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CHANLAIRE (Pierre-Grégoire) & MENTELLE (Edmé).

[SEINE-MARITIME] Département de la Seine Inférieure décrété le 3 février 1790 par l’Assemblée Nationale.

Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 510 x 580 mm.

Première carte imprimée de l'ancien département de la Seine Inférieure, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 3 février 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 5 arrondissements ou sous-préfectures, et 50 cantons ou justices de paix. Il sera renommé Seine-Maritime en 1955, après qu'il ait été décidé que l'adjectif "Inférieure" nuisait à l'économie de la région. Rouen, préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

CHANLAIRE (Pierre-Grégoire) & MENTELLE (Edmé).

[SOMME] Département de la Somme décrété le 26 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale.

Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 508 x 580 mm.

Première carte imprimée du département de la Somme, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 26 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 5 arrondissements ou sous-préfectures, et 41 cantons ou justices de paix. Amiens, préfecture du département, est aquarellée en rouge. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 20 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

CHANLAIRE (Pierre-Grégoire) & MENTELLE (Edmé).

[YONNE] Département de l’Yonne décrété le 27 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale.

Paris, P.G. Chanlaire et Veuve Dumez, [1806]. 510 x 584 mm.

Première carte imprimée du département de l’Yonne, gravée par François d'Houdan pour l'Atlas National de France, premier atlas des départements français. Décrété le 27 janvier 1790 par l’Assemblée Nationale, le département fut divisé en 5 arrondissements ou sous-préfectures, et 37 cantons ou justices de paix. Auxerre, préfecture du département, est aquarellée en rouge et signalée d’une croix. Les villes sous-préfectures sont aquarellées en bleu, la commune principale des cantons est aquarellée en rouge. Les limites des arrondissements sont aquarellées en bleu, celles des cantons en rouge. L’échelle est de 30 000 toises et 40 000 mètres. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre augmentera au fil des années, jusqu'à atteindre 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Bel exemplaire à grandes marges, contours aquarellés à l'époque.

CHANTRE (Ernest).

[MÉTALLURGIE] Carte de la distribution géographique des produits de l'industrie métallurgique en France et en Suisse avec l'indication de leur mode de gisement.

Lyon, 1876. En 24 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 800x 850 mm, montée dans une reliure de percaline prune.

Grande carte figurant les gisements métallurgiques en France, dressée par Ernest Chantre pour illustrer son ouvrage intitulé Études paléoethnologiques dans le bassin du Rhône. Âge du bronze. Recherches sur l'origine de la métallurgie en France. Elle a été dessinée par H. Falconnet, gravée en couleurs par Erhard, et publiée à Lyon en 1876. Ces modes de gisements sont au nombre de quatorze, indiqués par des signes particuliers qui sont de couleur différente suivant qu'ils appartiennent à l'une des trois époques admises par Chantre : en vert, les gisements de transition de l'Âge de Pierre à l'Âge du Bronze (habitations lacustres, sépultures, grottes sépulcrales, dolmens du midi de la France) ; en rouge, les gisements de l'Âge du Bronze proprement dit (phase Rhodanienne) ; en bleu, les gisements de transition de l'Âge du Bronze à l'Âge du Fer (phase Mœringienne). Ernest Chantre était un est un archéologue, naturaliste et anthropologue français. En 1881 il fonda la société d'anthropologie de Lyon. Il fut également sous-directeur du Muséum d'histoire naturelle de Lyon de 1877 à 1910. On lui doit la création de l’enseignement de l’anthropologie à Lyon. Bel exemplaire. Reliure usagée. Broca, Revue d'anthropologie, Tome sixième, 1877, pp. 493-497 ; Bulletin de la Société de géographie, Sixième série, Tome quatorzième, 1877, p. 218.

CHAPUIS;

BLOIS (Loir et Cher).

Paris Benard circa 1850 226 x 291 mm.

Estampe figurant la ville de Blois, lithographiée par Hostein d'après un croquis de Chapuis. Bel exemplaire.

CHAPUIS;

RODEZ (Aveyron).

Paris Benard circa 1850 217 x 298 mm.

Estampe figurant la ville de Rodez, lithographiée par Leborne d'après un croquis de Chapuy. Bel exemplaire.

CHAPUY;

COLMAR (Haut-Rhin).

Paris Benard circa 1850 218 x 291 mm.

Estampe figurant la ville de Colmar, lithographiée par Leborne d'après un dessin de Chapuy. Bel exemplaire.

CHAPUY (Nicolas-Marie-Joseph).

[DIEPPE] Vue de Dieppe.

Paris, Wild, 1846. 445 x 568 mm.

Superbe et rare vue à vol d'oiseau de la ville de Dieppe, dessinée d'après nature par Chapuy, lithographiée en couleurs par Théodore Müller, et imprimée par Lemercier à Paris. La vue, prise depuis la falaise du Pollet, montre le chenal à l'entrée du port, l'avant-port, les quais, les bassins, et la ville, dans laquelle on distingue les églises Saint-Jacques et Saint-Rémy. Sur la gauche, on aperçoit le quartier du Pollet, et dans le fond à droite, le château. La vue s'étend au-delà de la ville pour montrer les falaises et la Manche. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Petite restauration en haut à droite. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1846, p. 535, n°1224.

CHAPUY (Nicolas-Marie-Joseph).

[EXPOSITION UNIVERSELLE de 1855] Vue générale des expositions. Industrie - Beaux-Arts - Horticulture.

Paris, Dopter, [1855]. 385 x 476 mm.

Belle vue aérienne du Palais de l'Industrie, dessinée par Nicolas Chapuy et lithographiée en deux tons par Philippe Benoist et Eugène Cicéri. Les figures sont de Victor Adam. La vue illustre l'inauguration de l'Exposition Universelle qui s'est tenue le 15 mai 1855. Ce fut la première Exposition Universelle organisée par la France, et la deuxième mondiale, après celle de Londres en 1851. Elle fut inaugurée par l'empereur Napoléon III. La vue montre l'entrée et la façade principales du bâtiment, donnant sur l'avenue des Champs-Élysées, où l'on voit arriver le prestigieux cortège impérial. Situé sur les Champs-Élysées, le Palais de l'Industrie et des Beaux-Arts, communément appelé Palais de l'Industrie, fut construit spécialement pour l'Exposition, dont il fut l'emblème. L'entrée principale se faisait par le portique monumental que l'on peut voir, dont la corniche était décorée d'un groupe sculpté par Élias Robert représentant la France couronnant de lauriers les Arts et l'Industrie, et de cartouches ornés des armes et chiffre de l'Empereur tenus par deux groupes d'enfants. En plus d'accueillir les expositions de l'Industrie et des Beaux-Arts, il abritait également celles de l'Horticulture. Le bâtiment sera détruit en 1896 pour faire place aux Petit et Grand Palais, en vue de l'Exposition Universelle de 1900. La vue se prolonge jusqu'à l'Arc de triomphe de l'Étoile. Sur la gauche, on peut voir la Seine et le pont des Invalides, et dans le fond, la colline du Mont Valérien. Bel exemplaire. Quelques piqûres légères. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1855, p. 705, n°1754.

CHAPUY (Nicolas-Marie-Joseph).

[PLACE de la CONCORDE] Vue générale de la place de la Concorde et des Champs Élysées prise du grand bassin du Jardin des Tuilleries.

Paris, Ledot Ainé & Ledot J.ne, [1855]. 435 x 597 mm ; monté sous passe-partout de 5 mm d'épaisseur.

Rare et belle vue à vol d'oiseau, montrant la place de la Concorde et les Champs-Élysées, dessinée d'après nature par Chapuy, lithographiée en couleurs par Théodore Müller, et imprimée par Becquet à Paris. Elle a été publiée en 1855, année de la première Exposition Universelle française, et la deuxième mondiale, après celle de Londres en 1851. La vue est prise depuis le grand bassin du jardin des Tuileries en regardant vers l'ouest jusqu'à l'Arc de Triomphe. Au premier plan, l'entrée ouest du jardin des Tuileries, avec quatre des huit statues allégoriques de villes françaises dessinant les contours de l'octogone imaginé par Gabriel ; ces quatre statues à l'est de la place symbolisent Lyon, Marseille, Lille et Strasbourg ; puis la place de la Concorde avec l'Obélisque de Louxor érigé en 1836, flanqué des deux fontaines monumentales imaginées par l'architecte Hittorff et inaugurées le 1er mai 1840 par le préfet Rambuteau : à gauche la Fontaine des Mers, à droite la Fontaine des Fleuves. La vue se prolonge avec l'avenue des Champs-Élysées, jusqu'à l'Arc de triomphe de l'Étoile, inauguré par Louis-Philippe en 1836. Sur la gauche, on peut voir la Seine avec le Pont de la Concorde menant au Palais Bourbon et à l'Hôtel de Lassay, sur la droite, la rue de Rivoli avec l'Hôtel de la Marine et son bâtiment jumeau, autrefois appelé Hôtel des Monnaies, abritant aujourd'hui l'Hôtel Crillon et l'Automobile Club de France. Au début des Champs-Élysées, sur la gauche, on aperçoit le Palais de l'Industrie, construit pour l'Exposition Universelle, et détruit en 1896 pour faire place aux Petit et Grand Palais, en vue de l'Exposition Universelle de 1900 ; sur la droite, le Cirque d'Été sur le Carré Marigny. La vue est animée de nombreux promeneurs et calèches. Très bon exemplaire finement colorié à l'époque. Petites piqûres essentiellement dans les marges, petits frottements par endroits avec perte de couleur. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1855, p. 705, n°1760.

CHAPUY (Nicolas-Marie-Joseph).

[VERSAILLES] Vue générale de Versailles prise du bassin d'Appollon.

Paris, Lemiere, [1856]. 445 x 568 mm.

Magnifique et rare vue à vol d'oiseau du château et de la ville de Versailles, dessinée d'après nature par Chapuy, lithographiée en couleurs par Théodore Müller, et imprimée par Lemercier à Paris. La vue, prise depuis l'ouest, montre au premier plan le Bassin d'Apollon, puis l'allée royale, la Colonnade, le Bassin de Latone et tous les bassins agrémentant les jardins, le château, au sommet duquel flotte un drapeau tricolore, et enfin la ville. Les allées sont animées de nombreux promeneurs. Il s'agit d'une vue peu habituelle de Versailles, qui outre le château, offre une belle vue panoramique de la ville. On aperçoit notamment l'avenue de Paris, avec, au départ de l'avenue, les Grande et Petite Écuries, mais aussi la cathédrale Saint-Louis, la paroisse Notre-Dame de Versailles, les bâtiments du lycée napoléonien, créé en 1803 et nommé lycée Hoche en 1888, et les bâtiments du débarcadère de la ligne de chemin de fer entre Versailles et Paris, vers lequel se dirige un train. Bel exemplaire très finement colorié à l'époque. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1856, p. 260, 600.

CHARLE (Jean Baptiste Louis).

Carte routière et administrative de la France indiquant les routes de poste, royales et départementales, avec distances en kilomètres, les réseaux de chemins de fer, les canaux et rivières navigables, les itinéraires des bateaux à vapeur et paquebots.

Paris, Dopter, [circa 1850]. 570 x 832 mm, sur toile de lin.

Belle carte détaillée de la France dressée par Charle, géographe au Dépôt général de la Guerre. Elle est ornée de 48 vignettes de vues de villes françaises, dont une vue, sous le titre, montrant la statue équestre d'Henri IV sur le Pont Neuf. En carton figurent une carte circulaire des environs de Paris et une carte de la Corse. Bel exemplaire, sur toile de lin.

CHARPENTIER (A.).

[LOZÈRE] Carte routière et hydrographique du département de la Lozère.

1878. En 48 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,17 x 1,04 m, sous chemise et étui portant le titre en lettres dorées sur le premier plat et au dos.

Rare carte murale figurant le réseau hydrographique et routier du département de la Lozère, dressée par le service vicinal sous l'administration de Frédéric Armand d'Etchégoyen et de Félix Granet, successivement préfets de la Lozère entre 1876 et 1879, et sous la direction de Charpentier, agent-voyer en chef. Elle montre les limites des départements, d'arrondissements, de cantons et des communes, les chemins de fer, tunnels, viaducs, routes nationales et départementales, les chemins, les voies forestières, les fleuves, canaux, les marais et tourbières, les bureaux de poste et télégraphes, les moulins à eau et à vent, les forges, usines, fonderies et autres manufactures, et les eauxc thermales et minérales. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

CHARPENTIER (Étienne).

[ROUEN] Roüen.

Paris, Charpentier, [circa 1760]. 342 x 509 mm.

Très rare et belle vue de la ville de Rouen, "ville de France, capitale de la Normandie, avec archevêché et parlement, des plus riches, et très peuplée, et des mieux située du royaume...". Elle a été gravée et publiée à Paris par Étienne Charpentier. Cette vue est basée sur celle de Pierre Aveline, de plus petit format, publiée vers 1680. La vue est prise depuis le sud avec au premier plan l'église Saint-Paul, le chemin de Paris, qui serait aujourd'hui la route de Bonsecours, le chemin Neuf et l'île Lacroix. Sur la rive gauche de la Seine, on peut voir une allée bordée d'arbres nommée Le Cours, aujourd'hui quai du Cours-la-Reine, puis les bâtiments du grenier à sel. Sur la Seine, on aperçoit le Pont de Bateaux. Construit en 1626, et reposant sur 19 bateaux de bois, le pont de Bateaux resta en usage jusqu'en 1829. La vue est accompagnée d'une description historique de six lignes, et de vingt-cinq légendes numérotées. Graveur, éditeur et marchand d'estampes, Étienne Charpentier s'établit en 1736, reprenant le fonds et l'enseigne de la veuve de Jean-Baptiste-Henri Bonnart. Il s'installe rue Saint-Jacques, paroisse Saint-Séverin, au Coq. En 1760, il vend son fonds de commerce à son gendre, Jacques-Simon Chéreau. Il est cité dans le Mercure de France à partir de 1739. Bel exemplaire à grandes marges. Roux, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle, Tome quatrième, Cathelin-Cochin, 1940, p. 340, 94 (édition publiée par Chéreau).

CHASSES DU ROI.

[SAINT-DENIS] Carte des environs de Versailles, dite des Chasses du Roi. S.t Denis. Feuille n°3.

[Paris, Ch. Picquet, vers 1820]. 440 x 777 mm.

Feuille n°3 de la Carte des environs de Versailles, dite des Chasses du Roi, couvrant les environs de Saint-Denis, gravée par Bouclet, Doudan et Tardieu l'aîné, écrite par Giraldon et Lale. Elle s'étend du nord au sud entre Villiers-le-Bel et Bobigny, orthographiée Baubigny, et d'ouest en est entre Gennevilliers et Villepinte. On peut voir notamment les villes de Saint-Gratien, Villetaneuse, Gonesse, Le Bourget, Roissy ou encore Drancy. Les villes principales et leurs jardins sont bien dessinés. L'échelle est en toises et en mètres. La Carte des Chasses du Roi, ou plus exactement Carte topographique des environs de Versailles ou des Chasses Impériales, fut l'une des plus grandes entreprises cartographiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Louis XV confia ce projet à Jean-Baptiste Berthier, chef des ingénieurs-géographes du Dépôt de la Guerre, qui fit appel aux meilleurs topographes de l'époque. La Carte des Chasses du Roi fit l'objet de trois campagnes de levés entre 1764 et 1773. Les 9 premières cartes, dont la carte d'assemblage, parurent à la fin du XVIIIe siècle. Les 4 dernières feuilles ne furent achevées qu'en 1807, pour les chasses de l'Empereur. Couvrant une surface de 3 400 km2, cette carte se distingue par la précision et la multitude des détails représentés, et reste l'un des meilleurs outils pour la connaissance générale de l'occupation du sol (labours, prés, vignes, cultures maraîchères et légumières, bois, remises, parcs) et de l'hydrographie (canal Saint-Denis et canal de l'Ourcq) au XVIIIe siècle. Charles Picquet fut géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes géographiques. Il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre en cuivres et en cartes et sera nommé au Cabinet topographique de Napoléon vers 1806. En 1816, il obtint le brevet de géographe ordinaire du Cabinet topographique de Louis XVIII. Il s'installe la même année au Quai de Conti N°17, entre l'Hôtel des Monnaies et le Pont des Arts. Cachet à sec de l'éditeur. Bel exemplaire.

CHAUMIER (C.J.).

Carte de la République Française suivant sa nouvelle division en 103 départements ; avec toutes les routes.

