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PERROT.

QUIMPER (Finistère).

Paris, Benard, [circa 1850]. 225 x 297 mm.

Estampe figurant la ville de Quimper, dessinée et lithographiée par Perrot. Quelques rousseurs marginales.

PERROT (Aristide-Michel) & MONIN (Charles V.).

[PANTIN] Canton de Pantin, arrond.t de St Denis, dép.t de la Seine.

[1834]. 305 x 240 mm, sur papier fin.

Carte issue du supplément au Petit atlas pittoresque des quarante huit quartiers de la ville de Paris, ornée d'une vue de Pantin. Traces de colle dans la marge droite.

PERROT (Aristide-Michel) & MONIN (Charles V.).

[VINCENNES] Canton de Vincennes, arrond.t de Sceaux, dép.t de la Seine.

[1834]. 305 x 241 mm, sur papier fin.

Carte issue du supplément au Petit atlas pittoresque des quarante huit quartiers de la ville de Paris, ornée d'une vue de Vincennes prise du bois. Rousseurs claires, manque de papier dans le coin supérieur droit.

PETIT (Victor);

Palais de l'Exposition Universelle à Paris.

Paris Ch. Boivin 1855 235 x 411 mm.

Estampe dessinée et lithographiée par Victor Petit, figurant le Palais de l'Industrie construit le long des Champs-Elysées par Alexis Barrault pour l'Exposition Universelle de 1855. Bon exemplaire aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[BRETAGNE] Carte de la Bretagne, du Maine, avec le Perche, et de l'Anjou.

1763. 255 x 378 mm.

Belle carte dressée par l'ingénieur Charles Maugein, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[GUYENNE/PAYS BASQUE] Carte de la Guienne, de la Navarre et du Béarn.

1763. 258 x 380 mm.

Belle carte du sud-ouest de la France, réduite d'après la carte de Jean-Baptiste Nolin, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

La France divisée en ses XVIII provinces ecclésiastiques avec les diocèses suffragants.

[circa 1770]. 276 x 372 mm.

Belle carte de la France divisée en diocèses, dessinée par l'ingénieur Maurille-Antoine Moithey. Ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries royales. Bel exemplaire.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[LANGUEDOC-ROUSSILLON] Carte du Languedoc et du Roussillon.

1763. 253 x 378 mm.

Belle carte du Languedoc-Roussillon, réduite d'après la carte de Jean-Baptiste Nolin, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[PROVENCE] Carte du Lyonnois, du Dauphiné, et de la Provence.

1763. 250 x 375 mm.

Belle carte du Lyonnais, du Dauphiné et de la Provence, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PICQUET (Charles).

Plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs, où se trouvent indiqués tous les changements opérés jusqu'à ce jour avec les projets d'embellissem.t arrêtés par le gouvernem.t.

Paris, Ch.les Picquet, 1er Frimaire An 13-22 nov.bre 1804. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,39 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Première édition de ce beau plan mural de Paris publié le 22 novembre 1804, dédié à Joachim Murat, maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon 1er. Ce très grand plan figure les grands changements et travaux d'embellissement entrepris par Napoléon, comme le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, ici nommé pont du Jardin des Plantes, construit entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. La ville est divisée en 12 arrondissements et 48 sections, dont les limites sont aquarellées. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue de la Concorde (rue Royale), le quai Bonaparte (quai Anatole France) ou encore le pont National des Tuileries (pont Royal). Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent également les noms pris à la Révolution. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République, l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union, le quai d'Orléans est nommé quai de l'Égalité, le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis est appelée rue de la Fraternité. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues. En haut à gauche figure un encadré donnant les adresses des grandes dignités de l'Empire, des premières autorités et des ministres. Sous l'Empire, Charles Picquet fut le principal éditeur de plans de Paris. Entre 1804 et 1847, il publia des plans de divers formats avec quasiment chaque année un tirage nouveau, corrigé avec le plus grand soin. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Bon exemplaire. Exemplaire légèrement bruni, manque de toile à quelques intersections, salissures sur la toile. Vallée, 2378.

PIRODON (Eugène Louis).

[INCENDIES de PARIS] Le Palais des Tuileries incendié par la Commune (24 mai 1871).

Paris, Photographie Bingham, 1871. 465 x 290 mm.

Rare vue du Palais des Tuileries incendié lors de la Commune de Paris le 24 mai 1871, composée et lithographiée en couleurs par Eugène Louis Pirodon. L'incendie du Palais des Tuileries est l'un des nombreux incendies qui ont ravagé la ville de Paris lors de l'épisode final de la Commune de Paris entre le dimanche 21 et le dimanche 28 mai 1871. À l'issue de cet épisode, appelé la Semaine Sanglante, la Commune fut écrasée et ses membres exécutés en masse. Cette estampe montre, avec des effets de nuit impressionnants, le Palais des Tuileries en flammes, dont les lumières se reflètent sur la Seine. Les grands incendies qui vont embraser de nombreux monuments parisiens débutent le 23 mai. Dans la nuit du 24 au 25 mai, à l'instar du Palais des Tuileries, plusieurs incendies vont dévaster le Louvre, le Palais-Royal, le Ministère des Finances, la Préfecture de Police, le Palais de Justice, le Palais d'Orsay, ainsi que l'Hôtel de Ville, dont la totalité des archives de Paris, ainsi que tout l'état civil parisien, seront anéantis. Le Palais des Tuileries fut incendié par une trentaine de fédérés sous les ordres d’un garçon boucher du nom de Benot. Les Tuileries brûleront trois jours durant, si bien que le 27, il ne restera que les pierres noircies du bâtiment. Après de longues années de tergiversations, la décision fut prise de démolir les restes en 1879. Né le 30 avril 1824 à Grenoble, Eugène Louis Pirodon fut un artiste peintre, graveur et lithographe français. Il a produit de nombreux portraits, des scènes de genre, des natures mortes et des représentations d'animaux. Il signe ses rares eaux-fortes "E. Pirodon". Bel exemplaire. Deux petites restaurations dans les marges.

PLACIDE de SAINTE-HÉLÈNE (père).

[SAVOIE] La Savoye, dédiée au Roy.

Paris, Sr. Jaillot, [circa 1710]. 576 x 429 mm.

Belle carte de la Savoie, dressée par le père Placide de Sainte-Hélène, beau-frère de Pierre Duval. Elle est dédiée au roi, et ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'un globe couronné portant trois fleurs de lys, et de deux figures allégoriques, Thémis, déesse de la Justice, et Athéna, déesse de la Sagesse et de la Guerre. Le cartouche portant l'éditeur est tenu par deux Savoyards. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire aquarellé. Petit défaut dans la partie gauche de la pliure centrale, rousseurs claires dans les marges. Aliprandi, I, p. 200.

PONTMARTIN. MANUSCRIT.

Plan du Port Vendre.

1743. En 4 feuilles jointes de 765 x 845 mm.

Grand et magnifique plan manuscrit de Port-Vendres de 1743 Très beau plan manuscrit, encre et aquarelle, de la rade de Port-Vendres, avec un projet de construction de bastions et de fortification de la presqu’île figuré par des parties mobiles. Le littoral rocheux est très détaillé, les hauteurs d’eau dans la rade ont été relevées selon un maillage de cinq pieds carrés. Sur terre sont figurés les chemins, les cours d’eau, la végétation ainsi que les trois fortifications édifiées par Vauban: la presqu’île, la redoute du Fanal et celle de Béar. Des lettres renvoient à une légende qui détaille l’usage des bâtiments. Le relief est marqué par ombres portées. Quatre parties mobiles donnent les plans des aménagements projetés: fortification de l’arrière de la presqu’île, agrandissement notable de la redoute de Béar, création d’un petite redoute au nord-est de celle-ci et création d’une place forte à l’arrière de la redoute du Fanal. En 1700, après les travaux entrepris par Vauban à Port-Vendres, il avait été décidé de creuser un port pour les galères du roi. Mais devant les nombreuses difficultés rencontrées par les ingénieurs, le projet fut abandonné en 1709, et il ne fut repris qu’en 1772. Notre plan semble donc être une tentative de reprise des travaux de fortification de la rade qui n’a pas abouti. Mention manuscrite au dos "Joint à la lettre de M. de Pontmartin du 16 octobre 1743". Traces de pliures, petites déchirures restaurées.

PORQUEROLLES. MANUSCRIT.

Plan du château de Porquerolles.

[circa 1750]. 390 x 555 mm.

Encre et lavis en noir et rouge. Le dessin donne une indication du relief et détaille le plan du fort avec la tour ronde aux murs très épais percés de meurtrières, et l’enceinte où sont adossés les bâtiments du fort. Le château de Porquerolles, plus connu sous le nom de fort Sainte Agathe, est le plus ancien fort des îles d’Hyères. Il a été construit vers 1530, à la demande de François Ier, pour défendre l’île et la côte des attaques des pirates ; il est classé monument historique, et sert actuellement de lieu d’exposition au Parc National de Port-Cros. Trace de pliure avec une petite déchirure de quelques centimètres au bas du feuillet, bords un peu jaunis et légèrement écornés.

