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PICQUET (Charles).

Plan routier de la ville de Paris et de ses faubourgs, où se trouvent indiqués tous les changements opérés jusqu'à ce jour avec les projets d'embellissem.t arrêtés par le gouvernem.t.

Paris, Ch.les Picquet, 1er Frimaire An 13-22 nov.bre 1804. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,83 x 1,39 m, étiquette de l'éditeur au dos de la carte.

Première édition de ce beau plan mural de Paris publié le 22 novembre 1804, dédié à Joachim Murat, maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon 1er. Ce très grand plan figure les grands changements et travaux d'embellissement entrepris par Napoléon, comme le canal de l'Ourcq, terminé en 1802, le pont des Arts, construit entre 1802 et 1804, le pont d'Austerlitz, ici nommé pont du Jardin des Plantes, construit entre 1799 et 1807, les greniers de réserve, le quai d'Orsay, ou encore la partie occidentale de la rue de Rivoli. La ville est divisée en 12 arrondissements et 48 sections, dont les limites sont aquarellées. Ces sections, ou divisions territoriales et administratives, furent créées en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. La toponymie du plan est révolutionnaire : parmi les noms des rues et places, on remarque la rue de la Concorde (rue Royale), le quai Bonaparte (quai Anatole France) ou encore le pont National des Tuileries (pont Royal). Certains quais des îles de la Cité et de Saint-Louis portent également les noms pris à la Révolution. Ainsi, l'actuel quai de Bourbon, qui portait le nom de quai d'Alençon avant 1792, est nommé quai de la République, l'actuel quai d'Anjou est nommé quai de l'Union, le quai d'Orléans est nommé quai de l'Égalité, le quai de Béthune, quai de la Liberté, tandis que la rue Saint-Louis est appelée rue de la Fraternité. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues. En haut à gauche figure un encadré donnant les adresses des grandes dignités de l'Empire, des premières autorités et des ministres. Sous l'Empire, Charles Picquet fut le principal éditeur de plans de Paris. Entre 1804 et 1847, il publia des plans de divers formats avec quasiment chaque année un tirage nouveau, corrigé avec le plus grand soin. Géographe, graveur, éditeur et marchand de cartes, actif jusqu'en 1856, il devint, dès 1798, le fournisseur attitré du Dépôt de la Guerre. Vers 1806, il fut nommé au Cabinet topographique de Napoléon, et en 1816 il obtint le brevet de géographe ordinaire du cabinet topographique de Louis XVIII. Bon exemplaire. Exemplaire légèrement bruni, manque de toile à quelques intersections, salissures sur la toile. Vallée, 2378.

PIRODON (Eugène Louis).

[INCENDIES de PARIS] Le Palais des Tuileries incendié par la Commune (24 mai 1871).

Paris, Photographie Bingham, 1871. 465 x 290 mm.

Rare vue du Palais des Tuileries incendié lors de la Commune de Paris le 24 mai 1871, composée et lithographiée en couleurs par Eugène Louis Pirodon. L'incendie du Palais des Tuileries est l'un des nombreux incendies qui ont ravagé la ville de Paris lors de l'épisode final de la Commune de Paris entre le dimanche 21 et le dimanche 28 mai 1871. À l'issue de cet épisode, appelé la Semaine Sanglante, la Commune fut écrasée et ses membres exécutés en masse. Cette estampe montre, avec des effets de nuit impressionnants, le Palais des Tuileries en flammes, dont les lumières se reflètent sur la Seine. Les grands incendies qui vont embraser de nombreux monuments parisiens débutent le 23 mai. Dans la nuit du 24 au 25 mai, à l'instar du Palais des Tuileries, plusieurs incendies vont dévaster le Louvre, le Palais-Royal, le Ministère des Finances, la Préfecture de Police, le Palais de Justice, le Palais d'Orsay, ainsi que l'Hôtel de Ville, dont la totalité des archives de Paris, ainsi que tout l'état civil parisien, seront anéantis. Le Palais des Tuileries fut incendié par une trentaine de fédérés sous les ordres d’un garçon boucher du nom de Benot. Les Tuileries brûleront trois jours durant, si bien que le 27, il ne restera que les pierres noircies du bâtiment. Après de longues années de tergiversations, la décision fut prise de démolir les restes en 1879. Né le 30 avril 1824 à Grenoble, Eugène Louis Pirodon fut un artiste peintre, graveur et lithographe français. Il a produit de nombreux portraits, des scènes de genre, des natures mortes et des représentations d'animaux. Il signe ses rares eaux-fortes "E. Pirodon". Bel exemplaire. Deux petites restaurations dans les marges.

PLACIDE de SAINTE-HÉLÈNE (père).

[SAVOIE] La Savoye, dédiée au Roy.

Paris, Sr. Jaillot, [circa 1710]. 576 x 429 mm.

Belle carte de la Savoie, dressée par le père Placide de Sainte-Hélène, beau-frère de Pierre Duval. Elle est dédiée au roi, et ornée d'un beau cartouche de titre décoré d'un globe couronné portant trois fleurs de lys, et de deux figures allégoriques, Thémis, déesse de la Justice, et Athéna, déesse de la Sagesse et de la Guerre. Le cartouche portant l'éditeur est tenu par deux Savoyards. Les villes principales sont signalées par une citadelle aquarellée en rouge. Bel exemplaire aquarellé. Petit défaut dans la partie gauche de la pliure centrale, rousseurs claires dans les marges. Aliprandi, I, p. 200.

POIRSON (Jean-Baptiste).

Carte itinéraire de l'Empire français et du royaume d'Italie.

Paris, H. Langlois, 1812. 550 x 800 mm ; repliée et montée dans une reliure en veau vert de l'époque ; sur le premier plat, titre et nom du propriétaire de la carte en lettres dorées : Carte de voyage. M Jules Joly.