Paris, Basset, An 7 [1799]. En deux feuilles jointes, formant une carte de 556 x 895 mm.

Belle et très rare carte de la France figurant les 103 départements créés jusqu'en 1799. Aux 83 départements initiaux de 1790 s'ajoutèrent notamment les départements annexés en Belgique en 1795, et la rive gauche du Rhin incorporée en 1797 à la suite du traité de Campo-Formio. La scission du département de la Corse, qui figure ici dans un encadré séparé en haut à gauche, amena deux nouveaux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud, créés en 1793. Cette scission en deux départements fut effective jusqu'en 1811. Avignon et le Comtat Venaissin, annexés en 1791, sont également représentés séparément en bas à droite, avec le texte du décret de l'Assemblée Nationale. Au-dessus se trouve une carte de Saint-Domingue. En bas à gauche figure une carte du département de Paris, décrété le 10 février 1790 par l'Assemblée Nationale, et divisé en 3 districts et 16 cantons. Renommé département de la Seine en 1795, le département de Paris comprenait Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Il fut supprimé en 1968. Au nord de Paris se trouve le disctrict de Franciade, au sud, le district de Bourg l'Égalité. Ces deux districts furent effectifs jusqu'en 1795, lorsque le département de Paris fut renommé département de la Seine. Le titre de la carte mentionne que celle-ci est utile pour trouver la position des armées respectives sur les frontières, et qu'elle contient une grande partie des Pays-Bas, de l'Angleterre, de l'Allemagne, de la Suisse et de l'Italie. La carte est accompagnée d'un tableau des 48 sections de Paris et du lieu de leurs assemblées générales, d'une liste des départements annexés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne et en Suisse, d'une liste des départements réunis à la République Française depuis le décret qui les avait fixés au nombre de 83 (Mont Blanc, Mont Terrible, Liamone etc), et d'une table des principales villes de France avec le nom de leur département. La carte est ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'une figure allégorique et d'attributs militaires et maritimes. Les départements français furent créés peu après le début de la Révolution française, par décret du 22 décembre 1789 pris par l'Assemblée constituante, afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact, 83, et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. À la chute définitive de l'Empire, en 1815, la France revint au nombre initial de 86 départements, après la suppression du département du Mont-Blanc. Très rare. Nous n'avons pas localisé d'exemplaire dans les collections publiques françaises. Nous avons en revanche trouvé une édition antérieure de cette carte par Chaumier, montrant la France divisée en 89 départements, et publiée en 1794. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

CHAUVEL (François) & MAILLARD (A.).

[NORMANDIE/FALAISE] La Foire de Guibray en Normandie près la ville de Fallaize.

Paris, G. Jollain, Caen, Mancel, 1658-1841. 576 x 424 mm.

Spectaculaire représentation de la foire de Guibray, aujourd'hui quartier de la ville de Falaise, dans le Calvados. Elle a été gravée par A. Maillard et publiée par Bernard Mancel à Caen en 1841, d'après l'original dessiné par François Chauvel, gravé par Nicolas Cochin et publié par Gérard Jollain en 1658. Établie par Guillaume Le Conquérant au XIe siècle, la foire de Guibray était l'une des foires les plus anciennes et les plus fréquentées en France, aussi renommée que celles de Troyes ou de Provins, et souvent comparée à la première foire de France, la foire de Beaucaire, dans le Languedoc. Située à proximité de l'église Notre-Dame de Guibray, elle se tenait tous les ans à l'Assomption, et durait 15 jours. Cette estampe, remarquable par la multitude des personnages et des détails représentés, est la parfaite illustration du succès qu'elle rencontrait chaque année. L'auteur a reporté sur l'estampe les noms des marchés qui composaient cette foire : le marché aux boeufs, le marché aux chevaux, les selliers, la fosse aux Thoilles ou toiles, la fosse aux draps, ou encore la fosse aux cuirs. On proposait également aux visiteurs des spectacles de rue, et de nombreuses beuvettes ou buvettes pour se désaltérer. Quelques rues sont également nommées : la rue Quincaillerie, la rue de Caen, la rue de Paris, la rue de la Boucherie, la rue Dindanderie, la rue de l'Épicerie, la rue de Rouen, la place aux Fruits, la rue du Pavillon, la rue de la Vieille Draperie, la rue d'Alençon, la rue de Rouen, la rue de Tours, la rue de la Magdelaine, la rue de Falaise au Pavillon, et la rue du Viel Simetier ; ainsi que quelques boutiques et négoces : La Bulle (négoce en bière), l'hôtel du Cheval Blanc, des tavernes comme La Belle Estoille, L'Aigle d'Or, Le Cheval Blanc, Teste Noir ou Le Sermon. Dans le fond, on aperçoit Notre Dame de Guibray, et sur la droite, les escuries des chevaux bretons et les escuries des chevaux almans. L'estampe est dédiée au marquis de Thury et de la Motte-Harcourt, comte de Croisy, maréchal des camps et armée du Roi, et gouverneur des villes et château de Falaise, avec ses armoiries. Rare. Nous n'avons localisé que deux exemplaires dans les collections publiques françaises, qui se trouvent au Musée Carnavalet et aux Archives du Calvados. Bel exemplaire à grandes marges. Fauvel, Guibray au temps de Louis XIII d'après une ancienne gravure de Chauvel, précédé d'une notice historique sur cette foire, 1841 ; Ardouin-Dumazet, Voyage en France, 1896, pp. 165-167 ; Weigert, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIe siècle, Tome III, p. 47, 621 ; Nouvelles Archives de l'art français, 1886, p. 262 (édition de 1658) ; Frère, Manuel du bibliographe normand, ou Dictionnaire bibliographique et historique, Tome 1er, 1857, p. 225.

CHAZAUX (Al.).

La Nive à S.t Jean Pied-de-Port.

26 avril 1873 12 x 21 cm (hors titre), sur une feuille de 28 x 33 cm ; sous passe-partout.

Ravissant dessin au crayon, signé et daté. Jolie copie d'une lithographie d'Eugène de Malbos (1811-1858), peintre et dessinateur qui lithographiait lui-même les dessins des Pyrénées qu'il exécutait d'après nature. Belle condition.

CHÂTEAUROUX. MANUSCRIT.

Plan général des bois et forêts situés dans le ressort de la Maîtrise Royale des Eaux et Forêts de Châteauroux relatif au projet d'aménagement proposé par l'inspecteur du domaine en 7.bre 1781.

Septembre 1781. En 2 feuilles jointes de 412 x 810 mm.

Carte manuscrite, à l'encre noire et aquarelle, des forêts de Châteauroux et de Bommiers, dans l'Indre. Y sont figurés le plan de la ville de Châteauroux et celui du Bourgdieu avec les routes qui partent de ces deux villes, le cours de l'Indre, les forêts du domaine situées au sud et à l'est de Châteauroux avec le tracé des parcelles, les villages de Luant, Vouillon, Brives, Ambrault, Bommiers, Pruniers, le château de Beauregard, et plusieurs fermes et lieux-dits situés aux environs des parcelles boisées. Très jolie carte, finement exécutée, notamment pour la parcelle de la forêt de Châteauroux gardée en futaie de réserve, où sont dessinés de nombreux arbres. L'échelle est en perches. Bel état de conservation. Très beaux coloris.

CHÉREAU (Jacques).

[BORDEAUX] Bourdeaux ancienement Burdigala, ville capitale de la Guienne.

Paris, Chéreau, [circa 1760]. 346 x 511 mm.

Très belle vue du port et de la ville de Bordeaux, accompagnée d'une table numérotée renvoyant aux principaux lieux et monuments. Dynastie célèbre de graveurs et marchands d'estampes, les Chéreau furent actifs au XVIII° siècle. Jacques Chéreau, dit Chéreau le jeune, naquit à Blois en 1688. C'est auprès de son frère François Chéreau qu'il apprit le métier de graveur. Avec un fonds de plus de 3 000 planches gravées, il fut l'un des graveurs, éditeurs et marchands d'estampes les plus prolifiques de son époque. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques);

Brest.

Paris Charpentier 1760 circa 342 x 508 mm.

Belle vue figurant l'entrée du port de Brest, avec description de trois lignes et 17 légendes. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques);

[CHAMBORD] Vüe de Chambor.

Paris Charpentier 1760 circa 338 x 505 mm.

Belle vue gravée du château de Chambord, accompagnée d'une description de trois lignes. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

[JARDIN des TUILERIES] Veüe et perspective du Palais des Thuilleries du côté du jardin.

Paris, Chéreau, [circa 1760]. 344 x 515 mm.

Avec 4 légendes. Bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques);

Lyon, ville capitale de la province et du gouvernem.t général du Lyonois.

Paris Chéreau 1760 circa 340 x 512 mm.

Superbe vue cavalière de la ville de Lyon, accompagnée d'une table numérotée renvoyant aux principaux lieux et monuments. Dynastie célèbre de graveurs et marchands d'estampes, les Chéreau furent actifs au XVIII° siècle. Jacques Chéreau, dit Chéreau le jeune, naquit à Blois en 1688. C'est auprès de son frère François Chéreau qu'il apprit le métier de graveur. Avec un fonds de plus de 3 000 planches gravées, il fut l'un des graveurs, éditeurs et marchands d'estampes les plus prolifiques de son époque. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques);

Marseille, ville et port fameux en Provence.

Paris Chéreau 1760 circa 342 x 512 mm.

Superbe vue cavalière du port et de la ville de Marseille, accompagnée d'une table numérotée renvoyant aux principaux bâtiments de la ville. Dynastie célèbre de graveurs et marchands d'estampes, les Chéreau furent actifs au XVIII° siècle. Jacques Chéreau, dit Chéreau le jeune, naquit à Blois en 1688. C'est auprès de son frère François Chéreau qu'il apprit le métier de graveur. Avec un fonds de plus de 3 000 planches gravées, il fut l'un des graveurs, éditeurs et marchands d'estampes les plus prolifiques de son époque. Quelques légendes partiellement effacées. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

Veue de la cour des fontaines de Fontaine Beleau.

Paris, Chéreau, [circa 1760]. 367 x 484 mm.

Vue du château de Fontainebleau, d'après Israel Silvestre. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

Veüe du chasteau de Meudon du côté de l'entré.

Paris, Charpentier, [circa 1760]. 336 x 516 mm.

Avec table de 5 légendes et 4 lignes de description. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

[VINCENNES] Veüe et perspective en général du château royal de Vincenes, du côté du parc à une lieüe de Paris.

Paris, Charpentier, [circa 1760]. 333 x 511 mm.

Belle vue générale du château de Vincennes, montrant au premier plan un cortège accueilli par une haie d'honneur de soldats. Avec table de 7 légendes. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

Vue de Caen, ville capitale de la Basse Normandie.

[Paris, Chéreau, circa 1760]. 383 x 525 mm.

Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Jacques).

Vüe et perspective du château de Chantilly du côté de la cour.

Paris, Charpentier, [circa 1760]. 340 x 510 mm.

Vue du château de Chantilly d'après Aveline. Très bel exemplaire à grandes marges.

CHÉREAU (Veuve).

[NAPOLÉON] Bivouac des troupes russes aux Champs Elisées à Paris au 31 mars 1814.

Paris, Ve Chéreau, [circa 1814]. 285 x 378 mm.

Belle estampe illustrant l'occupation de Paris par les troupes russes d'Alexandre Ier le 31 mars 1814. L'arrivée des troupes russes à Paris marqua la fin de la Campagne de France, au cours de laquelle Napoléon tenta d'éviter l'invasion de la France et de conserver son trône. Paris capitula le 30 mars 1814, Napoléon abdiqua le 6 avril et partit en exil sur l'île d'Elbe. Bon exemplaire aquarellé à l'époque.

CLAPPIÉ et FILS.

[ISÈRE/NOTRE-DAME DE LA SALETTE] Panorama du pélerinage de N. Dame de La Salette. Souvenir d'une fête.

Lyon, Clappié et Fils, [circa 1870]. 517 x 667 mm.

Très rare et belle vue du pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de La Salette, lithographiée et publiée par Clappié et Fils à Lyon vers 1870. Situé au sud du département de l’Isère, sur la commune de La Salette Fallavaux à 1800 m d’altitude, ce sanctuaire est un site unique en France, et le second lieu de pèlerinage après Lourdes. Il a été construit autour du lieu de l’Apparition mariale de 1846. Le 19 septembre 1846, deux enfants bergers du pays, Maximin Giraud (11 ans) et Mélanie Calvat (14 ans), dirent avoir rencontré une « belle dame » en pleurs qui s'adressa à eux, dans les alpages où ils faisaient paître leurs vaches, au-dessus du village de La Salette-Fallavaux. En 1851, jour anniversaire de l’Apparition, Mgr Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble, proclama l'authenticité de l'apparition. Dès 1852, un pèlerinage se constitua avec un groupe de missionnaires pour accompagner les pèlerins. La première pierre d'une grande église fut solennellement posée sur la montagne de La Salette, le 25 mai 1852. Elle fut officiellement consacrée en 1879, et promue au rang de basilique mineure la même année. Comme le montre notre estampe, le site propose un panorama exceptionnel sur le massif du Dévoluy, dominé par la grande tête de l’Obiou. La basilique et les autres bâtiments du pèlerinage sont regroupés sur un replat entre le Mont Planeau (1804 m) et les majestueuses pentes du Gargas (2207 m), du Chamoux (2198 m) et de la Croix de Rougny (2259 m). Au loin, on peut admirer également le Mont Aiguille (massif du Vercors). Au sommet de la montagne, une croix indique le lieu de l’apparition. Au bas de la vue se trouvent 29 légendes détaillant le site et ses alentours : la statue de la Vierge pleurant et la Fontaine miraculeuse ; le Chemin de la Croix traçant la voie parcourue par la Sainte Vierge ; le Sanctuaire de Notre Dame pouvant contenir 2500 personnes ; le mur d'enceinte de la propriété du pèlerinage ; la Croix du Mont-Planeau qui domine le pèlerinage au sud et la Salette au nord (1885 m) ; la chapelle, à l'extrême gauche, construite en 1846 ; le magasin d'objets de piété, etc. Le titre est décoré d'un blason figurant la croix que portait la Sainte Vierge pendant l'Apparition, montrant des tenailles à dextre et un marteau à senestre. En bas à gauche figure la mention «Propriété des Missionnaires de la Salette ». Très rare. Nous n'avons trouvé aucune trace de cette lithographie, ni dans les collections publiques, ni dans les ouvrages de référence. Très bon exemplaire. Déchirures marginales restaurées.

CLOUET (Jean-Baptiste Louis, l'abbé).

[MINÉRALOGIE] La France minéralogique.

[Paris, Mondhare, circa 1790]. 320 x 550 mm.

Intéressante carte minéralogique de la France, issue de la Géographie moderne. La France est divisée en trois bandes, selon la méthode de Jean-Étienne Guettard, auteur d'un atlas minéralogique de la France publié en 1780. La bande sablonneuse s'étend de Dieppe à Vierzon, et de L'Aigle à Nemours ; on y trouve des pierres coquillières, du grès, des pierres à fusil, des mines de fer et des eaux minérales froides. La bande marneuse passe par la Picardie, la Champagne, le Berry, le Perche et la Normandie ; outre la marne (roche d'argile et de calcaire), on y trouve des coquillages fossiles, des mines de fer, du grès, et des eaux minérales. Enfin la bande schisteuse ou métallique recouvre la plus grande partie de la France ; on y trouve des mines de fer, de plomb, d'étain, de cuivre, d'argent et même d'or, des marbres, des granits, des pierres bleues, ou encore de l'ardoise. La légende permet d'identifier tous les minéraux présents en France. Sur les côtés se trouve la description de la carte. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Rousseur dans la partie haute des marges gauche et droite.

CLUVER (Philippe).

[CORSE] Corsicæ antiquæ descriptio. Auctore Ph. Cluverio.

[1619]. 285 x 181 mm.

Rare carte de la Corse antique, gravée par Nicolaes van Geelkercken et publiée par Elzevier en 1619 dans l'ouvrage Sicilia antiqua cum minoribus insulis ei adjacentibus, item Sardinia et Corsica. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant l'échelle, d'une galère et d'un monstre marin. La carte montre également les côtes de la Toscane, l'île d'Elbe, appelée Æthalia Ilva, et le nord de la Sardaigne. Pour être complète, cette planche doit avoir une carte de la Sardaigne en regard de la carte de Corse. Bon exemplaire. Partie droite brunie. Cervoni, 24.

COLLIGNON (Jean-Baptiste).

