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BEAURAIN (Jean, chevalier de).

Plan de Strasbourg, ville capitale de la province d'Alsace.

Paris, Mr. de Beaurin, 1741. 263 x 338 mm.

Plan figurant la ville de Strasbourg, gravé par Charles Inselin, orné d'un cartouche de titre décoré d'attributs militaires. Le plan montre les fortifications de la ville, ainsi que la citadelle et les forts de Kehl, du Rhin et les fort des Isles. Avec liste de 10 légendes. Le chevalier de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Très bel exemplaire.

BEAURAIN (Jean de).

[AIRE-SUR-LA-LYS] Plan d'Aire, place forte du comté d'Artois.

Paris, Mr. de Beaurain, vers 1750. 258 x 342 mm.

Beau plan gravé de la citadelle d'Aire-sur-la-Lys et du fort Saint-François, nommé Fort Gassion en 1872. Il est orné d'une carte des environs de la ville et d'une rose des vents. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Il exécuta de nombreux relevés militaires sur demande royale. Bel exemplaire à grandes marges. Rare.

BEAURAIN (Jean de).

[DIJON] Nouveau plan de la ville et des environs de Dijon.

Paris, Sieur Desnos, 1790. En 15 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 534 x 712 mm.

Superbe plan gravé de la ville de Dijon, levé sur les lieux par Martin de Noinville, architecte et ingénieur du roi, et inspecteur des ouvrages publics de la ville de Dijon. Il a été revu et corrigé par André Gambu, arpenteur juré du roi pour les Eaux et Forêts de Dijon, sur celui levé par Antoine Mikel, puis corrigé et augmenté en 1770 par Jean de Beaurain, géographe du roi. Il est orné d’un cartouche de titre aux armes du dédicataire Louis-Henri de Bourbon, d’une vue générale de la ville dessinée sur les lieux par André Gambu, d’une carte des environs, d’un plan du château et du parc de la Colombière, et de deux grands cartouches contenant un historique de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Tooley Revised Edition, tome 1, p. 104.

BEAURAIN (Jean de).

[DIJON] Nouveau plan de la ville et des environs de Dijon.

Paris, Sieur Desnos, 1790. 525 x 702 mm.

Très beau plan gravé de la ville de Dijon, levé sur les lieux par Martin de Noinville, architecte et ingénieur du roi, et inspecteur des ouvrages publics de la ville de Dijon. Il a été revu par André Gambu, arpenteur juré du roi pour les Eaux et Forêts de Dijon, et gravé par Inselin. Il est orné d'un cartouche de titre aux armes du dédicataire Louis-Henri de Bourbon, d'une vue générale de la ville dessinée sur les lieux par André Gambu, d'une carte des environs de Dijon, d'un plan du château et du parc de la Colombière, et de deux grands cartouches contenant un historique de la ville. Il existe une édition plus tardive, également plus commune, publiée par Desnos en 1790. La présente édition ne porte pas de date, mais on peut supposer qu'elle a été publiée vers 1755, en raison de la présence de la "Nouvelle pépinière de mûriers de la province", établie en 1754. Par ailleurs, les faubourgs Saint-Nicolas et Saint-Pierre n'ont pas encore été aménagés, contrairement à l'édition de 1790. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire, replié.

BEAURAIN (Jean de).

Plan de la ville, cité, et université, de Paris ses faubourgs et ses environs.

Paris, Monsieur de Beaurain, [circa 1720]. 299 x 296 mm.

Beau plan de Paris publié par Jean de Beaurain vers 1720, avant l'aménagement du quartier des Invalides et les premiers travaux de la future place Louis XV, actuelle place de la Concorde. La Place Vendôme, aménagée à l'emplacement de l'Hôtel de Vendôme à la fin du XVIIe siècle, est ici appelée "place des Conquêtes". Sous le plan, dans un cartouche orné en forme de cul-de-lampe, se trouve la liste de toutes les rues et principaux lieux de la ville. Jean de Beaurain étudia avec Pierre Moullart-Sanson et fut nommé géographe du roi en 1721. Bel exemplaire. Boutier, 168B.

BEAURAIN (Jean de).

[SAINT-MALO] Plan de la ville et château de S. Malo.

Paris, Sr. de Beaurain, [circa 1730]. En 6 sections montées sur toile bordée de soie bleue et pliées, formant un plan de 284 x 420 mm.

Très rare et beau plan de Saint-Malo, dressé par Jean de Beaurain, nommé géographe du roi en 1721. Y figurent l'enceinte fortifiée, le château, ainsi que les forts du Petit Baye et Grand Baye, aujourd'hui Petit et Grand Bé, et le fort Royal ou de l'Isllet, actuel fort National. Au bas de la ville figure le commentaire "Terrain que l'on a pris sur la grève, commencé en 1715, deuxième agrandissement de cette ville". Cette mention fait référence aux travaux d'agrandissement et de défense de la ville de Saint-Malo entrepris en 1714, sous la direction de Claude-François Bidal, marquis d'Asfeld, Maréchal de France et successeur de Vauban au poste de Directeur général des fortifications de 1715 à sa mort en 1743. Avec table de 39 légendes indiquant les chapelles, tours, casernes, portes et bastions. Bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/AUDIERNE] Plan du port d'Audierne - Plan de l'anse de la Torche (baie d'Audierne).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 310 x 226 mm pour chacun des plans.

Deux plans détaillés sur une même feuille, levés en 1818 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelles en milles marins. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/BREST] Carte particulière des côtes de France (entrée de la rade de Brest et partie méridionale du chenal du Four).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1822. 596 x 887 mm.

Grande et belle carte marine figurant le goulet de Brest, la presqu'île de Quélernn (orthographiée Kelernn), Camaret-sur-Mer, le cap de la Chèvre dans la presqu'île de Crozon, Le Conquet et l'archipel de Molène au large de celle-ci, ainsi que la partie méridionale du chenal du Four, chenal maritime reliant la mer d'Iroise à la Manche. La carte a été levée entre 1816 et 1818 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/BREST] Plan du goulet de Brest.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1822. 430 x 595 mm.

Plan figurant le bras de mer reliant la rade de Brest à l'Atlantique, appelé goulet de Brest, avec les 5 forts le long de la côte, et la pointe nord de la presqu'île de Quélern. Le plan a été levé en 1816 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Mouillure claire dans la marge gauche, sinon très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/CONCARNEAU] Plan de Concarneau.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 600 x 428 mm.

Carte marine figurant le port de Concarneau, avec l'îlot de la Ville Close et la pointe et fort de Cabellou. Elle a été levée en 1819 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Mouillure claire dans la marge inférieure n'affectant pas la partie gravée, traces de pliures.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/CONQUET & CAMARET] Plan du port du Conquet - Plan du port de Camaret.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 310 x 226 mm pour chacun des plans.

Deux plans détaillés sur une même feuille, levés en 1816 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelles en milles marins. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE/PENMARC'H] Plan des roches de Penmarc'h.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1821. 592 x 881 mm.

Grande et belle carte marine figurant les îlots et écueils situés tout au long de la côte de Penmarc'h dans le Finistère (Etocs, île Nona, etc). En haut à droite figure un dessin de l'îlot Locarec situé face à Kérity. La carte a été levée en 1818 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[FINISTERE] Plan des environs du cap de la Chèvre (Beg Ar C'haor) - Plan des passages du Toulinguet, du petit Léac'h et du Corbeau.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 310 x 225 mm pour chacun des plans.

Deux plans sur une même feuille, levés en 1816 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelles en milles marins. Le plan de droite est orné d'un profil côtier. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[GOLFE du MORBIHAN] Plan des entrées du Morbihan et de la rivière de Crac'h.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1825. 595 x 882 mm.

Grande carte marine figurant le golfe du Morbihan et la baie de Quiberon avec les presqu'îles d'Arzon et de Locmariaquer, et toutes les îles aux alentours. La carte a été levée en 1820 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Mouillure claire dans la marge inférieure n'affectant pas la partie gravée. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[MORBIHAN] Carte particulière des côtes de France (entrée du port de Lorient, presqu'île de Quiberon et partie septentrionale de Belle-Ile).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1825. 595 x 883 mm.

Grande et belle carte marine figurant les côtes du Morbihan entre les ports de Larmor et Port-Louis et la presqu'île de Quiberon, avec la pointe nord de Belle-Ile et une partie de l'île de Groix. La carte a été levée entre 1819 et 1820 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[MORBIHAN] Carte particulière des côtes de France (entrée du port de Lorient, île de Groix, anse du Pouldu, entrée de l'Aven et basse jaune).

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 591 x 876 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Finistère et du Morbihan entre la pointe de Trévignon et Lorient, avec l'île de Groix. La carte a été levée en 1819 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines. Mouillure claire dans la marge inférieure n'affectant pas la partie gravée. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DEPOT-GENERAL DE LA MARINE.

[MORBIHAN] Plan des passes et rades de Lorient et de Port-Louis.

Paris, Dépôt-Général de la Marine, 1824. 595 x 882 mm.

