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AYROUARD (Jacques).

[CORSE/CALVI] Plan de la baye de Calvi en Corse.

[circa 1730]. 287 x 450 mm.

Plan gravé, issu du rare "Recueil de plusieurs plans des ports et rades et de quelques cartes particulières de la mer Méditerranée". Bel exemplaire.

AYROUARD (Jacques).

[CORSE/SAINT-FLORENT] Plan du golfe de St. Fiorenzo en lisle de Corse.

[circa 1730]. 298 x 456 mm.

Plan gravé du golfe de Saint-Florent, issu du rare Recueil de plusieurs plans des ports et rades et de quelques cartes particulières de la mer Méditerranée. Pliure centrale brunie, rousseurs marginales.

AYROUARD (Jacques).

[ST-TROPEZ] Plan du golfe et des caps de St. Tropez.

[circa 1730]. 299 x 457 mm.

Beau plan gravé du golfe de Saint-Tropez, issu du rare Recueil de plusieurs plans des ports et rades et de quelques cartes particulières de la mer Méditerranée. Orné d'une rose des vents et deux profils côtiers. Bel exemplaire.

AYROUARD (Jacques). MANUSCRIT.

Plan du port d’Antibe.

[circa 1750]. 304 x 458, monté sur papier fort.

Copie manuscrite à l'encre de Chine de la carte de Jacques Ayrouard, "Plan du port d'Antibe", extrait du Recueil de plusieurs plans des ports et rades et de quelques cartes particulières de la Méditerranée. Le dessin montre quelques petites différences avec le plan gravé : la mention «bancs découvert» sur la gravure est mentionné par «font qui sèche» sur le dessin ; la digue ouest de ce qui est actuellement le port Vauban est absente du dessin mais est mentionnée comme projet sur la gravure. Le petit profil donnant les alignements de l’entrée du port qui est sur la gravure est absent du dessin, et le plan du fort carré et le tracé des bastions et fortifications de la ville présentent quelques variantes. Très bonne condition.

BACHMANN (John).

Place de la Concorde.

Paris, Lemiere, [1840]. 460 x 560 mm.

Rare et très belle vue de grand format montrant la place de la Concorde à vol d'oiseau, dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par John Bachmann. La vue est prise depuis les jardins des Tuileries en regardant vers l'ouest. Au premier plan on peut voir les limites du jardin des Tuileries, avec quatre des huit statues allégoriques de villes françaises dessinant les contours de l'octogone imaginé par Gabriel ; ces quatre statues à l'est de la place symbolisent Lyon, Marseille, Lille et Strasbourg. Vient ensuite la place de la Concorde avec l'Obélisque de Louxor érigé en 1836, flanqué des deux fontaines monumentales imaginées par l'architecte Hittorff et inaugurées le 1er mai 1840 par le préfet Rambuteau : à gauche la Fontaine des Mers, à droite la Fontaine des Fleuves. À gauche de la place, on peut voir la Seine avec le Pont de la Concorde menant au Palais Bourbon et à l'Hôtel de Lassay, à droite, la rue de Rivoli avec l'Hôtel de la Marine et son bâtiment jumeau, autrefois appelé Hôtel des Monnaies, abritant aujourd'hui l'Hôtel Crillon et l'Automobile Club de France. Dans le prolongement de la place vient l'avenue des Champs-Élysées, et au bout de l'avenue, l'Arc de Triomphe. La place est animée de nombreux promeneurs, cavaliers, militaires et calèches. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1840, p. 621.

BACHMANN (John).

[VERSAILLES] Palais et jardins de Versailles.

Paris, Lemiere, [1840]. 460 x 560 mm.

Magnifique vue à vol d'oiseau du château de Versailles et de ses jardins, dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par John Bachmann. La vue, prise depuis l'ouest, montre au premier plan le Bassin d'Apollon, puis l'allée royale, le Bassin de Latone, et enfin le château lui-même. Sur la droite, au milieu de la végétation, on aperçoit la Pièce d'Eau des Suisses. Au sommet du château flotte un drapeau tricolore. Les allées sont animées de nombreux personnages. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1840, p. 621, 1535.

BAILLEUL (Gaspard de).

Nouveau plan de la ville et fauxbourgs de Paris divisé en vingt quartiers.

Paris, chez le Sieur Gaspard de Baillieul, 1738. En 4 feuilles jointes de 0,99 x 1,44 m, sous cadre et verre.

Superbe plan monumental de Paris, dressé par Gaspard de Bailleul et gravé par Nicolas de Bailleul le jeune. Le cartouche de titre est décoré des armoiries de Paris et du dédicataire, Louis Armand de Bourbon, prince de Conti. Le plan est orné de 36 vignettes figurant les principaux monuments de Paris et ses environs, chacun accompagné d'un commentaire historique, ainsi que d'un plan de l'île de la Cité et d'une carte des environs de Paris. Boutier a recensé 7 éditions de ce plan entre 1724 et 1764, mais le nôtre, daté 1738 et sans nom d'éditeur, ne correspond à aucune de ces éditions. Exemplaire aquarellé. Décalage au niveau de la jointure centrale, ayant masqué une partie du plan. Boutier, 199.

BAILLEUL (Nicolas);

Évêché de Dijon.

Dijon F. Desventes 1746 438 x 613 mm.

Rare carte de l'évêché de Dijon Carte figurant l'évêché de Dijon, dressée par Nicolas Bailleul et dédiée à Claude Bouhier, évêque de la ville. Les villes principales comme Dijon, Gray ou Auxonne sont figurées par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge. La carte est ornée d'un magnifique cartouche décoré en tête des armoiries du dédicataire et d'objets évoquant sa fonction. Avec table alphabétique des lieux. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque.

BAILLIEUL (Gaspard).

[FORÊT de COMPIÈGNE] Carte de la forest de Compiègne et ses environs.

Paris, Sr. Baillieul, 1728. 675 x 631 mm.

Très grande et rare carte de la forêt de Compiègne et ses environs. Elle s'étend du nord au sud entre Beauveau et Monchy, et d'ouest en est entre Berneuil et Verberie. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries royales, et d'une vignette montrant une scène de chasse du roi. La carte montre toutes les routes de la forêt de Compiègne, faites successivement par François Ier, Louis XIV et Louis XV. Le nord est placé en bas à gauche de la carte. La cartographie des forêts a réellement démarré sous Louis XIV. Il n'existait à l'époque pas de tableau d'ensemble des forêts royales, ce qui rendait difficile leur contrôle par le roi et ses fonctionnaires, sans oublier que ces forêts étaient des territoires de chasse appréciés. Compiègne était l'un des séjours favoris des rois. Louis XV, en particulier, aimait cette résidence, et se plut à aménager la forêt pour la chasse. Sa première chasse en forêt de Compiègne eut lieu en juin 1728, en compagnie du Prince de Condé.La carte de Baillieul, publiée en 1728, a très probablement été dressée pour marquer cet événement. Bel exemplaire. Bulletin de la Société Historique de Compiègne, 1907, Tome 12, p. 360 ; Tooley Revised Edition, tome 1, p. 70.

BAROTTE (Jules) & ROYER (Ernest).

Carte géologique du département de la Haute-Marne, exécutée sous les auspices du Conseil Général par MM. E. Royer et J. Barotte, membres de la Société Géologique de France, et publiée de 1859 à 1863 sous l'administration de MM. Girard de Villesaison et Rostan d'Ancezune, Préfets.

Nancy, Wiener Aîné Fils, 1859-1863. En six feuilles coupées en sections et montées sur toile brune, pouvant être jointes pour former une carte d'environ 1,72 x 1,63 m ; étiquette de l'éditeur Wiener Aîné Fils, papetier à Nancy, au dos de chaque carte ; sous emboîtage in-4 de papier marbré de l'époque.

Très rare carte monumentale lithographiée en couleurs, figurant la géologie du département de la Haute-Marne. Elle a été dressée par Ernest Royer et Jules Barotte, membres de la Société Géologique de France, fondée en 1830. Les formations sont identifiées à l'aide d'un système de couleurs : terrain moderne, terrain quaternaire, terrain secondaire, terrain ancien et accidents géologiques. Un encadré intitulé Signes industriels permet de repérer les souces minérales, les mines de fer, les exploitations de sable siliceux, les carrières de calcaire, les tuileries ou encore les usines travaillant le fer et l'acier. La cartographie géologique en France connut une impulsion décisive en 1841, lorsque Dufrénoy et de Beaumont réalisèrent la toute première carte géologique de la France. Cette carte servira de canevas au levé des cartes géologiques départementales. La carte géologique de la Haute-Marne fut réalisée grâce à la collection de minéraux et de fossiles que Jules Barotte rassembla lors de ses travaux dans le département. À notre connaissance, la carte de Barotte et Royer est la seconde carte géologique du département de la Haute-Marne à avoir été publiée. Elle est basée sur la première, réalisée par A. Duhamel, et publiée dès 1856. Cartes en très bonne condition, coloris très frais. Salissures et rousseurs légères au niveau du titre et des encadrés. Emboîtage usagé.

BARTHÉLEMY (J.E.).

Plan géométrique (en deux feuilles) des bois dépendants du domaine de Tigery appartenants à Madame de Clermont-Tonnerre. Dressé par J.E. Barthélemy, géomètre à Corbeil, d'après les réarpentages successifs faits depuis 1843 inclusivement (à l'exception de l'année 1851).