[TOURS] Turonum – Tours. De Lincler. Collignõ sculpsit. Excudit Parisiis.

[circa 1630]. En deux feuilles jointes de 205 x 820 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. Premier tirage de ce superbe panorama de Tours, gravé par Jean-Baptiste Collignon (1609-1657) d’après L. de Lincler. Avec 4 lignes de description en latin et en français. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat.

COLLIN (Édouard).

[CORSE] Allez en Corse. Cie Gle Transatlantique.

[New-York]; Éditions Transatlantique, [vers 1950]. 644 x 400 mm.

Belle affiche publicitaire dessinée par Édouard Collin, pour la promotion des voyages maritimes vers la Corse avec la Compagnie Générale Transatlantique. Cette affiche est particulièrement originale, puisqu'elle représente un paysage ensoleillé en Corse, vu par l'ouverture d'une grotte, à laquelle l'artiste a donné la forme de l'Île de Beauté. Compagnie maritime française, la Compagnie Générale Transatlantique, qui était surnommée French Line par la clientèle anglophone, fut fondée en 1855 par les frères Émile et Isaac Péreire. D'abord chargée par l'État d'assurer le transport du courrier vers l'Amérique du Nord, elle gagna en importance dans les années 1910 à 1930, avec de prestigieux paquebots tels que le Paris, l'Île-de-France et surtout le Normandie, puis en 1962, avec le célèbre paquebot France, retiré du service en 1974, en raison de la concurrence du transport aérien. Elle disparut en 1975, lors de sa fusion avec la Compagnie des Messageries Maritimes, pour devenir la Compagnie Générale Maritime. Peintre, lithographe, graveur, illustrateur et affichiste français, Édouard Collin exposa au Salon des artistes français en 1929. Il remporta la deuxième place au Grand Prix de Rome en 1932, et une médaille d'or au Salon des Artistes Français de 1966. Entre 1950 et 1955, il travailla comme conseiller artistique à la Compagnie Générale Transatlantique, pour laquelle il conçut des affiches et des menus. Il réalisa également de nombreuses affiches pour Renault et la Croix-Rouge, ainsi que des décors de théâtre. Édouard Collin a réalisé plusieurs œuvres d'envergure, notamment pour le pavillon Île de France à l'Exposition universelle de 1937, pour le pavillon de l'Oise à l'exposition du Progrès Social de 1939, pour la salle à manger du paquebot de croisière Ville de Tunis, ainsi que des fresques pour le sanctuaire Notre-Dame de Bon Port au Cap d'Antibes (1948), et une composition décorative pour le paquebot France. Bel exemplaire, non entoilé. Benezit, Dictionary of artists, 2006, Volume 3, p. 1242.

COLMARS. MANUSCRIT.

Plan de Colmars.

[circa 1750]. En deux feuilles jointes de 395 x 600 mm.

Plan manuscrit, encre et aquarelle, de la ville et des fortification de Colmars, au confluent du Verdon et de la Lance, dans les Alpes-de-Haute-Provence, portant le détail des rues de la ville, du tracé de son enceinte fortifiée, et des deux bastions qui la défendent (le fort Saint-Martin ou fort de Savoie et le fort du Calvaire ou fort de France). Des numéros sur le plan renvoient à une légende sur la gauche du plan donnant le nom de tous les ouvrages militaires. À l'extérieur de la ville sont figurés les cours d'eau, les zones rocheuses, les chemins et les parties cultivées. La petite ville de Colmars, située près de la frontière avec le duché de Savoie, fut une place royale dès 1593. L'enceinte a été construite vers 1690 d'après les plans de l'ingénieur Niquet, et les deux forts ont été construits, à la même époque, par Guy Creuzet de Richerand, directeur des fortifications du Dauphiné. Bien que le traité d'Utrecht de 1713, qui rattacha la vallée de l'Ubaye à la France, l'eut éloignée de la frontière avec la Savoie, la ville de Colmars demeura une place forte jusqu'en 1860. L'échelle est en toises. Trace de pliure. Marges écornées avec de petits manques n'affectant pas le dessin.

COMBET (Emile). MANUSCRIT.

Carte routière de quelques communes du canton de St Germain de Calberte en grande partie.

[circa 1790]. 524 x 400 mm, sur papier bleuté.

Carte manuscrite, à l'encre brune, de la majeure partie du canton de Saint-Germain-de-Calberte en Lozère, portant les routes, les rivières et les villages désignés par de petites maisons, différentes en fonction de leur importance. Les limites des communes sont tracées en pointillés surlignés de jaune. La carte ne comprend pas les parties est ou ouest des communes de Saint-Julien-des-Points, Saint-Martin-de-Lansuscle et Moissac-Vallée-Française, mais elle contient la commune de Saint-Frézal-de-Ventalon au nord qui ne fait pas partie du canton. L'échelle est en lieues et en toises. Le titre est inscrit au dos. Les pliures ont été anciennement doublées; très petits manques au centre de la carte; mouillures et tâches brunes.

COMMISSION des PHARES;

[PHARES] Carte des phares des côtes de France.

1876 En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 743 x 992 mm montée dans une reliure en demi-chagrin vert de l'époque.

Intéressante carte figurant les emplacements des phares situés le long des côtes françaises, ainsi qu'une partie des côtes anglaises, espagnoles et italiennes. Elle a été dressée en 1876 par la Commission des phares, commission française qui mit en place le programme de signalisation du littoral français. La Commission des phares fut créée au printemps 1811 par le comte Molé, alors directeur général des Ponts-et-Chaussées. La légende de la carte donne une classification des phares qui sont divisés en cinq catégories : phare à feu fixe, phare à éclipse, phare à feu varié par des éclats, phare à feu fixe blanc varié par des éclats colorés, et fanal ou feu de port. Bon exemplaire. Reliure usagée.

COMPAGNIE des ARTS PHOTOMÉCANIQUES.

Paris monumental [et] L'Île de France touristique et monumentale.

Paris, Cie des Arts Photomécaniques, [1945]. Plan et carte imprimés recto-verso de 524 x 729 mm.

Plan de Paris et carte de l'Île-de-France, imprimés recto-verso et publiés en 1945 par la Compagnie des Arts Photomécaniques établie à Paris. Le plan de Paris est illustré de plusieurs vignettes des monuments et bâtiments publics de la ville. Il indique également en rouge les lignes et stations du métro. Les espaces verts sont en jaune. Tout autour de la ville figurent, posés sur des rouleaux de parchemin, les numéros des anciennes routes nationales reliant Paris et la province, comme la RN 306, qui reliait la capitale à Rambouillet, la RN 308 qui reliait Paris à Poissy, ou la RN 14 qui allait jusqu'à Rouen. Le plan est décoré d'un titre sur une banderole, des armoiries de la ville et d'une rose des vents. Sur la droite se trouve la liste des adresses utiles pour les théâtres, les églises à visiter, les musées et les monuments et curiosités. Au dos de ce plan figure une carte touristique et monumentale de l'Île-de-France, illustrée de vignettes des châteaux autour de Paris, et montrant, en rouge, le réseau des anciennes routes nationales, et en noir, les chemins de fer. Au centre, le plan de Paris est entouré des numéros des anciennes routes nationales. Sur la droite se trouve la liste des localités et des visites recommandées. Ce plan et cette carte ont été publiés en 1945, à la Libération. Cette date est confirmée par les armoiries de la ville qui montrent les trois décorations qui lui ont été décernées au cours de l’Histoire, et plus particulièrement la Croix de la Libération, qui figure ici au centre, entourée, à gauche, de la Légion d’honneur (décret du 9 octobre 1900), et à droite, de la Croix de guerre (citation à l’ordre de l’armée du 28 juillet 1919). Après avoir été élevée au titre de « Compagnon de la Libération » le 24 mars 1945, Paris reçoit des mains du général de Gaulle, le 2 avril 1945, la Croix de la Libération. En principe, sur les armoiries de Paris, cette croix est placée sur la gauche. Le fait qu'elle soit placée au centre confirme la date d'édition de 1945. La date d'édition est également confirmée par la toponymie de deux rues figurant sur le plan : l'ancienne avenue d'Antin, dans le 8ème arrondissement, porte ici son nom actuel d'avenue Franklin D. Roosevelt, nom qui lui fut attribué en 1945, en hommage à Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis, mort en avril de cette même année ; la rue d'Orléans également, que l'on peut voir ici traverser les 5ème et 14ème arrondissements, sera scindée en 1946 en deux rues, l'avenue Denfert-Rochereau et la rue Henri-Barbusse. Bel exemplaire. Papier légèrement froissé dans la partie droite.

CONDE-sur-l'ESCAUT. MANUSCRIT.

Plan de Condé.

[circa 1710]. 260 x 342 mm.

Plan manuscrit de la ville de Condé-sur-L'Escaut, dans le Nord, portant le détail des fortifications et du vieux château. À l'extérieur du plan sont indiqués les routes menant à la porte du Quesnoy, la zone inondable, le tracé des bras de l'Escaut et des canaux. La ville de Condé, devenue définitivement française en 1678 après le traité de Nimègue, entra dans le système de fortification, dit du «pré carré», qui protégeait la frontière avec les Pays-Bas espagnols ; les fortifications de la ville furent renforcées et complétées, à la fin du XVIIe siècle, par le chevalier de Ville suivant le système de Vauban. L'échelle est en toises. Très belle condition.

CONTANT de la MOTTE.

[VERSAILLES] Nouveau plan de Versailles.

Versailles, Blaizot Libraire du Roy et de la Reine, et Paris, de La Marche, 1787. 590 x 977 mm.

Remarquable et très grand plan de Versailles, dressé par Contant de la Motte, ingénieur géographe au Département de la Guerre, attaché au Bureau des Fortifications. Il a été gravé par Jean-Baptiste Croisey, et publié en 1787 par Blaizot, libraire du roi et de la reine à Versailles, et par Delamarche à Paris. Il a été imprimé chez Sampier d'Arena. Il est orné d'un titre inscrit sur une draperie portée par deux chérubins, décoré en tête des armes couronnées du prince de Poix, dédicataire du plan. Philippe de Noailles, comte de Noailles et prince de Poix, était « capitaine et gouverneur de la ville et des chasteaux de Versailles, Marly et dépendances et capitaine des chasses de nos parcs dépendans desdits lieux ». Orienté au sud, indiqué par une rose des vents, ce plan très détaillé représente tous les bâtiments de la ville et du château, ainsi que les allées, bois et pièces d'eau du parc. Les jardins occupent la plus grande partie du plan. On peut voir le Trianon, la Ménagerie, la Faisanderie, le pavillon du garde, l'Île Royale, ou encore le bassin appelé Pièce des Suisses. Viennent ensuite le château, l'Orangerie, le Potager du Roi, le Parc aux Cerfs et le Parc de Clagny, la Place d'Armes, puis les grandes et petites Écuries. Le plan montre enfin la ville, dans laquelle on peut voir les avenues de Saint-Cloud, de Paris, de Sceaux et de Picardie, les quartiers du Petit Montreuil et du Grand Montreuil, l'Hôtel du Grand Maître, l'Hôtel de Limoges, le chenil, la place Dauphine, ou encore le couvent de la congrégation de Saint-Augustin. Les limites de la ville sont la butte de Picardie au nord, les rues Porte de Buc et du Dauphin (aujourd'hui disparue) au sud, et la rue Champlagarde, actuelle rue Champ Lagarde, à l'est. Une importante légende de chaque côté du plan donne les noms de tous les lieux représentés. L'échelle est de dix-huit lignes pour cent toises. Il existe une édition antérieure datée de 1783, publiée par Blaizot à Versailles, et Fortin à Paris, ainsi qu'une version manuscrite portant la date de 1781, et annotée de la main du roi (Conférence des sociétés savantes, littéraires et artistiques du département de Seine-et-Oise, 1902, p. 78). Nous avons noté quelques différences entre notre édition et celle de 1783 : pour la partie Trianon, le jardin nommé Les Onze Arpents, a été modifié, tout comme le Jardin de la Reine ; près des bois de Satori ou Satory, ont été ajoutées la friche de la Glacière et la friche du Fer à Cheval ; une partie des jardins près de la ménagerie a été réaménagée ; le parc de Clagny a été modifié. Nous n'avons trouvé aucune information sur l'auteur Contant de La Motte. Quant à l'éditeur, Pierre Blaizot, il était libraire et marchand d'estampes, de musique, de cartes géographiques, de papiers peints, et libraire du Roi, de la Reine et de la famille royale. Vers 1769, il s'établit rue de Satory à Versailles. Bel exemplaire. Déchirure restaurée au niveau de la légende droite. Catalogue général de l'exposition du Ministère de l'intérieur, 1878, p. 60, 263 ; Delamarche, Catalogue des globes, sphères, atlas, cartes, et autres ouvrages, géographiques et astronomiques, composant le fonds de C. F. Delamarche, 1806, p. 38 (date d'édition non précisée) ; Mercure de France dédié au Roi, Samedi 5 avril 1783, p. 47 (édition de 1783).

CORION (A.).

Nouveau plan de la ville de Paris.

Paris, A. Corion, 1858. En 36 sections montées sur toile vert bouteille et repliées, formant un plan de 646 x 940 mm, monté dans une reliure de chagrin marron avec pièce de titre rouge au dos ; carte des environs de Paris contrecollée au dos du premier plat.

Très beau plan de Paris, gravé et lithographié par F. Delamare et Goyer, et publié en 1858 par l'atelier d'Entoilage et Vernissage de Plans et Cartes Géographiques de A. Corion à Paris. L'exemplaire a été finement aquarellé à l'époque. Paris est représentée en 1858, ce qui fait de ce plan l'un des tout premiers plans du Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann commencés en 1853. Le plan montre en bleu les voies en cours d'exécution, la plus importante d'entre elles étant le boulevard Sébastopol, qui sera inauguré en 1858, année de la publication du plan, et en rose les voies projetées. Le boulevard de Sébastopol sera prolongé sur la rive gauche jusqu'à la rue des Écoles. Cette portion sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les limites de Paris sont marquées par l'enceinte de Thiers construite en 1844. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les faubourgs environnants, tels Montmartre, Batignolles, Passy, Auteuil, Gentilly, Ivry, Bercy, Charonne ou encore La Villette. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, dont 7 figurent sur le plan (Mont Valérien, Vanves, Montrouge, Bicêtre, Romainville, etc). Sur le plan figurent également les lignes de chemin de fer au départ de Paris. En 1858, Paris est divisée en 12 arrondissements. Il faudra attendre l'année suivante, le 16 juin 1859, pour que soient créés les 20 arrondissements, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux, seront annexés à Paris. Le titre est décoré des armes de Paris. Le plan est orné de vignettes figurant des bâtiments publics comme le château de Vincennes, l'hospice des aliénés de Charenton, le château de Saint-Ouen, les cimetières du Père-Lachaise et de Montmartre, le palais du Luxembourg, ou encore la chapelle Notre-Dame-des-Flammes. Cette chapelle fut bâtie près de Meudon en 1842, en souvenir des 45 victimes, dont l'illustre navigateur Jules Dumont d'Urville, qui périrent à cet endroit le 8 mai 1842 à la suite de la première catastrophe ferroviaire, et fut démolie vers 1950. Au bas du plan se trouve la liste des 21 théâtres de Paris. Il existe une autre édition, également datée de 1858, sur laquelle ont été ajoutés la légende des deux couleurs pour les voies projetées et en cours d'exécution, ainsi que trois nouveaux noms dans la liste des théâtres : le Théâtre Impérial, Ancien Cirque, boulevard du Temple, démoli en 1862 lors de la transformation du Boulevard du Temple ; le Cirque Napoléon, boulevard du Temple, plus ancien cirque au monde, inauguré par Napoléon III en 1852, et aujourd'hui devenu le Cirque d'Hiver Bouglione ; et le Cirque de l'Impératrice aux Champs-Élysées, édifié en 1841, également nommé Cirque d'Été, et démoli vers 1900. Au dos du premier plat se trouve une carte des environs de Paris. Bel exemplaire. Reliure passée. Vallée, Catalogue des plans de Paris, 1908, 861.

CORNIC (Alain).

France. Bourgogne.

1979. 99,5 x 149,5 cm.