Carte des départements de l'Empire français en 1812, au plus fort des conquêtes napoléoniennes. Elle a été dressée par le géographe français Jean-Baptiste Poirson, imprimée sur peau de vélin, et publiée à Paris par le libraire-éditeur Hyacinthe Langlois. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. En 1812, l'Empire compte 111 départements. Aux 83 départements initiaux créés en 1790, se sont notamment ajoutés en 1792, le département du Mont-Blanc lorsque la Savoie est incorporée à la France, et en 1793, le département des Alpes-Maritimes avec l'annexion du Comté de Nice. La création de nouveaux départements hors de l'hexagone débute en 1795, avec l'annexion de la Belgique qui amène neuf nouveaux départements : la Dyle, les Deux-Nèthes, l'Escaut, les Forêts, le Jemmapes, la Lys, l'Ourte, la Meuse-Inférieure et la Sambre-et-Meuse. En 1797, à la suite du traité de Campo-Formio, la rive gauche du Rhin est incorporée au territoire de la République, et quatre nouveaux départements voient le jour : le Mont-Tonnerre, le Rhin-et-Moselle, la Roer et la Sarre. Puis en 1798, lorsque la République de Genève est incorporée, la partie nord du département du Mont-Blanc devient le département du Léman. Napoléon arrive au pouvoir en 1799. Il devient Premier consul en 1802, puis empereur des Français en 1804. Entre 1802 et 1805, les conquêtes napoléoniennes vont amener la création de huit nouveaux départements en Italie : la Doire, Marengo, le Pô, la Sesia et la Stura, créés en 1802, puis les Apennins, Gênes, et Montenotte, créés en 1805. Viennent ensuite les départements créés entre 1808 et 1811. Ceux-ci ne figurent pas dans la liste en bas à gauche, mais sont nommés directement sur la carte : six en Italie (Arno, Méditerranée, Ombrone, Rome, Taro et Trasimène), trois dans le royaume de Hanovre, neuf dans le royaume de Hollande (Bouches-de-l'Escaut, Ems-occidental, Zuiderzee, etc), et un en Suisse (Simplon). En carton en haut à gauche, Partie septentrionale de l'Empire français, en bas à droite, Route de Rome à Naples. En bas à gauche, liste de 111 départements. En 1812, le territoire de l'Empire français est à son apogée, et compte 133 départements. Ne figurent pas ici les quatre départements conquis en Catalogne, et créés en janvier 1812. Après la défaite de Napoléon à Waterloo, le Traité de Paris mit fin au Premier Empire. La France fut ramenée à ses frontières de 1790, et dut renoncer à des territoires de langue française comme la Savoie et la Belgique, et de langue italienne comme le comté de Nice. Le nom du propriétaire de la carte est Jules Joly. Il s'agit de Samuel Jules Joly de Bammeville. Les Joly de Bammeville étaient de grands industriels protestants et maires de Saint-Quentin à plusieurs reprises. Famille de huguenots originaires de Loudun, ils avaient fui leur région d'origine, le Poitou, à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes. Samuel Joly (1684-1755), le premier de la dynastie, s'installe aÌ Saint-Quentin, dans l'Aisne, en 1705. I1 fonde la manufacture de toiles qui portera son nom durant 140 ans, puis celui de ses descendants Joly freÌres durant 44 ans, de 1845 aÌ 1889. À sa mort en 1755, ses fils lui succèdent. En 1765, à la mort de son frère aîné Jean Samuel, Pierre Louis Joly de Bammeville reste seul à la tete de la maison. À la mort de ce dernier en 1796, son fils Pierre Louis Samuel lui succède. En 1804, la famille fait construire aÌ Saint-Quentin une seconde filature de coton avec des machines aÌ bras. En 1805, ses eìtudes termineìes, Jules vient aÌ son tour dans les affaires rejoindre son peÌre, Pierre Louis Samuel, et son freÌre aineì Aiméì. C’est alors le centenaire de la maison Samuel Joly et fils. Lorsque le blocus continental (21 novembre 1806) vint entraver les approvisionnements de coton que fournissaient le Breìsil et les États-Unis d’Ameìrique, on fut obligeì d’employer ceux de Maceìdoine, de Castellamare en Italie, et de Motril au sud de l’Espagne. L'Empereur accordait aussi parfois l’autorisation d’acheter des cotons en Angleterre et de les faire passer en France. En avril 1811, Jules Joly part pour l’Italie afin de nouer des relations d’affaires et d’acheter des cotons de Castellamare, toujours aÌ la suite du blocus. (Séverin, Monique, La famille Joly de Bammeville. Histoire des familles de la haute et de la petite noblesse. In Mémoires - Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, Tome XXIX, 1984, pp. 105-136 ; Séverin, Monique, La famille Joly de Bammeville : les manufactures, cinq générations. In Mémoires - Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, Tome XXX, 1984, pp. 73-98). C'est très probablement à l'occasion de ce voyage en Italie en 1811 que Jules Joly fit imprimer cette carte itinéraire de la France et de l'Italie sur vélin, dont nous n'avons pas trouvé de trace dans les collections publiques. Hormis les portulans des XVIe et XVIIe siècles, les cartes imprimées sur vélin sont extrêmement rares. Par ailleurs, nous n'avons trouvé qu'un seul exemplaire de la carte de Poirson imprimé sur papier dans les collections publiques (bibliothèque de l'Université de Leeds). Gustave Davois cite un exemplaire dans sa Bibliographie napoléonienne publiée en 1911. Il existe une autre carte par Pierre-Grégoire Chanlaire portant le même titre, mais celle-ci est complètement différente. Géographe français, Jean-Baptiste Poirson a dressé la carte de l'ambassade de Macartney et la plupart des cartes du voyage de Humboldt. En 1803, à la demande de Napoléon Bonaparte, il dessina, en association avec Mentelle, un globe terrestre pour les Tuileries. Très rare et bel exemplaire imprimé sur peau de vélin. Petits défauts d'usage à la reliure. Davois, Bibliographie napoléonienne française jusqu'en 1908, Tome troisième, N - Z, 1911, p. 110.

PONTMARTIN. MANUSCRIT.

Plan du Port Vendre.

1743. En 4 feuilles jointes de 765 x 845 mm.

Grand et magnifique plan manuscrit de Port-Vendres de 1743 Très beau plan manuscrit, encre et aquarelle, de la rade de Port-Vendres, avec un projet de construction de bastions et de fortification de la presqu’île figuré par des parties mobiles. Le littoral rocheux est très détaillé, les hauteurs d’eau dans la rade ont été relevées selon un maillage de cinq pieds carrés. Sur terre sont figurés les chemins, les cours d’eau, la végétation ainsi que les trois fortifications édifiées par Vauban: la presqu’île, la redoute du Fanal et celle de Béar. Des lettres renvoient à une légende qui détaille l’usage des bâtiments. Le relief est marqué par ombres portées. Quatre parties mobiles donnent les plans des aménagements projetés: fortification de l’arrière de la presqu’île, agrandissement notable de la redoute de Béar, création d’un petite redoute au nord-est de celle-ci et création d’une place forte à l’arrière de la redoute du Fanal. En 1700, après les travaux entrepris par Vauban à Port-Vendres, il avait été décidé de creuser un port pour les galères du roi. Mais devant les nombreuses difficultés rencontrées par les ingénieurs, le projet fut abandonné en 1709, et il ne fut repris qu’en 1772. Notre plan semble donc être une tentative de reprise des travaux de fortification de la rade qui n’a pas abouti. Mention manuscrite au dos "Joint à la lettre de M. de Pontmartin du 16 octobre 1743". Traces de pliures, petites déchirures restaurées.

PORQUEROLLES. MANUSCRIT.

Plan du château de Porquerolles.

[circa 1750]. 390 x 555 mm.

Encre et lavis en noir et rouge. Le dessin donne une indication du relief et détaille le plan du fort avec la tour ronde aux murs très épais percés de meurtrières, et l’enceinte où sont adossés les bâtiments du fort. Le château de Porquerolles, plus connu sous le nom de fort Sainte Agathe, est le plus ancien fort des îles d’Hyères. Il a été construit vers 1530, à la demande de François Ier, pour défendre l’île et la côte des attaques des pirates ; il est classé monument historique, et sert actuellement de lieu d’exposition au Parc National de Port-Cros. Trace de pliure avec une petite déchirure de quelques centimètres au bas du feuillet, bords un peu jaunis et légèrement écornés.

PORRET;

ROUEN (Seine-Inférieure).

Paris Benard circa 1850 225 x 304 mm.

Estampe figurant la ville de Rouen, lithographiée par Porret. Cachet froid de l'éditeur. Petites rousseurs marginales.

POTIQUET (Alfred) & ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Plan géométral de Paris et de ses agrandissements à l'échelle d'un millimètre pour 10 m (10,1 000).

