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[ÎLE d'OLÉRON] Carte particulière des côtes de France (Pertuis de Maumusson).
Dépôt-Général de la Marine, 1832-1888. 918 x 580 mm.
Grande et belle carte marine détaillée, figurant une grande partie sud de l'île d'Oléron depuis Saint-Pierre et la Pointe de Chardonnière, jusqu'au Pertuis de Maumusson, détroit séparant Oléron de la presqu'île d'Arvert. La carte a été levée en 1824 et 1825 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Elle a été publiée en 1832, puis mise au jour et publiée à nouveau en 1888. Les feux et phares sont aquarellés en jaune avec un point rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.
[ÎLE d'YEU] Carte particulière des côtes de France (Île d'Yeu, Pont d'Yeu et Goulet de Fromantine).
Dépôt-Général de la Marine, 1828-1887. 925 x 583 mm.
Grande et belle carte marine figurant l'île d'Yeu, et les côtes de la Vendée entre l'anse de la Guérinière sur l'île de Noirmoutier et Notre-Dame-des-Monts. La carte a été levée en 1822 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Elle a été publiée en 1828, puis mise au jour et publiée à nouveau en 1887. Sur l'île d'Yeu figurent Port-Breton, aujourd'hui renommé Port-Joinville, Saint Sauveur, le Port de la Mule, aujourd'hui Port de la Meule, et un château en ruine correspondant au château-fort du XIVe siècle renommé Vieux-Château. Les feux et phares sont aquarellés en jaune avec un point rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.
[ÎLES des GLÉNAN] Carte particulière des côtes de France (îles de Glénan, Baie de la Forest, Anse de Bénodet et partie des roches de Penmarc'h).
Dépôt-Général de la Marine, 1824-1888. 620 x 935 mm.
Grande et belle carte marine figurant l'archipel des Glénan et les côtes du Finistère entre la Pointe de Penmarch et la Pointe de Trévignon, avec la baie de La Forêt-Fouesnant et l'anse de Bénodet. La carte a été levée en 1818 et 1819 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Elle a été publiée en 1824, puis mise au jour et publiée à nouveau en 1888. Les feux et phares sont aquarellés en jaune avec un point rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.
[ÎLE d'YEU] Canton de l'île d'Yeu.
Paris, Erhard, [1887]. 528 x 341 mm.
Carte du canton de l'île d'Yeu, dressée sous la direction de Raoul Prévoteau, agent-voyer en chef, par l'agent-voyer cantonal Joseph Désiry pour l'Atlas cantonal de la Vendée, publié en 1887. Elle a été lithographiée en couleurs et imprimée par Erhard à Paris. En rouge sont figurés les chemins vicinaux ordinaires (à l'entretien et en lacune), en noir, les chemins ruraux et particuliers. La carte indique également les batteries positionnées le long des côtes, le site de dolmens non couverts (au nord de l'île), le dépôt de monnaies romaines (au sud de l'île, près des Chauvitelières), les cotes d'altitude en bleu, la population en rouge (3 275 habitants), et la superficie de l'île en noir (2332 hectares). À Port-Joinville, chef-lieu de la commune, sont signalés le bureau de poste et le bureau de télégraphe. En 1877, à la demande du Conseil général de Vendée, le préfet fait dresser une carte du département, routière et hydrographique, par Raoul Prévoteau, agent-voyer en chef. Remarquable par son exactitude et par la multitude de ses renseignements, elle reçoit la médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1878. C'est à partir de cette carte que seront établies les 30 cartes des cantons formant l'Atlas cantonal de la Vendée, atlas qui offre une cartographie complète du département à la fin du XIXe siècle. Chaque carte, dressée au 1/50,000e, présente une multitude d'informations aussi bien géographiques qu'historiques. En plus des indications topographiques classiques, on y trouve le nombre d'habitants et la superficie des communes, les cotes d'altitude, ainsi que l'emplacement des moulins à eau et à vent, des usines, des phares, des mines et gisements houillers, des silex taillés, des cavernes, des dolmens couverts et non couverts, des dépôts de monnaies gauloises, romaines, mérovingiennes, carlovingiennes et Moyen-Âge, des sépultures gauloises, romaines, barbares, mérovingiennes, carlovingiennes et Moyen-Âge, et même des lieux de batailles et combats. Il semble que les cartes aient été publiées au fur et à mesure entre 1882 et 1887, avant d'être reliées sous forme d'atlas. Bel exemplaire. Richard, L'Île-d'Yeu d'autrefois et L'Île-d'Yeu d'aujourd'hui, 1884, planche I ; Rapport du Préfet et procès-verbaux des délibérations du Conseil général du département de la Vendée, 1879, pp. 153-154.
Nouveau plan routier de la ville & faubourgs de Paris divisé en 48 sections d'après le décret de l'Assemblée N.ale.
Paris, Esnauts et Rapilly, 1792. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,67 x 1,09 m.
Seconde édition de ce superbe et grand plan de Paris, en pleins coloris de l'époque, dont cinq éditions furent publiées entre 1790 et 1797. Il est orné d'un très beau cartouche de titre décoré d'une vue de la Seine, d'une nymphe tenant une lyre, de deux amours, d'une ancre marine, d'un globe terrestre et d'une palette de peintre. Au-dessus du titre, les armoiries de la ville sont portées par la déesse Minerve et une figure allégorique de la Renommée. Le Champ de Mars est appelé Champ de la Fédération, nom qu'il prit au cours de l'été 1790. En bas à droite figure une carte du département de Paris divisé en 3 districts, 48 sections et 16 cantons, avec ses 6 tribunaux. Sur les côtés, liste des rues, des 48 sections, des édifices, des emplacements des spectacles et des bibliothèques. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Le nom des éditeurs devant figurer entre le titre et la date a été découpé et retiré. Petites taches au niveau de la carte des environs de Paris et de la table alphabétique, deux petits manques au niveau de la table. Boutier, 352B.
Nouveau plan routier de la ville & faubourgs de Paris divisé en 12 arrondissemens ou municipalités.
Paris, Esnauts et Rapilly, 1797. 0,65 x 1,05 m.
Superbe et grand plan de Paris, dont cinq éditions furent publiées entre 1790 et 1797. Il est orné d'un beau cartouche de titre décoré d'une vue de la Seine, d'une nymphe tenant une lyre, de deux amours, d'une ancre marine, d'un globe terrestre et d'une palette de peintre. Au-dessus du titre, les armoiries de la ville sont portées par la déesse Minerve et une figure allégorique de la Renommée. Paris est divisée en 12 arrondissements et 48 sections. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. Les 12 arrondissements municipaux furent quant à eux créés le 11 octobre 1795. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue Nationale pour la rue Royale, le pont National pour le pont Royal, ou encore la place des Piques pour la place Vendôme. Le Champ de Mars est appelé Champ de la Réunion ou de la Fédération, nom qu'il prit au cours de l'été 1790. En bas à droite figure une carte du département de la Seine divisé en 12 arrondissements ou municipalités. Créé en 1795, le département de la Seine comprenait alors Paris et les départements des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Sur les côtés, liste des rues, emplacement des spectacles et liste des bibliothèques. Très bon exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque. Exemplaire replié, minuscule manque au niveau d'une pliure, manque de papier dans le coin supérieur gauche. Boutier, 352E ; Vallée, 1155.
Carte géométrique des mettayries d'Houzillé, du Boisroux, de la Couvenancière, de la Chenevettière, de la Brosse, & de la Guenesse, avec l'étang & le moulin, & le cours des ruisseaux qui s'y rendent ; le tout dans la paroisse de Vergeal, près Vitré.
Houzillé, 3 avril 1778. 670 x 1020 mm.
Belle carte manuscrite, encre brune et aquarelle, des terres que l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé possédait près de Vergéal au sud de Vitré, dans le département d'Ille-et-Vilaine. Y sont figurés le village de Vergéal et ses environs au sud et à l'est, correspondant à la seigneurie d'Houzillé, et comprenant les métaieries et le moulin cités dans le titre, avec les bois et terres s'y rattachant. Chaque bâtiment et chaque parcelle sont nommés, de petites flèches indiquent le sens des cours d'eau, de petits arbres indiquent les haies et les bois. À gauche de la carte une légende manuscrite indique les surfaces des terres. En bas à droite, une note manuscrite, signée et datée Even, ingénieur des Ponts et Chaussées de Bretagne, certifie l'arpentage et en donne le décompte général. La bordure droite de la carte est ornée de huit dessins, avec chacun leur orientation propre, représentant les bâtiments des métairies d'Houzillé, Bois Roux, La Chenevetrie, La Convenancière, La Guenèze, La Brosse, et ceux de l'église de Vergéal. Beau blason orné portant les armoiries de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé et celles de François Berthelot, abbé de 1758 à 1785. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le relief est marqué par des hachures grises. Traces de pliures, marges écornées, petites déchirures le long des pliures.
Plan de la ville de Paris. Période révolutionnaire (1790-1794).
Paris, 1889. 794 x 994 mm, monté sur toile, replié.
Très grand plan de Paris sous la Révolution, entre 1790 et 1794, dressé conformément à la décision prise par le Conseil Municipal de Paris dans sa séance du 30 décembre 1887. Eugène Poubelle était alors préfet du département de la Seine (qui regroupait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), et Jean-Charles Adolphe Alphand, inspecteur général des Ponts et Chaussées et directeur des Travaux de Paris. Il a été dressé d'après le plan de l'architecte Edme Verniquet, publié en 1799, et l'un des plus célèbres plans de l'histoire de la cartographie parisienne. Paris est alors divisée en 48 sections, créées par décret de l'Assemblée Nationale le 22 juin 1790. Le plan est fort intéressant car il montre en caractères rouges les nouvelles dénominations des rues, places et bâtiments publics instaurées sous la Révolution : Palais National pour le Palais Royal, place et pont de la Révolution pour les place et pont de la Concorde, place des Piques pour la place Vendôme, Champ de la Réunion pour le Champ de Mars, ou encore l'île de la Fraternité pour l'île Saint-Louis. Certains quais ont également été renommés : quai de la République pour le quai de Bourbon (nommé quai d'Alençon avant 1792), quai de l'Union pour le quai d'Anjou, quai de l'Égalité pour le quai d'Orléans, quai de la Liberté pour le quai de Béthune, tandis que la rue Saint-Louis en l'Île est appelée rue de la Fraternité. La place des Vosges, nommée place Royale avant la Révolution, fut rebaptisée place des Fédérés, et la rue du Roi de Sicile, rue des Droits de l'Homme. Notre-Dame même fut rebaptisée Temple de la Raison. Certains bâtiments portent les initiales B.N. pour bien national. Les bordures sont décorées des blasons des 48 sections de Paris, avec leurs devises. En haut du plan figurent trois médaillons, coiffés d'un bonnet phrygien : "Commune de Paris. Liberté 14 jet 1789 Égalité 10 aoust 1792", "République Française Une et Indivisible" et "Liberté Égalité Justice". Le plan est accompagné de la liste des 48 sections. Bel exemplaire en coloris de l'époque. Vallée, 2459.
Plan de Paris pour servir à l'histoire de la ditte ville composée par D. Michel Félibien et mise au jour par D. G. Alexis Lobineau.
Paris, G. Desprez et J. Desessartz, 1726. En 40 sections jointes de 630 x 860 mm, monté sur toile.
Première édition de ce grand plan de Paris, orné d'un cartouche de titre aux armes de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Sur les côtés figure une table alphabétique des rues, églises et collèges. Ce plan a illustré l'Histoire de la Ville de Paris, ouvrage publié en 1725 et considéré comme le meilleur des ouvrages sur l'histoire ancienne de Paris. Dom Félibien, qui avait déjà publié une Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, entreprit, en 1711, et à la demande de Jérôme Bignon, prévôt des marchands de Paris, d'écrire sa monumentale histoire de Paris. Mais il mourut en 1719 avant d'avoir terminé son ouvrage. La publication fut achevée par Dom Lobineau, autre membre de la congrégation de Saint-Maur. Bon exemplaire. Quelques rousseurs au niveau de la table alphabétique. Boutier, 201.
Abbeville, est une ville considérable, capitale du comté de Ponthieu, du gouvernement général de Picardie, située sur la rivière de Somme.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 216 x 273 mm.
Beau plan gravé figurant les fortifications d'Abbeville, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[ANTIBES] Antibes, ville et port de mer de Provence sur la mer Méditerranée.
[Amsterdam, Pierre Mortier, 1702]. 228 x 281 mm.
