Livres anciens - Livres de voyages - Cartes géographiques anciennes
[LORRAINE] Carte de Lorraine.
Leide, Pierre Vander Aa, [1729]. 227 x 297 mm.
Belle carte de la Lorraine, dressée d’après les observations de l’Académie Royale des Sciences. Elle est issue de La Géographie moderne, naturelle, historique & politique, par Abraham du Bois, publiée par Pierre van der Aa en 1729. Elle est ornée d'un ravissant cartouche de titre décoré d’un paysage animé. Bel exemplaire, replié.
[LYONNAIS] Carte du gouvernement de Lyonnois.
Leide, Pierre Vander Aa, [1729]. 223 x 297 mm.
Belle carte du Lyonnais, dressée d’après les observations de l’Académie Royale des Sciences. Elle est issue de La Géographie moderne, naturelle, historique & politique, par Abraham du Bois, publiée par Pierre van der Aa en 1729. Elle est ornée d'un ravissant cartouche de titre décoré des armoiries de la ville de Lyon, de reliures, d’une figure allégorique et d’un paysage. Bel exemplaire, replié.
Annonay et ses environs.
[vers 1870]. 27 x 41 cm, sur deux feuilles jointes de 40 x 55 cm.
Belle carte manuscrite de la ville et des environs d'Annonay, au confluent de la Cance et de la Déôme, en Ardèche. Y sont figurés le cours des deux rivières, le plan de la ville, les routes et chemins, les jardins et les champs. On y voit également le tracé de la ligne de chemin de fer du Rhône à Annonay, inaugurée en 1869, mais sans la prolongation de la ligne jusqu'à Firminy, ouverte en 1885. Dans un encart se trouve un petit plan de la ville en 1560, soit avant les destructions des guerres de religion. À gauche de la carte se trouvent une belle vue de la ville prise du pont de Tournon (sur la Cance), et deux profils des reliefs selon deux lignes tracées sur la carte. La carte est orientée, l'échelle est de 10 cm pour un km, le relief est marqué par courbes de niveau. Traces de pliures avec de petits frottements au niveau de la jonction des deux feuilles.
[BESANCON] Plan de Besançon.
Besançon, Ch. Marion, [vers 1880]. En 8 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 322 x 367 mm.
Plan de la ville de Besançon figurant les monuments antiques et modernes, dressé et lithographié d'après les plans de L. Rouzet, ingénieur-voyer de la ville. Trois éléments permettent de le dater vers 1880 : la synagogue, présente sur le plan, construite entre 1869 et 1871 ; en revanche la gare de la Mouillère, inaugurée en 1884, n'y figure pas, et la place de l'Abondance n'a pas encore été baptisée place de la Révolution, elle le sera en 1904. Avec liste des monuments antiques (signalés en rouge) et modernes. Bel exemplaire en coloris de l'époque.
Carte d'Auvergne.
[XVIIIe siècle]. 50,5 x 64 cm, sur une feuille de 53 x 66,5 cm.
Carte manuscrite, à l'encre noire, de l'Auvergne, délimitée en bas par Le-Puy-en-Velay, à gauche par le cours du Lot, et à droite par Vichy (de ce fait le nord sur la carte est à gauche). Y sont figurées les rivières, les montagnes et les principales villes ; les routes sont marquées en jaune ou en rouge, et les ponts par un double trait sur les rivières. L'échelle est en lieues. Traces de pliures, manque en bas à droite mais sans atteinte au texte, petits froissements dans les marges.
[DRÔME] Carte du baillage de Buis.
[fin du XVIIIe siècle]. 36 x 47,5 cm.
Belle carte manuscrite, encre brune et aquarelle, du bailliage de Buis-les-Baronnies, actuellement dans le sud du département de la Drôme. Y sont figurées les villes, les rivières et les limites du bailliage ; la ville de Buis est figurée par le dessin de sa citadelle. La carte est ornée d'un élégant cartouche de titre, surmonté de la liste alphabétique des lieux compris dans le bailliage, et d'un second titre : Parlement de Grenoble. Généralité de Grenoble. L'échelle est en lieues, le relief est marqué par de petites montagnes. Belle condition.
[HAUTE-MARNE] [Ensemble de trois plans de Poinson-lès-Grancey].
[début du XIXe siècle]. 43 x 55 cm chacune.
Trois cartes manuscrites, encre noire et aquarelle, de parties de la commune de Poinson-lès-Grancey, en Haute-Marne, à la frontière avec la Côte-d'Or. Sur le premier plan sont figurés une grande partie du village de Poinson, avec l'ancien château, ses douves et son jardin, le nouveau château dit château du haut, l'église, le cours de l'Ource, les chemins, prairies et terre cultivées. Le second plan (qui est en double exemplaire), se place à l'ouest du premier, sans être jointif. Y sont figurés quelques maisons à l'extrémité du village, une prairie entourée d'une haie et traversée par un ruisseau, et nommée Enclos de la Praye Basse, et un bois nommé la Petite Garenne. Les plans sont orientés, l'échelle est en mètres. Quelques piqûres, marges des deux plans identiques froissées avec de petites déchirures et légers manques.
[HAUTE-MARNE] [Plan d'un canton contesté entre deux parties].
1783. 24 x 34 cm.
Carte manuscrite, encre brune et aquarelle, d'une terre à la limite des communes de Rochetaillée et de Voisines, à moins de 20 km à l'ouest de Langres, en Haute-Marne. Y sont figurés un chemin, les différentes parcelles de terrain avec leurs cultures (friche, champs, prairie...), et, au centre, une terre délimitée de rouge et nommée "canton ". D'après le texte d'explication accompagnant le plan, il ressort que celui-ci a été réalisé le 21 mai 1783, pour résoudre un litige au sujet de la propriété dudit canton, situé à la limite des finages de Rochetaillée et de Voisines. Après arpentage de la pièce et consultation des habitants, les rédacteurs estiment que "d'où dérive la conséquence nécessaire que le canton dont il s'agit n'est point un communal, et que les habitans dès lors ont le droit et qualité pour le réclamer". Le plan a été réalisé le 21 mai 1783. Notre exemplaire en est une copie, faite le 13 juin de la même année, comme indiqué dans la marge basse. La carte est orientée, l'échelle est de 6 pouces pour 90 perches, le relief est marqué par des hachures. Cachet légèrement effacé de la Généralité de Dijon. Traces de pliures, marge inférieure renforcée.
[ISÈRE] Carte du baillage présidial de Grenoble.
[fin du XVIIIe siècle]. 41 x 49 cm, plus une partie mobile de 7 x 20 cm repliée en haut de la carte.
Belle carte manuscrite, encre brune et aquarelle, du bailliage de Grenoble, correspondant plus ou moins au sud-est du département de l'Isère. Y sont figurées les villes, les rivières, quelques parties boisées et les limites du bailliage ; les trois villes principales de Grenoble, Voiron et Fort Barreaux, sont figurées par le dessin de leur citadelle. La carte est ornée d'un élégant cartouche de titre. Sur la droite figure un grand cartouche donnant la liste alphabétique des lieux compris dans le bailliage. Le relief est marqué par de petites montagnes. A la fin du XVIIIe siècle, le bailliage était une unité territoriale et juridique ; le terme présidial indique que le parlement du Dauphiné, dont relève le bailliage de Grenoble, siège à Grenoble. Belle condition.
[ISÈRE] Plan des possessions du fief d'Estape, paroisse du Versou, appartenant à M.r Rolland.
[XVIIIe siècle]. En 3 feuilles jointes de 58,5 x 96 cm.
Grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, des propriétés de M. Rolland, situées sur la commune du Versoud et au lieu-dit Pruney, à une dizaine de km au nord-est de Grenoble, en Isère. Y sont figurés les routes et chemins, dont la grande route de Grenoble en Savoie par Pontcharra, qui sépare le plan en deux parties. La partie basse (ou nord-ouest), porte, à l'encre noire, le parcellaire ; les terrains appartenant à M. Rolland sont marqués d'un chiffre en rouge ; pour les autres terrains, le nom du propriétaire est indiqué. Dans la partie haute, qui correspond à une zone de forte pente, les parcelles de terrain sont aquarellées et sont constituées de vergers et de bois, ainsi que d'un petit jardin entourant un château. Une légende sur la partie gauche détaille les noms et surfaces des parcelles. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Bonne condition. Petit manque à une pliure.
Lionnois Forez.
[vers 1700]. 58 x 86 cm, sur 2 feuilles jointes.
Grande carte manuscrite à l'encre brune, d'une zone située sur la rive gauche de la Saône puis du Rhône (depuis La-Chapelle-de-Guinchay au nord jusqu'à Arras-sur-Rhône au sud), correspondant au bassin de la Loire de Monistrol-sur-Loire jusque vers Marcigny. Y sont figurées les villes et les rivières ; de petits arbres signalent les forêts. La carte n'est pas orientée mais le nord se trouve à gauche. Le relief est marqué par des hachures. Titre inscrit à l'encre au dos de la carte. Traces de pliures, petits trous sans manque à leurs jonctions, petites taches brunes.
Nouveau plan géométral de la ville de Lyon.
1789 443 x 422 mm.
Rare plan gravé de la ville de Lyon dédié aux citoyens de la ville. Il figure les projets d'aménagement et d'agrandissement des deux architectes lyonnais Jean-Antoine Morand et Antoine-Michel Perrache, concernant notamment le faubourg de la Guillotière et le quartier de Perrache. Le cartouche de titre est orné de deux blasons. À gauche du plan, dans un encadré, figure une notice historique de la ville et une description de quelques édifices publics. Très bel exemplaire.
[Plan de Fort-Louis].
[milieu du XVIIIe siècle]. 28,5 x 43 cm sur une feuille de 33 x 47 cm.
Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, du fort et de la ville de Fort-Louis, dans le Bas-Rhin, à une quinzaine de km à l'est de Haguenau. Y sont figurés les bras du Rhin avec ses bancs de sable, l'île sur laquelle Fort-Louis a été construite avec son fort carré, le plan de la ville et de ses jardins, ainsi que les fortifications les protégeant, le pont vers la rive gauche et le fort d'Alsace qui le garde, les chemins, jardins et zones cultivées. Fort-Louis est l'une des dix villes créées par Vauban. Sa construction fut décidée en 1686 pour surveiller le Rhin en aval de Strasbourg et protéger cette ville conquise en 1681. Elle fut construite sur une île du Rhin et pourvue de deux forts de protection sur chacune des deux rives du fleuve. À l'issue de la guerre de la ligue d'Augsbourg (1688-1697), le traité de Ryswick laissa l'Alsace à Louis XIV, mais ce dernier dut rendre ses conquêtes sur la rive droite du Rhin et démanteler le fort de Fort-Louis se trouvant sur cette rive. Ce qui explique que l'on ne voit qu'un seul fort, celui de la rive gauche, sur notre dessin. Le cartouche en bas à gauche a été laissé en blanc. Trace de pliure avec de petits froissements et brunissures près de cette dernière, petites déchirures sans manque au milieu du dessin et dans la marge inférieure.
