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ALIBERT (Jean).

Nouveau Plan routier de la ville et faubourgs de Paris en 1780.

Paris, Alibert, Esnauts et Rapilly, 1780. En 24 sections jointes de 543 x 805 mm, monté sur toile.

Première édition de ce beau plan de Paris, orné d'un cartouche de titre aux armes de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Sur les côtés figure une table alphabétique des rues, paroisses, collèges, hôpitaux, édifices remarquables, places etc. Ce plan reproduit de très près le plan routier de Lattré publié entre 1768 et 1788 (Boutier, 286). Bon exemplaire. Boutier, 323A.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

[PARIS 1er et 2ème arrondissements] 1.er arrond.t du Louvre - 2.e arrond.t de la Bourse.

Paris, [1878]. 570 x 720 mm.

Très grand plan des 1er et 2ème arrrondissements de Paris, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

[PARIS 3ème et 4ème arrondissements] 3.e arrond.t du Temple - 4.e arrond.t de l'Hôtel de Ville.

Paris, [1878]. 601 x 727 mm.

Très grand plan des 3ème et 4ème arrrondissements de Paris, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

[PARIS 7ème arrondissement] 7.e arrond.t du Palais Bourbon.

Paris, [1878]. 605 x 784 mm.

Très grand plan du 7ème arrrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Invalides, Saint Thomas d'Aquin, École Militaire et Gros Caillou. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe).

Plan indiquant les rues projetées par la Commission dite des Artistes en exécution de la loi du 4 avril 1793 pour la division des grandes propriétés nationales, l'embellissement et l'assainissement de la commune de Paris.

Paris, [1889]. 610 x 768 mm.

Beau plan figurant Paris en 1796. Il a été dressé par Bernard, géomètre de la Ville, sous la direction de l'historien Taxil, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, et gravé par Wuhrer pour l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Le plan dit de la Commission des Artistes est un plan très particulier, reconstitué et peut-être fictif, son existence n'ayant pas été formellement établie. De 1793 à 1797, des architectes (les commissaires de la voirie et quelques architectes de plus grand renom), ont constitué une commission officielle regroupant donc les "Commissaires artistes préposés pour la division, l'embellissement et l'assainissement de la commune de Paris". Il s'agissait d'appliquer la loi du 4 avril 1793 selon laquelle les Biens nationaux pourraient être lotis. Un mois plus tard, un concours est organisé pour lotir la Terrasse des Feuillants, future rue de Rivoli. Les artistes vont proposer un certain nombre d'ouvertures de rues nouvelles à travers les couvents confisqués en 1790, afin de lotir leurs terrains. Lors de ses réunions, la Commission évoque fréquemment un "plan général" sur lequel seront reportés la "totalité des projets", ainsi qu'un "grand plan de la commune" sur lequel est effectué ce report. La principale opération concernera l'avenue de l'Observatoire, dont les travaux seront achevés en 1816. Parmi les projets très partiellement réalisés figurent de nombreux percements (parmi lesquels la future rue d'Ulm) dans les quartiers sud-est (où les couvents étaient nombreux), formant un réseau cohérent entre l'avenue de l'Observatoire et le Jardin des Plantes, l'aménagement des terrains des Célestins et de l'Arsenal, et évidemment la rue de Rivoli. Ce plan des Artistes a malheureusement disparu, ou n'a peut-être jamais existé. Le présent plan a donc été reconstitué d'après des textes d'archives et les procès-verbaux des séances du 3 Germinal et du 24 Fructidor An IV (23 mars et 10 septembre 1796). Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, p. 82.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[EAUX de PARIS] Eaux de Paris. Canalisation au 1er janvier 1889.

Paris, [1889]. 612 x 770 mm.

Remarquable plan de Paris figurant le réseau d'eau de la ville au 1er janvier 1889, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer. Il est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Les eaux de source, de rivière (Seine, Marne et Ourcq), les conduites de refoulement, les aqueducs et les réservoirs sont distingués de six couleurs. Entre 1852 et 1869, sous l'impulsion des travaux du baron Haussmann et de l'ingénieur Belgrand, le réseau d'eau a augmenté de 850 km et sa longueur totale a doublé. Belgrand lance un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. En 1855 Haussmann et Belgrand ont l’autorisation de principe du Conseil de Paris pour alimenter la capitale en eau de source. Belgrand devient directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et met en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Le plan illustre également les Grands Travaux de Paris sous le second Empire, conduits de 1852 à 1870 par Napoléon III et le baron Haussmann, préfet de Paris. Tout autour de la ville, on voit l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[EAUX de PARIS] Eaux de Paris. Canalisation au 1er janvier 1878.

Paris, [1889]. 612 x 770 mm.

Remarquable plan de Paris figurant le réseau d'eau de la ville au 1er janvier 1878, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer. Il est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Les eaux de sources, de rivières (Seine, Marne et Ourcq), les conduites de refoulement, l'aqueduc de l'Ourcq et les réservoirs sont distingués de cinq couleurs. Entre 1852 et 1869, sous l'impulsion des travaux du baron Haussmann et de l'ingénieur Belgrand, le réseau d'eau a augmenté de 850 km et sa longueur totale a doublé. Belgrand lance un projet novateur, celui de créer deux réseaux d’alimentation en eau indépendants, l’un destiné à l’alimentation des habitants, l’autre destiné à l’alimentation des fontaines publiques, à l’embellissement et la propreté de la ville. En 1855 Haussmann et Belgrand ont l’autorisation de principe du Conseil de Paris pour alimenter la capitale en eau de source. Belgrand devient directeur du Service des Eaux de la Ville de Paris en 1856 et met en place le double réseau d’eau public et privé dès 1859. Le plan illustre également les Grands Travaux de Paris sous le second Empire, conduits de 1852 à 1870 par Napoléon III et le baron Haussmann, préfet de Paris. Tout autour de la ville, on voit l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[EAUX de PARIS] Les Eaux de Paris en 1854.

Paris, [1889]. 612 x 768 mm.

Remarquable plan de Paris figurant le réseau d'eau de la ville en 1854, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer. Il est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Les eaux de l'Ourcq, de la Seine, du puits de Grenelle et des aqueducs des eaux d'Ourcq et de sources sont distingués de quatre couleurs. Les limites de Paris sont ici fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Il fut détruit en 1860 lors de l'extension de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 11ème arrondissement] 11.e arrond.t de Popincourt.

Paris, [1878]. 602 x 742 mm.

Très grand plan du 11ème arrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Folie Méricourt, Saint-Ambroise, Roquette et Sainte-Marguerite. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 12ème arrondissement] 12.e arrond.t de Reuilly.

Paris, [1878]. 630 x 798 mm.

Très grand plan du 12ème arrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Bel Air, Picpus, Bercy et Quinze Vingts. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 13ème arrondissement] 13.e arrond.t des Gobelins.

Paris, [1878]. 620 x 786 mm.

Très grand plan du 13ème arrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Salpêtrière, Gare, Maison Blanche et Croulebarbe. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. On voit sur ce plan l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (bastions 83 à 94 sur ce plan), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 17ème arrondissement] 17.e arrond.t des Batignolles Monceaux.

Paris, [1878]. 615 x 743 mm.

Très grand plan du 17ème arrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Ternes, Plaine Monceau, Batignolles et Épinette. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. On voit sur ce plan l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (bastions 40 à 52 sur ce plan), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 18ème arrondissement] 18.e arrond.t de la Butte Montmartre.

Paris, 1888. 593 x 763 mm.

Très grand plan du 18ème arrondissement de Paris, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. L'arrondissement est divisé en quatre quartiers : Grandes Carrières, Clignancourt, Goutte d'Or et Chapelle. Les limites des arrondissements et des quartiers sont marquées par deux types de traits en rouge. Les propriétés ainsi que les projets de voirie sont numérotés et signalés en rouge. Les édifices publics sont en grisé. On voit sur ce plan une partie de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (bastions 31 à 40 sur ce plan), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Les 20 arrondissements de Paris ont été créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux ont été annexés à Paris. L'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris est un atlas illustrant les Grands Travaux du baron Haussmann. Cette édition de 1888 a été publiée sous l'administration d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896, et sous la direction d'Adolphe Alphand. Le département de la Seine comprenait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Vallée, 1218-1222 (pour les autres éditions).

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 19ème arrondissement] 19.e arrond.t des Buttes Chaumont.

Paris, 1888. 650 x 765 mm.

Très grand plan du 19ème arrondissement de Paris, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. L'arrondissement est divisé en quatre quartiers : Villette, Pont de Flandre, Amérique et Combat. Les limites des arrondissements et des quartiers sont marquées par deux types de traits en rouge. Les propriétés ainsi que les projets de voirie sont numérotés et signalés en rouge. Les édifices publics sont en grisé. On voit sur ce plan une partie de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (bastions 18 à 33 sur ce plan), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. On remarque également le parc des Buttes-Chaumont, aménagé par Adolphe Alphand, responsable des parcs et jardins de Paris, et inauguré le 1er avril 1867, à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris. Les 20 arrondissements de Paris ont été créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux ont été annexés à Paris. L'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris est un atlas illustrant les Grands Travaux du baron Haussmann. Cette édition de 1888 a été publiée sous l'administration d'Eugène Poubelle, préfet du département de la Seine de 1883 à 1896, et sous la direction d'Adolphe Alphand. Le département de la Seine comprenait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Vallée, 1218-1222 (pour les autres éditions).

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 20ème arrondissement] 20.e arrond.t de Ménilmontant.

Paris, [1878]. 790 x 571 mm.

Très grand plan du 20ème arrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Belleville, Saint-Fargeau, Père Lachaise et Charonne. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. La place de la Nation est ici encore appelée place du Trône. Elle prendra son nom actuel lors de la fête nationale du 14 juillet 1880. On voit sur ce plan l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions (bastions 10 à 20 sur ce plan), et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 8ème arrondissement] 8.e arrond.t de l'Élysée.

Paris, [1878]. 573 x 703 mm.

Très grand plan du 8ème arrondissement de Paris, divisé en quatre quartiers : Champs-Élysées, faubourg du Roule, Madeleine et Europe. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et est issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[PARIS 9ème et 10ème arrondissement] 9.e arrond.t de l'Opéra - 10.e arrond.t de l'Entrepôt.

Paris, [1878]. 604 x 812 mm.

Très grand plan des 9ème et 10ème arrondissements de Paris, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié en rouge et noir par Wuhrer, et issu de l'Atlas municipal des vingt arrondissements de la Ville de Paris. Les édifices publics sont en grisé. Les 20 arrondissements de Paris furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

Paris en 1854.

Paris, [1889]. 606 x 768 mm.

Beau plan figurant Paris en 1854, soit un an après la nomination du baron Haussmann en tant que préfet de Paris, et le début des grands travaux de rénovation, qui se poursuivront jusqu'en 1870. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer, et est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Les opérations de voirie exécutées de 1789 à 1854 sont indiquées par des teintes jaunes et rouges, et accompagnées de l'année d'achèvement. Les limites de Paris sont ici fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Il fut détruit en 1860 lors de l'extension de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

Paris en 1889.

Paris, [1889]. 612 x 770 mm.

Beau plan de Paris en 1889, date de l'Exposition Universelle, lors de laquelle fut inaugurée la Tour Eiffel. Il a été dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer, et est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Les opérations de voirie exécutées de 1871 à 1889 sont indiquées par des teintes jaunes et rouges, et accompagnées de l'année d'achèvement. Les noms des cimetières parisiens sont reportés dans les marges. Le plan illustre également les Grands Travaux de Paris sous le second Empire, conduits de 1852 à 1870 par Napoléon III et le baron Haussmann, préfet de Paris. La ville est entourée de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[REVÊTEMENT des CHAUSSÉES] Mode de revêtement des chaussées dans Paris en 1889.

Paris, [1889]. 612 x 770 mm.

Beau plan de Paris dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer. Il est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Le plan figure les types de revêtement et de pavage des chaussées au 1er janvier 1889, distingués de 5 couleurs : asphaltes en bleu, bois en rouge, empierrements en jaune, pierre de deux traits noirs, et terre en vert. L'empierrement des chaussées en jaune domine nettement. Le plan illustre également les Grands Travaux de Paris sous le second Empire, conduits de 1852 à 1870 par Napoléon III et le baron Haussmann, préfet de Paris. La ville est entourée de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[TRANSPORTS en COMMUN] Transports en commun. Itinéraires dans Paris en 1889.

Paris, [1889]. 616 x 770 mm.

