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MARIETTE (Pierre).

[SAINTONGE] Xaintonge et Angoumois.

Paris, Pierre Mariette, [1650]. 382 x 490 mm.

Belle carte figurant les anciennes provinces de la Saintonge et de l'Angoumois, correspondant aux actuels départements de la Charente et de la Charente-Maritime. Elle est issue du Théâtre géographique de France de Pierre Mariette, publié en 1650. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pliure centrale légèrement brunie. Pastoureau, MARIETTE A, 33.

MAUBORGNE (J. N.).

[JEU de l'OIE] Jeu géographique des LXXXIII départemens présenté à la Convention Nationale.

Paris, Basset, 1792. 536 x 773 mm, doublé de papier fort.

Très rare jeu de l'oie révolutionnaire dédié aux départements français nouvellement constitués. J.N. Mauborgne, ancien professeur de géographie à Paris, créa ce jeu en l'honneur du gouvernement de la Convention nationale pendant la Révolution française. Le but du jeu était de voyager à travers la France républicaine divisée en 83 départements. Chaque case de la carte représente un département différent avec sa capitale, ou chef-lieu. De distance en distance, sont placés, à côté de ces petites cartes numérotées, des coqs gaulois, oiseau symbolique de la Nation, des courriers au galop, des dés, une sentinelle, une auberge, etc, qui représentent pour les joueurs autant d’obstacles à franchir ou à éviter avant d’arriver au but. Les joueurs se déplacent d'un département à l'autre, pour finir sur l'île méditerranéenne de Corse divisée en 9 districts, surmontée d’un faisceau républicain couronné du bonnet phrygien, entouré de lauriers, d’armes et de drapeaux entrecroisés avec les emblèmes des trois ordres de l’État (épée, crosse et bêche), le tout décoré d’une légende où se lisent les mots : Liberté, Égalité. Le plateau du jeu présente également, en carton, une carte de la colonie française de Saint-Domingue, un médaillon contenant la division de la France, et un médaillon contenant une carte de la France en 83 départements. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très rare édition datée de 1792, qui semble être la première. Une autre édition a été publiée en 1795, avec le titre "Jeu géographique de la République Française présenté à la Convention Nationale". Contours aquarellés à l'époque. Manques dans les marges, manque au niveau de la carte de la Loire Inférieure, manque dans les coins droits, déchirures dans les parties gauche et droite du jeu, près du trait d'encadrement.

MELLET (Henri de). MANUSCRIT.

[Plan du château de Neuvic et des environs].

1830. En 2 feuilles coupées en 18 sections chacune, montées sur toile et pliées, pouvant être jointes pour former une carte de 0,92 x 1,38 m.

Superbe plan manuscrit aquarellé du château de Neuvic, sur la commune du même nom, en Dordogne, portant le détail du plan du château et des jardins, la rivière l'Isle et sa berge sud boisée, les routes et chemins et une partie du bourg de Neuvic avec son église. Ce plan a été réalisé par Henri de Mellet dont la famille, les Mellet de Fayolle, fut propriétaire du château du XVIe siècle jusqu'en 1925. Le plan est orienté, l'échelle est en mètres, au 1/1000. Rares piqûres et petites traces de frottement dans le bas du plan. Très belle condition, coloris très frais.

MERCATOR (Gerard) & HONDIUS (Jodocus).

[CORSE/SARDAIGNE] Corsica - Sardinia.

[Dordrecht, Adrianus Bottius, 1610]. 142 x 180 mm.

Cartes de la Corse et de la Sardaigne gravées sur la même planche issue de la seconde édition de l'Atlas minor de Mercator et Hondius. Texte latin au verso. C'est à Gérard Mercator, l'un des plus célèbres géographes de son temps, que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Lybie qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Après l'énorme succès remporté par ses atlas in-folio, Mercator conçut le projet de publier un atlas d'un format plus petit et plus maniable, donc moins onéreux et accessible à un plus large public. Publié pour la première fois en 1607, l'Atlas minor connut un très grand succès et fut maintes fois traduit. Bon exemplaire.

MERCATOR (Gerard) & HONDIUS (Jodocus).

[POITOU] Poictou.

[Dordrecht, Adrianus Bottius, 1610]. 140 x 192 mm.

Carte gravée du Poitou issue de la seconde édition de l'Atlas minor de Mercator et Hondius. Texte latin au verso. C'est à Gérard Mercator, l'un des plus célèbres géographes de son temps, que l'on doit la projection employée dans les cartes marines. C'est également lui qui le premier utilisa le mot "atlas", en référence à un roi astronome mythique de Lybie qui aurait construit le premier globe céleste. Cette référence resta cependant confuse et l'iconographie n'a retenu que l'image du titan condamné à porter les cieux sur ses épaules. Après l'énorme succès remporté par ses atlas in-folio, Mercator conçut le projet de publier un atlas d'un format plus petit et plus maniable, donc moins onéreux et accessible à un plus large public. Publié pour la première fois en 1607, l'Atlas minor connut un très grand succès et fut maintes fois traduit. Bel exemplaire.

MERIAN (Matthäus).

[AVIGNON] Civitatis Avenionis omnimq viarum et ædificiorum eius perfecta delineatio 1635.

[1649]. 263 x 341 mm.

Superbe vue à vol d'oiseau de la ville d'Avignon en 1635, issue de l'ouvrage Archontologia cosmica publié en 1649. Elle est ornée des armoiries de la ville figurant trois clefs d'or soutenues par deux gerfauts, avec la devise de la ville. 36 légendes numérotées renvoient aux lieux et bâtiments principaux. Au nord de la ville, on peut voir le Palais des Papes appelé Grand Palais, et le fameux pont d'Avignon ou pont Saint-Bénezet enjambant le Rhône, et reliant Avignon à Villeneuve-lès-Avignon. Bel exemplaire.

MERIAN (Matthäus).

[LA ROCHELLE] La Rochelle.

[1649]. 289 x 346 mm.

Très belle vue à vol d'oiseau de la cité fortifiée de La Rochelle vers 1620, issue de l'ouvrage Archontologia cosmica publié en 1649. La Rochelle est ici représentée au faîte de sa grandeur. En légende sont indiqués les principaux bâtiments et les fortifications de la ville, dont les tours Saint-Nicolas et de la Chaîne situées à l'entrée du port, ou la porte de la Grosse Horloge. Bel exemplaire.

MERIAN (Matthäus).

[MARSEILLE] Massilia - Marseille.

[1649]. 201 x 327 mm.

Jolie vue de Marseille, issue de l'ouvrage Archontologia cosmica publié en 1649. Bel exemplaire.

MERIAN (Matthäus).

[NANCY] Nanceium - Nancy.

[1649]. 229 x 348 mm.

Jolie vue de la ville fortifiée de Nancy, issue de l'ouvrage Archontologia cosmica publié en 1649. Elle est ornée des armoiries de la ville et accompagnée de 27 légendes numérotées renvoyant aux principaux bâtiments de la ville. Bel exemplaire.

MERIAN (Matthäus).

[PARIS] Prosp. der Statt Parys wie solche an ietzo anzusehen 1654.

[Francfort, 1655]. En trois feuilles jointes de 262 x 795 mm.

Belle vue panoramique de la ville de Paris en 1654, issue de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. La vue, prise depuis la colline de Charonne, est ornée des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna ensuite naissance à la municipalité de Paris. Quarante-quatre lieux et bâtiments sont légendés, parmi lesquels figurent les églises, les portes ou encore la Bastille. La Topographiæ Galliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Bel exemplaire. La mention "Parys in flora" figurant avant la date, est légèrement effacée, ceci étant dû à une modification du cuivre. Cette mention est totalement absente sur de nombreux exemplaires, notamment sur celui signalé par Boutier. Boutier, Les Plans de Paris des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle, 88.

MERIAN (Matthäus).

Parys A.° 1654.

[Francfort, 1655]. 344 x 413 mm.

Beau plan en élévation de la ville de Paris en 1654, issu de la Topographiæ Galliæ de Merian, publiée par Mathias Zeiller à Francfort en 1655. Il est orné des armoiries de la France et de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Ce plan est dérivé de celui de Jean Boisseau de 1648. La TopographiæGalliæ ou Topographie de la France constitue la plus importante somme topographique de la France au XVIIe siècle. Elle contient notamment 4 plans de Paris en 1620 et 1654 ; les cartes furent tirées de l'atlas de Mercator et les vues furent gravées d'après des planches de Silvestre et de Marot. Traces de pliures, une déchirure dans la partie droite du plan anciennement restaurée. Boutier, 89.

MERIAN (Matthäus).

[PERPIGNAN] Abri? der Statt unnd Cittadelle Perpignian.

[1648]. 281 x 366 mm.

Très rare plan du siège de la citadelle de Perpignan par les troupes françaises de Louis XIII, issue du Theatrum Europæum. Le siège de Perpignan fut l'un des épisodes de la Guerre des faucheurs qui se déroula du 4 novembre 1641 au 9 septembre 1642 entre les troupes françaises commandées par les maréchaux Henri de Schomberg et Charles de La Porte, et les troupes espagnoles dirigées par le marquis de Florès Davila, gouverneur de Perpignan. Le siège se solda par une victoire française. L'estampe montre la citadelle et la ville de Perpignan, encerclées par les troupes françaises, les quartiers des maréchaux et les canons. En bas à gauche figurent des soldats à cheval se dirigeant vers Perpignan. En haut à gauche, dans un encadré, figurent les noms des maréchaux français et des commandants espagnols, ainsi que 20 légendes numérotées pour la ville. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

MERIAN (Matthäus).

[ROUEN] Rotomagus - Rouen.

[Francfort, 1655]. 345 x 410 mm.

Belle vue à vol d'oiseau de Rouen, orné des armoiries de la ville et de la France. Rouen était au XVIIe siècle, la seconde ville du royaume de France par sa population. Bel exemplaire.

MESTRE.

Plan de la forêt de Lachaume.

17 janvier 1846. En 12 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 44 x 60 cm ; sous chemise de papier marbré bleu et étui de papier vert, avec une étiquette de l'époque portant le titre manuscrit.

Beau plan manuscrit, plume et rehauts d'aquarelle, de la forêt domaniale de Lachaume, à quelques km au sud-ouest d'Arc-en-Barrois, dans la Haute-Marne. Y sont figurés les routes et chemins, la rivière Aube, l'emplacement des bourgades et les contours, rehaussés à l'aquarelle, de la forêt de Lachaume et de quelques parcelles voisines appartenant à la famille d'Orléans. Le plan est signé par «Le Garde-Général des Forêts du Domaine Privé du Roi [Louis-Philippe] et de la Maison d'Orléans». Très belle condition. Petits défauts à l'étui.