1864. In-folio ; demi-percaline noire, dos lisse muet, pièce de titre de maroquin rouge sur le premier plat (reliure de l'époque).

Atlas manuscrit comprenant 1 titre, 2 cartes sur double page et un tableau récapitulatif. Les deux cartes, encre noire et aquarelle, montrent le bois de Tigery, au nord de la commune du même nom, dans l'Essonne, avec la date des mises en vente des bois. Cartes en très bonne condition. Coiffes, coins et coupes usagés, étiquette de titre frottée.

BASSET (André).

[NOTRE-DAME de PARIS] Vue perspective de l'intérieur de l'église de Notre Dame de Paris.

[circa 1780]. 280 x 390 mm.

Belle vue d'optique figurant la nef centrale de Notre-Dame. De chaque côté et tout le long de la nef, on peut voir les tableaux que l'on appelait les Mays. Entre 1630 et 1708, la corporation des orfèvres offrit tous les ans, le 1er mai, un tableau à la cathédrale. Ces 76 peintures restèrent dans la cathédrale jusqu’à la Révolution puis furent saisies en 1793 par les révolutionnaires. Aujourd’hui, une partie de la collection est conservée au musée du Louvre, quelques-unes sont revenues dans la cathédrale. À l'entrée de la nef, sur la gauche, figure une statue, vraisemblablement Saint-Jacques. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Rousseurs marginales.

BASSET (Paul André).

Carte de la France tracée d'après les nouvelles limites fixée par le Traité de Paix du 20 novembre 1815.

Paris, Basset, 1816. 477 x 680 mm.

Belle carte de la France dressée à la suite du Traité de Paris signé le 20 novembre 1815, après la défaite de Napoléon à la bataille de Waterloo. La France fut ramenée à ses frontières de 1790, et réduite à 83 départements. Initialement de 83 en 1790, le nombre de départements atteignit son apogée en 1810 avec 130 départements, grâce aux annexions de Napoléon. A la chute de Napoléon, la France perdra les départements annexés en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne. En carton figure la Corse. La carte est ornée d'un beau cartouche de titre décoré des armoiries royales, et de chaque côté, des portraits en médaillons des 69 rois de France depuis Pharamond en l'an 418 jusqu'à Louis XVIII en 1816. A droite de la carte figure la liste des 83 départements avec leurs régions respectives. Bel exemplaire avec contours aquarellés à l'époque.

BASSET (Paul André).

[GENTILLY] 50e. Maison de plaisance à Gentilly près Paris.

Paris, Daumont, Lachaussée puis Basset, [circa 1780]. 270 x 395 mm.

Jolie vue d'optique animée, figurant une maison de plaisance à Gentilly. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque.

BASSET (Paul André).

[LE HAVRE] Vue perspective du bassin et parc de la Marine du Havre.

Paris, Basset, [circa 1760]. 286 x 398 mm.

Jolie vue d'optique figurant le bassin du Havre, animée au premier plan d'ouvriers, promeneurs et négociants. Dans le bassin on peut voir des vaisseaux amarrés, sur la gauche, des ouvriers occupés sur deux vaisseaux en construction. En arrière plan, à gauche, on aperçoit les bâtiments de l'Arsenal, puis la ville du Havre. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petite restauration dans la marge gauche, petite déchirure dans la marge supérieure.

BASSET (Paul André).

[SAMARITAINE] 131e. La Samaritaine sur le Pont-Neuf à Paris.

Paris, Daumont, Lachaussée puis Basset, [circa 1780]. 284 x 420 mm.

Jolie vue d'optique animée, montrant la Seine et le Pont Neuf, avec la pompe de la Samaritaine. Construite sur pilotis entre 1605 et 1608, la pompe de la Samaritaine permettait de prélever l'eau de la Seine afin d'alimenter les résidences royales du Louvre et du Palais des Tuileries. Comme on peut le voir, elle était décorée d'une représentation de l’épisode évoquant la rencontre de Jésus et de la Samaritaine au Puits de Jacob, sculptée par Bernard et René Frémin. Elle fut reconstruite entre 1712 et 1719, avant d'être définitivement détruite en 1813. Le Pont Neuf est animé de promeneurs, cavaliers, calèches et marchands. Au loin, on aperçoit le Pont Royal, et au-delà, la colline de Chaillot. Exemplaire finement aquarellé à l'époque, légèrement bruni. Déchirure dans la marge gauche.

BAYARD (Dominique). MANUSCRIT.

Carte agricole du département de la Haute Garonne. Où sont indiquées, par des teintes conventionnelles, les diverses natures de la couche végétale des terrains dont il se compose.

1853. 950 x 1135 mm, sur papier marouflé sur toile de lin, avec un galon noir cousu en bordures haute et basse.

Grande carte manuscrite, encre brune et aquarelle, du département de la Haute-Garonne, réduction au 1/160 000e de la carte d'état-major. Le dessin de la carte déborde du cadre du département mais seul ce dernier est en couleurs. La carte est accompagnée, en bas et sur la gauche, d'un texte intitulé Statistique du département de la Haute-Garonne, principalement au point de vue agricole et à tout ce qui s'y rattache plus ou moins. Cartouche de titre avec dessous la légende des couleurs et des signes utilisés sur la carte. L'auteur, géomètre à Muret, sous-préfecture de Haute-Garonne, fut, en raison de ses idées politiques, arrêté après le coup d'état du 2 décembre 1851, emprisonné à Muret puis transféré à la prison de Toulouse en janvier 1852, et condamné à l'expulsion du territoire en février. Cette peine fut commuée à l'internement en avril, et il fut finalement gracié en décembre 1852. On peut supposer que c'est à l'occasion de ses «loisirs forcés» qu'il réalisa cette carte, terminée le 17 juillet 1853. (Brémond (Alphonse), Histoire du coup d'état dans le département de la Haute-Garonne, 1870, pages 119/120). Traces de frottement, notamment sur quelques pliures, quelques déchirures.

BAYLE (J.).

Dans le rayonnement de Ste Anne d'Auray.

[vers 1950]. 1 m x 1,5 m, sur panneau d'Isorel.

Magnifique carte manuscrite, gouache et encre noire, du département du Morbihan et de ses environs immédiats, allant au sud jusqu'à Saint-Nazaire. Centrée sur Sainte-Anne-d'Auray, la carte figure chaque ville ou curiosité de la région par un dessin. On y voit, entre autres, la basilique de Sainte-Anne-d'Auray et la procession de son pèlerinage, les marais salants de Guérande, les alignements de Carnac avec une ronde de korrigans, un diablotin perché sur le Roc'h Toullaëron, ou encore le château de Josselin avec un chevalier en armure. De nombreux personnages sont mis en scène, souvent avec humour. Le titre est surmonté d'un blason fantaisiste figurant les hermines de Bretagne, un navire dans une bouteille et un globe. Sous le titre, l'auteur précise que sa carte a été réalisée d'après la documentation de l'abbé Danigo. Il s'agit de Joseph-Marie Danigo (1909-1999), dit le chanoine Danigo, auteur de nombreuses monographies sur le patrimoine architectural de la Bretagne. Très belle condition, coloris très frais.

BEAULIEU (Sébastien de Pontault, Sieur de).

[PAYS BASQUE / TRAITÉ DE PAIX DES PYRÉNÉES / ÎLE des FAISANS] Plan de l'isle de la Conférence où le Traité de la Paix Générale, entre la France et l'Espagne a esté conclu ensemble le mariage du Roy avec l'Infante, et l'entreveüe des deux Roys, par leurs premiers Ministres Monseig.r le Card.l Mazarin, et Dom Loüis d'Haro, au mois de novembre 1659.

Paris, chez l'autheur, [circa 1694]. 447 x 541 mm.

Belle estampe figurant l'Île des Faisans aussi appelée Île de la Conférence, issue des Glorieuses Conquestes de Louis le Grand, aussi connu sous le nom de Grand Beaulieu, superbe recueil consacré aux sièges et batailles de Louis XIII et Louis XIV, entre 1630 et 1697. C'est sur l'Île des Faisans que fut signé le Traité de Paix dit des Pyrénées, ainsi que le mariage entre le roi Louis XIV avec l'infante d'Espagne, dont c'était l'une des clauses. Le traité et le mariage furent âprement négociés entre les deux couronnes au cours de l'année 1659. La conférence dura trois mois, et donna son nom à l'île, aussi appelée Île des Faisans, située sur le fleuve Bidassoa, à la frontière franco-espagnole. L'estampe est ornée de trois cartouches, dont un pour le titre et deux pour les légendes. En carton, plan de l'Île de la Conférence. Tout autour de l'estampe figurent 76 plans de citadelles françaises, espagnoles et italiennes. L'estampe montre la ville d'Irun, orthographiée Iron, Hendaye, orthographiée Andaie, ainsi que le Fort de Behobie ruiné. On voit également au loin une chapelle, l'église de Notre Dame de Guadalupe et le château de Figuieres. Au premier plan figure le long cortège royal à l'approche du pont menant à l'île. Le nord est placé à droite de l'estampe. Bel exemplaire, monté sur carton. Quelques rousseurs marginales. Pastoureau, BEAULIEU XV, II, 57.

BEAURAIN (Jean, chevalier de).

[GRENOBLE] Carte du diocèse de Grenoble.