Plan de la partie méridionale de la ville de Thiers.
[vers 1780]. 53 x 70,5 cm.
Grande et belle carte manuscrite, à l'encre brune et lavis d'aquarelle, du quartier de l'abbaye, au sud de la ville de Thiers. Y sont figurés la rivière de la Durolle ainsi qu'une île, les rues de l'abbaye (actuelle rue du Moutier), de la Mallorie et du Pavet (correspondant aux rues actuelles de Gambetta et de Rouget-de-L'Isle), un pont sur la Durolle dit du Moutier, l'église, le château et le moulin de l'abbaye, les toits des bâtiments et le tracé des jardins. Un trait rouge, avec deux tours, symbolise la partie du mur de la ville visible sur le plan, et un trait jaune montre la limite entre les justices de la baronnie et celles de l'abbaye de Thiers. Des lettres sur le plan renvoient à une légende dans laquelle on apprend qu'il ne s'est pas vendu de blé dans la halle du même nom (située côté ville), depuis "un arrest du Conseil Supérieur de Clermont qui fait défense à M.de la comtesse de Béthune de faire percevoir la leyde dans la Justice du Moutier", et que les grains sont vendus sur une place (côté Moustier) "depuis la fin de l'année 1774 ou le commencement de l'année 1775". La leyde était un impôt levé sur les marchandises vendues sur les marchés et due par les marchands forains ou étrangers à la ville. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Traces de pliures avec de petits trous à leurs croisements, petites taches et déchirures dans les marges, sans atteinte au dessin.
[SAÔNE-et-LOIRE] Carte de l'arrondissement de Chalon.
[vers 1850]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 69 x 102,5 cm ; sous étui de papier marbré bordeaux, étiquette de titre de papier vert.
Belle et grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de l'arrondissement de Chalon-sur-Saône, sous-préfecture du département de Saône-et-Loire. Y sont figurées la Saône et ses affluents, le canal du Centre, les routes et les chemins, les villes, bourgs et villages, mais pas le chemin de fer. Celui-ci étant arrivé à Chalon en 1851 (depuis Paris via Dijon), la carte à dû être réalisée peu de temps avant. Les limites des cantons sont rehaussées à l'aquarelle. Légende dans un cartouche à droite de la carte, contenant les symboles utilisés pour les routes nationales et départementales, les chemins classés ou en projet, les cours d'eau, etc. Belle condition. Toile au dos de la carte brunie avec de petites taches blanches. Coins et dos de l'étui frottés.
Site de la ville de Remiremont.
[vers 1800]. 24 x 38 cm environ.
Aquarelle sur papier montrant la ville de Remiremont vue depuis le nord-ouest, inscrite dans un encadrement noir. La ville apparaît en contrebas, dominée par la silhouette de l'abbatiale Saint-Pierre. Sur la droite figure un chemin au pied d'une pente escarpée, sur lequel se trouve un cocher et un attelage de six chevaux, sans que l'on puisse voir la voiture qu'il conduit. À gauche se trouvent quelques maisons dans un relief accidenté, et, au premier plan, le dessinateur s'est représenté assis sur un siège et crayon en main. Il est accompagné de deux hommes dont l'un regarde la ville avec une lunette. Titre inscrit au bas du dessin. Piqûres et traces brunes à gauche et dans le ciel.
[GRENOBLE] Grenoble, ville capitale de Dauphiné et siège de Parlement.
[circa 1690]. 212 x 312 mm.
Ravissant panorama de la vieille ville de Grenoble, gravé et publié par Pierre Aveline vers 1690. La vue est prise depuis l'ouest et montre au premier plan un grand espace planté d'arbres, nommé Nouveau Cours, puis les fortifications de la ville avec ses bastions, le couvent des Jacobins sur la droite, et sur la gauche, l'une des deux portes d'entrée de la ville, la porte Treney, ou Romanan Ionian. Cette porte, qui portera les noms de porte Jovia, porte Romaine, porte Jupiter et porte Traine, fut, avec la porte Herculea ou porte Viennoise, l’une des deux portes qui seront érigées au moment de la construction de l’enceinte romaine au IIIe siècle, entre 286 et 292. Au bas de la vue se trouvent 12 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : porte de la Perrière, porte flanquée de deux tours située sur la rive droite de l’Isère, détruite après la construction de la porte de France en 1620 ; la rivière d'Isère ; les queis (?) ; le Palais, ou ancien palais du Parlement du Dauphiné jusqu'en 1790, et ancien palais de justice de Grenoble ; l'église Saint-André ; les Cordeliers ; l'Évêché ; la porte Treney, ou Romanan Ionian ; Melan ou Meylan, commune située à l'est de la ville ; la cathédrale Notre-Dame ; Sainte-Claire, couvent fondé en 1342 et démoli en 1819 lors de la création de la place Sainte-Claire ; et le couvent des Jacobins. Sur l'Isère, on peut voir le pont Saint-Laurent, construit au XIe siècle par Saint Hugues. Graveur, éditeur et marchand d'estampes, Pierre Aveline (1656-1722) fut l'élève d'Adam Perelle. Parfois appelé Aveline le vieux pour le distinguer de son fils Pierre Alexandre, également graveur, il se spécialisa dans la gravure à l'eau-forte et au burin de vues topographiques de villes françaises et étrangères. En 1685, il obtint un privilège royal de dix ans l'autorisant à reproduire les maisons royales. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque avec rehauts d'or.
Évêché de Dijon.
Dijon, F. Desventes, 1746. 438 x 613 mm.
Rare carte de l'évêché de Dijon Carte figurant l'évêché de Dijon, dressée par Nicolas Bailleul et dédiée à Claude Bouhier, évêque de la ville. Les villes principales comme Dijon, Gray ou Auxonne sont figurées par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge. La carte est ornée d'un magnifique cartouche décoré en tête des armoiries du dédicataire et d'objets évoquant sa fonction. Avec table alphabétique des lieux. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.
Carte géologique du département de la Haute-Marne, exécutée sous les auspices du Conseil Général par MM. E. Royer et J. Barotte, membres de la Société Géologique de France, et publiée de 1859 à 1863 sous l'administration de MM. Girard de Villesaison et Rostan d'Ancezune, Préfets.
Nancy, Wiener Aîné Fils, 1859-1863. En six feuilles coupées en sections et montées sur toile brune, pouvant être jointes pour former une carte d'environ 1,72 x 1,63 m ; étiquette de l'éditeur Wiener Aîné Fils, papetier à Nancy, au dos de chaque carte ; sous emboîtage in-4 de papier marbré de l'époque.
Très rare carte monumentale lithographiée en couleurs, figurant la géologie du département de la Haute-Marne. Elle a été dressée par Ernest Royer et Jules Barotte, membres de la Société Géologique de France, fondée en 1830. Les formations sont identifiées à l'aide d'un système de couleurs : terrain moderne, terrain quaternaire, terrain secondaire, terrain ancien et accidents géologiques. Un encadré intitulé Signes industriels permet de repérer les souces minérales, les mines de fer, les exploitations de sable siliceux, les carrières de calcaire, les tuileries ou encore les usines travaillant le fer et l'acier. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Dufrénoy et de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. La carte géologique de la Haute-Marne fut réalisée grâce à la collection de minéraux et de fossiles que Jules Barotte rassembla lors de ses travaux dans le département. À notre connaissance, la carte de Barotte et Royer est la seconde carte géologique du département de la Haute-Marne à avoir été publiée. Elle est basée sur la première, réalisée par A. Duhamel, et publiée dès 1856. Cartes en très bonne condition, coloris très frais. Salissures et rousseurs légères au niveau du titre et des encadrés. Emboîtage usagé.
[GRENOBLE] Carte du diocèse de Grenoble.
Paris, chés l'auteur, 1741. 513 x 636 mm.
"La Carte du diocèse de Grenoble, si elle n'a pas été élaborée sur le terrain, aurait utilisé des cartes "levées sur les lieux", ce qui lui donne une certaine authenticité" (Pelletier et Ozanne, p. 167, fig. 96). Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Tooley Revised Edition, tome 1, p. 104.
Plan de Strasbourg, ville capitale de la province d'Alsace.
Paris, Mr. de Beaurin, 1741. 263 x 338 mm.
Plan figurant la ville de Strasbourg, gravé par Charles Inselin, orné d'un cartouche de titre décoré d'attributs militaires. Le plan montre les fortifications de la ville, ainsi que la citadelle et les forts de Kehl, du Rhin et les fort des Isles. Avec liste de 10 légendes. Le chevalier de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Très bel exemplaire.
[DIJON] Nouveau plan de la ville et des environs de Dijon.
Paris, Sieur Desnos, 1790. En 15 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 534 x 712 mm.
Superbe plan gravé de la ville de Dijon, levé sur les lieux par Martin de Noinville, architecte et ingénieur du roi, et inspecteur des ouvrages publics de la ville de Dijon. Il a été revu et corrigé par André Gambu, arpenteur juré du roi pour les Eaux et Forêts de Dijon, sur celui levé par Antoine Mikel, puis corrigé et augmenté en 1770 par Jean de Beaurain, géographe du roi. Il est orné d’un cartouche de titre aux armes du dédicataire Louis-Henri de Bourbon, d’une vue générale de la ville dessinée sur les lieux par André Gambu, d’une carte des environs, d’un plan du château et du parc de la Colombière, et de deux grands cartouches contenant un historique de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Bonnamas, Les anciens plans de Dijon, 1909, pp. 86-92.
[DAUPHINÉ] Carte et description générale de Dauphiné avec les confins des pais et provinces voisines.
Amsterdam [Johannes Janssonius, 1631-1633]. 372 x 490 mm.
Belle carte du Dauphiné, exécutée par Henricus Hondius d'après la carte dressée par Jean de Beins, et issue du Theatrum Universæ Galliæ, publié à Amsterdam entre 1631 et 1633 par Johannes Jansson. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant la dédicace de Jean de Beins au roi Louis XIII, d'un cartouche contenant l'échelle des distances, et des blasons du Dauphiné et de la Savoie, placés directement sur la carte. Verso blanc. Considérée comme la véritable première carte du Dauphiné, la carte de Jean de Beins est fondamentale pour la cartographie imprimée de cette région. Dressée en 1617, elle parut pour la première fois en 1622 dans le Théâtre Géographique de Jean Leclerc, et sera largement diffusée jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Nommé en 1607 géographe et ingénieur du roi pour le Dauphiné et la Bresse, Jean de Beins participa activement aux travaux de défense des frontières du royaume sous les règnes de Henri IV et de Louis XIII. Bel exemplaire. Mille, p. 107 ; Aliprandi, II, p. 30, 97.1 ; Van der Krogt, Koeman's Atlantes Neerlandici, 4750:1A.