Grande et belle carte marine figurant les ports de Lorient et Port-Louis, levée en 1816 par du Petit-Thouars et les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Avec indication des profondeurs marines et échelle en milles marins. Très bel exemplaire.

BEAUTEMPS-BEAUPRÉ (Charles-François) & DÉPÔT des CARTES et PLANS de la MARINE.

[RAZ et ÎLE de SEIN] Carte particulière des côtes de France. Chaussée de Sein et passage du Raz de Sein.

Dépôt des Cartes et Plans de la Marine, 1877-1888. 630 x 952 mm.

Grande et belle carte marine figurant les côtes du Finistère, avec le détroit du Raz de Sein et l'île de Sein. La carte a été levée en 1817 par les ingénieurs hydrographes de la Marine, sous les ordres de Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe et cartographe, considéré comme le père de l'hydrographie moderne. Elle a été publiée en 1877, puis mise au jour et publiée à nouveau en 1888. En bas à gauche figure une description des courants dans le Raz de Sein par l'ingénieur hydrographe Estignard. Les feux et phares sont aquarellés en jaune avec un point rouge. Les profondeurs marines sont exprimées en mètres. Bel exemplaire.

BELLEFOREST (François de).

[MONTPELLIER] Pourtraict de la ville de Montpellier.

[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 176 x 310 mm (vue et légendes).

Vue de la ville de Montpellier, issue de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Avec 28 légendes numérotées. Texte sur la même page et au dos. Traduction française de la Cosmographie de Münster, la Cosmographie de Belleforest ne connut qu'une seule édition en 1575. Bel exemplaire. Pastoureau, BELLEFOREST I-2, 56.

BELLEYME (Pierre de).

Carte de la France divisée en 83 départements et subdivisée en districts avec les chefs-lieux de cantons présentée à l'Assemblée Nationale et au Roi.

Paris, Vignon, 1791. En 4 feuilles non jointes, coupées en sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,15 x 1,58 m ; étiquette en forme de médaillon de l'éditeur parisien Vignon, collée sous le titre, onglets de vélin numérotés.

L'une des toutes premières cartes des départements français, publiée un an après leur création. Superbe carte murale de la France ornée d'un cartouche de titre monumental, décoré des attributs des arts et des sciences. Le titre est placé sur un socle de pierre, sur lequel sont posés deux médaillons contenant trois fleurs de lys, et sur lesquels on peut lire "Assemblée Nationale. La Loi et le Roi" et "Louis XVI Roi des François" ; au-dessus figurent deux autres médaillons "Département de l'Ain. Fédération à Paris 14 juillet 1790" et "Département de l'Yonne. Fédération à Paris 14 juillet 1790". A gauche du titre, le livre de la Constitution est posé sur un "autel de la patrie", avec le bonnet phrygien posé sur la pointe d'une baïonnette. Sous le titre est collée l'étiquette en forme de médaillon de l'éditeur parisien Vignon. Avec table alphabétique des départements et de leurs districts, et tableau des symboles utilisés sur la carte. En carton figure la Corse (280 x 157 mm), avant que celle-ci ne soit, en 1793, divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

BELLEYME (Pierre de).

[MÉDOC] Carte de la Guyenne dite Carte de Belleyme. Feuille n°12 (Blaye, Fort Médoc, Pauillac).

[1785]. En 21 sections montées sur toile de 605 x 950 mm.

Feuille n°12 de la carte de la Guyenne de Pierre de Belleyme, dite carte de Belleyme, couvrant la région du Médoc, délimitée à l'ouest par le Lac d'Hourtin et à l'est par la Gironde. Y figurent les villes de célèbres cépages telles que Saint-Estèphe, Pauillac, ou encore Saint-Julien, ainsi que la ville de Blaye ou le Fort de Médoc. La carte s'étend jusqu'à Saint-Seurin au nord, Listrac et Arcins au sud, et Saint-Androny et Saint-Gènes à l'est (orthographiées Saint-Andronic et Saint-Genez). La carte de la Guyenne fut décidée, au XVIIIe siècle, par l'intendant Charles Boutin qui désirait doter sa province d'une carte plus détaillée et précise que celle que réalisait Cassini pour l'ensemble de la France. En 1761, un arrêt du Conseil du Roi ordonne le levé de la carte, aux frais de la province. La responsabilité administrative de la Carte de la Guyenne est assumée par l’intendant, et l’entreprise cartographique est confiée à Pierre de Belleyme (1747-1819), ancien officier du Génie, qui laissera son nom à la carte. Sur les 54 planches qu’elle devait initialement compter, seules 48 furent achevées. Les levés, effectués de 1761 à 1774, à une échelle double de celle de la Carte de Cassini, permirent de soigner la partie topographique du travail, en différenciant les routes et les chemins, et en distinguant les forêts et les bois, les châtaigniers, les « piñadas », les landes, les marais et les dunes de sable. Bel exemplaire. Deux petites taches d'encre bleue.

BELLE-ÎLE-en-MER.

Accurate Carte der Insul Belle Isle an der mittägigen Küste von Bretagne.

[circa 1761]. 365 x 435 mm.

Très belle et très rare carte de Belle-Île-en-Mer, dressée lors de l'invasion britannique au cours de la Guerre de Sept Ans. Après six semaines de siège, la citadelle du Palais est prise le 8 juin 1761. Les Britanniques occuperont Belle-Île pendant deux ans avant de la rétrocéder contre Minorque en 1763 conformément au Traité de Paris. La carte montre le réseau routier principal de l'île et la division en quatre paroisses : Le Palais, Bangor, Locmaria et Sauzon. En carton figurent un plan du siège du bourg du Palais et de sa citadelle, avec les positions des troupes anglaises, ainsi qu'une chronologie en allemand du siège et de l'occupation de l'île. Petite déchirure sans manque à l'extrême gauche de la carte, marge gauche un peu courte. Contours aquarellés à l'époque.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte de la province d'Ajaccio et fief d'Istria en quatre feuilles.

[1769]. En quatre feuilles d'environ 230-240 x 275-300 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte de la province de Bonifacio en trois feuilles.

[1769]. En trois feuilles de 235 x 340-380 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte de l'isle de Corse.

1768. 591 x 872 mm.

Grande et belle carte de la Corse, issue de L'Hydrographie françoise publiée entre 1737 et 1772, dressée par ordre du duc de Praslin, nommé ministre de la Marine en 1766. Elle est ornée d'un cartouche de titre, et traversée des lignes de rumb marquant les directions des vents. Ingénieur hydrographe français, Bellin entra en 1721 au Dépôt des cartes, plans et journaux de la Marine, créé en 1720 par le Régent. C’est grâce à lui que le Dépôt de la Marine, constitué à partir des archives de la Marine, devint l’une des plus belles collections d’Europe. Il publia de nombreux ouvrages et atlas tels que la Description géographique de la Guyane en 1763 ou le Neptune François en 1773. Petites déchirures marginales, mouillure claire au bas de la carte. Cervoni, 96.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Carte des environs de Corte.

[1769]. 223 x 324 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse" publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Golphe de Talane ou de Valinco et Campo-Moro.

[1769]. 210 x 288 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Partie de la province d'Alleria.

[1769]. En deux feuilles d'environ 225 x 325 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Partie de la province de Bastia. En trois feuilles.

[1769]. En trois feuilles d'environ 220 x 320 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de la baye de St. Fiorenzo.

[1769]. 216 x 322 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de la province de Balagna.

[1769]. 222 x 310 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de la ville de Corté dans l'isle de Corse.

[1769]. 218 x 177 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan de Porto Vechio dans l'isle de Corse.

[1769]. 229 x 167 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan des bouches de Bonifacio et partie de la coste, depuis Porto Vecchio jusqu'à Bonifacio.

[1769]. 210 x 288 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du golfe de Ventilegne et partie de la coste jusqu'à Bonifacio.

[1769]. 222 x 310 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du port de Calvy.

[1769]. 212 x 286 mm.

Beau plan issu issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Bel exemplaire. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du port et ville de Bonifacio dans l'isle de Corse.

[1769]. 212 x 163 mm.

Beau plan issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Bel exemplaire. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[CORSE] Plan du port Figuari dans l'isle de Corse.

[1769]. 218 x 177 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas);

[CORSE] Port de Campomoro.

[1769]. 207 x 158 mm.

Bel exemplaire issu de l'Atlas de l'isle de Corse, publié en 1769. Cervoni, 97.

BELLIN (Jacques-Nicolas);

[OUESSANT] 4me carte particulière des costes de Bretagne depuis l'anse de Goulven jusqu'à l'isle d'Ouessant.

1753 582 x 812 mm.

Grande carte détaillée des côtes bretonnes avec l'île d'Ouessant, issue du Neptune François, premier atlas français entièrement dédié à la marine, initialement commandé par Colbert, et revu en 1753 par Bellin. Indication des fonds marins, lignes de rhumbs marquant la direction des vents et rose des vents. Exemplaire parfait à grandes marges. Pastoureau, NEPTUNE FRANCAIS C, 21.

BELLOGUET (André).

[JEU de l'OIE] Jeu d'oie parlementaire.

Paris, Mr Vancortenberghen, [1870]. 513 x 726 mm.