Beau plan de Paris dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer. Il est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Le plan figure les types de transport parisiens à la date de 1889, distingués de 3 couleurs : en rouge, les 35 lignes d'omnibus, en bleu, les 37 lignes de tramways, en noir, les 10 lignes de chemins de fer, et en rouge à nouveau, les 3 lignes de bateaux sur la Seine (bateaux mouches, express et hirondelles). Il illustre également les Grands Travaux de Paris sous le second Empire, conduits de 1852 à 1870 par Napoléon III et le baron Haussmann, préfet de Paris. La ville est entourée de l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALPHAND (Jean-Charles Adolphe) & FAUVE (L.).

[ÉGOUTS de PARIS] Les Égouts de Paris en 1789.

Paris, [1889]. 608 x 768 mm.

Beau plan de Paris figurant le réseau d'égouts de la ville en 1789, dressé par le géomètre L. Fauve, gravé et chromolithographié par Wuhrer. Il est issu de l'ouvrage Les Travaux de Paris 1789-1889, retraçant les travaux effectués à Paris entre 1789 et 1889. Le réseau est illustré de trois couleurs : en rouge, les égouts maçonnés, en bleu, les égouts découverts, et en vert, le cours de la rivière de Bièvre, exutoire des eaux d'égout d'une partie de la Rive gauche. On constate qu'en 1789, le réseau était quasiment inexistant, et couvrait essentiellement la rive droite de la Seine. Après cette date, et à partir du XIXe, il commença à se développer, mais il ne couvrait que le centre de Paris. Il faudra attendre les grands travaux du baron Haussmann pour que le réseau se développe dans toute la ville. Les limites de Paris sont ici fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Il fut détruit en 1860 lors de l'extension de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers. Le titre est orné en tête des armoiries de Paris, avec sa devise. Adolphe Alphand succéda au baron Haussmann au poste de directeur des travaux de Paris après la destitution de ce dernier en 1870. Il avait auparavant contribué à l'embellissement de la capitale avec la création et la transformation de nombreux parcs, jardins et promenades. Bel exemplaire. Pinon & Le Boudec, pp. 112-113.

ALVAR TOUSSAINT (Georges).

Paris divisé en 12 arrondissemens et 48 quartiers.

Paris, Dusillion, 1842. 0,75 x 1,11 m, replié.

Grand et beau plan de Paris, dressé par l'architecte Alvar Toussaint, revu et augmenté par Victor Levasseur, géographe et ingénieur-géomètre du cadastre. Il est orné d'une grande vue panoramique à 360° prise depuis le Pont Neuf, avec la statue équestre d'Henri IV de dos sur la gauche, et montrant la pointe de l'Île de la Cité. Il est accompagné d'une carte circulaire figurant les environs et fortifications de Paris, d'une longue table alphabétique des rues, places, passages, quais, barrières, etc, et d'une table des rues récemment créées, comme la rue de l'Hôtel de Ville (1835) ou la rue Sainte-Opportune (1836). Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites déchirures marginales, petit manque au niveau de deux pliures, manque de papier dans les marges inférieure et droite comblé avec du papier moderne. Vallée, 3052.

ANDREWS (John).

A Plan of the city of Paris.

Londres, J. Stockdale, 1800. 230 x 255 mm.

Beau plan de Paris, gravé par John Andrews, et issu de l'ouvrage A geographical, historical and political description of the empire of Germany, Holland, The Netherlands, Switzerland, Prussia, Italy, Corsica and Sardinia, publié par John Stockdale à Londres en 1800. Il est orné d'un cartouche de titre décoré d'attributs du commerce et des sciences. Dans les angles figurent 78 légendes numérotées pour les monuments et lieux principaux de la ville, écrites en anglais. Bel exemplaire. Petites déchirures marginales restaurées. Boutier, 300D.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Environs de Paris dans un rayon de 30 kilomètres.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1881. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,05 m, monté dans une reliure en percaline de couleur verte avec titre en lettres dorées sur le premier plat ; étiquette de l'éditeur au dos du plan.

Grande carte de Paris et ses environs, montrant, en rouge, les anciens forts, les nouveaux forts et batteries, les forts projetés, les chemins de fer exécutés, en construction ou projetés, ainsi que les lignes de tramways. Les anciens forts, au nombre de 16, furent érigés lors de la construction de l'enceinte de Thiers (du nom de l'homme politique qui conçut le projet), entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Les nouveaux forts furent quant à eux construits entre 1874 et 1885, à environ 20 kilomètres de Paris, selon le système Séré de Rivières, du nom de l'officier du génie Raymond Adolphe Séré de Rivières, surnommé le Vauban du XIXe siècle. Bel exemplaire en coloris de l'époque. Défauts d'usage à la reliure.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Plan géométral de Paris et de ses agrandissements à l'échelle d'un millimètre pour 10 m (10,1000).

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1860. En 36 sections jointes et montées sur toile, de 1 x 1,49 m.

Plan monumental de Paris, illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann. C'est l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne. La première édition date de 1858. La présente édition de 1860 a été revue et mise à jour par l'architecte Alfred Potiquet. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pinon & Le Boudec, p. 107.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Plan géométral de Paris et de ses agrandissements à l'échelle d'un millimètre pour 10 m (10,1000).

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1862. En 36 sections jointes et montées sur toile, formant un plan de 1,04 x 1,54 m ; étiquette de l'éditeur au dos ; plan placé dans une chemise en percaline verte de l’éditeur avec une pochette contenant la liste des rues sur 27 pages, titre en lettres dorées sur le premier plat et sur le dos, marque de l’éditeur sur le second plat figurant un globe terrestre centré sur Paris, petites pinces métalliques retenant un ruban (détaché) sur le premier plat.

Beau plan monumental de Paris, illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann. Ce plan, publié en 1862, figure parmi les tout premiers plans du Paris moderne. La première édition date de 1858. La présente édition de 1862 a été revue et mise à jour par l'architecte Alfred Potiquet. Paris est divisée en vingt arrondissements. Ces derniers furent créés en 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Chaque arrondissement, aquarellé d'une couleur, est divisé en 4 quartiers. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque, accompagné de la nomenclature des rues, et dans une rare et jolie reliure ornée d'un globe terrestre. Vallée, 127 (édition de 1858).

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Plan géométral de Paris à l'échelle de 0.001 pour 10 mêtres (1/10,000).

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1879. En 32 sections jointes et montées sur toile de 1,05 x 1,56 m ; étiquette de l'éditeur au dos.

Plan monumental de Paris, illustrant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann commencés en 1852, et l'un des premiers plans figurant le Paris moderne. Le plan montre la division de Paris en ses 20 arrondissements créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Le plan montre les percées les plus importantes, telles que le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, dont la portion sur la rive gauche sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867, et les plus récentes, comme l'avenue de l'Opéra, inaugurée en 1879. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

[TRAVAUX d'HAUSSMANN] Plan d'ensemble des travaux de Paris.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1867. En 8 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,99 x 1,30 m.

Superbe plan monumental de Paris, figurant les travaux d'agrandissement du baron Haussmann depuis 1851, et l'un des premiers plans figurant le Paris moderne. Tous les travaux sont signalés à l'aquarelle rouge : en rouge uni, les voies ouvertes (avenue Daumesnil, boulevards Sébastopol, Magenta, Malesherbes, avenue de l'Empereur, future avenue du Trocadéro en 1871, boulevard et place Saint-Michel, créés en 1855, etc), en rouge hachuré, les voies modifiées (boulevards Saint-Jacques, de la Chapelle, de Grenelle, avenue du Roi de Rome, devenue avenue Kléber en 1879, etc), et par un double trait rouge, les voies projetées (boulevard Pereire, la portion du boulevard Arago entre la rue de la Santé et le boulevard de l'Hôpital, etc). Les monuments et bâtiments publics sont signalés en gris hachuré. Tout autour de la ville, on distingue très nettement l'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet. Construite entre 1841 et 1844, elle était constituée de 94 bastions, et englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Vallée, 94 ; Pinon & Le Boudec, pp. 110-111 (édition de 1868).

ANONYME.

[AUBERVILLIERS] Commune d'Aubervilliers.

[1895]. 155 x 227 mm.

Plan de la commune d'Aubervilliers publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune d'Aubervilliers fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[BAGNOLET] Commune de Bagnolet.

[1895]. 195 x 135 mm.

Plan de la commune de Bagnolet publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Bagnolet fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

[ANONYME].

[Carte des environs de Paris].

[circa 1820]. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,77 x 1,25 m ; étiquette au dos de l'éditeur Simonneau.

Belle et grande carte très détaillée figurant Paris et ses environs, s'étendant du nord au sud entre Pontoise et Montlhéry, et d'ouest en est entre Rambouillet et Meaux. Les villes principales sont aquarellées en rose, avec au centre de la carte un plan de Paris aquarellé de même. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ANONYME.

[LE PRÉ-SAINT-GERVAIS] Commune du Pré St. Gervais.

[1895]. 151 x 108 mm.

Plan de la commune du Pré-Saint-Gervais publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune du Pré-Saint-Gervais fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[LES LILAS] Commune des Lilas.

[1895]. 145 x 110 mm.

Plan de la commune des Lilas publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune des Lilas fut créée en 1867 par scission de Bagnolet, Pantin et Romainville, et fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

[ANONYME].

Le vieux Belleville.

[début du XXe siècle]. 76 x 125 cm, sur toile enduite.

Grand plan manuscrit, encre noire et de couleur, de la ville de Belleville au XVIIIe siècle, copié d'après le grand plan gravé de Roussel de 1731, intitulé Paris, ses fauxbourgs et ses environs. Il s'agit d'une copie fidèle, agrandie et mise en couleurs par rapport à l'original, et comprenant le plan de Belleville avec ses nombreux jardins, le plan de l'hôpital Saint-Louis à l'ouest et celui du parc et du château de Ménilmontant à l'est. Belleville est l'une des 11 communes dont le territoire fut entièrement annexé à Paris en 1859, lors de la création des 20 arrondissements. Traces de pliures et de frottements ; quelques tâches.

ANONYME.

[PANTIN] Commune de Pantin.

[1895]. 225 x 179 mm.

Plan de la commune de Pantin publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Pantin fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

[ANONYME].

Pareis vom Konig Navarro belegert, und entsatz durch den Princz von Parma. Anno domini 1590 19 Augusti.

1590?. 210 x 276 mm.

Très rare plan en élévation de Paris, probablement élaboré d'après le plan de Braun et Hogenberg, identifiable par la présence de l'enceinte de Philippe-Auguste sur la rive droite, et sur lequel a été porté le Pont Neuf achevé, représenté détaché de l'Île de la Cité. L'orientation du plan de Braun a toutefois été inversée, le nord étant désormais à droite, et la Seine coulant de bas en haut. Il ne comporte que trois indications topographiques : la Bastille, Graneille (Grenelle), et S. Anthonis (Saint-Antoine). Paris est représentée en 1590, alors qu'elle est assiégée par les troupes d'Henri IV, roi de France et de Navarre. La ville est alors entre les mains de la Ligue catholique commandée par le duc de Nemours, et sa population s'obstine à garder les portes closes au souverain protestant. Au nord de la ville se tiennent les troupes d'Henri IV. En bas à droite, arrivant par l'est, les troupes alliées de Nemours commandées par Alessandro Farnese, duc de Parme et gouverneur des Pays-Bas espagnols, protègent un long convoi de ravitaillement qui entre dans Paris par la porte Saint-Antoine. Ce plan fait partie d'un ensemble de gravures, publiées d'abord isolément, puis réunies ensuite en un recueil dénommé Hogenbergs Geschichtsblätter, publié à Cologne ou à Anvers dans les années 1600-1630. Très bon exemplaire. Petit manque dans la marge inférieure. Boutier, 23 ; Vallée, 2271.

ANONYME.

[ROMAINVILLE] Commune de Romainville.

[1895]. 209 x 140 mm.

Plan de la commune de Romainville publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Romainville fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[SAINT-DENIS] Commune de St. Denis.

[1895]. 303 x 243 mm.

Plan de la commune de Saint-Denis publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Saint-Denis fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[SAINT-OUEN] Commune de St. Ouen.

[1895]. 208 x 180 mm.

Plan de la commune de Saint-Ouen publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Saint-Ouen fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

[ANONYME].

Souvenir de l'Exposition Universelle. Paris. 1878.

1878. 593 x 573 mm.