[EMBRUN] Pourtraict de la ville d'Ambrun - La ville d'Ambrun en Dauphiné.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 290 x 354 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville d'Embrun, dans la région historique du Dauphiné et le département des Hautes-Alpes. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Texte français au dos. Il est décoré d'une superbe frise de style Renaissance, ornée de chimères, d'animaux fantastiques, d'angelots, de vases, de guirlandes de fleurs, d'une gueule de monstre marin couronnée des tours crénelées que l'on retrouve sur le blason de la ville, et des monogrammes de Nicolas Chesneau, l'éditeur, et de Michel Sonnius, l'imprimeur. Au bas de la vue se trouvent 17 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : l'église métropolitaine de Notre-Dame ; l'Archevêché ; le Jardin de l'Archevêché ; les églises paroissiales Saint-Marcellin, Saint-Pierre, Saint-Donat, Saint-Hilaire, Saint-Vincent et Sainte-Cécile ; le Couvent des Cordeliers ; la Tour Brune et la Prison de l'Archevêque ; la Tour de l'Horloge et la Maison du Chapitre (Chanonges) ; la tour du Palais, siège du baillage ; la place du Palais ; la Roche ou Roc d'Embrun sur lequel est située la moitié de la ville ; la prairie entre la Roche et la rivière ; et la rivière Durance. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 50.
[NEVERS] Le vray portraict de la ville, & chasteau de Nevers.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 273 x 338 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Nevers, dans la région historique du Nivernais et le département de la Nièvre. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. La vue, prise depuis le sud et la rive gauche de la Loire, est accompagnée de 40 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville, notamment : l'église cathédrale ou cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers ; le château, ou Palais ducal de Nevers ; la tour de l'Horloge ; les abbayes et prieurés ; les paroisses ; la porte et pont de Loire ; la porte, pont et ravelin (ouvrage en forme d'éperon couvrant un pont ou une porte) de Crone ou du Croux ; la porte et ravelin des Artilliers ou Ardilliers ; la porte de la Barre ; la porte et pont de Nièvre ; la porte Saint Nicolas et le pont Chireau ; le pont Madame ; les Pastoreaux ou Pâtureaux ; le faubourg de Moësse ou Mouësse ; les rivières de Loire et de Niepure ou Nièvre ; la chapelle de Notre Dame du bout du pont (pont de Loire) ; les fontaines ; le marché au bled ; la chapelle Saint Sébastien ; le collège ; la Chambre des comtes où sont les prisons de Monsieur ; les vignobles de Montapin, Fondraux et Saulay ; et la chapelle de Saint Benin. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 23.
[ROMANS-sur-ISÈRE] Le vray portraict de la ville et cité de Romans - La ville de Romans en Dauphiné.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 280 x 354 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Romans-en-Isère, dans la région historique du Dauphiné et le département de la Drôme. Attribué au graveur Raymond Rancurel, il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. Il est décoré d'un cartouche de titre flanqué des armoiries du Dauphiné et de la ville de Romans-sur-Isère. Au bas de la vue se trouvent 23 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : les cinq portes de la ville (du Pont, Saint-Nicolas, Jacquemarc, de Clerieu, de Chapelier) ; l'hôpital ; la Tour de l'Horloge ou tour Jacquemart ; la Maison de Ville, actuelle mairie ; le Collège, premier collège de Romans qui était situé rue des Vieilles Écoles ; la Grand place du Marché, renommée place de la Liberté à la Révolution, puis place de la République en 1884, et enfin place Maurice Faure en 1920 ; la place de la Boverie, où se tenait le marché aux bœufs, aujourd'hui renommée place Ancienne Bouverie ; la place du font, couverte, aujourd'hui renommée place Fontaine Couverte ; les Vieux Terraulx, à l'emplacement de l'actuelle avenue Gambetta ; la rivière de l'Isère ; la rivière de la Presle, actuelle rivière Savasse ; mais aussi les nombreux monuments ruinés comme les églises Saint-Bernard ou Saint-Barnard, Saint-Nicolas, Saint-Roman, Sainte-Foy, Saint-Rus, et les Cordeliers. La légende portant la lettre L donne le nom de Nostre Dame sur le pont. Il s'agit de la chapelle Notre-Dame-du-Pont sur le pont Vieux. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 48.
[VALENCE] Le vray portraict de la ville et cité de Valence - La cité de Valence en Dauphiné.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 290 x 367 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Valence, dans la région historique du Dauphiné et le département de la Drôme. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. Il est décoré d'un cartouche de titre flanqué des armoiries du Dauphiné et de la ville de Valence. Au bas de la vue se trouvent 28 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : les six portes de la ville (Saunière, Saint-Félix, Tourdéon, du Bourg, du Port et de Pontpery ou Pompéry) ; le Palais du roi ; l'Évêché ; la Maison de Ville, actuelle mairie ; le Collège royal ; la Tour de l'Horloge ; les places aux Clercs, de la Pierre, du Roolle et Saint-Jean ; le Rhône ; mais aussi les nombreux monuments ruinés comme les églises Saint-Apollinard, Saint-Jean, Saint-Jacques ou Notre-Dame de la Ronde, les couvents des Cordeliers et des Jacobins, et la Magdelaine. L'auteur a même représenté le gibet de la ville, entre les églises Saint-Apollinard et Notre-Dame de la Ronde. Au-dessus de la porte de Pompéry, on peut voir le bac à traille enjambant le Rhône. Un bac à traille ou bac à chaîne est un type d'embarcation utilisé pour traverser un cours d'eau, qui se déplace le long d'un câble (la traille) tendu entre deux mâts ou deux tours situés sur chaque rive. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 49.
[ABBAYE de HAUTECOMBE] Abbaye de Haute-Combe, sur le Lac du Bourget, près d'Aix-les-Bains. (Dép.t de la Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 257 x 327 mm.
Belle vue de l'abbaye royale d'Hautecombe, située à Saint-Pierre-de-Curtille, sur les rives du Lac du Bourget, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 200, n°861.
[CHAMBÉRY] Chambéry. Vue générale prise de Lémenc. (Dép.t de la Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 259 x 313 mm.
Superbe vue générale de la ville de Chambéry, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Félix Benoist. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. La vue est prise depuis la colline de Lémenc, avec au premier plan sur la gauche, surplombant la ville, la Chapelle du Calvaire. Au loin, on aperçoit le massif de la Chartreuse. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 532, n°2223.
[CHAMBÉRY] Château de Chambéry. (Dép.t de la Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 248 x 319 mm.
Belle vue du château des Ducs de Savoie ou château de Chambéry, sous la neige. Elle a été dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Félix Benoist. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Construit au XIe siècle, le château de Chambéry fut jusqu'en 1565, le siège de la maison de Savoie. Il abrite aujourd'hui la Préfecture de la Savoie, le conseil départemental et l'Académie de Savoie. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 532, n°2223.
[LES ÉCHELLES] Les Échelles, près Chambéry. (Dép.t de la Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 262 x 310 mm.
Belle vue du village des Échelles, situé au bord de la rivière Guiers, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Eugène Cicéri. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 426, n°1844.
[MONT-BLANC] Le Mont Blanc et la chaîne des Aiguilles Rouges. Vue prise du sommet du Buet. (Dép.t de la H.te Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 263 x 312 mm.
Belle vue du massif du Mont-Blanc, dans le département de Haute-Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Léon Sabatier. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. La vue est prise depuis le sommet du Mont Buet, sur lequel se tient un groupe d'alpinistes, notamment une femme en robe à crinoline, accompagnés de leurs guides. Au premier plan figure le massif des Aiguilles Rouges, en arrière-plan, le massif du Mont-Blanc. Bel exemplaire.
[MONTMÉLIAN] Montmélian. Vue prise de la rive gauche de l'Isère. (Dép.t de la Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 249 x 312 mm.
Belle vue de la ville de Montmélian, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Louis-Julien Jacottet. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Rousseurs légères. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 544, n°2264.
[SAINT-GERVAIS-les-BAINS] Bains de S.t Gervais. (Dép.t de la H.te Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 255 x 333 mm.
Belle vue de la station thermale de Saint-Gervais-les-Bains en Haute-Savoie, dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Eugène Cicéri. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 91, n°366.
[SAINT-JEAN-de-MAURIENNE] Saint Jean-de-Maurienne. (Dép.t de la Savoie).
Nantes, Charpentier, [1864]. 247 x 307 mm.
Belle vue de Saint-Jean-de-Maurienne, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Louis-Julien Jacottet. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 426, n°1844.
Gouvernement général du Lyonnois.
Amsterdam, [circa 1660]. 410 x 572 mm.
Carte du Lyonnais et des régions voisines, ornée d'un cartouche de titre décoré des armes de l'Auvergne, du Bourbonnais, du Lyonnais et de la France. Verso blanc. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Koeman, 4800:2B.
[SAVOIE/RUMILLY] Rumiliacum vulgo Rumilly.
[Amsterdam, 1682]. 457 x 575 mm.
Belle vue cavalière de la ville de Rumilly en Haute-Savoie, issue du spectaculaire Theatrum Sabaudiæ de Johannes Blaeu. État 1. Elle est ornée des armoiries du duché de Savoie portées par trois anges et d'un cartouche contenant 14 légendes des lieux principaux en latin, décoré des armoiries de la ville. Au bas du cartouche figurent les initiales du graveur, IR pour Johannes de Ram. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Restes de bande adhésive au dos. Koeman, 3798.
[CHAMPAGNE] Champagne latine Campania, comitatus.
Amsterdam, [1643-1650]. 379 x 497 mm.
Belle carte figurant le comté de Champagne, issue de l'édition française du Theatrum Orbis Terrarum ou Théâtre du Monde, atlas publié par Willem Blaeu, le plus célèbre des cartographes hollandais de son époque. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré de deux anges et des armoiries de la Champagne, et d'un cartouche contenant l'échelle, décoré de deux anges étudiant un globe. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman's Atlantes Neerlandici, 4200:2.
[DIJON] Description de la ville de Dijon siège du Parlement de Bourgongne.
[Paris, Jean Boisseau, 1647]. En deux feuilles jointes formant un panorama de 267 x 712 mm.