Paris, chés l'auteur, 1741. 513 x 636 mm.

"La Carte du diocèse de Grenoble, si elle n'a pas été élaborée sur le terrain, aurait utilisé des cartes "levées sur les lieux", ce qui lui donne une certaine authenticité" (Pelletier et Ozanne, p. 167, fig. 96). Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Tooley Revised Edition, tome 1, p. 104.

BEAURAIN (Jean, chevalier de).

Plan de Strasbourg, ville capitale de la province d'Alsace.

Paris, Mr. de Beaurin, 1741. 263 x 338 mm.

Plan figurant la ville de Strasbourg, gravé par Charles Inselin, orné d'un cartouche de titre décoré d'attributs militaires. Le plan montre les fortifications de la ville, ainsi que la citadelle et les forts de Kehl, du Rhin et les fort des Isles. Avec liste de 10 légendes. Le chevalier de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Très bel exemplaire.

BEAURAIN (Jean de).

[AIRE-SUR-LA-LYS] Plan d'Aire, place forte du comté d'Artois.

Paris, Mr. de Beaurain, vers 1750. 258 x 342 mm.

Beau plan gravé de la citadelle d'Aire-sur-la-Lys et du fort Saint-François, nommé Fort Gassion en 1872. Il est orné d'une carte des environs de la ville et d'une rose des vents. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Bel exemplaire à grandes marges. Rare.

BEAURAIN (Jean de).

Plan de la ville, cité, et université, de Paris ses faubourgs et ses environs.

Paris, Monsieur de Beaurain, [circa 1720]. 299 x 296 mm.

Beau plan de Paris publié par Jean de Beaurain vers 1720, avant l'aménagement du quartier des Invalides et les premiers travaux de la future place Louis XV, actuelle place de la Concorde. La Place Vendôme, aménagée à l'emplacement de l'Hôtel de Vendôme à la fin du XVIIe siècle, est ici appelée "place des Conquêtes". Sous le plan, dans un cartouche orné en forme de cul-de-lampe, se trouve la liste de toutes les rues et principaux lieux de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Boutier, 168B.

BEAURAIN (Jean de).

[SAINT-MALO] Plan de la ville et château de S. Malo.

Paris, Sr. de Beaurain, [circa 1730]. En 6 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 284 x 420 mm.

Très rare et beau plan de Saint-Malo, dressé par Jean de Beaurain, nommé géographe du roi en 1721. Y figurent l'enceinte fortifiée, le château, ainsi que les forts du Petit Baye et Grand Baye, aujourd'hui Petit et Grand Bé, et le fort Royal ou de l'Isllet, actuel fort National. Au bas de la ville figure le commentaire "Terrain que l'on a pris sur la grève, commencé en 1715, deuxième agrandissement de cette ville". Cette mention fait référence aux travaux d'agrandissement et de défense de la ville de Saint-Malo entrepris en 1714, sous la direction de Claude-François Bidal, marquis d'Asfeld, Maréchal de France et successeur de Vauban au poste de Directeur général des fortifications de 1715 à sa mort en 1743. Avec table de 39 légendes indiquant les chapelles, tours, casernes, portes et bastions. Bel exemplaire.

BEAURAIN (Jean de) & NOINVILLE (Martin de).

[DIJON] Nouveau plan de la ville et des environs de Dijon.

Paris, Sieur Desnos, 1790. En 15 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 534 x 712 mm.

Superbe plan gravé de la ville de Dijon, levé sur les lieux par Martin de Noinville, architecte et ingénieur du roi, et inspecteur des ouvrages publics de la ville de Dijon. Il a été revu et corrigé par André Gambu, arpenteur juré du roi pour les Eaux et Forêts de Dijon, sur celui levé par Antoine Mikel, puis corrigé et augmenté en 1770 par Jean de Beaurain, géographe du roi. Il est orné d’un cartouche de titre aux armes du dédicataire Louis-Henri de Bourbon, d’une vue générale de la ville dessinée sur les lieux par André Gambu, d’une carte des environs, d’un plan du château et du parc de la Colombière, et de deux grands cartouches contenant un historique de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Bonnamas, Les anciens plans de Dijon, 1909, pp. 86-92.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/BREST] Carte particulière des côtes de France (entrée de la rade de Brest et partie méridionale du chenal du Four).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1822. 596 x 887 mm.

Grande et belle carte marine figurant le goulet de Brest, la presqu'île de Quélernn (orthographiée Kelernn), Camaret-sur-Mer, le cap de la Chèvre dans la presqu'île de Crozon, Le Conquet et l'archipel de Molène au large de celle-ci, ainsi que la partie méridionale du chenal du Four, chenal maritime reliant la mer d'Iroise à la Manche. La carte a été levée entre 1816 et 1818 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/PENMARC'H] Plan des roches de Penmarc'h.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1821. 592 x 881 mm.

Grande et belle carte marine figurant les îlots et écueils situés tout au long de la côte de Penmarc'h dans le Finistère (Etocs, île Nona, etc). En haut à droite figure un dessin de l'îlot Locarec situé face à Kérity. La carte a été levée en 1818 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[GOLFE du MORBIHAN] Plan des entrées du Morbihan et de la rivière de Crac'h.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1825. 595 x 882 mm.

Grande carte marine figurant le golfe du Morbihan et la baie de Quiberon avec les presqu'îles d'Arzon et de Locmariaquer, et toutes les îles aux alentours. La carte a été levée en 1820 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Mouillure claire dans la marge inférieure n'affectant pas la partie gravée. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[MORBIHAN] Carte particulière des côtes de France (entrée du port de Lorient, presqu'île de Quiberon et partie septentrionale de Belle-Ile).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1825. 595 x 883 mm.

Grande et belle carte marine figurant les côtes du Morbihan entre les ports de Larmor et Port-Louis et la presqu'île de Quiberon, avec la pointe nord de Belle-Ile et une partie de l'île de Groix. La carte a été levée entre 1819 et 1820 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[MORBIHAN] Carte particulière des côtes de France (entrée du port de Lorient, île de Groix, anse du Pouldu, entrée de l'Aven et basse jaune).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 591 x 876 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Finistère et du Morbihan entre la pointe de Trévignon et Lorient, avec l'île de Groix. La carte a été levée en 1819 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines. Mouillure claire dans la marge inférieure n'affectant pas la partie gravée. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DÉPÔT des CARTES et PLANS de la MARINE.

[RAZ et ÎLE de SEIN] Carte particulière des côtes de France. Chaussée de Sein et passage du Raz de Sein.

Dépôt des Cartes et Plans de la Marine, 1877-1888. 630 x 952 mm.

Grande et belle carte marine figurant les côtes du Finistère, avec le détroit du Raz de Sein et l'île de Sein. La carte a été levée en 1817 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Elle a été publiée en 1877, puis mise au jour et publiée à nouveau en 1888. En bas à gauche figure une description des courants dans le Raz de Sein par l'ingénieur hydrographe Estignard. Les feux et phares sont aquarellés en jaune avec un point rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DÉPÔT-GÉNÉRAL DE LA MARINE.

[ÎLE de RÉ] Côte ouest de France. De la P.te du Grouin du Cou à La Rochelle. Pertuis breton, île de Ré.

Dépôt-Général de la Marine, 1831-1912. 615 x 902 mm.

Grande et belle carte marine figurant l'île de Ré et le Pertuis breton, détroit séparant l'île du continent, ainsi que les côtes de la Vendée entre la Pointe du Grouin du Cou, près de La Tranche, et La Rochelle. Elle a été levée en 1822 et 1824 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Elle a été publiée en 1831, révisée en 1865-68 par l'ingénieur hydrographe Bouquet de La Grye, puis publiée à nouveau en 1912. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire. Rousseurs claires dans la marge inférieure, marques légères de pliures.

BELLEFOREST (François de).

[MONTPELLIER] Pourtraict de la ville de Montpellier.

[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 176 x 310 mm (vue et légendes).

Vue de la ville de Montpellier, issue de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Avec 28 légendes numérotées. Texte sur la même page et au dos. Traduction française de la Cosmographie de Münster, la Cosmographie de Belleforest ne connut qu'une seule édition en 1575. Bel exemplaire. Pastoureau, BELLEFOREST I-2, 56.

BELLEFOREST (François de) & ATLAS des ANCIENS PLANS de PARIS.

La ville, cité, université, & faux-bourgs de Paris.

[Paris, Imprimerie Nationale, 1575-1880]. 421 x 539 mm.

Beau plan de Paris, reproduit en héliogravure sur papier fort, publié en 1880 dans l'Atlas des anciens plans de Paris, important atlas consacré aux plans de Paris ayant marqué l'histoire de la topographie de la ville entre 1530 et 1799. L'édition originale de ce plan, issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, fut publiée en 1575. Il est orné, en haut à gauche, des armes de France, surmontées d'une couronne royale fermée, et en haut à droite, des armes de Paris. Le plan reproduit assez fidèlement le plan de Saint-Victor. Il figure avec précision la totalité de l'enceinte de Philippe-Auguste sur la rive droite ; il comporte quelques mises à jour, notamment le nouvel Hôtel de Ville, le front bastionné de la Bastille, ainsi que "la Maison de la Royne, dicte les Thuilleries", dont Catherine de Médicis avait confié la conception à Philibert de l'Orme en 1564, et qui est alors en construction, au-delà de l'enceinte de Charles V. Le nom du graveur, Cruche, figure en bas à gauche : il s'agit de Pierre Eskrich, graveur d'origine parisienne, fixé à Lyon dans les années 1564-1565. Bel exemplaire. Boutier, 17, Fac-similé.