METZ. MANUSCRIT.

Plan des manœuvres de Metz en 1770. Première manœuvre. Seconde manœuvre.

1770. 2 feuilles de 450 x 680 et 520 x 685 mm.

Deux cartes manuscrites, à l'encre noire et aquarelle, d'un territoire à quelques kilomètres à l'est de Metz. Les deux cartes montrent un périmètre légèrement différent, mais toutes deux comprenant les villages de Grimont, Borny, La Grange-au-Bois, Marsilly, et Noiseville. Y sont figurés les routes, les rivières, les bosquets, les haies et les villages, ainsi que les positions des troupes lors d'un exercice militaire qui s'est déroulé en 1770. La première feuille donne l'évolution des troupes d'ouest en est, et la seconde des manœuvres dirigées par «M. le maréchal» contre celles de «M. de Conflan». Le maréchal est très probablement le maréchal Victor-François de Broglie, gouverneur militaire de Metz de 1764 à 1789, quant à M. de Conflan, il peut s'agir du marquis Louis-Henri-Gabriel de Conflans d'Armentières (1735-1789), fils aîné du maréchal de France, Louis de Conflans d'Armentières. L'échelle est en toises. Petites déchirures dans les marges sans atteinte au dessin. Joint : [Carte des environs de Chieulles]. [circa 1770]. 340 x 480 mm. Belle carte manuscrite inachevée, montrant les environs du village de Chieulles, dans la Moselle, à quelques kilomètres au nord de Metz. Y sont figurés le grand chemin de Metz à Hombourg (actuelle D2), les villages ou hameaux de Malroy, Chieulles, Rupigny, Gharly, Vany, et Villers-l'Orme, ainsi que les chemins, ruisseaux, haies et bosquets. La carte est inachevée, elles n'occupe que la moitié gauche de la feuille et l'on y voit les marques de crayon sous l'aquarelle.

MEULEN (Adam Frans van der).

[VINCENNES] Le Roy dans sa callèche accompagné des dames dans le bois de Vincennes - Rex in saltu Vicennarum aureo curru vehiter cum principibus fœminis.

[circa 1685]. 518 x 794 mm.

Superbe estampe gravée par Adriaen Frans Boudewyns d’après un dessin de van der Meulen, figurant le cortège du roi Louis XIV, accompagné des dames de la Cour, dans le bois de Vincennes. En arrière-plan, on aperçoit le couvent des Minimes. Peintre d’origine bruxelloise, Adam Frans van der Meulen était spécialisé dans la peinture de batailles. Appelé à Paris par Charles Le Brun, premier peintre de Louis XIV et directeur de la Manufacture des Gobelins, il fut nommé peintre du roi en 1664 par Colbert. Il immortalisa de nombreuses conquêtes du Roi-Soleil qu’il accompagna lors de ses campagnes. L'œuvre gravé de cet artiste forme une suite de 152 planches dans la collection connue sous le nom de Cabinet du Roi. Bel exemplaire.

MICHEL.

Corse.

Versailles, Barreswil et Andrieux, 1840. 250 x 185 mm.

Carte de la Corse, ornée d'une vue d'Ajaccio. Elle est issue de l'Atlas Départemental, La France et ses Colonies. Papier légèrement froissé à deux endroits. Très légères rousseurs. Pas dans Cervoni.

MICHEL (Claude-Sidoine).

Carte générale de France.

Paris, Sr. Desnos, 1766 [1767]. 231 x 328 mm.

Belle carte routière de la France, dressée par l'ingénieur géographe du roi à l'Observatoire, Claude-Sidoine Michel, issue de L'Indicateur fidèle ou Guide des voyageurs, ouvrage important dans l'histoire de la cartographie routière de la France. Les villes principales sont représentées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

MICHELOT (Henri) & BREMOND (Laurent).

[ANTIBES] Plan de la ville et port d'Antibe en l'état où il étoit en l'année 1720.

1727. 177 x 250 mm.

Beau plan gravé par Starckman, figurant les fort et château d'Antibes, issu du Recüeil de plusieurs plans des ports et rades de la mer Méditerranée. Originaire de Saint-Malo, Henri Michelot servit à partir de 1670 sur les galères du Roi, en qualité de pilote hauturier. Il fut également professeur d'hydrographie à Marseille, tout comme son associé Laurent Brémond. Bel exemplaire. Rare.

MILCENT (Philippe-Nicolas).

Veue de Paris du côté de Belleville, dessiné de la maison entre les deux moulins, au dessus de la Courtille, en 1736.

Paris, V.e de F. Chéreau, 1736. 0,34 x 1,02 m.

Très rare et belle vue panoramique de Paris, dessinée et gravée par Philippe-Nicolas Milcent, et publiée à Paris par la veuve de François Chéreau. La vue est prise depuis la colline de Belleville, et montre au premier plan deux moulins à vent, que l'on appelait les moulins de Savy. Construits à la fin du XVIIe siècle, l'un entre 1683 et 1684, l'autre entre 1684 et 1698, ces moulins servaient à faire le bled et la farine. Entre les deux moulins figure la maison du meunier. La vue est animée de promeneurs, de paysans revenant des champs, de chasseurs ou encore d'ouvriers travaillant aux plâtrières de Belleville. Sur la droite figure une large voie appelée Chemin de Belleville, correspondant aujourd'hui à la rue de Belleville et à la rue du faubourg du Temple. Un peu plus loin, sur cette voie, figure le petit hameau de la Courtille, qui devint au XIXe siècle, un lieu de fête et de réjouissances durant le Carnaval de Paris. 56 légendes numérotées accompagnent la vue. Petits frottements dans la légende, avec perte de quelques lettres, traces de pliures. Inconnu de Boutier.

MILLE (Antoine Etienne).

[BOURGOGNE] Carte de l'ancien royaume de Bourgogne.

Dijon, 1771. 544 x 417 mm.

Belle carte figurant le royaume de Bourgogne, issue de l'Abrégé chronologique de l'histoire ecclésiastique, civile et littéraire de Bourgogne, depuis l'établissement des Bourguignons dans les Gaules, jusqu'à l'année 1772, par Mille. La carte s'étend depuis Joigny au nord jusqu'à Narbonne et Marseille au sud, à l'ouest jusqu'à Nevers et Moulins, et à l'est jusqu'à Embrun. Elle est ornée d'une belle bordure florale et de deux cartouches, représentant pour l'un un guerrier Bourguignon accompagné d'un blason figurant un serpent, et pour l'autre des attributs militaires et le blason au chat du roi Gondicaire, premier roi burgonde, avec sa devise Arbitrii mihi jura mei (Mon droit est ma volonté). Rousseurs, une déchirure restaurée.

MOINE (J. S.).

Rochefort. Vue prise à vol d'oiseau.

Paris, Lemercier, 1850. Lithographie originale (65 x 84,3 cm).

Spectaculaire vue à vol d'oiseau de la ville-arsenal de Rochefort-sur-Mer, dessinée par J.S. Moine et lithographiée par Th. Müller. Rochefort fut créée en 1666 pour implanter un arsenal maritime et militaire dont l'ambition de Louis XIV était d'en faire le plus grand et le plus beau du royaume. Bel exemplaire. Déchirure dans la partie droite de l'estampe habilement restaurée.

MOITHEY (Maurille-Antoine).

[JEU de l'OIE] L'Émulation française, ou description historiographique du royaume de France. L'Itinéraire de Paris aux principales villes des provinces de ce royaume, ouvrage aussi utile que curieux, mis en jeu.

Paris, Crépy, 1766. 435 x 561 mm.

Rare jeu de l'oie composé de 109 cases en forme de petits cartouches décoratifs contenant les noms de provinces ou villes françaises, orné au centre d'une carte du royaume de France dressée par Moithey, et d'un portrait de Louis XVI en médaillon constituant l'ultime case du jeu. De chaque côté de la carte figurent les règles du jeu, un index des symboles utilisés ainsi qu'une liste des villes principales de France avec leurs longitudes et latitudes. Moithey fut nommé Ingénieur Géographe du Roi en 1780. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Déchirure restaurée, coin supérieur droit de la marge restauré.

MONDHARE (Louis Joseph).

[BEAUCAIRE] Vue de la ville de Beaucaire dans le Bas Languedoc sur la rive droitte du Rosne vis-à-vis Tarascon, et de la fameuse foire qui sy tiens à la Magdelaine, c'est la plus considé.ble de toutte celle de France.

Paris, Mondhare, [circa 1790]. 284 x 408 mm.

Rare vue d'optique figurant la célèbre Foire de Beaucaire, fondée par Raymond VI, comte de Toulouse, en 1217. Accueillant près de 100 000 visiteurs par jour, la Foire de Beaucaire, qui se tenait une fois par an durant le mois de juillet, devint la plus importante d'Europe, notamment pour les marchandises en provenance du Levant : café d'Amérique, bois de campêche, coton fin de Jérusalem, étoffes de soie, épices, bétail. Exemplaire aquarellé à l'époque. Marges coupées, petit trou dans la partie supérieure au niveau du ciel.

MONTCHEVREUIL. MANUSCRIT.

Plan général du domaine de Montchevreuil.

1904. En 36 sections sur toile à calquer, montées sur toile et pliées formant une carte de 1,03 x 1,55 m.

Très grand plan manuscrit, encre noire et aquarelle, du domaine du château de Montchevreuil, se trouvant sur la commune de Fresnaux-Montchevreuil dans l'Oise, à une vingtaine de kilomètres au sud de Beauvais. Le fond de carte a été calqué sur le cadastre, auquel a été ajouté le plan du château et de son grand parc, les noms des lieux-dits ainsi qu'un projet d'adduction d'eau ajouté en 1933. Les différentes parties ont été aquarellées de couleurs différentes, afin de faire ressortir le petit village de Fresnaux-Montchevreuil, les bois et les champs. Aujourd'hui en ruine, le château de Montchevreuil fut, jusqu'à la moitié du XXe siècle, propriété de la famille des marquis de Mornay Montchevreuil. Le plan est orienté, l'échelle est en mètres. Cachet du château de Montchevreuil au dos. Piqûres et petites taches claires, la toile est fendue au niveau de plusieurs pliures.

MONTECALERIO (Giovanni).

[TOURAINE] Provincia Turonensis.

[Milan, 1712]. 232 x 333 mm.