PORRET;

ROUEN (Seine-Inférieure).

Paris Benard circa 1850 225 x 304 mm.

Estampe figurant la ville de Rouen, lithographiée par Porret. Cachet froid de l'éditeur. Petites rousseurs marginales.

POURCHER (François).

Carte des chaînes de montagnes de la France, de ses principales rivières, et des principaux canaux de navigation, faits, ou à faire, dans ce royaume.

1782. 435 x 398 mm.

Très belle et rare carte figurant le relief et le réseau hydrographique de la France. Commandée par les élus des États de Bourgogne, elle a été dessinée par François Pourcher, inspecteur du canal du Charolais, sous la direction de son oncle, Émiland Marie Gauthey, Directeur général des canaux de la Bourgogne. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre placé sur un piédestal, portant les armoiries de la France. En haut à gauche figure un tableau des canaux principaux formant la jonction des deux Mers (Atlantique et Méditerranée), des canaux secondaires et des canaux qui ne servent à aucune jonction des deux Mers. En haut à droite, dans un médaillon, figure la légende des traits utilisés pour représenter les fleuves, les rivières navigables, les rivières que l'on veut rendre navigables, les canaux faits, les canaux auxquels on travaille actuellement, les canaux projetés, les limites du royaume et les limites de la Bourgogne. Deux colonnes de texte devraient accompagner la carte de chaque côté, elles sont ici manquantes. Bel exemplaire, dont les marges ont malheureusement été coupées. Petit manque restauré au milieu de la carte, papier froissé par endroits.

PRUVOST.

[CORSE] Carte particulière de l'isle de Corse divisée en ses provinces avec ses différens pieves.

Paris, Daumont, [circa 1760]. 497 x 681 mm.

Belle et très rare carte de la Corse, dressée par l'ingénieur Pruvost d'après la carte de Bernard-Antoine Jaillot publiée en 1738, et gravée par Jean-Claude Dezauche. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre dans un encadrement floral, décoré d'attributs et des armoiries royales. La Corse est divisée en 10 juridictions et 5 évêchés, également divisés en pieves ou divisions administratives. Le nord est placé à gauche de la carte. En bas à gauche figure un encart contenant une description de la Corse, où il est dit notamment qu'elle appartient à la République de Gênes. On peut donc dater la carte d'avant 1768, date à laquelle Gênes cède la Corse à la France. Contours aquarellés à l'époque. Exemplaire légèrement bruni, bandes de papier imprimé du XVIIIe collées au dos de la carte. Cervoni, 100.1 ; Berthelot & Ceccaldi, pp. 161-162.

RAYMOND (Jean-Baptiste).

Carte topographique militaire des Alpes comprenant le Piémont, la Savoye, le Comté de Nice, le Vallais, le Duché de Gênes, le Milanais, et partie des états limitrophes.

Paris, 1820. Carte en 13 feuilles coupées en sections et montées sur toile, dont une carte générale d'assemblage (480 x 392 mm) et 12 cartes de 455 x 640 mm environ chacune ; sous emboîtage de papier marbré de l'époque.

Grande carte murale très détaillée dressée au 1/200 000, dont les limites sont à l'est Brescia et la Valteline, à l'ouest Chambéry et Grenoble, au nord le Valais, et au sud le golfe de Gênes. Jean-Baptiste Raymond utilisa les meilleures cartes de l'époque, de celle de Bacler d'Albe à celle des astronomes de l'observatoire de Brera, des cartes cadastrales sardes à la grande carte du Dauphiné de Bourcet et Villaret. La carte des Alpes de Raymond constitua pour la cartographine alpine du XIXe siècle une oeuvre importante. Rousseurs et piqûres plus ou moins prononcées. Les feuilles 2 et 5 ont été partiellement et grossièrement aquarellées. Rare. Aliprandi, 133.

RAYMOND (Jean-Baptiste).

[MONT-BLANC] Carte physique et minéralogique des montagnes et vallées qui avoisinent le Mont-Blanc.

[1815]. 572 x 823 mm.

Très rare carte murale du massif du Mont-Blanc, levée et dessinée entre 1797 et 1799 par Jean-Baptiste Raymond, ingénieur géographe du Dépôt Général de la Guerre. Elle a été créée en complément à la carte du Mont-Blanc de Saussure, et d'après des levés directs sur le terrain. C'est l'une des premières cartes appliquant les paramètres recommandés par la Commission topographique de 1802, qui comptait parmi ses membres l'un des meilleurs cartographes de son époque, Louis Bacler d'Albe. Cette commission, chargée d'uniformiser les procédés et le langage de la topographie, recommandait notamment l'utilisation d'instruments de mesure plus justes, une projection de Flamsteed modifiée ou projection de Bonne (d'après Rigobert Bonne), un système métrique (mais avec une échelle en mètres et en toises), et l'utilisation de signes conventionnels. On peut considérer qu'il s'agit de la première carte du Mont-Blanc à vocation touristique, car comme le dit l'auteur dans l'avertissement, cette carte peut également être utile aux voyageurs qui vont visiter les Glaciers de Chamoni. Elle est ornée en haut à droite d'une vignette montrant un paysage de montagne avec la chaîne du Mont-Blanc. C'est aussi la première fois que l'on voit indiquée du côté français la frontière entre le Faucigny et le Val d'Aoste, c'est-à-dire entre la France et le Piémont. Cette frontière se réfère au traité de Paris de 1796, selon lequel, après la victorieuse première campagne d'Italie de Napoléon, le Piémont cédait à la France, par l'armistice de Cherasco, la Savoie et Nice. Cette frontière politique plaça le Mont-Blanc en territoire français. C'est de cette époque que date le contentieux entre la France et l'Italie à propos de l'appartenance du sommet du mont Blanc. Les signes conventionnels de cette carte physique et minéralogique permettent d'identifier les chemins praticables en voiture, à cheval ou à mulet, les roches granitiques, calcaires, schisteuses et gypseuses, les eaux minérales, ainsi que les mines d'argent, de cuivre, de plomb, de manganèse, de bismuth et de charbon. Aliprandi a identifié deux états ou éditions de cette carte. Sur l'une, correspondant à notre exemplaire, le Mont-Blanc est nommé et écrit en toutes lettres. Sur l'autre, publiée par Charles Picquet et dédiée au comte Nicolas-Joseph Maison, gouverneur de Paris, le sommet est identifié par la lettre A ; le titre est légèrement différent (Carte physique et minéralogique du Mont-Blanc et des montagnes et vallées qui l'avoisinent), et la présentation des signes conventionnels n'est pas la même. Elle porte également trois toponymes qui ne figurent pas sur notre édition : Partie de la Savoie, Partie du Vallais, et Vallée d'Aoste. Ingénieur géographe militaire, Jean-Baptiste Raymond participa au levé topographique de la Savoie pour le compte du Dépôt de la Guerre de 1795 à 1804. Il est également l'auteur de l'une des premières cartes imprimées du département du Mont-Blanc, publiée en 1793, et d'une grande carte topographique militaire des Alpes publiée en 1820, celle-ci étant considérée comme une œuvre importante pour la cartographine alpine au XIXe siècle. Des deux éditions de cette carte, la nôtre est la plus rare des deux. Nous n'en avons pas trouvé de trace dans les collections publiques, ni même d'ouvrages la mentionnant, contrairement à l'autre édition. Bel exemplaire. Quelques rousseurs et déchirures affectant uniquement les marges. Aliprandi, I, pp. 228-230 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1815, p. 355, 739 (autre édition).

REILLE (Victor).

Minute du lever expédié.

Fontainebleau, 1871. 47,8 x 38,3 cm.

Beau travail de Victor Reille, élève de l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau, qui entra à l'École polytechnique en 1871 et intégra ensuite l'École d'application de l'artillerie, créée à Metz en 1794 et transférée à Fontainebleau en 1871, après la défaite de 1870 et la perte de L'Alsace-Lorraine. Le travail comprend une carte manuscrite, encre et aquarelle (29,7 x 19,7 cm), des environs de Montbard, montrant la partie sud-ouest de la ville et les environs, comprenant la ligne de chemin de fer, le canal de Bourgogne, la rivière Brenne et son affluent la Dandarge. Y sont également figurés les routes et chemins, les habitations et les cultures. La carte est entourée de six dessins à la plume, de deux coupes (le canal et la Brenne), ainsi que d'un petit extrait de la carte d'État-major correspondant à la carte manuscrite. Mentions signées de deux professeurs. Le dessin est signé par "l'élève d'artillerie V. Reille" et daté à Fontainebleau du 21 août 1873. Il s'agit de Victor Reille (1851-1917), entré à l'École polytechnique en 1871 et qui, après ses deux années d'étude, fit l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau réservée aux élèves officiers de Polytechnique. La carte est orientée, l'échelle est en mètres et en pas, le relief est marqué par des courbes de relief et des ombres portées. Quelques piqûres, traces de pliures avec quelques fentes le long de ces dernières, 4 trous aux angles, petites déchirures sans manque dans les marges.