Belle et très rare vue lithographiée en couleurs, figurant l'un des sites de l'Exposition Universelle qui eut lieu à Paris en 1878. L'Exposition Universelle de 1878 fut la troisième exposition de Paris. Elle se déroula sur le Champ-de-Mars et la place du Trocadéro. La vue est prise depuis la rive gauche de la Seine, avec au premier plan le pont d'Iéna, puis la place du Trocadéro. C'est pour cet événement que fut construit le palais du Trocadéro, bâtiment majeur du site que l'on voit représenté ici, construit par l'architecte Gabriel Davioud et l'ingénieur Jules Bourdais. Il fut démantelé en 1935 en vue de l'Exposition universelle de 1937, afin de laisser la place à un nouvel édifice, le palais de Chaillot. Les jardins du palais sont occupés par les pavillons des puissances étrangères. Ainsi on peut voir les pavillons japonais, chinois ou encore égyptien. L'aménagement des espaces extérieurs fut confié à Adolphe Alphand, responsable des parcs et jardins de Paris. Dans le ciel, on aperçoit l'une des attractions de l'exposition. Il s'agit du grand ballon captif à vapeur, inventé par Henri Giffard. Situé aux Tuileries et attaché au sol par un câble, il pouvait transporter 40 à 50 passagers, et s'élever jusqu'à une hauteur de 600 mètres. Les bordures sont illustrées de personnages en costumes représentant les pays exposants. Rare. Il existe une version légèrement différente pour le dessin, et avec des bordures illustrées à gauche et à droite. Bon exemplaire. Restaurations près des marges, petits trous de ver par endroits, exemplaire doublé de papier Japon.

ANONYME.

[STAINS] Commune de Stains.

[1895]. 210 x 193 mm.

Plan de la commune de Stains publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune de Stains fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ANONYME.

[ÉPINAY-sur-SEINE ] Commune d'Épinay.

[1895]. 153 x 235 mm.

Plan de la commune d'Épinay publié en 1895. Elle faisait alors partie du département de la Seine, créé en 1790, et comprenant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce département fut supprimé en 1968. La commune d'Épinay fut renommée Épinay-sur-Seine en 1920 et fut intégrée à la Seine-Saint-Denis en 1968. Bel exemplaire finement colorié à l'époque.

ARNOUT (Louis Jules).

Excursions aériennes. Paris en ballon. Vue prise du Pavillon Marsan (Château des Tuileries).

Paris, Jeannin, Londres, Gambart, Junin & Co., 1846. 327 x 444 mm.

Belle vue aérienne de Paris, dessinée d'après nature et lithographiée à deux teintes par Louis Jules Arnout. La vue est prise au-dessus du Pavillon de Marsan, en regardant vers le sud. Au premier plan, les jardins du Carrousel et des Tuileries, animés de nombreux promeneurs ; puis la place de la Concorde, avec son obélisque et ses deux fontaines, la Fontaine des Fleuves et la Fontaine des Mers, installées entre 1835 et 1840 par l'architecte Jacques Hittorff ; et enfin les Champs-Élysées jusqu'à l'Arc de Triomphe. Sur la gauche, on voit la Seine, le Palais Bourbon et l'Hôtel des Invalides ; sur la droite, la rue de Rivoli. Dans le ciel, l'auteur a représenté sa montgolfière survolant Paris. Le Pavillon de Marsan faisait partie du Palais des Tuileries. Après l'incendie et la destruction du Palais des Tuileries lors de la Commune le 24 mai 1871, le Pavillon de Marsan fut reconstruit à entre 1875 et 1878. Il est aujourd'hui un élément du palais du Louvre, et abrite le Musée des Arts décoratifs. Le peintre et lithographe Louis Jules Arnout fut l'élève de Jean Sébastien Rouillard, et exposa à Paris, au Salon, de 1852 à 1867, des vues de grandes villes françaises et européennes. Tout comme son contemporain Alfred Guesdon, il voyageait en France et en Europe à bord d'une montgolfière, et dessinait ses vues aériennes depuis la nacelle. Il représentait sa montgolfière sur chacun de ses dessins, comme on peut la voir ici au-dessus de Paris. En 1845, le journal L'Iconographe décrivait ce tout nouveau procédé en ces termes : « Cette ingénieuse et toute nouvelle idée, exécutée avec une exquise perfection, aura une vogue immense ; c’est la première fois que des vues de villes ont été prises par ce moyen étourdissant ; aussi l’aspect en est-il des plus extraordinaires [...] leur exactitude scrupuleuse et leur exécution exquise, font, de chaque vue, un admirable panorama. Cette excellente idée sera appliquée à tous les points culminants du globe : capitales, villes importantes, ou fêtes intéressantes ». Bel exemplaire. Cachet à froid de l'artiste Jules Arnout. Salissures dans l'angle inférieur droit. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1846, p. 107 ; Dutertre, L’Iconographe, Journal des imprimeurs-lithographes et des marchands d’estampes, 1846, p. 198.

ARNOUT (Louis Jules).

Excursions aériennes. Paris en ballon, vue prise au dessus du quartier François Ier.

Paris, Jeannin, Londres, Gambart, Junin & Co. 1846 323 x 441 mm.

Belle vue aérienne de Paris, dessinée d'après nature et lithographiée à deux teintes par Louis Jules Arnout. La vue est prise au-dessus du quartier François Ier sur la rive droite, à hauteur du pont des Invalides et du début de l'avenue des Champs-Élysées, en regardant vers l'est. Au premier plan sur la gauche, on peut voir le grand espace arboré qui accueillera le Palais de l'Industrie pour l'Exposition universelle de 1855, palais qui sera détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais ; sur la droite, l'ancien pont suspendu des Invalides avec ses deux portiques, construit entre 1828 et 1829, qui sera démoli et reconstruit pour l'Exposition universelle de 1855. Dans le ciel, l'auteur a représenté sa montgolfière survolant Paris. Le peintre et lithographe Louis Jules Arnout fut l'élève de Jean Sébastien Rouillard, et exposa à Paris, au Salon, de 1852 à 1867, des vues de grandes villes françaises et européennes. Tout comme son contemporain Alfred Guesdon, il voyageait en France et en Europe à bord d'une montgolfière, et dessinait ses vues aériennes depuis la nacelle. Il représentait sa montgolfière sur chacun de ses dessins, comme on peut la voir ici au-dessus de Paris. En 1845, le journal L'Iconographe décrivait ce tout nouveau procédé en ces termes : « Cette ingénieuse et toute nouvelle idée, exécutée avec une exquise perfection, aura une vogue immense ; c’est la première fois que des vues de villes ont été prises par ce moyen étourdissant ; aussi l’aspect en est-il des plus extraordinaires [...] leur exactitude scrupuleuse et leur exécution exquise, font, de chaque vue, un admirable panorama. Cette excellente idée sera appliquée à tous les points culminants du globe : capitales, villes importantes, ou fêtes intéressantes ». Bel exemplaire. Cachets à froid de l'éditeur Henri Jeannin et de l'artiste Jules Arnout. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1846, p. 107 ; Dutertre, L’Iconographe, Journal des imprimeurs-lithographes et des marchands d’estampes, 1846, p. 198.

ARNOUT (Louis Jules).

Excursions aériennes. Paris et ses fortifications. Vue prise en ballon au dessus du Mont Valérien.

Paris, Jeannin, Londres, E. Gambart, Junin & Co. 1847 329 x 443 mm.

Superbe et rare vue aérienne de Paris, dessinée d'après nature et lithographiée à deux teintes par Louis Jules Arnout, et coloriée à l'époque. Cette vue générale de Paris est prise au-dessus de la colline où se trouve le fort du Mont Valérien, à l'ouest de Paris, et nous donne un bel aperçu des fortifications et des forts détachés situés tout autour de Paris en 1847. Ainsi on peut voir l'enceinte de Thiers encerclant la ville. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire, entre 1840 et 1846, 16 forts détachés (forts de l'Est, de Vanves, du Mont Valérien, d'Aubervilliers, de Romainville, de Bicêtre, de Charenton, d'Ivry, de Montrouge, de Nogent, de Rosny, etc), tous visibles sur l'estampe, tels que celui du Mont Valérien que l'on voit ici au premier plan. L'enceinte de Thiers et les forts ont été aquarellés à l'époque en rouge-orangé. Le peintre et lithographe Louis Jules Arnout fut l'élève de Jean Sébastien Rouillard, et exposa à Paris, au Salon, de 1852 à 1867, des vues de grandes villes françaises et européennes. Tout comme son contemporain Alfred Guesdon, il voyageait en France et en Europe à bord d'une montgolfière, et dessinait ses vues aériennes depuis la nacelle. Il représentait sa montgolfière sur chacun de ses dessins, comme on peut la voir ici au-dessus de Paris. En 1845, le journal L'Iconographe décrivait ce tout nouveau procédé en ces termes : « Cette ingénieuse et toute nouvelle idée, exécutée avec une exquise perfection, aura une vogue immense ; c’est la première fois que des vues de villes ont été prises par ce moyen étourdissant ; aussi l’aspect en est-il des plus extraordinaires [...] leur exactitude scrupuleuse et leur exécution exquise, font, de chaque vue, un admirable panorama. Cette excellente idée sera appliquée à tous les points culminants du globe : capitales, villes importantes, ou fêtes intéressantes ». Bel exemplaire. Cachet à froid de l'artiste Jules Arnout. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1847, p. 22 ; Dutertre, L’Iconographe, Journal des imprimeurs-lithographes et des marchands d’estampes, 1846, p. 240.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & ANDROUET du CERCEAU (Jacques).

La ville, cité, université de Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, circa 1552-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan de 653 x 780 mm.

Magnifique et grand plan de Paris, reproduit en héliogravure sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Le plan de Paris de l'architecte Jacques Androuet du Cerceau, traditionnellement appelé "plan de Saint-Victor", du nom de la bibliothèque parisienne qui conservait au XVIIIe siècle l'unique exemplaire alors connu, a été gravé vers 1552. Au cours du XIXe siècle, cinq exemplaires de ce plan ont été localisés, dont deux sont encore conservés aujourd'hui. Paris est représentée vers 1550, avec le récent Pont Saint-Michel (1547), le nouvel Arsenal (1549), ou encore la porte de Nesle (1550). La rangée de maisons construites en 1552 sur le Petit Pont y figure, mais le front bastionné entre l'Arsenal et la Bastille, entrepris en 1552, est absent. Le plan est orné, en haut à gauche, des armoiries de France, entourées du collier de Saint-Michel, et en haut à droite, des armoiries de Paris, tandis que les angles sont décorés de quatre têtes d'anges aux joues gonflées, symbolisant les vents. Bel exemplaire. Légères rousseurs. Boutier, 8a, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & BOISSEAU (Jean).

Plan général de la ville, cité, université, isles et faubourgs de Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1648-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan d'environ 760 x 744 mm.

Superbe plan de Paris par Jean Boisseau, reproduit en héliogravure et réduit au 1/4 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, de toute rareté, fut publiée en 1648. Il est orné d'un cartouche de dédicace aux échevins de la ville, et des armoiries de Louis XIV et d'Anne d'Autriche, la ville de Paris, de François de l'Hôpital, gouverneur de la ville, de Jérôme Fréron, prévôt des marchands de 1646 à 1649, des procureur, greffier et receveur de la ville, et des 4 échevins élus en 1647 et 1648. Le nord est placé au bas du plan. Géographe et généalogiste français, Jean Boisseau était enlumineur du roi. Bel exemplaire. Boutier, 76, Fac-similés. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & BULLET et BLONDEL.

Plan de Paris. Levé par les ordres du Roy. Et par les soins de Messieurs les Prévost des Marchands et Eschevins.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1676-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan d'environ 885 x 894 mm.

Magnifique plan de Paris dit de Bullet et Blondel, reproduit en héliogravure et réduit au 1/2 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, commandé par la prévôté des marchands et exécuté par Pierre Bullet sous la direction de François Blondel, fut publiée en 1676. Important pour la topographie de Paris sous Louis XIV, le plan de Bullet et Blondel fut le premier "plan projet", c'est-à-dire confectionné pour étudier des projets et les y reporter. Y figurent les édifices et les monuments tels que les couvents, les établissements publics et surtout les hôtels particuliers, présentés en vues perspectives. Un trait en pointillé marque la division de la ville en vingt quartiers de police, telle qu'elle a été fixée par édit en décembre 1701, avec les noms de chaque quartier. Le plan est encadré d'une large bordure de feuilles de chêne, et illustré de grandes vignettes figurant les 4 principales portes de Paris, de 2 médaillons contenant un portrait de Louis XIV et une allégorie de Lutèce, d'un plan des fontaines et d'une carte des environs de Paris. Bel exemplaire. Boutier, 115B, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & FER (Nicolas de).

Le nouveau plan de Paris dressé sur les mémoires de M.r Jouvin de Rochefort, trésorier de France. Corigé, augmenté, et enrichi des veües de Versailles, et de ses bosquets, de Meudon, Fontaine-Bleau, St. Germain, et de quelques autres maisons royalles, situées aux environs.

Paris, Imprimerie Nationale, [1697-1880]. En 2 feuilles jointes de 605 x 782 mm.