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1868. En 16 sections montées sur toile bleu nuit et repliées, formant une carte de 1,03 x 1,53 m ; deux étiquettes au dos avec titres en manuscrit.

Plan monumental de Paris, illustrant les travaux du baron Haussmann depuis 1851, revu et mis à jour par l'architecte Alfred Potiquet. C'est aussi l'un des premiers plans figurant le Paris moderne. Rare édition comprenant une légende de six couleurs pour les travaux exécutés ou projetés : en jaune, les travaux antérieurs à 1858, parmi lesquels figure le boulevard Sébastopol ; en rouge, les travaux de la Loi de 1858 dite des 180 millions ; il s'agit d'une nouvelle phase de travaux, comprenant la création de 27 kilomètres de voies nouvelles sur 10 ans (place du Château d'Eau et quartiers de l'Est, avenue Daumesnil et bois de Vincennes, place de l'Europe et gare de l'Ouest, boulevard Malesherbes et naissance du quartier Monceau, place de l'Étoile, quartier de Chaillot et du Trocadéro, boulevards de la rive gauche, Cité et vieux Paris) ; la loi est votée en 1858 sous le nom de Traité des 180 millions ; en bleu, les travaux exécutés pour la ville seule ; en vert, les zones annexées ; il s'agit de l'annexion, votée par décret le 11 juin 1859, des 11 communes limitrophes comprises entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux ; par un liseré bleu, les percements approuvés par décrets (futurs boulevards des Maréchaux) ; et par une ligne ponctuée, les percements projetés non encore décrétés. Tout autour de Paris, on peut voir les fortifications de l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris, mais aussi les communes environnantes de Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, ou encore Passy. Le plan montre également l'aménagement du Bois de Boulogne, avec le Pré Catelan au centre, et l'hippodrome de Longchamp, construit entre 1855 et 1858. En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui est alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutent l'année suivante, sous la direction du baron Haussmann, qui crée pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Les Grands Travaux de Paris ont été réalisés sous le second Empire, de 1852 à 1870, sous la direction de Napoléon III et du baron Haussmann, préfet du département de la Seine. Rare édition du Plan géométral de Paris et de ses agrandissements à l'échelle d'un millimètre pour 10 m (10,1 000) d'Eugène Andriveau-Goujon, sur laquelle ont été reportés les travaux du baron Haussmann jusqu'en 1868. Vallée cite une édition à la date de 1868 (n°2678), mais il se peut que ce ne soit pas le même plan car le descriptif n'évoque à aucun moment la représentation des travaux et la légende de couleurs. Deux cachets armoriés de la famille Chasseloup-Laubat. Très bon exemplaire aquarellé à l'époque. Rousseurs.

POURCHER (François).

Carte des chaînes de montagnes de la France, de ses principales rivières, et des principaux canaux de navigation, faits, ou à faire, dans ce royaume.

1782. 435 x 398 mm.

Très belle et rare carte figurant le relief et le réseau hydrographique de la France. Commandée par les élus des États de Bourgogne, elle a été dessinée par François Pourcher, inspecteur du canal du Charolais, sous la direction de son oncle, Émiland Marie Gauthey, Directeur général des canaux de la Bourgogne. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre placé sur un piédestal, portant les armoiries de la France. En haut à gauche figure un tableau des canaux principaux formant la jonction des deux Mers (Atlantique et Méditerranée), des canaux secondaires et des canaux qui ne servent à aucune jonction des deux Mers. En haut à droite, dans un médaillon, figure la légende des traits utilisés pour représenter les fleuves, les rivières navigables, les rivières que l'on veut rendre navigables, les canaux faits, les canaux auxquels on travaille actuellement, les canaux projetés, les limites du royaume et les limites de la Bourgogne. Deux colonnes de texte devraient accompagner la carte de chaque côté, elles sont ici manquantes. Bel exemplaire, dont les marges ont malheureusement été coupées. Petit manque restauré au milieu de la carte, papier froissé par endroits.

PRUVOST.

[CORSE] Carte particulière de l'isle de Corse divisée en ses provinces avec ses différens pieves.

Paris, Daumont, [circa 1760]. 497 x 681 mm.

Belle et très rare carte de la Corse, dressée par l'ingénieur Pruvost d'après la carte de Bernard-Antoine Jaillot publiée en 1738, et gravée par Jean-Claude Dezauche. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre dans un encadrement floral, décoré d'attributs et des armoiries royales. La Corse est divisée en 10 juridictions et 5 évêchés, également divisés en pieves ou divisions administratives. Le nord est placé à gauche de la carte. En bas à gauche figure un encart contenant une description de la Corse, où il est dit notamment qu'elle appartient à la République de Gênes. On peut donc dater la carte d'avant 1768, date à laquelle Gênes cède la Corse à la France. Contours aquarellés à l'époque. Exemplaire légèrement bruni, bandes de papier imprimé du XVIIIe collées au dos de la carte. Cervoni, 100.1 ; Berthelot & Ceccaldi, pp. 161-162.

QUÉMY (Robert).

[ÎLE d'OLÉRON] Île d'Oléron.

Paris, R. Quémy, 1956. 725 x 530 mm.

Grande carte de l'île d'Oléron au 1,50 000ème, montrant également l'île d'Aix, Fort Boyard, l'île Madame, et les côtes de la Charente-Maritime, entre Fouras au nord et La Tremblade au sud. Cette carte touristique très détaillée a été établie pour l'Union des Syndicats d'initiative de l'île d'Oléron d'après les documents cartographiques de l'Institut Géographique National. La légende indique l'emplacement des curiosités naturelles, sites et monuments à voir ou à visiter, les points de vue, les syndicats d'initiative, les anciens moulins à vent, les hôtels, tennis, campings ou camps de vacances, ou encore les garages et postes d'essence. On a indiqué également le long des plages les principales pêches qui peuvent être pratiquées à pied, et qui ne sont autorisées qu'en dehors des parcs à huîtres et des pêcheries (crabes, poulpes, araignées, crevettes, hiuîtres sauvages, encornets, etc). Elle est décorée d'une rose des vents et de deux médaillons contenant deux plans détaillés des communes de Saint-Pierre-d'Oléron et du Château-d'Oléron. Bon exemplaire. Quelques marques de pliures, trous d'épingle aux angles. Bibliographie de la France, 1972, p. 10, n°91 (édition de 1969 au 1,45 000ème).

RAYMOND (Jean-Baptiste).

Carte topographique militaire des Alpes comprenant le Piémont, la Savoye, le Comté de Nice, le Vallais, le Duché de Gênes, le Milanais, et partie des états limitrophes.

Paris, 1820. Carte en 13 feuilles coupées en sections et montées sur toile, dont une carte générale d'assemblage (480 x 392 mm) et 12 cartes de 455 x 640 mm environ chacune ; sous emboîtage de papier marbré de l'époque.

Grande carte murale très détaillée dressée au 1/200 000, dont les limites sont à l'est Brescia et la Valteline, à l'ouest Chambéry et Grenoble, au nord le Valais, et au sud le golfe de Gênes. Jean-Baptiste Raymond utilisa les meilleures cartes de l'époque, de celle de Bacler d'Albe à celle des astronomes de l'observatoire de Brera, des cartes cadastrales sardes à la grande carte du Dauphiné de Bourcet et Villaret. La carte des Alpes de Raymond constitua pour la cartographine alpine du XIXe siècle une oeuvre importante. Rousseurs et piqûres plus ou moins prononcées. Les feuilles 2 et 5 ont été partiellement et grossièrement aquarellées. Rare. Aliprandi, 133.