Rare plan figurant la citadelle d'Antibes et le Fort Carré, dressé par Nicolas de Fer et issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Le plan montre la citadelle comprenant la ville et le château, le port et le Fort Carré appelé Le Fort. L'échelle est de 300 toises. Géographe, graveur et éditeur français, Nicolas de Fer (vers 1647-1720) a produit près de six cents cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. En 1687, il reprit le commerce de cartes géographiques de son père, Antoine de Fer, marchand d'estampes et de cartes, décédé en 1673. Il publia de nombreux atlas et se spécialisa dans la publication de documents illustrant l'actualité : cartes frontières, cartes des nouvelles conquêtes de Louis XIV, villes fortifiées par Vauban. Il fut géographe du Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, et du roi d'Espagne Philippe V, petit-fils de Louis XIV et fils du Grand Dauphin. À sa mort en 1720, ses deux gendres, Guillaume Danet et Jacques-François Bénard, reprirent la boutique à la Sphère Royale, située quai de l’Horloge, à côté du Palais de Justice. Bel et rare exemplaire brillamment colorié à l'époque, à très grandes marges. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, FER IX Ad, 123 & FER IX H.
[BAYONNE] Partie de la capitainerie garde costes de Bayonne.
Paris, Sr. de Fer, [1690]. 224 x 328 mm.
Carte figurant les côtes du sud-ouest de la France et du Pays basque espagnol, entre Soustons dans les Landes et Saint-Sébastien en Espagne. Bayonne et Fontarrabie sont représentées par une petite vignette de la ville. Elle est issue de l'atlas Les costes de France et d'Espagne, sur l'Océan et sur la Mer Méditerranée, publié à Paris en 1690. Elle est ornée d'une rose des vents, d'un monstre marin et de trois voiliers. L'Atlantique est appelé Mer Océane. Nicolas de Fer, géographe, graveur et éditeur français a produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bon exemplaire. Pastoureau, FER VIII A, 26.
Bayonne ville forte et port de mer sur l'Océan, située aux conflans des rivières de l'Adour et de la Nive.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 215 x 276 mm.
Très beau plan gravé figurant l'enceinte fortifiée de Bayonne, modernisée par Vauban à partir de 1680, ainsi que sur la rive droite de l'Adour, la citadelle ou Château Neuf, édifiée par Vauban. Le plan est issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[BELLE-ÎLE-en-MER] Bourg ou ville, et palais de Bell'Isle, située dans une isle de même nom, sur la coste méridionale de Bretagne.
Paris, Sr. de Fer, [1690-1695]. 214 x 299 mm.
Beau plan gravé figurant la ville fortifiée du Palais et la citadelle Vauban à Belle-Île-en-Mer. Sur la droite est mentionné le logement des Fouquet, propriétaires du marquisat de l'île. Le nord est situé à droite de la carte. Le plan est issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. Bel exemplaire.
[BRETAGNE] Gouvernement général de Bretagne où se trouve la généralité de Nantes.
Paris, chez l'auteur, 1705. 242 x 353 mm + feuillet de texte.
Belle carte de la Bretagne, publiée dans l'Atlas Curieux de Nicolas de Fer, géographe, graveur et éditeur français ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque, accompagné de son feuillet de texte descriptif. Gaudillat, pl. 33, premier état.
Calais ville forte de Picardie.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 200 x 276 mm.
Beau plan gravé figurant la place forte de Calais, avec les Forts Nieulay et Risban, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[COLLIOURE] Collioure ville forte, port sur la mer Méditerranée.
[1690-1695]. 170 x 288 mm.
Plan de la citadelle de Collioure fortifiée par Vauban, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. Bel exemplaire.
Dieppe ville de Normandie au Pays de Caux.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 211 x 268 mm.
Beau plan gravé figurant la ville de Dieppe, sur lequel sont mentionnés les parcs à huîtres et à poissons, les batteries, ainsi que la citadelle démolie et les ruines du fort Paulet, suite au bombardement de la ville par la flotte anglo-néerlandaise. Il est issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[FONTAINEBLEAU] Forest de Bière ou de Fontaine-bleau contenant 13212 arpens en bois tant bien que mal planté non compris les rochers et bruyères.
Paris, G. Danet, 1705 [circa 1720]. 429 x 420 mm.
Carte gravée figurant la forêt de Fontainebleau, issue des Beautés de la France et publiée par Danet, gendre et successeur de Nicolas de Fer. Elle est ornée des armes royales et d'une rose des vents. Pliure centrale très légèrement brunie.
[GUYENNE & GASCOGNE] Le gouvernement général de Guienne et Gascogne et ceux du Pays d'Aunis, de Saintonge et Angoumois, du Limosin, de la Marche, du Pays de Foix, de Navarre et Béarn.
Paris, J.F. Bénard, 1711. 472 x 713 mm.
Superbe carte publiée par Jacques François Bénard, gendre et successeur de Nicolas de Fer, ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries des huit régions représentées et d'une rose des vents. Petits trous de ver dans la marge inférieure, sinon bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.
Havre de Grâce.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 196 x 274 mm.
Beau plan gravé figurant la ville fortifiée et la citadelle du Havre, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Huitième Plan de Paris divisé en ses vingts quartiers.
[Paris, 1722]. 445 x 555 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, grand traité méthodique de la police parisienne, publié entre 1705 et 1738, selon les éditions, par Nicolas Delamare, premier lieutenant général de police de Paris. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce huitième plan figure Paris en 1702, avec le découpage en vingt quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État tout juste proclamé le 14 janvier 1702. On y voit tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, construction de couvents et églises dont celle de Saint-Sulpice, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. Bel exemplaire aquarellé. Encadré sous verre. Boutier, 161.
Le Port Louis autrefois Blavet est une ville considérable de Bretagne, située sur la coste méridionale de cette provinces.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 216 x 289 mm.
Beau plan gravé figurant les fortifications de la ville de Port-Louis et ses environs, avec les îles Saint-Michel et Sainte-Catherine, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Petite mouillure claire au bas du plan. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Le Roussillon, subdivisé en Cerdagne, Cap Sir, Conflans, Vals de Carol et de Spir, où se trouve encore le Lampourdan, faisant partie de la Catalogne.
Paris, G. Danet, [circa 1725]. 398 x 544 mm.
Jolie carte du Roussillon avec partie de la Catalogne jusqu'à Montiro, ornée de sept plans de villes fortifiées, d'une rose des vents et de navires, publiée par Guillaume Danet, gendre de Nicolas de Fer. Pliure centrale restaurée avec petit décalage au bas de la pliure. Contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, FER II C, 31 ; Institut Càrtografic de Catalunya, p. 126.
Les frontières de France et d'Espagne, tant deça que de là les Monts Pirénées.
Paris, G. Danet, [circa 1725]. 501 x 608 mm.
Belle carte figurant les Pyrénées et la Catalogne avec partie du royaume de Valence jusqu'à Torre del Sol-de-Riu, sur laquelle sont indiqués les cols, ports, pertuis et passages intérieurs. Contours coloriés à l'époque. Petites déchirures marginales restaurées. Pastoureau, FER II C, 62 ; Institut Càrtografic de Catalunya, p. 126.
Lutèce conquise par les François sur les Romains ou second plan de la ville de Paris.
[Paris, circa 1720]. 446 x 554 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, grand traité méthodique de la police parisienne, publié entre 1705 et 1738, selon les éditions, par Nicolas Delamare, premier lieutenant général de police de Paris. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce second plan figure Paris en l'an 508, alors que Clovis, roi des Francs, a repris la ville aux Romains, et décide d'en faire la capitale du royaume des Francs. Lutèce prendra alors le nom de Paris, du nom de la tribu gauloise des Parisii qui occupait la région. L'Île de la Cité est encerclée d'une enceinte gallo-romaine, tout comme les quartiers de la Grève, de la Verrerie et de Saint-Jacques-de-la-Boucherie. On y voit les deux ponts reliant l'Île de la Cité aux rives de la Seine : le Petit-Pont, probablement le premier pont construit à Lutèce, et le Grand Pont, futur Pont Notre-Dame. La future place de Grève est ici appelée place du Marché. Le plan est accompagné d'une table de renvois et d'un historique de la ville. Bel exemplaire. Boutier, 155.
[NICE] Projet de la ville et forteresse de Nicce. Nice, ville frontière d'Italie, située sur la mer Méditeranée.
[Amsterdam, Pierre Mortier, 1702]. 161 x 222 mm.
Rare et beau plan figurant les ville, citadelle et forteresse de Nice, dressé par Nicolas de Fer et issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Le plan montre la citadelle, la forteresse, la darce ou darse (bassin à l'intérieur d'un port méditerranéen), et la ville, dans laquelle ont été nommés le Palais de son Altesse ou palais des ducs de Savoie, le Palais du Sénat ou Palais de Justice, le Palais d'Urbin, la cathédrale ou Cathédrale Sainte-Réparate de Nice, et le couvent des Augustins. Géographe, graveur et éditeur français, Nicolas de Fer (vers 1647-1720) a produit près de six cents cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. En 1687, il reprit le commerce de cartes géographiques de son père, Antoine de Fer, marchand d'estampes et de cartes, décédé en 1673. Il publia de nombreux atlas et se spécialisa dans la publication de documents illustrant l'actualité : cartes frontières, cartes des nouvelles conquêtes de Louis XIV, villes fortifiées par Vauban. Il fut géographe du Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, et du roi d'Espagne Philippe V, petit-fils de Louis XIV et fils du Grand Dauphin. À sa mort en 1720, ses deux gendres, Guillaume Danet et Jacques-François Bénard, reprirent la boutique à la Sphère Royale, située quai de l’Horloge, à côté du Palais de Justice. Bel et rare exemplaire brillamment colorié à l'époque, à très grandes marges. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, FER IX Ab, 40 & FER IX H.
[NORMANDIE] Capitaineries garde costes de Port Bail Coutenville et partie de celle de Cherbourg.
Paris, Sr. de Fer, [1690]. 222 x 329 mm.
Carte figurant les côtes de la Normandie entre Vauville et Coutances, issue de l'atlas Les costes de France et d'Espagne, sur l'Océan et sur la Mer Méditerranée, publié à Paris en 1690. Elle est ornée d'une rose des vents, de deux voiliers et d'un monstre marin. La Manche est appelée Mer Océane. Le nord est placé à droite de la carte. Nicolas de Fer, géographe, graveur et éditeur français a produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bon exemplaire. Traces de pliures le long de la pliure centrale.
[NORMANDIE] Les Capitaineries gardes costes de Veulles ou de S.t Valléry de Lune, Sète des Grandes Dalles de Fescamp du Val de Brainval du Val d'Estiques et partie de celle du Havre de Grâce.
Paris, Sr. de Fer, [1690]. 221 x 329 mm.
Carte figurant les côtes de la Normandie entre Veules-les-Roses, ici appelée Veulles, et Sainte-Adresse, au nord-ouest du Havre. Elle est issue de l'atlas Les costes de France et d'Espagne, sur l'Océan et sur la Mer Méditerranée, publié à Paris en 1690. Elle est ornée d'une rose des vents et d'un voilier. La Manche est appelée Mer Océane. Nicolas de Fer, géographe, graveur et éditeur français a produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire.
[PICARDIE] Le Cours des rivières d'Oyse, d'Aisne et de Marne, aux environs desquelles se trouve la généralité de Soissons, subdivisée en ses sept élections ... Corrigée et augmentée sur les nouvelles observations de Mrs de l'Académie Royale des Sciences.
Paris, Desnos, 1760. 454 x 567 mm.
Belle carte par Nicolas de Fer, figurant les 7 élections (circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime) composant la province de Soissons. Elle s'étend du nord au sud entre Péronne et Château-Thierry, et d'ouest en est entre Beauvais et Rethel. Elle est ornée d'une rose des vents et d'un cartouche de titre décoré de deux blasons. Edition revue par Desnos en 1760. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pastoureau, FER II C, 19 (pour la première édition publiée entre 1708 et 1729).
Quatriême Plan de la ville de Paris, son accroissement, et l'état où elle êtoit sous le règne de Philippe Auguste, qui mourut l'an 1223 après avoir régné 43 ans.