Très rare vue panoramique de la vieille ville de Dijon, préfecture du département de la Côte-d'Or. Elle est issue de la seule et unique édition du Théâtre des Citez de Jean Boisseau, publiée entre 1642 et 1648. État non daté et sans la mention de l'auteur. La vue, prise depuis le sud, est décorée des armoiries de la ville. Dans la partie basse se trouvent 23 légendes renvoyant aux lieux et bâtiments majeurs de la ville : l'abbaye Saint-Bénigne ; la Grosse Tour, ou tour Philippe le Bon, construite entre 1450 et 1460 sous Philippe le Bon, duc de Bourgogne de 1419 à 1467 ; la Sainte-Chapelle, chapelle particulière des ducs de Bourgogne, détruite en 1802 ; les couvents des Jacobins, des Cordeliers, des Minimes et des Capucins ; le Palais, ou Palais des Ducs et des États de Bourgogne ; les portes Saint-Nicolas, Saint-Pierre, Saint-Guillaume et d'Ostière, ou porte d'Ouche ; le Vieux Collège ou collège des Martinots, fondé en 1531 rue des Béliots, aujourd’hui rue du Vieux-Collège ; le Petit Clervaut ou Petit-Clairvaux, cellier cistercien fondé par l'Abbaye de Clairvaux au XIIIe siècle ; les églises Saint Pierre, Saint Michel, Saint Philibert, Notre Dame et Saint Nicolas, dont il ne subsiste aujourd'hui que le beffroi ou Tour Saint-Nicolas ; la Chambre des Comptes, disparue en 1791 ; le fort Hercule, sur lequel nous n'avons rien trouvé ; Marimont, ou cellier de Morimont, construit au XIIIe siècle ; le siège du bailliage de Dijon ; et l'hôpital. Hors les murs de la cité, on peut voir le village de Talcuit ou Talant ; la fontaine où naquit Saint Bernard, ou Fontaine-lès-Dijon, lieu de naissance de Saint Bernard en 1090 ; le Jeu de l'Arquebuse, terrain qui servait de champ d'exercices aux arquebusiers, aujourd'hui occupé par le Jardin Botanique de l'Arquebuse ; le cloître et le clos des Chartreux ; le prieuré de Larey ou Larrey ; l'hôpital des pestiférés, ou Hôpital du Saint-Esprit ; le pont aux Chèvres, actuelle place du 1er Mai ; et le faubourg Saint Michel. Jean Boisseau fut géographe et généalogiste français. Son Théâtre des Citez est l'un des plus rares recueils de vues français, dont les planches sont le plus souvent conservées à l'état isolé. Entamé en 1642 et achevé en 1648, le recueil complet contient 56 vues, dont 28 sur la France et 28 sur l'étranger. Ce fut la seule édition publiée. Très bon exemplaire. Restauration à une ancienne pliure, avec perte d'une lettre aux légendes K à M. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BOISSEAU I, 21.
Bourbonnois.
[circa 1700]. 552 x 792 mm.
Carte manuscrite sur papier à l'encre noire de la province du Bourbonnais, correspondant approximativement à l'actuel territoire du département de l'Allier. La zone figurant sur la carte est délimitée au nord par Bourbon-l'Archambault, au sud par Thiers, à l'ouest par Mozon et à l'est par Roanne. Y sont figurés la Loire entre Roanne et Diou et ses affluents de la rive gauche, l'Allier entre Maringues et Moulins et ses affluents, une partie du bassin du Cher, les villes et villages et les bois. L'orthographe de nombreux lieux est approximative, par exemple Heuriet pour Huriel, Archenac pour Archignat, Guizainnes pour Quinssaines, qui sont trois communes à l'ouest de Montluçon. Sous plusieurs localités figure un chiffre qui pourrait être le nombre de feux. Froissement du papier au niveau de la pliure centrale, traces brunes dans les marges, replié.
[MEURTHE-et-MOSELLE] Carte géologique et agronomique du département de Meurthe-et-Moselle.
1882. En 32 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 1,14 x 1,44 m.
Très rare carte monumentale lithographiée en couleurs, figurant la géologie et l'agronomie du département de Meurthe-et-Moselle, dressée par l'ingénieur des Mines Alfred Braconnier, et publiée en 1882. La carte a été formée par l'assemblage des cartes de Charles Reverchon, ingénieur en chef des Mines du département de la Meurthe, et de Jules Levallois, ingénieur en chef des Mines du département de la Moselle. L'auteur a apporté des corrections à ces deux cartes, provenant principalement de l'étude plus complète de certaines failles. Il a également établi quelques subdivisions supplémentaires afin de distinguer les variétés de calcaire qui donnent de la pierre de taille et de bien préciser le régime des eaux souterraines. Vingt-six couleurs identifient les terrains selon leur composition minéralogique : basalte, grès, calcaires et argiles. Ces mêmes couleurs sont hachurées pour distinguer les étages géologiques. Les gisements de sel et de fer sont également marqués, ainsi que les failles et les limites des terrains. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Dufrénoy et de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. Bel exemplaire, toile déchirée à une intersection. Favier, Catalogue des livres et documents imprimés du Fonds lorrain de la Bibliothèque municipale de Nancy, 1898, p. 506, 8406.
[BAR-le-DUC] Description de la ville de Bar faicte l'an 1617.
[Cologne, 1618]. 438 x 347 mm.
Très belle vue cavalière de la ville de Bar-le-Duc dans le département de la Meuse, issue de la sixième et dernière partie de l'édition latine du Civitates Orbis Terrarum, publiée en 1618. État 1 sur 2. Le second état de cette vue porte comme titre La ville de Bar. Texte latin au verso. Elle est décorée en haut à gauche des armoiries de la ville et du duché de Bar, dont elle était la capitale. La ville est observée depuis le nord-est et le chemin de Saint-Mihiel. En bas à gauche se trouve un cartouche contenant 41 légendes en latin pour les lieux et bâtiments majeurs de la ville : la Ville-Haute ; les collégiales Saint-Pierre et Sainte-Marie ; la place publique, devenue la place de la Halle, et le marché ; l'hôtel de ville ; la porte au Bois ou porte Saint Dizier ; la porte de l'Armurier ; la citadelle avec son jardin et son puits ; la Cour des Comptes ; le chemin conduisant à la Ville Basse ; le collège ou Collège Gilles-de-Trèves, fondé en 1582 ; le Bourg ; l'Hôtel-Dieu ; la commanderie de Saint-Antoine ; les écuries ; la Ville Neuve ; le couvent de Sainte-Claire ; l'abbaye de Saint-Antoine ; l'Entre-Deux-Ponts ; la rivière d'Ornain et son canal de dérivation ; la paroisse et prieuré Notre-Dame avec son jardin ; la porte du Bourg ; le Collège des Capucins ; le chemin de Vitry et de Châlons, et le chemin de Saint-Aubin et de Toul ; la rue de Véel ; la porte Phelepin ; les jardins du plaisir ; la vieille porte du Bourg ; la Maison du Jeu de Paume ; le promptuaria ou magasin servant à entreposer des marchandises ; et les prisons. Le Civitates Orbis Terrarum est le tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette œuvre monumentale qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Hogenberg. Très bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque, très frais. Une déchirure anciennement restaurée. Van der Krogt, Koeman's Atlantes Neerlandici, Volume IV-21, 2010, 388.
[STRASBOURG] Argentoratum - Strassburg.
[Cologne, 1620]. 339 x 425 mm pour le plan, et 214 x 384 mm pour la vue contrecollée au dos.
Belle vue cavalière de la vieille ville de Strasbourg, dessinée par Abraham Hogenberg, qui succéda à son père, Frans Hogenberg, à sa mort en 1590. Elle est issue de la première partie de l'édition française du Civitates Orbis Terrarum, publiée en 1620. État 3 sur 4. Texte français au verso. Cette vue de Strasbourg, ou Argentoratum, de son nom latin désignant le camp romain fondé vers 12 av. J.-C., s’inspire du plan de Sebastian Münster de 1550, lui-même inspiré du plan réalisé par Conrad Morant entre 1547 et 1548, considéré comme le premier véritable plan de Strasbourg, dont l'unique exemplaire est conservé au Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg. La ville est observée depuis la tour nord de la cathédrale Notre-Dame, là où s’était installé Conrad Morant pour réaliser son plan. La vue est orientée au sud. Tout autour de la vieille ville, on peut voir les fortifications et les sept portes historiques : la Cronenburger Thor ou Porte Cronenbourg, la Steinstrasser Thor ou Porte de la Rue aux Pierres, la Schiessereien Thor, dont nous n'avons pas retrouvé le nom français, la Neue Thor ou Nouvelle Porte, la Metzger Thor ou Porte des Bouchers, la Spital Thor ou Porte de l'Hôpital, et la Elsbetter Thor ou Porte des Elsbetter. À l'intérieur de la ville, seul est mentionné la Pfals. Le bâtiment de la Pfalz, situé place Gutenberg et aujourd'hui disparu, fut le premier Hôtel de Ville de Strasbourg, et le siège du gouvernement de 1321 à sa destruction en 1780. Au nord de la Pfalz, on peut voir l'enceinte du Marché aux grains. Près du Marché aux grains se trouve le gibet. À l'ouest de la ville figurent la Tour des Pêcheurs ou Fisscher Torn, et le couvent Saint-Claire. Près de la cathédrale figure un texte en latin sur l'histoire de sa construction, illustré de deux personnages. Le plan est décoré des armoiries de l'Alsace et de Strasbourg, et de deux personnages dans le coin inférieur droit. Au bas du texte imprimé au dos se trouve une note de 4 lignes manuscrites à l'encre, probablement de l'époque : « Othon 1. dit le Grand [Otton Ier, empereur du Saint-Empire] etant en guerre avec Hugues C.e de Paris [Hugues le Grand, comte de Paris] qui retenoit prisonier louis d'outremer [Louis IV d'Outremer] son beaufrere, cet emp.r venant en France prit Strasbourg & y fit un chemin si large, que l'on croit que c'est de là que cette ville a pris le nom quelle porte aujourdhuy : car Strasse signifie rue, & bourg, ville, ou village ». Il existe une autre version de ce plan contenant un plus grand nombre de légendes à l'intérieur de la ville. On joint, contrecollé au dos, un panorama fin XVIIe-début XVIIIe de Strasbourg, aquarellé à l'époque (214 x 384 mm). Le Civitates Orbis Terrarum est le tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette œuvre monumentale qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Hogenberg. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pour la vue au dos, rousseurs, une déchirure de quelques cm et petite galerie de ver dans la marge supérieure. Van der Krogt, Koeman's Atlantes Neerlandici, 1997, 4169.
[BESANÇON] Vesontio Sequanorum Gallis Besanson Germanis Byzantz.
[Cologne, 1575]. 353 x 493 mm.
Superbe vue figurant la ville de Besançon avec ses remparts en 1575, issue de la seconde partie du Civitates Orbis Terrarum. Elle est ornée des armoiries de la Franche-Comté et de la ville de Besançon, de trois personnages placés dans le coin inférieur droit, et de deux médaillons, l'un contenant un heaume et un éléphant avec la devise "recto clavo", l'autre une cigogne avec l'anagramme ST UELLEM pour Metellus. Né en 1510 à Poligny dans le comté de Bourgogne, Johannes Metellus ou Jean Matal, était un jurisconsulte, poète, cartographe, géographe, historien et érudit franc-comtois. Cette vue de Besançon lui est attribuée. Au premier plan de la ville, on peut voir le plus ancien pont de Besançon franchissant le Doubs, surmonté de constructions et nommé simplement Pons, aujourd'hui Pont Battant. Dans une rue partant du Pont Battant figure la mention "Locus supplicii reorum" ou lieu où étaient punis les coupables. Les portes et les églises sont nommées. Le nord est placé à gauche du plan. Texte descriptif en français au dos. Le Civitates Orbis Terrarum est le tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette oeuvre monumentale qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Hogenberg. Texte latin au verso. Bel exemplaire. Koeman, 473.