BELLEYME (Pierre de).

Carte de la France divisée en 108 départements, et subdivisée en arrondissemens communaux présentée à l'Assemblée Nationale. Corrigée en l'an VIII.

Paris, M. de Belleyme, 1791-1800 [1802]. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,31 x 1,63 m ; onglet de vélin portant le titre manuscrit ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Goujon ; sous étui de papier marbré vert avec titre à froid sur le premier plat.

L'une des toutes premières cartes des départements français, dressée par Pierre de Belleyme et gravée par Barrière. La première édition a été publiée en 1791, soit un un an après la création des départements. La France comptait alors 83 départements. La présente édition a été corrigée en l'an 8 de la République, soit en 1800, mais reflète la situation de la France en 1802. Elle compte alors 108 départements et 402 arrondissements (entre 2 et 6 arrondissements par département). Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Entre 1795 et 1802, se sont ajoutés plus de vingt nouveaux départements annexés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Suisse, en Allemagne et en Italie. La rive gauche du Rhin fut notamment incorporée en 1797, à la suite du traité de Campo-Formio. Le nombre maximum de 133 départements fut atteint en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Cette superbe carte murale est décorée d'un cartouche de titre monumental, orné des attributs des arts et des sciences. Le titre est placé sur un socle de pierre, sur lequel sont posés deux médaillons portant les inscriptions "Assemblée Nationale. La Nation et la Loi" et "République Françoise. Liberté Égalité" ; au-dessus figurent deux autres médaillons "Département de l'Ain" et "Département de l'Yonne" (premier et dernier départements par ordre alphabétique). À gauche du titre, le livre de la Constitution est posé sur un "autel de la patrie", avec le bonnet phrygien posé sur la pointe d'une baïonnette. Avec table alphabétique des départements et de leurs districts, et tableau des symboles utilisés sur la carte. Au-dessus du Tableau de la division de la France se trouvent des symboles de la République : un Coq Gaulois posé sur un canon, une couronne de laurier, un faisceau de licteur et des étendards. En carton figure la Corse (152 x 903 mm), divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud, créés en 1793. Cette scission en deux départements fut effective jusqu'en 1811. À gauche de la carte se trouve un Tableau de la division de la France d'après les décrets de l'Assemblée Nationale, donnant la liste des départements, avec les chefs-lieux des départements et des préfectures, et la liste des arrondissements communaux pour chaque département, avec leur nombre. La légende des symboles utilisés permet de repérer les villes capitales ou remarquables, les routes, ou encore les pinadas et les landes. L'échelle est en lieues communes de France et en toises. Les contours des départements ont été aquarellés à l'époque, ainsi que les contours des 27 divisions militaires, dont la numérotation a été reportée en gros caractères manuscrits à l'encre noire. À la création des départements, le commandement territorial militaire fut réorganisé. Le 25 février 1791, tous les anciens gouvernements militaires furent supprimés et remplacés par des divisions militaires, chacune réunissant entre 3 et 6 départements. En 1802, elles étaient au nombre de 27. Chaque division militaire était sous les ordres d'un lieutenant-général assisté de deux ou quatre maréchaux de camp. Ancien officier du Génie, Pierre de Belleyme (1747-1819) fut chargé en 1766 de diriger le levé de la carte de Guyenne, dite Carte de Belleyme. Ingénieur géographe du roi Louis XV, puis de la République, il siégea au comité de division de la Convention nationale. En octobre 1795, il fut nommé chef du dépôt de topographie aux Archives de la République. Il présenta la première édition de sa carte de France à l'Assemblée Nationale et au roi, en 1791. Il fut anobli par Louis XVIII. Très bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Quelques rousseurs, étui très usagé.

BELLEYME (Pierre de).

Carte de la France divisée en 83 départements et subdivisée en districts avec les chefs-lieux de cantons présentée à l'Assemblée Nationale et au Roi.

Paris, Vignon, 1791. En 4 feuilles non jointes, coupées en sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,15 x 1,58 m ; étiquette en forme de médaillon de l'éditeur parisien Vignon, collée sous le titre, onglets de vélin numérotés.

L'une des toutes premières cartes des départements français, publiée un an après leur création. Superbe carte murale de la France ornée d'un cartouche de titre monumental, décoré des attributs des arts et des sciences. Le titre est placé sur un socle de pierre, sur lequel sont posés deux médaillons contenant trois fleurs de lys, et sur lesquels on peut lire "Assemblée Nationale. La Loi et le Roi" et "Louis XVI Roi des François" ; au-dessus figurent deux autres médaillons "Département de l'Ain. Fédération à Paris 14 juillet 1790" et "Département de l'Yonne. Fédération à Paris 14 juillet 1790". A gauche du titre, le livre de la Constitution est posé sur un "autel de la patrie", avec le bonnet phrygien posé sur la pointe d'une baïonnette. Sous le titre est collée l'étiquette en forme de médaillon de l'éditeur parisien Vignon. Avec table alphabétique des départements et de leurs districts, et tableau des symboles utilisés sur la carte. En carton figure la Corse (280 x 157 mm), avant que celle-ci ne soit, en 1793, divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

BELLEYME (Pierre de).

[MÉDOC] Carte de la Guyenne [dite Carte de Belleyme]. Feuille n°12 (Blaye, Fort Médoc, Pauillac).

[1785]. 575 x 893 mm.

Feuille n°12 de la carte de la Guyenne de Pierre de Belleyme, dite carte de Belleyme, couvrant la région du Médoc, délimitée à l'est par la Gironde, et à l'ouest par le Lac d'Hourtin, nommé Étang d'Hourtin, de S.te Hélène et de Carcans. Y figurent les villes de célèbres cépages telles que Saint-Estèphe, Pauillac, ou encore Saint-Julien, ainsi que la ville de Blaye et le Fort de Médoc. La carte s'étend jusqu'à Saint-Seurin au nord, Listrac et Arcins au sud, et Saint-Androny et Saint-Gènes à l'est (orthographiées Saint-Andronic et Saint-Genez). La carte de la Guyenne fut décidée, au XVIIIe siècle, par l'intendant Charles Boutin qui désirait doter sa province d'une carte plus détaillée et précise que celle que réalisait Cassini pour l'ensemble de la France. En 1761, un arrêt du Conseil du Roi ordonne le levé de la carte, aux frais de la province. La responsabilité administrative de la Carte de la Guyenne est assumée par l’intendant, et l’entreprise cartographique est confiée à Pierre de Belleyme (1747-1819), ancien officier du Génie, qui laissera son nom à la carte. Sur les 54 planches qu’elle devait initialement compter, seules 48 furent achevées. Les levés, effectués de 1761 à 1774, à une échelle double de celle de la Carte de Cassini, permirent de soigner la partie topographique du travail, en différenciant les routes et les chemins, et en distinguant les forêts et les bois, les châtaigniers, les « piñadas », les landes, les marais et les dunes de sable. Bon exemplaire. Le Lac d'Hourtin et l'estuaire de la Gironde ont été finement aquarellés à l'époque. Petit défaut au niveau de la pliure centrale, petites déchirures marginales.

BELLEYME (Pierre de).

[MÉDOC] Carte de la Guyenne dite Carte de Belleyme. Feuille n°12 (Blaye, Fort Médoc, Pauillac).

[1785]. En 21 sections montées sur toile de 605 x 950 mm.

Feuille n°12 de la carte de la Guyenne de Pierre de Belleyme, dite carte de Belleyme, couvrant la région du Médoc, délimitée à l'ouest par le Lac d'Hourtin et à l'est par la Gironde. Y figurent les villes de célèbres cépages telles que Saint-Estèphe, Pauillac, ou encore Saint-Julien, ainsi que la ville de Blaye ou le Fort de Médoc. La carte s'étend jusqu'à Saint-Seurin au nord, Listrac et Arcins au sud, et Saint-Androny et Saint-Gènes à l'est (orthographiées Saint-Andronic et Saint-Genez). La carte de la Guyenne fut décidée, au XVIIIe siècle, par l'intendant Charles Boutin qui désirait doter sa province d'une carte plus détaillée et précise que celle que réalisait Cassini pour l'ensemble de la France. En 1761, un arrêt du Conseil du Roi ordonne le levé de la carte, aux frais de la province. La responsabilité administrative de la Carte de la Guyenne est assumée par l’intendant, et l’entreprise cartographique est confiée à Pierre de Belleyme (1747-1819), ancien officier du Génie, qui laissera son nom à la carte. Sur les 54 planches qu’elle devait initialement compter, seules 48 furent achevées. Les levés, effectués de 1761 à 1774, à une échelle double de celle de la Carte de Cassini, permirent de soigner la partie topographique du travail, en différenciant les routes et les chemins, et en distinguant les forêts et les bois, les châtaigniers, les « piñadas », les landes, les marais et les dunes de sable. Bel exemplaire. Deux petites taches d'encre bleue.

BELLE-ÎLE-en-MER.

Accurate Carte der Insul Belle Isle an der mittägigen Küste von Bretagne.

[circa 1761]. 365 x 435 mm.