L'un des plus beaux plans de Paris au XVIIe siècle, reproduit en héliogravure et réduit au 1/3 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Ce plan, dont l'édition originale fut publiée en 1697, figure les limites des 17 quartiers de police avec les noms de leur commissaire de police, tels qu'ils existaient avant la réforme de 1702. Il est dédié à Marc René de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson, nommé lieutenant général de police en 1697, et orné de 25 vignettes, accompagnées chacune d'une description, représentant différents aspects des résidences royales de Versailles, Marly, Fontainebleau, Saint-Cyr, Saint-Germain-en-Laye, Meudon et Clagny. Selon la presse du moment, il est le premier plan à représenter les limites des quartiers parisiens. Bel exemplaire. Boutier, 139A, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & GOMBOUST (Jacques).

Lutetia - Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1652-1880]. En quatre feuilles pouvant être jointes pour former un plan d'environ 1,10 x 1,35 m.

Superbe plan de Paris par Jacques Gomboust, reproduit en héliogravure et réduit au 1/4 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée en 1652. Levé en 1649, le plan de Gomboust fut le premier plan à grande échelle de Paris. Il est orné d'une vue de Montmartre, d'une vue du Louvre, et de vues des maisons royales et remarquables aux environs de Paris, décorées des armoiries royales et des armoiries du chancelier Séguier. La carte est entourée d'une frise de feuillage, avec des armoiries aux quatre angles : du maréchal de l'Hôpital, gouverneur de Paris, de Louis Séguier, sieur de Saint-Brisson, prévôt de Paris, d'antoine Le Febvre, prévôt des marchands, et de la ville de Paris. Les bordures extérieures sont occupées par une description de la ville intitulée "De l'antiquité, grandeur, richesses, gouvernement, &c. de la ville de Paris". Bel exemplaire. Mouillures marginales légères. Boutier, 84, Fac-similés, a. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & JOUVIN de ROCHEFORT (Albert).

Paris et ses environs.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1672-1880]. En quatre feuilles pouvant former un plan d'environ 1,10 x 1,35 m.

Superbe plan de Paris par Jouvin de Rochefort, reproduit en héliogravure et réduit au 1/4 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée entre 1672 et 1674. Jouvin de Rochefort fut le premier à présenter Paris dans un axe Nord-Sud, la Seine étant représentée à l'horizontale, mais aussi à représenter les localités environnantes comme Montmartre ou Charonne au nord. Le plan est encadré d'une bordure florale et orné de deux vues de Notre-Dame et de l'Hôtel de Ville. Le grand cartouche de dédicace est richement orné des armes du dédicataire Simon Arnaud Seigneur de Pomponne, et de trois anges. En bas à droite figure une grande carte des environs de Paris, décorée des armoiries royales et de la ville de Paris, et entourée de cinq anges. Les monuments principaux sont représentés en élévation. Mouillures marginales, rousseurs à deux feuilles. Boutier, 112, Fac-similé. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & LEGRAND (Henri).

Paris en 1380.

[Paris, 1880]. 600 x 698 mm.

Grand plan dressé par Henri Legrand, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Le plan figure Paris en 1380, date à laquelle fut construite l'enceinte de Charles Quint, l'une des 7 grandes enceintes ayant entouré Paris. Le nord est placé à gauche du plan. Bel exemplaire.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & QUESNEL (François).

Carte ou description nouvelle de la ville, cité, universitée, et fauxbours de Paris. 1609.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1609-1880]. En deux feuilles pouvant former un plan d'environ 872 x 890 mm.

Superbe et très grand plan de Paris par François Quesnel, reproduit en héliogravure et réduit au 2/5 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, d'une extrême rareté, fut publiée en 1609. Le plan est orné d'un cartouche de titre, d'un portrait équestre d'Henri IV avec les armoiries de France, des représentations allégoriques de la Foi, de la Loi et de la Renommée, avec les armes de Paris, et d'un portrait en médaillon de François Quesnel. Les coins sont décorés de quatre têtes d'anges aux joues gonflées, symbolisant les vents. Le plan de Paris est la seule oeuvre cartographique majeure de Quesnel connue à ce jour. Bel exemplaire. Boutier, 41, Fac-similé. (autre exemplaire avec les feuilles jointes et entoilées disponible sur demande)

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & TAVERNIER (Melchior).

Le plan de la ville, cité, université, fauxbourgs de Paris avec la description de son antiquité.

Paris, Imprimerie Nationale, [1630-1880]. En 2 feuilles jointes et montées sur toile, formant un plan de 553 x 725 mm.

Magnifique vue de Paris à vol d'oiseau au XVIIe siècle, reproduite en héliogravure sur papier fort, publiée en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. Cette vue, dont l'édition originale, d'une extrême rareté, fut publiée en 1630, est ornée en haut à gauche des armes de France et de Paris, dans un cartouche porté par deux angelots ; en bas à droite et à gauche, deux cartouches ornés encadrent chacun un sizain. La bordure supérieure est ornée de huit vignettes, figurant de gauche à droite, le roi Louis XIII, des gentilhommes, des marchands, des "crocheteurs et villageois", des paysannes, des bourgeoises, des dames, et enfin la reine, Anne d'Autriche. Le plan de Tavernier est une mise à jour du plan de Merian de 1615, où figurent désormais le pont Marie, le pont de bois et le pont Royal, les constructions sur l'île Notre-Dame, le nouvel Hôtel du luxembourg, le nouveau Palais du Louvre, l'hôpital de la Charité, et le lotissement des "Marets du Temple". Le plan original est accompagné d'un large texte qui n'a pas été reproduit pour ce fac-similé. Bel exemplaire. Boutier, 58, Fac-similé a.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & VASSALLIEU dit NICOLAY (Benedit).

Portrait de la ville, cité, et université de Paris avec les faubours di celle.

Paris, Imprimerie Nationale, [1609-1880]. En deux feuilles jointes et montées sur toile de 620 x 776 mm.

Magnifique plan de Paris en 1609 par Vassallieu dit Nicolay, reproduit en héliogravure et réduit au 1/5 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, d'une extrême rareté, fut publiée vers 1645. Il est orné en haut à gauche du monogramme d'Henri IV, sous les armes de France et de Navarre, entourées du grand cordon de l'Ordre du Saint-Esprit et surmontées d'une couronne fermée, en bas à droite des armes de Paris. En haut à droite figure un portrait équestre d'Henri IV : le roi vainqueur, ceint d'une couronne de laurier et monté sur un cheval caparaçonné, fait son entrrée (le 22 mars 1594 ?) dans la capitale qu'il vient de prendre, à la tête de ses troupes ; il est accueilli par une femme, revêtue d'une robe fleurdelisée, qui lui offre de sa main gauche un bateau miniature toutes voiles dehors, symbole de Paris, alors qu'elle porte sa main droite à son coeur ; un soldat à genoux implore sa clémence, au milieu des cadavres de ses compagnons d'armes. La vie et l'activité professionnelle de Nicolay restent mal connues. Ingénieur du roi dès 1585, il est l'auteur d'un important traité d'artillerie, resté manuscrit. Son plan de Paris propose sans nul doute la vision d'un ingénieur militaire : ce n'est plus la symétrie majestueuse, autour de la Seine, qui organise la représentation de Paris, comme dans les plans du siècle précédent. C'est la ville solidement fortifiée qui est ici mise en évidence : l'orientation choisie pour le plan permet en effet de grossir les fortifications récentes qui protègent la ville au nord, alors que l'université est toujours protégée par les murailles de Charles V. Quelques très légères rousseurs, petites mouillures affectant la toile au dos du plan sans incidence au recto. Boutier, 42A, Fac-similé.

ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS & VERNIQUET (Edme).

Plan de la ville de Paris avec sa nouvelle enceinte. Levé géométriquement sur la méridienne de l'Observatoire. Par le C.en Verniquet. Parachevé en 1791. Dessiné et gravé par les C.ens P.T. Bartholomé, et A.J. Mathieu.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1799-1880]. En six feuilles pouvant former un plan d'environ 1,41 x 1,65 m.

Plan monumental de Paris par Verniquet, reproduit en héliogravure et réduit au 1/3 sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan fut publiée en 1799. De tous les plans du XVIIIème siècle, celui de l'architecte Edme Verniquet est le seul qui offre une vue mathématiquement exacte de la capitale, et en fait l'un des plus célèbres plans de l'histoire de la cartographie parisienne. C'est le premier plan géométral de Paris fondé sur des calculs trigonométriques, et le premier à représenter fidèlement le tracé des «rues, places publiques, marchés, quais et culs-de-sac» et les plans des édifices publics ou privés. Le plan de Verniquet, le dernier dressé au XVIIIème siècle, servit de fond topographique à la plupart des plans du XIXème siècle. L'architecte Edme Verniquet (1727-1804) débute sa carrière en Bourgogne, à la suite de son père, avant d'être appelé à Paris par Buffon (1772) qui le charge de travaux d'agrandissement sur les bâtiments du Jardin des Plantes. En 1774, il achète l'une des quatre charges de commissaire général de la voirie près le bureau des finances de Paris et commence, dès 1775 et à ses frais, les relevés nécessaires pour établir un plan des rues de Paris. De privé, le projet devient public ; il emploiera jusqu'à 60 ingénieurs et plus de 80 aides pour les opérations de relevé trigonométrique. Rousseurs, mouillure à 4 feuilles. Boutier, 369a, Fac-similés.

AVELINE (Antoine).

[FONTAINEBLEAU] Veuë et perspective du château de Fontainebleau du côté de l'entrée de la Cour du Cheval Blanc.

[circa 1740]. 380 x 510 mm.

Belle estampe montrant le château de Fontainebleau, vu depuis l'entrée principale et la Cour du Cheval Blanc. L'estampe est dédiée à Marie Leszczynska et ornée de ses armoiries. Marie Leszczynska devint reine de France lors de son mariage avec Louis XV, qui se déroula au château de Fontainebleau le 5 septembre 1725. La vue, très animée, montre le château le jour du mariage, avec l'arrivée du carrosse royal à l'entrée du château, et la garde royale formant une haie d'honneur dans la cour du château. La Cour du Cheval Blanc est aussi appelée Cour d'Honneur, ou Cour des Adieux en souvenir des adieux de Napoléon à la Garde Impériale le 20 avril 1814. À l'instar de son père Pierre Aveline, Antoine Aveline fut un graveur, éditeur et marchand d'estampes, spécialisé dans les vues de villes et de maisons royales. Bel exemplaire à grandes marges.

AVELINE (Antoine).

Veûe et perspectives du portail de Notre Dame.

[circa 1740]. 352 x 511 mm.

Superbe vue de la façade principale et du parvis de Notre-Dame, gravée par Antoine Aveline, graveur à l'eau-forte et au burin spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Sur le flanc nord de la cathédrale, à l'emplacement actuel de la rue du Cloître-Notre-Dame, on peut voir le baptistère Saint-Jean-le-Rond. Sur le parvis figurent au premier plan des échoppes de marchands et la Fontaine du parvis Notre-Dame, également appelée Fontaine du Jeûneur, détruite en 1748. Jusqu'au XVIIIème siècle, le parvis demeura une petite place du Moyen-Âge bordée de maisons, d'échoppes et des anciens bâtiments de l'Hôtel-Dieu, que l'on voit ici sur la droite. La vue est animée de nombreux personnages. Avec texte de 5 lignes. Bel exemplaire à grandes marges.

AVELINE (Antoine).

[VINCENNES] Veüe et perspective en général du château royal de Vincenes, du côté du parc à une lieüe de Paris.

Paris, [circa 1740]. 333 x 516 mm.

Belle vue générale du château de Vincennes, montrant au premier plan un cortège accueilli par une haie d'honneur de soldats. Avec table de 7 légendes. Piqûres marginales, défaut au niveau de la pliure centrale.

AVELINE (Antoine) & CHÉREAU (Jacques).

Veûe et perpectives du portail de Notre Dame.

Paris, Chéreau, [circa 1740]. 352 x 508 mm.

Superbe vue de la façade principale et du parvis de Notre-Dame, par Antoine Aveline, dont la première édition fut publiée vers 1690. La présente édition a été publiée par Chéreau vers 1760. Sur le flanc nord de la cathédrale, à l'emplacement actuel de la rue du Cloître-Notre-Dame, on peut voir le baptistère Saint-Jean-le-Rond. Sur le parvis figurent au premier plan des échoppes de marchands et la Fontaine du parvis Notre-Dame, également appelée Fontaine du Jeûneur, détruite en 1748. Jusqu'au XVIIIème siècle, le parvis demeura une petite place du Moyen-Âge bordée de maisons, d'échoppes et des anciens bâtiments de l'Hôtel-Dieu, que l'on voit ici sur la droite. La vue est animée de nombreux personnages. Avec texte de 4 lignes. Antoine Aveline fut un graveur à l'eau-forte et au burin, spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Bel exemplaire à grandes marges.