RETHORÉ.

[CHANTILLY/HALATTE/ERMENONVILLE] Carte forestière de Chantilly, Halatte et Ermenonville.

1900. 583 x 780 mm.

Grande carte figurant les forêts de Chantilly, Halatte et Ermenonville, dans le département de l'Oise. Elle a été dressée en 1861 par Rethoré, géomètre du domaine de Chantilly, puis complétée en 1900 par Mauger, son successeur. Sur la droite, figure une liste très complète et numérotée de tous les poteaux et carrefours pour la forêt de la Haute Pommeraye, le grand parc de Chantilly, la forêt de Chantilly, la forêt de Pontarmé, la forêt du Lys, la forêt de Coye, le bois de Royaumont, la forêt d'Ermenonville, le bois de Perthe, et la forêt de Halatte. Le bois de Perthe et les étangs alentours, ainsi que le lac de l'île Molton, ont été aquarellés. Dans la marge supérieure, tampon à froid de Jules André, géomètre-expert à Senlis (Oise), qui créa son cabinet en 1896. La carte a reçu la médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris en 1900. Bon exemplaire, replié. Petites déchirures sans manque aux pliures.

REY (Gabriel).

[MARSEILLE] Plan de Marseille et de ses environs indiquant les travaux projetés.

Marseille, Chiesa, 1856. 1,05 x 0,73 m, monté sur toile.

Très grand plan détaillé de Marseille, figurant les travaux projetés en 1856. Il a été dressé par Gabriel Rey et lithographié par Raibaud. La création du port de la Joliette, ouvert en 1853, marque le début de travaux d'aménagement des terrains bordant les bassins. Ces travaux, signalés en rose, concernent les terrains de l'ancien Lazaret et les docks d'entrepôt, mais aussi les terrains attenants au jardin zoologique, avec la création du Palais Longchamp, inauguré en 1869, du Muséum d'histoire naturelle, créé en 1819 mais installé au Palais Longchamp en 1869, et d'un nouvel observatoire. Créé en 1854, à l'emplacement de l'actuel Parc Longchamp, le jardin zoologique ferma définitivement ses portes en 1987. La légende des couleurs utilisées permet d'identifier les travaux projetés, la situation du rivage avant la construction des nouveaux bassins, la limite des terrains de l'ancien Lazaret, la ligne principale du canal de Marseille, la dérivation du canal et la délimitation des propriétés. Les espaces verts sont aquarellés en vert, la cathédrale et la gare du chemin de fer en bleu. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, églises, édifices publics, etc, et du tarif pour la distribution des eaux du canal. Les eaux d'arrosage ou périodiques étaient concédées pour 50 années moyennant une rétribution annuelle de 67 francs pour 1 litre par seconde et de 40 francs pour 1 demi-litre. Exemplaire en coloris de l'époque. Rousseurs, déchirures et manques dans les marges.

REY (J.F.).

[CHER] Carte routière du département du Cher demandée par le Conseil Général, dans sa session de 1828.

Bourges, Manceron, 1828. 624 x 490 mm.

Carte routière dressée d'après Cassini et lithographiée par Marceron à Bourges. Un système de symboles permet de repérer les routes royales et départementales exécutées, en exécution ou à projeter, les chemins vicinaux reconnus conformément à l'arrêté du 25 juillet 1828, les cantons ou justices de paix, les hauts fourneaux, les forges, les fonderies, les bureaux et relais de poste, les manufactures de porcelaine, les fabriques de draps ou droguets, les papeteries, les filatures ou encore les brigades de gendarmerie. Trace de pliure au titre, sinon bel exemplaire.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

La Gaule.

Paris, chez l'auteur, 1762. 239 x 276 mm.

Belle carte de la France sous l'Empire Romain, issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Languedoc, Dauphiné, Provence.

Paris, chez l'auteur, 1762. 239 x 281 mm.

Belle carte issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Normandie, Bretagne, Maine, Anjou, Touraine et Saumurois.

Paris, chez l'auteur, 1762. 238 x 299 mm.

Belle carte issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

[POITOU] Gouvernemens généraux du Poitou, du pays d'Aunis, et de Saintonge-Angoumois.

vers 1768. 480 x 589 mm.

Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Pedley, 133.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Royaume de France.

Paris, chez l'auteur, 1762. 238 x 280 mm.

Belle carte de la France issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries du royaume de France. Petite tache dans la marge droite. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROISSY;

ST. LO (Manche).

Paris Benard circa 1850 217 x 290 mm.

Estampe figurant la ville de Saint-Lô, lithographiée par Leborne d'après un dessin de Roissy. Bel exemplaire.

ROSSI (Domenico de).

[POSTES] Le Poste della Francia con le sue strade principali.

Roma, Domenico de Rossi, 1697. 663 x 542 mm.

Belle carte figurant les routes des postes de la France, dédiée à Lodovico Sergardi, fonctionnaire au service du Pape. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une représentation de Mercure, dieu des commerçants et des voyageurs. Petits défauts au niveau de la pliure centrale, quelques rousseurs.

ROUSSEAU (Joachim).

[PAYS BASQUE] Carte des Pyrénées occidentales pour l'intelligence des guerres de la Révolution, pendant les années 1793, 1794 et 1795.

[1795]. 468 x 627 mm.

Carte dessinée par Rousseau, gravée par Orgiazzi, figurant le Pays Basque entre Bayonne et Villabona dans le Guipuscoa espagnol, et à l'est jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port et le Val de Roncevaux en Espagne. Le département est appelé Basses Pyrénées, aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques. Bel exemplaire.

ROUSSEAU (R.).

Chécy. Vue du Pont du Canal.

Août 1907. 71,7 x 105 cm.

Grand dessin au fusain montrant le pont sur le canal d'Orléans, à Chécy, dans le Loiret, à environ 5 km à l'est d'Orléans. On y voit le pont, le lavoir, l'église Saint-Pierre et quelques habitations. Le pont qui enjambe le canal comptait deux arches, mais l'une d'elles fut détruite pendant la guerre de 1870 et remplacée par une partie métallique que l'on voit sur le dessin. Cette partie fut reconstruite en 1928 et notre dessin présente donc un état qui n'existe plus. Rousseurs.

ROUSSEL.

Paris, ses fauxbourgs et ses environs. Où se trouve le détail des villages, maisons, grands chemins pavez et autres, des hauteurs, bois, vignes, terres et prez, levez géométriquement par le S.r Roussel Cap.ne ingénieur, revu et augmenté l'an IV de la République Française.

Paris, Goujon, Vignon et Hennequin, [1795-1796]. En neuf feuilles jointes formant une carte de 1,30 x 1,78 m ; monté sur toile.

Très rare plan monumental de Paris et sa banlieue. Cinquième édition revue et augmentée entre 1795 et 1796. Le plan du capitaine Roussel, dont la première édition fut publiée en 1730, est l'un des plus remarquables et des plus spectaculaires du XVIIIe siècle. C'est le premier plan décrivant précisément les faubourgs de Paris, dix ans avant celui de Delagrive publié en 1740-1741. Il s'étend d'est en ouest de Vincennes au bois de Boulogne, et du nord au sud de la plaine Saint-Denis à Bicêtre et Ivry. Il est entouré d'une bordure ornée de fleurs et caducées. En haut du plan figure la devise "Le Génie de la liberté est l'ami des Arts", entourée de divinités ailées et d'angelots. Pour cette cinquième édition revue et augmentée entre 1795 et 1796, la mise à jour topographique fut méticuleusement effectuée : ajouts du Champ de Mars et de l'École Militaire, du Panthéon, achevé en 1790, du pont Louis XVI - futur pont de la Concorde - achevé en 1792, du mur des Fermiers généraux, des nouvelles rues au nord des Champs-Élysées et des boulevards du nord-ouest de Paris. Le maintien des noms liés à l'Ancien Régime, tels que la rue Royale ou la place Louis XV, laisse supposer que le plan fut mis à jour juste avant la Révolution. Les villages et châteaux autour de Paris sont également détaillés. Pour cette nouvelle édition publiée l'An 4 de la République, entre 1795 et 1796, les fleurs de lys aux angles et le monogramme de Louis XV ont été remplacés par des caducées et des motifs décoratifs. Au niveau du titre, les armoiries royales portées par des divinités ailées ont été remplacées par la devise "Le Génie de la liberté est l'ami des Arts". Le titre a également été modifié, ce que ne signale pas Boutier. Dans le titre de l'édition de 1730, le mot châteaux apparaissait à la place du mot maisons. Superbe exemplaire brillamment aquarellé à l'époque. Deux petites déchirures dans la marge gauche. Boutier, 206 Ea ; édition non citée par Vallée.

ROUSSEL (Capitaine).

Plan de Paris par Roussel Cap.ne Ingénieur. Revu et augmenté l'an IV de la République Française.

Paris, Goujon, 1795-1796. En 15 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 513 x 667 mm.