[LYON] Lugdunum.
[Cologne, 1572]. 355 x 495 mm.
Très belle vue de Lyon issue de la première partie du Civitates Orbis Terrarum. Elle est dérivée du grand plan scénographique en 25 feuilles réalisé vers 1550, mettant en scène la cité lyonnaise sous la Renaissance avec tous les édifices en perspective. Elle est ornée de deux cartouches contenant des textes à la gloire de Lyon, et d'un couple en costume d'époque dont la femme joue de la mandoline. La plupart des bâtiments et lieux sont nommés : La Rigaudière, Les Célestins, l'Hôtel Dieu, la rue de la Grenette, la place du Vin, le marché au porceux, le pont de Saône, aujourd'hui disparu, ou encore le pont de Rosne (Rhône) renommé pont de la Guillotière en 1958. Le nord est situé à droite du plan. Le Civitates Orbis Terrarum est le tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette oeuvre monumentale qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Hogenberg. Texte latin au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman, 2525.
[HAUTE-MARNE] Département de la Haute Marne, ci-devant partie de la Champagne et de la Lorraine.
[Paris, Brion, 1792]. 173 x 219 mm.
L'une des toutes premières cartes du département de la Haute-Marne, dressée par Louis Brion de La Tour pour le Voyage dans les départemens de la France, premier ouvrage de description de la France par départements, deux ans après leur création, et publié entre 1792 et 1803. À sa création le 28 janvier 1790, le département de la Haute-Marne fut divisé en 3 arrondissements. Il occupait une surface de 315 lieues quarrées (1 lieue carrée = 15 km2), et comptait 223 000 habitants. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
Plan de la ville de Toul.
1745. 302 x 436 cm.
Joli plan de la ville de Toul en Lorraine, par Didier Bugnon, géographe du duc de Lorraine, issu de l'Histoire de Lorraine de Dom Calmet. Il est orné des armoiries de la ville et accompagné de 59 légendes pour les églises, chapelles, places et lieux importants. Le nord est placé à droite du plan. Petits trous de ver dans la marge inférieure, sinon bel exemplaire.
Plan des villes et citadelle, de Nancy.
1745. 326 x 496 cm.
Beau plan détaillé de la ville de Nancy, par Didier Bugnon, géographe du duc de Lorraine, issu de l'Histoire de Lorraine de Dom Calmet. Il est accompagné de 133 légendes pour les ouvrages de fortification, les églises, places, hôtels et bâtiments principaux de la ville. Le nord est placé au bas de la carte. Deux petits trous de ver dans la marge inférieure, marge droite coupée au cadre.
[BAR-LE-DUC] Plan des villes château bourg et faubourgs de Bar Le Duc.
[Nancy, 1728]. 294 x 391 mm.
Beau plan de la ville de Bar-Le-Duc en Lorraine, dressé pour l'Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine d'Augustin Calmet, publiée à Nancy en 1728. Il est orné des armoiries de la ville et d'une rose des vents, et accompagné d'une table de 52 renvois. Bel exemplaire aquarellé.
[AUXERRE] Carte de Cassini. Feuille n°47/24. Auxerre.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 592 x 930 mm ; étiquette au dos portant le titre "Auxerre" et le numéro en manuscrit.
Feuille n°46/6 de la carte de Cassini, couvrant la région d'Auxerre dans l'Yonne. Elle s'étend au nord jusqu'à Malay-le-Petit (appelée Mallay le Roy), au sud jusqu'à Saint-Bris-le-Vineux (appelée St Prix), à l'ouest jusqu'à Château-Renard (Loiret), et à l'est jusqu'à Bernouil. Les villes principales comme Auxerre, Chablis, Joigny ou Courtenay, sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[AUXERRE] Carte de Cassini. Feuille n°47/9.J. Auxerre.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 595 x 923 mm ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Charles Picquet ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°47/9.J de la carte de Cassini, couvrant la région d'Auxerre dans le département de l'Yonne. Elle a été levée en 1758. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Mallay le Roy, aujourd'hui Malay-le-Petit, au sud jusqu'à St Prix, aujourd'hui Saint-Bris-le-Vineux, à l'ouest jusqu'à Château-Renard (Loiret), et à l'est jusqu'à Bernouil. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[BARRAUX] Carte de Cassini. Feuille n°150/137. Barraux.
[Paris, 1756-1789]. En 23 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 618 x 918 mm ; étiquette au dos portant le titre "Barraux" et le numéro en manuscrit, onglet de soie renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°150/137 de la carte de Cassini, couvrant la région de Barraux dans le département de l'Isère. Elle s'étend au nord jusqu'à Chapareillan, au sud jusqu'à Le Bourg-d'Oisans (orthographiée Le Bourg d'Oysans), à l'ouest jusqu'à Montbonnot-Saint-Martin (appelée St Martin de Misère), et à l'est jusqu'à Saint-Jean-d'Arves (Savoie). Les villes principales comme Barraux, Allevard, Goncelin, Theys, Lancey ou Domène (orthographiée Domeine), sont signalées à l'aquarelle rouge. Près de la ville de Barraux figure le Fort Barraux. Situé à la frontière du Dauphiné et de la Savoie, le Fort Barraux est le plus ancien fort bastionné de France, construit à la fin du XVIe siècle sur ordre de Charles-Emmanuel de Savoie. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel et rare exemplaire finement colorié à l'époque.
[BARRAUX] Carte de Cassini. Feuille n°150/15.M. Barraux.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 619 x 926 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°150/15.M de la carte de Cassini, couvrant la région de Barraux dans le département de l'Isère. Elle a été levée entre 1776 et 1778, et publiée une première fois en 1779. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Chapareillan, au sud jusqu'à Le Bourg-d'Oisans, orthographiée Le Bourg d'Oysans, à l'ouest jusqu'à Montbonnot-Saint-Martin, appelée St Martin de Misère, et à l'est jusqu'à Saint-Jean-d'Arves (Savoie). Près de la commune de Barraux figure le Fort Barraux. Situé à la frontière du Dauphiné et de la Savoie, le Fort Barraux est le plus ancien fort bastionné de France, construit à la fin du XVIe siècle sur ordre de Charles-Emmanuel de Savoie. Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Barraux, Allevard, Goncelin, Theys, Lancey ou encore Domène, orthographiée Domeine. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. Cette seconde édition de la feuille de Barraux présente en haut à gauche un rabat permettant de prolonger la carte jusqu'au lac Remen, que nous n'avons pas pu retrouver sur une carte actuelle. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[BELLEY] Carte de Cassini. Feuille n°118/14.L. Belley.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 606 x 924 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°118/14.L de la carte de Cassini, couvrant les environs à l'ouest de Belley, dans le département de l'Ain. Elle a été levée entre 1758 et 1760, et publiée une première fois en 1762. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Rignieux ou Rignieux-le-Franc et Ambutrix, au sud jusqu'à Sainte-Colombe (Rhône) et Torchefelon, orthographiée Torchefellon (Isère), à l'ouest jusqu'à Caluire et Saint-Symphorien-d'Ozon dans le Rhône, et à l'est jusqu'à Jongieux, orthographiée Jongieu, près du lac du Bourget (Savoie). Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Belley, La Verpillière (Isère), Saint-Symphorien-d'Ozon (Rhône), ou encore Sainte-Colombe (Rhône). Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Dans la marge inférieure, cachet froid de l'éditeur parisien Charles Picquet. Bel exemplaire.
[BESANÇON] Carte de Cassini. Feuille n°146/60. Besançon.
[Paris, 1762]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 577 x 933 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille à l'encre verte, étiquette au dos portant le numéro et le titre de la feuille à l'encre verte.
Feuille n°146/60 de la carte de Cassini, couvrant la région de Besançon et de Pontarlier, dans le département du Doubs. Elle a été levée entre 1757 et 1760, et publiée en 1762. Elle s'étend au nord jusqu'à Besançon et Bretonvillers, au sud jusqu'à Malbuisson, le Lac de Neuchâtel et Grandson, orthographiée Grançon, dans le canton suisse de Vaud, à l'ouest jusqu'à Bartherans, et à l'est jusqu'à la frontière avec les comtés de Vallangin et de Neuchâtel. Les villes les plus importantes telles Besançon, Pontarlier, Ornans, Vuillafans, orthographiée Willafans, ou encore Morteau, ainsi que le château de Joux, forteresse du XIIIe siècle, sont signalés à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[BOURG-en-BRESSE] Carte de Cassini. Feuille n°117/13.L. Bourg-en-Bresse.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 593 x 934 mm ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°117/13.L de la carte de Cassini, couvrant la région de Bourg-en-Bresse dans le département de l'Ain. Elle a été levée entre 1757 et 1764, et publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Villechantria (Jura), au sud jusqu'à Ambérieu ou Ambérieu-en-Bugey, à l'ouest jusqu'à Mépilliat ou Mépillat, absorbée en 1865 par la commune voisine de Cruzilles et renommée Cruzilles-lès-Mépillat, et à l'est jusqu'à Vanchy. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789, et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[CHÂLONS-en-CHAMPAGNE] Carte de Cassini. Feuille n°25.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 595 x 930 mm ; étiquette au dos et onglet portant le numéro de la feuille.
Feuille n°25 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Châlons-en-Champagne, anciennement Châlons-sur-Marne. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce-qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'Etat-Major à l'usage des militaires. Echelle en toises. Bel exemplaire aquarellé à l'époque.
[DIJON] Carte de Cassini. Feuille n°114/28. Dijon.
[Paris, circa 1810]. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 596 x 920 mm ; étiquette au dos de l'éditeur Charles Picquet portant le titre "Dijon" en manuscrit, onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°114/28 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Dijon dans le département de la Côte-d'Or, et de Gray dans la Haute-Saône. Elle s'étend au nord jusqu'à Coublanc (Haute-Marne), au sud jusqu'à Jallerange (Doubs), à l'ouest jusqu'à Moloy (Côte-d'Or), et à l'est jusqu'à Fretigney (Haute-Saône). L'échelle est en toises et en mètres. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[DIJON] Carte de Cassini. Feuille n°114/28. Dijon.
[Paris, 1758]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 583 x 936 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille à l'encre verte, étiquette au dos portant le numéro et le titre de la feuille à l'encre verte.