AVELINE (Pierre).

[NOTRE-DAME] Veue de la principale entrée de l'église de Nôtre Dame de Paris, bâtie sous le règne de Philippe Auguste environ l'an 1200.

[circa 1690]. 207 x 305 mm.

Belle vue de la façade principale et du parvis de Notre-Dame, par Antoine Aveline. Sur le flanc nord de la cathédrale, à l'emplacement actuel de la rue du Cloître-Notre-Dame, on peut voir le baptistère Saint-Jean-le-Rond. Sur le parvis figurent au premier plan des échoppes de marchands et la Fontaine du parvis Notre-Dame, également appelée Fontaine du Jeûneur, détruite en 1748. Jusqu'au XVIIIe siècle, le parvis demeura une petite place du Moyen-Âge bordée de maisons, d'échoppes et des anciens bâtiments de l'Hôtel-Dieu, que l'on voit ici sur la droite. La vue est animée de nombreux personnages. Le titre est suivi de cinq légendes : Bureau de l'Hôtel Dieu, Porte du Cloître, St Jean le Rond, Parvis de Nôtre Dame, Fontaine de Nôtre Dame, l'Hôtel Dieu, et la Porte de l'Archevêché. Pierre Aveline était un graveur à l'eau-forte et au burin, spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Bel exemplaire. Weigert, Inventaire du fonds français, Graveurs du XVIIe siècle, Tome premier, 1939, 110-161, p.247.

AVELINE (Pierre).

[PONT-NEUF] Veüe et perspective du Pont Neuf de Paris.

[circa 1690]. 166x 212 mm.

Belle vue animée du Pont Neuf et de la Seine, en regardant vers l'ouest, dessinée et gravée par Pierre Aveline. Au centre figure la statue équestre d'Henri IV, appelée Le Cheval de Bronze, à gauche l'hôtel de Conti et le Collège des Quatre Nations, à droite le Louvre et les Tuileries. Plus ancien pont de Paris, le Pont Neuf servait de communication directe entre la Cité et les deux autres quartiers de la ville. Il fut, dès son origine, la promenade publique la plus fréquentée et la plus variée de Paris. Contrairement aux autres ponts parisiens, il n'était pas chargé de maisons. Comme le montre l'estampe, ses trottoirs, en revanche, étaient garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670. Avec 7 légendes. Pierre Aveline était un graveur à l'eau-forte et au burin spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Bel et rare exemplaire brillamment aquarellé à l'époque avec rehauts d'or.

BACHMANN (John).

[VERSAILLES] Palais et jardins de Versailles.

Paris, Lemiere, [1840]. 460 x 560 mm.

Magnifique vue à vol d'oiseau du château de Versailles et de ses jardins, dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par John Bachmann. La vue, prise depuis l'ouest, montre au premier plan le Bassin d'Apollon, puis l'allée royale, le Bassin de Latone, et enfin le château lui-même. Sur la droite, au milieu de la végétation, on aperçoit la Pièce d'Eau des Suisses. Au sommet du château flotte un drapeau tricolore. Les allées sont animées de nombreux personnages. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1840, p. 621, 1535.

BAILLEUL (Gaspard de).

Nouveau plan de la ville et fauxbourgs de Paris divisé en vingt quartiers.

Paris, chez le Sieur Gaspard de Baillieul, 1738. En 4 feuilles jointes de 0,99 x 1,44 m, sous cadre et verre.

Superbe plan monumental de Paris, dressé par Gaspard de Bailleul et gravé par Nicolas de Bailleul le jeune. Le cartouche de titre est décoré des armoiries de Paris et du dédicataire, Louis Armand de Bourbon, prince de Conti. Le plan est orné de 36 vignettes figurant les principaux monuments de Paris et ses environs, chacun accompagné d'un commentaire historique, ainsi que d'un plan de l'île de la Cité et d'une carte des environs de Paris. Boutier a recensé 7 éditions de ce plan entre 1724 et 1764, mais le nôtre, daté 1738 et sans nom d'éditeur, ne correspond à aucune de ces éditions. Exemplaire aquarellé. Décalage au niveau de la jointure centrale, ayant masqué une partie du plan. Boutier, 199.

BARTHÉLEMY (J.E.).

Plan géométrique (en deux feuilles) des bois dépendants du domaine de Tigery appartenants à Madame de Clermont-Tonnerre. Dressé par J.E. Barthélemy, géomètre à Corbeil, d'après les réarpentages successifs faits depuis 1843 inclusivement (à l'exception de l'année 1851).

1864. In-folio ; demi-percaline noire, dos lisse muet, pièce de titre de maroquin rouge sur le premier plat (reliure de l'époque).

Atlas manuscrit comprenant 1 titre, 2 cartes sur double page et un tableau récapitulatif. Les deux cartes, encre noire et aquarelle, montrent le bois de Tigery, au nord de la commune du même nom, dans l'Essonne, avec la date des mises en vente des bois. Cartes en très bonne condition. Coiffes, coins et coupes usagés, étiquette de titre frottée.

BASSET (André).

[NOTRE-DAME de PARIS] Vue perspective de l'intérieur de l'église de Notre Dame de Paris.

[circa 1780]. 280 x 390 mm.

Belle vue d'optique figurant la nef centrale de Notre-Dame. De chaque côté et tout le long de la nef, on peut voir les tableaux que l'on appelait les Mays. Entre 1630 et 1708, la corporation des orfèvres offrit tous les ans, le 1er mai, un tableau à la cathédrale. Ces 76 peintures restèrent dans la cathédrale jusqu’à la Révolution puis furent saisies en 1793 par les révolutionnaires. Aujourd’hui, une partie de la collection est conservée au musée du Louvre, quelques-unes sont revenues dans la cathédrale. À l'entrée de la nef, sur la gauche, figure une statue, vraisemblablement Saint-Jacques. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Rousseurs marginales.

BASSET (Paul André).

[GENTILLY] 50e. Maison de plaisance à Gentilly près Paris.

Paris, Daumont, Lachaussée puis Basset, [circa 1780]. 270 x 395 mm.

Jolie vue d'optique animée, figurant une maison de plaisance à Gentilly. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque.

BASSET (Paul André).

[SAMARITAINE] 131e. La Samaritaine sur le Pont-Neuf à Paris.

Paris, Daumont, Lachaussée puis Basset, [circa 1780]. 284 x 420 mm.

Jolie vue d'optique animée, montrant la Seine et le Pont Neuf, avec la pompe de la Samaritaine. Construite sur pilotis entre 1605 et 1608, la pompe de la Samaritaine permettait de prélever l'eau de la Seine afin d'alimenter les résidences royales du Louvre et du Palais des Tuileries. Comme on peut le voir, elle était décorée d'une représentation de l’épisode évoquant la rencontre de Jésus et de la Samaritaine au Puits de Jacob, sculptée par Bernard et René Frémin. Elle fut reconstruite entre 1712 et 1719, avant d'être définitivement détruite en 1813. Le Pont Neuf est animé de promeneurs, cavaliers, calèches et marchands. Au loin, on aperçoit le Pont Royal, et au-delà, la colline de Chaillot. Exemplaire finement aquarellé à l'époque, légèrement bruni. Déchirure dans la marge gauche.

BEAURAIN (Jean de).

Plan de la ville, cité, et université, de Paris ses faubourgs et ses environs.

Paris, Monsieur de Beaurain, [circa 1720]. 299 x 296 mm.

Beau plan de Paris publié par Jean de Beaurain vers 1720, avant l'aménagement du quartier des Invalides et les premiers travaux de la future place Louis XV, actuelle place de la Concorde. La Place Vendôme, aménagée à l'emplacement de l'Hôtel de Vendôme à la fin du XVIIe siècle, est ici appelée "place des Conquêtes". Sous le plan, dans un cartouche orné en forme de cul-de-lampe, se trouve la liste de toutes les rues et principaux lieux de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Boutier, 168B.

BELLEFOREST (François de).

La ville, cité, université, & faux-bourgs de Paris.

[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 422 x 551 mm.

Célèbre et beau plan en élévation de Paris, issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Il est orné, en haut à gauche, des armoiries de France, surmontées d'une couronne royale fermée et entourées du collier de Saint-Michel, et en haut à droite, des armoiries de Paris. Un second titre La Ville, Cité, Université de Paris est inscrit sur une banderole flottante. Ce plan reproduit assez fidèlement le plan attribué à l'architecte Jacques Androuet du Cerceau, traditionnellement appelé plan de Saint-Victor, du nom de la bibliothèque parisienne qui conservait au XVIIIe siècle l'unique exemplaire alors connu. Il figure avec précision la totalité de l'enceinte de Philippe Auguste (roi de France entre 1180 et 1223), construite entre 1180 et 1223 sur la rive droite ; il comporte quelques mises à jour, notamment le nouvel Hôtel de Ville, dont la partie sud fut édifiée sous François Ier et Henri II de 1533 à 1551, le front bastionné de la Bastille, ainsi que la Maison de la Royne, dicte les Thuilleries. Il s'agit du Palais des Tuileries, dont la construction fut ordonnée par Catherine de Médicis, qui confia la conception de l'édifice à Philibert de l'Orme en 1564. Le Palais figure ici en construction, au-delà de l'enceinte de Charles V (construite entre 1367 et 1383). On peut voir également les rangées de maisons occupant le Petit pont et les ponts au Change, Saint-Michel, et Notre-Dame. Près du pont au Change figure le pont aux Meuniers, construit à la fin du XIIIe siècle. C'était un pont destiné à la fabrication de la farine, dont les piles abritaient des moulins flottants. Il s'effondrera en 1595, provoquant la mort de 150 personnes. Le pont Neuf, dont la construction démarrera trois ans après la publication de ce plan, est logiquement absent. Sur la Seine, au sud de la pointe occidentale de la Cité, on peut voir le Moulin de la Monoye, dict de la gourdayne, et deux îlots. Le premier était nommé îlot de la Gourdaine, le second, île aux Juifs. C'est sur cette île que furent brûlés vifs en 1314 Jacques de Molay, dernier maître des Templiers, et Geoffroy de Charnay, grand prieur de Normandie. Le plan montre également l'île Saint-Louis, divisée en deux parties. Au XIIIe siècle, elle fut coupée en deux par un chenal ; la partie ouest s'appelait île Notre-Dame, et la partie est, île aux Vaches. À cette époque inhabitées et essentiellement recouvertes de prairies, elle étaient utilisées par les paysans qui y faisaient paître leurs vaches. Les deux îles seront réunies sous Louis XIII, et leur urbanisation débutera à la même époque. Au-delà de l'île Saint-Louis, on peut voir l'île Louviers, qui sera rattachée à la berge en 1847. À l'est de la ville, on peut voir les bois et château de Vincennes, et le village de Charenton. Les bâtiments publics, lieux et monuments les plus importants, sont numérotés et nommés dans quatre cartouches (121 légendes au total). Les angles sont décorés de têtes d'anges aux joues gonflées symbolisant les quatre vents cardinaux : Subsolanus (vent d'est), Auster (vent du sud), Septentriones (vent du nord), et Favonius (vent d'ouest). L'orientation du plan est celle en usage à cette époque : l'ouest est situé au bas du plan, et la Seine est placée sur un axe vertical et non horizontal. Le nom du graveur, Cruche, figure en bas à gauche. Il s'agit de Pierre Eskrich, dessinateur et graveur sur bois d'origine parisienne, qui séjourna à Lyon de 1545 à 1551, puis à Genève de 1552 à 1564, puis revint à Lyon où il resta jusqu'à sa mort. Parmi ses œuvres géographiques figurent la Mappemonde nouvelle papistique (1566-1567) et des cartes de Terre Sainte. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bon exemplaire. Petites déchirures restaurées, petit manque au niveau du trait d'encadrement dans la partie basse, anciennes pliures avec trois minuscules manques. Boutier, 17 ; Pinon & Le Boudec, pp. 36-37 ; Dufour, Collection des anciennes descriptions de Paris, François de Belleforest, L'ancienne et grande cité de Paris, 1882, pp. XI-XV.

BELLEFOREST (François de) & ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS.

La ville, cité, université, & faux-bourgs de Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1575-1880]. 421 x 539 mm.