Rare jeu de l'oie lithographié en couleurs, faisant la satire des mœurs parlementaires. Il représente le Corps législatif en séance, pendant l’année 1870. Il prend donc la forme d’un hémicycle partagé en deux parties, comme à la Chambre : la droite et la gauche. Chaque partie se divise en 49 cases, ornées soit de portraits de députés, soit d’attributs législatifs variés, tels que : bravos, crédits extraordinaires, applaudissements, murmures, rires, ballottage, très bien !, amendement, hilarité bruyante, dissolution, etc. Au sommet de l'hémicycle se trouvent les tribunes du public, des journalistes, du Sénat et du public. Au bas de l’hémicycle figurent la tribune supportant le verre d’eau sucrée traditionnel, ainsi que le bureau du président avec la sonnette. Le triomphe de la gauche est représenté par changement de cabinet, le triomphe de la droite par vote de confiance. Il y a donc deux jeux séparés, le jeu de la gauche et le jeu de la droite, chacun avec ses propres règles. Pour gagner le jeu de la gauche, le joueur doit arriver jusqu’au changement de cabinet, avant que l’adversaire ne soit arrivé au vote de confiance. Pour gagner le jeu de la droite, le joueur doit arriver au vote de confiance avant que l’adversaire ne soit arrivé au changement de cabinet. Caricaturiste, dessinateur et lithographe, André Belloguet fut actif sous le Second Empire, la Commune de Paris et la IIIème République.Il collabora à divers périodiques, tels que Le Journal Amusant (1868), Le Monde Comique (1868-1872), La Chanson Illustrée (1869-1870), Le Grelot (1871), ou encore Petit Journal pour Rire (1872-1884). Exemplaire signé en bas à droite par l'éditeur avec la mention "Tout exemplaire non revêtu de la griffe ou signature de Mr Vancortenberghen sera poursuivi en contrefaçon". Bon exemplaire. Petits défauts à la pliure centrale, trace de pliure sur la largeur de l'estampe, petits froissements et déchirures dans les marges. Poirier, Iconographie des jeux de l'oie (1638-1950), p. 215.

BENOIST (Félix);

La Sainte-Chapelle au Palais de Justice.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 400 x 250 mm.

Belle vue de la Sainte-Chapelle en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Charles Fichot pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Petites rousseurs.

BENOIST (Félix).

[NANTES] Jardin des Plantes de Nantes nouvellement agrandi et embelli. Vue générale prise du côté de l'entrée, sur le boulevard de Sébastopol.

[1860]. 252 x 340 mm.

Belle représentation du Jardin des Plantes à Nantes, dessinée par Félix Benoist et lithographiée par Eugène Cicéri et Philippe Benoist. La vue est prise depuis l'entrée située boulevard de Sébastopol. Ce boulevard prit son nom en 1856, après le siège de Sébastopol, puis fut renommé en 1946 boulevard de Stalingrad, en référence à la bataille du même nom. Dès 1840, le Jardin des Plantes connut d'importants travaux d'embellissement et d'aménagement, grâce au botaniste Jean-Marie Écorchard, nommé directeur du jardin le 1er janvier 1840. Transformé en jardin à l'anglaise, le Jardin des Plantes sera inauguré en 1860. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1860, 2164.

BENOIST (Félix).

Palais de l'Élysée. (Façade sur le parc).

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 294 x 366 mm.

Belle vue du Palais de l'Élysée en 1860 vu depuis les jardins, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. L'Hôtel d'Évreux fut construit en 1720. Renommé Palais de l'Élysée, il deviendra en 1873 le palais offociel du Président de la République. Bel exemplaire. Petites rousseurs marginales, déchirure dans la marge inférieure restaurée.

BENOIST (Félix).

Palais et Jardin des Tuileries. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus de la Place du Carrousel.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 307 x 373 mm.

Belle vue à vol d'oiseau des Tuileries en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre au premier plan L’arc de triomphe du Carrousel édifié entre 1807 et 1809 pour célébrer la victoire d'Austerlitz, puis le Palais des Tuileries, les jardins, la Place de la Concorde avec l'obélisque de Louxor installé en 1836, les Champs-Élysées, et enfin au loin l'Arc de Triomphe. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris en 1860. Vue à vol d'oiseau, prise au dessus du rond-point des Champs-Élysées.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 293 x 400 mm.

Belle vue à vol d'oiseau de Paris en 1860, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue montre les Champs-Élysées avec d'un côté le Palais de l'Industrie, construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais, et de l'autre, le Cirque d'Été sur le Carré Marigny. On aperçoit également le Palais de l'Élysée et l'église de la Madeleine. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Félix).

Paris en 1860. Vue à vol d'oiseau prise au dessus du quartier de S.t Gervais.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 303 x 399 mm.

Superbe vue à vol d'oiseau de Paris en 1860, montrant l'Île de la Cité et les rives gauche et droite, dessinée par Félix Benoist et lithographiée à fond teinté par Jules Arnout pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue, prise depuis le quartier Saint-Gervais dans le 4ème arrondissement, montre au premier plan la pointe de l'Île Saint-Louis, avec les ponts Saint-Louis et Louis Philippe. Sur la rive droite, on peut voir l'église Saint-Paul, l'Hôtel de Ville, la Tour Saint-Jacques, l'église Saint-Eustache avec les bâtiments des anciennes Halles de Paris, et au lointain l'Arc de Triomphe. Sur la rive gauche, on aperçoit les églises Saint-Sulpice et Saint-Germain-des-Prés, l'Institut de France et le Musée de l'Armée. Bel exemplaire. Quelques rousseurs.

BENOIST (Philippe).

Chambre des Députés. Vue prise de la Place de la Concorde.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 279 x 357 mm.

Belle vue du Palais Bourbon en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. La vue est prise depuis la Place de la Concorde, et montre une partie du Pont de la Concorde, avec la Seine sur laquelle passe le bateau promenade Le Parisien. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

Les Invalides. Façade principale du côté de l'esplanade.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 290 x 363 mm.

Belle vue des Invalides sous la neige, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Bel exemplaire. Rousseurs légères.

BENOIST (Philippe).

Palais de Justice. Façade sur le boulevard de Sébastopol.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 292 x 363 mm.

Belle vue de l'entrée du Palais de Justice avec la Sainte-Chapelle en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. En 1858, lors des travaux du baron d'Haussmann, le boulevard de Sébastopol fut prolongé à la partie située entre le Pont au Change et le Pont Saint-Michel. Celle-ci sera renommée boulevard du Palais en 1864. Bel exemplaire. Très légères rousseurs.

BENOIST (Philippe).

Palais de l'Industrie. Entrée principale.

Paris, Henri Charpentier, [1861]. 278 x 358 mm.

Belle vue animée de l'entrée principale du Palais de l'Industrie en 1860, dessinée et lithographiée à fond teinté par Philippe Benoist et Eugène Cicéri pour l'ouvrage Paris dans sa splendeur, l'une des plus importantes publications sur Paris. Le Palais de l'Industrie, situé sur les Champs-Élysées, fut construit pour la première Exposition Universelle française en 1855, et détruit en 1896 pour laisser place aux Petit et Grand Palais. L'entrée principale se faisait par un portique monumental dont la corniche était décorée d'un groupe sculpté par Elias Robert représentant La France couronnant de lauriers les Arts et l'Industrie, et de cartouches ornés des armes et chiffre de l'Empereur tenues par deux groupes d'enfants. Bel exemplaire.

BENOIST (Philippe) & JACOTTET (Louis-Julien).

Notre-Dame. Cathédrale de Paris - Notre-Dame. Paris' Cathedral.

[circa 1840]. 390 x 280 mm.

Belle vue de la façade occidentale et principale de Notre-Dame, avec la rue du Cloître-Notre-Dame, dessinée d'après nature et lithographiée par Philippe Benoist pour l'ouvrage Promenade dans Paris et ses environs, par Benoist et Jacottet. La construction de la façade principale débuta en 1200. La tour Nord fut achevée en 1240 et celle du Sud en 1250. Par sa simplicité et son harmonie, cette façade a fasciné les historiens modernes de l’art et les architectes contemporains. Marcel Aubert écrira que c’est une des plus parfaites que le Moyen Age ait élevées, un chef d’œuvre de composition et d’exécution, quant à Le Corbusier, il parlera d’une pure création de l’esprit. Pour lui, la surface déterminante est réglée par le carré et le cercle d’où sa pureté géométrique. Cette vue a été réalisée avant les travaux de restauration réalisés par les architectes Viollet-Le-Duc et Lassus de 1845 à 1863. Lors de la Révolution de 1789, la cathédrale subit de nombreuses mutilations de statues, qui seront restituées lors de ces travaux, telles que nous les connaissons aujourd'hui. Ces statues sont celles de la Vierge à l’Enfant entre deux anges, qui était placée au-dessous de la rosace (exécutée vers 1225), celles d’Adam et d’Eve rappelant la faute originelle, placées de chaque côté de la rosace, ainsi que la large bande horizontale de la galerie des rois, placée sous la balustrade, et alignant vingt-huit statues représentant vingt-huit générations de rois de Juda et d'Israël, ancêtres du Christ (mises en place dans le premier tiers du XIIIe siècle). Bon exemplaire. Rousseurs marginales.