Très belle et très rare carte de Belle-Île-en-Mer, dressée lors de l'invasion britannique au cours de la Guerre de Sept Ans. Après six semaines de siège, la citadelle du Palais est prise le 8 juin 1761. Les Britanniques occuperont Belle-Île pendant deux ans avant de la rétrocéder contre Minorque en 1763 conformément au Traité de Paris. La carte montre le réseau routier principal de l'île et la division en quatre paroisses : Le Palais, Bangor, Locmaria et Sauzon. En carton figurent un plan du siège du bourg du Palais et de sa citadelle, avec les positions des troupes anglaises, ainsi qu'une chronologie en allemand du siège et de l'occupation de l'île. Petite déchirure sans manque à l'extrême gauche de la carte, marge gauche un peu courte. Contours aquarellés à l'époque.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte de la province d'Ajaccio et fief d'Istria en quatre feuilles.

[1769]. En quatre feuilles d'environ 230-240 x 275-300 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte de la province de Bonifacio en trois feuilles.

[1769]. En trois feuilles de 235 x 340-380 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte de l'isle de Corse.

1768. 591 x 872 mm.

Grande et belle carte de la Corse, issue de L'Hydrographie françoise publiée entre 1737 et 1772, dressée par ordre du duc de Praslin, nommé ministre de la Marine en 1766. Elle est ornée d'un cartouche de titre, et traversée des lignes de rumb marquant les directions des vents. Ingénieur hydrographe français, Bellin entra en 1721 au Dépôt des cartes, plans et journaux de la Marine, créé en 1720 par le Régent. C’est grâce à lui que le Dépôt de la Marine, constitué à partir des archives de la Marine, devint l’une des plus belles collections d’Europe. Il publia de nombreux ouvrages et atlas tels que la Description géographique de la Guyane en 1763 ou le Neptune François en 1773. Petites déchirures marginales, mouillure claire au bas de la carte. Cervoni, 96.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte des environs de Corte.

[1769]. 223 x 324 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse" publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Golphe de Talane ou de Valinco et Campo-Moro.

[1769]. 210 x 288 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Partie de la province d'Alleria.

[1769]. En deux feuilles d'environ 225 x 325 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Partie de la province de Bastia. En trois feuilles.

[1769]. En trois feuilles d'environ 220 x 320 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de la baye de St. Fiorenzo.

[1769]. 216 x 322 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de la province de Balagna.

[1769]. 222 x 310 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de la ville de Corté dans l'isle de Corse.

[1769]. 218 x 177 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de Porto Vechio dans l'isle de Corse.

[1769]. 229 x 167 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan des bouches de Bonifacio et partie de la coste, depuis Porto Vecchio jusqu'à Bonifacio.

[1769]. 210 x 288 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du golfe de Ventilegne et partie de la coste jusqu'à Bonifacio.

[1769]. 222 x 310 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du port de Calvy.

[1769]. 212 x 286 mm.

Beau plan issu issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Bel exemplaire. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du port et ville de Bonifacio dans l'isle de Corse.

[1769]. 212 x 163 mm.

Beau plan issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Bel exemplaire. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du port Figuari dans l'isle de Corse.

[1769]. 218 x 177 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas);

[CORSE] Port de Campomoro.

[1769]. 207 x 158 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas);

[OUESSANT] 4me carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

1753 582 x 812 mm.

Grande carte détaillée des côtes bretonnes avec l'île d'Ouessant, issue du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initialement commandé par Colbert, et revu en 1753 par Bellin. Indication des fonds marins, lignes de rhumbs marquant la direction des vents et rose des vents. Exemplaire parfait à grandes marges. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS C, 21.

BELLOGUET (André).

[JEU de l'OIE] Jeu d'oie parlementaire.

Paris, Mr Vancortenberghen, [1870]. 513 x 726 mm.

Rare jeu de l'oie lithographié en couleurs, faisant la satire des mœurs parlementaires. Il représente le Corps législatif en séance, pendant l’année 1870. Il prend donc la forme d’un hémicycle partagé en deux parties, comme à la Chambre : la droite et la gauche. Chaque partie se divise en 49 cases, ornées soit de portraits de députés, soit d’attributs législatifs variés, tels que : bravos, crédits extraordinaires, applaudissements, murmures, rires, ballottage, très bien !, amendement, hilarité bruyante, dissolution, etc. Au sommet de l'hémicycle se trouvent les tribunes du public, des journalistes, du Sénat et du public. Au bas de l’hémicycle figurent la tribune supportant le verre d’eau sucrée traditionnel, ainsi que le bureau du président avec la sonnette. Le triomphe de la gauche est représenté par changement de cabinet, le triomphe de la droite par vote de confiance. Il y a donc deux jeux séparés, le jeu de la gauche et le jeu de la droite, chacun avec ses propres règles. Pour gagner le jeu de la gauche, le joueur doit arriver jusqu’au changement de cabinet, avant que l’adversaire ne soit arrivé au vote de confiance. Pour gagner le jeu de la droite, le joueur doit arriver au vote de confiance avant que l’adversaire ne soit arrivé au changement de cabinet. Caricaturiste, dessinateur et lithographe, André Belloguet fut actif sous le Second Empire, la Commune de Paris et la IIIème République.Il collabora à divers périodiques, tels que Le Journal Amusant (1868), Le Monde Comique (1868-1872), La Chanson Illustrée (1869-1870), Le Grelot (1871), ou encore Petit Journal pour Rire (1872-1884). Exemplaire signé en bas à droite par l'éditeur avec la mention "Tout exemplaire non revêtu de la griffe ou signature de Mr Vancortenberghen sera poursuivi en contrefaçon". Bon exemplaire. Petits défauts à la pliure centrale, trace de pliure sur la largeur de l'estampe, petits froissements et déchirures dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 215.

BENOIST (Félix).

[ABBAYE de HAUTECOMBE] Abbaye de Haute-Combe, sur le Lac du Bourget, près d'Aix-les-Bains. (Dép.t de la Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 257 x 327 mm.

Belle vue de l'abbaye royale d'Hautecombe, située à Saint-Pierre-de-Curtille, sur les rives du Lac du Bourget, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 200, n°861.

BENOIST (Félix).

[CHAMBÉRY] Chambéry. Vue générale prise de Lémenc. (Dép.t de la Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 259 x 313 mm.

Superbe vue générale de la ville de Chambéry, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Félix Benoist. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. La vue est prise depuis la colline de Lémenc, avec au premier plan sur la gauche, surplombant la ville, la Chapelle du Calvaire. Au loin, on aperçoit le massif de la Chartreuse. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 532, n°2223.

BENOIST (Félix).

[CHAMBÉRY] Château de Chambéry. (Dép.t de la Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 248 x 319 mm.

Belle vue du château des Ducs de Savoie ou château de Chambéry, sous la neige. Elle a été dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Félix Benoist. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Construit au XIe siècle, le château de Chambéry fut jusqu'en 1565, le siège de la maison de Savoie. Il abrite aujourd'hui la Préfecture de la Savoie, le conseil départemental et l'Académie de Savoie. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 532, n°2223.

BENOIST (Félix).

[CHAMONIX] La Mer de Glace et la vallée de Chamonix. Vue prise du Chapeau. (Dép.t de la H.te Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 253 x 323 mm.

Belle vue de la Mer de Glace et la vallée de Chamonix, dans le département de Haute-Savoie. Elle a été dessinée d'après nature et lithographiée en couleurs par Félix Benoist. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. La vue est prise depuis le lieu-dit du Chapeau, et montre des touristes faisant une halte à la buvette du Chapeau, située sur la rive droite de la Mer de Glace. C'est en 1855 que fut créé ce refuge, afin d'accueillir les nombreux touristes et guides effectuant la traversée de la Mer de Glace depuis le Montenvers. C'était l'une des balades les plus prisées au 19e siècle. Elle consistait à rejoindre le Montenvers par le sentier muletier, traverser le glacier avec un guide, redescendre par un chemin escarpé appelé à juste titre le Mauvais Pas, et faire une halte au Chapeau avant de retourner en fond de vallée. La vue sur le glacier était particulièrement impressionnante à cet endroit, et a fait l'objet de nombreuses représentations (www.mountainmuseums.org). Bel exemplaire. Petites rousseurs claires dans les marges. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 127, n°535.

BENOIST (Félix);

La Sainte-Chapelle au Palais de Justice.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 400 x 250 mm.

Belle vue de la Sainte-Chapelle en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Charles Fichot pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Petites rousseurs.

BENOIST (Félix).

[LES ÉCHELLES] Les Échelles, près Chambéry. (Dép.t de la Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 262 x 310 mm.

Belle vue du village des Échelles, situé au bord de la rivière Guiers, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Eugène Cicéri. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 426, n°1844.

BENOIST (Félix).

[MONT-BLANC] Le Mont Blanc et la chaîne des Aiguilles Rouges. Vue prise du sommet du Buet. (Dép.t de la H.te Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 263 x 312 mm.

Belle vue du massif du Mont-Blanc, dans le département de Haute-Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Léon Sabatier. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. La vue est prise depuis le sommet du Mont Buet, sur lequel se tient un groupe d'alpinistes, notamment une femme en robe à crinoline, accompagnés de leurs guides. Au premier plan figure le massif des Aiguilles Rouges, en arrière-plan, le massif du Mont-Blanc. Bel exemplaire.

BENOIST (Félix).