RAYMOND (Jean-Baptiste).

[MONT-BLANC] Carte physique et minéralogique des montagnes et vallées qui avoisinent le Mont-Blanc.

[1815]. 572 x 823 mm.

Très rare carte murale du massif du Mont-Blanc, levée et dessinée entre 1797 et 1799 par Jean-Baptiste Raymond, ingénieur géographe du Dépôt Général de la Guerre. Elle a été créée en complément à la carte du Mont-Blanc de Saussure, et d'après des levés directs sur le terrain. C'est l'une des premières cartes appliquant les paramètres recommandés par la Commission topographique de 1802, qui comptait parmi ses membres l'un des meilleurs cartographes de son époque, Louis Bacler d'Albe. Cette commission, chargée d'uniformiser les procédés et le langage de la topographie, recommandait notamment l'utilisation d'instruments de mesure plus justes, une projection de Flamsteed modifiée ou projection de Bonne (d'après Rigobert Bonne), un système métrique (mais avec une échelle en mètres et en toises), et l'utilisation de signes conventionnels. On peut considérer qu'il s'agit de la première carte du Mont-Blanc à vocation touristique, car comme le dit l'auteur dans l'avertissement, cette carte peut également être utile aux voyageurs qui vont visiter les Glaciers de Chamoni. Elle est ornée en haut à droite d'une vignette montrant un paysage de montagne avec la chaîne du Mont-Blanc. C'est aussi la première fois que l'on voit indiquée du côté français la frontière entre le Faucigny et le Val d'Aoste, c'est-à-dire entre la France et le Piémont. Cette frontière se réfère au traité de Paris de 1796, selon lequel, après la victorieuse première campagne d'Italie de Napoléon, le Piémont cédait à la France, par l'armistice de Cherasco, la Savoie et Nice. Cette frontière politique plaça le Mont-Blanc en territoire français. C'est de cette époque que date le contentieux entre la France et l'Italie à propos de l'appartenance du sommet du mont Blanc. Les signes conventionnels de cette carte physique et minéralogique permettent d'identifier les chemins praticables en voiture, à cheval ou à mulet, les roches granitiques, calcaires, schisteuses et gypseuses, les eaux minérales, ainsi que les mines d'argent, de cuivre, de plomb, de manganèse, de bismuth et de charbon. Aliprandi a identifié deux états ou éditions de cette carte. Sur l'une, correspondant à notre exemplaire, le Mont-Blanc est nommé et écrit en toutes lettres. Sur l'autre, publiée par Charles Picquet et dédiée au comte Nicolas-Joseph Maison, gouverneur de Paris, le sommet est identifié par la lettre A ; le titre est légèrement différent (Carte physique et minéralogique du Mont-Blanc et des montagnes et vallées qui l'avoisinent), et la présentation des signes conventionnels n'est pas la même. Elle porte également trois toponymes qui ne figurent pas sur notre édition : Partie de la Savoie, Partie du Vallais, et Vallée d'Aoste. Ingénieur géographe militaire, Jean-Baptiste Raymond participa au levé topographique de la Savoie pour le compte du Dépôt de la Guerre de 1795 à 1804. Il est également l'auteur de l'une des premières cartes imprimées du département du Mont-Blanc, publiée en 1793, et d'une grande carte topographique militaire des Alpes publiée en 1820, celle-ci étant considérée comme une œuvre importante pour la cartographine alpine au XIXe siècle. Des deux éditions de cette carte, la nôtre est la plus rare des deux. Nous n'en avons pas trouvé de trace dans les collections publiques, ni même d'ouvrages la mentionnant, contrairement à l'autre édition. Bel exemplaire. Quelques rousseurs et déchirures affectant uniquement les marges. Aliprandi, I, pp. 228-230 ; Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1815, p. 355, 739 (autre édition).

RAYMON (Victor).

Antibes Juan Les Pins.

[Antibes], Édition H. Boyer, 1958. 372 x 537 mm, montée sur toile.

Belle carte touristique de la presqu'île du Cap d'Antibes, entre Antibes et Juan-les-Pins, exécutée d'après un dessin original qui fut offert par son auteur, l'architecte Victor Raymon, au syndicat d'initiative d'Antibes Juan-les-Pins en 1938. La carte a été lithographiée en couleurs, imprimée par Cauquil à Nice, et publiée par H. Boyer en 1958. La date apparaît en bas à gauche. La carte est décorée des armoiries de la ville d'Antibes avec sa devise latine fidei servandæ exemplum, ou exemple mémorable de fidélité, d'un couple en costume traditionnel, et de représentations de monuments tels le Fort Carré, le Musée Grimaldi, devenu Musée Picasso en 1966, ou encore le Phare de la Garoupe. Elle est également illustrée de nombreux personnages en situation. La Méditerranée est décorée d'une rose des vents, d'une ancre marine, de deux vaisseaux et d'une galère, et d'un Neptune armé de son trident, chevauchant un char tiré par des chevaux, avec à ses côtés une nageuse. Il existe une autre édition de cette carte, datée de 1949, imprimée par Bonfant & Rampelberg à Nice, sans le cartouche en bas à droite contenant le texte "Dessin original artistique offert au Syndicat d'initiative par Victor Raymon en 1938". Victor Raymon était un architecte résidant à Cannes. Il fut président de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l'Arrondissement de Grasse. Bel exemplaire. Une partie de la mention de l'éditeur en bas à gauche est effacée.

REILLE (Victor).

Minute du lever expédié.

Fontainebleau, 1871. 47,8 x 38,3 cm.

Beau travail de Victor Reille, élève de l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau, qui entra à l'École polytechnique en 1871 et intégra ensuite l'École d'application de l'artillerie, créée à Metz en 1794 et transférée à Fontainebleau en 1871, après la défaite de 1870 et la perte de L'Alsace-Lorraine. Le travail comprend une carte manuscrite, encre et aquarelle (29,7 x 19,7 cm), des environs de Montbard, montrant la partie sud-ouest de la ville et les environs, comprenant la ligne de chemin de fer, le canal de Bourgogne, la rivière Brenne et son affluent la Dandarge. Y sont également figurés les routes et chemins, les habitations et les cultures. La carte est entourée de six dessins à la plume, de deux coupes (le canal et la Brenne), ainsi que d'un petit extrait de la carte d'État-major correspondant à la carte manuscrite. Mentions signées de deux professeurs. Le dessin est signé par "l'élève d'artillerie V. Reille" et daté à Fontainebleau du 21 août 1873. Il s'agit de Victor Reille (1851-1917), entré à l'École polytechnique en 1871 et qui, après ses deux années d'étude, fit l'École d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau réservée aux élèves officiers de Polytechnique. La carte est orientée, l'échelle est en mètres et en pas, le relief est marqué par des courbes de relief et des ombres portées. Quelques piqûres, traces de pliures avec quelques fentes le long de ces dernières, 4 trous aux angles, petites déchirures sans manque dans les marges.

RETHORÉ.

[CHANTILLY/HALATTE/ERMENONVILLE] Carte forestière de Chantilly, Halatte et Ermenonville.

1900. 583 x 780 mm.