BEREY (Nicolas).

[BOURGOGNE] Gouvernement général du duché de Bourgogne, comté de Bresse, pays de Buge, Valromey, et Gex &c.

Paris, N. Berey, 1654. 410 x 513 mm.

Très rare carte figurant l'ancien duché de Bourgogne, couvrant l'actuelle région de la Bourgogne, soit les départements de l'Yonne, de la Côte-d'Or, de la Nièvre et de la Saône-et-Loire. La carte s'étend jusqu'aux régions du comté de Bresse, du Valromey, du Bugey et du Gex. Elle est ornée de deux cartouches animés de personnages. La capitale Dijon est aquarellée en rouge. Berey fut éditeur et enlumineur. A sa mort en 1666, son gendre Alexis-Hubert Jaillot hérita d'une partie de ses cuivres. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Très rare, manque à Pastoureau.

BEREY (Nicolas).

Paris 1660.

Paris, N. Berey, 1660. En deux feuilles jointes de 0,39 x 1,05 m.

Rarissime vue de Paris. Exceptionnelle vue cavalière de la ville de Paris de plus d'un mètre de longueur, gravée par Noël Cochin. Le titre de la gravure, entourée d'une frise, est inscrit sur une banderole, avec à gauche les armoiries de France et à droite celles de Armand-Jérôme Bignon, maître des cérémonies des ordres du roi et prévôt des marchands de Paris. Sous les armoiries de Bignon, très certainement le dédicataire de cette vue, se trouve un cartouche de dédicace orné d'une guirlande de feuillage. Ce cartouche a été laissé vide. La vue reprend le dispositif scénographique des vues dessinées par Merian, cependant elle n'est plus prise depuis la colline de Belleville ou depuis Montmartre, mais plus à l'est, depuis la colline de Charonne comme l'indique ce commentaire Veue de l'éminence de Charonne autrement dit le pré de la roue. De nombreux personnages et scènes diverses animent la vue au premier plan. Environ 40 lieux et bâtiments principaux sont nommés : les Cordeliers, le Marché aux chevaux, Sainte-Geneviève, la Sorbonne, le Luxembourg, Notre-Dame ou Montmartre. Cette gravure est une réduction d'une vue de Noël Cochin de 1662 en quatre feuilles (Boutier, 105) dont Jaillot publia également une version réduite datée de 1669 (Boutier, 108). En revanche, l'édition de notre exemplaire datée de 1660 et publiée par Nicolas Berey manque à Boutier. Berey fut éditeur et enlumineur. A sa mort en 1666, son gendre Alexis-Hubert Jaillot hérita d'une partie de ses cuivres. Très belle qualité d'impression. Estampe parfaitement conservée. Boutier, 108, pour l'édition de 1669.

BERNARD (A.).

Plan de Paris, nouveau système. Méthode Zugenbuhler. 1859.

Paris, A. Bernard, 1859. En 40 sections jointes formant un plan de 580 x 855 mm.

Grand et beau plan de Paris publié en 1859. Il est divisé en 135 cases numérotées, selon la méthode Zugenbuhler. Pour trouver la position d'une rue, il suffit d'en chercher le nom dans la légende, puis de se reporter dans le plan au carré dont le numéro est indiqué à la suite du nom. Les limites de Paris sont marquées par l'enceinte de Thiers construite en 1844. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, Grenelle, Vaugirard, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts Saint-Denis, de Rosny, de Nogent, de Montrouge, de Vanves, du Mont Valérien, d'Aubervilliers, de Romainville, de Bicêtre, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées, aquarellées en rouge et vert. Le plan montre également les limites du Mur des Fermiers Généraux, aquarellées en rose. Le Mur des Fermiers généraux, construit entre 1784 et 1790, était une enceinte dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Bien que publié en 1859, le plan montre Paris divisée en 12 arrondissements. Les 20 arrondissements furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux furent annexés à Paris. Douze vignettes de monuments ornent le plan : Arc de Triomphe, Madeleine, Bourse, Hôtel de Ville, Tuileries, château de Vincennes, cimetière du Père Lachaise, etc. Le plan illustre les travaux d'Haussmann, commencés en 1852, et montre les boulevards et rues projetés, aquarellés en orange. Avec table alphabétique des rues, et listes des bureaux de poste, ministères, bibliothèques et théâtres de Paris. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Rousseurs à quelques intersections. Édition de 1859 omise par Vallée, qui ne cite que celle de 1858 (Vallée, 252).

BERTHAULT (Pierre-Gabriel) & MANDAR (Charles-François).

[FÊTE de la FÉDÉRATION] Vue du Champ de Mars, le 14 juillet 1790.

Paris, Berthault, [1790]. 310 x 432 mm, coupé au trait d'encadrement et remonté sur papier ancien.

Rare estampe illustrant la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, gravée et publiée par Pierre-Gabriel Berthault, d'après un dessin de l'architecte Charles-François Mandar. Elle est dédiée à Charon, président des députés de la commune de Paris pour la Fédération nationale. La Fête de la Fédération est la plus célèbre fête de la Révolution française. Cet événement grandiose fut célébré le 14 juillet 1790, jour du premier anniversaire de la prise de la Bastille. Pour cette occasion, une immense enceinte de gradins fut élevée au Champ-de-Mars, se refermant au premier plan (du côté de la Seine) sur un gigantesque arc de triomphe. Au centre du Champ de Mars se dressait l’autel de la Patrie, et tout au bout, une estrade couverte adossée à l’École Militaire, où furent installés le roi et la famille royale, la municipalité et les ambassadeurs. Cent mille fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux devant 300 000 spectateurs. La Fayette, commandant de la Garde nationale, prêta serment le premier, au nom des gardes nationales fédérées. Puis ce fut au tour du président de l’Assemblée, au nom des députés et des électeurs. Enfin, Louis XVI prêta serment sur la Constitution. Au bas de la vue figurent 4 textes intitulés Serment de la Nation, Inscriptions sur l'Arc de Triomphe, Sur l'Autel de la Patrie et Serment du Roi. Entre 1772 et 1777, Charles-François Mandar étudia à l’École royale militaire de Paris où il apprit les mathématiques, l’architecture civile et l’art des fortifications. Jusqu’en 1780, il fut employé comme ingénieur-géographe au département des affaires étrangères, à Versailles. À partir de 1787, il poursuivit une carrière d’architecte et se tourna vers une clientèle privée pour laquelle il fit construire des maisons à Paris et dans les environs. En 1790, pour la Fête de la Fédération, il proposa à l'Assemblée Constituante d'utiliser le terrain vague se trouvant entre l'École militaire et la Seine, appelé Champ-de-Mars. Il fut nommé premier dessinateur pour les travaux des installations nécessaires à cette fête. Exemplaire coupé au trait d'encadrement et remonté sur papier ancien, ce dernier ayant fortement bruni, défaut dans le coin supérieur gauche de l'estampe. Gruber, Les Grandes Fêtes et leurs décors à l'époque de Louis XVI, 1972, p. 207.

BEUSECOM (Martinus van).

Parys.

[circa 1650]. 406 x 516 mm.

Très rare vue cavalière de Paris au milieu du XVIIe siècle, exécutée par le graveur hollandais Martinus van Beusecom. Cette vue, qui reprend celle de Matthaüs Merian, est prise depuis la colline de Belleville, et montre l'hopital Saint-Louis au premier plan, ainsi qu'un personnage en train de dessiner. Elle est ornée d'un titre inscrit sur une bannière flottante, avec de chaque côté les armoiries de la France et celles de la ville de Paris, figurant un vaisseau, symbole de la corporation des marchands de l'eau qui donna naissance à la municipalité de Paris. Sous la vue figurent huit vers en latin, néerlandais et français, ainsi que 56 légendes numérotées renvoyant aux principaux lieux et bâtiments de la ville. Nous n'avons que très peu d'informations sur le graveur Martinus van Beusecom. Il fut actif à Amsterdam entre 1642 et 1653, et mourut dans sa ville natale de Rotterdam en 1659. Très rare état omis par Boutier, qui ne mentionne que les états avec les vers signés par A. Montanus. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Défauts à la pliure centrale, petits trous d'épingle dans la partie haute de l'estampe. Boutier, 69 (état non mentionné).

BICHEBOIS;

HONFLEUR.

Paris Langlumé circa 1830 206 x 257 mm.

Belle estampe figurant la ville de Honfleur, dessinée par Bichebois et Adam, lithographiée par Langlumé. Bel exemplaire.

BLAEU (Johannes);

Gouvernement général du Lyonnois.

Amsterdam 1660 circa 410 x 572 mm.

Carte du Lyonnais et des régions voisines, ornée d'un cartouche de titre décoré des armes de l'Auvergne, du Bourbonnais, du Lyonnais et de la France. Verso blanc. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Koeman, 4800:2B.

BLAEU (Johannes).

[SAVOIE/ANNECY] Annessium vulgo Annessy.

[1700]. 464 x 574 mm.