Belle et spectaculaire carte touristique illustrée de la Bourgogne, dessinée par Alain Cornic et publiée en 1979. Elle est décorée d'un personnage féminin en costume traditionnel, des armoiries de la Bourgogne et de divers emblèmes en lien avec l'histoire, la géographie et les productions naturelles de la région. Les bordures sont également illustrées d'emblèmes de la région. Plusieurs vignettes illustrent la carte elle-même : monuments, activités de loisirs, grappes de raisin, etc. Nous n'avons trouvé aucune information sur le peintre et illustrateur Alain Cornic. Il a réalisé des illustrations pour la tapisserie d'Aubusson, des cartes et cartoguides de régions françaises, et deux cartes de l'Afrique Occidentale Française. Son nom est cité dans le Journal officiel de l'Afrique équatoriale française du 1er avril 1930, et dans Afrique Magazine, Le grand journal de l'Union française du 20 mai1945. Bel exemplaire, non entoilé. Petites usures et déchirures en bordure de la carte.

CORNIC (Alain).

Saône & Loire. Jardin Roman.

[Paris], Publicadvise, [vers 1975]. 99,5 x 149,5 cm.

Belle et spectaculaire carte illustrant le patrimoine roman de la Saône-et-Loire, dessinée par Alain Cornic et publiée vers 1975. Elle est décorée d'un personnage féminin en costume traditionnel, des armoiries de la Bourgogne, d'un portrait du poète Alphonse de Lamartine, et de divers emblèmes en lien avec l'histoire, la géographie et les productions naturelles de la région. Les bordures sont également illustrées d'emblèmes de la région. La carte est illustrée de vignettes figurant des églises et chapelles romanes. Nous n'avons trouvé aucune information sur le peintre et illustrateur Alain Cornic. Il a réalisé des illustrations pour la tapisserie d'Aubusson, des cartes et cartoguides de régions françaises, et deux cartes de l'Afrique Occidentale Française. Son nom est cité dans le Journal officiel de l'Afrique équatoriale française du 1er avril 1930, et dans Afrique Magazine, Le grand journal de l'Union française du 20 mai1945. Très bon exemplaire, non entoilé. Usures et déchirures en bordure de la carte.

COSSART d'ESPIÈS (Louis Antoine Camille de).

[Carte de France].

[vers 1825-1830]. 52,5 x 39 cm, sur papier vélin.

Carte manuscrite, crayon, encre brune et aquarelle, de la France. Y sont figurés les régions dont les contours sont aquarellés, les noms des départements, les villes principales et les fleuves. La Corse figure en carton en bas à droite. La carte est orientée. Ce travail d'élève est dédicacé "à son bon Papa par Camille d'Espiès", et est attribuable à Louis-Antoine-Camille de Cossart d'Espiès (1815-1864). Belle condition.

COTTIGNIES (Alexandre J.). MANUSCRIT.

Plan figurative d’une partie du marais d’Annœullin nommé la Nouvelle France.

1780. 165 x 420 mm.

Plan d’arpentage, encre et lavis, donnant le plan d’assèchement de la partie du grand marais d’Annœullin voisin du marais d’Allennes. Il montre les fossés de séparation plantés d’arbres, les fossés de drainage, le numéro des parcelles et l’emplacement des bornes. La superficie de chaque parcelle est notée dans la marge. Le plan est certifié conforme à l’existence des lieux par l’arpenteur expert juré Cottignies. À la fin du XVII° siècle, la ville d’Annœullin, située sur les confins des provinces de Flandre et d’Artois, était entourée par un grand marais qui fournissait tourbe et fourrages. En 1777, le roi Louis XVI ordonnait, par lettres patentes, le défrichement et le partage des marais: deux tiers pour la communauté des habitants (qui fut divisée en 514 portions ménagères tirées au sort en 1779) et un tiers seigneurial (qui fut mis en location). Petites taches brunes dans les marges, petite déchirure anciennement restaurée, plan empoussiéré.

COVENS (Jean) & MORTIER (Pierre).

[NORMANDIE/LA TRAPPE] La nouvelle Thébaïde, ou la carte très particulière et exacte de l'abbaye de la Maison Dieu Nostre Dame de La Trappe de l'Estroite Observance de Citeaux située dans la province du Perche, diocesse de Sées.

Amsterdam, J. Covens et C. Mortier, [circa 1725]. 461 x 423 mm.

Belle carte figurant l'abbaye bénédictine de La Trappe et ses environs, située dans le Perche, dressée sur les lieux par L. de La Salle. Elle est ornée de deux vignettes figurant Armand Jean Le Bouthillier de Rancé, de l'ordre cistercien de la Stricte Observance, et de Bernard de Clairvaux ou Saint-Bernard, de l'ordre cistercien. La carte montre les villages de Bonmoulins, Bonnefoi, Soligny, Les Genettes, etc, ainsi que les bois, les chapelles, les étangs, et parties de la forêt de Bonmoulins et de la forêt du Perche. Exemplaire de choix brillamment aquarellé à l'époque. Koeman's Atlantes Neerlandici, II, C & M 15.

CREPY (Etienne-Louis).

Carte nouvelle des environs de Paris contenant aussy la Brie.

Paris, Crépy, 1753. En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 503 x 718 mm.

Carte figurant les environs de Paris avec plan de la capitale au centre de la carte. Elle s'étend de Franconville à Chartres et de Mantes à Meaux. Deux légères rousseurs dans la partie supérieure. Exemplaire aquarellé à l'époque.

CRÉPY (Louis) & AVELINE (Pierre).

[BLOIS] Blois, ville de France, capital du Païs Blaisoit.

Paris, Crépy, [circa 1720]. 175 x 236 mm.

Beau et rare panorama de la ville de Blois, probablement d'après Pierre Aveline, et publié par Louis Crépy. Au bas de la vue figurent un bref historique de la ville, et une table de 16 légendes numérotées pour les lieux et monuments principaux, comme le faubourg de Foix, le collège des Jésuites, le château, l'abbaye Saint-Laumer, le couvent des Cordeliers, la cathédrale Saint-Louis, ou encore le pont de la Loire, ou pont Jacques-Gabriel, conçu par l'architecte Jacques Gabriel. Sa construction débuta en 1716 et s'acheva en 1724. Pierre Aveline était un graveur à l'eau-forte et au burin spécialisé dans les vues de villes et les maisons royales. Louis Crépy (1660-1739) était un dessinateur, graveur, éditeur et marchand d'estampes. En 1731, il revendit une partie de son fonds à ses deux fils Louis et Étienne-Louis Crépy. Bel exemplaire.

CRÉPY (Étienne-Louis).

[BERRY/BOURBONNAIS/NIVERNAIS] Les provinces de Berry, Bourbonnois et Nivernois, divisée par élections. Dressé sur les mémoires les plus nouveaux.

Paris, Crépy, 1780. 500 x 680 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque (195 x 127 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.

Belle et rare carte figurant le Berry, le Bourbonnais et le Nivernais, dressée par Étienne-Louis Crépy, et publiée en 1780 par la maison d'édition Crépy. La première édition est de 1737. Les trois provinces sont divisées en élections ou juridictions de l'impôt. La carte s'étend au nord jusqu'à Châtillon-sur-Loire (Loiret), au sud jusqu'à Montaigu ou Montaigut-en-Combraille (Puy-de-Dôme), à l'ouest jusqu'à Martizei ou Martizay (Indre), et à l'est jusqu'à Autun (Saône-et-Loire). La carte est décorée d'un beau cartouche de titre orné des armoiries des trois provinces. Les villes les plus importantes sont signalées par le dessin d'une citadelle aquarellée en rouge. En haut à droite figure le cartouche contenant l'échelle en lieues communes de France, en lieues parisiennes et lieues de Sologne, en grandes lieues de France, et en lieues d'environ trente-cinq au degré. Les Crépy, actifs de 1694 à 1790, étaient des dessinateurs, graveurs, éditeurs et marchands d'estampes. En 1731, Jean Crépy le père (1660?-1739) revendit une partie de son fonds à ses deux fils Louis (169? -1760) et Étienne-Louis (17..-1758). Étienne-Louis Crépy était spécialisé dans la gravure géographique. Jean-Baptiste Crépy, son neveu, lui succéda à sa mort. Présentation peu commune pour cette carte, repliée et placée dans une couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque. Rare. Nous n'avons pas trouvé d'exemplaire de cette édition dans les collections publiques. La BnF et l'Universitätsbibliothek Bern conservent les éditions de 1737 et 1767. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Vacher, Le Berry, Contribution à l'étude géographique d'une région française, 1908, p. 97 ; Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher (1912), 4E Série - 26E Volume, 1912, p. 86 (édition de 1737).

CRÉPY (Étienne-Louis).

[JEU de l'OIE] Les Travaux de Mars, ou Nouveau Jeu de la Guerre, dédié à la jeune noblesse de France.

Paris, Crépy, 1767. 428 x 541 mm.

Rare jeu de l'oie à thème militaire, composé de 66 cases contenant des termes techniques et des opérations militaires, et pour certaines des illustrations. Le jeu peut se jouer de deux méthodes, l'une respectant les règles du jeu de l'oie, l'autre étant plus libre. Le titre du jeu se réfère à un ouvrage de l'ingénieur militaire Manesson-Mallet, Les travaux de Mars, ou l'Art de la guerre, publié pour la première fois en 1671 et qui connut plusieurs éditions. La guerre, aux XVIIe et XVIIIe siècles, c'est essentiellement la prise et la défense des villes et places fortes. Le jeune joueur est ainsi invité à se familiariser avec le vocabulaire militaire (tranchée, blocus, siège...) et le parcours d'un jeune officier, depuis l'École Royale Militaire jusqu'aux plus hautes dignités. Les règles du jeu sont décorées d'attributs militaires et d'une vignette montrant Louis XV, fondateur de l'École Royale Militaire en 1751. Bon exemplaire. Grand-Carteret, Vieux papiers Vieilles images, p. 265 ; D'Allemagne, Le Noble jeu de l'oie en France, de 1640 à 1950, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950) par René Poirier, 1950, p. 221.

CRÉPY (Étienne-Louis).

[LYONNAIS/FOREZ/BEAUJOLAIS/AUVERGNE] Carte du gouvernement général du Lionnois comprenant les provinces du Lionnois, du Forez, et du Beaujolois, la province de la Haute et Basse Auvergne et leurs païs adjacens. Dressé sur les mém.res les plus nouv.x.

Paris, Crépy, 1767. 500 x 680 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque (195 x 127 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.

Belle et rare carte figurant la région du Lyonnais, avec la Haute et Basse Auvergne. Elle a été dressée par Étienne-Louis Crépy, et publiée par l'auteur en 1767. Le gouvernement général du Lyonnois comprenait les provinces du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements généraux étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Le gouvernement général du Lyonnais appartenait à la première classe. Son chef-lieu était Lyon. La carte montre également la Haute et Basse Auvergne, la Haute Auvergne correspondant aujourd'hui au département du Cantal, et la Basse Auvergne au Puy-de-Dôme. La carte s'étend au nord jusqu'à Saint-Pourçain ou Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), au sud jusqu'à La Guiolle ou Laguiole (Aveyron), à l'ouest jusqu'à Vantadour ou Moustier-Ventadour (Corrèze), et à l'est jusqu'à Lyon (Rhône). Elle est décorée d'un cartouche de titre orné en tête de la tête d'un lion, symbole de la ville de Lyon. Les villes majeures sont signalées par le dessin d'une citadelle aquarellée en rouge. Sous le cartouche contenant l'échelle des distances se trouve une note sur la rivière Furan dans le Forez : La petite rivière de Furand dans le Forez est considérable par le grand nombre de moulins ou artifices qui sont dessus, ils servent à fabriquer des armes, à faire du papier, à évider les soyes, et à scier les planches de sapins &c. Les Crépy, actifs de 1694 à 1790, étaient des dessinateurs, graveurs, éditeurs et marchands d'estampes. En 1731, Jean Crépy le père (1660?-1739) revendit une partie de son fonds à ses deux fils Louis (169? -1760) et Étienne-Louis (17..-1758). Étienne-Louis Crépy était spécialisé dans la gravure géographique. Jean-Baptiste Crépy, son neveu, lui succéda à sa mort. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites restaurations. Vingtrinier, Catalogue de la bibliothèque lyonnaise de M. Coste, 1853, p. 2, 27 (édition de 1780).

DAGINCOURT (Emmanuel) & LAUNAY (Louis de) & BUSQUET (Horace).

[GÉOLOGIE/SAINT-PIERRE-le-MOÛTIER] Carte topographique de l'État-Major. Carte géologique détaillée. S.t Pierre. Feuille n°135.

Paris, Ch. Béranger, [1888]. En 27 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,62 x 1,16 m ; étiquette au dos de l'éditeur Charles Béranger.

Belle et grande carte géologique lithographiée en couleurs, figurant la région de Saint-Pierre-le-Moûtier, dans le département de la Nièvre. Elle a été levée par les officiers du Corps d'État-Major et publiée par le Dépôt de la Guerre en 1888. Dressée à l'échelle de 1/80,000e, elle s'étend au nord jusqu'à Saint-Éloy ou Saint-Éloi, au sud jusqu'à Trévol (Allier), à l'ouest jusqu'à Neuilly-en-Dun (Cher), et à l'est jusqu'à Lamenay ou Lamenay-sur-Loire. Les explorations et les tracés géologiques ont été faits de 1881 à 1884, par Emmanuel Dagincourt, Louis de Launay et Horace Busquet, sous la direction de André-Eugène Jacquot, inspecteur général des Mines et directeur du Service de la Carte Géologique. Les cartes géologiques consultées pour cette feuille sont la Carte géologique de la France par les ingénieurs en chef des Mines Élie de Beaumont et Armand Dufrénoy, publiée en 1842, la Carte géologique du département de l'Allier par Charles-Louis Boulanger, publiée en 1844, la Carte géologique du département du Cher par Charles-Louis Boulanger et Jean Baptiste Eugène Bertera, publiée en 1849, la Carte géologique du département de la Nièvre par Jean Baptiste Eugène Bertera et Alexandre-Émile Béguyer de Chancourtois, publiée en 1861, et la Carte géologique du département de la Nièvre par Jean Baptiste Eugène Bertera et Théodore Ebray, publiée en 1862. Les bordures gauche et droite contiennent la notice explicative et la légende des couleurs identifiant les différentes formations sédimentaires. Au bas de la carte se trouve la légende technique. En bas à gauche figure le cachet froid du Service de la Carte géologique détaillée de la France, en bas à droite, du Ministère des Travaux Publics, Service géologique des Mines. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Armand Dufrénoy et Léonce Élie de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. Bel exemplaire. Mourlon, Bibliographia geologica, Série A, Tome IV, 1902, p. 282 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Juillet 1888, p. 1758.

DANTAN (Fernand).

[AUVERGNE] Auvergne - Bourbonnais - Velay. Thermalisme - Tourisme - Villes d'art.

Clermont, G. de Bussac, [1950]. Lithographie en couleurs de 897 x 608 mm.

Rare et très grande carte illustrée de l'Auvergne, dessinée par le peintre et illustrateur auvergnat Fernand Dantan (1913-2005), pour la promotion du tourisme en Auvergne. La carte est illustrée de vignettes représentant les villes principales, des monuments, des lieux touristiques, les activités et les produits de la région. Fernand Dantan a également illustré des ouvrages de Pierre Balme sur Clermont-Ferrand et l'Auvergne. Bel exemplaire, non entoilé. Déchirure au bas de la carte, quelques marques légères de pliures.

DAUSSE (Jean-Jacques). MANUSCRIT.

Plan géométrique des bois et terres prétendue par Monsr de Maranche et autres.

1720. 510 x 778 mm, monté sur toile.

Carte manuscrite, encre brune et lavis, des lieux-dits Gros-Buisson et Grange-Vannand, sur la commune de Rochefort-sur-Nenon, à quelques kilomètres à l'est de Dole et à la lisière de la forêt domaniale de Chaux. Y sont figurés la forêt royale de Chaux dans la partie haute du plan, plusieurs parcelles de bois ou de terre qui sont nommées et mesurées, les chemins, et quelques habitations. Une mention manuscrite au dos «Gros Buisson et Grange Vannand» permet de localiser précisément le plan. Une autre mention manuscrite, au bas du plan, par le géomètre Dausse qui a effectué le «mesurage», indique que cette carte est un double «conforme au premier plan général de la forêt de Chaux». Ce plan semble avoir été dressé dans le cadre d'une contestation de propriété entre M. de Marenches (d'une famille de juristes et de notables de la ville de Dole) et le domaine royal, portant sur des terres et des bois situés à la lisière de la forêt de Chaux. La carte est orientée par une belle rose des vents, l'échelle est en perches et inscrite dans un cartouche fleuri. Traces de pliures, marges écornées avec de très petits manques n'affectant par le plan mais seulement l'encadrement, frottement au niveau des pliures, une bonne partie du texte est insolée avec l'encre pâlie.