[Paris, circa 1720]. 434 x 533 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce quatrième plan, dessiné et gravé par Antoine Coquart, figure Paris sous Philippe II Auguste, qui régna entre 1180 et 1223. C'est sous le règne de Philippe Auguste que débutèrent véritablement les projets d'agrandissement de Paris, notamment en intégrant, entre 1190 et 1211, certains petits bourgs et villages qui environnaient la ville : le nouveau bourg de Saint-Germain, le bourg de Saint-Germain l'Auxerrois, le Beau bourg (Beaubourg), le bourg Tiboust (Bourg-Tibourd), une partie du bourg l'Abbé, et le bourg Sainte-Geneviève. Afin de protéger la ville d'éventuelles attaques, Philippe Auguste entreprit de faire construire une enceinte autour de la ville avec ces nouveaux bourgs. L'enceinte de Philippe Auguste est aujourd'hui la plus ancienne dont on connaisse le tracé avec précision. Hors les murs, il restait encore les bourgs et villages de Saint-Germain-des-Prés avec les abbayes de Saint-Germain et de Saint-Sulpice, Saint-Marcel avec son église, Saint-Victor et son église, Saint-Éloi et l'église Saint-Paul, une partie du bourg l'Abbé, Rully (Reuilly), ainsi que le Temple, l'abbaye de Saint-Martin, Saint-Nicolas des Champs, le Louvre, et l'église Saint-Honoré. C'est encore sous Philippe Auguste que fut aménagé l'emplacement des premières Halles, et que furent construites les églises de Saint-Honoré, de Saint-Thomas, de Saint-Nicolas du Louvre, et l'hôpital de la Trinité. Sur la rive droite, après le pont au Change, construit au IXe siècle, il fit construire un autre pont de bois qui fut nommé pont aux Colombes, disparu à la fin du XVIe siècle. Sur la rive gauche, à l'entrée du petit Pont, on peut voir le Petit Châtelet, forteresse construite au XIIe siècle afin de protéger l'accès au petit Pont, et démolie en 1782 ; près du pont au Change sur la rive droite, face au Petit Châtelet, figure le Grand Châtelet, autre forteresse construite au XIIe siècle, et démolie en 1802 pour aménager la place du Châtelet. Au sud-ouest de la ville, hors les murs, figure l'Hôtel de Vauvert bâtie par le Roy Robert. Il s'agit du château que le roi Robert le Pieux avait fait construire au début du XIe siècle, dans un vallon planté de vignes appelé Vauvert, là même où s'étend aujourd'hui le Jardin du Luxembourg. Bon exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 157.
Rade de Toulon.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 207 x 267 mm.
Carte de la rade de Toulon sur laquelle figurent le magasin à poudre, les deux tours de l'Aiguillette et de Balaguier, ainsi que l'emplacement des canons et des mortiers. Elle est issue de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Rochefort ville dont le port et l'arcenal sont considérables de la province de Saintonge, située à l'entrée de la rivière de Charente.
[Amsterdam, Pierre Mortier, 1702]. 210 x 267 mm.
Beau plan gravé figurant la ville fortifiée de Rochefort, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Rouen.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 217 x 288 mm.
Très beau plan gravé de Rouen, orné d'un cartouche de titre animé de 3 personnages. Il est issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Septième Plan de la ville de Paris, son acroissement et ses embelissemens sous Henry IIII et Louis XIII, depuis 1589 jusqu'en 1643.
[Paris, circa 1720]. 451 x 554 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce septième plan figure Paris entre 1589 et 1643, sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII, avec les nouvelles constructions et embellissements : le Pont-Neuf en 1604, la Place Royale, actuelle place des Vosges, en 1605, la rue de Harlay et la place Dauphine en 1607 sur l'île du Palais, actuelle île de la Cité, la statue équestre d'Henry IV, toujours sur l'île de la Cité, en 1619, etc. Le plan est accompagné d'une table de renvois et d'une description, et orné d'une stèle décorée d'un globe et des armoiries du roi. Bon exemplaire. Brunissures par endroits, petites restaurations marginales. Boutier, 160.
Sixième Plan de la ville de Paris et ses accroissements, depuis le commencement du règne de Charles VII l'an 1422 jusqu'à la fin du règne d'Henry III l'an 1589.
[Paris, circa 1720]. 458 x 557 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, grand traité méthodique de la police parisienne, publié entre 1705 et 1738, selon les éditions, par Nicolas Delamare, premier lieutenant général de police de Paris. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce sixième plan figure Paris entre 1422 et 1589, sous les règnes d'Henri III et de Louis XIII, avec les nouvelles constructions et embellissements : reconstruction du Louvre par François Ier en 1530, destruction des hôtels des Ursins, de Bourgogne, d'Artois, de Fécamp et de Flandres pour laisser la place à de nouvelles rues, création du quai de la Tournelle en 1554, construction du château des Tuileries en 1564 sous l'impulsion de Catherine de Médicis, commencement des travaux de construction du Pont-Neuf en 1578, etc. Le plan est accompagné d'une table de renvois ornée d'attributs militaires et d'une description. Bel exemplaire. Minuscules galeries de ver dans la marge inférieure. Boutier, 159.
St. Malo ville de la Haute Bretagne, située dans l'isle St. Aaron, jointe à la terre ferme par un pont ou chaussée.
[Amsterdam, Pierre Mortier, 1702]. 210 x 277 mm.
Beau plan gravé figurant la ville fortifiée de Saint-Malo, issu de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
Troisième Plan de la ville de Paris, son êtendüe et les bourgs dont elle êtoit environnée sous le règne de Loüis le Jeune VIIe du nom.
[Paris, circa 1720]. 424 x 526 mm.
Beau plan de Paris dressé par Nicolas de Fer, de la série des neuf plans de Paris réalisés pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare, entre 1705 et 1738, selon les éditions. Ces neuf plans montrent l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que Lutèce sous l'Empire Romain en 56 av. J.-C., jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Ce troisième plan figure Paris sous Louis VII, dit Louis le Jeune, entre 1137 et 1180. La ville était alors divisée en quatre quartiers, qui étaient l'île de la Cité, berceau historique de Paris, et sur la rive droite, les quartiers de la Grève, de la Verrerie et de Saint-Jacques-de-la-Boucherie. La première enceinte médiévale, érigée vers le Xe siècle, était encerclée de dix bourgs, parmi lesquels Saint-Germain l'Auxerrois, Beau bourg, le bourg Tiboust, une partie du bourg l'Abbé, Sainte-Geneviève, Saint-Germain-des-Prés ou Saint-Victor. Le plan est accompagné d'une table de renvois ornée d'attributs militaires et d'un historique des travaux. Bon exemplaire. Petites restaurations marginales. Boutier, 156.
Veue du port et des environs de Ville France, situé sur la mer Méditerranée.
Amsterdam Pierre Mortier 1702 154 x 205 mm.
Belle estampe figurant la baie et le port de Villefranche-sur-Mer, avec sa citadelle, les forts du Mont-Alban et de Saint-Hospice, la tour de Mont Boron, le vieux lazaret et le nouveau entre Villefranche et Nice, le couvent des Capucins, et le port de la Darse pour les galères. A droite figure la mention "Tonnara ou pesche des tons". Cette estampe est issue de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. L'atlas fut augmenté et réédité par Pierre Mortier à Amsterdam en 1702. Très légères rousseurs dans les marges supérieure et inférieure. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare dans de tels coloris.
[ÎLE de RÉ] L'Isle de Ré de basse marée, située dans la mer Océane sur la coste occident. de France, devant la ville de la Rochelle et du gouvern. du pais d'Aunis.
[1690-1695]. 151 x 270 mm.
Très belle carte de l'île de Ré, issue de l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. La carte montre la citadelle de Saint-Martin ainsi que les forts Martray et de la Prée. Le nord est placé au bas de la carte. Bel exemplaire. Gaudillat, Cartes de l’île de Ré, p. 10.
[ÎLE de RÉ] L'Isle de Ré de basse marée, située dans la mer Océane sur la coste occident.e de France, devant la ville de la Rochelle et du gouvern.t du pais d'Aunis.
[1692]. 148 x 272 mm ; contrecollé sur carton.
Belle carte de l'île de Ré, dressée par Nicolas de Fer pour l'atlas Les Forces de l'Europe, réunissant des plans de villes fortifiées européennes, paru en huit livraisons entre 1690 et 1695. Elle a été gravée par Charles Inselin. La carte montre la citadelle de Saint-Martin, les forts Martray et de la Prée, l'abbaye ou abbaye des Châteliers, les villages de Rivedou, orthographié Riverdou, Sainte Marie ou Sainte-Marie-de-Ré, Les Parée, La Flotte, orthographiée La Flote, Le Bois, aujourd'hui Le Bois-Plage-en-Ré, La Couarde ou La Couarde-sur-Mer, Ars ou Ars-en-Ré, Les Portes ou Les Portes-en-Ré, ainsi que la Tour des Baleines, construite par Vauban en 1682. Les chemins sont indiqués par un trait double. La carte est orientée au sud. Géographe, graveur et éditeur français, Nicolas de Fer a produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Gaudillat, pp. 10-11 ; Pastoureau, FER IX, 166.
[ROUEN] Roüen, ville capitale de Normandie, port de mer sur la rivière de Seine.
Paris, Desnos, 1766. 398 x 547 mm.
Beau plan de la ville de Rouen, dressé et publié par Nicolas de Fer pour la première fois en 1709. Cette nouvelle édition a été publiée par Louis-Charles Desnos en 1766. Le plan est orné d'un cartouche de titre posé sur une draperie, d'une rose des vents et, en bas à gauche, des armoiries de la ville. Il montre le Pont de Bateaux, construit en 1626 et reposant sur 19 bateaux de bois. Près du Pont de Bateaux figure la mention "Ruines de l'ancien Pont de Pierre". Sur la Seine se trouvent trois îles : l'Île Lacroix, qui porte ici le nom d'Isle La Moucque ; à l'est de celle-ci, l'île Brouilly, qui n'est pas ici nommée, et qui sera rattachée à l'Île Lacroix en 1929 ; et à l'ouest, une petite île aujourd'hui disparue, qui n'est pas non plus nommée, et que l'on trouve sur certains plans sous le nom de Petit Gay. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos (1725-1805) était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Très bon exemplaire. Quelques très légères rousseurs, deux petites galeries de ver dans la marge inférieure comblées, petite déchirure restaurée dans la marge supérieure. Frère, Manuel du bibliographe normand, 1857, Tome 1er, p. 460 (édition de Nicolas de Fer de 1709).
[NOTRE-DAME] Notre-Dame. Façade latérale du Midi.
Paris, Henri Charpentier, 1861. 287 x 361 mm.
Belle vue de la façade sud de Notre-Dame, lithographiée à fond teinté par Charles Fichot pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris au XIXe siècle. Cette façade montre le portail Saint-Étienne, commencé par Jean de Chelles en 1257, surmonté de la magnifique rosace appelée Rose Sud ou Rose du Midi, offerte par le roi Saint Louis. Avec les deux autres rosaces de la cathédrale, elle constitue l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Chrétienté. À l'arrière de la cathédrale, le chevet est soutenu par de remarquables arcs-boutants construits au début du XIIIe siècle. Au sommet figure la flèche, construite une première fois entre 1220 et 1230, puis démontée en 1786, et enfin reconstruite au milieu du XIXe siècle, lors du projet de rénovation mené par l'architecte Eugène Viollet-Le-Duc. Elle fut emportée par les flammes lors de l'incendie survenu à la cathédrale le 15 avril 2019. Au premier plan, on aperçoit un groupe de femmes portant du linge, se tenant près de l'un des bateaux-lavoirs installés le long de la Seine, tandis que les jardins de l'Archevêché sont animés de promeneurs. Bel exemplaire.
Succession de Mr et Mme Colombier-Batteur. Atlas des biens ruraux échus à Mme Sénart-Colombier.
1850. Grand in-folio ; demi-veau havane à coins, pièce de titre de maroquin rouge sur le premier plat (reliure de l'époque).
Atlas manuscrit comprenant 7 cartes manuscrites, encre noire et aquarelle, dont 5 sur double page, et 5 pages d'un tableau récapitulatif. Sont figurés sur les cartes les bâtiments et jardins qui les entourent, ainsi que les terres qui en dépendent, avec le nom des propriétaires des parcelles voisines. Les biens, situés dans le département du Nord, se composent de diverses propriétés sur les communes de Wattrelos (faisant actuellement partie de la Métropole de Lille), Tourmignies et Mons-en-Pévèle (au sud de Lille), ainsi que Ochtezeele, Rubrouck, Noordpeenne, Oudezeele, Wormhoudt, Quaëdypre, six communes qui se trouvent entre Hazebrouk et Dunkerque. Joli atlas, au dessin très soigné, et avec les feuillets bordés d'un ruban de soie verte. Il a été dressé dans le cadre de la succession de Louis Colombier (1773-1848) et de son épouse Lucie Batteur (1772-1841), et concerne les biens échus à leur troisième enfant, Élise Clémence Joséphine Colombier (née en 1807), et qui a épousé Alexandre Senart en 1825. Coupes et coins usagés, sans le dos.
[YVELINES] Plan figure, arpentage & bornage de la Forest de Cruyë, & du bois des Alluais, deppendans de la maistrise de Sainct Germain en Layë.
Octobre 1673. 55 x 67,5 cm, sur peau de vélin.