Belle vue gravée d'Annecy, issue du spectaculaire Theatrum Sabaudiæ de Johannes Blaeu. Elle est ornée des armoiries du duché de Savoie portées par des anges et d'une table des lieux principaux. Bel exemplaire. Koeman, I, Bl 80.

BLAEU (Johannes) & BLAEU (Willem).

[CHAMPAGNE] Champagne latine Campania, comitatus.

Amsterdam, [1643-1650]. 379 x 497 mm.

Belle carte figurant le comté de Champagne, issue de l'édition française du Theatrum Orbis Terrarum ou Théâtre du Monde, atlas publié par Willem Blaeu, le plus célèbre des cartographes hollandais de son époque. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré de deux anges et des armoiries de la Champagne, et d'un cartouche contenant l'échelle, décoré de deux anges étudiant un globe. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman's Atlantes Neerlandici, 4200:2.

BLAEU (Willem).

[BERRY] Bituricum ducatus - Duché de Berri.

Amsterdam, [1643-1650]. 380 x 498 mm.

Belle carte figurant le duché de Berry, issue de l'édition française du Theatrum Orbis Terrarum. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré des armoiries de la région, et animé de deux personnages féminins. En bas à droite, le cartouche contenant l'échelle est décoré d'une sphère armillaire et des deux tours antiques qui sont à l'origine du nom de la ville de Bourges (Bituris en latin), capitale du Berry. Entre les deux tours figure un verset en latin "Turribus a binis, inde vocor Bituris" (De ces deux tours, je tire le nom de Bourges). Les villes principales sont signalées à l'aquarelle rouge. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure. Koeman's Atlantes Neerlandici, 4360:2.

BLAEU (Willem);

Ducatus Andegavensis - Anjou.

Amsterdam 1661 381 x 497 mm.

Belle carte figurant le duché d'Anjou, d'après l'angevin Lezin Guyet, auteur de la première carte du duché d'Anjou. Issue du Theatrum Orbis Terrarum, elle est ornée d'un cartouche de titre et des armoiries d'Anjou et de France. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure.

BLAEU (Willem).

[FLANDRE] Galloflandria, in qua Castellaniæ Lilana, Duacena, & Orchiesia, cum dependentibus ; nec non Tornacum, & Tornacesium.

[Amsterdam, 1662]. 374 x 486 mm.

Belle carte figurant la région historique de la Flandre romane ou gallicane, couvrant les environs de Lille, Douai, Orchies et Tournai. Les limites de la carte sont, au nord, Courtrai en Belgique, au sud Douai, à l'ouest La Bassée et à l'est Tournai en Belgique. Le nord est placé à droite de la carte. Elle a été dessinée par Martin Doué, peintre, graveur héraldiste et généalogiste lillois (1572-1638), et publiée dans l'édition latine de 1662 de l'Atlas Maior de Willem Blaeu, le plus célèbre cartographe hollandais de son temps. Elle est ornée d'un cartouche de titre, des armoiries des Pays-Bas espagnols, et de 19 blasons de villes appartenant à la Flandre romane. Les villes importantes sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge rehaussé à l'or. Texte latin au verso. Rare exemplaire finement aquarellé à l'époque avec rehauts d'or. Pliure centrale brunie. Koeman's Atlantes Neerlandici, 3220:2.

BLAEU (Willem & Johannes);

Ducatus Turonensis - Touraine.

Amsterdam 1661 380 x 497 mm.

Carte de la Touraine dressée d'après la carte du géographe tourangeau Isaac François. Issue du Theatrum Orbis Terrarum, elle est ornée d'un cartouche de titre et des armoiries de la ville de Tours. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure.

BLAEU (Willem & Johannes);

Picardia regio Belgica.

Amsterdam 1661 379 x 532 mm.

Carte gravée figurant la Picardie, issue du Theatrum Orbis Terrarum. Elle est ornée d'un cartouche de titre animé de deux personnages et des armoiries de la région portées par deux anges. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Mouillure claire dans la marge inférieure.

BLANMONT (Alphonse). MANUSCRIT.

Carte des deux lacs apellés Grande et Petite Moëre, situés entre les chatellenies de Berg S.t Vinox, et de Furnes avec leurs terres adjacentes.

1759. 480 x 635 mm.

Carte gravée des parties marécageuses situées sur la côte, près de Dunkerque et Bergues-Saint-Vinocq, sur laquelle a été ajoutée une partie manuscrite et aquarellée figurant un plan des parcelles d’un projet d’assèchement du marécage. Entre 1617 et 1627, la région avait été drainée, pourvue de digues, dotée d’un important réseau de canaux et de moulins, et asséchée. Mais en 1646, puis en 1706, les nécessités de la guerre amenèrent l’inondation les environs de Dunkerque. Les Moëres redevinrent un marais. Vers 1759, le colonel Antoine de Ricouart, comte d’Hérouville (1713-1782), commandant le régiment de Bourgogne en garnison à Bergues, entreprit un nouvel assèchement de la région. Mais de nouvelles difficultés survinrent, et ce n’est qu’au XIXe siècle que le dessèchement fut achevé. La carte a été maniée et présente plusieurs petites déchirures anciennement doublées.

BODENEHR (Gabriel);

[MONTMELIAN] Das veste Schloss Montmelian.

Augsbourg circa 1730 143 x 207 mm.

Estampe gravée figurant la citadelle de Montmélian en Savoie, assiégée par Louis XIV en 1691 et 1705. Elle sera détruite l'anné suivante sur ordre du roi. Accompagnée d'un texte en allemand. Très bel exemplaire.

BOISSEAU (Jean).

[DUNKERQUE] Profil ou nouvelle description de la ville maritime port et havre de Dunquerque, au comté de Flandre.

Paris, Jean Boisseau, 1642-1648. En deux feuilles jointes de 270 x 691 mm.

Très rare profil gravé de la ville de Dunkerque, issu du Théâtre des Citez de Jean Boisseau, orné d'un plan du fort de Mardick. Sous la vue figurent 8 légendes et 10 lignes de description de la ville, dont on dit qu'elle cest faitte renommer et redouter ces dernières guerres comme estant l'asyle et la retraite des Espagnols, et autres escumeurs de mer. Jean Boisseau fut géographe et généalogiste français. Son Théâtre des Citez est l'un des plus rares recueils de vues français, dont les planches, publiées entre 1642 et 1648, sont le plus souvent conservées à l'état isolé. Anciennes pliures restaurées mais légèrement brunies. Pastoureau, BOISSEAU I, 26.

BOISSEAU (Jean).

[FORET de FONTAINEBLEAU] Nouvelle description de la forest royalle de Fontaine Belleau.

circa 1650. 353 x 483 mm.

La forêt de Fontainebleau au XVIIe siècle. Superbe carte de la forêt de Fontainebleau, ornée au centre d'une petite vue du château, ainsi que deux petites vues de Melun et Moret. En bas à droite figure le texte suivant : "Ceste carte vous représente la forest de Fontaine Belleau avec les noms des villages, hameaux, chappelles, hermitages, routtes, crois, puitz, montagnes et plaines, qui se trouvent tant dans laditte forest ques environs. Ceste forest contient environ 25 975 arpents tant bois, roches, landes, et bruyerres, revenant en bois tout de futaye à dix huit ou dix neuf mille arpents dont la garde est donnée à huit officiers qui ont chacun leur quartier." Très légères rousseurs dans les marges. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. De toute rareté. Manque à Pastoureau.

BOISSEAU (Jean).

[NORD-PAS-de-CALAIS] Description de la vicomté de Bourbourg et des environs de la ville de Graveline, ports et havres de Calés, et Dunquerque, nouvellement dressée pour l'utilité et contentement du public.

Paris, Jean Boisseau, 1658. En deux feuilles jointes de 371 x 646 mm.

Très belle carte figurant l'ancienne vicomté de Bourbourg, qui couvrait alors les villes de Calais, Gravelines, Dunkerque et Bourbourg. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une rose des vents. Au large du Fort de Mardick, qui protégeait la ville de Dunkerque, figurent plusieurs navires anglais. Pris par les Espagnols en 1652, Fort Mardick fut assiégé et repris par les Français en 1657, alliés depuis peu aux Anglais. La carte s'étend à l'ouest jusqu'à Calais et le Fort Risban, au sud jusqu'à Saint-Omer, au nord jusqu'à Nieuwpoort et à l'est jusqu'à Diksmuide. Les enceintes fortifiées des villes de Dunkerque et de Gravelines, et des forts de l'Ecluse, de Henain et Grand Fort Philippe, sont aquarellées en rouge. Le nord est à droite de la carte. Très bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. De la plus grande rareté, manque à Pastoureau.

BOISSEAU (Jean).

Nouvelle description de la souveraineté de Béarn.

Paris, J. Boisseau, 1642. 346 x 463 mm.

Très belle carte figurant le Béarn, ornée des armoiries de la région. Elle s'étend au nord jusqu'à Dax, à l'ouest jusqu'à Bayonne, au sud jusqu'au village de Lecumberry et à l'est jusqu'à Pontac. Publiée par Jean Boisseau en 1642 dans le Théâtre des Gaules. Très bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, BOISSEAU II, 64.