Très beau plan de Paris, brillamment colorié à l'époque, correspondant à la feuille centrale (n°V), avec son titre propre, du grand plan de Paris et ses environs en neuf feuilles intitulé Paris, ses fauxbourgs et ses environs. Cinquième édition publiée entre 1795 et 1796, pour laquelle la topographie a été revue et augmentée : ajouts du Champ de Mars et de l'Ecole Militaire, du Panthéon, achevé en 1790, du pont Louis XVI - futur pont de la Concorde - achevé en 1792, du mur des Fermiers généraux, et des nouvelles rues au nord des Champs-Elysées. Le maintien des noms liés à l'Ancien Régime, tels que la rue Royale ou la place Louis XV, laisse supposer que le plan fut mis à jour juste avant la Révolution. Très bel exemplaire brillamment aquarellé à l'époque (Boutier, 206 Ec).

ROUSSEL (Claude).

[ART MILITAIRE] Les Elémens de l'art militaire où se voient la fortification, la marine, l'artillerie, les marches, et, campemens d'une armée. Avec l'explication des charges de tous ceux qui composent les armées de terre et de mer.

Paris, Roussel, [circa 1720]. 485 x 720 mm.

Très rare et magnifique planche consacrée à l'art militaire, dédiée à Louis-Alexandre de Bourbon, fils de Louis XIV, comte de Toulouse et Grand Amiral de France. La planche est divisée en 4 parties : la fortification, avec la représentation détaillée d'une place-forte et de tous les éléments de fortification ; la Marine, illustrée de 70 pavillons et instruments d'astronomie, et d'un plan de la citadelle du Havre, avec un combat naval et différents types de vaisseaux ; l'artillerie, avec tous les types de canons, les instruments nécessaires à la guerre, les armes anciennes en usage avant la poudre ; et enfin la marche et les campements des armées, illustrés d'une représentation de différents types de marches et campements, et de 16 médaillons montrant une armée dans différentes situations. De chaque côté de l'estampe figurent les explications des 4 thèmes. Le titre est décoré des armoiries du dédicataire. Claude Roussel fut graveur, éditeur et marchand d'estampes et de cartes géographiques. Petites déchirures dans les marges, dont une affectant une partie du texte dans la colonne de droite (sans manque), rousseurs légères au niveau du texte. Exemplaire brillamment colorié à l'époque. Très rare.

ROUSSEL (Claude).

Nouveau plan de la ville, cité, et université de Paris.

Paris, Roussel, 1716. En deux feuilles jointes de 0,77 x 1,28 m, avec table alphabétique rapportée.

Première édition de ce monumental plan de Paris, d'une extrême rareté, dressé et gravé par Claude Roussel en 1716. Le plan est orné d'un cartouche de titre contenant la dédicace à Philippe d'Orléans, dit le Régent, neveu de Louis XIV et régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Ce cartouche est décoré en tête des armoiries de France. Tout autour du plan ont été disposées 37 vignettes montrant des monuments et résidences royales de Paris et ses environs, ainsi qu'une vue de Paris du côté du faubourg Saint-Marceau, ornée des armoiries de France, et une vue du côté du Pont Royal (pont de la Concorde), ornée des armoiries de Paris. En haut à gauche figure une carte des environs de Paris. En bas à droite se trouve un cartouche contenant l'explication des marques ou symboles utilisés sur le plan. Un second titre "Nouveau plan de Paris" a été placé au sommet du plan. En tête de la table alphabétique figure un descriptif indiquant que Paris était divisée en trois parties (cité, université et ville), et qu'elle est à présent divisée en 20 quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État proclamé le 14 janvier 1702. Le plan montre tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, ici appelée place Louis Le Grand, construction de couvents et églises, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. À l'est de la ville, on remarque les chantiers de bois flotté, tandis qu'à l'ouest, au niveau du quartier du Gros Caillou (actuel 7ème arrondissement), il est fait mention de plusieurs belles maisons à des particuliers, et à des jardiniers, et des marais. Près du Gros Caillou, on peut voir une partie de l'île du Malt ou des Querelle. Il s'agit de l'île Maquerelle ou île des Cygnes, ancienne île de Paris réunie à la rive gauche de la Seine à la fin du XVIIIe. Graveur, marchand et éditeur d'estampes, Claude Roussel exerça dans la rue Saint-Jacques, la paroisse Saint-Séverin puis la paroisse Saint-Benoît. Il a gravé et édité plusieurs plans de Paris. Rare première édition de 1716. Le plan fut réédité à cinq reprises entre 1720 et 1738. Contours aquarellés à l'époque. Le plan est en bon état de conservation, mais présente néanmoins quelques défauts. Il a été entièrement doublé, le papier est aminci par endroits, petits manques dans les marges sans atteinte au texte, très petits manques au niveau d'anciennes pliures. Boutier, 186A ; Vallée, 2833.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1860. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,79 x 1,14 m ; monté dans sa reliure éditeur en percaline noire (20,5 x 13 cm), contenant une nomenclature des rues de 104 pages ; titre en lettres dorées sur le premier plat.

Grand et beau plan de Paris en 1860, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur Napoléon III et de l'administration des Postes. Publié en 1860, c'est l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en 20 arrondissements, avec 4 quartiers par arrondissement. Ces derniers furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre le mur des Fermiers Généraux et les fortifications de l'enceinte de Thiers, que l'on voit ici encerclant Paris, furent annexés à Paris. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. C'est aussi l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann qui débutèrent en 1853. Le plan montre les percées récentes, la plus importante d'entre elles étant le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, et dont la portion sur la rive gauche sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies en cours d'exécution sont marquées par un trait rouge, les voies projetées sont aquarellées en marron, les lignes de chemins de fer par un trait orange. Les bâtiments publics sont en noir. Le plan montre également le Bois de Boulogne, assez détaillé. En 1852, la propriété du bois de Boulogne fut cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui fut alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutèrent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui créa pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Rare exemplaire dans sa reliure éditeur, et accompagné d'un index des rues de 104 pages. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère brunissure au niveau du titre. Étui usagé. Vallée, 2850 (exemplaire sans la nomenclature des rues).

SAINT-ALEXIS (Constantin de).

[ARTOIS] Carte d’Artois dressée sur de nouveaux mémoires.

Arras, Barbier, 1741. En quatre feuilles jointes formant une carte de 97,3 x 119,6 cm.

Splendide et très rare carte murale de l’Artois, dressée par le père Constantin de Saint-Alexis, Carme Déchaussé et professeur de théologie, et publiée par Barbier à Arras en 1741. Cette belle carte à grande échelle, gravée par Nicolas Bailleul, est la première carte de ce format qui soit entièrement consacrée à l'Artois. Elle est dédiée à Louis de Gand de Mérode de Montmorency, prince d’Isenghien, Maréchal de France, lieutenant général de la province d'Artois et gouverneur de la ville et citadelle d'Arras. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré des armoiries du dédicataire, d'attributs militaires, et des déesses Athéna et Cérès, déesses de la Sagesse et de la fertilité. En haut à gauche figurent un cartouche pour l'échelle, et une belle rose des vents. Les villes principales sont indiquées par une citadelle aquarellée en rouge. Selon le biographe Ernest Leroux, la carte de Saint-Alexis marqua un progrès considérable dans la cartographie de la France, et Cassini s'en inspira pour sa grande carte de la France. Aucune des petites cartes particulières des bailliages d'Artois de Desnos, pas plus que celles des diocèses d'Arras et de Saint-Omer, ne put rivaliser avec la carte de Saint-Alexis, qui, jusqu'à la confection de la carte de l'État-Major, en 1841, figura dans la sacoche des officiers français comme dans les bureaux des administrations. Bel exemplaire finement aquarellé. Petites déchirures restaurées. Leroux, Bulletin de géographie historique et descriptive, 1905, p. 48.

SAINT-JEAN-de-LUZ. MANUSCRIT.

Plan de St. Jean de Luz avec les projets d'aggrandissement du port.

[circa 1782]. 510 x 660 mm.

Beau plan manuscrit, encre brune et aquarelle, de la baie, du port et de la ville de Saint-Jean-de-Luz, dans le Pays Basque. Y sont figurés la baie avec les limites de haute et basse mer, le port et le fort de Socoa à l'entrée sud de la baie, la chapelle et la batterie Sainte-Barbe à l'entrée nord, la ville de Saint-Jean-de-Luz, avec son port et le plan de la ville. Des lettres sur le plan renvoient à un cartouche sous le plan détaillant le projet d'aménagement du port avec la construction d'un nouveau quai, la prolongation des jetées le long de l'Yvette, la destruction de l'ancien pont, et mentionnant des travaux réalisés sur le quai protégeant la ville entre 1773 et 1777. Seule rade abritée entre Arcachon et la frontière espagnole, la baie de Saint-Jean-de-Luz a de tout temps été un port de pêche important. Mais au cours du XVIIIe siècle, des tempêtes successives érodèrent puis détruisirent les digues qui la protégeaient, et ce malgré des travaux successifs pour défendre le port. Puis en 1782, une tempête particulièrement violente détruisit le quai protégeant la ville, submergeant deux rues et anéantissant une quarantaine de maisons, dont le couvent des Ursulines construit en 1639, et qui figure sur notre plan. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le quadrillage au crayon ayant servi a dessiner la carte est toujours visible. Trace de pliure centrale, petite mouillure dans le milieu de la marge inférieure avec petit manque de papier. Marges écornées avec de petites déchirures n'affectant pas le dessin, manque le coin supérieur droit avec perte d'une petite partie du trait d'encadrement.