Carte manuscrite sur peau de vélin, encre noire et lavis vert, de bois se trouvant autour des communes de Saint-Nom-La-Bretèche et Les Alluets-le-Roi, à l'ouest de Nanterre, dans les Yvelines. Y sont figurés les villages (représentés par de petites maisons), les chemins les reliant, les parcelles boisées et les bornes les limitant ; le plan sur la partie gauche donne également le nom des propriétaires des parcelles voisines. Bien que figurant sur un même feuillet, les deux zones décrites sont distantes de quelques km. La partie gauche porte le plan de la forêt de Crüye (aujourd'hui forêt de Marly), située entre les villages de Fourqueux, La Bretesche (Saint-Nom-La-Bretèche), Vauxmartin (Le Valmartin), Sainte Jame (Sainte Gemme), ainsi que l'abbaye de Joienval (Joyenval). La partie droite, au nord-ouest de la première, porte le plan de la forêt des Alluets, située entre les villages des Alluais (Les-Alluets-le-Roi), Herqueuille (Herbeville), Basemont (Bazemont), Remery et Fresne. Le nord est placé à droite du plan. Très belle condition. Le plan est replié.
[RENNES] Plan de la ville de Rennes levé par F. Forestier après l'incendie arivée le 22 xbre 1720, sur lequel ont esté formé les projets tant du Sr. Robelin Directeur des fortifications de cette province, et signé de luy, que du Sr. Gabriel Contrôleur Général des Bâtiments du Roy.
Rennes, Guillaume Vatar, 1726. 510 x 611 mm.
Plan gravé de Rennes, figurant la ville en 1726 avec son enceinte, ses portes, les principaux hôtels et autres édifices. Il montre également les projets de reconstruction entrepris après l'incendie qui ravagea une grande partie de la vieille ville en décembre 1720. La reconstruction fut d'abord confiée à Isaac Robelin, ingénieur de la Marine à Brest et directeur des fortifications de Bretagne. En raison de nombreux désaccords avec la ville, Robelin sera remplacé par le premier architecte de Louis XV Jacques Gabriel en 1724. Le plan de Forestier permet de voir la ville médiévale avec ses remparts, et la ville nouvelle avec ses rues larges et rectilignes et ses places dégagées, et même le projet de canalisation de la Vilaine qui n'interviendra qu'au milieu du XIXe siècle. La reconstruction de Rennes changera la répartition de la population : les classes opulentes vont s'installer dans les quartiers édifiés entre 1724 et 1743. En carton en haut à droite "Plan des anciennes ruës de la partie incendiée". Le plan fut gravé à Rennes par Robinet. Malgré quelques faux plis, bonne condition générale. Omis par Tooley. Très rare.
[FONTAINEBLEAU]Plan de la forêt de Fontainebleau.
1838. En 16 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 690 x 525 mm ; sous chemise et étui de l'époque en demi-maroquin à long grain bordeaux avec roulette d'encadrement, chiffre L. C. sur le premier plat de l'étui.
Carte manuscrite à l'encre brune de la forêt de Fontainebleau, autour de la ville du même nom, sur la rive gauche de la Seine, dans le département de Seine-et-Marne. Y sont figurés le cours de la Seine sur la droite, le plan de la ville de Fontainebleau avec le château et le parc ainsi que les allées forestières, le nom des neuf cantons qui composent la forêt, et le nom des principales parcelles. Des chiffres au carrefour des chemins renvoient à une légende sous le titre qui donne le nom des étoiles formées par ces carrefours. Inscription "fecit Julie Fossé Darcosse 1838" en bas à gauche de la carte. Le nom de famille n'étant pas commun, on peut supposer qu'il s'agit de Julie André Charlotte Fossé Darcosse, née à Paris en 1817, fille de Charlemagne Ferdinand Fossé Darcosse (1780-1864) et d'Angélique Gilette Émilie Chanlaire (1788-1877), elle-même fille de Pierre-Grégoire Chanlaire (1758-1817), ingénieur géographe qui fit partie de l’expédition d’Égypte en 1798, attaché au bureau du cadastre, et auteur de nombreuses cartes et atlas. Carte en très belle condition. Coins de l'étui usagés et dos passé, frottements à la chemise.
[FONTAINEBLEAU] Portrait de la maison royale de Fontaine Belleau. Alexander Francini Florentinus figuravit 1614. Cum privilegio Regis. Micael Asinius sculpsit.
1614. 560 x 475 mm.
Très rare représentation à vol d'oiseau du château royal de Fontainebleau, avec ses jardins et ses dépendances, dessinée par Alessandro Francini, graveur et sculpteur d'origine florentine, et gravée par Michel Lasne. Très rare édition datée 1614. Il existe une autre édition non datée. La vue est ornée en haut à gauche des armoiries du roi Louis XIII aux trois fleurs de lys, en haut à droite des armoiries de sa mère, Marie de Médicis, Régente du royaume de France. Au bas de la vue se trouve la liste complète des bâtiments formant la maison royale, indiquant les dimensions des principales cours, des bâtiments et des jardins. Ainsi, la cour du Cheval Blanc a 80 toises (1 toise = 2 mètres) de long et 58 de large, le grand jardin 190 toises de long et 154 de large, ou encore le jardin de la reine, 50 toises de long et 38 de large. La légende indique l'emplacement du logis de Jean Zamet, nommé capitaine et surintendant du château de Fontainebleau en 1614, le bâtiment du jeu de paume, le logis du duc de Sully, la volière, ou encore la fontaine, dont la ville de Fontainebleau tire son nom. Les Francini étaient une ancienne famille de fontainiers français, à l'origine du système hydraulique des jardins du château de Versailles. Originaires de Florence, ils se succédèrent de père en fils auprès des rois de France, de Henri IV à Louis XVI, détenant de 1623 à 1784, la charge d'intendant général des eaux et fontaines de France, en particulier à Saint-Germain-en-Laye, à Fontainebleau, à Versailles et à Paris. Alexandre de Francini, ingénieur ordinaire du roi Louis XIII, était en charge de l'entretien des eaux et fontaines du château de Fontainebleau. Il se consacra particulièrement à l'édification et l'ornementation des grottes. Bel exemplaire. Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, 1867, p. 611 ; Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne, Huitième volume, 1875, pp. 105-107.
[BAR-sur-AUBE] Ville de Bar-sur-Aube - Les Tanneries.
1877. 315 x 570 mm.
Très rare représentation de la ville de Bar-sur-Aube, sous-préfecture du département de l'Aube. Elle a été dessinée et lithographiée par le dessinateur lithographe E. François, imprimée par Monrocq à Paris, et publiée en 1877. Elle est signée et datée en bas à droite dans la lithographie. La vue montre les anciennes tanneries fondées sous le Second Empire, qui s'étaient établies le long de l'Aube. Il s'agissait des tanneries Odelin aîné et Truelle, Jules Cabarat, ou encore Breton-Cordier. Au loin, on aperçoit l'ancien pont Douche, et la colline Sainte-Germaine. On peut lire les enseignes de Bains et Fabrique sur deux bâtiments. Très rare. Nous n'avons trouvé aucun exemplaire dans les collections publiques. Bel exemplaire. Adhémar & Lethève, Inventaire du fonds français après 1800, Tome huitième Follet - Gavarni, 1954, p. 194.
[ROUEN] Carte particulière du diocèse de Rouen dressée sur les lieux par M.r Frémont de Dieppe, sous les yeux et par les ordres de feu M.re Jacques Nicolas Colbert, archevesque de Rouen.
Paris, Berey, 1715. En six feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 1,36 x 1,59 m.
Rarissime carte murale du diocèse de Rouen, et première édition publiée en 1715. Elle a été gravée par Charles Amadeus de Berey, graveur de l'Académie des Sciences. Elle est ornée de trois magnifiques cartouches : un cartouche de titre principal, décoré des attributs du commanditaire de la carte, Jacques Nicolas Colbert, fils du ministre Colbert et archevêque de Rouen entre 1691 et 1707 ; un cartouche de dédicace aux "doyen, chanoines, et chapître de l'église métropolitaine de Rouen primatiale de Normandie", décoré de trois angelots et d'un médaillon montrant le roi Louis XV enfant, dans les bras de sa mère Marie-Adélaïde de Savoie ; et enfin un cartouche contenant l'explication des symboles utilisés sur la carte pour indiquer les villes, les bourgs, les établissements ecclésiastiques et religieux, les châteaux, les moulins à vent et à eau, les croix érigées sur les chemins, les greniers à sel, ou encore les jours de marché pour chaque localité. À la même date de 1715, une autre édition a été publiée par Jaillot. D'après nos recherches, il semblerait que l'édition de Berey soit plus rare. Une seconde édition a été publiée par Dezauche en 1781, puis une troisième, revue et augmentée en 1815, par Dezauche. Bel et très rare exemplaire entièrement aquarellé à l'époque. Dainville, Les cartes anciennes de l'Église de France sur la cartographie ecclésiastique du XVIe au XVIIIe siècle, p. 56 ; Lenglet Dufresnoy, Méthode pour étudier la geographie, 1768, Volume1, pp. 464 et 509 ("Carte excellente & bien détaillée", édition de Jaillot) ; Tooley's Dictionary of Mapmakers, Volume 1, p. 122.
[GRENOBLE]Plan général de la ville de Grenoble.
Paris, A. Gentil, [1909]. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 0,80 x 1,19 m.
Très grand et rare plan de la ville de Grenoble, dressé au 1/5,000e par François Meunier et Louis-Eugène-Frédéric Fumet, géomètres à Grenoble, sous la direction de Jean-Baptiste Villaret et d'Émile Argoud, directeurs de la Voirie. Il a été dessiné par Édouard Fonné à Grenoble, lithographié en couleurs, imprimé et publié par Auguste Gentil à Paris en 1909. Il est accompagné d'une abondante table alphabétique, par paroisse et par canton, des avenues, boulevards, chemins, cours, impasses, montées, passages, places, promenades, quais, routes, rues et ruelles, avec l'indication du carré dans lequel ils se trouvent. Le plan peut être précisément daté de 1909. Des changements de toponymie intervenus cette année-là y sont bien retranscrits, comme l'ancienne rue des Casernes de Bonne, ici renommée rue Blanc Fontaine. En revanche, d'autres changements effectués officiellement cette année-là, n'apparaissent pas encore sur le plan : la rue de la République, renommée en 1909 rue de la Halle, apparaît encore sous son ancien nom, tout comme la rue Germain, renommée rue de l'École en 1909, ou le chemin de Beauregard, également renommé en 1909 chemin du Marteau. Par ailleurs, quelques rues, pourtant créées en 1909, n'apparaissent pas encore sur le plan, comme la rue Léon Sestier. Le plan figure également les nouvelles rues et places créées en 1909 : rue Charles Testoud, rue Durand-Savoyat, rue de l'Estoc, ou encore place Saint-Eynard. D'autres lieux ont changé de nom au cours des années suivantes, comme la place de la Constitution, renommée place de Verdun en 1916, la rue de la Biscuiterie renommée rue Clément en 1923, le quai de l'Île Verte, devenu le quai Jongkind en 1923, le quai de la République, renommé en 1927 quai Stéphane Jay, le chemin Voltaire, devenu rue Duguesclin en 1941, la place Maréchal Randon, renommée en 1941 place du Docteur Girard, le chemin des Buttes, devenu en 1944 la rue des Martyrs, la rue de l'Élysée renommée rue Marx Dormoy en 1945, le chemin des Pourettes, renommé en 1961 rue du Docteur Hermite, ou encore la place de la Bastille, devenue la place Hubert-Dubedout en 1986. On remarque également des bâtiments aujourd'hui disparus, comme la caserne Bayard des chasseurs alpins, construite en 1890 au sud de la ville, puis fermée au début des années 1970, et dont le site est aujourd'hui occupé par le parc Pompidou et le quartier Reyniès Bayard ; le Polygone d'artillerie, devenu dans les années 50 le Polygone scientifique ; ou encore l'usine à gaz, créée en 1852 et disparue dans les années 70. On remarque également des bâtiments construits au début du siècle, comme l'Institut Électrotechnique inauguré en 1901. Sur l'Isère, l'actuelle passerelle Saint-Laurent porte ici le nom de Pont suspendu, tandis que l'actuel pont Marius-Gontard est dénommé Pont de l'Hôpital. Sur le Drac, on peut voir un Pont suspendu, remplacé par un pont à arches en 1938, et nommé pont du Drac, et un Pont métallique, aujourd'hui pont du Vercors. À proximité du Polygone d'artillerie figure une zone marquée "Patinage (étang Jayet)". Nous n'avons trouvé aucune trace de cet étang Jayet. Cet étang est nommé Étang Brun sur deux autres plans de Grenoble par François Meunier, publiés en 1902 et en 1906. Meunier et Fumet possédaient conjointement un cabinet de géomètres à Grenoble. En 1917, ils s'associèrent à Louis Noiray, également géomètre grenoblois. Rare. Nous n'avons trouvé que l'exemplaire mentionné par Prudhomme dans son Rapport sur les Archives Départementales, Communales et Hospitalières de l'Isère en 1910-1911, 1911, p. 24, X. Très bon exemplaire. Petit manque à deux sections, petites déchirures, tache claire dans la marge supérieure.