BOISSEAU (Jean).

[PAYS BASQUE] Description exacte et particulière des costes et havres de Bayonne, St. Jean de Lux, Labour, Funtarabie, et lieux circonvoisins.

Paris, 1642. 330 x 447 mm.

Magnifique carte de la plus grande rareté figurant le Pays Basque français, issue de la seule et unique édition du Théâtre des Gaules de Jean Boisseau, publiée en 1642. Elle s'étend du nord au sud entre Contis dans les Landes et Zarautz dans le Pays Basque espagnol. Les villes de Dax et Bayonne sont signalées à l'aquarelle rouge. En haut à gauche dans un encadré figure un plan détaillé de l'entrée de Saint-Jean-de-Luz, avec une table mentionnant les lieux principaux : église de Ciboure (orthographié Sibouré), N. Dame de Bordagain (Bourdaguain), "carrière où on tire la pierre pour Socoa", église de Saint-Jean-de-Luz, ou encore "lieu ou on bastit les navires". Dans la baie figure la mention "ycy on sembarque puor la pesche des balaine". La carte est ornée d'une rose des vents et de deux gallions. Géographe et généalogiste français, Jean Boisseau était enlumineur du roi. Défaut au niveau de la pliure centrale, dans sa partie basse, marque de pliure au niveau de l'encadré. Contours coloriés à l'époque. Pastoureau, BOISSEAU II, 65 (Fig. 31).

BOISSEAU (Jean) & CHASTILLON (Claude de).

[PICARDIE] La carte du territoire et pais de Laonnois et contingents.

Paris, 1642. 269 x 366 mm.

Belle carte figurant la région de Laon en Picardie, dressée par Claude de Chastillon pour la seule et unique édition du Théâtre des Gaules de Jean Boisseau, publiée en 1642. Le nord est situé à droite de la carte. Elle est ornée d'un blason et d'une rose des vents. Géographe et généalogiste français, Jean Boisseau était enlumineur du roi. Dessinateur, architecte, ingénieur et topographe du roi Henri IV puis de Louis XIII, Claude de Chastillon dressa de nombreux plans, dessins et relevés : près de 600 vues de châteaux, villes et monuments antiques, dont beaucoup ont disparu aujourd'hui, seront publiées après sa mort par Jean Boisseau en 1641 sous le titre de Topographie Françoise. Fausse pliure sans gravité dans la pa rtie haute de la pliure centrale, sinon bel exemplaire. Pastoureau, BOISSEAU II, 13.

BONNEFONS (F.). MANUSCRIT.

[Plan du port d'Agde].

[circa 1630]. 370 x 510 mm.

Belle carte manuscrite à l’encre et lavis, du projet de port voulu par Richelieu entre le cap d’Agde et Rochelongue. Y figurent l’îlot Brescou (orthographié Brescon), le Cap d’Agde, Rochelongue, l’étang de Saint-Martin, le projet de jetée depuis le Cap d’Agde jusqu’à un récif ou «rocher occulte appellé la Lauze», plusieurs navires amarrés le long du «molle qu’il faut faire», deux beaux «vaisseaux ronds» naviguant dans le port, et une belle rose des vents. Plusieurs lettres sur le plan renvoient à une légende indiquant, notamment, les «collines où l’on tire la pierre pour le port» et des «monticulles de sable». En 1630, le cardinal de Richelieu ordonna la création d’un grand port sur la côte du Languedoc, au Cap d’Agde. En octobre 1632, il vint reconnaître les lieux et lança la construction de la jetée qui devait rejoindre l’îlot de Brescou. Mais sa mort, en 1642, entraîna l’arrêt des travaux alors qu’un tiers de la jetée avait été réalisé. Le projet fut définitivement abandonné en 1651, lorsque les États du Languedoc cessèrent de le financer. Taches brunes dans les marges externes.

BONNISEL (J.).

Plan de la ville et faubourgs de Paris, avec ses monuments, divisé par quartiers et arrondissements.

Paris, Jean, 1816. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,97 x 1,25 m.

Rare et superbe plan mural de la ville de Paris divisée en 12 arrondissements et 48 quartiers, publié sous la Restauration en 1816. Il montre les premiers travaux d'embellissement et d'aménagement de voirie qui avaient été ordonnés par Napoléon, parmi lesquels figurent le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le canal de Saint-Denis, commencé en 1811, le bassin de la Villette, destiné à alimenter la capitale, achevé entre 1806 et 1809, les Abattoirs, les cimetières du Nord, de l'Est, de Vaugirard, de Sainte-Catherine (décret du 12 juin 1804), la nouvelle Morgue place du Marché-Neuf (ordonnance de police de 1804), le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, le marché aux fleurs, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. Sur la rive droite, face au Champ de Mars, figure le dessin d'un "palais projeté". Il s'agit de la villa Trocadéro, projet de l'architecte Antoine-François Peyre, qui ne fut jamais réalisé. Autour du plan ont été disposées 29 vues des principaux monuments parisiens, dont le "palais projeté" de la villa Trocadéro. Les 12 arrondissements de la ville sont délimités par un trait d'aquarelle. Le plan est accompagné d'une liste des rues, passages, ponts, places, abattoirs, cimetières, et des arrondissements. Le titre est inscrit dans un drapé, et décoré de 3 fleurs de lys. Bel exemplaire avec contours aquarellés à l'époque. Minuscule manque au niveau de la place Louis XV (place de la Concorde).

BORDONE (Benedetto).

[Corsica].

[Venise, 1534]. 83 x 143 mm.

Première carte imprimée de la Corse Très rare et première carte imprimée de la Corse, publiée dans la seconde édition de l'Isolario de Benedetto Bordone. L'île est représentée à l'horizontale, le nord orienté à gauche. La carte est dérivée du portulan d'Andrea Bianco de 1436, et ne porte que le seul nom de "Corsica", situé à l'emplacement du Cap Corse. Onze villes sont représentées par des dessins de châteaux. Au nord-est de l'île, on peut voir les îles d'Elbe, Capraia, Giglio et Montecristo. Au verso figure une carte de Pianosa, ici nommée Palmosa, le nord de la Corse avec le Cap Corse nommé, le sud de l'île d'Elbe et les îles de Capraia et Gorgona. Texte en italien sur les deux pages. Miniaturiste, géographe et graveur originaire de Padoue, Benedetto Bordone travailla à Venise. Son Isolario le rendit célèbre. Très bel exemplaire. Cervoni, 1 ; Berthelot & Ceccaldi, p. 78.

BOUCHET (Jean du).

Carte topographique du comté de Madrie.

1646. 315 x 412 mm.

Très belle carte figurant l'ancien comté de Madrie, dressée par Jean du Bouchet en 1646. Elle est ornée d'un cartouche de titre et de la muse Uranie, muse de l'astronomie, tenant d'une main un compas sur un globe et de l'autre, les armoiries de l'auteur. Le comté de Madrie fut formé au VIe siècle et disparut au IXe siécle. Les limites du comté étaient au nord, Les Andelys, au sud Dreux, à l'ouest Evreux et à l'est Chevreuse. Né en 1599, Jean du Bouchet fut nommé conseiller du roi en ses conseils, maître d'hôtel ordinaire du roi, historiographe et premier gendarme de France. Bel exemplaire. Très rare, manque à Pastoureau.

BOURBONNAIS. MANUSCRIT.

Bourbonnois.

[circa 1700]. 552 x 792 mm.

Carte manuscrite sur papier à l'encre noire de la province du Bourbonnais, correspondant approximativement à l'actuel territoire du département de l'Allier. La zone figurant sur la carte est délimitée au nord par Bourbon-l'Archambault, au sud par Thiers, à l'ouest par Mozon et à l'est par Roanne. Y sont figurés la Loire entre Roanne et Diou et ses affluents de la rive gauche, l'Allier entre Maringues et Moulins et ses affluents, une partie du bassin du Cher, les villes et villages et les bois. L'orthographe de nombreux lieux est approximative, par exemple Heuriet pour Huriel, Archenac pour Archignat, Guizainnes pour Quinssaines, qui sont trois communes à l'ouest de Montluçon. Sous plusieurs localités figure un chiffre qui pourrait être le nombre de feux. Froissement du papier au niveau de la pliure centrale, traces brunes dans les marges, replié.

BOURG-ARGENTAL. MANUSCRIT.

Plan de partie d'Argental des domaines des Fauries, Sablon d'Allier, Sablon de Mourel et dépendances. Fait sur les lieux le 23 aoust 1729.

1729. 730 x 560 mm.

Carte manuscrite à l'encre brune des environs de Bourg-Argental, à 15 kilomètres d'Annonay, dans la Loire. Y sont figurés la Deûme, le village et les parcelles de terre avec leurs noms et parfois celui du propriétaire. Sur plusieurs d'entre elles figurent également leur surface et un historique des actes dont elles ont fait l'objet depuis 1360, date d'un échange de ces terres entre Jean Clavel et Jean de Montchal, seigneur du même lieu proche d'Argental. Fentes anciennement doublées le long des pliures avec parfois de très petits manques, traces de frottement ; un feuillet de titre rapporté dans la marge gauche.