Grande carte figurant les forêts de Chantilly, Halatte et Ermenonville, dans le département de l'Oise. Elle a été dressée en 1861 par Rethoré, géomètre du domaine de Chantilly, puis complétée en 1900 par Mauger, son successeur. Sur la droite, figure une liste très complète et numérotée de tous les poteaux et carrefours pour la forêt de la Haute Pommeraye, le grand parc de Chantilly, la forêt de Chantilly, la forêt de Pontarmé, la forêt du Lys, la forêt de Coye, le bois de Royaumont, la forêt d'Ermenonville, le bois de Perthe, et la forêt de Halatte. Le bois de Perthe et les étangs alentours, ainsi que le lac de l'île Molton, ont été aquarellés. Dans la marge supérieure, tampon à froid de Jules André, géomètre-expert à Senlis (Oise), qui créa son cabinet en 1896. La carte a reçu la médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris en 1900. Bon exemplaire, replié. Petites déchirures sans manque aux pliures.

REY (Gabriel).

[MARSEILLE] Plan de Marseille et de ses environs indiquant les travaux projetés.

Marseille, Chiesa, 1856. 1,05 x 0,73 m, monté sur toile.

Très grand plan détaillé de Marseille, figurant les travaux projetés en 1856. Il a été dressé par Gabriel Rey et lithographié par Raibaud. La création du port de la Joliette, ouvert en 1853, marque le début de travaux d'aménagement des terrains bordant les bassins. Ces travaux, signalés en rose, concernent les terrains de l'ancien Lazaret et les docks d'entrepôt, mais aussi les terrains attenants au jardin zoologique, avec la création du Palais Longchamp, inauguré en 1869, du Muséum d'histoire naturelle, créé en 1819 mais installé au Palais Longchamp en 1869, et d'un nouvel observatoire. Créé en 1854, à l'emplacement de l'actuel Parc Longchamp, le jardin zoologique ferma définitivement ses portes en 1987. La légende des couleurs utilisées permet d'identifier les travaux projetés, la situation du rivage avant la construction des nouveaux bassins, la limite des terrains de l'ancien Lazaret, la ligne principale du canal de Marseille, la dérivation du canal et la délimitation des propriétés. Les espaces verts sont aquarellés en vert, la cathédrale et la gare du chemin de fer en bleu. Le plan est accompagné d'une table alphabétique des rues, églises, édifices publics, etc, et du tarif pour la distribution des eaux du canal. Les eaux d'arrosage ou périodiques étaient concédées pour 50 années moyennant une rétribution annuelle de 67 francs pour 1 litre par seconde et de 40 francs pour 1 demi-litre. Exemplaire en coloris de l'époque. Rousseurs, déchirures et manques dans les marges.

REY (J.F.).

[CHER] Carte routière du département du Cher demandée par le Conseil Général, dans sa session de 1828.

Bourges, Manceron, 1828. 624 x 490 mm.

Carte routière dressée d'après Cassini et lithographiée par Marceron à Bourges. Un système de symboles permet de repérer les routes royales et départementales exécutées, en exécution ou à projeter, les chemins vicinaux reconnus conformément à l'arrêté du 25 juillet 1828, les cantons ou justices de paix, les hauts fourneaux, les forges, les fonderies, les bureaux et relais de poste, les manufactures de porcelaine, les fabriques de draps ou droguets, les papeteries, les filatures ou encore les brigades de gendarmerie. Trace de pliure au titre, sinon bel exemplaire.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

La Gaule.

Paris, chez l'auteur, 1762. 239 x 276 mm.

Belle carte de la France sous l'Empire Romain, issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Normandie, Bretagne, Maine, Anjou, Touraine et Saumurois.

Paris, chez l'auteur, 1762. 238 x 299 mm.

Belle carte issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan de la ville et des faubourgs de Paris divisé en ses vingt quartiers.

Paris, chez l'auteur, 1760. En 21 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 578 x 860 mm.

Première édition de ce plan de Paris dressé par Didier Robert de Vaugondy, reprenant la disposition des plans de l'abbé Delagrive. Publié à six reprises entre 1760 et 1776, il a été dessiné par l'ingénieur et architecte Martin Robert Vaugondy de Savigny, frère de l'auteur. Le plan figure les anciennes enceintes de la ville érigées sous Philippe Auguste (fin du XIIe siècle, la plus ancienne dont le tracé soit connu avec précision), Charles V et Charles VI (construite par le prévôt Hugues Aubriot entre 1367 et 1383), et Louis XIII (entre 1633 et 1636, dessinée d'après le plan de Jacques Gomboust), ainsi que le circuit des boulevards entourant Paris. Un certain nombre de monuments comme l'église Sainte-Geneviève, l'Hôpital général ou la place Louis XV (future place de la Concorde) y sont représentés alors qu'ils ne sont pas encore achevés. Avec table alphabétique des rues, places, marchés, quais, ports, ponts, lieux remarquables, collèges, etc, et liste des vingt quartiers. Bel exemplaire. Boutier, 260A ; Pedley, 119, state 1.

ROBERT DE VAUGONDY (Didier).

Plan géométral de Paris et de ses fauxbourgs.

Paris, Delamarche, 1797. 646 x 949 mm.

Grand plan de Paris, dressé par Didier Robert de Vaugondy, et publié par Charles-François Delamarche, qui racheta, en 1786, le fonds cartographique de Jean-Baptiste Fortin, successeur de Robert de Vaugondy. Ce plan, qui reprend la disposition des plans de Delagrive, est une version corrigée et étendue jusqu'aux nouvelles limites, d'un autre plan de Didier Robert de Vaugondy de 1760. Sur ce nouveau plan, les limites de Paris sont fixées par le Mur des Fermiers généraux, enceinte construite entre 1784 et 1790, et dont l'objectif était de permettre la perception, aux points de passage, d'un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Les passages ménagés dans l'enceinte s'appelaient des barrières. À l'est, Paris s'étend au-delà du faubourg Saint-Antoine, jusqu'à la barrière du Trône, où figure la place du Trône, actuelle place de la Nation. Certains lieux ont été renommés à la Révolution, comme la place de la Concorde, nommée place Royale avant la Révolution, et ici appelée place de la Révolution. Le pont de la Concorde est appelé pont de la Révolution. La place des Vosges est ici encore nommée place Royale, elle ne portera son nom actuel qu'à partir de 1800. Avec table alphabétique des rues et liste des 12 municipalités. En bas à gauche figure une carte du département de la Seine, créé le 27 janvier 1790, et qui comprenait Paris et les départements actuels des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Bon exemplaire. Quelques rousseurs marginales, bas de la pliure centrale restauré. Boutier, 326B (seconde édition de 1797) ; Vallée, 855.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

[POITOU] Gouvernemens généraux du Poitou, du pays d'Aunis, et de Saintonge-Angoumois.

vers 1768. 480 x 589 mm.

Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire aux contours aquarellés à l'époque. Pedley, 133.

ROBERT de VAUGONDY (Didier).

Royaume de France.

Paris, chez l'auteur, 1762. 238 x 280 mm.

Belle carte de la France issue du Nouvel atlas portatif, ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries du royaume de France. Petite tache dans la marge droite. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

ROISSY;

ST. LO (Manche).

Paris Benard circa 1850 217 x 290 mm.

Estampe figurant la ville de Saint-Lô, lithographiée par Leborne d'après un dessin de Roissy. Bel exemplaire.

ROSSI (Domenico de).