DAUSSY (Pierre).

[MARSEILLE & PIOMBINO] Carte des côtes de la mer Méditerranée. Partie comprise entre Marseille et Piombino.

[Paris], Dépôt-Général de la Marine, 1832. 605 x 885 mm.

Belle et grande carte marine figurant les côtes de la Méditerranée entre Marseille et Piombino en Toscane. Exemplaire dont les terres ont été rehaussées au lavis d'encre de Chine. Elle a été dressée par Pierre Daussy, ingénieur hydrographe en chef de la Marine, et publiée en 1832 par le Dépôt Général de la Marine, par ordre du roi Louis-Philippe Ier, sous le ministère du comte de Rigny, secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies. La carte montre également la partie nord de la Corse jusqu'au golfe de Porto, d'après la carte d'Anne Louis Chrétien de Hell, et les îles de l'archipel toscan : Gorgona, Capraia, Elbe, Pianosa et Montecristo. En haut à droite figure l'avertissement aux navigateurs, en bas à gauche le cachet imprimé du Dépôt Général de la Marine. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire dont les terres ont été rehaussées au lavis d'encre de Chine. Dezauche, Catalogue des cartes, plans et vues de côtes qui composent l'hydrographie française, Septembre 1837, 1837, p. 20, 733.

DECARIS (Albert).

[ÎLE de la CITÉ] [Le Pont Neuf et l'Île de la Cité].

[1950]. 645 x 495 mm.

Remarquable vue plongeante de l'Île de la Cité, gravée au burin par Albert Decaris, et publiée vers La vue est prise depuis la pointe ouest de l'île, avec le Pont Neuf et le square du Vert-Galant, où trône la statue d'Henri IV. Elle s'étend à l'est jusqu'à l'île Saint-Louis et le pont de Sully. Cette gravure illustre la couverture d'un ouvrage d'André Suarès intitulé Paris, illustré de 38 burins de Decaris, et publié en 1950. Exemplaire signé et numéroté par l'artiste 28/150, et enrichi d'un dessin au crayon de Notre-Dame par Decaris, avec un envoi à Monsieur Edmond Bougaud (?) très cordial hommage. Buriniste renommé du XXe siècle, mais aussi peintre et illustrateur, Albert Decaris (1901-1988) commence sa formation aux arts graphiques à l'école Estienne. En 1918, il est admis à l'école des Beaux-Arts de Paris où il rencontre son ami Louis Louvrier. En 1919, il obtient le premier Grand Prix de Rome pour sa gravure Ève avant le péché, et séjourne quatre ans à la villa Médicis. À partir de 1926, il réalise de nombreuses illustrations de livres, dont les trois premières parties des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand, ainsi que des éditions d'œuvres de Ronsard, Shakespeare, ou encore Vigny. Il travaille régulièrement pour les Postes françaises (PTT), dessinant plus de 500 timbres-poste. En 1937, il réalise une fresque monumentale pour l'hôtel de ville de Vesoul, et décore le pavillon du Bois français pour l'exposition internationale de Paris. En 1938, il décore le pavillon français pour l'exposition internationale de New York. En 1943, il est admis à l'Académie des Beaux-Arts, dont il devient président en 1960. Il expose au Salon d'automne de 1945. En 1973, il est nommé peintre officiel de la Marine. Bel exemplaire. Petite trace de colle dans la marge inférieure.

DEFOSSEUX (Joachim) & DELARUELLE (Louis Joseph). MANUSCRIT.

[Plan d'une propriété à Lambersart].

1748. 420 x 551 mm, encadrement sous verre moderne.

Plan manuscrit à l'encre brune d'une terre située «au faubourg de St André paroisse de Lambersart», près de Lille, portant le dessin d'une propriété rurale «que l'on appelle vulgairement le château d'Houchin», avec jardin, dépendances et terres, ainsi que les chemins qui l'entourent. Un long texte placé à droite du plan explique qu'il a été dressé par Joachim Defosseux et Louis Joseph Delaruelle «arpenteurs et priseurs jurés des ville et châtelenie résidens à Lille», dans le cadre du règlement d'un litige entre les enfants de Louis François de Montmorency, comte de Logny et seigneur de Neuville d'une part, et Louis Joseph Renard «ecuier conseiller secrétaire du roy maison couronne de France en la chancellerie près la cour du parlement de Flandres» d'autre part. Cette propriété, qui est enclavée dans des terres appartenant à Louis de Montmorency, a été achetée par le sieur Renard, mais les termes du contrat de vente n'étant pas suffisamment précis, les deux arpenteurs se sont rendus sur place pour une nouvelle mesure et placer de nouvelles bornes entre les deux propriétés. Notre exemplaire est une copie de l'acte original comme l'indique la mention «pour copie» qui termine le document. Le plan est orienté, les distances portées dans la légende sont en verges. Traces de pliures avec petits manques.

DELAFOSSE (Denis ?).

[FRANCHE-COMTÉ] Carte du gouvernement général du Comté de Bourgogne ou Franche-Comté divisée en baillages et territoires. Assujétie aux observations astronomiques et aux opérations trigonométriques de Messieurs de l'Académie Royale des Sciences. Dressée et gravée par D.s Delafosse Géog.e.

Paris, le S. Daumont, 1761. 685 x 493 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque (195 x 125 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.

Belle et rare carte du Comté de Bourgogne ou Franche-Comté, dressée et gravée par D. Delafosse, et publiée par Jean-François Daumont à Paris en 1761. La carte montre les quatre bailliages de Franche-Comté que sont Vesoul, Dole, Pontarlier, et Orgelet, formant le gouvernement général du Comté de Bourgogne. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements généraux et militaires étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Le gouvernement du Comté de Bourgogne appartenait à la première classe, et son chef-lieu était Besançon. La carte s'étend au nord jusqu'à Montureux ou Monthureux-sur-Saône (Vosges), au sud jusqu'à Matafalon ou Matafelon-Granges (Ain), à l'ouest jusqu'à Saint Jean de Lonne ou Saint-Jean-de-Losne (Côte-d'Or), et à l'est jusqu'à Porrentruy en Suisse. Elle est décorée d'un beau et grand cartouche de titre dessiné et gravé par Pierre-Laurent Auvray, orné des armoiries de la Franche-Comté. En haut à gauche figure la liste des bailliages et territoires de la Franche-Comté, en haut à droite la légende des signes conventionnels. L'échelle est en toises et en lieues de Franche-Comté. Présentation peu commune pour cette carte, repliée et placée dans une couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

DELAFOSSE (Denis ?).

[MAINE & PERCHE] Carte du gouvernement général du Maine et Perche.

Paris, Basset, 1773. 495 x 700 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier saumon de l'époque (201 x 125 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.

Belle et rare carte du Maine et du Perche, dressée et gravée par D. Delafosse, et publiée par Basset à Paris en 1773. Il existe deux autres éditions, l'une publiée par Daumont en 1761, l'autre publiée par Basset en 1785. Le Maine est divisé en Haut et Bas Maine. Avec le Perche, les trois régions formaient le gouvernement général du Maine et Perche. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements généraux étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Le gouvernement de Maine et Perche appartenait à la seconde classe, et son chef-lieu était Le Mans. La carte s'étend au nord jusqu'à Médavy (Orne), au sud jusqu'à Chigné (ancienne commune du Maine-et-Loire), à l'ouest jusqu'à Montautour (Ille-et-Vilaine), et à l'est jusqu'à Illiers ou Illiers-Combray (Eure-et-Loir). Les routes royales sont représentées par un trait double. La carte est dédiée à Philippe Antoine Gabriel Victor Charles de La Tour du Pin, marquis de la Charce, gouverneur et lieutenant général de Maine et Perche de 1749 à 1765. Elle est décorée d'un beau cartouche de titre orné en tête des armoiries du dédicataire. En haut à gauche figure l'échelle, en bas à gauche, la liste des trois régions du Maine et du Perche avec leurs villes les plus importantes, et la légende des signes conventionnels. Rare, un seul exemplaire de cette édition dans les collections publiques (Universitätsbibliothek Bern). Présentation peu commune pour cette carte, repliée et placée dans une couverture cartonnée de papier bleu de l'époque. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

DELAFOSSE (Denis ?).

[NIVERNAIS] Duché et gouvernement général de Nivernois.

Paris, Daumont, 1760. 493 x 617 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque (200 x 127 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.

Belle et rare carte du duché et gouvernement général de Nivernais, dressée par D. Delafosse, gravée par Durand, et publiée par Jean-François Daumont à Paris en 1760. La carte figure les huit pays qui constituaient le gouvernement général de Nivernais au XVIIIe siècle : le Donzyois ou Donziois, les Vallées d'Yonne, le Morvant ou Morvan, les Vaux de Montenoison, les Vaux de Nevers, le Pays d'Entre Loire et Allier, Les Amognes, et le Bazois. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements généraux étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Le gouvernement général de Nivernais appartenait à la seconde classe, et son chef-lieu était Nevers. La carte s'étend au nord jusqu'à l'ancienne commune de Cravant (Yonne), au sud jusqu'à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire), à l'ouest jusqu'à Soulangis et Les Aix-dam-Gilon ou Les Aix-d'Angillon (Cher), et à l'est jusqu'à Vitteaux et Arnay-le-Duc (Côte-d'Or). La carte est dédiée à Philippe Jules François Mancini, duc de de Nivernais et de Donziois, petit-neveu de Mazarin, et gouverneur du Nivernais de 1661 à 1707. Elle est décorée d'un beau cartouche de titre orné des armoiries du dédicataire et d'attributs militaires. En haut à gauche figure l'échelle des distances en toises et en lieues ; en bas à gauche, la liste des huit pays du Nivernais avec leurs villes principales, et une description du Nivernais, indiquant qu'il s'y trouve beaucoup de mines de fer, quantités de bois, du charbon de terre et des carrières d'où l'on tire de très belles pierres à bâtir ; en bas à droite, l'avertissement au public, et la légende des signes conventionnels. Présentation peu commune pour cette carte, repliée et placée dans une couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Jaubert, Souvenirs du bon vieux temps dans le Nivernais, particulièrement dans le Bazois, 1837, p. 19.

DELAFOSSE (Jean-Baptiste).

[ANJOU & TOURAINE] Carte des provinces d'Anjou et de Touraine dressée suivant les nouvelles observations de M.rs de l'Accadémie Royale des Sciences. Par J.B. Delafosse.

1780. 511 x 720 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque (200 x 126 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.

Belle et rare carte de l'Anjou et de la Touraine, dressée et publiée par Jean-Baptiste Delafosse en 1780. Les deux provinces sont divisées en élections ou juridictions de l'impôt. La carte s'étend au nord jusqu'à Laval (Mayenne) et Montmiral ou Montmirail (Sarthe), au sud jusqu'à Bressuire (Deux-Sèvres) et Châtellerault (Vienne), à l'ouest jusqu'à La Guierche ou La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) et Clisson (Loire-Atlantique), et à l'est jusqu'à Blois (Loir-et-Cher). Les villes les plus importantes sont signalées par le dessin d'une citadelle aquarellée en rouge. Sous le titre figure l'échelle en lieues d'Anjou, lieues communes de Poitou et lieues de Touraine. Très rare. Nous n'avons trouvé aucune trace de cette carte dans les collections publiques. Présentation peu commune pour cette carte, repliée et placée dans une couverture cartonnée recouverte de papier bleu de l'époque. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Bulletin trimestriel de la Société archéologique de Touraine, T. XXXVIII - Année 1977, 1978, p. 511, 17.

DELAFOSSE (Jean-Baptiste).

Carte des provinces d'Anjou et de Touraine dressée suivant les nouvelles observations de M.rs de l'Accadémie Royale des Sciences.

1780. 506 x 715 mm.

Très belle et rare carte par Jean-Baptiste Delafosse, figurant les provinces de l'Anjou et de la Touraine, divisées en 13 élections (circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime). Elle s'étend du nord au sud entre Le Mans et Châtellerault, et d'ouest en est entre Ancenis et Blois. Les villes principales sont signalées par un mur d'enceinte aquarellé en rouge. L'échelle est en lieues d'Anjou, de Poitou et de Touraine. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque, coloris très frais. Très rare.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

[COUR des AIDES] Carte des jurisdictions ressortissantes en la Cour des Aydes de Paris. Élections, greniers à sel, juges des traites foraines, des dépôts des sels et de la marque des fers et prévôtés du Clermontois.

1747. 520 x 684 mm.

Très rare carte figurant les généralités du ressort de la Cour des aides de Paris, dressée par l'abbé Jean Delagrive, géographe de la ville de Paris, et publiée en 1747. Une nouvelle édition a été publiée par Desnos en 1760. La Cour des aides de Paris fut créée en 1355. Les généralités (ou circonscriptions administratives de la France sous l'Ancien Régime) qui en dépendaient étaient au nombre de treize : Paris, Amiens, Soissons, Champagne, Orléans, Bourges, Moulins, Poitiers, Tours, Limoges, La Rochelle, Dijon et Lyon, auxquelles ont été ajoutées les prévôtés du Clermontois (Clermont-en-Argonne) dépendant du prince de Condé. La carte s'étend au nord jusqu'à Dunkerque, au sud jusqu'à Barbezieux (Charente) et Bourg-Argental (Loire), à l'ouest jusqu'à Pouancé (Maine-et-Loire), et à l'est jusqu'à Vaucouleurs (Meuse) et Mâcon (Saône-et-Loire). Elle est dédiée aux seigneurs de la Cour des aides de Paris et décorée d'un très beau cartouche de titre dessiné par Pierre Jacques Cazes et gravé par Martin Marvie. Ce cartouche est illustré de plusieurs figures allégoriques, dont les dieux Neptune et Hermès, et au sommet, d'une figure féminine entourée de deux angelots, et tenant les armoiries de Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, premier président à la Cour des Aides de 1746 à 1749. Sur les côtés se trouve la "Table alphabétique des élections, greniers à sel, et juges des traites du ressort de la Cour des Aydes de Paris", suivie de la liste des dépôts de sel. En haut à droite se trouve l'explication des symboles utilisés pour les généralités, les élections, les juges des traites, les greniers à sel, les terres de la prévôté du Clermontois, et les juges des fers. Plusieurs cercles concentriques ont été reportés sur la carte, en partant de Paris, espacés de vingt mille toises chacun, afin d'avoir les distances du premier coup d'œil. Sous l'Ancien Régime, les Cours des aides étaient en France des cours d'appel qui traitaient les contentieux fiscaux. Au début du XVIIIe siècle, le royaume de France comptait neuf Cours des aides. Celles-ci étaient situées à Paris, Bordeaux (créée en 1637), Montpellier (1437), Grenoble (1638), Rouen (1483), Montauban (1642), Clermont-Ferrand (1630), Aix (1642), et Pau (1632). Elles jugeaient en dernier ressort tous procès, tant civils que criminels, entre toutes personnes, au sujet des tailles, aides, gabelles, impositions et autres fermes et droits du Roi, et jugeaient les appels des élections, greniers à sel, traites foraines, etc. Elles jugeaient également des contestations concernant l'usurpation de la noblesse à l'occasion de la levée des impots, et, en conséquence, leur procureur général était en droit d'obliger ceux qui se disaient nobles à produire leurs titres de noblesse. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie en 1713. De retour à Paris, il se consacre aux techniques du dessin, de la gravure, de l'arpentage, de la trigonométrie, et de toutes les autres parties des sciences employées par la géométrie. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, conjointement avec Cassini, il détermine la méridienne de l'Observatoire. En 1749, il entreprend un plan détaillé de Paris, et publie la feuille consacrée au quartier de la Cité en 1754. À sa mort en 1757, son élève Hugnin poursuivra le projet, sans l'achever. Très rare exemplaire dont la table alphabétique porte des ajouts manuscrits à l'encre. La carte comporte également des notes manuscrites, tels que des modifications ou des ajouts de villes, en particulier la ville de Dunkerque. Les îles de Ré et d'Oléron ont également été dessinées. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Marques de pliure, déchirure restaurée au niveau d'une pliure. Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Tome vingt-huitième, 1859, p. 864 ; Vallée, 839 ; Boulliot, Biographie ardennaise, ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus ou leurs erreurs, Tome premier, p. 492, X.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

Neuvième plan de Paris. Ses accroissemens sous le règne de Louis XV. L'Étendüe de la ville et des faubourgs avec les bornes et limites qui y ont été posées en conséquence des déclarations du Roy des 18 juillet 1724 ; 29 janvier 1726 ; 23 mars et 28 sept.e 1728 et sous les ordres de MM. les commissaires nommés par lettres patentes des 12 août 1724, et 29 mars 1728.