[MONTMÉLIAN] Montmélian. Vue prise de la rive gauche de l'Isère. (Dép.t de la Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 249 x 312 mm.

Belle vue de la ville de Montmélian, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Louis-Julien Jacottet. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Rousseurs légères. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 544, n°2264.

BENOIST (Félix).

[NANTES] Jardin des Plantes de Nantes nouvellement agrandi et embelli. Vue générale prise du côté de l'entrée, sur le boulevard de Sébastopol.

[1860]. 252 x 340 mm.

Belle représentation du Jardin des Plantes à Nantes, dessinée par Félix Benoist et lithographiée par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. La vue est prise depuis l'entrée située boulevard de Sébastopol. Ce boulevard prit son nom en 1856, après le siège de Sébastopol, puis fut renommé en 1946 boulevard de Stalingrad, en référence à la bataille du même nom. Dès 1840, le Jardin des Plantes connut d'importants travaux d'embellissement et d'aménagement, grâce au botaniste Jean-Marie Écorchard, nommé directeur du jardin le 1er janvier 1840. Transformé en jardin à l'anglaise, le Jardin des Plantes sera inauguré en 1860. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1860, 2164.

BENOIST (Félix).

Palais de l'Élysée. (Façade sur le parc).

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 294 x 366 mm.

Belle vue du Palais de l'Élysée en 1860 vu depuis les jardins, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. L'Hôtel d'Évreux fut construit en 1720. Renommé Palais de l'Élysée, il deviendra en 1873 le palais offociel du Président de la République. Bel exemplaire. Petites rousseurs marginales, déchirure dans la marge inférieure restaurée.

BENOIST (Félix).

Palais et Jardin des Tuileries. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus de la Place du Carrousel.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 307 x 373 mm.

Belle vue à vol d'oiseau des Tuileries en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre au premier plan L’arc de triomphe du Carrousel édifié entre 1807 et 1809 pour célébrer la victoire d'Austerlitz, puis le Palais des Tuileries, les jardins, la Place de la Concorde avec l'obélisque de Louxor installé en 1836, les Champs-Élysées, et enfin au loin l'Arc de Triomphe. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris en 1860. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus du rond-point des Champs-Élysées.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 293 x 400 mm.

Belle vue à vol d'oiseau de Paris en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre les Champs-Élysées avec d'un côté le Palais de l'Industrie, construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais, et de l'autre, le Cirque d'Été sur le Carré Marigny. On aperçoit également le Palais de l'Élysée et l'église de la Madeleine. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris en 1860. Vue à vol d'oiseau prise au dessus du quartier de S.t Gervais.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 303 x 399 mm.

Superbe vue à vol d'oiseau de Paris en 1860, montrant l'Île de la Cité et les rives gauche et droite, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue, prise depuis le quartier Saint-Gervais dans le 4ème arrondissement, montre au premier plan la pointe de l'Île Saint-Louis, avec les ponts Saint-Louis et Louis Philippe. Sur la rive droite, on peut voir l'église Saint-Paul, l'Hôtel de Ville, la Tour Saint-Jacques, l'église Saint-Eustache avec les bâtiments des anciennes Halles de Paris, et au lointain l'Arc de Triomphe. Sur la rive gauche, on aperçoit les églises Saint-Sulpice et Saint-Germain-des-Prés, l'Institut de France et le Musée de l'Armée. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris et ses ruines. Square des Buttes Chaumont. Vue du lac, des grottes et du grand rocher avec le Temple de Sibylle.

Nantes, Charpentier, [1872]. 287 x 365 mm.

Belle vue du parc des Buttes-Chaumont, dessinée par Félix Benoist et lithographiée par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. Elle est issue de la première édition de l'ouvrage Paris et ses ruines en mai 1871, consacré aux incendies de Paris lors de la Commune, et publié en 1872. Le parc des Buttes-Chaumont a été conçu par Adolphe Alphand, directeur du Service des Promenades et Plantations de Paris et et proche collaborateur du baron Haussmann. Il a été inauguré en 1867. Notre estampe montre la partie centrale du parc, où se trouve un lac abritant l'île du Belvédère, et au sommet de l'île, le Temple de la Sibylle, construit par l'architecte Gabriel Davioud. Il existe une variante de cette estampe, avec notamment des différences dans les personnages. Bel exemplaire.

BENOIST (Félix).

[SAINT-GERVAIS-les-BAINS] Bains de S.t Gervais. (Dép.t de la H.te Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 255 x 333 mm.

Belle vue de la station thermale de Saint-Gervais-les-Bains en Haute-Savoie, dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Eugène Cicéri. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1862, p. 91, n°366.

BENOIST (Félix).

[SAINT-JEAN-de-MAURIENNE] Saint Jean-de-Maurienne. (Dép.t de la Savoie).

Nantes, Charpentier, [1864]. 247 x 307 mm.

Belle vue de Saint-Jean-de-Maurienne, dans le département de la Savoie. Elle a été dessinée d'après nature par Félix Benoist et lithographiée en couleurs par Louis-Julien Jacottet. Les figures sont d'Adolphe Bayot. Elle est issue de l'ouvrage Nice et Savoie, réalisé à la demande de Napoléon III, afin de présenter les nouveaux territoires du Comté de Nice et de la Savoie, rattachés à la France en 1860. Bel exemplaire. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1863, p. 426, n°1844.

BENOIST (Philippe).

Chambre des Députés. Vue prise de la Place de la Concorde.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 279 x 357 mm.

Belle vue du Palais Bourbon en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue est prise depuis la Place de la Concorde, et montre une partie du Pont de la Concorde, avec la Seine sur laquelle passe le bateau promenade Le Parisien. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

[EXPOSITION UNIVERSELLE] Paris et ses ruines. Exposition universelle de 1867. Vue générale du Champ de Mars, prise à vol d'oiseau du côté de la porte Rapp.

Nantes, Charpentier, [1872]. 287 x 403 mm.

Belle vue aérienne du site de l'Exposition Universelle de Paris de 1867, dessinée et lithographiée en couleurs par Philippe Benoist. Elle est issue de la première édition de l'ouvrage Paris et ses ruines en mai 1871, consacré aux incendies de Paris lors de la Commune, et publié en 1872. L'Exposition Universelle de 1867 est la deuxième exposition organisée à Paris, après celle de 1855. Elle se déroula sur le Champ-de-Mars du 1er avril au 3 novembre, sur le thème de l'Industrie, de l'Agriculture et des Beaux-Arts. Elle marque l'apogée du Second Empire et la fin des Grands Travaux de Paris du baron Haussmann. Au centre du site figure le grand édifice de forme ovale appelé le palais Omnibus, conçu par l'ingénieur Jean-Baptiste Krantz et l'architecte Léopold Hardy, et tout autour, les petits pavillons nationaux et industriels. Comme on peut les voir sur la Seine, c'est lors de cet événement que les premiers bateaux-mouches font leur entrée dans Paris. Il existe une variante de cette estampe, dessinée et lithographiée par Fichot. Bel exemplaire.

BENOIST (Philippe).

Les Invalides. Façade principale du côté de l'esplanade.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 290 x 363 mm.

Belle vue des Invalides sous la neige, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

Palais de Justice. Façade sur le boulevard de Sébastopol.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 292 x 363 mm.

Belle vue de l'entrée du Palais de Justice avec la Sainte-Chapelle en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. En 1858, lors des travaux du baron d'Haussmann, le boulevard de Sébastopol fut prolongé à la partie située entre le Pont au Change et le Pont Saint-Michel. Celle-ci sera renommée boulevard du Palais en 1864. Bel exemplaire. Très légères rousseurs.

BENOIST (Philippe).

Palais de l'Industrie. Entrée principale.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 278 x 358 mm.

Belle vue animée de l'entrée principale du Palais de l'Industrie en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Le Palais de l'Industrie, situé sur les Champs-Élysées, fut construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais. L'entrée principale se faisait par un portique monumental dont la corniche était décorée d'un groupe sculpté par Elias Robert représentant La France couronnant de lauriers les Arts et l'Industrie, et de cartouches ornés des armes et chiffre de l'Empereur tenues par deux groupes d'enfants. Bel exemplaire.

BENOIST (Philippe) & JACOTTET (Louis-Julien).

Notre-Dame. Cathédrale de Paris - Notre-Dame. Paris' Cathedral.

[circa 1840]. 390 x 280 mm.

Belle vue de la façade occidentale et principale de Notre-Dame, avec la rue du Cloître-Notre-Dame, dessinée d'après nature et lithographiée par Philippe Benoist pour l'ouvrage Promenade dans Paris et ses environs, par Benoist et Jacottet. La construction de la façade principale débuta en 1200. La tour Nord fut achevée en 1240 et celle du Sud en 1250. Par sa simplicité et son harmonie, cette façade a fasciné les historiens modernes de l’art et les architectes contemporains. Marcel Aubert écrira que c’est une des plus parfaites que le Moyen Age ait élevées, un chef d’œuvre de composition et d’exécution, quant à Le Corbusier, il parlera d’une pure création de l’esprit. Pour lui, la surface déterminante est réglée par le carré et le cercle d’où sa pureté géométrique. Cette vue a été réalisée avant les travaux de restauration réalisés par les architectes Viollet-Le-Duc et Lassus de 1845 à 1863. Lors de la Révolution de 1789, la cathédrale subit de nombreuses mutilations de statues, qui seront restituées lors de ces travaux, telles que nous les connaissons aujourd'hui. Ces statues sont celles de la Vierge à l’Enfant entre deux anges, qui était placée au-dessous de la rosace (exécutée vers 1225), celles d’Adam et d’Eve rappelant la faute originelle, placées de chaque côté de la rosace, ainsi que la large bande horizontale de la galerie des rois, placée sous la balustrade, et alignant vingt-huit statues représentant vingt-huit générations de rois de Juda et d'Israël, ancêtres du Christ (mises en place dans le premier tiers du XIIIe siècle). Bon exemplaire. Rousseurs marginales.