[BASSIN d'ARCACHON] La Teste de Buch.
Bordeaux, Féret & Fils, 1875. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 632 x 863 mm.
Très rare carte du Bassin d'Arcachon, intitulée La Teste de Buch, exécutée suivant la décision du Conseil Général de la Gironde du 23 août 1875. Elle a été lithographiée en couleurs et imprimée par Erhard à Paris, et publiée à Bordeaux par Féret et Fils, éditeurs bordelais spécialisés dans publication d'ouvrages et de cartes sur la vigne et le vin. Elle a également été publiée dans l'Atlas départemental de la Gironde en 1888. Elle s'étend au nord jusqu'à Ignac, au sud jusqu'à la dune de la Grave, la forêt de Nézer et Caudos, et à l'est jusqu'à Argenteyres. À l'intérieur du bassin figurent les chenaux et l'Île des Oiseaux. À gauche figure la presqu'île du Cap Ferret. Les villes principales sont signalées en grands caractères en noir : Arès, Andernos, Lanton, Audenge, Biganos, Le Teich, Gujan, La Teste de Buch, Arcachon et Cap Ferret. Très complète et détaillée, cette carte montre les sémaphores et les feux, les réservoirs à poissons, le phare d'Arcachon, les débarcadères, les écluses, les postes de douane, les maisons forestières, et les cabanes à pêcheurs. Elle figure également, en rouge, les anciennes routes départementales classées comme chemins de grande communication et les chemins vicinaux, en noir, les chemins de fer, mais aussi les passages à niveau, les rivières et canaux, les moulins à eau et à vent, en activité ou en ruines (Ancien M.in de Sécary, Ruines du M.in Braoüet, Ruines du M.in du Pujoü, M.in Miquelon, M.in Javal, Ruines du M.in d'Andernos, M.in de Cantaranne, etc), les tuileries, briqueteries et pavés céramiques, les fours à chaux, les fonderies et hauts-fourneaux, les gravières ou minières, les verreries et les usines (usine de pâte à papier de Pont Nau, usine à gaz d'Arcachon). On peut voir également certains domaines comme le Chalet de Lesca et la Villa Algérienne, construite en 1865 par Léon Lesca et détruite en 1966. Bel exemplaire. Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, Cartes anciennes du Bassin d'Arcachon, p. 125, fig. 166.
[BASSIN d'ARCACHON] La Teste de Buch.
Bordeaux, Féret & Fils, 1875 [1888]. 625 x 830 mm.
Belle et rare carte du Bassin d'Arcachon, intitulée La Teste de Buch, exécutée suivant la décision du Conseil Général de la Gironde du 23 août 1875. Elle a été lithographiée en couleurs pour l'atlas intitulé Atlas départemental de la Gironde, imprimée par Erhard à Paris, et publié à Bordeaux par Féret et Fils, éditeurs bordelais spécialisés dans publication d'ouvrages et de cartes sur la vigne et le vin. Elle s'étend au nord jusqu'à Ignac, au sud jusqu'à la dune de la Grave, la forêt de Nézer et Caudos, et à l'est jusqu'à Argenteyres. À l'intérieur du bassin figurent les chenaux et l'Île des Oiseaux. À gauche figure la presqu'île du Cap Ferret. Les villes principales sont signalées en grands caractères en noir : Arès, Andernos, Lanton, Audenge, Biganos, Le Teich, Gujan, La Teste de Buch, Arcachon et Cap Ferret. Très complète et détaillée, cette carte montre les sémaphores et les feux, les réservoirs à poissons, le phare d'Arcachon, les débarcadères, les écluses, les postes de douane, les maisons forestières, et les cabanes à pêcheurs. Elle figure également, en rouge, les anciennes routes départementales classées comme chemins de grande communication et les chemins vicinaux, en noir, les chemins de fer, mais aussi les passages à niveau, les rivières et canaux, les moulins à eau et à vent, en activité ou en ruines (Ancien M.in de Sécary, Ruines du M.in Braoüet, Ruines du M.in du Pujoü, M.in Miquelon, M.in Javal, Ruines du M.in d'Andernos, M.in de Cantaranne, etc), les tuileries, briqueteries et pavés céramiques, les fours à chaux, les fonderies et hauts-fourneaux, les gravières ou minières, les verreries et les usines (usine de pâte à papier de Pont Nau, usine à gaz d'Arcachon). On peut voir également certains domaines comme le Chalet de Lesca et la Villa Algérienne, construite en 1865 par Léon Lesca et détruite en 1966. Bon exemplaire. Piqûres éparses. Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, Cartes anciennes du Bassin d'Arcachon, p. 125, fig. 166.
Carte vinicole de la Gironde. Les grands vins des successeurs de M. Bassagaix Fils, négociants à Bordeaux (Gironde).
Bordeaux, Féret & Fils, [circa 1915]. 590 x 370 mm.
Belle et rare carte vinicole de la Gironde, publiée par Féret et Fils, éditeurs bordelais spécialisés dans publication d'ouvrages et de cartes sur la vigne et le vin. La carte montre sept appellations contrôlées, à chacune desquelles a été attribuée une couleur. En bas à droite figure une classification des grands vins blancs de la Gironde. La partie inférieure de la carte est occupée par un tableau intitulé Les grands vins rouges de la Gironde classés en 1855. Il s'agit de la première classification officielle des vins de Bordeaux, établie à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1855, à la demande de Napoléon III. Le tableau donne, pour chacun des crus, le nom, la commune de production, le propriétaire et la production moyenne en tonneaux. Les vins sont classés en importance du premier au cinquième cru. Les quatre 1ers crus sont le Château-Lafite (propriété des barons de Rothschild), le Château-Latour, le Château-Margaux et le Château Haut-Brion. La carte a été imprimée sur un papier glacé qui a malheureusement bruni, et présente des piqûres.
Carte de la commune Yzernay.
[circa 1810]. 400 x 535 mm, monté sur carton.
Jolie carte manuscrite, encre noire et aqaurelle, de la commune d'Yzernay, dans le Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Cholet. Y sont figurés les routes, les villages et les hameaux, les cours et étendues d'eau ainsi que les bois. Le plan de la ville d'Yzernay est placé dans un cartouche orné. Le titre est inscrit dans un cartouche architectural, flanqué de deux soldats, porté par deux éléphants, avec au sommet un soldat tenant un drapeau tricolore avec un aigle sur la hampe. La carte est orientée. Traces de pliures, petit trou au centre. Piqûres.
[BAYONNE] 1ère Vue de Bayonne.
[circa 1830]. 217 x 266 mm.
Belle vue de Bayonne et de sa citadelle, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites taches dans les marges, petites déchirures dans la marge inférieure restaurées.
[BORDEAUX] 1ère Vue du port et de la ville de Bordeaux prise des Bains.
[circa 1830]. 225 x 282 mm.
Belle vue du port de Bordeaux, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs dans les marges gauche et droite, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[BORDEAUX] 2è Vue du port et de la ville de Bordeaux prise sous le quai de la Bourse.
[circa 1830]. 224 x 286 mm.
Belle vue de Bordeaux, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs marginales, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[BOULOGNE-sur-MER] Vue du port de Boulogne prise de la route de Paris.
circa 1830 217 x 295 mm.
Belle vue du port de Boulogne-sur-Mer, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Quelques rousseurs marginales. Exemplaire à grandes marges.
[CALAIS] Vue de Calais prise du milieu de la jetée.
circa 1830 213 x 294 mm.
Belle vue du port de Calais, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs dans la marge supérieure. Exemplaire à grandes marges.
[CAUDEBEC] Vue de Caudebec prise des hauteurs du fg. St. Claire.
circa 1830 223 x 314 mm.
Belle vue de Caudebec prise depuis le faubourg Saint-Clair, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[DIEPPE] [Vue du port de Dieppe].
circa 1830 326 x 462 mm.
Belle vue très animée du port de Dieppe, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Cette vue est différente de la vue de Dieppe publiée dans le recueil Vues des côtes de France dans l'Océan et dans la Méditerranée. Elle présente de nombreuses similitudes avec la grande vue de Joseph Vernet de 1778. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Très belle épreuve avant la lettre. Rare.
[DUNKERQUE] Vue de Dunkerque prise de l'entrée du port.
circa 1830 215 x 296 mm.
Belle vue du port de Dunkerque, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Infimes rousseurs marginales. Exemplaire à grandes marges.
[FREJUS SAINT-RAPHAEL] Vue de la ville de Fréjus et du port de St. Raphaël.
circa 1830 214 x 296 mm.
Belle vue dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs marginales. Exemplaire à grandes marges.
[HENDAYE] Vue d'Andaye.
circa 1830 222 x 266 mm.
Belle vue de la baie d'Hendaye et de l'île des Faisans, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Très légères rousseurs dans la marge inférieure, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[HYÈRES] Vue des îles d'Hyères prise des hauteurs de la ville.
[Paris, C.L.F. Panckoucke, 1823-1832]. 212 x 296 mm.
Belle et rare vue de la ville d'Hyères et de ses îles, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Elle est issue du recueil intitulé Vues des côtes de France dans l’Océan et dans la Méditerranée, peintes et gravées par M. Louis Garneray, décrites par M. E. Jouy, de l’Académie Française, comprenant 16 livraisons de 4 planches chacune, publiées par C.L.F. Panckoucke à Paris entre 1823 et 1832. Les îles d'Hyères ou îles d'Or sont un archipel situé dans la baie de Hyères, formé des îles de Porquerolles, de Port-Cros, de Bagaud et du Levant, également appelée île du Titan. La vue est prise depuis les hauteurs de la ville et le massif des Maures, et montre au premier plan plusieurs paysans ainsi qu'une grande bastide provençale. Peintre d’histoire, de paysages et de marines, aquarelliste et graveur, Louis Ambroise Garneray naquit à Paris en 1783. Fils aîné du peintre Jean-François Garneray, il fut l’élève de son père, et de Debucourt pour l’aquatinte. Il mena d’abord une vie aventureuse en tant que marin, servant sous différents commandements dont celui de Surcouf, puis se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour en France, il est nommé en 1817, peintre du duc d’Angoulême, grand amiral de France. Un grand nombre de ses tableaux évoquent la vie maritime: combats navals, scènes de pêche, vues de ports, attaques de navires par les pirates, naufrages, etc. Il exposa au Salon de Paris de 1817 à 1857, devint conservateur du Musée de Rouen en 1833, et mourut à Paris en 1857. Ses œuvres sont conservées aux musées de Versailles, Cherbourg, Saint-Malo, Rouen, Dieppe, etc. Bel exemplaire à grandes marges. L'Amateur Averti, Vues des ports et rades des côtes de France par Louis Garneray et Nicolas Ozanne, 2000, pp. 144-147 & 152 bis ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 21 janvier 1843, p. 40, 172 ; La Presse, dimanche 8 janvier 1843, p. 52, 52.
[LE HAVRE] 3me vue du Havre prise des hauteurs d'Ingouville.
circa 1830 216 x 295 mm.
Belle vue du Havre, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Deux petites déchirures dans la marge supérieure, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[LE TREPORT] Vue du Tréport prise au dessous de l'église.
circa 1830 219 x 300 mm.
Belle vue du Tréport, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Infimes rousseurs marginales. Bel exemplaire à grandes marges.
[LIBOURNE] Vue de Libourne.
circa 1830 219 x 277 mm.
Belle vue des quais et de la tour du Grand Port de Libourne, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[MARSEILLE] [Vue de la ville et du port de Marseille, prise de l'Hôtel de Ville].
circa 1830 326 x 459 mm.
Belle estampe figurant le port de Marseille vu depuis l'Hôtel de Ville, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. En arrière-plan, surplombant le port, le fort Saint-Nicolas. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Belle épreuve avant la lettre.
[MARSEILLE] Vue de la ville et du port de Marseille, prise de l'Hôtel de Ville.
Paris, Basset, [1828]. 375 x 459 mm.