Paris, 1735. 614 x 845 mm.

Grand et beau plan de Paris dressé et publié par l'abbé Delagrive en 1735, et le dernier de la série des 9 plans de Paris dressés pour le Traité de la Police, grand traité méthodique de la police parisienne, publié entre 1705 et 1738 (selon les éditions), par Nicolas Delamare, premier lieutenant général de police de Paris Il est orné d'un titre inscrit sur une draperie tenue par un ange et une femme ailée. En bas à gauche figure un cartouche contenant la description du plan, avec les accroissements de la ville et ses embellissements. Parmi ces embellissements figurent le nouveau quartier de Gaillon, la paroisse du Roule érigée en faubourg de la ville, 27 rues nouvellement ouvertes, 10 nouvelles églises paroissiales, les bâtiments de l'Hôtel-Dieu considérablement augmentés, la reconstruction du Petit Pont, la démolition et suppression de la porte Saint-Honoré, deux nouveaux châteaux d'eau dont celui de la Samaritaine rebâti et un nouveau au Palais Royal, deux nouveaux marchés, ou encore l'Hôtel des Mousquetaires rebâti. Ces embellissements concernent également deux ponts aujourd'hui disparus : le pont des Cygnes, qui reliait le quartier du Gros Caillou à l'île des Cygnes ; l'île des Cygnes fut réunie au Champ de Mars à la fin du XVIIIe ; l'autre nouveau pont sur ce plan est le pont Rouge, qui reliait les îles de la Cité et de Saint-Louis, et qui sera remplacé par le pont de la Cité entre 1804 et 1811, puis par l'actuel Pont Saint-Louis. L'île Saint-Louis est également appelée île Notre Dame. Le cartouche contenant la description du plan est orné de la déesse Minerve tenant un bouclier portant les armoiries de la ville de Paris. On voit Minerve entourée d'amours dessinateurs, et Mercure lui rendre visite. En haut à gauche, en carton, figurent les limites de La Chapelle et de La Villette. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bel exemplaire, replié. Boutier, 211 ; Vallée, 847.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

Plan de Paris divisé en seize quartiers en exécution de l'Ordonnance du Bureau de la Ville du 24 février 1744.

Paris, Fourneau, [1744]. 599 x 885 mm.

Très grand plan de Paris, orné d'un cartouche de titre entouré des armoiries des membres du Bureau de la Ville, et de Jean-Baptiste Taitbout, greffier en chef de la ville. Ce plan est identique à celui publié par Delagrive en 1741. Il reprend la même division en 16 quartiers municipaux, qui fut établie en janvier 1684. Le plan figure également les fontaines, avec les conduites qui les alimentent, marquées par des lignes fines dans les rues de passage. Il prend également en compte les récents travaux effectués sous la direction de Michel Etienne Turgot. Avec table alphabétique de renvois pour les rues, les paroisses, les collèges, les hôpitaux et les communautés religieuses. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bon exemplaire. Petites déchirures marginales restaurées, quelques jaunissures par endroits. Boutier, 232Ab.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

Plan des fontaines de la ville et des faubourgs de Paris. Les différentes conduites des eaux de source et de rivière. Distinction des Eaux du Roi et de celles qui appartiennent à la ville. Les châteaux d'eau, les regards et réservoirs. Avec les noms des fontaines et des rües où passent les tuyaux de distribution.

Paris, 1735. 547 x 584 mm.

Très beau plan figurant le réseau d'approvisionnement en eau des fontaines de Paris, dressé en 1735 par l'abbé Delagrive pour le Traité de la Police, ouvrage publié par Nicolas Delamare entre 1722 et 1738. Il est orné d'un cartouche de titre décoré d'une fontaine crachant de l'eau, et accompagné d'un cartouche d'explication et d'une légende des symboles utilisés permettant de différencier les conduites d'eau du roi pour les eaux de la Seine et de source, les conduites d'eau de la ville pour les eaux de la Seine et de source, les fontaines et les puits. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bel exemplaire, replié. Boutier, 212A.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

[SAINT-CLOUD] Plan de St. Cloud levé et dédié à S.A.S. Monseigneur le duc de Chartre.

Paris, Charbonnier, 1744. 595 x 845 mm.

Très grand et beau plan de Saint-Cloud, montrant le parc, le château, la ville et les environs proches. Il a été dressé par le géographe Jean Delagrive, et publié par Charbonnier à Paris en 1744. Il est dédié à Louis-Philippe d'Orléans, duc de Chartres, et décoré d'un beau cartouche de titre, orné en tête des armoiries royales et d'une allégorie de la Renommée, et illustré d'angelots maniant des instruments d'astronomie. Il s'étend au nord jusqu'au Parc de Busanval (Buzenval) et la Fosse aux Loups, au sud jusqu'aux Étangs de Ville-davrai (Ville-d'Avray), à l'ouest jusqu'au Clos-Tutin (parcelle de terre dans la plaine de Garches), et à l'est jusqu'à la plaine de Boulogne et la Seine, où figurent les ponts de Sèvres et de Saint-Cloud, l'Île de Monsieur, l'Île de La Rochelle (nous n'avons pas trouvé trace de cette île sur d'autres cartes) et l'Île Seguin. Le parc de Saint-Cloud montre les allées (de l'Étang, de Monsieur, de Chamillard, l'allée Royale), le réservoir, la pépinière, la fontaine aux chevaux et les Bois Robichons. Le château de Saint-Cloud fut construit au XVIe siècle, puis embelli au XVIIe par Philippe d'Orléans, dit Monsieur, frère de Louis XIV. C'est un château aujourd'hui disparu, après qu'il fut bombardé et incendié pendant la guerre franco-allemande de 1870. Il ne subsiste aujourd'hui que le parc. Ce plan accompagne souvent Les Environs de Paris de l'abbé Delagrive, qui est l'un des recueils les plus importants pour la connaissance de la région parisienne au XVIIIe siècle, et le premier à donner une représentation exacte et très détaillée des villages, abbayes, châteaux, fermes, routes et chemins qui environnaient la ville de Paris. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bel exemplaire. Petites déchirures dans la marge supérieure. Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France, 1845, p. 779 ; Badin & Quantin, Géographie départementale, classique et administrative de la France. Département de Seine-et-Oise, 1847, p. 337.

DELAGRIVE (Jean, abbé).

[VERSAILLES] Plan de Versailles, du Petit Parc, et de ses dépendances où sont marqués les emplacemens de chaque maison de cette ville, les plans du château, et des hôtels, et les distributions des jardins et bosquets.

Paris, Fourneau, 1746. 607 x 921 mm.

Très grand et beau plan de Versailles, montrant la ville, le château et les jardins. Il a été dressé par le géographe Jean Delagrive, et publié par Fourneau à Paris en 1746. Il est décoré d'un superbe cartouche de titre, orné en tête d'une représentation du Roi Soleil, et illustré d'une vue des jardins, avec le Temple de l'Amour du Petit Trianon. Les jardins occupent la plus grande partie du plan. On y voit la Ferme de Gallie, l'allée de Choisy, le Trianon, la pièce des Ah-ah, la ménagerie, la faisanderie, le pré de Lanci, la porcherie, le pré des crapaux, le pavillon des gardes, l'Étang puant, l'Île Royale ou encore le bassin appelé pièce des Suisses. Viennent ensuite le château, l'Orangerie, le potager, l'avant-court, la Place d'Armes, puis les grandes et petites écuries. Le plan montre enfin la ville, avec les avenues de Saint-Cloud, de Paris et de Sceaux. Les limites de la ville sont la rue Notre Dame au nord, la place des Ursulines et la rue des Rossignols au sud, et la butte de Mont-Boron à l'est. On peut voir les marchés, la place Dauphine, et les hôtels. Près de l'hôtel de Limoge, on remarque un terrain portant le nom de Camp des Fainéans, probablement en référence aux oisifs et aux mauvais sujets qui l'occupaient. C'est sur ce terrain que fut construite la caserne d'Artois entre 1773 et 1776, qui abritait à l'origine les écuries du comte d'Artois, frère de Louis XVI. À gauche du cartouche de titre figure une liste de 33 hôtels de la ville, en bas à droite, une liste des 191 statues et vases du château et des jardins de Versailles. Ce plan accompagne souvent Les Environs de Paris de l'abbé Delagrive, qui est l'un des recueils les plus importants pour la connaissance de la région parisienne au XVIIIe siècle, et le premier à donner une représentation exacte et très détaillée des villages, abbayes, châteaux, fermes, routes et chemins qui environnaient la ville de Paris. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Bel exemplaire. Traces légères de pliures, petits défauts à une pliure. Girault de Saint-Fargeau, Bibliographie historique et topographique de la France, 1845, p. 79 (édition de 1758).

DELAGRIVE (Jean, abbé) & ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS.

Nouveau plan de Paris et de ses faubourgs dressé sur la méridienne de l'Observatoire et levé géométriquement par M. l'abbé Delagrive.

Paris, [1728-1880]. En 6 feuilles jointes de 1,11 x 1,33 mètres.

Fac-similé de 1880 du monumental plan de Paris réalisé par l’abbé Delagrive en 1728. Il est orné d'un cartouche de titre surmonté des armes de Paris entourées des déesses Piété et Justice, accompagnées de Minerve, Neptune, Mercure et Vénus. En haut à gauche figure le cartouche de dédicace au roi Louis XV, orné de son portrait. Les bordures sont décorées de divers profils de monuments gravés d’après Blondel : Louvre, Invalides, Tuileries, Luxembourg, Sorbonne, Val de Grâce, Notre-Dame, etc. Le plan de Delagrive fut le premier plan de Paris offert au public en souscription, en janvier 1727. Le projet fut mené à terme au bout de deux années. Soucieux de représenter ce plan avec un maximum d’exactitude, Delagrive déclara avoir employé pendant "près de deux années la toise, la chaînette et la boussole", et affirma avoir toujours fondé son travail sur l’observation directe, et non sur la copie ou la consultation de plans antérieurs. Considéré comme le plan de référence pendant de longues années, il était offert par le bureau de la ville aux nouveaux échevins et personnalités diverses. Le plan original de 1728 est de la plus grande rareté. Graveur-topographe né à Sedan en 1689, Jean Delagrive, prêtre lazariste, professa la philosophie au collège de sa congrégation à Cracovie. De retour à Paris, il se voua exclusivement à la gravure topographique et aux techniques d'arpentage et de triangulation. Ses plans de Paris, de Versailles et des environs de Paris lui valurent les fonctions de géographe de la ville de Paris. En 1733, il participa à la mesure de la perpendiculaire à la méridienne de l'Observatoire. Ce fac-similé, de très belle qualité, a été publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans, atlas réunissant des fac-similés des plus célèbres plans de Paris exécutés entre le XVIe et la fin du XVIIIe. Très bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Boutier, 202. (autre exemplaire en noir sur demande)

DELAHAYE (Guillaume-Nicolas).

[FORÊT de FONTAINEBLEAU] Nouvelle Carte de la forêt de Fontainebleau d'après les meilleurs plans.

1778. En 21 sections montées sur toile ert repliées, formant une carte de 613 x 858 mm ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Auvray, portant le titre en manuscrit.

Belle carte particulièrement détaillée de la forêt de Fontainebleau, dressée en 1778 et gravée par Guillaume-Nicolas Delahaye. L'exemplaire a été finement aquarellé à l'époque. De plus, les lettres du titre et un grand nombre de toponymes ont été surlignés à l'aquarelle rouge. La carte s'étend au nord jusqu'à Vaux-le-Pénil et Melun, au sud jusqu'à Grés ou Grez-sur-Loing, et Villiers ou Villiers-sous-Grez, à l'ouest jusqu'à Perthes et Arbonne ou Arbonne-la-Forêt, et à l'est jusqu'à Machaut ou Machault, et Moret, aujourd'hui Moret-Loing-et-Orvanne. La forêt est divisée en neuf gardes ou cantons. Sur la droite se trouve une liste numérotée des carrefours, croix, étoiles, etc des neuf gardes qui n'ont pas pu être écrits en toutes lettres sur la carte, ainsi que les indices des plantations nouvelles, avec le nombre d'arpents et de perches pour chacune, et la date de plantation entre 1768 et 1777. La carte est décorée d'un cartouche de titre orné d'un cor de chasse, et d'une jolie vue du château de Fontainebleau. La carte est orientée à l'est par une rose des vents, dont le nord est indiqué par une fleur de lys. Graveur en géographie et topographie, Guillaume Nicolas Delahaye était le filleul de Guillaume de l'Isle. Il a gravé plus de 1 200 cartes ou plans, dont celles de Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville, Didier Robert de Vaugondy, Jean-Baptiste d'Après de Mannevillette ou Jean-Nicolas Buache. Ayant obtenu le privilège d'être nommé Premier graveur du Roi (dont il avait commencé la grande "Carte des chasses du Roi", aux environs de Versailles), on le considère comme le créateur de la gravure topographique. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Les lettres du titre et un grand nombre de toponymes ont été surlignés à l'aquarelle rouge. L'Informateur de Fontainebleau, 1931, p. 7.

DELAMARCHE (Charles François).

La France divisée par provinces et en ses trente deux gouvernemens militaires.

Paris, F.x Delamarche, [circa 1820]. 543 x 685 mm.

Grande et belle carte peu commune de la France divisée par provinces, dressée par le géographe Charles François Delamarche, et publiée par son fils, Félix Delamarche, ingénieur-mécanicien pour les globes et sphères. Elle est accompagnée d'une table donnant la liste des 32 gouvernements, avec leur capitale. La Corse est représentée séparément en bas à droite. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites rousseurs dans les marges.

DELAMARCHE (Félix);

Royaume de France divisé en 86 départemens.

Paris Fx. Delamarche 1833 21 x 25 cm.

Carte gravée, avec les contours coloriés, collée sur une mince planche de bois et découpée sous forme de puzzle en suivant la forme des départements. Le tout est placé dans une boîte en bois de l'époque à couvercle coulissant. Petit défaut au couvercle.

DELAMARE (F.).

[BAGNÈRES-de-BIGORRE] Nouveau plan de Bagnères-de-Bigorre.

Bagnères, chez les principaux Libraires et M.ds d'Estampes, [circa 1850]. 425 x 498 mm.

Très rare plan de la ville de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées, gravé par F. Delamare et publié vers 1850 à Bagnères, et par Logerot à Paris. En bas à droite figure un plan topographique des environs de Bagnères, au-dessus, une notice sur la ville. Très rare exemplaire finement aquarellé à l'époque, et très rare édition comportant une légende des couleurs en partie imprimée et en partie manuscrite. La légende manuscrite indique que les routes impériales sont coloriées en rouge, et les routes départementales en violet. La légende imprimée indique que les eaux thermales sont aquarellées en bleu : Grand Établissement Thermal, Bains de Bellevue, Bains du Petit et du Grand Versailles, Bains Charles, Bains Arqué, Bains de Lasserre, Hôtel Frascati et Bains de la Guthière, etc ; les monuments publics en rouge : Prison Cellulaire, Gendarmerie, Église St Vincent, Théâtre, etc ; et les manufactures en bistre : Marbrerie de Mr. Géruzet (marbrerie fondée en 1829 par Aimé Géruzet, et qui fut l'une des plus importantes de France jusqu'en 1880), Tournerie d'Objets en Buis, Papeterie Mécanique, Hôtel du Grand Soleil, Hôtel de Paris, Scierie Mécanique, Imprimerie et Librairie, sans oublier le Marchand de Cartes et Estampes qui a très certainement publié ce plan, et qui se trouvait Allée des Platanes. Il existe une autre édition sans cette légende, publiée en 1852 (Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Juillet 1852, p. 428, n°66). C'est cette édition sans légende des couleurs que nous avons trouvée à la BnF (exemplaire en noir et blanc). L'exemplaire de la Médiathèque de Bagnères possède un exemplaire aquarellé comme le nôtre (à l'exception du plan topographique), mais sans la légende/explication des trois couleurs. Ce sont les deux seuls exemplaires que nous avons localisés. Bon exemplaire aquarellé à l'époque, anciennement replié. La marge inférieure ayant été coupée, il manque la ligne mentionnant l'éditeur parisien Logerot.

DELESSE (Achille).

[GÉOLOGIE & HYDROLOGIE] Carte géologique souterraine de la ville de Paris [et] Carte hydrologique de la ville de Paris.