BEREY (Nicolas).

[BOURGOGNE] Gouvernement général du duché de Bourgogne, comté de Bresse, pays de Buge, Valromey, et Gex &c.

Paris, N. Berey, 1654. 410 x 513 mm.

Très rare carte figurant l'ancien duché de Bourgogne, couvrant l'actuelle région de la Bourgogne, soit les départements de l'Yonne, de la Côte-d'Or, de la Nièvre et de la Saône-et-Loire. La carte s'étend jusqu'aux régions du comté de Bresse, du Valromey, du Bugey et du Gex. Elle est ornée de deux cartouches animés de personnages. La capitale Dijon est aquarellée en rouge. Berey fut éditeur et enlumineur. A sa mort en 1666, son gendre Alexis-Hubert Jaillot hérita d'une partie de ses cuivres. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Très rare, manque à Pastoureau.

BEREY (Nicolas).

Paris 1660.

Paris, N. Berey, 1660. En deux feuilles jointes de 0,39 x 1,05 m.

Rarissime vue de Paris. Exceptionnelle vue cavalière de la ville de Paris de plus d'un mètre de longueur, gravée par Noël Cochin. Le titre de la gravure, entourée d'une frise, est inscrit sur une banderole, avec à gauche les armoiries de France et à droite celles de Armand-Jérôme Bignon, maître des cérémonies des ordres du roi et prévôt des marchands de Paris. Sous les armoiries de Bignon, très certainement le dédicataire de cette vue, se trouve un cartouche de dédicace orné d'une guirlande de feuillage. Ce cartouche a été laissé vide. La vue reprend le dispositif scénographique des vues dessinées par Merian, cependant elle n'est plus prise depuis la colline de Belleville ou depuis Montmartre, mais plus à l'est, depuis la colline de Charonne comme l'indique ce commentaire Veue de l'éminence de Charonne autrement dit le pré de la roue. De nombreux personnages et scènes diverses animent la vue au premier plan. Environ 40 lieux et bâtiments principaux sont nommés : les Cordeliers, le Marché aux chevaux, Sainte-Geneviève, la Sorbonne, le Luxembourg, Notre-Dame ou Montmartre. Cette gravure est une réduction d'une vue de Noël Cochin de 1662 en quatre feuilles (Boutier, 105) dont Jaillot publia également une version réduite datée de 1669 (Boutier, 108). En revanche, l'édition de notre exemplaire datée de 1660 et publiée par Nicolas Berey manque à Boutier. Berey fut éditeur et enlumineur. A sa mort en 1666, son gendre Alexis-Hubert Jaillot hérita d'une partie de ses cuivres. Très belle qualité d'impression. Estampe parfaitement conservée. Boutier, 108, pour l'édition de 1669.

BERNARD (A.).

Plan de Paris, nouveau système. Méthode Zugenbuhler. 1859.

Paris, A. Bernard, 1859. En 40 sections jointes formant un plan de 580 x 855 mm.

Grand et beau plan de Paris publié en 1859. Il est divisé en 135 cases numérotées, selon la méthode Zugenbuhler. Pour trouver la position d'une rue, il suffit d'en chercher le nom dans la légende, puis de se reporter dans le plan au carré dont le numéro est indiqué à la suite du nom. Les limites de Paris sont marquées par l'enceinte de Thiers construite en 1844. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, Grenelle, Vaugirard, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts Saint-Denis, de Rosny, de Nogent, de Montrouge, de Vanves, du Mont Valérien, d'Aubervilliers, de Romainville, de Bicêtre, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées, aquarellées en rouge et vert. Le plan montre également les limites du Mur des Fermiers Généraux, aquarellées en rose. Le Mur des Fermiers généraux, construit entre 1784 et 1790, était une enceinte dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Bien que publié en 1859, le plan montre Paris divisée en 12 arrondissements. Les 20 arrondissements furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Douze vignettes de monuments ornent le plan : Arc de Triomphe, Madeleine, Bourse, Hôtel de Ville, Tuileries, château de Vincennes, cimetière du Père Lachaise, etc. Le plan illustre les travaux d'Haussmann, commencés en 1852, et montre les boulevards et rues projetés, aquarellés en orange. Avec table alphabétique des rues, et listes des bureaux de poste, ministères, bibliothèques et théâtres de Paris. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Rousseurs à quelques intersections. Édition de 1859 omise par Vallée, qui ne cite que celle de 1858 (Vallée, 252).

BERTHAULT (Pierre-Gabriel) & MANDAR (Charles-François).

[FÊTE de la FÉDÉRATION] Vue du Champ de Mars, le 14 juillet 1790.

Paris, Berthault, [1790]. 310 x 432 mm, coupé au trait d'encadrement et remonté sur papier ancien.

Rare estampe illustrant la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, gravée et publiée par Pierre-Gabriel Berthault, d'après un dessin de l'architecte Charles-François Mandar. Elle est dédiée à Charon, président des députés de la commune de Paris pour la Fédération nationale. La Fête de la Fédération est la plus célèbre fête de la Révolution française. Cet événement grandiose fut célébré le 14 juillet 1790, jour du premier anniversaire de la prise de la Bastille. Pour cette occasion, une immense enceinte de gradins fut élevée au Champ-de-Mars, se refermant au premier plan (du côté de la Seine) sur un gigantesque arc de triomphe. Au centre du Champ de Mars se dressait l’autel de la Patrie, et tout au bout, une estrade couverte adossée à l’École Militaire, où furent installés le roi et la famille royale, la municipalité et les ambassadeurs. Cent mille fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux devant 300 000 spectateurs. La Fayette, commandant de la Garde nationale, prêta serment le premier, au nom des gardes nationales fédérées. Puis ce fut au tour du président de l’Assemblée, au nom des députés et des électeurs. Enfin, Louis XVI prêta serment sur la Constitution. Au bas de la vue figurent 4 textes intitulés Serment de la Nation, Inscriptions sur l'Arc de Triomphe, Sur l'Autel de la Patrie et Serment du Roi. Entre 1772 et 1777, Charles-François Mandar étudia à l’École royale militaire de Paris où il apprit les mathématiques, l’architecture civile et l’art des fortifications. Jusqu’en 1780, il fut employé comme ingénieur-géographe au département des affaires étrangères, à Versailles. À partir de 1787, il poursuivit une carrière d’architecte et se tourna vers une clientèle privée pour laquelle il fit construire des maisons à Paris et dans les environs. En 1790, pour la Fête de la Fédération, il proposa à l'Assemblée Constituante d'utiliser le terrain vague se trouvant entre l'École militaire et la Seine, appelé Champ-de-Mars. Il fut nommé premier dessinateur pour les travaux des installations nécessaires à cette fête. Exemplaire coupé au trait d'encadrement et remonté sur papier ancien, ce dernier ayant fortement bruni, défaut dans le coin supérieur gauche de l'estampe. Gruber, Les Grandes Fêtes et leurs décors à l'époque de Louis XVI, 1972, p. 207.

BEUSECOM (Martinus van).

Parys.

[circa 1650]. 406 x 516 mm.

Très rare vue cavalière de Paris au milieu du XVIIe siècle, exécutée par le graveur hollandais Martinus van Beusecom. Cette vue, qui reprend celle de Matthaüs Merian, est prise depuis la colline de Belleville, et montre l'hopital Saint-Louis au premier plan, ainsi qu'un personnage en train de dessiner. Elle est ornée d'un titre inscrit sur une bannière flottante, avec de chaque côté les armoiries de la France et celles de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Sous la vue figurent huit vers en latin, néerlandais et français, ainsi que 56 légendes numérotées renvoyant aux principaux lieux et bâtiments de la ville. Nous n'avons que très peu d'informations sur le graveur Martinus van Beusecom. Il fut actif à Amsterdam entre 1642 et 1653, et mourut dans sa ville natale de Rotterdam en 1659. Très rare état omis par Boutier, qui ne mentionne que les états avec les vers signés par A. Montanus. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Défauts à la pliure centrale, petits trous d'épingle dans la partie haute de l'estampe. Boutier, 69 (état non mentionné).

BICHEBOIS;

HONFLEUR.

Paris Langlumé circa 1830 206 x 257 mm.

Belle estampe figurant la ville de Honfleur, dessinée par Bichebois et Adam, lithographiée par Langlumé. Bel exemplaire.

BLAEU (Johannes);

Gouvernement général du Lyonnois.

Amsterdam 1660 circa 410 x 572 mm.

Carte du Lyonnais et des régions voisines, ornée d'un cartouche de titre décoré des armes de l'Auvergne, du Bourbonnais, du Lyonnais et de la France. Verso blanc. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Koeman, 4800:2B.

BLAEU (Johannes).

[SAVOIE/ANNECY] Annessium vulgo Annessy.