[BOURRUT LÉMERIE].

[JEU de CARTES des DÉPARTEMENTS] Analyse géographique des départements de la France.

Paris, [1836]. Jeu de cartes (13,2 x 8,2 cm) dans dans son étui d'origine (16 x 12 cm) en carton recouvert de papier rouge, avec carte de titre aquarellée collée sur le couvercle.

Troisième édition de cette suite de cartes éducatives dédiées aux départements français, bien complète de ses 90 cartes comprenant 4 cartes numérotées de I à IV, dont une carte avec le titre, portant la mention de 3me édition, une carte d'avertissement, une carte de distribution, une carte avec la liste des départements, et 86 cartes des départements numérotées de 1 à 86. Chaque département est représenté par une carte géographique entourée d'attributs représentatifs de la région et du nom des ses hommes célèbres. Un texte de présentation géographique et administrative du département occupe la partie inférieure. La numérotation des départements ne suit pas un ordre alphabétique mais géographique. La dernière carte numérotée 86 représente la Corse. La première édition de ce jeu avait paru à Paris chez Bourrut Lémerie vers 1819, la seconde en 1830 par le même éditeur. Cette troisième édition sans nom d'éditeur, a été augmentée et enrichie des éléments décoratifs entourant les cartes. Les départements français furent créés peu après le début de la Révolution française, par décret du 22 décembre 1789 pris par l'Assemblée constituante, afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. À la chute de l'Empire, en 1815, la France revint au nombre initial de 86 départements. Cartes en bonne condition, petites rousseurs ou taches pour une quinzaine d'entre elles. Etui usagé.

BOUSQUEL (Auguste).

[ALBI] Plan d'Albi.

Paris, Gratia, 1843. 390 x 478 mm.

Beau plan de la ville d'Albi au milieu du XIXe siècle, dressé par Auguste Bousquel, géomètre du département du Tarn, et publié en 1843. Il est dédié aux membres formant l'organisation judiciaire du tribunal civil d'Albi, et orné d'un beau cartouche de titre décoré des armoiries de la ville. Le plan illustre les travaux d'urbanisme de la ville d'Albi réalisés dans la première moitié du XIXe siècle, comprenant ceux de l'architecte et urbaniste albigeois Jean-François Mariès, surnommé le Haussmann albigeois. Ces travaux d'embellissement concernent notamment la construction, vers 1815, du Palais de Justice à l'emplacement du couvent des Carmes, la construction, vers 1835, de la première caserne de gendarmerie devant l'Hôtel Dieu, l'aménagement et l'agrandissement en 1840 de l'esplanade devant le Palais de Justice qui devient la place Lapérouse, ou encore le percement de quelques rues comme la rue Sainte-Cécile. Le plan indique les routes royales au départ d'Albi vers Milhau, Lacaune, Lavaur, Castres, Toulouse et Cahors. La légende à gauche du plan donne l'emplacement des églises et de la cathédrale Sainte-Cécile, de l'archevêché, du Palais de Justice, de la Préfecture, et de 75 rues. Certains lieux ou bâtiments sont nommés directement sur le plan : le collège, l'Hôtel Dieu, la place du Vigan, l'École Normale, le Monastère de Notre-Dame, les casernes, l'abattoir, la Gendarmerie, la place Lapérouse, ou encore les prisons. Bel exemplaire. Petite déchirure dans la marge inférieure restaurée, décoloration légère dans la marge droite. Allaire, Albi à travers les siècles, 1933.

BOYER (Denis).

Plan géométrique de la grange et tennement, quartier des Aumettes, terroir de Mormoiron, appartenant à l'hoirie de Madame la Comtesse des Henriquez. Levé par moy, Denis Boyer, géomètre de Mormoiron, en 1789.

1789. 63 x 94 cm, sur une feuille de 66 x 96,5 cm.

Grand plan manuscrit, encre noire et aquarelle, d'une grange et des terres environnantes, sur la commune de Mormoiron, à quelques km à l'est de Carpentras, dans le Vaucluse. Y sont figurés "la grange et l'aire à fouler le bled", une source, les terres, bois et prés de la propriété de l'hoirie (ou héritage) à l'occasion duquel ce plan a été dressé, ainsi que le nom des propriétaires des parcelles voisines. Le plan est orienté par une belle rose des vents, l'échelle est en cannes. Mouillure dans la partie gauche, petites taches dans la partie droite. Marges et une déchirure sans manque doublées anciennement de toile.

BRAUN (Georg) & HOGENBERG (Frans).

[CAMBRAI] Cambray.

[Cologne, 1588]. 355 x 495 mm.

Belle vue cavalière de Cambrai et sa citadelle issue de la quatrième partie du Civitates Orbis Terrarum. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre et de trois personnages en costume d'époque. Les bâtiments principaux sont nommés. Le Civitates Orbis Terrarum est le tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette oeuvre monumentale qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Hogenberg. Texte latin au verso. Bon exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman, 756.

BRAUN (Georg) & HOGENBERG (Frans).

[LYON] Lugdunum.

[Cologne, 1572]. 355 x 495 mm.

Très belle vue de Lyon issue de la première partie du Civitates Orbis Terrarum. Elle est dérivée du grand plan scénographique en 25 feuilles réalisé vers 1550, mettant en scène la cité lyonnaise sous la Renaissance avec tous les édifices en perspective. Elle est ornée de deux cartouches contenant des textes à la gloire de Lyon, et d'un couple en costume d'époque dont la femme joue de la mandoline. La plupart des bâtiments et lieux sont nommés : La Rigaudière, Les Célestins, l'Hôtel Dieu, la rue de la Grenette, la place du Vin, le marché au porceux, le pont de Saône, aujourd'hui disparu, ou encore le pont de Rosne (Rhône) renommé pont de la Guillotière en 1958. Le nord est situé à droite du plan. Le Civitates Orbis Terrarum est le tout premier atlas de vues de villes publié en six parties à partir de 1572. Cette oeuvre monumentale qui renferme plus de 500 plans et vues de villes du monde entier, est considérée à ce jour comme la plus ambitieuse et la plus réussie de toute l'histoire de la cartographie. Le texte imprimé au dos de chaque planche fut compilé par Braun, alors chanoine de la cathédrale de Cologne, et les vues furent gravées par Hogenberg. Texte latin au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman, 2525.

BREST. MANUSCRIT.

[Plan de la ville et du château de Brest].

[circa 1700]. 490 x 640 mm.

Beau plan manuscrit de la ville et du château de Brest, montrant le détail des fortifications de Vauban de 1683, le plan de la ville et du quartier de Recouvrance, le plan du château, la rivière Penfeld (nommée le canal sur le plan), et une petite partie de la rade. La date de 1694 figurant sous l'échelle est celle de la bataille de Camaret, lorsque les marines anglaises et hollandaises firent une tentative de débarquement pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. En effet, depuis Richelieu, Brest est devenu l'un des ports d'attache de la flotte du Ponant, et depuis Louis XIV le principal arsenal militaire du royaume, où l'on construit, répare, équipe et ravitaille les navires. Croyant la place dégarnie après le départ du maréchal de Tourville pour la Méditerranée, une flotte anglo-hollandaise tenta de débarquer à Camaret, sur la presqu'île de Crozon, au sud de Brest, mais fut repoussée par Vauban que Louis XIV, prévenu du projet, avait envoyé pour défendre Brest. La carte est orientée, l'échelle est en toises. Très belle condition, coloris très frais, exemplaire replié.

BRION de la TOUR (Louis).

[BRETAGNE] Gouvernement de Bretagne.

Paris, Sr. Desnos, 1765 [1766]. 228 x 253 mm.

Belle carte de la Bretagne, figurant les routes et chemins de communication, dressée par l'ingénieur-géographe du roi Louis Brion de La Tour, pour le Nouvel Itinéraire général, publié en 1766. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Galeries de ver dans la marge supérieure, sans atteinte à la carte.

BRION de la TOUR (Louis).

Carte de la République Française divisée en 84 départemens, et subdivisée par districts, suivant le décret de l'Assemblée Nationale, sanctionné par le roi, le 15 janvier 1790.

Paris, Esnauts et Rapilly, 1793. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,99 x 1,12 m.

Très belle carte murale de la France figurant les 84 départements décrétés en 1790. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré des armoiries royales et de porte-drapeaux, avec, placée au-dessus, une table alphabétique des 83 départements. En bas à droite, en carton, figure une carte de la Corse avant que celle-ci ne soit, en 1793, divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud. Peu après le début de la Révolution française de 1789, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre grimpa jusqu'à 133 en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Petits manques de toile et de papier à quelques intersections, petites taches d'encre. Bon exemplaire aquarellé à l'époque.

BRION de la TOUR (Louis).

[Carte du pays d'Aunis avec les côtes].

[XIXe siècle]. 375 x 400 mm, repliée.

Carte imprimée sur soie au XIXe. Carte figurant les côtes du Poitou entre Longeville-sur-Mer et Marennes, avec les villes principales signalées en rouge. Imprimée sur soie. Bel exemplaire, replié. Titre manuscrit au dos.