Paris, F. Savy, 1858. Deux cartes en 24 sections chacune, montées sur toile et repliées, de 0,98 x 1,36 m chacune ; étiquettes de titre au dos ; sous chemise et étui de papier marbré vert de l'époque ; pièce de maroquin rouge sur le premier plat ; pièce de titre rouge au dos de l'étui "Cartes hydrologique et géologique de Paris".

Très rares cartes murales, dressées dans le cadre des Grands Travaux de Paris par Achille Delesse, ingénieur des Mines du département de la Seine, à la demande du baron Haussmann, préfet de la Seine. Elles ont été dessinées par Alejandro Babinski, employé du service des carrières, et chromolithographiées par Lemercier sous la direction d'Avril frères. Elles ont été exécutées sur deux plans de Paris publiés par les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées, en 1856 pour la carte géologique souterraine, et en 1858 pour la carte hydrologique. La carte géologique souterraine se distingue des cartes géologiques classiques, en ce sens qu'elle indique non seulement le terrain qui se trouve à la surface du sol, mais aussi la nature ainsi que la forme des terrains qui composent le sous-sol. Les nombreux travaux souterrains entrepris à Paris ont permis à Achille Delesse de dresser les coupes d'un grand nombre de fouilles, de puits et de sondages. Sa carte fait connaître le sous-sol jusqu'aux plus grandes profondeurs qui aient été atteintes à cette date, et résume tout ce que l'on connaît sur sa géologie. Les coupes sont faites en ligne droite et vont d'une barrière à l'autre. Le niveau de l'eau superficielle ou souterraine est indiqué dans ces coupes par une ligne bleue. La carte est décorée de deux cartouches de titre, le principal étant orné en tête des armoiries de Paris. Sous le titre se trouve la description de la carte, en bas à gauche l'explication des couleurs et des signes utilisés. La partie basse est occupée par trois coupes géologiques : de la barrière de La Motte-Picquet à la barrière du Roule, de la barrière de Charenton à la barrière d'Aunay (11e arrondissement), et de la barrière de Neuilly à la barrière de Vincennes. Cette carte fut présentée avec les plus grands éloges par Élie de Beaumont, et s'avéra fort utile, non seulement aux géologues, mais aussi aux ingénieurs, architectes et constructeurs. La carte hydrologique, quant à elle, fait connaître le relief du sol, mais aussi le mode d'écoulement des eaux qui tombent à sa surface. Des cotes nombreuses marquent le niveau de l'eau dans les puits ordinaires et dans les puits forés. La ville de Paris était traversée par quatre nappes d'eau superficielles : la Seine, le canal Saint-Martin, la Bièvre et le ruisseau de Ménilmontant. Un système de couleurs permet d'identifier les terrains géologiques baignés par les nappes d'eau souterraines : gypse, calcaire, argile, nappes superficielles, souterraines, d'infiltration, etc. Cette carte très élaborée constituait un nouvel outil pour résoudre un grand nombre de questions importantes relatives à la salubrité, aux inondations, au drainage, à l'écoulement des égouts et à l'exécution de tous les travaux souterrains. Au bas de la carte figurent deux coupes géologiques : de la barrière Poissonnière à la barrière du Montparnasse, et de la barrière Blanche à la barrière d'Italie. Sous le titre, orné des armoiries de Paris, figure la description de la carte. Reçu à Polytechnique en 1837, Achille Delesse choisit le Service des Mines et achève sa formation de géologue à l'École des Mines sous les ordres d'Élie de Beaumont et d'Armand Dufrénoy, auteurs de la toute première carte géologique de la France en 1841, et à l'origine du développement de cette science en France. Il a également réalisé en 1865 une Carte géologique du département de la Seine, et une Carte agronomique des environs de Paris vers 1861. Sur le premier plat de l'étui est contrecollée une pièce de maroquin rouge portant, en lettres dorées, le nom et la fonction du propriétaire de la carte, ainsi que les armes de la Ville de Paris. Gabriel Amand Legendre fut membre du Conseil municipal du département de la Seine de 1850 à 1870. En 1865, il fut nommé conseiller général du 10ème arrondissement de Paris. Il fut officier de la Légion d'honneur, négociant en bois, et l'un des administrateurs du Comptoir d'Escompte. En 1858, Paris appartenait au département de la Seine, département qui sera dissous en 1968 pour former les départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Cartes en très belle condition. Quelques frottements à la chemise et à l'étui. Vallée, 879 & 880 ; Annales des Ponts et Chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1862, pp. 273-283.

DELESSE (Achille).

[HYDROLOGIE] Carte hydrologique de la ville de Paris.

Paris, F. Savy, 1858. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,96 x 1,33 m ; sous étui en percaline noire de l'époque avec titre en lettres dorées au dos.

Très rare plan monumental de Paris, dressé par Achille Delesse, ingénieur des Mines du département de la Seine, dessiné par Babinski, et chromolithographié par Lemercier sous la direction d'Avril frères. Le plan a été exécuté dans le cadre des Grands Travaux de Paris, à la demande du baron Haussmann, préfet de la Seine. Ce plan fait connaître le relief du sol, mais aussi le mode d'écoulement des eaux qui tombent à sa surface. Paris était traversée par 4 nappes d'eau superficielles : la Seine, le canal Saint-Martin, la Bièvre et le ruisseau de Ménilmontant. Un système de couleurs permet d'identifier les terrains et les nappes d'eau : gypse, calcaire, argile, nappes superficielles, souterraines, d'infiltration, etc. Au bas de la carte figurent quatre coupes géologiques. Sous le titre, orné des armoiries de Paris, figure une description de la carte. Reçu à Polytechnique en 1837, Achille Delesse choisit le Service des Mines et achève sa formation de géologue à l'École des Mines sous les ordres d'Élie de Beaumont et de Dufrénoy, auteurs de la toute première carte géologique de la France en 1841, et à l'origine du développement de cette science en France. Il a également réalisé en 1858 une Carte géologique souterraine de la ville de Paris et en 1865, une Carte géologique du département de la Seine. Bel exemplaire. Défauts à l'étui. Vallée, 880.

DELÉCEY de CHANGEY (Louis-Charles). MANUSCRIT.

[Carte de la région de Ballancourt-sur-Essonne].

1826. 421 x 546 mm.

Carte minute manuscrite, encre et aquarelle, de la région de Ballancourt-sur-Essonne avec le village, la rivière Essonne et le marais d’Itteville, les routes, fermes, hameaux et moulin, le château du Saussay avec le plan de son parc. Le relief est figuré par des hachures. Avec les quatre profils du terrain correspondant à des tracés inscrits sur la carte. Travail réalisé lorsque l’auteur était élève de l’école royale spéciale militaire de Saint-Cyr avec le cachet de l’école et la signature du professeur. Cachet armorié de L. Ch. Delécey de Changey. Très belle condition.

DELÉCEY de CHANGEY (Louis-Charles). MANUSCRIT.

Ville et place de Valenciennes.

1831. 345 x 410 mm, sur papier vergé.

Joli plan manuscrit, encre et aquarelle, montrant le plan de la ville avec le nom des rues principales et de quelques bâtiments, le tracé des fortifications et de la citadelle, les rivières, canaux et fossés. La carte n'est pas signée, mais elle provient de la collection de Louis-Charles Delécey de Changey et est de sa main. Trace de pliure.

DEMIÈGE (Jean-Baptiste).

[MÂCONNAIS] Carte du Pays et Comté du Maconnois comprenant le diocese et bailliage de Macon.

1775. En 4 feuilles jointes formant une carte de 1,12 x 1,29 m.

Magnifique carte murale des Pays et Comté du Mâconnais. Elle a été levée en 1775 par Jean-Baptiste Demiège, d'après la carte de Cassini, à la demande de Gabriel François Moreau, évêque de Mâcon de 1763 à 1801. La carte figure le Comté du Mâconnais ainsi que les régions voisines de la Bresse, du Chalonnais, du Charolais, du Lyonnais et du Beaujolais, qui appartenaient au diocèse de Mâcon. Elle s'étend au nord jusqu'à Montcenis, Givry et Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire, au sud jusqu'à Amplepuis dans le Rhône, à l'ouest jusqu'à Digoin en Saône-et-Loire, et à l'est jusqu'à Montrevel ou Montrevel-en-Bresse dans le département de l'Ain. La carte est décorée d'un très beau cartouche de titre orné en tête des armes du dédicataire, Gabriel François Moreau, figurant deux roses et une tête de Maure, accompagnées de la devise latine Religionis et provinciæ protector ou Protecteur de la religion et de la province, et en pied d'armes que nous n'avons pas pu identifier, avec la devise latine Deo et principi fidelis perpetuo ou Toujours fidèle à Dieu et à son prince. Peut-être s'agit-il de Louis-Henri-Joseph de Bourbon, prince de Condé, gouverneur de la province de Bourgogne de 1754 à 1789. Sur les côtés figurent plusieurs listes et descriptions du diocèse de Mâcon ; des deux chapitres et églises de Saint-Vincent de Mâcon et de Saint-Pierre de Mâcon ; des sept communautés religieuses ; des six archiprêtrés de Cluny, du Roussay ou Rousset-Marizy, de Virisey ou Vérizet, de Vaurenard ou Vauxrenard, de Beaujeu, et de Charlieu, avec leurs paroisses et collateurs (personnes qui avaient le droit de conférer un bénéfice ecclésiastique) ; du Mâconnais et de ses quatre villes majeures que sont Mâcon, Cluny, Tournus et Saint Gengoux le Royal, renommée en 1882 Saint-Gengoux-le-National ; une chronologie des anciens comtes de Mâcon de 882 à 1232, date de la vente du comté à la couronne de France ; et une liste des quatre conciles tenus à Mâcon. Les limites du diocèse de Mâcon ont été aquarellées à l'époque en rose, celles des divisions des archiprêtrés en bleu. L'échelle est de trois lieues communes de Bourgogne et trois lieues communes de France. La carte porte quelques annotations manuscrites à l'encre rouge. Le "E" de ORIENT dans la marge droite est absent. Nous ne savons pas si cette lettre est masquée par la feuille inférieure, ou s'il s'agit d'une erreur d'origine, mais il ne manque rien sur toute la longueur de la carte au niveau de l'assemblage des feuilles, et le mot OCCIDENT à gauche est lui bien complet. Cette carte du Mâconnais s'inscrit dans la lignée des cartes de provinces de très grandes dimensions levées et publiées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, d'après la carte de France de Cassini. Lorsque Jean Seguin publia en 1763 la Carte particulière du Duché de Bourgogne, carte monumentale en quinze feuilles, celle-ci provoqua une vive émulation cartographique dans les provinces voisines, qui entendaient posséder à leur tour leurs propres cartes particulières. C'est ainsi qu'entre 1763 et 1766, il dressa pour les États de Bresse la Carte particulière des Pays de Bresse, Bugey et Gex en quatre feuilles (1,25 x 1,80 m). Puis en 1781, ce fut la Carte générale de la province de Languedoc, dressée par Louis Capitaine à la demande des États du Languedoc. Jean-Baptiste Demiège (1741 – 1821) était sous-ingénieur et géographe de la province du Mâconnais, ingénieur des ponts et Chaussées des États du Mâconnais, chef de bureau aux archives de Saône-et-Loire de 1810 à 1821, et membre de l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Mâcon. Cette carte du Mâconnais est la seule que nous lui connaissons. Il existe une autre édition portant, dans la marge inférieure, la mention du graveur Louis Martin Roch Joubert à Lyon et la date de 1776 : "L. Joubert Sculp. Lugd. 1776". Nous n'avons pas pu déterminer quelle édition précède l'autre. De la plus grande rareté. Nous n'avons pu localiser que deux exemplaires dans les collections publiques, l'un à la BnF (édition avec le nom du graveur et la date), l'autre à l'Université Charles de Prague (marge inférieure coupée au cadre). Exemplaire en très bonne condition. Petites taches au niveau des légendes en bas à gauche, rousseurs à la partie droite de la première feuille. Lex, Ville de Mâcon, Notice sur les musées et catalogue de la galerie locale, 1894, p. 1 (édition gravée par Joubert et datée 1776) ; Annales de l'Académie de Mâcon, Troisième série, Tome XXII, 1920-1921, p. 245 (édition gravée par Joubert et datée 1776) ; Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France et de plus de 20,000 hameaux en dépendant, Vol. 2, 1845, pp. 773 & 775.

DENDIEVEL (Emile).

Notre Dame de Paris.

1875. 87 x 60 cm, monté sur carton et entouré d'un passe-partout sur lequel sont remontés la date, le nom de l'auteur et le titre.

Superbe dessin de très grand format, réalisé à la plume, encre noire et lavis gris et bleu, de la façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il montre la façade telle que restaurée par l'architecte Eugène Viollet-Le-Duc, dont le trumeau restitué du portail central, la galerie des Rois, les niches de nouveau occupées par des statues, sans oublier les chimères. Le dessinateur semble avoir un peu triché avec la perspective : en effet, il a rehaussé le toit de façon à ce que l'Ange de la Résurrection, placé sur le pignon de la nef, apparaisse au-dessus de la colonnade entre les deux tours, mais dans ce cas il aurait dû aussi montrer la flèche que, manifestement, il ne voyait pas là où il s'était placé pour faire son dessin. Il est surprenant qu'il n'ait pas non plus représenté la statue de la Vierge à l’Enfant entre deux anges, et les statues d'Adam et Ève rappelant la faute originelle, toutes trois placées sur la terrasse au-dessus de la galerie des Rois, et devant la rose centrale. Ces statues furent refaites lors du projet de rénovation mené par Viollet-Le-Duc. La construction de la façade occidentale et principale débuta en 1200. La tour Nord fut achevée en 1240 et celle du Sud en 1250. Par sa simplicité et son harmonie, cette façade a fasciné les historiens modernes de l’art et les architectes contemporains. Marcel Aubert écrira que c’est une des plus parfaites que le Moyen Âge ait élevées, un chef-d’œuvre de composition et d’exécution, quant à Le Corbusier, il parlera d’une pure création de l’esprit. Pour lui, la surface déterminante est réglée par le carré et le cercle d’où sa pureté géométrique. Au niveau de la galerie dite de la Vierge, une grande rose de 9,60 m de diamètre et exécutée vers 1225, occupe le centre de la façade, constituant comme une auréole à une statue de la Vierge à l’Enfant entre deux anges. À droite et à gauche, les statues d’Adam et d’Eve rappellent la faute originelle. Ces statues furent refaites lors du projet de rénovation mené par l'architecte Eugène Viollet-Le-Duc. Sous la balustrade, s’étend la large bande horizontale de la galerie des Rois. Elle aligne vingt-huit statues représentant vingt-huit générations de rois de Juda et d'Israël, ancêtres du Christ. Mises en place dans le premier tiers du XIIIe siècle, ces statues peintes vont très vite apparaître comme des représentations des rois de France que les simples gens aimaient reconnaître. Dès 1284, c’est ainsi qu’elles sont présentées. Et cette tradition se perpétuera au cours des siècles. C’est pourquoi, au moment des troubles de la Révolution, elles subiront d’importantes mutilations comme symboles du despotisme royal et seront abattues. En 1843, quand les architectes Viollet-Le-Duc et Lassus reçoivent le chantier de Notre-Dame, il ne demeure aucune de ces statues. Viollet-Le-Duc décide, avec l’aide de l’atelier de Geoffroi-Dechaume, de restituer les statues que nous voyons aujourd’hui. À l’étage inférieur, sous la galerie des Rois, on observe trois grands portails qui ne sont pas tout à fait identiques. Le portail central, appelé portail du Jugement, est plus élevé et plus large que les deux autres, le portail Sainte-Anne (à droite ou au Sud) et le portail de la Vierge (à gauche ou au Nord). Superbe document très bien conservé. Quelques piqûres dans la partie haute, mouillure dans l'angle inférieur droit du passe-partout, qui présente également quelques déchirures sans manque.

DENIS (Louis) & PASQUIER (Jacques-Jean).

[FORÊT de FONTAINEBLEAU] Carte de la forest de Fontainebleau et de ses environs divisée en ses huit gardes.

Paris, Denis et Pasquier, 1786. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 540 x 685 mm.