Belle vue de la ville et du Vieux-Port de Marseille, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray, et publiée par Paul André Basset à Paris en 1828. L'exemplaire a été finement aquarellé à l'époque. La vue est prise depuis l'Hôtel de Ville, situé quai du Port, sur la rive nord du Vieux-Port. Le quai est animé de promeneurs, commerçants et marins. Un navire arborant un drapeau anglais est amarré au quai. Sur la rive opposée, on aperçoit en arrière-plan le fort Saint-Nicolas, posé sur une colline surplombant le port. Peintre d’histoire, de paysages et de marines, aquarelliste et graveur, Louis Ambroise Garneray naquit à Paris en 1783. Fils aîné du peintre Jean-François Garneray, il fut l’élève de son père, et de Debucourt pour l’aquatinte. Il mena d’abord une vie aventureuse en tant que marin, servant sous différents commandements dont celui de Surcouf, puis se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour en France, il est nommé en 1817, peintre du duc d’Angoulême, grand amiral de France. Un grand nombre de ses tableaux évoquent la vie maritime : combats navals, scènes de pêche, vues de ports, attaques de navires par les pirates, naufrages, etc. Il a également dessiné 64 vues des principaux ports étrangers, qui complètent l'œuvre de Joseph Vernet et de Nicolas Ozanne. Il exposa au Salon de Paris de 1817 à 1857, devint conservateur du Musée de Rouen en 1833, et mourut à Paris en 1857. Ses œuvres sont conservées aux musées de Versailles, Cherbourg, Saint-Malo, Rouen, Dieppe, etc. Très bon et rare exemplaire en coloris de l'époque. Petite déchirure restaurée au niveau du ciel, manque dans la marge supérieure comblé. Journal des artistes, Annonce et compte rendu des ouvrages de Peinture, Sculpture, Architecture, Gravure, Lithographie, Poésie et Musique, 20 avril 1828, p. 254, 308 ; Choix des nouveautés, les meilleures et les plus intéressantes ; en gravures et lithographies, publiées à Paris, vers 1850, p. 54, 2373.
[QUILLEBEUF-sur-SEINE] Vue de Quillebeuf prise du plateau de Gravenchon.
circa 1830 219 x 310 mm.
Belle vue de Quillebeuf, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Petites rousseurs dans les marges, sinon bel exemplaire à grandes marges.
[ROUEN] 1ère Vue générale de Rouen prise de l'île la Croix.
[circa 1830]. 222 x 297 mm.
Belle vue de Rouen prise depuis l'île Lacroix, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[ROUEN] 2ème Vue générale de Rouen prise du fg. St. Sever.
[circa 1830]. 223 x 293 mm.
Belle vue de Rouen prise depuis l'île Lacroix, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[ROYAN] Vue du port de Royan prise de l'Aire.
circa 1830 224 x 286 mm.
Belle vue du port de Royan, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Rousseurs dans la marge inférieure. Exemplaire à grandes marges.
[SAINT-JEAN-de-LUZ] Vue du port de St. Jean de Luz.
circa 1830 219 x 272 mm.
Belle vue du port de Saint-Jean-de-Luz, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[SAINT-TROPEZ] Vue du port de S.t Tropez prise du chantier des constructions.
[circa 1830]. 212 x 288 mm.
Belle vue du port de Saint-Tropez, dessinée et gravée à l'aquatinte par Louis Ambroise Garneray. Peintre, graveur et homme de lettres, Garneray fut avant tout marin même si son père, élève de David, lui enseigna le dessin et la peinture. Après avoir servi sous différents commandements dont celui de Surcouf, il se retrouva pendant huit ans, prisonnier des pontons anglais. De retour au pays, il fut nommé Grand Amiral de France et devint, en 1833, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Bel exemplaire à grandes marges.
[VOSGES] Carte routière du département des Vosges.
[Paris, Monrocq], 1874. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 615 x 967 mm, montée dans une reliure de chagrin noir de l'époque avec étiquette renseignée du titre.
Belle et grande carte routière du département des Vosges, dressée par Adolphe Garnier, gravée en couleurs par Erhard, et publiée par Monrocq à Paris en 1874. Le graveur et l'éditeur, qui figurent dans la marge inférieure, sont masqués par la toile. Cette carte est une réduction exacte de celle de l'État-Major, complétée par toutes les voies de communication ouvertes depuis sa publication. On y trouve tous les chemins de grande communication et d'intérêt commun : chemins de fer en exploitation et projetés, routes nationales et départementales, chemins vicinaux de grande communication, carrossables et ordinaires, cours d'eau et canaux projetés. Les distances kilométriques sont indiquées pour les routes nationales et départementales. La carte distingue également les chefs-lieux de départements, d'arrondissements, de cantons, de communes et de hameaux. Elle s'étend au nord jusqu'à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), au sud jusqu'à Luxeuil ou Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) et l'arrondissement de Belfort, à l'ouest jusqu'à Saint-Blin (Haute-Marne), et à l'est jusqu'à Colmar et Mulhouse dans le Haut-Rhin. Les limites de la France et des départements sont en rose, celles des arrondissements en jaune. Rattachées à l'Allemagne en 1871, l'Alsace et la Lorraine sont logiquement hors des frontières. Les carrières de matériaux de construction, qu'on néglige ordinairement d'indiquer sur les cartes routières, sont reproduites sur la carte de Garnier : calcaire oolitique ou oolithique (calcaire dont les grains ont une apparence d'œufs de poissons), calcaire du Lias (calcaire argileux du Jurassique inférieur), calcaire de transition, Muschelkalk ou calcaire coquiller en allemand, grès bigarré, grès vosgien et granite. Né à Remiremont en 1839, Adolphe Garnier fut conducteur des ponts et chaussées de 1ère classe, à Épinal, chef des bureaux de l'Ingénieur en Chef du Département, et officier de l'instruction publique. Jugée d'une exécution parfaite, sa carte routière lui valut trois médailles décernées par la Société d'émulation du département des Vosges, dont il fut élu membre en 1878. En 1875, au concours international de géographie à Paris, elle fut classée deuxième, par ordre de mérite, des cartes routières de France (L'Abeille des Vosges, Journal d'annonces, 3 octobre 1875, p. 3). Garnier fut également primé à l'Exposition universelle de Paris, en 1878. Il a également dressé une Carte murale du département des Vosges en 1873, une Carte par bassins du département des Vosges en 1875, une Carte topographique du département des Vosges en 1878, et une Carte topographique du département de Meurthe-et-Moselle en 1880. Bel exemplaire. Bulletin de la Société de géographie, Sixième série, Tome cinquième, Année 1873, Janvier-Juin, 1873, p. 560 (édition de 1873) ; Louis, Le département des Vosges, Description - Histoire - Statistique, Tome IV, Biographie générale vosgienne par Félix Bouvier, 1889, p. 419.
Le Marais. Paris. Félix Gatier del.
12 rue Wilhem Paris XVI, chez l'auteur, [vers 1965]. 763 x 757 mm.
Grand et rare plan du quartier historique du Marais, montrant tous les hôtels particuliers et bâtiments historiques en perspective. Il a été dessiné et lithographié vers 1965 par Félix Gatier. Les limites du plan sont la rue Beaubourg, la rue de Turbigo, la rue Amelot, et le quai de l'Hôtel de Ville. Rue de l'Hôtel de Ville figure le bâtiment de la Cité des Arts, inaugurée en 1965. Les angles sont illustrés des armoiries des prévôts des marchands de Paris à diverses époques : Germain de Marle, de 1526 à 1527 ; Martin de Bragelongne, de 1558 à 1560 ; François Miron, prévôt de 1604 à 1609, qui a donné son nom à la rue François Miron, dans le Marais ; et Henri de Fourcy, de 1684 à 1692. Le prévôt des marchands était le chef de la municipalité parisienne sous l'Ancien régime. Assisté de quatre échevins, il était chargé de l'approvisionnement de la ville, des travaux publics, de l'assiette des impôts, et avait la juridiction sur le commerce fluvial. Il était installé dans la Maison aux Piliers sur la place de Grève, à l'emplacement actuel de l'Hôtel de Ville. Le Marais est l'un des quartiers historiques de Paris où subsistent encore aujourd'hui un grand nombre d'hôtels particuliers, construits pour la noblesse au XVIIe siècle, et la grande bourgeoisie au XIXe. Félix Gatier (1916-2017) était architecte voyer divisionnaire de la Ville de Paris. Entre 1970 et 1987, il mena un projet de rénovation de l’îlot des jardins Saint-Paul dans le quartier du Marais, qui donna naissance au Village Saint-Paul. Exemplaire portant en bas à droite, un envoi autographe de l'auteur à Monsieur et Madame B. Aubremont, hommage respectueux de l'auteur. Félix Gatier. 4.7.67. Bel exemplaire. Légères traces de pliures par endroits.
Propriété de Monsieur le Comte de Grandsagne. Projet de plantation.
[milieu du XIXe siècle]. 80 x 100 cm.
Très grand et beau dessin, encre noire et aquarelle, d'un projet de parc paysagé à l'anglaise près de plusieurs corps de bâtiments. Y sont figurés le tracé des bâtiments, un plan d'eau et des rivières artificielles, ainsi que des chemins sinueux, des bosquets, des pelouses et quelque parterres de fleurs. Le dessin est signé en bas à gauche "Gaujard-Rome, architecte paysagiste à Châteauroux". La maison Gaujard-Rome existe toujours, et est l'une des plus anciennes de France. En 1792, à Châteauroux, Claude Gaujard, dont le père était jardinier-chef du château de Versailles, fonda une pépinière d'arbres fruitiers et d'ornements. Le nom de Rome a été ajouté à l'occasion de la naissance du fils de Napoléon, le roi de Rome. En 1830, Claude Gaujard-Rome succède à son père, et dirige l'entreprise jusqu'en 1870 : c'est très probablement lui l'auteur du projet, qui n'est signé que du nom de famille. Aucune autre indication ne permet de localiser ce projet, mais le nom de Grandsagne doit se rapporter à la famille Ajasson de Grandsagne, originaire de la Marche, et dont plusieurs membres s'étaient installés dans le Berry : le comte François-Alexis Ajasson de Grandsagne était maire de La Châtre sous le Consulat, et il est donc probable que ce projet ait été réalisé pour son fils aîné, également prénommé François (1793-1877). Belle condition, coloris très frais. Exemplaire replié. Plusieurs petits trous de punaises dans les marges, petites déchirures avec parfois de petits manques dans les marges.
[EAUX MINÉRALES] Carte des principales eaux minérales de France.
[1818]. 487 x 605 mm.
Rare et intéressante carte de la France par départements, donnant l'emplacement des sources d'eaux minérales, distinguées par un système de couleurs selon leur nature chimique : jaune pour les eaux sulfureuses, bleu pour les eaux acidulées, noir pour les eaux ferrugineuses et vert pour les eaux salines. Près de chaque lieu de source, l'auteur a indiqué la distance en lieues qui la sépare de Paris. La carte a été dressée par Gaultier de Claubry (1785-1855), qui fut chirurgien de l'École polytechnique, avant d'être reçu docteur en médecine en 1814, puis membre de l'Académie de médecine. Bel exemplaire. Virey, Journal de Pharmacie et des sciences accessoires, 1818, pp. 438-439 ; Chenu, Essai pratique sur l'action thérapeutique des eaux minérales, 1840, Tome premier, p. 441.
[RENNES] Plan de Rennes dressé au moyen des documents fournis par la Mairie et par les Administrations de la Ville.
Rennes, P. Dubois, [1898]. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 606 x 782 mm.
Beau plan détaillé de Rennes, décoré des armoiries de la ville. Bel exemplaire.
[NIMES] Le Diocèse de l'évêché de Nismes dressé nouvellement sur les lieux par le Sr Gautier architecte et ingénieur de la province de Languedoc.
Amsterdam, J. Covens et C. Mortier, [circa 1710]. 550 x 599 mm.
Superbe carte figurant les environs de Nîmes, dressée sur les lieux par l'architecte Hubert Gautier, nommé en 1689 ingénieur de la province de Languedoc, et dédiée à Esprit Fléchier, ordonnateur de la carte et évêque de Nîmes. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré de trois anges portant les armoiries du dédicataire, d'un plan de la ville porté par des anges et décoré des armoiries de la ville et de deux médailles, d'une élévation perspective de l'amphithéâtre, d'une façade du pont du Gard, d'une façade et d'un plan de la Maison Carrée, et de profils du temple de Diane. Le fort de Peccais et les villes principales (Nîmes, Beaucaire, Tarascon, Sommières, et Sauve) sont figurés par une enceinte fortifiée aquarellée en rouge. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.
Carte des retranchemens faits pour la défense du comté de Nice, par l'Armée Combinée de France et d'Espagne, dans le mois de septembre 1747. La droite appuyée à Eza et la gauche à la rivière de Vesubie.
1747. En 8 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 570 x 740 mm ; étiquette au dos avec titre manuscrit de l'époque.
Superbe carte manuscrite militaire du comté de Nice. Belle carte manuscrite, encre et aquarelle, d'une partie du comté de Nice correspondant au bassin inférieur du Paillon, et délimitée, à l'ouest, par la Vésubie et le Var, au sud par la côte méditerranéenne depuis l'embouchure du Var jusqu'au delà de Monaco. Y sont figurées les villes de Nice, Villefranche et Monaco, le Paillon et ses affluents, le cours inférieur du Var, les routes, les valons, les villages et les hameaux. La carte a été dressée pour y porter la ligne de défense de l'armée française, placée sous le commandement du maréchal de Belle-Isle, lors de la Guerre de Succession d'Autriche, et qui s'appuie sur le cours de la Vésubie, se poursuit le long de la crête du Férion, et se prolonge jusqu'à Èze en passant par Châteauneuf-Villevieille (Castelnovo), Drap et le vallon de Laghet (vallon de la Gueite). Quelques fortins et retranchements avancés se trouvent près de La Turbie. L'échelle est en toises, le relief est marqué par ombres portées. Avec liste de renvois pour les camps et retranchements, les postes avancés, les abattis d'arbres et le "pont auquel on travaille". Bel état de conservation, coloris très frais.