Carte issue du rare atlas Chorographica descriptio provinciarum et conventuum fratrum minorum S. Francisci Capucinorum ou Atlas des Capucins, d'abord édité à Rome au milieu du XVIIe siècle, puis à Milan en 1712. Légères rousseurs marginales, petit manque de papier dans la marge supérieure. Exemplaire aquarellé.

MORIÈRE (Émile).

[LISIEUX] Plan de la ville de Lisieux dressé d'après le cadastre et d'après les plans d'annexion prononcée par décret du 24 mars 1875.

Lisieux, Émile Morière, 1899. 502 x 663 mm.

Grand plan de la ville de Lisieux lithographié en couleurs. Le plan a été dressé d'après le cadastre et d'après les plans réalisés lors de l'annexion à la ville de Lisieux de quartiers appartenant aux communes limitrophes de Saint-Jacques et de Saint-Désir, annexion décidée par décret du Conseil d'État le 24 mars 1875. Le plan montre en orangé la ville de Lisieux avant l'annexion, en vert les quartiers annexés. Saint-Jacques fut dépossédée de 129 hectares, Saint-Désir en perdit 38. Dans le même temps, la superficie de Lisieux fut triplée. Le plan est accompagné de 37 légendes numérotées permettant de situer rapidement les monuments et établissements publics, ainsi que l'usine à gaz et station d'électricité. Bon exemplaire. Quelques traces de pliures. Site de la ville de Saint-Désir, Brochure n° 2. Les limites de notre commune.

MORTIER (Pierre).

[NORMANDIE/LA TRAPPE] La nouvelle Thébaïde, ou la carte très particulière et exacte de l'abbaye de la Maison Dieu Nostre Dame de La Trappe de l'Estroite Observance de Citeaux située dans la province du Perche, diocesse de Sées.

Amsterdam, P. Mortier, [1705]. 468 x 422 mm.

Belle carte figurant l'abbaye bénédictine de La Trappe et ses environs, située dans le Perche, dressée sur les lieux par L. de La Salle. Elle est ornée de deux vignettes figurant Armand Jean Le Bouthillier de Rancé, de l'ordre cistercien de la Stricte Observance, et de Bernard de Clairvaux ou Saint-Bernard, de l'ordre cistercien. La carte montre les villages de Bonmoulins, Bonnefoi, Soligny, Les Genettes, etc, ainsi que les bois, les chapelles, les étangs, et parties de la forêt de Bonmoulins et de la forêt du Perche. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère cassure dans le papier le long de la pliure centrale. Koeman's Atlantes Neerlandici, III, Mor 4.

MOUZON. MANUSCRIT.

Plan von Mousson mit den ehemaligen Befestigungen und der zum Theil eingefaltenen Stadtmauer.

[circa 1850]. 451 x 571 mm, sur papier vélin.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville de Mouzon, dans les Ardennes, portant le plan de la ville, les murs d'enceinte (les parties détruites sont marquées par des pointillés), la Meuse et les canaux de dérivation, les chemins environnants et les champs. Occupée trois ans par les Espagnols, de 1650 à 1653, Mouzon fut reprise par les armées de Turenne. Elle fut ensuite pourvue d'une enceinte fortifiée moderne, mais elle fut détruite dès 1690, ne laissant qu'une partie de l'enceinte antérieure. L'échelle est en toises. Belle condition.

MÜLLER (Théodore).

[BOIS de BOULOGNE] Bois de Boulogne. Vue prise au dessus de la Porte Dauphine - Bosque de Buloña. Vista tomada sobre la Puerta Delfina.

Paris, L. Turgis J.ne, [circa 1860]. 450 x 600 mm.

Très rare et superbe vue à vol d'oiseau du Bois de Boulogne, dessinée d'après nature et lithographiée par Théodore Müller, publiée par Louis Turgis à Paris. La vue, prise depuis l'entrée de la Porte Dauphine, au nord-est du bois, montre au premier plan le carrefour du Bout du Lac, puis le Lac Inférieur, avec ses deux îles reliées par un petit pont de bois, et sur lesquelles on peut voir l'Exhèdre (ou exèdre), le Chalet et le Kiosque. Sur la gauche du lac, on aperçoit le Parc aux Daims, sur la droite, le Pré Catelan, les Jardins de Bagatelle, le champ d'entraînement, le bassin de patinage, l'étang de Suresnes, l'abbaye de Longchamp, et enfin l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858. La vue s'étend au-delà de la Seine pour montrer les villes de Puteaux, de Suresnes et de Saint-Cloud, le Mont-Valérien avec sa forteresse, et au loin, le vieux pont de Sèvres. Les allées sont animées de promeneurs, cavaliers et carrosses. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui crée pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Turgis, Louis & Fils, Catalogue du fonds de L. Turgis et fils, éditeurs d'estampes et d'imagerie religieuses : année 1893, 1893, p. 53, n°10.

NARAT.

Plan de Paris divisé en 12 arrondissements, indiquant tous les changements.

Paris, Danlos, 1830. En 36 sections jointes et montées sur toile de 590 x 877 mm.

Joli plan de Paris, orné de 26 vignettes figurant les principaux monuments et ponts. La ville est divisée en 12 arrondissements, tels qu'ils furent décrétés le 11 octobre 1795. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, carrefours, marchés, places, etc, et de la liste des mairies et quartiers. Le Quai aux Fleurs est ici nommé Quai Napoléon, nom qui lui fut attribué en 1804. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

NEPTUNE FRANCOIS.

[COTENTIN & ÎLES ANGLO-NORMANDES] 2.me Carte particulière des costes de Normandie contenant les costes du Cotentin depuis la pointe de la Percée jusqu'à Granville où sont comprises les isles de Jerzey, Grenezey, Cers, & Aurigny, avec les isles de Bréhat.

1693. 588 x 808 mm.

Très belle carte marine figurant la presqu'île du Cotentin avec les îles anglo-normandes d'Aurigny (ou Alderney), Guernesey, Herm, Sark (appelée Cers), Jersey, et Chausey. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et deux roses des vents. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque, et la ville de Granville aquarellée en rose. Bel exemplaire, petite trace de pliure le long de la pliure centrale. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 17.

NEPTUNE FRANCOIS.

[CÔTE ATLANTIQUE, PAYS BASQUE & GALICE] Carte du Golfe de Gascogne contenant les costes de France et d'Espagne depuis l'isle d'Ouessant jusqu'au Cap de Finisterre.

1693. 595 x 804 mm.

Magnifique et grande carte marine figurant la côte Atlantique depuis l'île d'Ouessant jusqu'au Cap Finisterre ou Cabo Fisterra en Galice, issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque. Bel exemplaire. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 13. (même carte que la référence LBW-2926).

NEPTUNE FRANCOIS.

[FINISTERE/OUESSANT] 4.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

1693. 578 x 807 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Plouescat et Lampaul, avec l'île d'Ouessant. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé au bas de la carte. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque. Bel exemplaire. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 21.

NEPTUNE FRANCOIS.

[MANCHE] Carte de la Manche.

[1693]. 587 x 812 mm.

Belle et grande carte marine de la Manche, avec les côtes de l'Angleterre jusqu'à Pembroke et les côtes de France entre Dunkerque et Concarneau, issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et trois roses des vents. Près de la ville de Calais figure la mention "Pays reconquis", en référence à la reconquête de la région par le duc de Guise sur les Anglais en 1558. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque. Bel exemplaire. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 12. (même carte que la référence LBW-2923).

NEPTUNE FRANCOIS.

[MORBIHAN/GROIX & GLÉNAN] 6.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis la baye d'Hodierne jusqu'à l'isle de Groa, contenant les isles de Glénan.

[1693]. 580 x 816 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Primelin, près de la baie d'Audierne, ici orthographiée Hodierne, et Lampaul, avec les îles des Glénan et de Groix. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et deux roses des vents. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque. Bel exemplaire, petites rousseurs. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 23.

NEPTUNE FRANCOIS.

[NORMANDIE/CALVADOS] I. Carte particulière des costes de Normandie depuis Dieppe jusqu'à la pointe de la Percée en Bessin.

1693. 588 x 859 mm.

Belle carte marine figurant les côtes normandes entre Vierville-sur-Mer et Dieppe, issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et deux roses des vents. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque, et les villes principales aquarellées en rose. Bel exemplaire, légère trace de pliure verticale. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 16.

NEPTUNE FRANCOIS.

[PICARDIE & NORD-PAS-de-CALAIS] Carte particulière des costes de Flandres, de Picardie et de Normandie, depuis Nieuport jusqu'à Dieppe. Avec les costes d'Angleterre aux environs du Pas de Calais.

1693. 595 x 804 mm.

Superbe carte marine figurant les côtes normandes entre Dieppe et Nieuwpoort en Belgique, avec les côtes d'Angleterre entre Douvres et l'île de Thanet, aujourd'hui rattachée au continent. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'Etat à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé à gauche de la carte. Très rare exemplaire avec la mer entièrement aquarellée à l'époque, et les villes principales figurées par une enceinte fortifiée aquarellée en rose. Bel exemplaire. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS A, 15.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[BRETAGNE] Carte générale des costes de Bretagne, comme elles paroissent de mer basse dans les plus grandes marées.

[Paris], Dépôt de la Marine, [circa 1810]. 543 x 753 mm.

Belle et grande carte marine figurant les côtes de la Bretagne, issue d'une édition début XIXe du Neptune François, avec la mention en bas à droite "PRIX Un franc et demi" et le cachet imprimé du Dépôt de la Marine figurant une ancre et les initiales E. F. pour Empire Français (Premier Empire 1804-1814). Cette carte a paru pour la première fois dans l'édition du Neptune François publiée en 1773. Elle n'a pas paru dans les éditions antérieures de 1693 et 1753. La carte s'étend depuis Granville et les îles Chausey, orthographié Chozé, jusqu'à la baie de Bourgneuf et l'île de Bouin, aujourd'hui rattachée au continent. Les côtes et les îles sont bien détaillées, les profondeurs marines sont indiquées. Le titre, inscrit sur un piédestal, est suivi de la hauteur du pôle des principaux lieux. La mer est décorée de sept roses des vents. Le Neptune François fut le premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. La première édition fut publiée en 1693. Bel exemplaire. Petites déchirures restaurées, petites taches à l'extrême gauche de la carte. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS, pour les éditions XVIIe et XVIIIe ; Gaudillat, 33, pour l'édition de 1753.

NEPTUNE FRANÇOIS.