Beau plan de Paris, reproduit en héliogravure sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, fut publiée en 1575. Il est orné, en haut à gauche, des armes de France, surmontées d'une couronne royale fermée, et en haut à droite, des armes de Paris. Le plan reproduit assez fidèlement le plan de Saint-Victor. Il figure avec précision la totalité de l'enceinte de Philippe-Auguste sur la rive droite ; il comporte quelques mises à jour, notamment le nouvel Hôtel de Ville, le front bastionné de la Bastille, ainsi que "la Maison de la Royne, dicte les Thuilleries", dont Catherine de Médicis avait confié la conception à Philibert de l'Orme en 1564, et qui est alors en construction, au-delà de l'enceinte de Charles V. Le nom du graveur, Cruche, figure en bas à gauche : il s'agit de Pierre Eskrich, graveur d'origine parisienne, fixé à Lyon dans les années 1564-1565. Bel exemplaire. Boutier, 17, Fac-similé.

BELLOGUET (André).

[JEU de l'OIE] Jeu d'oie parlementaire.

Paris, Mr Vancortenberghen, [1870]. 513 x 726 mm.

Rare jeu de l'oie lithographié en couleurs, faisant la satire des mœurs parlementaires. Il représente le Corps législatif en séance, pendant l’année 1870. Il prend donc la forme d’un hémicycle partagé en deux parties, comme à la Chambre : la droite et la gauche. Chaque partie se divise en 49 cases, ornées soit de portraits de députés, soit d’attributs législatifs variés, tels que : bravos, crédits extraordinaires, applaudissements, murmures, rires, ballottage, très bien !, amendement, hilarité bruyante, dissolution, etc. Au sommet de l'hémicycle se trouvent les tribunes du public, des journalistes, du Sénat et du public. Au bas de l’hémicycle figurent la tribune supportant le verre d’eau sucrée traditionnel, ainsi que le bureau du président avec la sonnette. Le triomphe de la gauche est représenté par changement de cabinet, le triomphe de la droite par vote de confiance. Il y a donc deux jeux séparés, le jeu de la gauche et le jeu de la droite, chacun avec ses propres règles. Pour gagner le jeu de la gauche, le joueur doit arriver jusqu’au changement de cabinet, avant que l’adversaire ne soit arrivé au vote de confiance. Pour gagner le jeu de la droite, le joueur doit arriver au vote de confiance avant que l’adversaire ne soit arrivé au changement de cabinet. Caricaturiste, dessinateur et lithographe, André Belloguet fut actif sous le Second Empire, la Commune de Paris et la IIIème République.Il collabora à divers périodiques, tels que Le Journal Amusant (1868), Le Monde Comique (1868-1872), La Chanson Illustrée (1869-1870), Le Grelot (1871), ou encore Petit Journal pour Rire (1872-1884). Exemplaire signé en bas à droite par l'éditeur avec la mention "Tout exemplaire non revêtu de la griffe ou signature de Mr Vancortenberghen sera poursuivi en contrefaçon". Bon exemplaire. Petits défauts à la pliure centrale, trace de pliure sur la largeur de l'estampe, petits froissements et déchirures dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 215.

BENOIST (Félix);

La Sainte-Chapelle au Palais de Justice.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 400 x 250 mm.

Belle vue de la Sainte-Chapelle en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Charles Fichot pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Petites rousseurs.

BENOIST (Félix).

Palais de l'Élysée. (Façade sur le parc).

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 294 x 366 mm.

Belle vue du Palais de l'Élysée en 1860 vu depuis les jardins, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. L'Hôtel d'Évreux fut construit en 1720. Renommé Palais de l'Élysée, il deviendra en 1873 le palais offociel du Président de la République. Bel exemplaire. Petites rousseurs marginales, déchirure dans la marge inférieure restaurée.

BENOIST (Félix).

Palais et Jardin des Tuileries. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus de la Place du Carrousel.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 307 x 373 mm.

Belle vue à vol d'oiseau des Tuileries en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre au premier plan L’arc de triomphe du Carrousel édifié entre 1807 et 1809 pour célébrer la victoire d'Austerlitz, puis le Palais des Tuileries, les jardins, la Place de la Concorde avec l'obélisque de Louxor installé en 1836, les Champs-Élysées, et enfin au loin l'Arc de Triomphe. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris en 1860. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus du rond-point des Champs-Élysées.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 293 x 400 mm.

Belle vue à vol d'oiseau de Paris en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre les Champs-Élysées avec d'un côté le Palais de l'Industrie, construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais, et de l'autre, le Cirque d'Été sur le Carré Marigny. On aperçoit également le Palais de l'Élysée et l'église de la Madeleine. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris en 1860. Vue à vol d'oiseau prise au dessus du quartier de S.t Gervais.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 303 x 399 mm.

Superbe vue à vol d'oiseau de Paris en 1860, montrant l'Île de la Cité et les rives gauche et droite, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue, prise depuis le quartier Saint-Gervais dans le 4ème arrondissement, montre au premier plan la pointe de l'Île Saint-Louis, avec les ponts Saint-Louis et Louis Philippe. Sur la rive droite, on peut voir l'église Saint-Paul, l'Hôtel de Ville, la Tour Saint-Jacques, l'église Saint-Eustache avec les bâtiments des anciennes Halles de Paris, et au lointain l'Arc de Triomphe. Sur la rive gauche, on aperçoit les églises Saint-Sulpice et Saint-Germain-des-Prés, l'Institut de France et le Musée de l'Armée. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris et ses ruines. Square des Buttes Chaumont. Vue du lac, des grottes et du grand rocher avec le Temple de Sibylle.

Nantes, Charpentier, [1872]. 287 x 365 mm.

Belle vue du parc des Buttes-Chaumont, dessinée par Félix Benoist et lithographiée par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. Elle est issue de la première édition de l'ouvrage Paris et ses ruines en mai 1871, consacré aux incendies de Paris lors de la Commune, et publié en 1872. Le parc des Buttes-Chaumont a été conçu par Adolphe Alphand, directeur du Service des Promenades et Plantations de Paris et et proche collaborateur du baron Haussmann. Il a été inauguré en 1867. Notre estampe montre la partie centrale du parc, où se trouve un lac abritant l'île du Belvédère, et au sommet de l'île, le Temple de la Sibylle, construit par l'architecte Gabriel Davioud. Il existe une variante de cette estampe, avec notamment des différences dans les personnages. Bel exemplaire.

BENOIST (Philippe).

Chambre des Députés. Vue prise de la Place de la Concorde.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 279 x 357 mm.

Belle vue du Palais Bourbon en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue est prise depuis la Place de la Concorde, et montre une partie du Pont de la Concorde, avec la Seine sur laquelle passe le bateau promenade Le Parisien. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

[EXPOSITION UNIVERSELLE] Paris et ses ruines. Exposition universelle de 1867. Vue générale du Champ de Mars, prise à vol d'oiseau du côté de la porte Rapp.

Nantes, Charpentier, [1872]. 287 x 403 mm.

Belle vue aérienne du site de l'Exposition Universelle de Paris de 1867, dessinée et lithographiée en couleurs par Philippe Benoist. Elle est issue de la première édition de l'ouvrage Paris et ses ruines en mai 1871, consacré aux incendies de Paris lors de la Commune, et publié en 1872. L'Exposition Universelle de 1867 est la deuxième exposition organisée à Paris, après celle de 1855. Elle se déroula sur le Champ-de-Mars du 1er avril au 3 novembre, sur le thème de l'Industrie, de l'Agriculture et des Beaux-Arts. Elle marque l'apogée du Second Empire et la fin des Grands Travaux de Paris du baron Haussmann. Au centre du site figure le grand édifice de forme ovale appelé le palais Omnibus, conçu par l'ingénieur Jean-Baptiste Krantz et l'architecte Léopold Hardy, et tout autour, les petits pavillons nationaux et industriels. Comme on peut les voir sur la Seine, c'est lors de cet événement que les premiers bateaux-mouches font leur entrée dans Paris. Il existe une variante de cette estampe, dessinée et lithographiée par Fichot. Bel exemplaire.

BENOIST (Philippe).

Les Invalides. Façade principale du côté de l'esplanade.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 290 x 363 mm.

Belle vue des Invalides sous la neige, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

Palais de l'Industrie aux Champs Élysées à Paris.

Paris & Londres, Goupil & C.e & E. Gambart, 1er mai 1855. 390 x 970 mm.

Superbe panorama de très grand format, figurant le Palais de l'Industrie à Paris en 1855. L'architecture a été dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Félix Régamey, les figures par Henri Guérard, et le paysage par Eugène Cicéri. Ce panorama a été publié à Paris et à Londres le 1er mai 1855, soit deux semaines avant l'inauguration de la première Exposition Universelle organisée par la France, et la deuxième mondiale, après celle de Londres en 1851. Situé sur les Champs-Élysées, le Palais de l'Industrie et des Beaux-Arts, communément appelé Palais de l'Industrie, fut construit spécialement pour l'Exposition, dont il fut l'emblème. Élevé conformément au décret du 8 mars 1853, dans un emplacement que la ville de Paris avait rétrocédé à l'État, cet immense édifice de fer et de verre, derrière une façade en pierre, s'étalait sur plus de deux hectares. Comme on le voit sur cette estampe, l'entrée principale se faisait par un portique monumental en arc de triomphe, dont la corniche était décorée d'un groupe sculpté par Élias Robert représentant la France couronnant les Arts et l'Industrie, et de cartouches ornés des armes et chiffre de l'Empereur Napoléon III, tenus par deux groupes d'enfants-génies ailés. Tout autour de l'édifice courait une frise, sur laquelle étaient gravés les noms des savants, des artistes, des industriels illustres morts avant l'époque de la construction du Palais. On en distingue quelques-uns sur cette estampe, comme Germain Pilon, sculpteur de la Renaissance (1528-1590), Henry Cavendish, physicien et chimiste britannique (1731-1810), Johann Friedrich Overbeck, peintre allemand (1789-1869), Pierre Lescot, architecte français (1515-1578), Alexandre Brongniart, naturaliste français (1770-1847), Giovanni Battista Piranesi, graveur et architecte italien (1720-1778), ou encore le baron Haussmann, préfet du département de la Seine, et dont les Grands Travaux de Paris avaient débuté quatre ans plus tôt. En plus d'accueillir les expositions de l'Industrie et des Beaux-Arts, il abritait également celles de l'Horticulture. À l'inverse de la majorité des bâtiments construits à l'occasion de ces expositions, et notamment du Crystal Palace de Londres en 1851, le Palais de l'Industrie avait pour but d'offrir un cadre d'exposition pérenne, en plein cœur de Paris. Après 1855, il accueillit diverses expositions agricoles, d'horticulture, industrielles, de l'alimentation, concours hippiques, expositions de chiens, des industries fluviales et maritimes, mais aussi et surtout des expositions annuelles des œuvres d'artistes vivants, dits Salons. Mais il sera détruit en 1896 pour faire place aux Petit et Grand Palais, en vue de l'Exposition Universelle de 1900. La vue, animée d'une multitude de promeneurs, cavaliers et calèches, se prolonge jusqu'à l'Arc de triomphe de l'Étoile. Inaugurée par Napoléon III le 15 mai 1855 au Palais de l'Industrie, l'Exposition Universelle de 1855 fut la première exposition universelle française. Elle s'est tenue sur les Champs-Élysées jusqu'au 15 novembre. Elle accueillit plus de 5 000 000 de visiteurs. Vingt-cinq États et leurs colonies y participèrent. Bel exemplaire. Cachet froid de l'éditeur Goupil. Angle inférieur gauche restauré, déchirure dans la marge supérieure restaurée. Bibliographie de la France ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1855, 1083 ; Laran, Inventaire du fonds français après 1800, Tome deuxième, Beauquesne - Bocquet, 1937, p. 220, 104.

BENOIST (Philippe).

Palais de l'Industrie. Entrée principale.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 278 x 358 mm.

Belle vue animée de l'entrée principale du Palais de l'Industrie en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Le Palais de l'Industrie, situé sur les Champs-Élysées, fut construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais. L'entrée principale se faisait par un portique monumental dont la corniche était décorée d'un groupe sculpté par Elias Robert représentant La France couronnant de lauriers les Arts et l'Industrie, et de cartouches ornés des armes et chiffre de l'Empereur tenues par deux groupes d'enfants. Bel exemplaire.

BENOIST (Philippe) & JACOTTET (Louis-Julien).

Notre-Dame. Cathédrale de Paris - Notre-Dame. Paris' Cathedral.

[circa 1840]. 390 x 280 mm.