[POSTES] Le Poste della Francia con le sue strade principali.

Roma, Domenico de Rossi, 1697. 663 x 542 mm.

Belle carte figurant les routes des postes de la France, dédiée à Lodovico Sergardi, fonctionnaire au service du Pape. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'une représentation de Mercure, dieu des commerçants et des voyageurs. Petits défauts au niveau de la pliure centrale, quelques rousseurs.

ROUCOULES (Louis).

[PYRÉNÉES-ORIENTALES] Carte du département des Pyrénées Orientales.

1861. 538x 663 mm ; montée dans une reliure de percaline prune de l'époque (345 x 285 mm).

Rare carte murale du département des Pyrénées-Orientales, dressée et publiée en 1861 par Louis Roucoules, agent-voyer chef (fonctionnaire chargé de la construction et de l'entretien des chemins vicinaux), dessinée par Fourcade, agent-voyer dessinateur, et gravée par Erhard. Décrété par l'Assemblée Nationale le 9 février 1790, le département est divisé en trois arrondissements (Perpignan, Géret et Prades), et 17 cantons. En 1861, il renfermait 230 communes, sa superficie était de 426 143 hectares, et sa population de 181 763 habitants (contre plus de 480 000 aujourd'hui). La carte est accompagnée de renseignements statistiques. La légende des symboles permet de situer les chemins de fer en exploitation, en construction et à l'étude, les routes impériales et départementales, les chemins de grande communication, les chemins vicinaux, et les limites. L'échelle, au 1/100,000e, est manuscrite, ainsi que la mention en bas à gauche "Dessinée par Fourcade Agent-Voyer". Carte en excellente condition, avec les contours aquarellés à l'époque. Toile au dos brunie, reliure usagée avec manques au dos. Vidal, Pierre & Calmette, Joseph, Bibliographie roussillonnaise, 1906, p. 125, n°700.

ROUSSEAU (R.).

Chécy. Vue du Pont du Canal.

Août 1907. 71,7 x 105 cm.

Grand dessin au fusain montrant le pont sur le canal d'Orléans, à Chécy, dans le Loiret, à environ 5 km à l'est d'Orléans. On y voit le pont, le lavoir, l'église Saint-Pierre et quelques habitations. Le pont qui enjambe le canal comptait deux arches, mais l'une d'elles fut détruite pendant la guerre de 1870 et remplacée par une partie métallique que l'on voit sur le dessin. Cette partie fut reconstruite en 1928 et notre dessin présente donc un état qui n'existe plus. Rousseurs.

ROUSSEL (Capitaine).

Plan de Paris par Roussel Cap.ne Ingénieur. Revu et augmenté l'an IV de la République Française.

Paris, Goujon, 1795-1796. En 15 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 513 x 667 mm.

Très beau plan de Paris, brillamment colorié à l'époque, correspondant à la feuille centrale (n°V), avec son titre propre, du grand plan de Paris et ses environs en neuf feuilles intitulé Paris, ses fauxbourgs et ses environs. Cinquième édition publiée entre 1795 et 1796, pour laquelle la topographie a été revue et augmentée : ajouts du Champ de Mars et de l'Ecole Militaire, du Panthéon, achevé en 1790, du pont Louis XVI - futur pont de la Concorde - achevé en 1792, du mur des Fermiers généraux, et des nouvelles rues au nord des Champs-Elysées. Le maintien des noms liés à l'Ancien Régime, tels que la rue Royale ou la place Louis XV, laisse supposer que le plan fut mis à jour juste avant la Révolution. Très bel exemplaire brillamment aquarellé à l'époque (Boutier, 206 Ec).

ROUSSEL (Claude).

[ART MILITAIRE] Les Elémens de l'art militaire où se voient la fortification, la marine, l'artillerie, les marches, et, campemens d'une armée. Avec l'explication des charges de tous ceux qui composent les armées de terre et de mer.

Paris, Roussel, [circa 1720]. 485 x 720 mm.

Très rare et magnifique planche consacrée à l'art militaire, dédiée à Louis-Alexandre de Bourbon, fils de Louis XIV, comte de Toulouse et Grand Amiral de France. La planche est divisée en 4 parties : la fortification, avec la représentation détaillée d'une place-forte et de tous les éléments de fortification ; la Marine, illustrée de 70 pavillons et instruments d'astronomie, et d'un plan de la citadelle du Havre, avec un combat naval et différents types de vaisseaux ; l'artillerie, avec tous les types de canons, les instruments nécessaires à la guerre, les armes anciennes en usage avant la poudre ; et enfin la marche et les campements des armées, illustrés d'une représentation de différents types de marches et campements, et de 16 médaillons montrant une armée dans différentes situations. De chaque côté de l'estampe figurent les explications des 4 thèmes. Le titre est décoré des armoiries du dédicataire. Claude Roussel fut graveur, éditeur et marchand d'estampes et de cartes géographiques. Petites déchirures dans les marges, dont une affectant une partie du texte dans la colonne de droite (sans manque), rousseurs légères au niveau du texte. Exemplaire brillamment colorié à l'époque. Très rare.

ROUX (Joseph).

[GOLFE du LION] Carte du Golfe de Lyon contenant les costes du Roussillon, Languedoc et Provence, depuis Rose jusqu'à La Ciotat.

Marseille, Joseph Roux, 1771. 574 x 801 mm.

Rare et belle carte marine figurant les côtes du Golfe du Lion, entre La Ciotat en Provence et la baie de Rosas en Catalogne. Elle est décorée d'une rose des vents, et traversée de lignes de rumb marquant les directions des vents. Né en 1725 à Marseille, Joseph Roux appartient à une dynastie marseillaise de peintres de marines et hydrographes, actifs aux XVIIIe et XIXe siècles. À la mort de son père, également prénommé Joseph, en 1747, il hérite de sa boutique d'hydrographe située sur le Vieux-Port. Il est le premier de la dynastie des Roux à peindre et à dessiner, et a réalisé des cartes marines, et des plans de ports et de rades. Très bon exemplaire. Petite restauration au niveau de la fleur de lys, tache claire à l'extrême gauche de la carte.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

1866. En 32 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,80 x 1,14 m ; étiquette de l'éditeur Lanée au dos de la carte ; sous étui de papier marbré.

Grand plan de Paris en 1866, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur et de l'administration des Postes. La ville est divisée en 20 arrondissements, lesquels furent créés en 1859. Autour de la ville figure l'enceinte de Thiers construite entre 1841 et 1844. Les voies projetées sont aquarellées en jaune, les lignes de chemins de fer en orange. Les bâtiments publics sont en noir. Au bas du plan figure un tableau des arrondissements et de leurs quartiers. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Étui usagé. Vallée, 2853.

SAGANSAN (L.).

Plan de Paris.

Paris, chez l'auteur, 1860. En 36 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 0,79 x 1,14 m ; monté dans sa reliure éditeur en percaline noire (20,5 x 13 cm), contenant une nomenclature des rues de 104 pages ; titre en lettres dorées sur le premier plat.