[FINISTÈRE/OUESSANT] 4.me Carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

[1693]. 582 x 798 mm.

Magnifique carte marine figurant les côtes bretonnes entre Plouescat et Lampaul, avec l'île d'Ouessant. Elle est issue de la première édition du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la Marine, initié par Colbert, ministre et secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV. Y figurent les fonds marins, les lignes de rhumbs marquant la direction des vents et une rose des vents. Le nord est placé au bas de la carte. Première édition, sans les longitudes figurant sur l'édition de 1753. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque, avec rehauts d'or au niveau de la rose des vents. Pastoureau, NEPTUNE FRANÇAIS A, 21.

NICE.

Nizza.

[circa 1860]. 260 x 888 mm.

Splendide vue panoramique de la ville de Nice, gravée à l'aquatinte et finement gouachée à l'époque, avec les marges gouachées en brun. La vue est prise depuis la colline du Château et offre une vue plongeante de la Promenade des Anglais et de la ville. Sur la gauche, on peut voir la Tour Bellanda, et la terrasse du château, sur laquelle se tiennent deux personnages tirant un coup de canon. Depuis les années 1860, tous les jours à midi, retentit le bruit du canon, aujourd'hui remplacé par une bombe d'artifice. Mouillures marginales, petite déchirure dans la marge supérieure.

NOELLAT (Jean-Baptiste).

[RHÔNE] Nouvelle carte topographique et statistique du département du Rhône réduite d'après la grande carte de Cassini.

Lyon et Villefranche, 1827. 821 x 593 mm.

Belle carte très complète et détaillée du département du Rhône, dressée par l'ingénieur-géographe Jean-Baptiste Noellat d'après la carte de France de Cassini, et dédiée au comte de Brosses, préfet du département. Dressée d'après la nouvelle division en cantons et arrondissements, la carte indique tout ce qui est bâti et construit sur le sol de ce département, tels que les villes, bourgs, communes, hameaux, fermes, métaieries, moulins, forges, fourneaux, papeteries. On y trouve aussi les bois, vignes, prés, le canal de Givors avec ses écluses ; les carrières de pierre de taille et moellon, de pierre à polir, de pierre jaune, de pierre coquillière, les carrières de marbre, de granit ; les mines de cuivre, de plomb, de houille ou charbon de terre ; les routes royales de 1ère et 3ème classe, les routes départementales et les principaux chemins vicinaux ; les lieux de relais, les bureaux de poste et ceux de perception de navigation. La division territoriale du département est réunie sur deux colonnes, à gauche et à droite de la carte, avec la population et le nombre d'hectares de terre de chaque commune. On trouve également le nombre d'hectares de tout le département, en terres labourables, en prés et pâturages, vignes, jardins, et enfin son industrie, avec le nombre d'ateliers et de métiers de la fabrique d'étoffes de soie, les productions animales, végétales, gastronomiques, minérales, industrielles et commerciales. Fruit de 3 ans de travail, la carte a été gravée à Paris par Blondeau, graveur du Roi et premier graveur du Dépôt de la Guerre. Marges gauche et droite coupées au trait d'encadrement, sinon bel exemplaire aquarellé à l'époque. Bulletin de Lyon, 1826, pp. 199-200.

NOLIN (Jean-Baptiste).

[ANJOU/GRENIERS à SEL] Direction d'Angers divisée en ses greniers à sel et dépôts, on y trouve aussy les bureaux pour les traites - Gouvernement militaire de la province et duché d'Anjou, gouvernement du Saumurois.

Paris, Longchamps, 1759. 474 x 613 mm.

Rare carte de l'Anjou indiquant les greniers à sel et dépôts de sel, ainsi que les directions des gabelles et des traites. Petit manque de papier dans la marge supérieure, sinon bel exemplaire.

NOLIN (Jean-Baptiste).

[BRETAGNE] La Province ou Duché de Bretagne divisée en deux grandes parties, qui sont la Haute, et la Basse Bretagne.

Paris, J.B. Nolin, 1703. 443 x 603 mm.

Très belle carte de la Bretagne dressée et publiée par Jean-Baptiste Nolin. Seconde édition à la date de 1703, la première a été publiée en 1695. Troisième état. La Bretagne est divisée en deux régions, la Haute et la Basse Bretagne. La Haute Bretagne est divisée en cinq évêchés (Dol, Nantes, Rennes, Saint- Brieuc et Saint Malo), et la Basse Bretagne en quatre évêchés (Quimpercorentin, Saint Pol de Léon, Tréguier et Vannes). Ce sont ces neuf évêchés qui représentent les neuf bandes du drapeau breton. On distingue également quatre duchés : Rohan, Coislin, Retz et Penthièvre. La carte s'étend au nord jusqu'à Bréhal dans le Cotentin, et au sud jusqu'à l'île de Noirmoutier. La carte est dédiée à Philippe de France, frère cadet de Louis XIV. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré d'une couronne royale, et illustré d'une représentation de la déesse Athéna portant les armoiries de la France, et de deux Neptune. Dans le coin supérieur gauche figure le texte suivant : "La Bretagne fut préservée des insultes des Anglois et Hollandois par le bon ordre qui à porta Son Altesse Royale Monsieur frère unique du Roy en 1693". Éditeur français de cartes et atlas de la fin du 17ème siècle, Nolin doit sa célébrité à l'une des plus belles mappemondes murales de tous les temps. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Gaudillat, 29.

NOLIN (Jean-Baptiste).

[CÉVENNES] Les montagnes des Sévennes où se retirent les fanatiques de Languedoc et les plaines des environs où ils font leurs courses avec les grands chemins royaux.

Paris, J.B. Nolin, 1703. 425 x 489 mm.

Très rare carte figurant les montagnes des Cévennes où se réfugiaient les huguenots cévenols lors de la Guerre des Cévennes ou Guerre des Camisards. Les Camisards, paysans huguenots de la région des Cévennes et du Bas-Languedoc, se soulevèrent entre 1702 et 1711 contre le roi Louis XIV, suite aux persécutions qui suivirent la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, qui entraîna l'interdiction du protestantisme. La guerre dura de 1702 à 1705, avec les affrontements les plus violents en 1704. La carte est ornée d'un cartouche de titre figurant des révoltés. Les grands chemins royaux sont aquarellés en rose, et les chemins de traverse en jaune. Bel exemplaire remonté à l'époque, contours aquarellés à l'époque.

NOLIN (Jean-Baptiste);

Le royaume de France avec ses acquisitions divisé en gouvernemens de provinces.

Paris chés l'auteur 1747 497 x 606 mm.

Carte de la France finement aquarellée à l'époque, ornée d'un cartouche de titre animé de plusieurs personnages. Bel exemplaire.

NOLIN (Jean-Baptiste).

[LIMOUSIN] Le Diocèse de Limoges divisé en ses dix huict archipretré et les gouvernemens de la Marche et du Limosin dans les quels il s'étend avec le diocèse de Tulles.

Paris, J.B. Nolin, 1742. 500 x 544 mm.

Rare carte figurant les diocèses de Limoges et de Tulle, dédiée à Antoine de Charpin de Genétines, évêque de Limoges de 1707 à 1729, et abbé de Pibrac. Le cartouche de titre est orné d'un angelot tenant les armoiries du dédicataire. En haut à gauche, cartouche contenant la liste des 18 archiprêtrés du diocèse. Bel exemplaire aux contours coloriés à l'époque.

NOLIN (Jean-Baptiste).

[SAVOIE] Les États de Savoye et de Piémont.

[circa 1695]. En 2 feuilles jointes formant une carte de 806 x 647 mm.

L'une des plus belles cartes de la Savoie et du Piémont de la fin du XVIIe siècle. Elle est décorée d'un cartouche de titre orné d'une vue de Chambéry et de plans des villes fortifiées de Carmagnole, Yvré, Montmélian et Nice. En bas à gauche, plans de Turin et Verceil, et grande vue cavalière de Verrue, ville fortifiée des environs de Crescentino. C'est une carte fondamentale qui distingue pour la première fois le Mont-Rose du col du Théodule et du Cervin. Bel exemplaire aquarellé. Aliprandi, I, fig. 111.

OAKLEY (Edward).

[BREST] Plan des ports et château de Brest. A plan of the city, port, & fortifications of Brest and Recouvrance, with their environs, taken by the Kings engineer.

1757. 345 x 506 mm.

Rare plan gravé figurant le port et le château de Brest, avec le quartier historique de Recouvrance, sur la rive droite de la Penfeld. Le plan a été dressé par Edward Oakley et gravé par Robert Benning. En bas à droite, en carton, figure une carte de la baie de Brest. Table de 15 légendes donnant les emplacements du château, du jardin du roi, de la place d'armes, de l'arsenal, etc. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ORTELIUS (Abraham).

[POITOU] Poictou. Pictonum vicinarumque regionum fidiss descriptio.

Anvers, 1579 [1612]. 360 x 504 mm.

Belle carte du Poitou, issue de l'édition latine du Theatrum Orbis Terrarum, publié en 1612. Cette carte, qui montre également les îles de Ré, Oléron, Bouin et Noirmoutier, a été dressée en 1579 par Pierre Rogier, lieutenant général de la Sénéchaussée de Melle, dans le Poitou. Texte latin au verso. Le Théâtre de l'Univers, considéré comme le premier atlas géographique "moderne", fut publié par Abraham Ortel, plus connu sous le nom d'Ortelius, le plus célèbre cartographe du XVIe siècle. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Van den Broecke, 38 ; Clouzot, Les marais de la Sèvre Niortaise et du Lay du Xe à la fin du XVIe siècle, 1904, pp. 170-171 ; Société des Antiquaires de l'Ouest, Bulletin du 1er trimestre de 1939, p. 37.

OUTHIER (Réginald, abbé);

Carte topographique du diocèse de Sens divisé en ses cinq archidiaconés et ses douze doyennés.

Sens André Jannot, et Paris, Ve Mazieres et J. Bap.te Garnier 1741 En deux feuilles jointes de 725 x 870 mm.

Grande carte gravée figurant le diocèse de Sens, ornée d'un beau cartouche de titre contenant la dédicace à Joseph Languet, archevêque de Sens, et de deux plans de la ville de Sens et du château de Fontainebleau. La carte couvre les régions de Sens, du Gâtinais, de Melun, de Provins et d'Etampes. Prêtre du diocèse de Besançon, Réginald Outhier fut, à partir de 1731, correspondant de l'Académie Royale des Sciences pour le compte de laquelle il effectua des triangulations et des relevés pour l’élaboration d’une carte de la France. Il contribua également à la fabrication d’horloges astronomiques pour Jean-Baptiste Cattin en 1728 et 1731. Devenu par ailleurs chanoine et secrétaire de l’évêque de Bayeux, il composa des cartes de cette région sur la base des données amassées par les Cassini, en 1736 puis 1740. Deux fausses pliures sans gravité dans la partie supérieure de la carte, marge inférieure légèrement roussie. Contours coloriés à l'époque. Rare.