Belle vue de la façade occidentale et principale de Notre-Dame, avec la rue du Cloître-Notre-Dame, dessinée d'après nature et lithographiée par Philippe Benoist pour l'ouvrage Promenade dans Paris et ses environs, par Benoist et Jacottet. La construction de la façade principale débuta en 1200. La tour Nord fut achevée en 1240 et celle du Sud en 1250. Par sa simplicité et son harmonie, cette façade a fasciné les historiens modernes de l’art et les architectes contemporains. Marcel Aubert écrira que c’est une des plus parfaites que le Moyen Age ait élevées, un chef d’œuvre de composition et d’exécution, quant à Le Corbusier, il parlera d’une pure création de l’esprit. Pour lui, la surface déterminante est réglée par le carré et le cercle d’où sa pureté géométrique. Cette vue a été réalisée avant les travaux de restauration réalisés par les architectes Viollet-Le-Duc et Lassus de 1845 à 1863. Lors de la Révolution de 1789, la cathédrale subit de nombreuses mutilations de statues, qui seront restituées lors de ces travaux, telles que nous les connaissons aujourd'hui. Ces statues sont celles de la Vierge à l’Enfant entre deux anges, qui était placée au-dessous de la rosace (exécutée vers 1225), celles d’Adam et d’Eve rappelant la faute originelle, placées de chaque côté de la rosace, ainsi que la large bande horizontale de la galerie des rois, placée sous la balustrade, et alignant vingt-huit statues représentant vingt-huit générations de rois de Juda et d'Israël, ancêtres du Christ (mises en place dans le premier tiers du XIIIe siècle). Bon exemplaire. Rousseurs marginales.

BEREY (Nicolas).

Paris 1660.

Paris, N. Berey, 1660. En deux feuilles jointes de 0,39 x 1,05 m.

Rarissime vue de Paris. Exceptionnelle vue cavalière de la ville de Paris de plus d'un mètre de longueur, gravée par Noël Cochin. Le titre de la gravure, entourée d'une frise, est inscrit sur une banderole, avec à gauche les armoiries de France et à droite celles de Armand-Jérôme Bignon, maître des cérémonies des ordres du roi et prévôt des marchands de Paris. Sous les armoiries de Bignon, très certainement le dédicataire de cette vue, se trouve un cartouche de dédicace orné d'une guirlande de feuillage. Ce cartouche a été laissé vide. La vue reprend le dispositif scénographique des vues dessinées par Merian, cependant elle n'est plus prise depuis la colline de Belleville ou depuis Montmartre, mais plus à l'est, depuis la colline de Charonne comme l'indique ce commentaire Veue de l'éminence de Charonne autrement dit le pré de la roue. De nombreux personnages et scènes diverses animent la vue au premier plan. Environ 40 lieux et bâtiments principaux sont nommés : les Cordeliers, le Marché aux chevaux, Sainte-Geneviève, la Sorbonne, le Luxembourg, Notre-Dame ou Montmartre. Cette gravure est une réduction d'une vue de Noël Cochin de 1662 en quatre feuilles (Boutier, 105) dont Jaillot publia également une version réduite datée de 1669 (Boutier, 108). En revanche, l'édition de notre exemplaire datée de 1660 et publiée par Nicolas Berey manque à Boutier. Berey fut éditeur et enlumineur. A sa mort en 1666, son gendre Alexis-Hubert Jaillot hérita d'une partie de ses cuivres. Très belle qualité d'impression. Estampe parfaitement conservée. Boutier, 108, pour l'édition de 1669.

BERNARD (A.).

Plan de Paris, nouveau système. Méthode Zugenbuhler. 1859.

Paris, A. Bernard, 1859. En 40 sections jointes formant un plan de 580 x 855 mm.

Grand et beau plan de Paris publié en 1859. Il est divisé en 135 cases numérotées, selon la méthode Zugenbuhler. Pour trouver la position d'une rue, il suffit d'en chercher le nom dans la légende, puis de se reporter dans le plan au carré dont le numéro est indiqué à la suite du nom. Les limites de Paris sont marquées par l'enceinte de Thiers construite en 1844. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, Grenelle, Vaugirard, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts Saint-Denis, de Rosny, de Nogent, de Montrouge, de Vanves, du Mont Valérien, d'Aubervilliers, de Romainville, de Bicêtre, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées, aquarellées en rouge et vert. Le plan montre également les limites du Mur des Fermiers Généraux, aquarellées en rose. Le Mur des Fermiers généraux, construit entre 1784 et 1790, était une enceinte dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Bien que publié en 1859, le plan montre Paris divisée en 12 arrondissements. Les 20 arrondissements furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Douze vignettes de monuments ornent le plan : Arc de Triomphe, Madeleine, Bourse, Hôtel de Ville, Tuileries, château de Vincennes, cimetière du Père Lachaise, etc. Le plan illustre les travaux d'Haussmann, commencés en 1852, et montre les boulevards et rues projetés, aquarellés en orange. Avec table alphabétique des rues, et listes des bureaux de poste, ministères, bibliothèques et théâtres de Paris. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Rousseurs à quelques intersections. Édition de 1859 omise par Vallée, qui ne cite que celle de 1858 (Vallée, 252).

BERTHAULT (Pierre-Gabriel) & MANDAR (Charles-François).

[FÊTE de la FÉDÉRATION] Vue du Champ de Mars, le 14 juillet 1790.

Paris, Berthault, [1790]. 310 x 432 mm, coupé au trait d'encadrement et remonté sur papier ancien.

Rare estampe illustrant la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, gravée et publiée par Pierre-Gabriel Berthault, d'après un dessin de l'architecte Charles-François Mandar. Elle est dédiée à Charon, président des députés de la commune de Paris pour la Fédération nationale. La Fête de la Fédération est la plus célèbre fête de la Révolution française. Cet événement grandiose fut célébré le 14 juillet 1790, jour du premier anniversaire de la prise de la Bastille. Pour cette occasion, une immense enceinte de gradins fut élevée au Champ-de-Mars, se refermant au premier plan (du côté de la Seine) sur un gigantesque arc de triomphe. Au centre du Champ de Mars se dressait l’autel de la Patrie, et tout au bout, une estrade couverte adossée à l’École Militaire, où furent installés le roi et la famille royale, la municipalité et les ambassadeurs. Cent mille fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux devant 300 000 spectateurs. La Fayette, commandant de la Garde nationale, prêta serment le premier, au nom des gardes nationales fédérées. Puis ce fut au tour du président de l’Assemblée, au nom des députés et des électeurs. Enfin, Louis XVI prêta serment sur la Constitution. Au bas de la vue figurent 4 textes intitulés Serment de la Nation, Inscriptions sur l'Arc de Triomphe, Sur l'Autel de la Patrie et Serment du Roi. Entre 1772 et 1777, Charles-François Mandar étudia à l’École royale militaire de Paris où il apprit les mathématiques, l’architecture civile et l’art des fortifications. Jusqu’en 1780, il fut employé comme ingénieur-géographe au département des affaires étrangères, à Versailles. À partir de 1787, il poursuivit une carrière d’architecte et se tourna vers une clientèle privée pour laquelle il fit construire des maisons à Paris et dans les environs. En 1790, pour la Fête de la Fédération, il proposa à l'Assemblée Constituante d'utiliser le terrain vague se trouvant entre l'École militaire et la Seine, appelé Champ-de-Mars. Il fut nommé premier dessinateur pour les travaux des installations nécessaires à cette fête. Exemplaire coupé au trait d'encadrement et remonté sur papier ancien, ce dernier ayant fortement bruni, défaut dans le coin supérieur gauche de l'estampe. Gruber, Les Grandes Fêtes et leurs décors à l'époque de Louis XVI, 1972, p. 207.

BEUSECOM (Martinus van).

Parys.

[circa 1650]. 406 x 516 mm.

Très rare vue cavalière de Paris au milieu du XVIIe siècle, exécutée par le graveur hollandais Martinus van Beusecom. Cette vue, qui reprend celle de Matthaüs Merian, est prise depuis la colline de Belleville, et montre l'hopital Saint-Louis au premier plan, ainsi qu'un personnage en train de dessiner. Elle est ornée d'un titre inscrit sur une bannière flottante, avec de chaque côté les armoiries de la France et celles de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Sous la vue figurent huit vers en latin, néerlandais et français, ainsi que 56 légendes numérotées renvoyant aux principaux lieux et bâtiments de la ville. Nous n'avons que très peu d'informations sur le graveur Martinus van Beusecom. Il fut actif à Amsterdam entre 1642 et 1653, et mourut dans sa ville natale de Rotterdam en 1659. Très rare état omis par Boutier, qui ne mentionne que les états avec les vers signés par A. Montanus. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Défauts à la pliure centrale, petits trous d'épingle dans la partie haute de l'estampe. Boutier, 69 (état non mentionné).

BINET.

[NAPOLÉON] L'Indicateur général. 1835. À la gloire de Napoléon.

Paris, Binet, 1835. 499 x 627 mm.

Belle planche illustrée, dédiée à l'empereur Napoléon. La partie haute est occupée par le calendrier pour les 12 mois de l'année 1835. Elle est illustrée de deux portraits de Napoléon jeune homme et adulte, décorés de la couronne impériale et de l'aigle impérial. En tête du calendrier figurent quatre vignettes représentant des scènes historiques tirées de la vie de l'empereur : Bonaparte visitant l'hôpital de Jaffa (en 1799 lors de la Campagne d'Égypte), Cérémonie du sacre de Napoléon (1804), Bataille d'Austerlitz (2 décembre 1805), et Le 15 août à S.te Hélène, vignette représentant Napoléon fêtant son anniversaire lors de son exil à Sainte-Hélène. Au-dessus de ces vignettes sont disposés deux figures allégoriques, des étendards et des aigles couronnés. La partie inférieure est occupée par une carte des environs de Paris, intitulée Environs de Paris dans un rayon de 27 lieues (1 lieue = 4 km). Sur les côtés figurent plusieurs petits tableaux donnant le budget des recettes et dépenses de la France pour l'année 1835, les produits des propriétés de la France (propriétés bâties et non bâties, imposables et non imposables), un tableau statistique des départements, les courriers de la malle-poste partant de Paris tous les jours à 6 heures du soir, des détails statistiques sur les principaux états du monde, la valeur des principales monnaies étrangères (comprenant l'Aigle de 5 dollars des États-Unis et le Sequin zermahboud du sultan Abdoul Hamid de Turquie), la dette publique de l'État à diverses époques (depuis Charles IX), les pensionnaires de l'État au 1er janvier 1833, la population de la France à diverses époques (de 1754 à 1833), les cultes, et une statistique des années de guerres en France pendant les cinq derniers siècles. Bel exemplaire, replié. Les contours de la carte ont été aquarellés à l'époque. Vallée, p. 58, n°297 (pour l'année 1834, avec textes différents) ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Août 1834, p. 567, n°572.

BOISSEAU (Jean).

[FORET de FONTAINEBLEAU] Nouvelle description de la forest royalle de Fontaine Belleau.

circa 1650. 353 x 483 mm.

La forêt de Fontainebleau au XVIIe siècle. Superbe carte de la forêt de Fontainebleau, ornée au centre d'une petite vue du château, ainsi que deux petites vues de Melun et Moret. En bas à droite figure le texte suivant : "Ceste carte vous représente la forest de Fontaine Belleau avec les noms des villages, hameaux, chappelles, hermitages, routtes, crois, puitz, montagnes et plaines, qui se trouvent tant dans laditte forest ques environs. Ceste forest contient environ 25 975 arpents tant bois, roches, landes, et bruyerres, revenant en bois tout de futaye à dix huit ou dix neuf mille arpents dont la garde est donnée à huit officiers qui ont chacun leur quartier." Très légères rousseurs dans les marges. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. De toute rareté. Manque à Pastoureau.

BONNISEL (J.).

Plan de la ville et faubourgs de Paris, avec ses monuments, divisé par quartiers et arrondissements.

Paris, Jean, 1820. En 32 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 0,97 x 1,25 m ; titre et date manuscrits à l'encre au dos.