SAINT-MALO. MANUSCRIT.

[Plan de Saint-Malo et de Saint-Servan].

[circa 1830]. 870 x 720 mm, sur papier vélin.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, portant le détail du plan de la ville de Saint-Malo et de celle de Saint-Servan, les jardin de Saint-Servan et, près de la pointe des Talards, le sillon, le château de Saint-Malo, les forts de Saint-Servan, du Petit et du Grand Bay, le fort Royal, et la redoute du Sillon, la limite maximum de la marée basse avec les rochers découvrant. Au centre du plan se trouve le port de Saint-Malo avec les ponts enjambant les ruisseaux à marée basse. Plusieurs traits au crayon sur cet espace semblent être une esquisse d'un projet de construction d'un port avec un bassin à flot, une écluse et un fort. En effet, à cause de l'importance des marées dans la baie de Saint-Malo, le port découvre à marée basse, et, du fait d'une rivalité entre les communes de Saint-Malo et de Saint-Servan, aucun projet de construction de port ne put aboutir, et le port resta un port d'échouage jusqu'au XXe siècle. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Traces de pliures empoussiérées et en grandes partie doublées, avec parfois des traces de frottement et, pour les deux principales pliures, de légers manques. Quelques piqûres.

SAINT-OMER. MANUSCRIT.

Plan de S.t Omer.

[circa 1710]. En 2 feuilles jointes de 510 x 715 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Saint-Omer, devenue française en 1678 après le traité de Nimègue, entra dans le système de fortification, dit du «pré carré», qui protégeait la frontière avec les Pays-Bas espagnols ; les fortifications de la ville furent remaniées par Vauban qui y superposa son propre système de défense avec des bastions avancés et des plates-formes pour l'artillerie. Marges écornées avec de petits manques sans importance sauf dans le cartouche de titre, petites mouillures, papier uniformément jauni.

SAINT-OMER. MANUSCRIT.

Plan de St Omer.

[circa 1750]. En 2 feuilles jointes de 435 x 600 mm, sur papier fin huilé.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Ce plan est très proche du précédent même si l'orientation est différente et l'échelle légèrement plus petite. Il est néanmoins postérieur au précédent car on y remarque un bastion avancé et quelques renforcements des défenses à l'ouest de la ville, et surtout la présence d'un fort bastionné sur la route d'Aire-sur-la-Lys, au sud-est de la ville, qui ne se trouve pas dans l'autre plan. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Traces de pliures anciennement doublées, papier fragilisé avec de petits manques dans les angles et au bas du plan.

SALEON DUCLO (Jean-François). MANUSCRIT.

Plan d'une partie des biens de monsieur Jala Louis Allexandre de Lachieze, commune de Pranles comprise dans les sectons levé par Jn Fois Saléon Duclo géomètre du cadastre de la ville de Cheylard.

1812. 560 x 825 mm.

Carte manuscrite, encre brune et rehauts d'aquarelle, du village de La Chièse et ses environs immédiats, dans le département de l'Ardèche, portant le détail d'une partie des parcelles appartenant à M. Jala. Y sont figurés les villages de La Chièse et des Sauteaux, les chemins et les ruisseaux. La carte est orientée, l'échelle est en mètres, au 1/2500e. Le titre est inscrit dans un médaillon entouré de la mention «Règne de Napoléon Empereur des François 1812». Nombreuses traces de pliures et de frottements, marges écornées, taches.

SANDEMANN;

ORLEANS (Loiret).

Paris Benard circa 1850 216 x 295 mm.

Estampe figurant la ville d'Orléans, dessinée et lithographiée par Sandemann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

BAR-LE-DUC (Meuse).

Paris Benard circa 1850 222 x 295 mm.

Estampe figurant la ville de Bar-le-Duc, lithographiée par Leborne d'après un croquis fait sur les lieux par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

LILLE (Nord).

Paris Benard circa 1850 225 x 292 mm.

Vue de Lille lithographiée par Leborne, d'après le croquis fait sur les lieux par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN.

MELUN (Seine et Marne).

Paris, Benard, [circa 1850]. 212 x 298 mm.

Estampe figurant la ville de Melun, lithographiée par Villeneuve, d'après le croquis fait sur les lieux par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

METZ (Moselle).

Paris Benard circa 1850 224 x 292 mm.

Estampe figurant la ville de Metz, lithographiée par Berlioz d'après un dessin de Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

NANCY (Meurthe).

Paris Benard circa 1850 218 x 293 mm.

Estampe figurant la ville de Nancy, dessinée et lithographiée par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

STRASBOURG (Bas-Rhin).

Paris Benard circa 1850 217 x 294 mm.

Estampe figurant la ville de Strasbourg, dessinée et lithographiée par Sandmann. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[AMIENS] Ambiani. Archid.conné d'Amiens, de l'évesché d'Amiens où sont les ball.ge et eslection d'Amiens.

Paris, P. Mariette, 1667. 394 x 411 mm.

Belle carte détaillée de la circonscription religieuse de la ville d'Amiens, dont le nom est dérivé du peuple gaulois les Ambiens. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[AUTUN] Ædui, Brannovices, et Boiorum pars. Partie méridionale de l'évesché d'Autun. Balliage d'Autun, et comté de Charollois en Bourgogne, et partie du Bourbonnois.

Paris, chez l'auteur, 1659. 398 x 552 mm.

Belle carte détaillée de la partie méridionale de l'évêché d'Autun, ornée d'un beau cartouche de titre décoré de deux personnages. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[AUXOIS] Ædui. Partie septentrionale de l'évesché d'Autun. Balliage d'Auxois dans le duché et gouvern. de Bourgogne.

Paris, chez l'auteur, 1659. 427 x 557 mm.

Belle carte détaillée de la partie septentrionale de l'évêché d'Autun, dont le nom est dérivé du peuple de la Gaule celtique les Eduins. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré de soldats romains. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BLOIS & VENDÔME] Carnutes. Partie mérid.le de l'évesché de Chartres. Balliages de Blois et de Vendosme. Eslections de Chau-dun de Vendosme et de Blois.

Paris, P. Mariette, 1660. 411 x 564 mm.

Belle carte détaillée de la partie méridionale de l'évêché de Chartres, dont le nom est dérivé du peuple de la Gaule celtique les Carnutes. Elle couvre les circonscriptions de Blois et de Vendôme, et est ornée d'un cartouche de titre décoré de deux personnages. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BOULOGNE/MER] Oromansaci, et Gesoriacus Pagus in Morinis. Evesché de Boulogne où sont les comté et sénesch.ssée de Boulenois. Balliage de Calais dans le Pays Reconquis. Souveraineté d'Ardres, &c.

Paris, chez l'auteur, 1656. 415 x 550 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de Boulogne-sur-Mer, ornée d'un grand et beau cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BRESSE/BUGEY/VALROMEY] Insubres in Segusiani. Partie du diœcèse et archev.ché de Lyon. Partie septentrionale de Bresse, Bugey, et Valromey, divisée en leurs mandements. Le balliage de Gex.

Paris, P. Mariette, 1660. 354 x 555 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, couvrant le nord de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du Pays de Gex, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BRESSE/BUGEY/VALROMEY] Insubres in Segusianis. Partie du diœcèse et archevesché de Lyon. Partie méridionale de la Bresse, du Bugey, et Valromey, divisés en leurs mandements. La souveraineté de Dombes.

Paris, chez l'auteur, 1659. 390 x 552 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, couvrant le sud de la Bresse, du Bugey, du Valromey et la Dombes. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré d'angelots et d'un médaillon. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas);.

[BRETAGNE] Duché, et gouvernement de Bretagne.

Paris, Pierre Mariette, 1650 [1658]. 369 x 501 mm.

Belle carte de la Bretagne, dédiée à Armand de Camboust, duc de Coislin, lieutenant du roi en Basse-Bretagne, puis lieutenant général de ses armées. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un beau cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire. C'est la première carte utilisant la dénomination La Manche ou Mer Britannicque. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Premier état. Gaudillat, planche n°14 ; Pastoureau, SANSON V A.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[CAMBRAI] Nervii. Diocèse de l'archevesché de Cambray : où sont les comté de Haynaut, le Cambrésis .

Paris, chez l'auteur, 1656. 420 x 552 mm.