OZANNE (Nicolas).

[LA ROCHELLE] Le port de La Rochelle vu de la petite rive.

[1791]. 180 x 230 mm.

Ravissante vue du port de La Rochelle, animée de personnages au premier plan. Elle a été gravée par Le Gouaz d'après un dessin de Nicolas Ozanne, et publiée dans le recueil Nouvelles vues perspectives des ports de France dessinées pour le Roi. Graveur et ingénieur français, Nicolas Ozanne fut reconnu pour ses talents, qui lui valurent le titre de dessinateur de la Marine. Il exécuta un grand nombre de dessins remarquables, des vues de ports et près de trois cents planches à l'eau-forte. Il fut également l'auteur de plusieurs ouvrages dont Recueil des combats de Duguay-Trouin en 1774, Recueil de combats et d'expédition maritimes en 1797 ou encore Cahiers des principales manœuvres en 1749, ouvrage qui constitue un document de grande valeur pour la connaissance de la marine au dix-huitième siècle. Bel exemplaire. L'Amateur averti, Vues des ports et rades des côtes de France, 2000, p. 42bis.

OZANNE (Nicolas).

[OLÉRON] Le port d'Oléron vu en face de l'entrée.

Paris, Le Gouaz, [1791]. 180 x 226 mm.

Ravissante vue du port d'Oléron, gravée par Le Gouaz d'après un dessin de Nicolas Ozanne, et publiée dans le recueil Nouvelles vues perspectives des ports de France dessinées pour le Roi. Graveur et ingénieur français, Nicolas Ozanne fut reconnu pour ses talents, qui lui valurent le titre de dessinateur de la Marine. Il exécuta un grand nombre de dessins remarquables, des vues de ports et près de trois cents planches à l'eau-forte. Il fut également l'auteur de plusieurs ouvrages dont Recueil des combats de Duguay-Trouin en 1774, Recueil de combats et d'expédition maritimes en 1797 ou encore Cahiers des principales manœuvres en 1749, ouvrage qui constitue un document de grande valeur pour la connaissance de la marine au dix-huitième siècle. Bel exemplaire. L'Amateur averti, Vues des ports et rades des côtes de France, 2000, p. 42bis.

PAIGNARD (Léopold). MANUSCRIT.

Plan de Valence (Drôme).

[circa 1810]. 240 x 335 mm.

Plan manuscrit à l'aquarelle, sur papier vélin, de la ville et des faubourgs de Valence. Y sont figurés le plan de la ville avec la citadelle, l'enceinte, les boulevards plantés d'arbres, les rues et les principaux monuments (des chiffres se rapportent à des légendes situées sous le plan), les faubourgs Saint-Jacques et Saunière, le Bourg, la fonderie de canon, le champ de Mars, les jardins, les chemins, les canaux, les parties cultivées, et le port sur le Rhône. Le relief est marqué par ombre portées. Petites rousseurs marginales.

PERELLE (Gabriel).

Le Pont au Change.

Paris, N. Langlois, [circa 1690]. 208 x 304 mm.

Belle estampe figurant le Pont au Change vu depuis le Pont Neuf. Souvent détruit par les eaux ou par le feu, il fut reconstruit en 1647 avec les deux rangées de maisons que l'on voit. Ce pont relie l'île de la Cité depuis le Palais de Justice et la Conciergerie à la rive droite au niveau du Châtelet. Sur la gauche, on peut voir le quai de la Mégisserie, la tour Saint-Jacques et celle de l'église Saint-Merri, sur la droite le quai de l'Horloge, l'Horloge du Palais, la tour Montgomery aujourd'hui disparue et le Palais de la Cité avec la Conciergerie. Le Palais de la Cité occupait autrefois le site actuel du Palais de Justice, il n'en reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte-Chapelle. Rousseurs légères.

PERELLE (Gabriel).

[Le Pont Neuf et la place Daufine].

[Paris, circa 1690]. 183 x 274 mm.

Rare vue de la place Dauphine, avant la lettre Très belle estampe figurant le Pont Neuf et la place Dauphine au XVII° siècle, avec en arrière-plan, sur la gauche, le Pont au Change et sur la droite, le Pont Saint-Michel. Le Pont Neuf est le plus ancien pont de la capitale, et le premier pont parisien construit en pierre, d'où son nom de Pont Neuf. Pourvu de trottoirs protégeant les piétons, et de terrasses semi-circulaires leur permettant de s'assoir, il fut, contrairement aux autres ponts parisiens, le seul à ne pas être couvert d'habitations, et de ce fait il eut immédiatement un succès considérable, comme en témoigne l'estampe de Perelle. Les trottoirs sont en effet garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670, d'étalages divers animés de charlatans, de farceurs et de montreurs de marionnettes. La place Dauphine fut aménagée l'année où fut achevé le Pont Neuf. Après la place des Vosges, elle fut la seconde place royale aménagée au XVII° siècle. Exemplaire abvant la lettre avec titre manuscrit. Bel exemplaire.

PERELLE (Gabriel).

[PALAIS DE JUSTICE] La Chambre des Comptes.

Paris, N. Langlois, [circa 1680]. 212 x 298 mm.

Belle estampe figurant la Chambre des Comptes et la façade de la Sainte-Chapelle, établies dans le Palais de la Cité, actuel Palais de Justice. Exemplaire légèrement bruni.

PERELLE (Gabriel).

Veue de l'isle Nostre Dame et de la maison de Mr. de Bretonvilier.

Paris, N. Langlois, [circa 1690]. 183 x 272 mm.

Rare vue de l'île Saint-Louis Très belle vue de l'île Saint-Louis, appelée île Notre-Dame jusqu'en 1725. La vue est prise du quai Saint-Bernard, avec son très animé port fluvial spécialisé dans le transport du vin. Sur la gauche, on peut voir la tour des galériens qui servait de dépôt aux condamnés aux galères qui devaient y attendre leur départ pour Marseille, ainsi que le Pont Marie. L'île Saint-Louis et ses hôtels particuliers est vue du côté du quai d'Anjou avec la pointe de l'île. Au XVII° siècle, un nombre important d'hôtels particuliers y sont construits, qui la font surnommer "l'île des palais". Certains de ces hôtels sont l'oeuvre de l'architecte Louis Le Vau. Les trois principaux d'entre eux sont nommés sur l'estampe : ce sont ceux de messieurs Esselin, Bretonvilliers et Lambert. Ce dernier, le plus grand de tous situé à la pointe amont de l'île, fut construit par Louis Le Vau. En 1874 la construction du pont Sully entraînera la démolition du splendide hôtel de Bretonvilliers. Bel exemplaire.

PERELLE (Gabriel).

Veüe et perspective du Pont-Neuf de Paris.

Leyde, Pierre Vander Aa, [circa 1710]. 336 x 412 mm.

Belle vue animée du Pont Neuf avec la statue équestre d'Henri IV, à gauche l'hôtel de Conti et le Collège des Quatre Nations, à droite le Louvre et les Tuileries. Le Pont Neuf est le plus ancien pont de la capitale, et servait de communication directe entre la Cité et les deux autres quartiers de la ville. C'est le premier pont parisien construit en pierre, d'où son nom de Pont Neuf. Pourvu de trottoirs protégeant les piétons, et de terrasses semi-circulaires leur permettant de s'assoir, il fut, contrairement aux autres ponts parisiens, le seul à ne pas être couvert d'habitations, et de ce fait il eut immédiatement un succès considérable et devint la promenade publique la plus fréquentée et la plus variée de Paris, comme en témoigne l'estampe de Perelle. Les trottoirs sont en effet garnis d'échoppes volantes, d'où l'origine des bouquinistes sur les quais à partir de 1670, d'étalages divers animés de charlatans, de farceurs et de montreurs de marionnettes. Avec sept légendes, dont le Pont Royal nommé Pont Rouge. Défaut dans la partie haute de la pliure centrale, deux petites galeries de ver et déchirures marginales. Vallée, 3086.

PERROT.

CAEN (Calvados).

Paris, Benard, [circa 1850]. 212 x 285 mm.

Estampe figurant la ville de Caen, lithographiée par Roissy d'après un dessin de Perrot. Rousseurs éparses dans les marges.

PERROT.

QUIMPER (Finistère).

Paris, Benard, [circa 1850]. 225 x 297 mm.

Estampe figurant la ville de Quimper, dessinée et lithographiée par Perrot. Quelques rousseurs marginales.

PERROT (Aristide-Michel) & MONIN (Charles V.).

[PANTIN] Canton de Pantin, arrond.t de St Denis, dép.t de la Seine.

[1834]. 305 x 240 mm, sur papier fin.

Carte issue du supplément au Petit atlas pittoresque des quarante huit quartiers de la ville de Paris, ornée d'une vue de Pantin. Traces de colle dans la marge droite.

PERROT (Aristide-Michel) & MONIN (Charles V.).

[VINCENNES] Canton de Vincennes, arrond.t de Sceaux, dép.t de la Seine.

[1834]. 305 x 241 mm, sur papier fin.

Carte issue du supplément au Petit atlas pittoresque des quarante huit quartiers de la ville de Paris, ornée d'une vue de Vincennes prise du bois. Rousseurs claires, manque de papier dans le coin supérieur droit.

PETIT (Victor);

Palais de l'Exposition Universelle à Paris.

Paris Ch. Boivin 1855 235 x 411 mm.

Estampe dessinée et lithographiée par Victor Petit, figurant le Palais de l'Industrie construit le long des Champs-Elysées par Alexis Barrault pour l'Exposition Universelle de 1855. Bon exemplaire aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[BRETAGNE] Carte de la Bretagne, du Maine, avec le Perche, et de l'Anjou.

1763. 255 x 378 mm.

Belle carte dressée par l'ingénieur Charles Maugein, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[GUYENNE/PAYS BASQUE] Carte de la Guienne, de la Navarre et du Béarn.

1763. 258 x 380 mm.

Belle carte du sud-ouest de la France, réduite d'après la carte de Jean-Baptiste Nolin, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

La France divisée en ses XVIII provinces ecclésiastiques avec les diocèses suffragants.