Grand et beau plan de Paris en 1860, dressé par Sagansan, géographe de l'Empereur Napoléon III et de l'administration des Postes. Publié en 1860, c'est l'un des tout premiers plans montrant la nouvelle division de Paris en 20 arrondissements, avec 4 quartiers par arrondissement. Ces derniers furent créés le 16 juin 1859, lorsque les faubourgs situés entre le mur des Fermiers Généraux et les fortifications de l'enceinte de Thiers, que l'on voit ici encerclant Paris, furent annexés à Paris. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. C'est aussi l'un des tout premiers plans figurant le Paris moderne, avec les travaux d'agrandissement du baron Haussmann qui débutèrent en 1853. Le plan montre les percées récentes, la plus importante d'entre elles étant le boulevard Sébastopol, inauguré en 1858, et dont la portion sur la rive gauche sera renommée boulevard Saint-Michel en 1867. Les voies en cours d'exécution sont marquées par un trait rouge, les voies projetées sont aquarellées en marron, les lignes de chemins de fer par un trait orange. Les bâtiments publics sont en noir. Le plan montre également le Bois de Boulogne, assez détaillé. En 1852, la propriété du bois de Boulogne fut cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui fut alors chargée d'aménager l'espace vert en quatre ans. Les travaux débutèrent l'année suivante, dirigés par Haussmann, qui créa pour son adjoint Jean-Charles Alphand, le Service des Promenades et Plantations de Paris. Rare exemplaire dans sa reliure éditeur, et accompagné d'un index des rues de 104 pages. Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Légère brunissure au niveau du titre. Étui usagé. Vallée, 2850 (exemplaire sans la nomenclature des rues).

SAINT-ALEXIS (Constantin de).

[ARTOIS] Carte d’Artois dressée sur de nouveaux mémoires.

Arras, Barbier, 1741. En quatre feuilles jointes formant une carte de 97,3 x 119,6 cm.

Splendide et très rare carte murale de l’Artois, dressée par le père Constantin de Saint-Alexis, Carme Déchaussé et professeur de théologie, et publiée par Barbier à Arras en 1741. Cette belle carte à grande échelle, gravée par Nicolas Bailleul, est la première carte de ce format qui soit entièrement consacrée à l'Artois. Elle est dédiée à Louis de Gand de Mérode de Montmorency, prince d’Isenghien, Maréchal de France, lieutenant général de la province d'Artois et gouverneur de la ville et citadelle d'Arras. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré des armoiries du dédicataire, d'attributs militaires, et des déesses Athéna et Cérès, déesses de la Sagesse et de la fertilité. En haut à gauche figurent un cartouche pour l'échelle, et une belle rose des vents. Les villes principales sont indiquées par une citadelle aquarellée en rouge. Selon le biographe Ernest Leroux, la carte de Saint-Alexis marqua un progrès considérable dans la cartographie de la France, et Cassini s'en inspira pour sa grande carte de la France. Aucune des petites cartes particulières des bailliages d'Artois de Desnos, pas plus que celles des diocèses d'Arras et de Saint-Omer, ne put rivaliser avec la carte de Saint-Alexis, qui, jusqu'à la confection de la carte de l'État-Major, en 1841, figura dans la sacoche des officiers français comme dans les bureaux des administrations. Bel exemplaire finement aquarellé. Petites déchirures restaurées. Leroux, Bulletin de géographie historique et descriptive, 1905, p. 48.

SAINT-JEAN-de-LUZ. MANUSCRIT.

Plan de St. Jean de Luz avec les projets d'aggrandissement du port.

[circa 1782]. 510 x 660 mm.

Beau plan manuscrit, encre brune et aquarelle, de la baie, du port et de la ville de Saint-Jean-de-Luz, dans le Pays Basque. Y sont figurés la baie avec les limites de haute et basse mer, le port et le fort de Socoa à l'entrée sud de la baie, la chapelle et la batterie Sainte-Barbe à l'entrée nord, la ville de Saint-Jean-de-Luz, avec son port et le plan de la ville. Des lettres sur le plan renvoient à un cartouche sous le plan détaillant le projet d'aménagement du port avec la construction d'un nouveau quai, la prolongation des jetées le long de l'Yvette, la destruction de l'ancien pont, et mentionnant des travaux réalisés sur le quai protégeant la ville entre 1773 et 1777. Seule rade abritée entre Arcachon et la frontière espagnole, la baie de Saint-Jean-de-Luz a de tout temps été un port de pêche important. Mais au cours du XVIIIe siècle, des tempêtes successives érodèrent puis détruisirent les digues qui la protégeaient, et ce malgré des travaux successifs pour défendre le port. Puis en 1782, une tempête particulièrement violente détruisit le quai protégeant la ville, submergeant deux rues et anéantissant une quarantaine de maisons, dont le couvent des Ursulines construit en 1639, et qui figure sur notre plan. La carte est orientée, l'échelle est en toises, le quadrillage au crayon ayant servi a dessiner la carte est toujours visible. Trace de pliure centrale, petite mouillure dans le milieu de la marge inférieure avec petit manque de papier. Marges écornées avec de petites déchirures n'affectant pas le dessin, manque le coin supérieur droit avec perte d'une petite partie du trait d'encadrement.

SAINT-MALO. MANUSCRIT.

[Plan de Saint-Malo et de Saint-Servan].

[circa 1830]. 870 x 720 mm, sur papier vélin.

Carte manuscrite, encre noire et aquarelle, portant le détail du plan de la ville de Saint-Malo et de celle de Saint-Servan, les jardin de Saint-Servan et, près de la pointe des Talards, le sillon, le château de Saint-Malo, les forts de Saint-Servan, du Petit et du Grand Bay, le fort Royal, et la redoute du Sillon, la limite maximum de la marée basse avec les rochers découvrant. Au centre du plan se trouve le port de Saint-Malo avec les ponts enjambant les ruisseaux à marée basse. Plusieurs traits au crayon sur cet espace semblent être une esquisse d'un projet de construction d'un port avec un bassin à flot, une écluse et un fort. En effet, à cause de l'importance des marées dans la baie de Saint-Malo, le port découvre à marée basse, et, du fait d'une rivalité entre les communes de Saint-Malo et de Saint-Servan, aucun projet de construction de port ne put aboutir, et le port resta un port d'échouage jusqu'au XXe siècle. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Traces de pliures empoussiérées et en grandes partie doublées, avec parfois des traces de frottement et, pour les deux principales pliures, de légers manques. Quelques piqûres.

SAINT-OMER. MANUSCRIT.

Plan de S.t Omer.

[circa 1710]. En 2 feuilles jointes de 510 x 715 mm.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et des environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Saint-Omer, devenue française en 1678 après le traité de Nimègue, entra dans le système de fortification, dit du «pré carré», qui protégeait la frontière avec les Pays-Bas espagnols ; les fortifications de la ville furent remaniées par Vauban qui y superposa son propre système de défense avec des bastions avancés et des plates-formes pour l'artillerie. Marges écornées avec de petits manques sans importance sauf dans le cartouche de titre, petites mouillures, papier uniformément jauni.

SAINT-OMER. MANUSCRIT.

Plan de St Omer.

[circa 1750]. En 2 feuilles jointes de 435 x 600 mm, sur papier fin huilé.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, de la ville et environs immédiats de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, et portant le tracé de l'Aa, le détail du plan de la ville, celui de l'enceinte fortifiée, des bastions avancés, ainsi que des canaux, marais et zones inondables tout autour de la ville. Ce plan est très proche du précédent même si l'orientation est différente et l'échelle légèrement plus petite. Il est néanmoins postérieur au précédent car on y remarque un bastion avancé et quelques renforcements des défenses à l'ouest de la ville, et surtout la présence d'un fort bastionné sur la route d'Aire-sur-la-Lys, au sud-est de la ville, qui ne se trouve pas dans l'autre plan. Le plan est orienté, l'échelle est en toises. Traces de pliures anciennement doublées, papier fragilisé avec de petits manques dans les angles et au bas du plan.