Feuille n°114/28 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Dijon dans le département de la Côte-d'Or, et de Gray dans la Haute-Saône. Elle a été levée entre 1757 et 1758, et publiée en 1758. Elle s'étend au nord jusqu'à Coublanc (Haute-Marne), au sud jusqu'à Jallerange (Doubs), à l'ouest jusqu'à Moloy (Côte-d'Or), et à l'est jusqu'à Fretigney (Haute-Saône). Les villes les plus importantes telles Dijon, Gray, Til-Châtel (orthographiée Thilchatel), Selongey, Pontailler-sur-Saône, nommée Pontœllier, Mirebeau ou Mirebeau-sur-Bèze, ou encore Champlitte, sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[GANNAT] Carte de Cassini. Feuille n°79/51.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 590 x 930 mm ; étiquette au dos et onglet de vélin portant le numéro de la feuille.
Feuille n°79/51 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Gannat, Vichy et Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l'Allier. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce-qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'Etat-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[GRENOBLE] Carte de Cassini. Feuille n°119/15.L. Grenoble.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 610 x 928 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°119/15.L de la carte de Cassini, couvrant la région de Grenoble, dans le département de l'Isère. Elle a été levée entre 1765 et 1777, gravée par Aldring, et publiée une première fois en 1779. La lettre est de Bourgoin. Seconde édition publiée vers 1810, sans la mention du graveur Aldring. Elle s'étend au nord jusqu'à Eclose, orthographiée Ecloze, aujourd'hui Eclose-Badinières depuis sa réunion à la commune de Badinières en 2015, au sud jusqu'à Génissieux (Drôme) et Villard-de-Lans, appelée Le Villard, à l'ouest jusqu'à Saint-Vallier (Drôme), et à l'est jusqu'au monastère de la Grande Chartreuse. Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Grenoble, Saint-Marcellin, Vinay, Le Grand-Lemps, La Côte-Saint-André, orthographiée La Coste Saint André, ou encore le monastère de la Grande Chartreuse. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Dans la marge inférieure, cachet froid de l'éditeur parisien Charles Picquet. Bel exemplaire.
[JOINVILLE] Carte de Cassini. Feuille n°112/8.L. Joinville.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 600 x 942 mm ; étiquette au dos portant le numéro de la carte et le titre en manuscrit ; contreplats de papier marbré.
Feuille n°112/8.L de la carte de Cassini, couvrant la région de Joinville dans le département de Haute-Marne. Elle a été levée entre 1758 et 1762. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Burey-en-Vaux (Meuse), au sud jusqu'à Champigneulle ou Champigneulles-en-Bassigny, à l'ouest jusqu'à Domblain et Blaize, aujourd'hui nommée Guindrecourt-sur-Blaise, et à l'est jusqu'à Totainville, orthographiée Tottainville. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire avec traits d'aquarelle.
[LANGRES] Carte de Cassini. Feuille n°113/9.L. Langres.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 597 x 935 mm ; étiquette au dos portant le numéro de la carte et le titre en manuscrit.
Feuille n°113/9.L de la carte de Cassini, couvrant la région de Langres dans le département de Haute-Marne. Elle a été levée entre 1757 et 1759. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Milliers ou Millières, au sud jusqu'à Maâtz, orthographiée Maast, à l'ouest jusqu'à Coupray, orthographiée Couperey, et à l'est jusqu'à Monthureux-sur-Saône (Vosges). Les limites des enclaves signalées en pointillés ont été aquarellées à l'époque. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bon exemplaire légèrement bruni.
[LE-PUY-en-VELAY] Carte de Cassini. Feuille n°89/16 K. Le Puy.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 596 x 935 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°89/16 K de la carte de Cassini, couvrant les environs du Puy-en-Velay dans le département de la Haute-Loire. Elle a été levée entre 1773 et 1777, et publiée une première fois en 1781. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Araules, au sud jusqu'à Berzème (Ardèche), à l'ouest jusqu'à Costaros, et à l'est jusqu'à Beauchastel (Ardèche). Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[LUXEUIL-les-BAINS] Carte de Cassini. Feuille n°144/55. Luxeul.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 591 x 926 mm ; étiquette au dos portant le titre "Luxeul" et le numéro en manuscrit, onglet de soie renseigné du numéro de la feuille ; étiquette de l'éditeur Seguin père, artificier du roi et éditeur de la carte de Cassini.
Feuille n°144/55 de la carte de Cassini, couvrant la région de Luxeuil-les-Bains, appelée Luxeul, dans le département de la Haute-Saône. Elle s'étend au nord jusqu'à Éloyes (Vosges), au sud jusqu'à Clairegoutte, à l'ouest jusqu'à Corre, et à l'est jusqu'à Masevaux (orthographiée Masvaux, Haut-Rhin). Les villes principales comme Luxeuil, Remiremont (Vosges), Conflans, Vauvillers, ou encore Giromagny (Territoire de Belfort), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[LYON] Carte de Cassini. Feuille n°87/1 K. Lyon.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 595 x 934 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°87/14 K de la carte de Cassini, couvrant les environs à l'ouest de Lyon, dans le département du Rhône. Elle a été levée entre 1758 et 1762, et publiée une première fois en 1762. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Létra, orthographiée L'Etra, au sud jusqu'à Sury-le-Comtal (Loire), à l'ouest jusqu'à La Valla-sur-Rochefort, nommée La Valla (Loire), et à l'est jusqu'à Lyon. Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Lyon, L'Hôpital-sous-Rochefort, nommée L'Hôpital, Montbrison (Loire), Sury-le-Comtal (Loire), L’Arbresle, ou encore Brignais. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[METZ] Carte de Cassini. Feuille n°141/73. Metz.
[Paris, 1766]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 580 x 933 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille à l'encre verte, étiquette au dos portant le numéro et le titre de la feuille à l'encre verte.
Feuille n°141/73 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Metz, dans le département de la Moselle. Elle a été levée entre 1757 et 1762, et publiée en 1766. Elle s'étend au nord jusqu'à Becking ou Beckingen en Allemagne, au sud jusqu'à Pommérieux, orthographiée Pomérieux, et Hazembourg, orthographiée Hazambourg, à l'ouest jusqu'à Marange ou Marange-Silvange, et à l'est jusqu'à Sarreguemines. Les villes les plus importantes telles Metz, Thionville, Boulay ou Boulay-Moselle, Saint-Avold, Sarreguemines, Forbach, Bouzonville, ou encore Sarrebruck et Sarrelouis (représentée par la citadelle de Vauban) en Allemagne, sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[MIRECOURT] Carte de Cassini. Feuille n°143/64. Mirecourt.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 592 x 927 mm ; étiquette au dos portant le titre "Mirecourt" et le numéro en manuscrit, onglet de soie renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°143/64 de la carte de Cassini, couvrant la région de Mirecourt, Épinal et Saint-Dié-des-Vosges, dans le département des Vosges. Elle s'étend au nord jusqu'à Pettonville (orthographiée Petonville, Meurthe-et-Moselle), au sud jusqu'à Pouxeux (orthographiée Poucheux), à l'ouest jusqu'à Oëlleville (orthographiée Oilleville), et à l'est jusqu'à Bertrimoutier. Les villes principales comme Mirecourt, Épinal, Saint-Dié-des-Vosges, Dompaire, Charmes, ou encore Baccarat (orthographiée Bacarat, Meurthe-et-Moselle), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[MIRECOURT/VOSGES] Carte de Cassini. Feuille n°64.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 590 x 925 mm ; étiquette au dos et onglet portant le numéro de la feuille.
Feuille n°64 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Mirecourt, Epinal et Saint-Dié-des-Vosges. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce-qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'Etat-Major à l'usage des militaires. Echelle en toises. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[MOULINS] Carte de Cassini. Feuille n°50/67. Moulins.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 586 x 918 mm ; étiquette au dos de l'éditeur Charles Picquet, onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°50/67 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Moulins dans le département de l'Allier. Elle s'étend au nord jusqu'à Luthenay (Nièvre), au sud jusqu'à Comps, à l'ouest jusqu'à Couleuvre, et à l'est jusqu'à Chalmoux (Saône-et-Loire). L'échelle est en toises. Les forêts ont été aquarellées à l'époque. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Petites taches dans la partie gauche.
[MÂCON] Carte de Cassini. Feuille n°86/54. Mâcon.
[Paris, 1761]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 578 x 923 mm ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Charles Picquet.
Feuille n°86/54 de la carte de Cassini, couvrant la région de Mâcon, dans le département de Saône-et-Loire. Elle a été levée entre 1759 et 1760, et publiée en 1761. Elle s'étend au nord jusqu'à Baubery, au sud jusqu'à Amplepuis (Rhône), à l'ouest jusqu'à La Pacaudière et Le Crozet (Loire), et à l'est jusqu'à Mâcon et Chaneins (Ain). Les villes principales telles Mâcon, Aigueperse (Rhône), Roanne (Loire), Chamelet (Rhône), Thoissey, orthographiée Toissey (Ain), ou encore Villefranche-sur-Saône (Rhône), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bon et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pliure supérieure brunie.
[NANCY] Carte de Cassini. Feuille n°142/51. Nancy.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 592 x 927 mm ; étiquette au dos portant le titre "Nancy" et le numéro en manuscrit, onglet de soie renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°142/51 de la carte de Cassini, couvrant la région de Nancy, dans le département de la Meurthe-et-Moselle, et de Sarrebourg, dans le département de la Moselle. Elle a été gravée par Bellery Desfontaines. Elle s'étend au nord jusqu'au Insming (Moselle), au sud jusqu'à Blainville-sur-l'Eau, à l'ouest jusqu'à Dieulouard, et à l'est jusqu'à Sarrebourg. Les villes principales comme Nancy, Lunéville, Nomeny, Fénétrange (orthographiée Fenestrange, Moselle), Sarrebourg, Bouquenom (Bas-Rhin), Neuf-Sarrewerden (appelée Ney Saarwerden, Bas-Rhin), ou encore Sarrewerden (appelée Vieux Saarwerden, Bas-Rhin), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[NANCY] Carte de Cassini. Feuille n°142/51. Nancy.
[Paris, 1760]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 584 x 935 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille à l'encre verte, étiquette au dos portant le numéro et le titre de la feuille à l'encre verte.
Feuille n°142/51 de la carte de Cassini, couvrant la région de Nancy, dans le département de la Meurthe-et-Moselle, et de Sarrebourg, dans le département de la Moselle. Elle a été levée entre 1754 et 1759, gravée par Bellery Desfontaines, et publiée en 1760. Elle s'étend au nord jusqu'au Insming (Moselle), au sud jusqu'à Blainville-sur-l'Eau, à l'ouest jusqu'à Dieulouard, et à l'est jusqu'à Sarrebourg. Les villes principales comme Nancy, Lunéville, Nomeny, Fénétrange (orthographiée Fenestrange, Moselle), Sarrebourg, Bouquenom (Bas-Rhin), Neuf-Sarrewerden (appelée Ney Saarwerden, Bas-Rhin), ou encore Sarrewerden (appelée Vieux Saarwerden, Bas-Rhin), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[NEUF-BRISACH] Carte de Cassini. Feuille n°164/77. Neubrisack.