[circa 1770]. 276 x 372 mm.

Belle carte de la France divisée en diocèses, dessinée par l'ingénieur Maurille-Antoine Moithey. Ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries royales. Bel exemplaire.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[LANGUEDOC-ROUSSILLON] Carte du Languedoc et du Roussillon.

1763. 253 x 378 mm.

Belle carte du Languedoc-Roussillon, réduite d'après la carte de Jean-Baptiste Nolin, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PHILIPPE de PRETOT (Etienne-André).

[PROVENCE] Carte du Lyonnois, du Dauphiné, et de la Provence.

1763. 250 x 375 mm.

Belle carte du Lyonnais, du Dauphiné et de la Provence, issue de la Cosmographie universelle, physique, astronomique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

PICQUET (Charles).

Plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs, où se trouvent indiqués tous les changements opérés jusqu'à ce jour avec les projets d'embellissem.t arrêtés par le gouvernem.t.

Paris, Ch.les Picquet, 1er Frimaire An 13-22 nov.bre 1804. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,39 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Première édition de ce beau plan mural de Paris publié le 22 novembre 1804, dédié à Joachim Murat, maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon 1er. Ce très grand plan figure les grands changements et travaux d'embellissement entrepris par Napoléon, comme le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, ici nommé pont du Jardin des Plantes, construit entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. La ville est divisée en 12 arrondissements et 48 sections, dont les limites sont aquarellées. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue de la Concorde (rue Royale), le quai Bonaparte (quai Anatole France) ou encore le pont National des Tuileries (pont Royal). Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent également les noms pris à la Révolution. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République, l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union, le quai d'Orléans est nommé quai de l'Égalité, le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis est appelée rue de la Fraternité. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues. En haut à gauche figure un encadré donnant les adresses des grandes dignités de l'Empire, des premières autorités et des ministres. Sous l'Empire, Charles Picquet fut le principal éditeur de plans de Paris. Entre 1804 et 1847, il publia des plans de divers formats avec quasiment chaque année un tirage nouveau, corrigé avec le plus grand soin. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Bon exemplaire. Exemplaire légèrement bruni, manque de toile à quelques intersections, salissures sur la toile. Vallée, 2378.

PIRODON (Eugène Louis).

[INCENDIES de PARIS] Le Palais des Tuileries incendié par la Commune (24 mai 1871).

Paris, Photographie Bingham, 1871. 465 x 290 mm.

Rare vue du Palais des Tuileries incendié lors de la Commune de Paris le 24 mai 1871, composée et lithographiée en couleurs par Eugène Louis Pirodon. L'incendie du Palais des Tuileries est l'un des nombreux incendies qui ont ravagé la ville de Paris lors de l'épisode final de la Commune de Paris entre le dimanche 21 et le dimanche 28 mai 1871. À l'issue de cet épisode, appelé la Semaine Sanglante, la Commune fut écrasée et ses membres exécutés en masse. Cette estampe montre, avec des effets de nuit impressionnants, le Palais des Tuileries en flammes, dont les lumières se reflètent sur la Seine. Les grands incendies qui vont embraser de nombreux monuments parisiens débutent le 23 mai. Dans la nuit du 24 au 25 mai, à l'instar du Palais des Tuileries, plusieurs incendies vont dévaster le Louvre, le Palais-Royal, le Ministère des Finances, la Préfecture de Police, le Palais de Justice, le Palais d'Orsay, ainsi que l'Hôtel de Ville, dont la totalité des archives de Paris, ainsi que tout l'état civil parisien, seront anéantis. Le Palais des Tuileries fut incendié par une trentaine de fédérés sous les ordres d’un garçon boucher du nom de Benot. Les Tuileries brûleront trois jours durant, si bien que le 27, il ne restera que les pierres noircies du bâtiment. Après de longues années de tergiversations, la décision fut prise de démolir les restes en 1879. Né le 30 avril 1824 à Grenoble, Eugène Louis Pirodon fut un artiste peintre, graveur et lithographe français. Il a produit de nombreux portraits, des scènes de genre, des natures mortes et des représentations d'animaux. Il signe ses rares eaux-fortes "E. Pirodon". Bel exemplaire. Deux petites restaurations dans les marges.

PLACIDE de SAINTE-HÉLÈNE (père).

[SAVOIE] La Savoye, dédiée au Roy.

Paris, Sr. Jaillot, [circa 1710]. 576 x 429 mm.

Belle carte de la Savoie, dressée par le père Placide de Sainte-Hélène, beau-frère de Pierre Duval. Elle est dédiée au roi, et ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'un globe couronné portant trois fleurs de lys, et de deux figures allégoriques, Thémis, déesse de la Justice, et Athéna, déesse de la Sagesse et de la Guerre. Le cartouche portant l'éditeur est tenu par deux Savoyards. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire aquarellé. Petit défaut dans la partie gauche de la pliure centrale, rousseurs claires dans les marges. Aliprandi, I, p. 200.

PONTMARTIN. MANUSCRIT.

Plan du Port Vendre.

1743. En 4 feuilles jointes de 765 x 845 mm.

Grand et magnifique plan manuscrit de Port-Vendres de 1743 Très beau plan manuscrit, encre et aquarelle, de la rade de Port-Vendres, avec un projet de construction de bastions et de fortification de la presqu’île figuré par des parties mobiles. Le littoral rocheux est très détaillé, les hauteurs d’eau dans la rade ont été relevées selon un maillage de cinq pieds carrés. Sur terre sont figurés les chemins, les cours d’eau, la végétation ainsi que les trois fortifications édifiées par Vauban: la presqu’île, la redoute du Fanal et celle de Béar. Des lettres renvoient à une légende qui détaille l’usage des bâtiments. Le relief est marqué par ombres portées. Quatre parties mobiles donnent les plans des aménagements projetés: fortification de l’arrière de la presqu’île, agrandissement notable de la redoute de Béar, création d’un petite redoute au nord-est de celle-ci et création d’une place forte à l’arrière de la redoute du Fanal. En 1700, après les travaux entrepris par Vauban à Port-Vendres, il avait été décidé de creuser un port pour les galères du roi. Mais devant les nombreuses difficultés rencontrées par les ingénieurs, le projet fut abandonné en 1709, et il ne fut repris qu’en 1772. Notre plan semble donc être une tentative de reprise des travaux de fortification de la rade qui n’a pas abouti. Mention manuscrite au dos "Joint à la lettre de M. de Pontmartin du 16 octobre 1743". Traces de pliures, petites déchirures restaurées.

PORQUEROLLES. MANUSCRIT.

Plan du château de Porquerolles.

[circa 1750]. 390 x 555 mm.

Encre et lavis en noir et rouge. Le dessin donne une indication du relief et détaille le plan du fort avec la tour ronde aux murs très épais percés de meurtrières, et l’enceinte où sont adossés les bâtiments du fort. Le château de Porquerolles, plus connu sous le nom de fort Sainte Agathe, est le plus ancien fort des îles d’Hyères. Il a été construit vers 1530, à la demande de François Ier, pour défendre l’île et la côte des attaques des pirates ; il est classé monument historique, et sert actuellement de lieu d’exposition au Parc National de Port-Cros. Trace de pliure avec une petite déchirure de quelques centimètres au bas du feuillet, bords un peu jaunis et légèrement écornés.

PORRET;

ROUEN (Seine-Inférieure).

Paris Benard circa 1850 225 x 304 mm.

Estampe figurant la ville de Rouen, lithographiée par Porret. Cachet froid de l'éditeur. Petites rousseurs marginales.

POURCHER (François).

Carte des chaînes de montagnes de la France, de ses principales rivières, et des principaux canaux de navigation, faits, ou à faire, dans ce royaume.

1782. 435 x 398 mm.

Très belle et rare carte figurant le relief et le réseau hydrographique de la France. Commandée par les élus des États de Bourgogne, elle a été dessinée par François Pourcher, inspecteur du canal du Charolais, sous la direction de son oncle, Émiland Marie Gauthey, Directeur général des canaux de la Bourgogne. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre placé sur un piédestal, portant les armoiries de la France. En haut à gauche figure un tableau des canaux principaux formant la jonction des deux Mers (Atlantique et Méditerranée), des canaux secondaires et des canaux qui ne servent à aucune jonction des deux Mers. En haut à droite, dans un médaillon, figure la légende des traits utilisés pour représenter les fleuves, les rivières navigables, les rivières que l'on veut rendre navigables, les canaux faits, les canaux auxquels on travaille actuellement, les canaux projetés, les limites du royaume et les limites de la Bourgogne. Deux colonnes de texte devraient accompagner la carte de chaque côté, elles sont ici manquantes. Bel exemplaire, dont les marges ont malheureusement été coupées. Petit manque restauré au milieu de la carte, papier froissé par endroits.

PRUVOST.

[CORSE] Carte particulière de l'isle de Corse divisée en ses provinces avec ses différens pieves.

Paris, Daumont, [circa 1760]. 497 x 681 mm.

Belle et très rare carte de la Corse, dressée par l'ingénieur Pruvost d'après la carte de Bernard-Antoine Jaillot publiée en 1738, et gravée par Jean-Claude Dezauche. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre dans un encadrement floral, décoré d'attributs et des armoiries royales. La Corse est divisée en 10 juridictions et 5 évêchés, également divisés en pieves ou divisions administratives. Le nord est placé à gauche de la carte. En bas à gauche figure un encart contenant une description de la Corse, où il est dit notamment qu'elle appartient à la République de Gênes. On peut donc dater la carte d'avant 1768, date à laquelle Gênes cède la Corse à la France. Contours aquarellés à l'époque. Exemplaire légèrement bruni, bandes de papier imprimé du XVIIIe collées au dos de la carte. Cervoni, 100.1 ; Berthelot & Ceccaldi, pp. 161-162.

RAYMOND (Jean-Baptiste).

Carte topographique militaire des Alpes comprenant le Piémont, la Savoye, le Comté de Nice, le Vallais, le Duché de Gênes, le Milanais, et partie des états limitrophes.

Paris, 1820. Carte en 13 feuilles coupées en sections et montées sur toile, dont une carte générale d'assemblage (480 x 392 mm) et 12 cartes de 455 x 640 mm environ chacune ; sous emboîtage de papier marbré de l'époque.