Belle carte figurant la forêt de Fontainebleau divisée en huit gardes ou cantons, dressée en 1764 et corrigée en 1786. La carte de Denis et Pasquier fut la première carte "grand public" qui connut un succès certain, attesté par les rééditions successives. Elle englobe toute la forêt, de Melun à Bourron, et de Moret à Arbonne. Les villes de Fontainebleau et de Moret sont aquarellées en rouge, tandis que les routes principales sont aquarellées en jaune. Y figurent les anciennes et nouvelles routes, les croix, carrefours, chemins, hautes futaies (bois d'arbres élevés), bruyères, roches, etc. Le nord est placé à droite de la carte. La cartographie des forêts a réellement démarré sous Louis XIV. Il n'existait à l'époque pas de tableau d'ensemble des forêts royales, ce qui rendait difficile leur contrôle par le roi et ses fonctionnaires, sans oublier que ces forêts étaient des territoires de chasse appréciés. Rare. Bel exemplaire aquarellé à l'époque.

DEPOT de la GUERRE.

[PROVENCE] Marseille.

Paris, 1875. 525 x 820 mm.

Très grande carte gravée figurant les côtes du sud de la France entre Sète et Saint-Tropez, dressée d'après la carte topographique au 80,000ème levée par les officiers du Corps d'Etat-Major et publiée par le Dépôt de la Guerre. Echelle en mètres, lieux et toises. Bel exemplaire.

DEPOT des CARTES et PLANS de la MARINE.

[HAUTE-NORMANDIE] Côtes de France : Département de la Seine Inférieure, depuis Fécamp jusqu'à Dives.

Paris, 1792. 585 x 862 mm.

Grande carte figurant les côtes de la Seine-Maritime, appelée Seine-Inférieure jusqu'en 1955. Elle a été dressée d'après les plans levés en 1776 par Louis de La Couldre de La Bretonnière, lieutenant de vaisseau, et Pierre Méchain, astronome hydrographe de la Marine. Tous deux furent chargés en 1776 d'inspecter les côtes entre Dunkerque et Granville. A l'ouest, la carte va jusqu'à Rouen. Très bel exemplaire.

DEROY;

BESANCON (Doubs).

Paris Benard circa 1850 231 x 298 mm.

Estampe figurant la ville de Besançon, dessinée et lithographiée par Deroy. Bel exemplaire.

DEROY;

BOURGES (Cher).

Paris Benard circa 1850 218 x 289 mm.

Estampe figurant la ville de Bourges, dessinée et lithographiée par Deroy. Bel exemplaire.

DEROY;

DIJON (Côte-d'Or).

Paris Benard circa 1850 226 x 298 mm.

Estampe figurant la ville de Dijon, dessinée et lithographiée par Deroy. Bel exemplaire.

DEROY;

MONTBRISON (Loire).

Paris Benard circa 1850 221 x 295 mm.

Estampe figurant la ville de Montbrison, lithographiée par Roissy d'après un dessin de Deroy. Bel exemplaire.

DEROY;

TROYES (Aube).

Paris Benard circa 1850 224 x 298 mm.

Estampe figurant la ville de Troyes, dessinée et lithographiée par Deroy. Bel exemplaire.

DEROY (Auguste-Victor).

[MONACO] Casino de Monaco [et] Grands Magasins de la Paix. Première Maison du monde. Paris.

Paris, Becquet, [circa 1872]. 322 x 418 mm et 316 x 383 mm.

Belle vue à vol d'oiseau du casino de Monte-Carlo, lithographiée en couleurs par Auguste-Victor Deroy, dessinateur et lithographe, et fils d'Isidore Deroy. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan la plateforme en hémicycle du Tir aux pigeons, formant un balcon sur la mer ; érigée en 1872, elle sera renforcée par de grandes arcades aveugles en 1871, tel qu'on peut le voir sur l'estampe ; sur la droite, un train quittant la gare de Monte-Carlo, ouverte en 1869, lors de l'inauguration de la ligne de chemin de fer Nice-Vintimille ; au centre, la place du Palais où se tient le casino, avec son horloge et ses trois frontons ; à gauche du casino, l'Hôtel de Paris, inauguré en 1865, et à droite, le Café de Paris, ouvert en 1868. Les deux tours que l'on connaît aujourd'hui, dans lesquelles sont installées des horloges, seront érigées en 1892. Au bas de la vue figurent les temps de trajets en train vers Monaco, depuis Nice, Marseille, Gênes, Turin, Milan, Florence, Venise, Rome et Naples. En 1856, pour renflouer les caisses de la Principauté, qui vient de perdre Menton et Roquebrune, le Prince Charles III ouvre le premier Casino de Monaco au sein de la Villa Bellevue dans le quartier de la Condamine. En 1862, le Casino déménage sur le Rocher, place du Palais, dans l'Hôtel de Russie. Mais par manque d'espace, il est à nouveau déplacé et s'installe à son emplacement actuel, dans le quartier de Monte-Carlo. Inauguré en 1863, il fera basculer le destin de la Principauté. En 1879, on fait appel à Charles Garnier, architecte de l'Opéra Garnier, qui va opérer d'importantes transformations. Le verso de cette estampe est occupé par une vue animée des Grands Magasins de la Paix. Ouvert en 1869, ce magasin occupait le périmètre situé entre les rues du 4 Septembre, de la Michodière, Choiseul et Monsigny. Émile Zola s'en inspirera pour son roman Au Bonheur des Dames. Au bas de la vue figure une liste des nouveautés en français, anglais et espagnol. Bel exemplaire. Petites déchirures restaurées dans la marge inférieure.

DEROY (Isidore).

[LE HAVRE] Le Hâvre. Vue prise de la mer - El Avre de Gracia. Vista tomada del mar.

Paris et New-York, L. Turgis J.ne, [circa 1860]. 380 x 498 mm.

Belle vue à vol d'oiseau de l'entrée de la ville du Havre, dessinée et lithographiée par Isidore Deroy, et finement coloriée à l'époque. La vue est prise depuis le sud, et s'étend jusqu'au cap de La Hève. Au premier plan figurent le phare et la jetée, occupée de nombreux promeneurs, puis le sémaphore et son mât à signaux. Sur la gauche, on peut voir la plage et les Bains Frascati. Sous la vue figurent dix légendes situant le Cap de la Hève et les phares, la chapelle Notre-Dame-des-Flots, Sainte-Adresse, l'église Saint-Vincent-de-Paul, Ingouville, Frascati et les Bains de mer, le Musée, les Signaux, l'avant-port et la Seine. Isidore Deroy (1797-1886) était un peintre, aquarelliste et lithographe français. Il fut l'élève de Louis-François Cassas, et exposa à plusieurs reprises au Salon de peinture et de sculpture. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Déchirures dans les marges restaurées.

DEROY (Isidore).

[MARSEILLE] Vue générale de Marseille - Vista general de Marsella.

Paris et New-York, L. Turgis J.ne, [vers 1870]. 375 x 497 mm.

Belle vue à vol d'oiseau du Vieux-Port et de la ville de Marseille, dessinée, lithographiée et finement coloriée à l'époque par Isidore Deroy. La vue est prise depuis l'ouest, avec au premier plan, surplombant le Vieux-Port, le fort Saint-Nicolas, puis la basilique Notre-Dame de la Garde ; sur la gauche, le palais du Pharo. Dans le fond, on distingue le Palais Longchamp, inauguré en 1869. Isidore Deroy (1797-1886) était un peintre, aquarelliste et lithographe français. Il fut l'élève de Louis-François Cassas, et exposa à plusieurs reprises au Salon de peinture et de sculpture. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Deux déchirures restaurées. Catalogue du fonds de L. Turgis et fils, éditeurs d'estampes et d'imagerie religieuses : année 1893, p. 52.

DEROY (Isidore);

Vue de Nice prise du chemin de Mont-Alban - Vista de Niza tomada del camino de Monte-Albano.

Paris L. Turgis circa 1850 380 x 501 mm.

Belle vue dessinée et lithographiée par Deroy, finement aquarellée à l'époque. Titre en français et en espagnol. Bel exemplaire.

DEROY (Isidore-Laurent).

[AVIGNON] France en miniature. Avignon. Vue de la Place de l'Horloge, du Théâtre et de l'Hôtel de Ville.

Paris, Morier, [1858]. 153 x 201 mm.

Jolie vue d'Avignon, dessinée d'après nature par Isidore-Laurent Deroy, lithographiée en couleurs par Becquet Frères, et publiée par Morier à Paris en 1858. L'estampe montre la place de l'Horloge, le Théâtre et l'Hôtel de Ville. Construit en 1824, lors des travaux d'aménagement de la Place de l'Horloge, le Théâtre, nommé initialement Théâtre Municipal, aujourd'hui Opéra Grand Avignon, brûla en 1846. Un nouveau théâtre fut reconstruit sur le même emplacement entre 1846 et 1847. Dessinateur lithographe et aquarelliste, Isidore-Laurent Deroy (1797-1886) fut l'élève de Louis-François Cassas, et exposa à plusieurs reprises au Salon de peinture et de sculpture. En 1851, il crée avec les frères Becquet la série France en Miniature, qui se poursuivra jusqu'à la fin du Second Empire et comptera plus de 630 vues. Avec Bichebois, Sabatier et Arnout, il fut l'un des artistes de paysages les plus prolifiques et les plus talentueux. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Juin 1858, p. 298, 1184.

DEROY (Isidore-Laurent).

[AVIGNON] France en miniature. Avignon. Vue de la Cathédrale et du Calvaire.

Paris, Morier, [1858]. 155 x 218 mm.

Jolie vue d'Avignon, dessinée d'après nature par Isidore-Laurent Deroy, lithographiée en couleurs par Becquet Frères, et publiée par Morier à Paris en 1858. L'estampe montre la cathédrale Notre-Dame-des-Doms d'Avignon et son Calvaire monumental, ainsi que le Palais des Papes. Sur la droite, en arrière-plan, on aperçoit la place de l'Horloge et l'Hôtel de Ville. Dessinateur lithographe et aquarelliste, Isidore-Laurent Deroy (1797-1886) fut l'élève de Louis-François Cassas, et exposa à plusieurs reprises au Salon de peinture et de sculpture. En 1851, il crée avec les frères Becquet la série France en Miniature, qui se poursuivra jusqu'à la fin du Second Empire et comptera plus de 630 vues. Avec Bichebois, Sabatier et Arnout, il fut l'un des artistes de paysages les plus prolifiques et les plus talentueux. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Juin 1858, p. 298, 1184.

DEROY (Isidore-Laurent).

[BEAUCAIRE & TARASCON] France en miniature. Beaucaire et Tarascon.

Paris, Morier, [1858]. 153 x 204 mm.

Jolie vue des villes de Beaucaire et Tarascon, dessinée d'après nature par Isidore-Laurent Deroy, lithographiée en couleurs par Becquet Frères, et publiée par Morier à Paris vers 1860. Beaucaire et Tarascon sont situées sur les deux rives du Rhône, la première dans le Gard, la seconde dans les Bouches-du-Rhône. La vue est prise depuis la rive droite du Rhône, et montre au premier plan la forteresse de Beaucaire, perchée sur un éperon rocheux. Sur la rive gauche, on aperçoit le château de Tarascon et la collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon. Sur le Rhône, on peut voir, reliant les deux communes, le pont suspendu de Beaucaire, construit entre 1828 et 1829, détruit en 1944, puis remplacé en 1959 et 1999. Dessinateur lithographe et aquarelliste, Isidore-Laurent Deroy (1797-1886) fut l'élève de Louis-François Cassas, et exposa à plusieurs reprises au Salon de peinture et de sculpture. En 1851, il crée avec les frères Becquet la série France en Miniature, qui se poursuivra jusqu'à la fin du Second Empire et comptera plus de 630 vues. Avec Bichebois, Sabatier et Arnout, il fut l'un des artistes de paysages les plus prolifiques et les plus talentueux. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, Avril 1858, p. 195, 1724.

DERVEAUX (Daniel).

[FORÊT de BROCÉLIANDE] Carte chasseresse et mythologique de Brocéliande, Forêt de Paimpont.

1948. 337 x 437 mm.

Belle carte de la forêt mythique de Brocéliande, liée à la légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde. Elle a été imaginée et dessinée par Daniel Derveaux en 1948. Les lieux légendaires du cycle de la Table ronde (ensemble de romans en vers et en prose narrant les aventures des chevaliers qui siégeaient autour d'une table ronde, à la quête du Graal) sont indiqués par des médaillons en jaune : château de Comper où vivait la fée Viviane, le Pont du Secret où la reine Guenièvre avoua son amour à Lancelot, le tombeau de Merlin, la fontaine de Jouvence, ou encore le Val des Fées. La carte est ornée d'une rose des vents portant les noms des personnages de la légende. À côté se tient la fée Viviane. En bas à droite, elle est illustrée d'une vignette montrant deux chasseurs. La forêt est divisée en haute et basse forêt, et porte les noms des cantons. Exemplaire bruni.

DESBOIS (Martial).

[TROYES] Plan de la ville, fauxbourgs et dépendances de Troyes capitalle de Champagne.

1747. 542 x 624 mm.

Rare et beau plan de la ville de Troyes en Champagne, gravé par Martial Desbois. Il est décoré de quatre cartouches, dont un cartouche contenant le titre, orné des armoiries du royaume de France, de la Champagne et de la ville de Troyes, un cartouche sur un piédestal contenant les noms des principaux édifices, la liste des places publiques ou commerces, des marchés (poulaillerie, marché des souliers, poissonnerie, courterie aux chevaux, friperie, écorcherie, etc) et des moulins (Jaillac, Meldançon, etc), un cartouche contenant les noms des églises à l'intérieur de la ville, et un cartouche contenant une description de la ville. Le plan montre la ville et ses remparts, ainsi que les faubourgs hors de la ville. Ce plan de Troyes est très similaire au plan dressé par Parizot en 1697, également gravé par Martial Desbois. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Marge supérieure coupée au trait d'encadrement. Vallet de Viriville, Les Archives historiques du département de l'Aube et de l'ancien diocèse de Troyes, capitale de la Champagne ; depuis le VIIe siècle jusqu'à 1790, 1841, p. 73, 369.

DESESSART (?).

[CALVADOS] Plan général du château de Falaise, dans lequel on avait proposé en 1792 de placer non seulement la maison d'arrêt, mais encore l'administration du district, la police correctionnelle et la gendarmerie nationale.

Falaise, 6 floréal an 6 [25 avril 1798]. 34 x 53 cm.

Plan manuscrit, encre noire et aquarelle, du château de Falaise et de son enceinte, au sud-ouest de la ville du même nom, dans le Calvados. Y sont figurés le mur d'enceinte avec les tours et la terrasse au sud, les trois donjons, la cour intérieure avec le jardin, le potager, la chapelle et d'autres bâtiments. Ce plan est la copie d'un plan de 1793 dessiné par l'ingénieur Lefebvre, conservé aux Archives du Calvados ( https://archives.calvados.fr/ark:/52329/kxqzgnfcw091/7db4a908-ac29-46f3-9d5a-44417b758a55). Il proposait une utilisation du château et de son enceinte par l'administration pénitentiaire et policière. D'après la légende, il était envisagé de mettre les prisonniers dans la tour Talbot, de construire un logement pour les gardiens, et d'abriter "le jury d'accusation et la gendarmerie" dans les bâtiments au nord le long de l'enceinte ; quant à la chapelle, elle "pourra être démolie". La plus ancienne partie du château de Falaise, qui est situé sur un éperon rocheux au sud-ouest de la ville de Falaise, remonte au Xe siècle. Il a vu naître Guillaume le Conquérant et resta dans le domaine de la dynastie anglo-normande jusqu'à sa prise par Philippe-Auguste en 1204. Au moment de la Révolution, le château n'avait plus aucune fonction militaire depuis plus d'un siècle, et servait principalement de carrière de pierre. Belle condition, coloris très frais. Replié.

DESFRICHES (Aignan-Thomas);

Vue de la ville d'Orléans.

Paris Ve Cochin 1766 485 x 720 mm.

Très belle vue de la ville d'Orléans, gravée par Choffard d'après un dessin de Desfriches, dédiée au Duc d'Orléans par les maire et échevins de la ville, et présentée par de Cypierre, intendant de la province. Natif d'Orléans et négociant, Aignan-Thomas Desfriches (1715-1800) a laissé toute une suite de paysages finement dessinés au crayon noir ou à l'encre de Chine qui sont datés de 1760 à 1787 environ. La Vue de la ville d'Orléans, sa ville natale, est peut-être sa plus belle pièce. Il y figure lui-même, assis sur un talus gazonné, penché sur un carton à dessin, et entouré de ses amis et familiers y compris son nègre Paul. Le dessin original est au Musée d'Orléans. Habiles restaurations. Bonne condition générale.