[ANGERS/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons d'Angers.
[Paris, 1850]. 306 x 462 mm ; sur carton fort.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons d'Angers, dans le Maine-et-Loire, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons d'Angers était formée des départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Loire-Atlantique, appelée alors Loire Inférieure. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Angers, des stations d'étalons (Château-Gontier, Ancenis, Nantes, Montrevault, Saumur...), et des chefs-lieux de courses. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 320, n°39.
[BLOIS/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Blois.
[Paris, 1850[. 306 x 462 mm.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Blois, dans le Loir-et-Cher, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Blois était formée des départements du Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire, du Loiret, du Cher et de l'Indre. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Blois, des stations d'étalons (Blois, Romorantin, La Châtre, Issoudun...), et des chefs-lieux de courses à Tours et Vendôme. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 320, n°39.
[BONNEVAL/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Bonneval.
[Paris, 1850]. 307 x 462 mm ; sur carton fort.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Bonneval, dans l'Eure-et-Loir, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Bonneval était formée des départements d'Eure-et-Loir, du Loir-et-Cher et de la Sarthe. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Bonneval, des stations d'étalons (La Ferté-Bernard, Mortagne-au-Perche, L'Aigle, Nogent-le-Rotrou...), et des chefs-lieux de courses. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
[HARAS du PIN] Circonscription du Haras du Pin.
[Paris, 1850]. 303 x 461 mm ; sur carton fort.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du Haras du Pin, dans le département de l'Orne, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. Situé près d'Argentan, le Haras du Roy, renommé depuis Haras du Pin, est le plus ancien des haras nationaux français. Il fut fondé par Louis XIV pour élever des chevaux destinés aux services de l'Armée, de la Grande Écurie de Versailles, et de la Maison du roi. La circonscription du Haras du Pin était formée des départements de l'Orne, du Calvados et de l'Eure. La carte indique l'emplacement du haras situé au Pin, des stations d'étalons (Le Pin, Alençon, Falaise, Pont-l'Évêque, Lisieux...), et des chefs-lieux de courses. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Exemplaire aquarellé à l'époque, uniformément bruni. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, 1936, p. 12, n°121 ; Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
[MONTIER-en-DER/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Montier-en-Der.
[Paris, 1850]. 303 x 457 mm.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Montier-en-Der, dans le département de la Haute-Marne, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Montier-en-Der était formée des départements de la Haute-Marne, de l'Aube, de l'Yonne et de la Côte-d'Or. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Montier-en-Der, des stations d'étalons (Montier-en-Der, Langres, Semur...), et du chef-lieu de courses situé à Montier-en-Der. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
[STRASBOURG/HARAS] Circonscription du dépôt d'étalons de Strasbourg.
[Paris, 1850]. 474 x 296 mm.
Rare et intéressante carte figurant la circonscription du dépôt d'étalons de Strasbourg, dans le Bas-Rhin, issue de l'ouvrage d'Eugène Gayot, Atlas statistique de la production des chevaux en France, publié à Paris en 1850. La circonscription du dépôt d'étalons de Strasbourg était formée des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. La carte indique l'emplacement du dépôt d'étalons situé à Strasbourg, des stations d'étalons (Soultz-sous-Forêts, Strasbourg, Colmar...), et du chef-lieu de courses situé à Haguenau. Chacun d'eux est illustré d'un cheval de trait ou d'un cavalier à cheval (militaire ou civil). Les limites des arrondissements composant les départements sont signalées en rouge. Plus petits que les haras, les dépôts d'étalons au XIXe siècle étaient destinés à accueillir des étalons reproducteurs, généralement à vocation militaire. De nombreux haras nationaux sont à l'origine des dépôts d'étalons. Les Haras Nationaux furent créés en 1665 sous Colbert, dans le but de fournir suffisamment de chevaux de guerre. En 1806, Napoléon instaura les Haras Impériaux en créant six haras nationaux et trente dépôts d'étalons. Dans le même temps, il investit les nombreuses abbayes, couvents, monastères et autres établissements religieux, confisqués après la Révolution, pour y installer des dépôts d’étalons. Le développement des Haras fut poursuivi sous Napoléon III pour répondre aux besoins d’équidés dans l’armée, le transport et l’agriculture. Eugène Gayot était chef de la division des haras au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Son ouvrage est un tableau fidèle de la population chevaline de la France en 1850. Pour ce faire, l'auteur a divisé le territoire en 27 circonscriptions hippiques, à savoir 2 haras, 24 dépôts d'étalons, et un dépôt de remonte. Chacune de ces circonscriptions est représentée par une carte indiquant le chef-lieu de la circonscription, les points sur lesquels les stations ont été créées, les chefs-lieux de courses et les divers établissements qui ressortent des remontes militaires. Le recensement de la population chevaline a été exécuté pendant l'année 1850, par des hommes ayant une connaissance spéciale du cheval. Fait de village en village, par canton, par arrondissement, et enfin par département, ce recensement embrasse quatre-vingt-trois départements, ceux de la Seine, de Seine-et-Oise et de la Corse n'ayant pas pu y être compris. Très bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure dans la marge droite restaurée. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 1852, pp. 887-888 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1851, p. 448, n°79 (attribué à Laguillermie).
Nouveau plan routier de la ville et fauxbourgs de Paris. 1795 Gerardi fecit.
1795. En deux feuilles jointes de 545 x 646 mm.
Plan manuscrit, encre noire et de couleur, de la ville de Paris. Le plan est daté de 1795 mais les noms et monuments qui y figurent indiquent qu’il a été fait d’après un plan imprimé montrant la ville de Paris vers 1775. On n’y voit aucun nom révolutionnaire, la place de la Concorde s'appelle encore place Louis XV, la Bastille est encore debout, et il s’y trouve, dans le quartier des Champs-Élysées, le plan du Colisée (sorte de parc d’attractions) qui a fonctionné entre 1771 et 1780. Le plan montre aussi, dans ses marges droite et gauche, des parties blanches qui, dans la version imprimée des plans, donnent la liste des rues et monuments. Mouillure, marges écornées avec de petites manques dans les marges blanches et un au niveau de la pliure.
[BESANÇON] Plan de la ville et citadelle de Besançon, capitale de la Franche Comté, avec tous les changements faits jusqu'à présent. Par M.r G.H.J. Ingénieur Géographe.
1788. 511 x 774 mm.
Rare plan anonyme de la ville et citadelle de Besançon, publié en 1788. En 1678, lorsque la Franche-Comté est rattachée à la France par le Traité de Nimègue, le roi Louis XIV choisit Besançon comme capitale de la nouvelle province, à la place de Dole. Tout au long du XVIIIe siècle, la ville connaît une expansion urbaine remarquable et voit sa population doubler. Afin de tenir son rang de première ville de Franche-Comté, Charles-André de Lacoré, nommé intendant de la région en 1761, lance à partir de 1770 une série de travaux de transformation et d'embellissement de la ville, avec l'appui de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté, fondée en 1752. Ces travaux, que l'on retrouve sur ce plan, comprennent la construction d'un hôtel particulier pour la nouvelle intendance de Lacoré, conçu par l'architecte Victor Louis entre 1771 et 1777 ; la création de promenades publiques, dont la promenade Chamars, aménagée entre 1770 et 1781 ; la construction d'un théâtre ou Nouvelle sale de spectacle, derrière le Palais Grandvelle ou Granvelle entre 1778 et 1784, d'après les plans de l'architecte Claude-Nicolas Ledoux ; et enfin l'église Saint-Pierre, construite de 1782 à 1786 sur les plans de l’architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand. Pour relier la nouvelle Intendance au centre-ville, une rue nouvelle sera percée, la rue de la Traverse, actuelle rue de la Préfecture. L'actuelle place de la Révolution est ici appelée Place Neuve, et l'actuelle place du 8 septembre, place Saint-Pierre, à proximité de la nouvelle église. On peut voir également les deux fortifications principales de la ville construites par Vauban à la fin du XVIIe siècle, le fort Griffon, sur la rive droite du Doubs, et la citadelle, sur la rive gauche, l'un des chefs-d'œuvre de Vauban. Dans la partie basse figure une représentation du polygone d'artillerie, qui était situé au sud-ouest de la ville. Au XVIIIe siècle, un polygone était le lieu où les artilleurs s'exerçaient en temps de paix au tracé et à la construction des batteries, au tir du canon, au jet des bombes et aux manœuvres. Le plan est accompagné d'une liste des principaux édifices (casernes, arsenal, cimetières, moulins, hangars du Génie et de l'Artillerie, églises, etc), d'une description historique de la ville, et d'une légende pour la citadelle. L'échelle est de 200 toises, soit environ 390 mètres. Il existe une édition antérieure de ce plan portant la date de 1786, mais celle-ci ne comporte pas la liste des légendes pour la citadelle et la représentation du polygone. Notre édition de 1788 serait donc la première avec ces deux éléments. Hormis cette légende, de nouveaux bâtiments apparaissent et quelques noms ont été modifiés : l'Hôtel du St Esprit sur l'édition de 1786 devient l'Hôtel de Malthe en 1788 ; Les Cazernes au nord de la ville deviennent Les Cazernes de S.t Paul ; la ruelle de Vezet devient la rue Henry ; près de la porte de Chamard figure la Maison des Bains de Chamard, absente en 1786 ; entre la Porte Rivotte et la Porte Taillée figure un Chantier du Port aux Bois, également absent en 1786 ; près du Fort Griffon, la rue de Charmont est devenue la rue de Chartres, et la rue de Chartres est devenue la rue de Richebourg. Une nouvelle édition, toujours avec cette légende pour la citadelle et le polygone, non datée et publiée par Jean, montre la place du 8 septembre nommée place Napoléon. Cette place, nommée place Saint-Pierre sur l'édition de 1788, prit le nom de place Napoléon le 22 mai 1811 (La République de l'Est, Quotidien régional de Franche-Comté, Belfort et Haute-Alsace, 23 mai 1938, p. 2, article intitulé Éphémérides comtoises). On peut donc dater cette édition par Jean vers 1811. Bonne condition. Rousseur verticale dans la partie haute, rousseurs dans la marge inférieure. Aubry, Bulletin du bouquiniste, 1859, p. 557, 3290 ; Pelletier & Ozanne, p. 173 ; Musée rétrospectif de la classe 14, Cartes et appareils de géographie et de cosmographie, Topographie, à l'Exposition universelle internationale de 1900, à Paris, 1900, p. 70, 106.
Havre. Bassin du Commerce.
1820 circa 240 x 293 mm.
Vue gravée par Thales Fielding d'après une peinture de Gilbert. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.
Plan géométral de la ville de Paris.
Paris, J. Andriveau-Goujon, 1844. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,99 x 1,30 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.
Beau plan mural de Paris dressé en 1844 par Girard, géographe des postes. La ville est divisée en 12 municipalités, chacune aquarellée d'une couleur. Les noms des 48 sections (4 par municipalité) sont inscrits sur des petits drapeaux, également aquarellés. Le plan est encadré d'une bordure décorative ornée aux quatre coins d'un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Vallée, 1375 (édition de 1840).
[OUESSANT] Carte touristique et guide de l'île d'Ouessant (Enez Eusa).
Paris, E. Girard, 1929-1936. In-12 broché de 12 ff. et une carte repliée de 459 x 613 mm (marges comprises).