Rare et superbe plan mural de la ville de Paris, publié en 1820 sous la Restauration. La ville est divisée en douze arrondissements et quarante-huit quartiers. Ces quarante-huit quartiers, ou divisions territoriales et administratives, furent créés en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. Le plan montre les premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie qui avaient été ordonnés par Napoléon : le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le canal de Saint-Denis, commencé en 1811, le bassin de la Villette, destiné à alimenter la capitale, achevé entre 1806 et 1809, les Abattoirs, les cimetières du Nord, de l'Est, de Vaugirard, de Sainte-Catherine (décret du 12 juin 1804), la nouvelle Morgue place du Marché-Neuf (ordonnance de police de 1804), le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, le marché aux fleurs, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. Sur la rive droite, face au Champ de Mars, figure le dessin d'un Palais projeté. Il s'agit du Palais du Roi de Rome, fils de l'empereur Napoléon Ier, projet conçu par l'architecte Pierre Fontaine, qui ne vit jamais le jour. Sur l'Île de la Cité, le quai aux Fleurs, nommé de 1804 à 1816 quai Napoléon, porte ici le nom de quai de l'Archevêché. La place des Vosges, ainsi nommée en 1800, en l'honneur du département du même nom, qui fut le premier à s'être acquitté de l'impôt sous la Révolution Française, porte ici le nom de place Royale, qui fut son nom à sa création, puis de 1814 à 1830. La préfecture de police est ici située rue de Jérusalem. Cette rue, qui se trouvait au niveau du 38 quai des Orfèvres, disparaît en 1883. Tout autour du plan, l'auteur a disposé vingt-neuf vues des principaux monuments parisiens, dont le Palais projeté du Roi de Rome. Les douze arrondissements de la ville sont délimités par un trait d'aquarelle. Le plan est accompagné d'une liste des rues, passages, ponts, places, abattoirs, cimetières, et des arrondissements. Le titre est inscrit sur une draperie, ornée en tête d'un globe décoré de trois fleurs de lys et d'une Croix de l’ordre du Saint-Esprit. Nous n'avons trouvé aucune information sur l'auteur J. Bonnisel. Il s'agit très certainement du graveur et géographe parisien Jacques Guillaume Bonnisselle ou Bonisel (17..-1833), auteur d'une carte de France publiée par Jean à Paris, comme pour notre plan. Cette carte de France porte le nom de J.G. Bonisel (exemplaire à la BnF). Vallée mentionne par ailleurs un Plan de Paris divisé en 12 mairies, gravé par Bonnissel et également publié par Jean, en 1807 (Vallée, 1632). Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Des trous d'épingle ont été faits dans la marge supérieure du plan pour pouvoir le suspendre. Bonnardot, p. 226 (édition de 1814) ; inconnu de Vallée.

BRAUN (Georg) & HOGENBERG (Frans).

Lutetia, vulgari nomine Paris, urbis Galliæ maxima.

[Cologne, 1572]. 339 x 482 mm.

Superbe plan à vol d'oiseau de Paris, issu de la première partie du Civitates Orbis Terrarum publiée à Cologne en 1572. Le titre est inscrit sur une banderole flottante. Dans le coin supérieur gauche, un cartouche, orné en tête des armoiries de Paris, et encadré de guirlandes et d'enroulements, contient une inscription de huit lignes servant de titre. Dans le coin inférieur gauche figure un gentilhomme saluant deux dames, dont les costumes sont contemporains de Charles IX. En bas à droite se trouve un encadré contenant quatorze vers en français. Bien que dressé en 1572, ce plan représente Paris vers 1530. La Tour de Billy détruite par la foudre en 1538, les portes de l'enceinte élevée par Philippe Auguste (roi de France entre 1180 et 1223) et qui disparurent entre 1529 et 1535, y figurent encore, ainsi que la Grosse Tour du Louvre, forteresse constituée d'un donjon, dont François Ier ordonna la démolition en 1528, et la fausse porte Saint-Martin détruite en 1530. Quelques lieux et monuments ont été nommés, tels la place de Grève (actuelle place de l’Hôtel-de-Ville), la rue du Temple, nommée La grant rue du Temple, la place Maubert, la Bastille, ou encore l'église Saint-Eustache. Les cinq ponts de Paris à cette époque, qui reliaient l'île de la Cité aux deux rives, sont également nommés : pont Notre Dame, petit Pont, pont Saint Michel, pont au Change, ainsi qu'un pont aux Muniers. Le pont aux Meuniers, construit à la fin du XIIIe siècle, était un pont destiné à la fabrication de la farine, dont les piles abritaient des moulins flottants. Il s'effondrera en 1595, provoquant la mort de 150 personnes. Le plan montre également l'île Saint-Louis, divisée en deux parties. Au XIIIe siècle, elle fut coupée en deux par un chenal ; la partie ouest s'appelait île Notre-Dame, et la partie est, île aux Vaches. À cette époque inhabitées et essentiellement recouvertes de prairies, elle étaient utilisées par les paysans qui y faisaient paître leurs vaches. Les deux îles seront réunies sous Louis XIII, et leur urbanisation débutera à la même époque. Au-delà de l'île Saint-Louis, on peut voir l'île Louviers, qui sera rattachée à la berge en 1847. L'orientation du plan est celle en usage à cette époque : l'ouest est situé au bas du plan, et la Seine, orthographiée Saine, est placée sur un axe vertical et non horizontal. Ce plan de Paris est l'un des plus remarquables du Civitates Orbis Terrarum, tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette œuvre monumentale, qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Georg Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Frans Hogenberg. Texte latin au verso. Bel exemplaire. Légers froissements dans les marges, restes de bande adhésive au dos. Boutier, 15 ; Dufour, Collection des anciennes descriptions de Paris, Munster, Du Pinet et Braun, Plant et pourtrait de la ville, cité et Université de Paris, 1883, pp. LXXVIII-LXXXIII.

BRUÉ (Adrien Hubert).

Carte topographique des environs de Paris, dressée d'après celle des Chasses.

Paris, J. Andriveau-Goujon, 1864. 663 x 946 mm.

Belle et très grande carte des environs de Paris, dressée d'après la Carte topographique des environs de Versailles, dite des Chasses Impériales (en 13 feuilles, dont 1 carte d'assemblage), qui fut l'une des plus grandes entreprises cartographiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les 9 premières feuilles parurent à la fin du XVIIIe siècle. Les 4 dernières feuilles ne furent achevées qu'en 1807, pour les chasses de l'Empereur. La carte de Brué est en quelque sorte une réduction de la carte des chasses impériales. Elle s'étend du nord au sud entre L'Isle-Adam et Corbeil-Essonnes, et d'ouest en est entre Thoiry et Crécy-la-Chapelle. Couvrant une surface de 3 400 km2, elle se distingue par la précision et la multitude des détails représentés. Elle est également très utile pour la connaissance générale de l'occupation du sol (labours, prés, vignes, cultures maraîchères et légumières, bois, remises, parcs) et de l'hydrographie (canal Saint-Denis et canal de l'Ourcq). Au centre de la carte se trouve Paris, assez bien détaillée. Les limites de la ville sont indiquées par l'enceinte de Thiers, aquarellée en vert. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, qui figurent ici représentés par des vignettes aquarellées en rouge et vert. Les lignes de chemins de fer sont également représentées, aquarellées en brun. La carte est décorée d'un cartouche de titre et encadrée d'une bordure. Brué fut l'un des meilleurs cartographes du XIXe siècle. Il a dressé de nombreuses cartes remarquables par la pureté de la gravure et l'exactitude des renseignements. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Édition omise par Vallée.

CAIZAC et al.

[YVELINES] Carte minute de Fontenay-le-Fleury.

1825. 32,5 x 41 cm.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, montrant la commune et les environs proches de Fontenay-le-Fleury, dans les Yvelines, à quelques km à l'ouest de Versailles. Y sont figurés les bâtiments, les routes et les chemins, les champs et les prés bordés de haies. Trois profils montrant le relief sur deux parallèles et un méridien, sont placés en bordure du dessin. La carte a été réalisée par un groupe de huit élèves, dans le cadre de leurs études à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, dont les locaux se trouvent sur la commune limitrophe du lieu relevé. Avec le paraphe du professeur. La carte est orientée, le relief est marqué par des hachures. Belle condition.

CASSINI de THURY (César-François).

Carte de Cassini. Feuille n°1/1. Paris.

[Paris, 1756]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 585 x 920 mm ; étiquette au dos portant le titre en manuscrit et un envoi "à Mr Leclercq architecte à Versailles avenue de St Cloud n°17".

Feuille n°1/1 de la carte de Cassini, couvrant Paris et ses environs. Elle a été levée entre 1749 et 1755, et publiée en 1756. Elle est datée de 1756. Elle s'étend au nord jusqu'à Pontoise (Val-d'Oise) et Dammartin (aujourd'hui Dammartin-en-Goële, Seine-et-Marne), au sud jusqu'à Courcouronnes (aujourd'hui Évry-Courcouronnes, Essonne), à l'ouest jusqu'à Montfort (aujourd'hui Montfort-l'Amaury, Yvelines) et à l'est jusqu'à Coutevroult (orthographiée Coutevrou, Seine-et-Marne) et Chaumes-en-Brie (appelée Chaulme, Seine-et-Marne). Les villes principales sont signalées à l'aquarelle rouge. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Eexemplaire portant un envoi "à Mr Leclercq architecte à Versailles avenue de St Cloud n°17". Mention manuscrite au bas de la carte "Cassini fecit". Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Petits manques de toile par endroits, mouillure claire dans la partie droite, petites taches d'encre rouge en haut à droite.

CASSINI de THURY (César-François).

[MEAUX] Carte de Cassini. Feuille n°4.

[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 595 x 930 mm ; étiquette au dos et onglet portant le numéro de la feuille.

Feuille n°4 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Meaux. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce-qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'Etat-Major à l'usage des militaires. Echelle en toises. Bel exemplaire.

CHAMOT.

Plan de Paris divisée en 12 mairies subdivisée chacune en 4 parties.

Paris, Jean, An 10 - 1802. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 1,06 x 1,55 m.

Très rare plan monumental de Paris, de plus d'1,50 mètre de large, dressé sous l'Empire, en 1802. Il a été dessiné par Chamot et gravé par Bonnisel. Paris est divisée en 12 mairies et 48 sections. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. Les 12 arrondissements municipaux furent quant à eux créés le 11 octobre 1795. Parmi les noms des rues et places, on remarque certains toponymes révolutionnaires : la rue Royale est nommée rue de la Concorde (ainsi nommée entre 1795 et 1814) ; la place de la Concorde porte les deux noms de place de la Concorde et de place Louis XV ; la place des Vosges est nommée place des Fédérés. Le quai d'Orsay est nommé quai Bonaparte. Il prit ce nom en 1802, et fut renommé quai d'Orsay en 1815. La partie ouest du quai de la Tournelle est appelée quai des Miramionnes. À l'emplacement de la Bastille, une note mentionne qu'elle fut détruite en 1789. Le plan est accompagné d'une liste des rues, quais, ponts, barrières, et des 12 mairies. Sur ce plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières, qui sont toutes indiquées sur le plan. Le Mur fut détruit en 1860 lors de l'extension de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers. Une première édition de ce plan a été publiée en 1798. Vallée cite une troisième édition, publiée en 1812. Très rare. Bel exemplaire, contours des 12 mairies aquarellés à l'époque. Boutier, 367B ; Vallée (589) ne cite qu'une édition de 1812.

CHANLAIRE (Pierre-Grégoire) & MENTELLE (Edmé).

Département de la Seine et de l'Oise décrété le 27 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale - Département de la Seine décrété le 10 février 1790 par l’Assemblée Nationale.

Paris, P.G. Chanlaire, [1818]. 515 x 589 mm.

Première carte imprimée des anciens départements de la Seine-et-Oise et de la Seine, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 27 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département de Seine-et-Oise fut divisé en 6 arrondissements ou sous-préfectures, et 36 cantons ou justices de paix. Versailles était sa préfecture. Le département fut dissous en 1968 pour constituer les départements de l'Essonne, du Val-d'Oise et des Yvelines. Le département de la Seine fut décrété à la même date, et divisé en 3 arrondissements ou sous-préfectures, et 8 cantons ou justices de paix. Il fut également dissous en 1968, pour former les départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

CHANLAIRE (Pierre-Grégoire) & MENTELLE (Edmé).

[PARIS & BANLIEUE] Département de la Seine et de l'Oise divisé en 9 districts et 59 cantons - Département de Paris divisé en 3 districts et 16 cantons.

Paris, Au Bureau de l'Atlas National, [1792]. 186 x 203 mm.

Première carte imprimée des anciens départements de la Seine et de l'Oise et de Paris, issue de l'Atlas National portatif de la France, destiné à l'instruction publique, de Pierre-Grégoire Chanlaire et Edmé Mentelle. Cet atlas, ainsi que l'Atlas National de France, premier atlas des départements français, par les mêmes auteurs, ont tous deux été publiés en 1792. Décrété le 27 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département de la Seine et de l'Oise fut divisé en 9 districts ou arrondissements, et 59 cantons. Versailles fut désignée comme préfecture. Le département fut dissous en 1968 pour constituer les départements de l'Essonne, du Val-d'Oise et des Yvelines. Le département de Paris, également appelé département de la Seine, fut décrété les 13 et 19 janvier 1790, et divisé en 3 districts ou arrondissements, et 16 cantons. Il fut également dissous en 1968, pour former les départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Les districts sont aquarellés de trois couleurs, les villes sous-préfectures sont signalées à l'aquarelle rouge. L’échelle est de 20 000 toises. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel et rare exemplaire dans de très beaux coloris de l'époque.