Belle carte détaillée du Hainaut et du Cambrésis, ornée d'un beau cartouche de titre décoré de deux figures allégoriques. Les Nervii, en français Nerviens, étaient un peuple gaulois situé en Gaule belgique sous l'Empire romain. Leur capitale était Bavay, dans le Hainaut. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, SANSON VI, 86.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[CHÂLONS-en-CHAMPAGNE] Catalauni. Evesché de Chaalons sur Marne, et en Champagne où sont les comté et pairrie, bailiage, et eslection de Chaalons, bailiage et esl.tion de Vitry, comtés et bail.ges de Ste Menehoud, des Vertus &c.

Paris, chez l'auteur, 1656. 424 x 529 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de Châlons-sur-Marne devenue Châlons-en-Champagne en 1995, dont le nom est dérivé du peuple belge les Catalaunes. Ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[DAUPHINÉ] Le Gouvernement général du Daufiné, et des pays circomvoisins où sont la Savoye, la Bresse &c.

1652 [1658]. 353 x 425 mm.

Belle carte du Dauphiné, intéressante pour la cartographie alpine et pour les cols. C'est l'une des premières cartes du XVIIe siècle qui indique les parcours, avec l'itinéraire du Col Major ou Cormoyeu bien visible. Les vallées valdôtaines du Grand Paradis sont indiquées, et, en correspondance avec le Val de Cogne, le mont Iseran est mis en évidence, du côté français. Ce toponyme contesté commence à entrer dans l'usage cartographique pour localiser le massif du Grand Paradis et les Levanna. En ce qui concerne la frontière, on note l'expansiçon maximale de la France en territoire piémontais, jusqu'à l'est de Pignerol. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, SANSON V A, 45 ; Aliprandi, I, fig. 102.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[DIJON] Lingones. Archidiac.né de Dijon, du diœcèse de Langres. Balliage de Dijon dans le duché et gouvern. de Bourgogne.

Paris, chez l'auteur, 1658. 435 x 562 mm.

Belle carte détaillée de la circonscription religieuse de la ville de Dijon, dont le nom est dérivé de l'un des plus anciens peuples gaulois, les Lingons. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré d'anges. Pas de marges supérieure et inférieure.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ/BESANÇON] Sequani. Partie du diœc. et arch.ché de Besançon où sont les gr. archidiac.né, et celuy de Gray &c. Partie de la Franche Comté où est le balliage de Dole.

Paris, chez l'auteur, 1658. 403 x 573 mm.

Belle carte détaillée de la Franche-Comté couvrant les régions de Besançon, Dole et Gray, habitées sous l'Empire romain par le peuple gaulois les Séquanes. Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ] Sequani. Archidiac.né de Salins du diœcèse de Besançon. Partie méridionale de la Franche Comté où est le balliage d'Aval.

Paris, chez l'auteur, 1658. 427 x 565 mm.

Belle carte détaillée figurant la partie méridionale de la Franche-Comté couvrant les régions de Salins-les-Bains et de Lons-le-Saunier, habitées sous l'Empire romain par le peuple gaulois les Séquanes. Ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ] Sequani. Partie des archid.connés de Favernay et de Luxeuil du diœcèse de Besançon. Partie occid.tale du balliage d'Amont dans la Franche Comté.

Paris, chez l'auteur, 1658. 397 x 560 mm.

Belle carte détaillée figurant la partie occidentale du bailliage d'Amont couvrant les régions de Faverney, Vesoul et Luxeuil-les-Bains, habitées sous l'Empire romain par le peuple gaulois les Séquanes. Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ] Sequani. Partie des archid.connés de Favernay et de Luxeuil du diœcèse de Besançon. Partie orientale du balliage d'Amont dans la Franche Comté, et comté de Monbelliard.

Paris, chez l'auteur, 1658. 396 x 483 mm.

Belle carte détaillée figurant la partie orientale du bailliage d'Amont couvrant le comté de Montbéliard, ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas);

Isle de Corse - Isle et Royme de Sardaigne.

circa 1650 385 x 554 mm.

Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[LYON/SAINT-CHAMOND/MONTBRISON] Segusiani. Partie du diœ.se et archev.ché de Lyon. Le Lyonnois et le Haut Forez.

Paris, chez l'auteur, 1659. 412 x 531 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, autrefois occupée par les habitants de la ville de Suse en Italie, Segusio en latin. La carte couvre les régions du Lyonnais et du Haut-Forez, et est ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[MELUN/ETAMPES/PROVINS/NEMOURS] Senones. Partie septentr.le de l'archevesché de Sens. Eslect. de Melun, Etampes, Provins, Nemours, et partie de celles de Sens, et de Nogent sur Seyne.

1660. 370 x 570 mm.

Belle carte détaillée de la partie septentrionale de l'archevêché de Sens, dont le nom est dérivé du peuple gaulois les Sénons. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré de deux anges. Marge gauche partiellement coupée, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[NOYON] Veromandui. Le Vermandois. Evesché de Noyon où sont les comté et pairrie de noyon, balliages et prévostés de Noyon, Chauny, St Quentin, Péronne, Roye, &c.

Paris, P. Mariette, 1667. 352 x 392 mm.

Belle carte détaillée de la région historique du Vermandois avec l'évêché de Noyon, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[ORLÉANS] Diœcèse de l'évesché d'Orléans.

Paris, Pierre Mariette, 1653. 420 x 525 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché d'Orléans, divisé en archidiaconés, ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[PICARDIE] Gouvernement général de la Picardie, Artois, Boulenois, et pays reconquis.

Paris, Pierre Mariette, 1651. 386 x 521 mm.

Contours en coloris de l'époque. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[PROVENCE] Comté, et gouvernement de Provence. Aveq les pays circonvoisins Co.tat Venaiscin, Prin.té d'Orange, .Co.tat de Nice, &c.

1652 [1658]. 313 x 457 mm.

Belle carte des côtes de Provence allant de la Camargue à San Lorenzo al Mare. Au nord, la carte s'étend jusqu'à Gap. Sanson d'Abbeville a dressé cette carte à partir du levé de la côte provençale effectué par l'ingénieur Jacques Maretz sur ordre du cardinal de Richelieu en 1633. En guerre contre l'Espagne, la France devait évaluer les risques de débarquement sur les côtes méditerranéennes. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, SANSON V A, 46.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[ROANNE/VILLEFRANCHE-sur-SAÔNE] Segusiani. Partie du diœcèse et archevesché de Lyon. Le Bas Forez et Beaujolois.

Paris, chez l'auteur, 1659. 362 x 530 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, autrefois occupée par les habitants de la ville de Suse en Italie, Segusio en latin. La carte couvre les régions du Bas-Forez et du beaujolais, et est ornée d'un cartouche de titre décoré d'un médaillon contenant le portrait de Jules César. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[SOISSONS] Suessones. Evesc.hé de Soissons où sont les balliages et eslections de Soissons, Chasteau Thierry et Crespy en Valois &c.

Paris, P. Mariette, 1656. 415 x 485 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de Soissons, dont le nom est dérivé du peuple de la Gaule belgique les Suessones. Elle couvre les circonscriptions de Soissons, Château-Thierry et Crépy-en-Valois, et est ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[TROYES] Tricasses. Evesché de Troyes en Champagne où sont partie des balliages de Troyes, Chaumont, et Sézane.

Paris, P. Mariette, 1656. 430 x 544 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de la ville de Troyes, dont le nom est dérivé du peuple celte les Tricasses, ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & TAVERNIER (Melchior).

[ROUTES des POSTES] Carte géographicque des postes qui traversent la France.

[Paris, Melchior Tavernier, 1632-1637]. 412 x 532 mm.

PREMIERE CARTE IMPRIMEE DES POSTES DE FRANCE, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville en 1632 et publiée par Melchior Tavernier dans le Théâtre géographique du royaume de France en 1637. L'auteur a représenté les itinéraires entre les grands centres de l'époque : Paris, Lyon, Rouen, Toulouse, Bordeaux ou Limoges. A droite de la carte, dans un encadré intitulé Au Lecteur, Tavernier explique que Nicolas Sanson a exécuté la carte à sa demande. Elle connut un si grand succès qu'elle fut très vite copiée par un autre géographe, Nicolas Berey. Puis elle fut remise à jour et rééditée par les fils de Sanson en 1676. En haut à droite figurent les armoiries royales. Bel exemplaire. Pastoureau, TAVERNIER IIC. Bibliothèque Nationale/Musée de la Poste, Guy Arbellot, Autour des routes de poste, p. 28.

SAUVALLE. MANUSCRIT.

Contrôle de Lamballe. M. Sauvalle, contrôleur.

[fin XVIIIe]. 218 x 180 mm.

Carte manuscrite, encre et lavis, de la région de Lamballe comprise entre Saint-Brieuc et Matignon. Y sont figurés les routes, les rivières, les forêts, les villes et villages; la côte est soulignée en bleu. Un trait rouge délimite le contrôle de Lamballe, région comprise entre le littoral et les villes de Quessoy, Moncontour, Trebry, Plénée, Pledeliac et Henanbihen. Dans un cartouche à gauche de la carte se trouve la liste des villes (ou recettes) avec mention de leur population. Mouillure à gauche de la carte, petits frottements. Encadrement du XIX° siècle.

