. Covens et C. Mortier circa 1710 451 x 578 mm.

Carte gravée des environs de Beauvais divisés en archidiaconnés, dressée sur les mémoires de Le Scellier, conseiller du roi. En bas à droite, plan de la ville de Beauvais avec liste des lieux remarquables. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.

L'ISLE (Guillaume de);

[SENLIS] Carte topographique du diocèse de Senlis.

Amsterdam J. Covens et C. Mortier circa 1710 463 x 609 mm.

Belle carte gravée du diocèse de Senlis, levée sur les lieux par Parent, curé d'Aumont, et dédiée à Jean François de Chamillard, évêque de Senlis. La carte est ornée des armoiries du dédicataire et des plans de Crespy et Senlis. De chaque côté de la carte, table alphabétique des lieux. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.

LE PLESSIS-AUX-BOIS. MANUSCRIT.

Plan [des propriétés] de monsieur [le marquis] du Coudray et environs.

[circa 1780]. 430 x 615 mm.

Belle carte manuscrite, encre et aquarelle, de la région comprenant les propriétés de la famille Roullé Du Coudray, située au nord-est de Meaux. La carte comprend les villages de Cuisy, Chambre-Fontaine, Plessis-l’Évêque, Plessis-aux-Bois, Iverny, et Monthyon, ainsi que quelques remises et fermes. Y sont figurés les parties cultivées, les rivières, les chemins, les prairies, les bois et les parcs des châteaux de Plessis-aux-Bois et de Monthyon. En 1736, la seigneurie du Plessis-aux-Bois, avec celles voisines d’Iverny et de Cuisy, passa par héritage à la famille Rouillé Du Coudray qui y résida. La carte a été exécutée soit pour Hilaire Rouillé Du Coudray (1716-1805), lieutenant général des armées du roi, soit pour son fils, également prénommé Hilaire (1765-1840), pair de France, mort au château du Plessis-aux-Bois (aujourd'hui détruit). Les armoiries, plusieurs mots du titre et la petite fleur de lis indiquant le nord sur la carte ont été grattés. Trace de pliure; déchirures anciennement doublée, rousseurs dans la parie droite de la carte.

LE ROUGE (Georges-Louis).

Plan de Paris et de ses faubourgs.

Paris, Crépy, 1767. 219 x 286 mm.

Beau plan de Paris, issu de l'Introduction à la géographie, réédité par Crépy en 1767. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Boutier, 238F.

LEFEVRE (Onésime Théodose).

[LES LILAS] Commune des Lilas.

1895. 613 x 898 mm.

Très grande carte montrant la commune des Lilas, avec Pantin, le Pré Saint-Gervais et Romainville, dressé par les frères Lefèvre, ingénieurs géomètres à Villejuif, gravé par Wuhrer. La commune faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Bel exemplaire. Contours aquarellés à l'époque.

LEMONIER.

[VERSAILLES] Plan de la ville et du château de Versailles, dressé sur les lieux.

Paris, Jean, [circa 1805]. 590 x 449 mm.

Beau plan détaillé du château et des jardins de Versailles, gravé par Favrin. Y figurent tous les bâtiments du château, ainsi que les allées, les bois et les pièces d'eau du parc. Au bas du plan figurent 104 noms des rues des quartiers Saint-Louis, Notre-Dame et Grand Montreuil. Bel exemplaire.

LIÉBAUX (Henri).

Plan de la forêt de Halatte où sont les nouvelles routes faites par ordre du roy. Avec les environs de Senlis.

Paris, chez l'auteur, [1720]. 418 x 612 mm.

Carte figurant la forêt domaniale de Halatte située près de Senlis, entre les forêts de Chantilly et de Compiègne, dressée sur les lieux par Liébaux. Elle est dédiée au prince de Condé, propriétaire de la forêt de Halatte, territoire de chasse royale et princière. Les villes et les villages sont tous illustrés de vues cavalières. En haut à droite, un petit commentaire décrit la forêt. Avec une rose des vents. Contours aquarellés à l'époque. Marges courtes, bonne condition générale. Très rare. Tooley Revised Edition, tome 3, p. 132.