[Paris, 1766]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 590 x 924 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos portant le titre et le numéro en manuscrit.
Feuille n°164/77 de la carte de Cassini, couvrant Neuf-Brisach et ses environs, dans le département du Haut-Rhin. Elle a été levée entre 1758 et 1763, et publiée en 1766. Elle s'étend au nord jusqu'à Biesheim, au sud jusqu'à Brinckheim, à l'ouest jusqu'à Saint-Amarin, et à l'est jusqu'à Fribourg ou Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Les villes les plus importantes telles Neuf-Brisach, orthographiée Neubrisack, Rouffach (orthographiée Ruffach), Ensisheim, Cernay, Mulhouse (nommée Mulhausen), Fribourg, ou encore Staufen im Breisgau (nommée Stoffen, Allemagne), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789, et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[NOZEROY/LES ROUSSES] Carte de Cassini. Feuille n°147/50. Nozeroy.
[Paris, 1760]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 592 x 788 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos portant le titre et le numéro en manuscrit.
Feuille n°147/50 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Nozeroy, dans le département du Jura. Elle a été levée entre 1757 et 1760, et publiée en 1760. Elle s'étend au nord jusqu'à Mignovillard, au sud jusqu'à Nyon (orthographiée Nion) au bord du lac de Genève ou lac Léman (Suisse), à l'ouest jusqu'à Le Frasnois (appelée Franoy), et à l'est jusqu'au canton de Vaud en Suisse, où se trouvent Yverdon-les-Bains (appelée Iverdon), le lac de Joux, appelé lac des Charbonieres, et le massif du Noir Mont. Les villes les plus importantes telles Nozeroy, Rochejean (Doubs), Jougne (Doubs), Yverdon et Nyon, sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789, et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[REIMS] Carte de Cassini. Feuille n°39/79.
[Paris, 1756-1789]. 575 x 890 mm ; parties coupées et bordées de soie bleue, pour que la carte puisse être facilement repliée et montée dans une reliure en veau de l'époque.
Feuille n°39/79 de la carte de Cassini, couvrant Reims et ses environs. Elle s'étend du nord au sud entre Mont-Laurent et La Cheppe, et d'ouest en est entre Thillois, à l'ouest de Reims, et Baulny. Les villes principales comme Reims, Buzancy, Sainte-Menehould (orthographiée Manehould), Ay ou Avenay, sont signalées à l'aquarelle rouge. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce-qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Cachet de la société de la carte de France. Après l'abandon financier du roi Louis XV, Cassini fonda cette société d'actionnaires le 10 août 1756, afin de continuer à financer la Carte générale de France. Parmi les associés figuraient des personnages importants, comme la marquise de Pompadour, le comte de Saint-Florentin, chargé de la maison du roi, le contrôleur général Peyrenc de Moras, des militaires de haut rang comme le prince de Soubise, le duc de Bouillon, le duc de Luxembourg ou le maréchal de Noailles, des membres de l’Académie des Sciences et surtout des personnes appartenant à la haute administration. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Petits défauts d'usage à la reliure.
[REIMS] Carte de Cassini. Feuille n°79/39. Reims.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 590 x 925 mm ; étiquette au dos portant le titre "Reims" et le numéro en manuscrit.
Feuille n°79/39 de la carte de Cassini, couvrant la région de Reims en Champagne, dans le département de la Marne. Elle s'étend au nord jusqu'à Saulces-Champenoises (Ardennes), au sud jusqu'à Auve, à l'ouest jusqu'à Reims et Thillois, et à l'est jusqu'à Montblainville (Meuse). Les villes principales comme Reims, Vouziers, Buzancy ou Sainte-Menehould (appelée Ste Mannehould), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. Près de la ville de Suippes, au sud-ouest de Reims, figure la mention "En 452 lieu où s'est donnée la Bataille d'Attila. Cette contrée a porté de puis le nom de l'Ahan du Diable". L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[ROCROI] Carte de Cassini. Feuille n°77/40.
[Paris, 1756-1789]. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 586 x 929 mm ; étiquette au dos portant le titre "Rocroy" et le numéro en manuscrit, onglet de soie renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°77/40 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Rocroi et Givet dans les Ardennes, et le sud de la Belgique. Elle a été gravée par Roch Brunet. Elle s'étend au nord jusqu'à Havay (orthographiée Avay) et Rouveroy (orthographiée Rouvroir) en Belgique, au sud jusqu'à Hirson (Aisne), Rocroi (orthographiée Rocroy) et Monceau-en-Ardenne (Belgique), à l'ouest jusqu'à Maubeuge (Nord) et Sémery (orthographiée Semeries, Nord), et à l'est jusqu'à Sohier (orthographiée Sohiere, Belgique). Les villes principales comme Rocroi, Revin, Beaumont (Belgique), Solre-le-Château (Nord) ou Couvin (Belgique), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les villes de Philippeville, Charlemont, Givet et Rocroi, sont représentées par une belle citadelle aquarellée en rouge. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque, avec le nord de la carte également aquarellé.
[ROCROI] Carte de Cassini. Feuille n°77/40. Rocroy.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 590 x 951mm ; étiquette au dos portant le titre "Rocroy" et le numéro en manuscrit.
Feuille n°77/40 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Rocroi (orthographiée Rocroy), Charlemont et Givet dans les Ardennes, et Philippeville en Belgique. Elle a été gravée par Roch Brunet et Le Roy. Elle s'étend au nord jusqu'à Havay (orthographiée Avay) et Walcourt en Belgique, au sud jusqu'à Rocroi, à l'ouest jusqu'à Rainsars (orthographiée Rinsart), et à l'est jusqu'à Froidlieu (Belgique). Les villes principales comme Rocroi, Charlemont, Givet, Philippeville, ou encore Chimay (Belgique), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel et rare exemplaire finement colorié à l'époque.
[SAINT-ÉTIENNE/SAINT-MARCELLIN] Carte de Cassini. Feuille n°88/15 K. Saint-Étienne.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 599 x 936 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°88/15 K de la carte de Cassini, couvrant la région de Saint- Étienne dans la Loire, appelée Saint-Étienne en Forez, Saint-Marcellin, Annonay (Ardèche) et Yssingeaux (Haute-Loire). Elle a été levée entre 1762 et 1765, et publiée une première fois en 1767. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Saint-Héand, au sud jusqu'à Saint-Jeures (Haute-Loire), à l'ouest jusqu'à Chomelix, orthographiée Chomelis (Haute-Loire), et à l'est jusqu'à Andance (Ardèche). Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Saint-Étienne, Saint-Marcellin, Annonay, Yssingeaux, Monistrol ou Monistrol-sur-Loire, Bourg-Argental, Aurec ou Aurec-sur-Loire, ou encore Saint-Chamond. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[SEDAN] Carte de Cassini. Feuille n°78/43. Sedan.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 592 x 925 mm ; étiquette au dos portant le titre "Sedan" et le numéro en manuscrit.
Feuille n°78/43 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Sedan et de Charleville-Mézières dans les Ardennes, gravée par Nicolas Chalmandrier. Elle s'étend au nord jusqu'à Sévigny-la-Forêt, au sud jusqu'à Attigny, à l'ouest jusqu'à Montcornet (Aisne), et à l'est jusqu'à Sedan et Bazeilles. Les villes principales comme Sedan, Donchéry, Charleville et Mézières (réunies en 1966), Rumigny ou encore Rozoy-sur-Serre (nommée Rozoy en Thiérache), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[SEMUR-en-AUXOIS] Carte de Cassini. Feuille n°83/10.K. Semur.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 590 x 918 mm.
Feuille n°83/10.K de la carte de Cassini, couvrant les environs de Semur-en-Auxois et de Montbard dans le département de la Côte-d'Or. Elle a été levée vers 1757. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Anieres, aujourd'hui Asnières-en-Montagne, au sud jusqu'à Mont-Saint-Jean, à l'ouest jusqu'à Avallon (Yonne), et à l'est jusqu'à Moloy (orthographiée Molois). Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bon exemplaire. Quelques rousseurs.
[SENS/PROVINS] Carte de Cassini. Feuille n°46/6. Sens.
[Paris, 1756-1789]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 590 x 930 mm ; étiquette au dos portant le titre "Sens" et le numéro en manuscrit ; onglet de soie renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°46/6 de la carte de Cassini, couvrant la région de Sens dans l'Yonne et de Provins en Seine-et-Marne. Elle a été levée en 1752, et publiée en 1757. Elle s'étend au nord jusqu'à Rouilly et Villenauxe-la-Grande, orthographiée Villenoxe (Aube), au sud jusqu'à Sens, à l'ouest jusqu'à Valence-en-Brie, orthographiée Valance (Seine-et-Marne), et à l'est jusqu'à Méry-sur-Seine (Aube). Les villes majeures telles Sens, Provins, Nangis ou Nogent-sur-Seine, sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte est datée 1757 en bas à droite. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[SENS/PROVINS] Carte de Cassini. Feuille n°46/6. Sens.
[Paris, 1757]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 587 x 914 mm ; étiquette au dos portant le nom de la ville et le numéro en manuscrit ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°46/6 de la carte de Cassini, couvrant la région de Sens dans l'Yonne et de Provins en Seine-et-Marne. Elle a été levée en 1752, et publiée en 1757. Elle s'étend au nord jusqu'à Rouilly et Villenauxe-la-Grande, orthographiée Villenoxe (Aube), au sud jusqu'à Sens, à l'ouest jusqu'à Valence-en-Brie, orthographiée Valance (Seine-et-Marne), et à l'est jusqu'à Méry-sur-Seine (Aube). L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[TOUL] Carte de Cassini. Feuille n°111/41.
[Paris], 1759. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 595 x 930 mm ; étiquette au dos du géographe Jean-Claude Dezauche, successeur de Guillaume de l'Isle et de Philippe Buache, portant le numéro de la feuille et le nom de la ville à l'encre rouge ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille à l'encre rouge.
Feuille n°111/41 de la carte de Cassini, couvrant les environs de Toul en Lorraine. Elle a été levée entre 1756 et 1759, gravée par Joseph-Dominique Seguin, et publiée en 1759. La date figure en bas à gauche. Elle s'étend au nord jusqu'à Viéville-sous-les-Côtes (Meuse), au sud jusqu'à Demange-aux-Eaux (Meuse), à l'ouest jusqu'à Mognéville (orthographiée Mongneville), et à l'est jusqu'à Pont-à-Mousson. Les villes principales telles Toul, Bar-le-Duc, Commercy, Pont-à-Mousson, Vaubecourt (Meuse), ou encore Saint-Mihiel (Meuse), sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Superbe exemplaire brillamment aquarellé à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[TROYES] Carte de Cassini. Feuille n°81/31. Troyes.