SCARPE. MANUSCRIT.

Carte particulière des rivières de la Scarpe, de l'Escaut et de ses canaux y afluant depuis Douay et Bouchain jusqu'à leur jonction à Mortagne.

[circa 1780]. En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,77 x 1,03 m.

Belle carte manuscrite à l'encre noire et aquarelle du bassin de la Scarpe (dans le département du Nord) entre Douai et son embouchure dans l'Escaut à Mortagne-du-Nord. Y sont figurés les villes de Douai, Bouchain, Valenciennes et Condé-sur-l'Escaut avec le plan de leurs fortifications, les rivières Scarpe, Sensée, et Écaillon ainsi que l'Escaut (à droite de la carte), les villages, bourgs, fermes, châteaux et abbayes (figurés par de petits bâtiments), les moulins à vent, les routes, les bois (figurés par de petits bosquets), et les canaux d'aménagement du bassin de la Scarpe : le vieux Décours, le nouveau Décours... Y figure également le projet d'un canal de dérivation de la Scarpe entre La Planche et l'aval de Saint-Amand-les-Eaux avec la date de 1764. Beau cartouche de titre au lavis d'encre de Chine. Quadrillage au crayon sur une partie de la carte et note manuscrite de l'époque épinglée sur la carte et demandant de faire une copie de cette partie de la carte "pour mon cabinet" L'échelle est en lieues. Petites taches et traces de frottement dans les marges.

SCHREIBER (Johann Georg).

[SAVOIE] Das Hertzogthum Savoyen.

Leipzig, J. Georges Schreiber, [1749]. 163 x 206 mm.

Belle carte de la Savoie, dressée par Johann Georg Schreiber pour l'Atlas selectus von alles Königreichen und Ländern der Welt, publié à Leipzig en 1749. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une rose des vents. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Aliprandi, I, p. 284.

SEBIRE (J.) & COULON.

[NANTES] Plan de la ville de Nantes.

Nantes, Sebire, et Paris, Coulon, An 3. de la Rép. Fr. [1795]. 490 x 707 mm.

Rare plan révolutionnaire de la ville de Nantes, dessiné par l'architecte Coulon, figurant les grands travaux d'agrandissement et d'embellissement réalisés au cours du XVIIIe siècle. Au début du XVIIIe siècle, Nantes a encore son aspect du Moyen-Âge, avec ses remparts et ses rues sinueuses. Mais la ville, enrichie par le commerce colonial, s'est agrandie et des faubourgs sont créés à ses abords. Dès 1755, trois architectes se succéderont pour réaliser ces travaux de rénovation et d'aménagement de Nantes : Pierre Vigné de Vigny, Jean-Baptiste de Ceineray et Mathurin Crucy. Le plan consistait à démolir les murs d'enceinte, ouvrir des rues et créer de nouvelles places, parmi lesquelles figurent la place Delorme, la place Gutemberg (renommée place Brancas et actuelle place Édouard-Normand), la place Buffon, ainsi dénommée pendant la Révolution (future place de Bretagne), et la plus importante d'entre elles, la place Graslin, aménagée entre 1780 et 1788, et complétée, à partir de 1792, par la construction du Cours de la République, qui sera renommé Cours de Henri IV. La place Saint-Pierre porte son nom révolutionnaire de Place Gracches. Parmi les chantiers importants figurent également l'aménagement de l'île Feydeau, le Cours des États, qui porte ici les noms révolutionnaires de Cours de la Liberté (actuel Cours Saint-Pierre) et Cours de la Fédération (actuel Cours Saint-André), et la place Viarme, dénommée place Agriculteur. Entre les deux cours figure la place de la Liberté, actuelle place Maréchal-Foch. La place Duchesse-Anne est dénommée place Cincinnatus. En bordure du port de Nantes, on peut voir l'entrepôt des cafés, transformé en prison sous la Terreur. La ville est divisée en 18 sections, créées en 1790. Bon exemplaire. Notes manuscrites anciennes à l'encre à l'emplacement des places Buffon, du Département et de la Liberté. Petites taches en haut du plan.

SEBRON (Hippolyte).

[LA ROCHELLE] Vue générale du port de La Rochelle.

Paris, London, Berlin, New-York Goupil et Cie, [1857]. 480 x 750 mm.

Très rare et belle vue plongeante de grand format montrant le vieux port de La Rochelle et ses quartiers, dessinée par Hippolyte Sebron et lithographiée en deux tons par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. La vue est prise depuis les hauteurs de l'église Saint-Sauveur, et montre le quartier Saint-Jean. Sur la gauche, on peut voir l'écluse du canal Maubec avec son petit pavillon, puis le phare du quai Valin et le bassin à flot intérieur. Sur la droite, on aperçoit la Tour à l'Anglais, la tour de la Grosse Horloge, le clocher de l'église Saint-Jean-du-Perrot et la Tour de la Lanterne. Enfin, à l'entrée du port, la Tour Saint-Nicolas et la Tour de la Chaîne. La vue a été lithographiée d'après une aquarelle d'Hippolyte Sebron qui se trouve au Musée d'Orbigny-Bernon à La Rochelle. Peintre du vues, pastelliste, portraitiste, paysagiste et photographe, Sebron fut l'élève de Louis Daguerre à Paris. Grand voyageur, il parcourut l'Europe, le pourtour méditerranéen et l'Amérique du Nord pour peindre des ruines et des paysages. Son travail fut récompensé de nombreuses fois auSalon de Paris et ses toiles, exposées aux États-Unis, lui offrirent une renommée internationale. Très rare. Nous n'avons trouvé aucun exemplaire dans les collections publiques. Rousseurs. Laran, Inventaire du fonds français après 1800, 1937, Tome 2, p. 223, n°114.

SENEX (John).

France corrected from ye observations made by the Royal Academy of Sciences at Paris.

1708. 635 x 918 mm.

Très grande et belle carte de la France, dressée par John Senex d'après les informations de l'Académie Royale des Sciences de Paris. Elle est ornée d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Charles Boyle, comte d'Orrery, et d'un magnifique cartouche de titre décoré d'un portrait en médaillon de Louis XIV, des armoiries de la France et de quatre figures allégoriques. Le long des côtes figure la mention "côtes d'après Sanson et les cartes hollandaises". Exemplaire aquarellé à l'époque, coloris postérieurs pour les deux cartouches. Brunissures par endroits, petites déchirures marginales, petites restaurations anciennes au dos.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[MORBIHAN/QUIBERON/BELLE-ÎLE-en-MER/GROIX/GLÉNAN] Côte ouest de France. De la Pointe de Penmarch à Belle-Île. Abords de Lorient.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1931. 697 x 984 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Morbihan entre la Pointe de Penmarc'h et Carnac, avec l'archipel des Glénan, l'île de Groix, la presqu'île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer, publiée en 1912, puis corrigée en 1931. Elle a été levée d'après les travaux les plus récents des ingénieurs hydrographes. Tampon du revendeur à Bordeaux au bas de la marge droite. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VENDÉE/ÎLE de NOIRMOUTIER] Côte ouest de France. De la Pointe de St. Gildas au Goulet de Fromantine. Baie de Bourgneuf.

Service Hydrographique de la Marine, 1900-1922. 690 x 977 mm.

Grande carte marine figurant les côtes de la Vendée entre la Pointe Saint Gildas et la Pointe de Notre-Dame-de-Monts, avec l'île de Noirmoutier et la Baie de Bourgneuf. Elle a été dressée d'après la carte de Beautemps-Beaupré levée en 1821 et 1822, et d'après la reconnaissance faite en 1893 sous la direction de l'ingénieur hydrographe Hanusse. Tampon du Service Hydrographique dans la marge inférieure. Bel exemplaire.

SEUTTER (Matthaeus).

[CHAMPAGNE] Le Gouvernement de Champagne i. e. Præfectura generalis Campaniæ in electiones suas divisa.

[circa 1740]. 575 x 490 mm.

Très belle carte de la Champagne divisée en élections. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la France et de la Champagne, et d'une petite carte des environs de Paris. Les villes principales sont signalées par une citadelle. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg, puis fut nommé géographe de la Cour Impériale. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.

SEUTTER (Matthaeus).

[VERSAILLES] Versailles château de plaisance le plus délicieux et le plus magnifique dans l'Île de France, bâti par ordre de Louis XIV Roy de France, et nomé à cause de sa rare beauté la huitième merveille du monde.

Augsbourg, [circa 1740]. 497 x 578 mm.

Magnifique vue à vol d'oiseau du château de Versailles et de ses jardins, brillamment coloriée à l'époque. La vue est prise depuis l'avenue de Paris et montre l'entrée principale avec la Place d'Armes, où se déroule une procession, et la Cour d'Honneur, animées de très nombreux personnages. En arrière-plan, on aperçoit les bassins de Latone et d'Apollon. Titre en français et en allemand. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg. Nommé géographe de la Cour Impériale, il publia un Atlas Geographicus en 1725, un Atlas Novus en 1728, et un Grosser Atlas vers 1735. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.

SEUTTER (Matthäus).