Grande carte murale très détaillée dressée au 1/200 000, dont les limites sont à l'est Brescia et la Valteline, à l'ouest Chambéry et Grenoble, au nord le Valais, et au sud le golfe de Gênes. Jean-Baptiste Raymond utilisa les meilleures cartes de l'époque, de celle de Bacler d'Albe à celle des astronomes de l'observatoire de Brera, des cartes cadastrales sardes à la grande carte du Dauphiné de Bourcet et Villaret. La carte des Alpes de Raymond constitua pour la cartographine alpine du XIXe siècle une oeuvre importante. Rousseurs et piqûres plus ou moins prononcées. Les feuilles 2 et 5 ont été partiellement et grossièrement aquarellées. Rare. Aliprandi, 133.

RAYMOND (Jean-Baptiste).

[MONT-BLANC] Carte physique et minéralogique des montagnes et vallées qui avoisinent le Mont-Blanc.

[1815]. 572 x 823 mm.

Très rare carte murale du massif du Mont-Blanc, levée et dessinée entre 1797 et 1799 par Jean-Baptiste Raymond, ingénieur géographe du Dépôt Général de la Guerre. Elle a été créée en complément à la carte du Mont-Blanc de Saussure, et d'après des levés directs sur le terrain. C'est l'une des premières cartes appliquant les paramètres recommandés par la Commission topographique de 1802, qui comptait parmi ses membres l'un des meilleurs cartographes de son époque, Louis Bacler d'Albe. Cette commission, chargée d'uniformiser les procédés et le langage de la topographie, recommandait notamment l'utilisation d'instruments de mesure plus justes, une projection de Flamsteed modifiée ou projection de Bonne (d'après Rigobert Bonne), un système métrique (mais avec une échelle en mètres et en toises), et l'utilisation de signes conventionnels. On peut considérer qu'il s'agit de la première carte du Mont-Blanc à vocation touristique, car comme le dit l'auteur dans l'avertissement, cette carte peut également être utile aux voyageurs qui vont visiter les Glaciers de Chamoni. Elle est ornée en haut à droite d'une vignette montrant un paysage de montagne avec la chaîne du Mont-Blanc. C'est aussi la première fois que l'on voit indiquée du côté français la frontière entre le Faucigny et le Val d'Aoste, c'est-à-dire entre la France et le Piémont. Cette frontière se réfère au traité de Paris de 1796, selon lequel, après la victorieuse première campagne d'Italie de Napoléon, le Piémont cédait à la France, par l'armistice de Cherasco, la Savoie et Nice. Cette frontière politique plaça le Mont-Blanc en territoire français. C'est de cette époque que date le contentieux entre la France et l'Italie à propos de l'appartenance du sommet du mont Blanc. Les signes conventionnels de cette carte physique et minéralogique permettent d'identifier les chemins praticables en voiture, à cheval ou à mulet, les roches granitiques, calcaires, schisteuses et gypseuses, les eaux minérales, ainsi que les mines d'argent, de cuivre, de plomb, de manganèse, de bismuth et de charbon. Aliprandi a identifié deux états ou éditions de cette carte. Sur l'une, correspondant à notre exemplaire, le Mont-Blanc est nommé et écrit en toutes lettres. Sur l'autre, publiée par Charles Picquet et dédiée au comte Nicolas-Joseph Maison, gouverneur de Paris, le sommet est identifié par la lettre A ; le titre est légèrement différent (Carte physique et minéralogique du Mont-Blanc et des montagnes et vallées qui l'avoisinent), et la présentation des signes conventionnels n'est pas la même. Elle porte également trois toponymes qui ne figurent pas sur notre édition : Partie de la Savoie, Partie du Vallais, et Vallée d'Aoste. Ingénieur géographe militaire, Jean-Baptiste Raymond participa au levé topographique de la Savoie pour le compte du Dépôt de la Guerre de 1795 à 1804. Il est également l'auteur de l'une des premières cartes imprimées du département du Mont-Blanc, publiée en 1793, et d'une grande carte topographique militaire des Alpes publiée en 1820, celle-ci étant considérée comme une œuvre importante pour la cartographine alpine au XIXe siècle. Des deux éditions de cette carte, la nôtre est la plus rare des deux. Nous n'en avons pas trouvé de trace dans les collections publiques, ni même d'ouvrages la mentionnant, contrairement à l'autre édition. Bel exemplaire. Quelques rousseurs et déchirures affectant uniquement les marges. Aliprandi, I, pp. 228-230 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1815, p. 355, 739 (autre édition).

REILLE (Victor).

Minute du lever expédié.

Fontainebleau, 1871. 47,8 x 38,3 cm.

Beau travail de Victor Reille, élève de l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau, qui entra à l'École polytechnique en 1871 et intégra ensuite l'École d'application de l'artillerie, créée à Metz en 1794 et transférée à Fontainebleau en 1871, après la défaite de 1870 et la perte de L'Alsace-Lorraine. Le travail comprend une carte manuscrite, encre et aquarelle (29,7 x 19,7 cm), des environs de Montbard, montrant la partie sud-ouest de la ville et les environs, comprenant la ligne de chemin de fer, le canal de Bourgogne, la rivière Brenne et son affluent la Dandarge. Y sont également figurés les routes et chemins, les habitations et les cultures. La carte est entourée de six dessins à la plume, de deux coupes (le canal et la Brenne), ainsi que d'un petit extrait de la carte d'État-major correspondant à la carte manuscrite. Mentions signées de deux professeurs. Le dessin est signé par "l'élève d'artillerie V. Reille" et daté à Fontainebleau du 21 août 1873. Il s'agit de Victor Reille (1851-1917), entré à l'École polytechnique en 1871 et qui, après ses deux années d'étude, fit l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau réservée aux élèves officiers de Polytechnique. La carte est orientée, l'échelle est en mètres et en pas, le relief est marqué par des courbes de relief et des ombres portées. Quelques piqûres, traces de pliures avec quelques fentes le long de ces dernières, 4 trous aux angles, petites déchirures sans manque dans les marges.

REY (Gabriel).

[MARSEILLE] Plan de Marseille et de ses environs indiquant les travaux projetés.

Marseille, Chiesa, 1856. 1,05 x 0,73 m, monté sur toile.

Très grand plan détaillé de Marseille, figurant les travaux projetés en 1856. Il a été dressé par Gabriel Rey et lithographié par Raibaud. La création du port de la Joliette, ouvert en 1853, marque le début de travaux d'aménagement des terrains bordant les bassins. Ces travaux, signalés en rose, concernent les terrains de l'ancien Lazaret et les docks d'entrepôt, mais aussi les terrains attenants au jardin zoologique, avec la création du Palais Longchamp, inauguré en 1869, du Muséum d'histoire naturelle, créé en 1819 mais installé au Palais Longchamp en 1869, et d'un nouvel observatoire. Créé en 1854, à l'emplacement de l'actuel Parc Longchamp, le jardin zoologique ferma définitivement ses portes en 1987. La légende des couleurs utilisées permet d'identifier les travaux projetés, la situation du rivage avant la construction des nouveaux bassins, la limite des terrains de l'ancien Lazaret, la ligne principale du canal de Marseille, la dérivation du canal et la délimitation des propriétés. Les espaces verts sont aquarellés en vert, la cathédrale et la gare du chemin de fer en bleu. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, églises, édifices publics, etc, et du tarif pour la distribution des eaux du canal. Les eaux d'arrosage ou périodiques étaient concédées pour 50 années moyennant une rétribution annuelle de 67 francs pour 1 litre par seconde et de 40 francs pour 1 demi-litre. Exemplaire en coloris de l'époque. Rousseurs, déchirures et manques dans les marges.

REY (J.F.).

[CHER] Carte routière du département du Cher demandée par le Conseil Général, dans sa session de 1828.

Bourges, Manceron, 1828. 624 x 490 mm.

Carte routière dressée d'après Cassini et lithographiée par Marceron à Bourges. Un système de symboles permet de repérer les routes royales et départementales exécutées, en exécution ou à projeter, les chemins vicinaux reconnus conformément à l'arrêté du 25 juillet 1828, les cantons ou justices de paix, les hauts fourneaux, les forges, les fonderies, les bureaux et relais de poste, les manufactures de porcelaine, les fabriques de draps ou droguets, les papeteries, les filatures ou encore les brigades de gendarmerie. Trace de pliure au titre, sinon bel exemplaire.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

La Gaule.

Paris, chez l'auteur, 1762. 239 x 276 mm.

Belle carte de la France sous l'Empire Romain, issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Languedoc, Dauphiné, Provence.

Paris, chez l'auteur, 1762. 239 x 281 mm.

Belle carte issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Normandie, Bretagne, Maine, Anjou, Touraine et Saumurois.

Paris, chez l'auteur, 1762. 238 x 299 mm.

Belle carte issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

[POITOU] Gouvernemens généraux du Poitou, du pays d'Aunis, et de Saintonge-Angoumois.

vers 1768. 480 x 589 mm.

Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Pedley, 133.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Royaume de France.

Paris, chez l'auteur, 1762. 238 x 280 mm.

Belle carte de la France issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries du royaume de France. Petite tache dans la marge droite. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROISSY;

ST. LO (Manche).

Paris Benard circa 1850 217 x 290 mm.

Estampe figurant la ville de Saint-Lô, lithographiée par Leborne d'après un dessin de Roissy. Bel exemplaire.

ROSSI (Domenico de).

[POSTES] Le Poste della Francia con le sue strade principali.

Roma, Domenico de Rossi, 1697. 663 x 542 mm.

Belle carte figurant les routes des postes de la France, dédiée à Lodovico Sergardi, fonctionnaire au service du Pape. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une représentation de Mercure, dieu des commerçants et des voyageurs. Petits défauts au niveau de la pliure centrale, quelques rousseurs.

ROUSSEAU (Joachim).

[PAYS BASQUE] Carte des Pyrénées occidentales pour l'intelligence des guerres de la Révolution, pendant les années 1793, 1794 et 1795.

[1795]. 468 x 627 mm.

Carte dessinée par Rousseau, gravée par Orgiazzi, figurant le Pays Basque entre Bayonne et Villabona dans le Guipuscoa espagnol, et à l'est jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port et le Val de Roncevaux en Espagne. Le département est appelé Basses Pyrénées, aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques. Bel exemplaire.

ROUSSEAU (R.).

Chécy. Vue du Pont du Canal.

Août 1907. 71,7 x 105 cm.