[1700]. 464 x 574 mm.

Belle vue gravée d'Annecy, issue du spectaculaire Theatrum Sabaudiæ de Johannes Blaeu. Elle est ornée des armoiries du duché de Savoie portées par des anges et d'une table des lieux principaux. Bel exemplaire. Koeman, I, Bl 80.

BLAEU (Johannes).

[SAVOIE/RUMILLY] Rumiliacum vulgo Rumilly.

[Amsterdam, 1682]. 457 x 575 mm.

Belle vue cavalière de la ville de Rumilly en Haute-Savoie, issue du spectaculaire Theatrum Sabaudiæ de Johannes Blaeu. État 1. Elle est ornée des armoiries du duché de Savoie portées par trois anges et d'un cartouche contenant 14 légendes des lieux principaux en latin, décoré des armoiries de la ville. Au bas du cartouche figurent les initiales du graveur, IR pour Johannes de Ram. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Restes de bande adhésive au dos. Koeman, 3798.

BLAEU (Johannes) & BLAEU (Willem).

[CHAMPAGNE] Champagne latine Campania, comitatus.

Amsterdam, [1643-1650]. 379 x 497 mm.

Belle carte figurant le comté de Champagne, issue de l'édition française du Theatrum Orbis Terrarum ou Théâtre du Monde, atlas publié par Willem Blaeu, le plus célèbre des cartographes hollandais de son époque. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré de deux anges et des armoiries de la Champagne, et d'un cartouche contenant l'échelle, décoré de deux anges étudiant un globe. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman's Atlantes Neerlandici, 4200:2.

BLAEU (Willem).

[BERRY] Bituricum ducatus - Duché de Berri.

Amsterdam, [1643-1650]. 380 x 498 mm.

Belle carte figurant le duché de Berry, issue de l'édition française du Theatrum Orbis Terrarum. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré des armoiries de la région, et animé de deux personnages féminins. En bas à droite, le cartouche contenant l'échelle est décoré d'une sphère armillaire et des deux tours antiques qui sont à l'origine du nom de la ville de Bourges (Bituris en latin), capitale du Berry. Entre les deux tours figure un verset en latin "Turribus a binis, inde vocor Bituris" (De ces deux tours, je tire le nom de Bourges). Les villes principales sont signalées à l'aquarelle rouge. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure. Koeman's Atlantes Neerlandici, 4360:2.

BLAEU (Willem);

Ducatus Andegavensis - Anjou.

Amsterdam 1661 381 x 497 mm.

Belle carte figurant le duché d'Anjou, d'après l'angevin Lezin Guyet, auteur de la première carte du duché d'Anjou. Issue du Theatrum Orbis Terrarum, elle est ornée d'un cartouche de titre et des armoiries d'Anjou et de France. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure.

BLAEU (Willem).

[FLANDRE] Galloflandria, in qua Castellaniæ Lilana, Duacena, & Orchiesia, cum dependentibus ; nec non Tornacum, & Tornacesium.

[Amsterdam, 1662]. 374 x 486 mm.

Belle carte figurant la région historique de la Flandre romane ou gallicane, couvrant les environs de Lille, Douai, Orchies et Tournai. Les limites de la carte sont, au nord, Courtrai en Belgique, au sud Douai, à l'ouest La Bassée et à l'est Tournai en Belgique. Le nord est placé à droite de la carte. Elle a été dessinée par Martin Doué, peintre, graveur héraldiste et généalogiste lillois (1572-1638), et publiée dans l'édition latine de 1662 de l'Atlas Maior de Willem Blaeu, le plus célèbre cartographe hollandais de son temps. Elle est ornée d'un cartouche de titre, des armoiries des Pays-Bas espagnols, et de 19 blasons de villes appartenant à la Flandre romane. Les villes importantes sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge rehaussé à l'or. Texte latin au verso. Rare exemplaire finement aquarellé à l'époque avec rehauts d'or. Pliure centrale brunie. Koeman's Atlantes Neerlandici, 3220:2.

BLAEU (Willem & Johannes);

Ducatus Turonensis - Touraine.

Amsterdam 1661 380 x 497 mm.

Carte de la Touraine dressée d'après la carte du géographe tourangeau Isaac François. Issue du Theatrum Orbis Terrarum, elle est ornée d'un cartouche de titre et des armoiries de la ville de Tours. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure.

BLAEU (Willem & Johannes);

Picardia regio Belgica.

Amsterdam 1661 379 x 532 mm.

Carte gravée figurant la Picardie, issue du Theatrum Orbis Terrarum. Elle est ornée d'un cartouche de titre animé de deux personnages et des armoiries de la région portées par deux anges. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure.

BLANMONT (Alphonse). MANUSCRIT.

Carte des deux lacs apellés Grande et Petite Moëre, situés entre les chatellenies de Berg S.t Vinox, et de Furnes avec leurs terres adjacentes.

1759. 480 x 635 mm.

Carte gravée des parties marécageuses situées sur la côte, près de Dunkerque et Bergues-Saint-Vinocq, sur laquelle a été ajoutée une partie manuscrite et aquarellée figurant un plan des parcelles d’un projet d’assèchement du marécage. Entre 1617 et 1627, la région avait été drainée, pourvue de digues, dotée d’un important réseau de canaux et de moulins, et asséchée. Mais en 1646, puis en 1706, les nécessités de la guerre amenèrent l’inondation les environs de Dunkerque. Les Moëres redevinrent un marais. Vers 1759, le colonel Antoine de Ricouart, comte d’Hérouville (1713-1782), commandant le régiment de Bourgogne en garnison à Bergues, entreprit un nouvel assèchement de la région. Mais de nouvelles difficultés survinrent, et ce n’est qu’au XIXe siècle que le dessèchement fut achevé. La carte a été maniée et présente plusieurs petites déchirures anciennement doublées.

BODENEHR (Gabriel);

[MONTMELIAN] Das veste Schloss Montmelian.

Augsbourg circa 1730 143 x 207 mm.

Estampe gravée figurant la citadelle de Montmélian en Savoie, assiégée par Louis XIV en 1691 et 1705. Elle sera détruite l'anné suivante sur ordre du roi. Accompagnée d'un texte en allemand. Très bel exemplaire.

BOISSEAU (Jean).

[DUNKERQUE] Profil ou nouvelle description de la ville maritime port et havre de Dunquerque, au comté de Flandre.

Paris, Jean Boisseau, 1642-1648. En deux feuilles jointes de 270 x 691 mm.

Très rare profil gravé de la ville de Dunkerque, issu du Théâtre des Citez de Jean Boisseau, orné d'un plan du fort de Mardick. Sous la vue figurent 8 légendes et 10 lignes de description de la ville, dont on dit qu'elle cest faitte renommer et redouter ces dernières guerres comme estant l'asyle et la retraite des Espagnols, et autres escumeurs de mer. Jean Boisseau fut géographe et généalogiste français. Son Théâtre des Citez est l'un des plus rares recueils de vues français, dont les planches, publiées entre 1642 et 1648, sont le plus souvent conservées à l'état isolé. Anciennes pliures restaurées mais légèrement brunies. Pastoureau, BOISSEAU I, 26.

BOISSEAU (Jean).

[FORET de FONTAINEBLEAU] Nouvelle description de la forest royalle de Fontaine Belleau.

circa 1650. 353 x 483 mm.

La forêt de Fontainebleau au XVIIe siècle. Superbe carte de la forêt de Fontainebleau, ornée au centre d'une petite vue du château, ainsi que deux petites vues de Melun et Moret. En bas à droite figure le texte suivant : "Ceste carte vous représente la forest de Fontaine Belleau avec les noms des villages, hameaux, chappelles, hermitages, routtes, crois, puitz, montagnes et plaines, qui se trouvent tant dans laditte forest ques environs. Ceste forest contient environ 25 975 arpents tant bois, roches, landes, et bruyerres, revenant en bois tout de futaye à dix huit ou dix neuf mille arpents dont la garde est donnée à huit officiers qui ont chacun leur quartier." Très légères rousseurs dans les marges. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. De toute rareté. Manque à Pastoureau.

BOISSEAU (Jean).

[NORD-PAS-de-CALAIS] Description de la vicomté de Bourbourg et des environs de la ville de Graveline, ports et havres de Calés, et Dunquerque, nouvellement dressée pour l'utilité et contentement du public.

Paris, Jean Boisseau, 1658. En deux feuilles jointes de 371 x 646 mm.

Très belle carte figurant l'ancienne vicomté de Bourbourg, qui couvrait alors les villes de Calais, Gravelines, Dunkerque et Bourbourg. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une rose des vents. Au large du Fort de Mardick, qui protégeait la ville de Dunkerque, figurent plusieurs navires anglais. Pris par les Espagnols en 1652, Fort Mardick fut assiégé et repris par les Français en 1657, alliés depuis peu aux Anglais. La carte s'étend à l'ouest jusqu'à Calais et le Fort Risban, au sud jusqu'à Saint-Omer, au nord jusqu'à Nieuwpoort et à l'est jusqu'à Diksmuide. Les enceintes fortifiées des villes de Dunkerque et de Gravelines, et des forts de l'Ecluse, de Henain et Grand Fort Philippe, sont aquarellées en rouge. Le nord est à droite de la carte. Très bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. De la plus grande rareté, manque à Pastoureau.