Rare guide touristique consacré à l'île d'Ouessant ou Enez Eusa de son nom breton, île la plus éloignée du continent, à la pointe du Finistère nord. Il a été publié à Paris par la maison d'édition Girard et Barrère en 1929, puis en 1932. La carte est datée de 1936. Le guide, composé de 12 feuillets non numérotés, donne les indications complètes pour s'y rendre et y visiter les points les plus importants, avec une petite carte en noir et blanc de l'île d'Ouessant et des côtes bretonnes, une notice historique sur le nom de l'île d'après de vieux portulans et anciennes documentations, un commentaire étymologique sur quelques toponymes bretons mentionnés sur la carte, par le prince Bianchi de Médicis, membre de l'Institut international d'Anthropologie et des Sociétés de Géographie et d'Ethnographie, et un vocabulaire explicatif de quelques noms de lieux bretons mentionnés sur la carte dépliant. La carte, imprimée en couleurs, et intitulée Carte touristique de l'île d'Ouessant "Enez Eusa", a été dressée par Guy Malgorn (1862-1940), Ouessantin et premier maître de timonerie en retraite. L'auteur a dédié sa carte au prince Bianchi de Médicis, "fervent admirateur et constant ami de notre chère Bretagne", auteur de l'ouvrage Anthologie de coiffes et types actuels du peuple breton appliquée à ses origines ethniques, paru en 1925. Sur la carte sont indiqués les routes, les sentiers, les ruisseaux, les maisons ou fermes, les calvaires, les phares (phare du Stiff et phare de Creach), les moulins à vent, les prés ou prairies, et les cotes d'altitude en mètres. La maison d'éditions cartographiques Girard et Barrère fut fondée en 1933 (La Journée industrielle, 9 novembre 1933, p. 2). Elle prit la suite des productions de Henry Barrère (1890-1930) et de P.H. Barrère (1931-1933). Elle fonctionna entre 1946 et 1959 avec la raison sociale Girard, Barrère et Thomas, et fut reprise en 1974 par les Cartes Taride. Très bon exemplaire. La colle ayant servi à fixer la carte a traversé le papier. Petites déchirures dans les marges. Annales de Bretagne, TomeXXXIX, Années 1930-1931, p. 663, 636 ; Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, 28 septembre 1929, p. 7 ; Le Petit Parisien, 12octobre 1929, p. 7.
[VILLEFRANCHE-sur-MER] Villa Franca presso Nizza.
Milano, Luigi Ronchi, [circa 1850]. 235 x 550 mm.
Très beau panorama de Villefranche-sur-Mer gravé à l'aquatinte par Giuseppe Giudici. La vue, prise depuis la mer, montre à gauche la citadelle Saint-Elme, à droite le port et la vieille ville. Au loin, on distingue le fort du Mont Alban, situé sur la colline éponyme. Bel exemplaire.
[ÉLECTIONS LÉGISLATIVES de 1877] Les candidats aux élections prochaines du 14 octobre 1877.
Paris, Glücq, 1877. 472 x 623 mm.
Rare planche figurant deux cartes de la France lithographiées en couleurs, illustrant les futures élections législatives de 1877, soit la deuxième législature de la IIIe République. Elles ont été dressées par Gaston Lucq, dit Glücq, auteur et éditeur d'imagerie publicitaire. La carte de gauche montre, en vert, les circonscriptions présentant des candidats des gauches, anciens et nouveaux, celle de droite, en jaune, rose et blanc, des candidats du président en place, le maréchal de Mac Mahon, appelés les Monarchistes, qui rassemblaient les Ligitimistes ou Légitimistes, les Orléanistes et les Bonapartistes. Chaque circonscription porte le nom des candidats des deux camps. Le département de la Seine est représenté séparément. Créé en 1790, il comprenait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Les élections législatives de 1877 se déroulent les 14 et 28 octobre. Les Républicains, représentés par Jules Dufaure, l'emportent avec 60% des voix. Les Bonapartistes, représentés par Eugène Rouher, remportent 20% des voix. Enfin, les Monarchistes d'Albert de Broglie recueillent 10,6% des voix. L'Assemblée comptera alors 533 sièges, dont 147 pour la Gauche républicaine, 111 pour les Bonapartistes, 74 pour l'Union républicaine, 66 pour le Centre gauche, 56 pour les Légitimistes, 41 pour les Constitutionnels et les Orléanistes, et 38 pour l'Extrême gauche. Le Républicain Jules Dufaure succède au Monarchiste Albert de Broglie à la présidence du Conseil d'État. Bon exemplaire. L'exemplaire a été replié et présente de petits manques à ces pliures. Manques comblés dans la marge inférieure. Lesueur, Quand le Haut-Rouergue devenait bonapartiste et le Bas-Rouergue républicain et orléaniste, 1989.
[LOIRE] Carte de l'arrondissement de S.t Étienne. Département de la Loire - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Roanne partie nord. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie nord et Roanne partie sud - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie sud.
Paris, 1840-1845. Étui de papier de l'époque à motif fleuri pour chaque feuille, avec pièce de titre rouge au dos, le tout sous emboîtage de papier de l'époque, avec pièce de titre verte au dos.
Très rare et bel ensemble, bien complet, des quatre cartes formant le département de la Loire, dressées par Pierre-Joseph Godefin, géomètre en chef du cadastre de la Loire, agent-voyer en chef des chemins vicinaux du département de la Loire et agent-voyer en chef de l'arrondissement de Saint-Étienne. Elles ont été lithographiées par Nicolas Gratia, graveur-dessinateur au ministère de la Guerre, puis au ministère des Travaux publics. Les quatre cartes représentent les trois arrondissements du département que sont Saint-Étienne, Roanne et Montbrison. L'arrondissement de Saint-Étienne a été publié en 1840, les arrondissements de Roanne et de Montbrison en 1845. - Carte de l'arrondissement de S.t Étienne. En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 710 x 960 mm. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Roanne partie nord. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,70 x 1,09 m. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie nord et Roanne partie sud. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,70 x 1,09 m. - Département de la Loire. Carte de l'arrondissement de Montbrison partie sud. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,70 x 1,09 m. Les limites des arrondissements sont coloriées en bleu, celles des cantons en rouge, et celles des communes en jaune. Les limites des terrains géologiques sont marquées par des lignes interrompues en noir. Les routes royales, départementales, les chemins vicinaux, les chemins de fer et les canaux, sont également indiqués. L'échelle est au 1/60,000e. Timbre sec de l'auteur Godefin Géomètre en chef sur chaque feuille, accompagné de la mention "Les exemplaires non revêtus du timbre sec de l'auteur seront réputés contrefaits". Très bel ensemble, sous chemises et emboîtage de l'époque. Petits défauts d'usage aux étuis et à l'emboîtage. Catalogue alphabétique de la bibliothèque de la ville de Montbrison, p. 72, 10 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1841, p. 320, 82 (pour l'arrondissement de Saint-Étienne) ; Annales de la Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département de la Loire, Tome XX, 1876, p. 206 (pour l'arrondissement de Montbrison).
[ROUEN] Plan de la ville de Rouen.
1889. En 36 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 1,18 x 1,94 m ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Lanée, successeur de Longuet ; sous chemise et étui de papier marbré de l'époque, avec pièce de titre rouge au dos.
Magnifique et très rare plan de la ville de Rouen et de ses faubourgs, spectaculaire par ses dimensions. Il a été dressé par Clément Gogeard, ingénieur-voyer de la ville de Rouen, dessiné par J. Séguin et C. Leleu, gravé en couleurs et imprimé par Erhard frères à Paris. Seconde édition, publiée en 1889, sous l'administration de Charles Dieutre, maire de Rouen de janvier à novembre 1881, puis de 1888 à 1890. Elle a été revue et augmentée sur la première, publiée en 1883, sous l'administration de Louis Ricard, maire de Rouen de 1881 à 1886. Une troisième édition a été publiée en 1899. Les limites de la ville sont marquées en orangé. La ville est divisée en six cantons (contre trois aujourd'hui), dont les limites sont marquées en rouge. Tout autour figurent les noms en gros caractères des communes limitrophes : Canteleu, Deville, Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger, Blosseville-Bonsecours, Sotteville-les-Rouen, Petit-Quevilly et Grand-Quevilly. La vieille ville ou cœur historique de Rouen, sur la rive droite de la Seine, est coloriée en brun. Les bâtiments publics, comprenant les casernes, les écoles, la maison d'arrêt, la gare, les églises, la préfecture, ou encore l'Hôtel-Dieu, sont en rouge. Tout en haut du plan et au-dessus du titre figurent les armoiries de la ville. En bas à gauche se trouvent les noms des membres de l'administration municipale (le maire, ses 4 adjoints et 29 conseillers municipaux). De chaque côté du titre figurent la liste des 46 monuments de Rouen et des 8 musées et autres collections publiques, ainsi que des renseignements statistiques sur sa population, dont le recensement de 1886 compte 107 320 habitants, sa position géographique et sa superficie territoriale. Le plan montre également les lignes de tramway, les bureaux de poste et télégraphe, et les cotes de nivellement. Parmi les monuments récents se trouvent le Château d’Eau (fontaine Sainte-Marie), élevé de 1876 à 1879, l'église Saint-Gervais, construite de 1868 à 1876, l'église Saint-Hilaire, construite de 1875 à 1878, la fontaine de la Croix de Pierre, érigée entre 1870 et 1872, le buste de Bouilhet, élevé sur la fontaine Louis Bouilhet en 1882, le Musée-bibliothèque, actuel Musée des Beaux-Arts, terminé en 1888, ou encore le Théâtre des Arts, construit entre 1879 et 1882. Parmi les musées récemment fondés figurent le Musée de la Céramique, fondé en 1864, le Musée de Dessin Industriel, fondé par la Société Industrielle en 1875, et le Musée de Peinture, fondé en 1809, et transféré dans les nouvelles constructions (Musée des Beaux-Arts) de la rue Thiers (actuelle rue Jean Lecanuet) en 1880. Au sud-ouest de la ville, on peut voir également les usines à pétrole des Établissements Deutsch et ses Fils, et de Fenaille et Despeaux. Cette édition de 1889 a été mise à jour et amplement augmentée sur la première de 1883. De plus, elle est de dimensions plus grandes, 1,18 x 1,94 m contre 1,07 x 1,63, ce qui lui permet de s’étendre un peu plus à l'ouest, pour montrer l'île Potier, aujourd’hui disparue, et la commune du Grand-Quevilly. Le Musée-bibliothèque, indiqué sur notre plan comme terminé en 1888, est, sur l'édition de 1883, en construction. Par ailleurs, la population est de 105 906 habitants selon le recensement de 1881. Les deux usines à pétrole citées plus haut ne figurent pas sur l'édition de 1883. On remarque également quelques changements de noms : le quai au Pétrole est devenu quai des Colonies et quai d'Algérie, aujourd’hui réunis en quai d’Algérie ; l'île Élie (aujourd’hui presqu’île), sur laquelle se trouvaient des magasins à pétrole, est devenue l'Ancienne île Élie, et les magasins ont disparu ; les quais aux Charbons et aux Bois ont disparu, et portent à présent les noms de Ancienne île Rolet (actuelle presqu’île Rollet) et Ancienne île Méru. Le pont projeté sur l'édition de 1883, est à présent nommé pont Boieldieu. L’île Brouilly, la plus à l’est de la ville, a été rattachée à l’île Lacroix voisine en 1948. Parmi les nouveaux bâtiments absents de l'édition de 1883, figurent notamment l'école Franklin, et les écoles Pouchet et Catherine Graindor à l'emplacement de la caserne de la douane. La caserne Martainville a été renommée Jeanne d'Arc, et la caserne Bonne-Nouvelle, caserne Pélissier. En revanche, le théâtre Lafayette, présent sur l'édition de 1883, a ici disparu. A l’est de la ville, l’auteur a reporté l’emplacement de l’ancien fort Sainte-Catherine. En bas à gauche, cachet froid "Propriété de la Ville de Rouen. Tout exemplaire non revêtu du cachet de la Mairie sera réputé contrefait". Très bel exemplaire. Défauts d'usage à la chemise et à l'étui. Exposition universelle internationale de 1889, à Paris. Catalogue général officiel. Tome sixième. Groupe VI. Classe 64, 1889, p. 11 ; Compte rendu des séances de la Société de Géographie et de la Commission Centrale, 1889, p. 440 ; Levainville, Rouen. Étude d'une agglomération urbaine, 1913, p. 411, 350 (troisième édition de 1899).
[MÂCON/GÉOLOGIE] Carte géologique détaillée. Mâcon. Feuille n°148.
1941. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,65 x 1,19 m ; étiquette au dos.
Belle et grande carte géologique de la région de Mâcon, dressée d'après la carte topographique levée par les officiers du Corps d'État-Major et publiée par le Dépôt de la Guerre en 1845. Elle a été lithographiée en couleurs et publiée en 1941. Les explorations et les tracés géologiques ont été faits en 1924-1925 et 1932-1933. Deuxième édition. Les cartes géologiques consultées pour cette feuille sont la carte géologique générale de la France par les ingénieurs en chef des Mines Élie de Beaumont et Armand Dufrénoy, publiée en 1842, la carte géologique du département de Saône-et-Loire de 1846, la carte géologique des deux cantons de Mâcon de 1880, la première édition de la présente carte publiée en 1885, et les cartes géologiques de la Bresse et du Morvan publiées en 1894 et 1908. Les formations sont identifiées à l'aide d'un système de couleurs : terrains sédimentaires, terrains cristallins, et terrains éruptifs. Ces formations font l'objet d'une description détaillée de chaque côté. La carte s'étend au nord jusqu'à Tournus et Boyer, au sud jusqu'à Cormoranche, à l'ouest jusqu'à Saint-Bonnet-de-Joux, et à l'est jusqu'à Cormoz. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Dufrénoy et de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. Bel exemplaire.