Le Royaume de France.

Augsbourg, [circa 1740]. 480 x 556 mm.

Belle carte de la France, ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries du royaume de France, de cinq figures allégoriques et de divers attributs des arts et des sciences. La France est divisée en 17 régions administratives. Comme précisé dans le cartouche en haut à droite, cette carte présente l'état du royaume, qui a été fait au roi le 1er janvier 1734. On apprend qu'à cette date, le royaume comptait "20 millions d'hommes, sans compter les femmes et les enfants". La description donne également le nombre de rivières, villes, paroisses, familles nobles, commanderies de l'Ordre de Malte, chanoines, enfants de chœur, etc. Il est dit également que "la France vaut au Roy par an 180 millions de livres", que "les rentes annuelles du Clergé montent par an à 312 millions, de sorte que leurs revenües surpassent de 132 millions celles du Roy". Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Exemplaire dans de beaux coloris de l'époque. Pliure centrale brunie.

SEUTTER (Matthäus).

Typus choro-topographicus regiæ et totius orbis celeberrimæ urbis Lutetiæ Parisiorum cum circumjacentis territorii oppidis, cœnobiis, pagis, villis.

Augsbourg, [circa 1735]. 493 x 570 mm.

Très belle carte figurant Paris et ses environs proches, montrant en son centre un plan assez détaillé de la ville. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à Puteaux, à l'est jusqu'à Noisy-Le-Grand, au nord jusqu'à Saint-Denis et Drancy, et au sud jusqu'à Bourg-La-Reine. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre inscrit sur une draperie, décoré des armoiries royales, et d'une rose des vents. Au nord de Paris, Saint-Denis est représentée par une grande vignette aquarellée en rouge. Les bois de Vincennes et de Boulogne sont bien représentés, et montrent le château de Madrid pour le bois de Boulogne, et le couvent des Minimes pour le bois de Vincennes. La carte montre également la Bièvre, appelée Rivière de Biesvre ou des Gobelins, ainsi que les chemins au départ de Paris : chemin de Fontainebleau, chemin de Brie Comte Robert, chemin de Melun, chemin de Lagny, chemin de Pontoise, ou encore chemin de Meaux. Sur la Seine, au niveau de Paris, sont représentées deux îles aujourd'hui disparues. Il s'agit de l'île du Mas ou de Querelle, qui était également appelée l'île Maquerelle ou île des Cygnes, et l'île Louviers, qui sera rattachée à la berge en 1847. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg, puis fut nommé géographe de la Cour Impériale. Bon exemplaire dans de très beaux coloris de l'époque. Traces de mouillures dans les parties gauche et droite, petites restaurations dans la partie droite.

SEVIN (Pierre-Paul).

[MONTMELIAN] La Prise de Montmeillan par l'armée du roy commandée par Mr. de Catinat.

Paris, P. Sevin, [circa 1692]. 275 x 299 mm.

Très rare et superbe estampe figurant le siège de la citadelle de Montmélian le 21 décembre 1691 par Louis de Catinat, maréchal de Louis XIV. Elle est ornée des armoiries du dédicataire, Monseigneur le Dauphin, et de quatre petites vues de Mons, Nice, Suse et Villefranche-sur-Mer, places-fortes également prises par Catinat en 1691. Elle est accompagnée de 22 légendes donnant l'emplacement des bâtiments. Peintre d'histoire et de portraits, mais aussi illustrateur et créateur de décors de fêtes et de cérémonies sous Louis XIV, Pierre-Paul Sevin a fourni les dessins de gravures sur les grands événements de la vie du roi. Marges coupées, exemplaire remonté sur papier ancien.

SILVESTRE (Israël).

[DIJON] Divio – Dijon. Dessignée par I. Silvestre, et gravée par N. Perelle. Avec privilège du roy. A Paris chez Pierre Mariette rue S. Jacques à l’Espérance.

[circa 1650]. En deux feuilles jointes de 200 x 795 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. 2e état sur 2, avec l’adresse de Mariette, de ce superbe panorama de Dijon, gravé par Nicolas Perelle d’après Israël Silvestre (1621-1691). Avec 4 lignes de description en latin et en français. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Faucheux, n°209.

SILVESTRE (Israël).

[FRÉJUS] Forum Iulii – Frejus. De Lincler. Israel Silvestre sculpsit. Cum privil. Regis. excudit Parisiis.

[circa 1650]. En deux feuilles jointes de 215 x 820 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. 2e état sur 2, avec l’adresse de Mariette et les noms de Lincler et de Silvestre, de ce superbe panorama de Fréjus, gravé par Israël Silvestre (1621-1691) d’après L. de Lincler. Avec 3 lignes de description en latin et en français. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Faucheux, n°217.

SILVESTRE (Israël).

[GRENOBLE] Gratianopolis – Grenoble. Dessignée par I. Silvestre, et gravée par N. Perelle. Avec privilège du roy. A Paris chez Pierre Mariette, rue S. Jacques à l’Espérance.

[circa 1650]. En deux feuilles jointes de 200 x 780 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. 2e état sur 2, avec l’adresse de Mariette, de ce superbe panorama de Grenoble, gravé par Nicolas Perelle d’après Israël Silvestre (1621-1691). Avec 4 lignes de description en latin et en français, et 14 légendes numérotées dont les chiffres sont reportés sur l’estampe. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Faucheux, n°222.

SILVESTRE (Israël).

[METZ] Profil de la ville de Metz en Lorraine veue du costé de la porte Mazel.

Paris, Israel Silvestre, 1667. En deux feuilles jointes de 400 x 1286 mm.

Très rare et exceptionnel panorama de près d'1,30 m de large, figurant la ville de Metz du côté de la Porte Mazelle. Très légères traces blanches au niveau de la jointure des deux feuilles, sinon bel exemplaire. Faucheux, p. 235, n°28.

SILVESTRE (Israël).

[PARIS] Perspective de la ville de Paris, veüe du Pont des Tuileries – Lutetiæ, e Ponte Laterariarum prospectus. Silvestre incidit Parisiis 1650. A Paris chez Israel, rue de l’Arbre Sec, au logis de Monsr le Mercier orfèvre de la Reyne, proche la croix du Tiroir.

1650. 303 x 640 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. Magnifique vue des rives de la Seine prise depuis l’ancien pont des Tuileries, aujourd’hui Pont Royal. On y voit notamment le Louvre, la Tour de Nesle, le Pont-Neuf, la Tour Saint-Jacques, Notre-Dame, ou encore le Pont-au-Change. Elle est ornée des armoiries royales et accompagnée de 6 lignes de description en français et en latin, et de 24 légendes numérotées, également en français et en latin. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Tache brune affectant la description en français. Faucheux, n°77.

SIMON.

[NORMANDIE/COULIBŒUF] Carte topographique du canton de Coulibœuf.

1839. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,70 x 1,03 m ; étiquette au dos de l'éditeur E. Andriveau-Goujon.

Carte figurant les environs proches de Coulibœuf dans le Calvados, aujourd'hui Morteaux-Coulibœuf, dressée par Simon, géomètre en chef du cadastre. Elle est issue de l'Atlas du Calvados, conçu sous les auspices du préfet du département. Elle s'étend au nord jusqu'à Escures, au sud jusqu'à Vignats, à l'ouest jusqu'à Poussendre et à l'est jusqu'à Les Moutiers-en-Auge. Signé par l'auteur. Bel exemplaire avec contours aquarellés à l'époque.

SOISSONS. MANUSCRIT.

Plan de la ville de Soissons et du bourg Saint Wast.

[circa 1750]. 348 x 527mm.

Plan manuscrit de Soissons Beau plan manuscrit sur papier fort, encre noire et aquarelle, montrant la ville de Soissons et le faubourg de Saint-Wast sur la rive opposée de l’Aisne, avec leurs enceintes fortifiées qui sont en grande partie plantées d’arbres. Le plan de la ville détaille les rues, les jardins et les principaux bâtiments dont le château et le jeu de paume qui ont été démolis en 1772; des chiffres et des lettres renvoient à deux légendes placées de chaque côté du plan. À l’extérieur des fortifications se trouvent figurés les faubourgs de St Christophe, St Crespin et St Crise avec les chemins et les cultures. Bel état de conservation, coloris très frais.

SOSPEL. MANUSCRIT.

Plan du réduit de Sospel.

1740-1748. 558 x 427 mm.

Plan manuscrit du réduit de Sospel Plan manuscrit, encre brune et lavis, montrant le plan d’une église entourée de fossés, transformée en fortin militaire. Le plan indique l’église qui sert de réduit d’où ces murailles n’ont que deux pieds d’épaisseur, des galeries de madriers, les fossés et les plates-formes au-dessus des fossés, le corps de garde, un pont, une redoute… En dehors du titre, l’endroit n’est pas nommé, peut-être s’agit-il de la chapelle Saint-Pancrace à l’Escarène, près de Sospel, dont on sait qu’elle servit de fortin pendant la Guerre de Succession d’Autriche. Traces de pliures, petites déchirures restaurées.