[Paris, 1759]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 605 x 938 mm ; étiquette au dos du géographe Jean-Claude Dezauche, portant le numéro de la carte et le titre en manuscrit ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille.
Feuille n°81/31 de la carte de Cassini, couvrant la région de Troyes dans le département de l'Aube. Elle a été levée vers 1757, et publiée en 1759. Elle s'étend au nord jusqu'à Chapelaine (Marne), au sud jusqu'à Fralignes, à l'ouest jusqu'à Savières, et à l'est jusqu'à Baudrecourt (Haute-Marne). L'échelle est en toises. Au dos, rare étiquette d'éditeur au nom de Jean-Claude Dezauche, Géographe, Successeur des S.rs de l'Isle et Phil. Buache 1ers Géographes du Roi, et chargé de l'entrepôt général des cartes de la Marine, rue des Noyers. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789, et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[VALENCE/ROMANS-sur-ISÈRE] Carte de Cassini. Feuille n°120/16.L. Valence.
[Paris, circa 1810]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 608 x 930 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray portant le nom de la ville en manuscrit.
Feuille n°120/16.L de la carte de Cassini, couvrant les environs de Valence et Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Elle a été levée entre 1768 et 1777, et publiée une première fois en 1779. Seconde édition publiée vers 1810. Elle s'étend au nord jusqu'à Pont-en-Royans (Isère), au sud jusqu'à Saou, à l'ouest jusqu'à Saint-Georges (Ardèche), et à l'est jusqu'à La Mure (Isère). Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Valence, Romans-sur-Isère, simplement appelée Romans, Le Péage, aujourd'hui Bourg-de-Péage, Loriol, Pont-en-Royan, Tournon ou encore La Mure. Seconde édition avec la double échelle en toises et en mètres. En 1793, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas. Si la carte de Cassini est une source de renseignements pour la patrie, elle l'est aussi pour l'ennemi. C'est pourquoi, sur ordre de la Convention, elle sera confisquée et transférée de l'Observatoire vers le Dépôt de la Guerre. Entre 1793 et 1818, les cartes seront retouchées et complétées par des graveurs supervisés par des ingénieurs géographes militaires. Entre 1803 et 1812, les principales modifications seront effectuées, principalement sur le réseau routier. C'est sur cette seconde édition que sera ajoutée une échelle en mètres à l'échelle en toises existante. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[VESOUL] Carte de Cassini. Feuille n°145/49. Vesoul.
[Paris, 1759]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 592 x 926 mm ; onglet de vélin renseigné du numéro de la feuille ; étiquette au dos portant le titre et le numéro en manuscrit.
Feuille n°145/49 de la carte de Cassini, couvrant la région de Vesoul dans le département de la Haute-Saône. Elle a été levée entre 1757 et 1759, gravée par Durand, et publiée en 1759. Elle s'étend au nord jusqu'à Frotey-lès-Lure, au sud jusqu'à Nancray (Doubs), à l'ouest jusqu'à Recologne (Doubs), et à l'est jusqu'à Saint-Dizier-l'Évêque (Territoire de Belfort). Les villes les plus importantes telles Vesoul, Héricourt ou Villersexel, sont signalées à l'aquarelle rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789, et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Très bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque.
[VIVIERS] Carte de Cassini. Feuille n°90/123. Viviers.
[Paris, 1779]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 600 x 930 mm ; étiquette de l'éditeur parisien Vignon contrecollée au bas de la carte ; étiquette au dos portant le titre manuscrit au stylo bille ; onglet de vélin renseigné du titre et du numéro de la feuille.
Feuille n°90/123 de la carte de Cassini, couvrant la région de Viviers dans le département de l'Ardèche. Elle a été levée entre 1772 et 1776, et publiée en 1779. Elle s'étend au nord jusqu'à Fabras, au sud jusqu'à Goudargues (Gard), à l'ouest jusqu'à Saint-Maurice-de-Ventalon (Lozère), et à l'est jusqu'au Comtat Venaissin et la commune de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme). Parmi les communes les plus importantes, signalées en gros caractères, figurent Viviers, Joyeuse, Villefort (Lozère), Saint-Ambroix (Gard), Montélimar, orthographiée Montélimart (Drôme), ou encore Barjac (Gard). L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. C'est aussi la première carte réalisée en Europe à l’échelle d’un aussi vaste pays. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
[AUBE & HAUTE-MARNE] [Feuille extraite de la Carte particulière du Duché de Bourgogne].
[1763]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 606 x 945 mm ; étiquette au dos portant le nom des villes principales en manuscrit.
Feuille n°2 extraite de la Carte particulière du Duché de Bourgogne, publiée en 1763. La Carte particulière du Duché de Bourgogne est une carte monumentale, dont les 15 feuilles ont été dressées par Jean Seguin, ingénieur géographe du roi, d'après les cartes levées par Cassini. La feuille présentée ici s'étend au nord jusqu'à Bar-sur-Seine, Essoyes et Chaumont-en-Bassigny, renommée Chaumont en 1971 (Haute-Marne), au sud jusqu'à Châtillon ou Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or), à l'ouest jusqu'à Avirey le Bois et Lingey, qui ont fusionné en 1791 pour devenir Avirey-Lingey, et à l'est jusqu'à Nogent le Bas (Haute-Marne). Les villes majeures telles Bar-sur-Seine, Ricey, Arc-en-Barrois (Haute-Marne), Chaumont-en-Bassigny, Châteauvillain, orthographiée Château-Vilain (Haute-Marne) ou encore Langres sont signalées par le dessin d'une citadelle aquarellée en rouge. Les routes et chemins sont aquarellés en jaune. La feuille est décorée en tête des trois fleurs de lys figurant sur les armoiries de la Bourgogne. L'échelle est en toises. Bel et rare exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petites taches d'encre au niveau de la frise.
[ARDENNES] Département des Ardennes décrété le 19 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 507 x 574 mm.
Première carte imprimée du département des Ardennes, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 19 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 5 arrondissements ou sous-préfectures, et 33 cantons ou justices de paix. Mézières, préfecture du département, est aquarellée en rouge. Charleville et Mézières seront réunies en 1966. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 25 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque. Rousseurs dans les marges gauche et droite.
[AUBE] Département de l’Aube décrété le 29 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 501 x 576 mm.
Première carte imprimée du département de l’Aube, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 29 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 5 arrondissements ou sous-préfectures, et 26 cantons ou justices de paix. Troyes, préfecture du département, est aquarellée en rouge. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque.
[BOURGOGNE & FRANCHE-COMTÉ] Gouvernements de Bourgogne et de Franche-Comté.
[Paris, P.G. Chanlaire et E. Mentelle, An six de la République - 1798]. En quatre feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 639 x 848 mm.
Belle carte des gouvernements de Bourgogne et de Franche-Comté en quatre feuilles, dressée par Edmé Mentelle et Pierre-Grégoire Chanlaire, et gravée par Pierre François Tardieu. Elle est issue de l'Atlas universel de géographie physique et politique, ancienne et moderne, présenté à l'Instruction des Écoles Centrales, pour les classes de Géographie, d'Histoire et de Législation, publié l'An six de la République, soit 1798. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements militaires étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Les gouvernements de Bourgogne et de Franche-Comté appartenaient à la première classe, leurs chefs-lieux étaient Dijon et Besançon. Les chaînes de montagnes sont aquarellées en brun, les forêts en vert. Les villes les plus importantes sont aquarellées en rouge. Chanlaire et Mentelle sont les auteurs de l'Atlas National de France, premier atlas des départements français, publié en 1793. Bel exemplaire à grandes marges, finement aquarellé à l'époque. Comité des travaux historiques et scientifiques, Bulletin de géographie historique et descriptive, Année 1894, N°2, p. 323, 54.
[DOUBS] Département du Doubs décrété le 5 février 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, Dumez, [An II - 1793]. 512 x 584 mm.
Première carte imprimée du département du Doubs, issue de l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 5 février 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 6 districts ou arrondissements et 52 cantons. Besançon, chef-lieu et métropole de l'Est, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les communes principales des cantons sont aquarellées en rouge. L’échelle est de 20 000 toises. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel et rare exemplaire dont les districts ont été entièrement aquarellés à l'époque. Petites rousseurs dans la partie supérieure, marges gauche et droite légèrement brunies.
[HAUTE-MARNE] Département de la Haute Marne décrété le 28 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 514 x 584 mm.
Première carte imprimée du département de la Haute-Marne, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 28 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 3 arrondissements ou sous-préfectures, et 28 cantons ou justices de paix. Chaumont, préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 20 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque.
[ISÈRE] Département de l’Isère décrété le 3 février 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 541 x 591 mm.
Première carte imprimée du département de l’Isère, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 3 février 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 4 arrondissements ou sous-préfectures, et 46 cantons ou justices de paix. Grenoble, préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.
[JURA] Département du Jura décrété le 5 février 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 508 x 579 mm.
Première carte imprimée du département du Jura, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 5 février 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 4 arrondissements ou sous-préfectures, et 32 cantons ou justices de paix. Lons-le-Saunier, préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 30 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.
[MARNE] Département de la Marne décrété le 26 février 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 511 x 620 mm.
Première carte imprimée du département de la Marne, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 26 février 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 5 arrondissements ou sous-préfectures, et 32 cantons ou justices de paix. Châlons-sur-Marne (orthographiée Chaalons et renommée Châlons-en-Champagne en 1997), préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque.
[NIÈVRE] Département de la Nyèvre décrété le 26 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire, [1806]. 506 x 575 mm.
Première carte imprimée du département de la Nièvre, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 26 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 4 arrondissements ou sous-préfectures, et 26 cantons ou justices de paix. Nevers, préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque.
[RHÔNE & LOIRE] Département de la Loire décrété le 29 brumaire par la Convention Nationale - Département du Rhône décrété le 29 brumaire par la Convention Nationale.
Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 510 x 579 mm.
Première carte imprimée des départements de la Loire et du Rhône, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Ces deux départements distincts, bien que représentés sur la même feuille, ne font pas partie des 83 départements initiaux décrétés en 1790. Ils sont nés de la scission, décrétée par la Convention Nationale le 29 brumaire An II (19 novembre 1793) du département de Rhône-et-Loire, qui avait été décrété le 3 février 1790, divisé en 6 districts et 71 cantons, et dont le chef-lieu était Lyon. Le nouveau département de la Loire fut divisé en 3 arrondissements ou sous-préfectures, et 27 cantons ou justices de paix. Il avait pour préfecture Montbrison, aujourd'hui remplacée par Saint-Étienne. Quant au département du Rhône, il fut divisé en 2 arrondissements ou sous-préfectures, et 25 cantons ou justices de paix. Il avait pour préfecture Lyon. Les deux villes préfectures sont aquarellées en rouge et signalées d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.