Grand dessin au fusain montrant le pont sur le canal d'Orléans, à Chécy, dans le Loiret, à environ 5 km à l'est d'Orléans. On y voit le pont, le lavoir, l'église Saint-Pierre et quelques habitations. Le pont qui enjambe le canal comptait deux arches, mais l'une d'elles fut détruite pendant la guerre de 1870 et remplacée par une partie métallique que l'on voit sur le dessin. Cette partie fut reconstruite en 1928 et notre dessin présente donc un état qui n'existe plus. Rousseurs.

ROUSSEL (Capitaine).

Plan de Paris par Roussel Cap.ne Ingénieur. Revu et augmenté l'an IV de la République Française.

Paris, Goujon, 1795-1796. En 15 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 513 x 667 mm.

Très beau plan de Paris, brillamment colorié à l'époque, correspondant à la feuille centrale (n°V), avec son titre propre, du grand plan de Paris et ses environs en neuf feuilles intitulé Paris, ses fauxbourgs et ses environs. Cinquième édition publiée entre 1795 et 1796, pour laquelle la topographie a été revue et augmentée : ajouts du Champ de Mars et de l'Ecole Militaire, du Panthéon, achevé en 1790, du pont Louis XVI - futur pont de la Concorde - achevé en 1792, du mur des Fermiers généraux, et des nouvelles rues au nord des Champs-Elysées. Le maintien des noms liés à l'Ancien Régime, tels que la rue Royale ou la place Louis XV, laisse supposer que le plan fut mis à jour juste avant la Révolution. Très bel exemplaire brillamment aquarellé à l'époque (Boutier, 206 Ec).

ROUSSEL (Claude).

[ART MILITAIRE] Les Elémens de l'art militaire où se voient la fortification, la marine, l'artillerie, les marches, et, campemens d'une armée. Avec l'explication des charges de tous ceux qui composent les armées de terre et de mer.

Paris, Roussel, [circa 1720]. 485 x 720 mm.

Très rare et magnifique planche consacrée à l'art militaire, dédiée à Louis-Alexandre de Bourbon, fils de Louis XIV, comte de Toulouse et Grand Amiral de France. La planche est divisée en 4 parties : la fortification, avec la représentation détaillée d'une place-forte et de tous les éléments de fortification ; la Marine, illustrée de 70 pavillons et instruments d'astronomie, et d'un plan de la citadelle du Havre, avec un combat naval et différents types de vaisseaux ; l'artillerie, avec tous les types de canons, les instruments nécessaires à la guerre, les armes anciennes en usage avant la poudre ; et enfin la marche et les campements des armées, illustrés d'une représentation de différents types de marches et campements, et de 16 médaillons montrant une armée dans différentes situations. De chaque côté de l'estampe figurent les explications des 4 thèmes. Le titre est décoré des armoiries du dédicataire. Claude Roussel fut graveur, éditeur et marchand d'estampes et de cartes géographiques. Petites déchirures dans les marges, dont une affectant une partie du texte dans la colonne de droite (sans manque), rousseurs légères au niveau du texte. Exemplaire brillamment colorié à l'époque. Très rare.

ROUSSEL (Claude).

Nouveau plan de la ville, cité, et université de Paris.

Paris, Roussel, 1716. En deux feuilles jointes de 0,77 x 1,28 m, avec table alphabétique rapportée.

Première édition de ce monumental plan de Paris, d'une extrême rareté, dressé et gravé par Claude Roussel en 1716. Le plan est orné d'un cartouche de titre contenant la dédicace à Philippe d'Orléans, dit le Régent, neveu de Louis XIV et régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Ce cartouche est décoré en tête des armoiries de France. Tout autour du plan ont été disposées 37 vignettes montrant des monuments et résidences royales de Paris et ses environs, ainsi qu'une vue de Paris du côté du faubourg Saint-Marceau, ornée des armoiries de France, et une vue du côté du Pont Royal (pont de la Concorde), ornée des armoiries de Paris. En haut à gauche figure une carte des environs de Paris. En bas à droite se trouve un cartouche contenant l'explication des marques ou symboles utilisés sur le plan. Un second titre "Nouveau plan de Paris" a été placé au sommet du plan. En tête de la table alphabétique figure un descriptif indiquant que Paris était divisée en trois parties (cité, université et ville), et qu'elle est à présent divisée en 20 quartiers, selon l'arrêt du Conseil d'État proclamé le 14 janvier 1702. Le plan montre tous les embellissements apportés à la ville sous le règne de Louis XIV : rues élargies, création des places des Victoires et Vendôme, ici appelée place Louis Le Grand, construction de couvents et églises, bâtiments du Louvre agrandis, nouvelles fontaines publiques, construction d'une nouvelle pompe sous le pont Notre-Dame pour alimenter Paris en eau, etc. À l'est de la ville, on remarque les chantiers de bois flotté, tandis qu'à l'ouest, au niveau du quartier du Gros Caillou (actuel 7ème arrondissement), il est fait mention de plusieurs belles maisons à des particuliers, et à des jardiniers, et des marais. Près du Gros Caillou, on peut voir une partie de l'île du Malt ou des Querelle. Il s'agit de l'île Maquerelle ou île des Cygnes, ancienne île de Paris réunie à la rive gauche de la Seine à la fin du XVIIIe. Graveur, marchand et éditeur d'estampes, Claude Roussel exerça dans la rue Saint-Jacques, la paroisse Saint-Séverin puis la paroisse Saint-Benoît. Il a gravé et édité plusieurs plans de Paris. Rare première édition de 1716. Le plan fut réédité à cinq reprises entre 1720 et 1738. Contours aquarellés à l'époque. Le plan est en bon état de conservation, mais présente néanmoins quelques défauts. Il a été entièrement doublé, le papier est aminci par endroits, petits manques dans les marges sans atteinte au texte, très petits manques au niveau d'anciennes pliures. Boutier, 186A ; Vallée, 2833.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1860. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,79 x 1,14 m ; monté dans sa reliure éditeur en percaline noire (20,5 x 13 cm), contenant une nomenclature des rues de 104 pages ; titre en lettres dorées sur le premier plat.

Grand et beau plan de Paris en 1860, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur Napoléon III et de l'administration des Postes. Publié en 1860, c'est l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en 20 arrondissements, avec 4 quartiers par arrondissement. Ces derniers furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre le mur des Fermiers Généraux et les fortifications de l'enceinte de Thiers, que l'on voit ici encerclant Paris, furent annexés à Paris. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. C'est aussi l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann qui débutèrent en 1853. Le plan montre les percées récentes, la plus importante d'entre elles étant le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, et dont la portion sur la rive gauche sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies en cours d'exécution sont marquées par un trait rouge, les voies projetées sont aquarellées en marron, les lignes de chemins de fer par un trait orange. Les bâtiments publics sont en noir. Le plan montre également le Bois de Boulogne, assez détaillé. En 1852, la propriété du bois de Boulogne fut cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui fut alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutèrent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui créa pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Rare exemplaire dans sa reliure éditeur, et accompagné d'un index des rues de 104 pages. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère brunissure au niveau du titre. Étui usagé. Vallée, 2850 (exemplaire sans la nomenclature des rues).

SAINT-JEAN-de-LUZ. MANUSCRIT.

Plan de St. Jean de Luz avec les projets d'aggrandissement du port.

[circa 1782]. 510 x 660 mm.

Beau plan manuscrit, encre brune et aquarelle, de la baie, du port et de la ville de Saint-Jean-de-Luz, dans le Pays Basque. Y sont figurés la baie avec les limites de haute et basse mer, le port et le fort de Socoa à l'entrée sud de la baie, la chapelle et la batterie Sainte-Barbe à l'entrée nord, la ville de Saint-Jean-de-Luz, avec son port et le plan de la ville. Des lettres sur le plan renvoient à un cartouche sous le plan détaillant le projet d'aménagement du port avec la construction d'un nouveau quai, la prolongation des jetées le long de l'Yvette, la destruction de l'ancien pont, et mentionnant des travaux réalisés sur le quai protégeant la ville entre 1773 et 1777. Seule rade abritée entre Arcachon et la frontière espagnole, la baie de Saint-Jean-de-Luz a de tout temps été un port de pêche important. Mais au cours du XVIIIe siècle, des tempêtes successives érodèrent puis détruisirent les digues qui la protégeaient, et ce malgré des travaux successifs pour défendre le port. Puis en 1782, une tempête particulièrement violente détruisit le quai protégeant la ville, submergeant deux rues et anéantissant une quarantaine de maisons, dont le couvent des Ursulines construit en 1639, et qui figure sur notre plan. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le quadrillage au crayon ayant servi a dessiner la carte est toujours visible. Trace de pliure centrale, petite mouillure dans le milieu de la marge inférieure avec petit manque de papier. Marges écornées avec de petites déchirures n'affectant pas le dessin, manque le coin supérieur droit avec perte d'une petite partie du trait d'encadrement.

SAINT-MALO. MANUSCRIT.

[Plan de Saint-Malo et de Saint-Servan].

[circa 1830]. 870 x 720 mm, sur papier vélin.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, portant le détail du plan de la ville de Saint-Malo et de celle de Saint-Servan, les jardin de Saint-Servan et, près de la pointe des Talards, le sillon, le château de Saint-Malo, les forts de Saint-Servan, du Petit et du Grand Bay, le fort Royal, et la redoute du Sillon, la limite maximum de la marée basse avec les rochers découvrant. Au centre du plan se trouve le port de Saint-Malo avec les ponts enjambant les ruisseaux à marée basse. Plusieurs traits au crayon sur cet espace semblent être une esquisse d'un projet de construction d'un port avec un bassin à flot, une écluse et un fort. En effet, à cause de l'importance des marées dans la baie de Saint-Malo, le port découvre à marée basse, et, du fait d'une rivalité entre les communes de Saint-Malo et de Saint-Servan, aucun projet de construction de port ne put aboutir, et le port resta un port d'échouage jusqu'au XXe siècle. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Traces de pliures empoussiérées et en grandes partie doublées, avec parfois des traces de frottement et, pour les deux principales pliures, de légers manques. Quelques piqûres.

SAINT-OMER. MANUSCRIT.

Plan de S.t Omer.

[circa 1710]. En 2 feuilles jointes de 510 x 715 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Saint-Omer, devenue française en 1678 après le traité de Nimègue, entra dans le système de fortification, dit du «pré carré», qui protégeait la frontière avec les Pays-Bas espagnols ; les fortifications de la ville furent remaniées par Vauban qui y superposa son propre système de défense avec des bastions avancés et des plates-formes pour l'artillerie. Marges écornées avec de petits manques sans importance sauf dans le cartouche de titre, petites mouillures, papier uniformément jauni.