BRION de la TOUR (Louis).

[CORSE et SARDAIGNE] Les isles de Sardaigne et de Corse.

Paris, Desnos, 1766. 275 x 302 mm.

Belle carte de la Corse et de la Sardaigne, encadrée d'une bordure florale décorée des armoiries royales, et ornée d'un cartouche de titre illustré. Elle a été dressée par Louis Brion de La Tour, ingénieur-géographe du roi, et est issue de l'Atlas général, civil, ecclésiastique et militaire, méthodique et élémentaire pour l'étude de la géographie et de l'histoire, atlas destiné à l'instruction de la jeune noblesse de l'École Royale Militaire. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

BRION de la TOUR (Louis).

La France divisée en ses quarante gouvernemens généraux et militaires.

Paris, Desnos, 1766 [1772]. 278 x 312 mm.

Belle carte de la France encadrée d'une bordure florale décorée des armoiries royales, et ornée d'un cartouche de titre illustré d'une scène dans un port. Elle a été dressée par Louis Brion de La Tour, ingénieur-géographe du roi, et est issue de l'Atlas général, civil, ecclésiastique et militaire, méthodique et élémentaire pour l'étude de la géographie et de l'histoire, atlas destiné à l'instruction de la jeune noblesse de l'École Royale Militaire. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petits trous de ver au bas de la carte.

BRION de la TOUR (Louis).

Nouveau Plan de Paris avec les augmentations et changemens qui ont été faits pour son embellissement.

Paris, Campion frères, 1782. En 24 sections jointes et montées sur toile de 571 x 803 mm.

Première édition de ce joli plan de Paris publié en 1782, orné d'un beau cartouche de titre décoré d'une allégorie de la ville et de deux divinités du fleuve. En haut à droite, figure une carte de la banlieue de Paris. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, paroisses, hôpitaux, etc, et de la liste des bibliothèques publiques avec les jours d'ouverture. Bon exemplaire avec la Seine aquarellée à l'époque. Boutier, 325A.

BRUE (Adrien Hubert).

Carte physique, administrative et routière de la France, indiquant aussi la navigation intérieure du royaume.

Paris, J. Goujon, 1818. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,13 x 1,58 m, étiquette de l'éditeur Auvray au dos de la carte.

Belle et grande carte murale de la France, dressée en 1818 par Adrien Hubert Brué, géographe du comte d'Artois, futur Charles X. Les symboles utilisés permettent de repérer les villes et bourgs fortifiés, les forts et redoutes, les routes royales de 1ère, 2ème et 3ème classe, les relais de poste aux chevaux, les canaux de navigation, etc. La Corse est représentée séparément dans un encadré. Très bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

BUGNON (Didier).

Plan de la ville de Toul.

1745. 302 x 436 cm.

Joli plan de la ville de Toul en Lorraine, par Didier Bugnon, géographe du duc de Lorraine, issu de l'Histoire de Lorraine de Dom Calmet. Il est orné des armoiries de la ville et accompagné de 59 légendes pour les églises, chapelles, places et lieux importants. Le nord est placé à droite du plan. Petits trous de ver dans la marge inférieure, sinon bel exemplaire.

BUGNON (Didier).

Plan des villes et citadelle, de Nancy.

1745. 326 x 496 cm.

Beau plan détaillé de la ville de Nancy, par Didier Bugnon, géographe du duc de Lorraine, issu de l'Histoire de Lorraine de Dom Calmet. Il est accompagné de 133 légendes pour les ouvrages de fortification, les églises, places, hôtels et bâtiments principaux de la ville. Le nord est placé au bas de la carte. Deux petits trous de ver dans la marge inférieure, marge droite coupée au cadre.

CALAIS. MANUSCRIT.

[Plan de Calais].

[circa 1760]. En deux feuilles jointes de 307 x 518 mm.

Manuscrit anonyme à l'encre et au lavis, figurant la ville fortifiée de Calais avec son port, et le fort de Nieulay. En pointillé figurent les projets d'aménagement du port, notamment les écluses projetées pour l'approfondissement du chenal, construites avant 1784. Avec échelle et rose des vents. Très belle condition.

CALAIS. MANUSCRIT.

Plan de Calais et du fort de Nieulai.

[circa 1700]. En deux feuilles jointes de 720 x 970 mm.

Grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs proches de Calais, portant les plans détaillés des enceintes, fortifications, bastions et redoutes de la ville et du fort de Nieulay. Le plan des rues à l’intérieur des enceintes est tracé à l’encre rouge. À l’extérieur sont figurés les chemins, les parties cultivées, les canaux, le chenal d’accès à la mer et le tracé du littoral (qui est en bas de la carte). A l’est de la ville et à l’ouest du fort sont marqués, à l’encre noire, le tracé des projets d’extension de fortifications, de nouveaux bastions, et d'une prolongation du chenal, qui ne semblent pas avoir été tous réalisés. De nombreuses lettres sur le plan étaient probablement destinées à un renvoi pour une légende, mais le cartouche en dessous du titre est demeuré blanc. Traces de pliures, marges écornées avec de petites déchirures et manques sans pertes importantes. Petites taches et mouillures. Notes manuscrites postérieures au crayon dans la marge inférieure et au bas de la carte.

CALLOT (Jacques) & LACURIE (François Annibal).

[LA ROCHELLE] Plan du siège de La Rochelle sous le règne de Louis XIII et sous le Ministère du cardinal de Richelieu. 1628. Dressé d'après la grande carte de Callot.

La Rochelle, A.F. Lacurie, 1836. 676 x 505 mm.

Superbe représentation du siège de La Rochelle en 1628, dessinée et lithographiée par Lacurie en 1836 d'après la gravure en six feuilles de Jacques Callot, publiée en 1631. En 1627, La Rochelle est la dernière place forte protestante concédée aux huguenots par l'Édit de Nantes. Craignant qu'elle ne mette en péril le pouvoir royal, et qu'elle n'étende son influence à l'ensemble du territoire, Louis XIII décide de reprendre la ville aux protestants, qui sont alors soutenus par les Anglais et les Hollandais. Le siège débute le 1er septembre 1627, sous le commandement du cardinal de Richelieu, principal ministre du roi. Le blocus de la ville est mis en place pour empêcher tout ravitaillement par voie maritime et terrestre. Richelieu fait construire, côté mer, une digue longue de 1 500 mètres, et côté terre, une tranchée de 12 kilomètres ceinturant la ville. Après seize mois de siège et une résistance héroïque, la cité protestante capitule le 28 octobre 1628. Les murailles de la ville seront par la suite rasées. Cette vue a été réalisée d'après l'un des chefs-d'œuvre du graveur Jacques Callot, intitulé Obsidio Rupellæ ou Siège de La Rochelle, gravure en six feuilles publiée en 1631. Elle représente tous les événements qui se sont déroulés au cours des 16 mois qu'a duré le siège, c'est pourquoi on y voit dans le même temps le roi lors de l'attaque des Anglais et l'entrée du roi dans La Rochelle. Elle est accompagnée d'une liste de 106 légendes indiquant l'emplacement des portes, des fortifications, des régiments et des escadres, etc. L'auteur a également représenté la soumission des Rochelais au roi, ou encore l'échafaud installé dans le quartier du maréchal Henri de Schomberg. Très rare. Nous n'avons localisé aucun exemplaire dans les collections publiques. Il existe une autre version de cette estampe avec des différences dans le titre et les légendes, également lithographiée et publiée à La Rochelle, par Alexis Caillaud, successeur de Lacurie, en 1849. Très bon exemplaire. Quelques déchirures restaurées, deux minuscules trous au bas de l'estampe.

CALMET (Augustin).

[BAR-LE-DUC] Plan des villes château bourg et faubourgs de Bar Le Duc.

[Nancy, 1728]. 294 x 391 mm.

Beau plan de la ville de Bar-Le-Duc en Lorraine, dressé pour l'Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine d'Augustin Calmet, publiée à Nancy en 1728. Il est orné des armoiries de la ville et d'une rose des vents, et accompagné d'une table de 52 renvois. Bel exemplaire aquarellé.

CAPITAINE (Louis).

Carte de la France suivant sa nouvelle division en départements et districts. Dédiée à l'Assemblée Nationale par les directeurs et associés de la carte générale de la France.

1790. En 42 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,23 x 1,16 m, sous étui de papier bleu.

Première carte des départements français, publiée lors de l'année de leur création. Belle carte murale de la France en 83 départements, ornée d'un grand cartouche de titre décoré d'attributs militaires et des arts et des sciences, et d'un médaillon sur lequel on peut lire "Assemblée Nationale. La Loi et le Roi". Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Issu d'une famille d'ingénieurs qui travailla à la Carte de France de Cassini, Louis Capitaine fut nommé en 1779 responsable du dépôt de la Carte de France. Il en réalisa plusieurs réductions, d'abord avec les divisions administratives de l'Ancien Régime, puis avec les nouveaux départements. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Deux petites galeries de ver, étui usagé. Pelletier & Ozanne, Portraits de la France, fig. 129.