SALEON DUCLO (Jean-François). MANUSCRIT.

Plan d'une partie des biens de monsieur Jala Louis Allexandre de Lachieze, commune de Pranles comprise dans les sectons levé par Jn Fois Saléon Duclo géomètre du cadastre de la ville de Cheylard.

1812. 560 x 825 mm.

Carte manuscrite, encre brune et rehauts d'aquarelle, du village de La Chièse et ses environs immédiats, dans le département de l'Ardèche, portant le détail d'une partie des parcelles appartenant à M. Jala. Y sont figurés les villages de La Chièse et des Sauteaux, les chemins et les ruisseaux. La carte est orientée, l'échelle est en mètres, au 1/2500e. Le titre est inscrit dans un médaillon entouré de la mention «Règne de Napoléon Empereur des François 1812». Nombreuses traces de pliures et de frottements, marges écornées, taches.

SANDEMANN;

ORLEANS (Loiret).

Paris Benard circa 1850 216 x 295 mm.

Estampe figurant la ville d'Orléans, dessinée et lithographiée par Sandemann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

BAR-LE-DUC (Meuse).

Paris Benard circa 1850 222 x 295 mm.

Estampe figurant la ville de Bar-le-Duc, lithographiée par Leborne d'après un croquis fait sur les lieux par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

LILLE (Nord).

Paris Benard circa 1850 225 x 292 mm.

Vue de Lille lithographiée par Leborne, d'après le croquis fait sur les lieux par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN.

MELUN (Seine et Marne).

Paris, Benard, [circa 1850]. 212 x 298 mm.

Estampe figurant la ville de Melun, lithographiée par Villeneuve, d'après le croquis fait sur les lieux par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

METZ (Moselle).

Paris Benard circa 1850 224 x 292 mm.

Estampe figurant la ville de Metz, lithographiée par Berlioz d'après un dessin de Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

NANCY (Meurthe).

Paris Benard circa 1850 218 x 293 mm.

Estampe figurant la ville de Nancy, dessinée et lithographiée par Sandmann. Bel exemplaire.

SANDMANN;

STRASBOURG (Bas-Rhin).

Paris Benard circa 1850 217 x 294 mm.

Estampe figurant la ville de Strasbourg, dessinée et lithographiée par Sandmann. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[AMIENS] Ambiani. Archid.conné d'Amiens, de l'évesché d'Amiens où sont les ball.ge et eslection d'Amiens.

Paris, P. Mariette, 1667. 394 x 411 mm.

Belle carte détaillée de la circonscription religieuse de la ville d'Amiens, dont le nom est dérivé du peuple gaulois les Ambiens. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[AUXOIS] Ædui. Partie septentrionale de l'évesché d'Autun. Balliage d'Auxois dans le duché et gouvern. de Bourgogne.

Paris, chez l'auteur, 1659. 427 x 557 mm.

Belle carte détaillée de la partie septentrionale de l'évêché d'Autun, dont le nom est dérivé du peuple de la Gaule celtique les Eduins. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre décoré de soldats romains. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BESANÇON/MONTBÉLIARD] Sequani. Partie des archid.connés de Favernay et de Luxeuil du diœcèse de Besançon. Partie orientale du balliage d'Amont dans la Franche Comté, et comté de Monbelliard.

Paris, chez l'auteur, 1679. 397 x 484 mm.

Belle carte du diocèse de Besançon, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son œuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire finement colorié. Petites déchirures dans les marges. Pastoureau, SANSON VI, 54 ; Dainville, pp. 39-45.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BLOIS & VENDÔME] Carnutes. Partie mérid.le de l'évesché de Chartres. Balliages de Blois et de Vendosme. Eslections de Chau-dun de Vendosme et de Blois.

Paris, P. Mariette, 1660. 411 x 564 mm.

Belle carte détaillée de la partie méridionale de l'évêché de Chartres, dont le nom est dérivé du peuple de la Gaule celtique les Carnutes. Elle couvre les circonscriptions de Blois et de Vendôme, et est ornée d'un cartouche de titre décoré de deux personnages. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BOULOGNE/MER] Oromansaci, et Gesoriacus Pagus in Morinis. Evesché de Boulogne où sont les comté et sénesch.ssée de Boulenois. Balliage de Calais dans le Pays Reconquis. Souveraineté d'Ardres, &c.

Paris, chez l'auteur, 1656. 415 x 550 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de Boulogne-sur-Mer, ornée d'un grand et beau cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[BRESSE/BUGEY/VALROMEY] Insubres in Segusiani. Partie du diœcèse et archev.ché de Lyon. Partie septentrionale de Bresse, Bugey, et Valromey, divisée en leurs mandements. Le balliage de Gex.

Paris, P. Mariette, 1660. 354 x 555 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, couvrant le nord de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du Pays de Gex, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas);.

[BRETAGNE] Duché, et gouvernement de Bretagne.

Paris, Pierre Mariette, 1650 [1658]. 369 x 501 mm.

Belle carte de la Bretagne, dédiée à Armand de Camboust, duc de Coislin, lieutenant du roi en Basse-Bretagne, puis lieutenant général de ses armées. Elle est ornée d'un cartouche de titre et d'un beau cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire. C'est la première carte utilisant la dénomination La Manche ou Mer Britannicque. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Premier état. Gaudillat, planche n°14 ; Pastoureau, SANSON V A.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[CAMBRAI] Nervii. Diocèse de l'archevesché de Cambray : où sont les comté de Haynaut, le Cambrésis .

Paris, chez l'auteur, 1656. 420 x 552 mm.

Belle carte détaillée du Hainaut et du Cambrésis, ornée d'un beau cartouche de titre décoré de deux figures allégoriques. Les Nervii, en français Nerviens, étaient un peuple gaulois situé en Gaule belgique sous l'Empire romain. Leur capitale était Bavay, dans le Hainaut. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, SANSON VI, 86.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[CORSE & SARDAIGNE] Isle de Corse - Isle et Royme de Sardaigne.

Paris, chez l'auteur, [1658]. 390 x 555 mm.

Belles cartes de la Corse et de la Sardaigne sur la même feuille, dressées par Nicolas Sanson d'Abbeville pour l'atlas intitulé Cartes générales de toutes les parties du monde, publié à Paris en 1658. La Corse, qui appartenait à la République de Gênes, est divisée en deux régions : Di qua dai monti ou en deça des montagnes, pour les régions situées au nord et à l'est, et Dila da monti ou au-delà des montagnes, pour celles situées à l'ouest et au sud. La Sardaigne, possession de Victor-Amédée, duc de Savoie et roi de Sardaigne, est également divisée en deux régions : au nord, Capo Lugodori, au sud, Capo Cagliari, où se trouve Cagliari, capitale de l'île, ici appelée Calori. Pour les deux cartes, les villes les plus importantes sont écrites en lettres capitales. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son œuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, 82 ; Cervoni, 34.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[DIJON] Lingones. Archidiac.né de Dijon, du diœcèse de Langres. Balliage de Dijon dans le duché et gouvern. de Bourgogne.

Paris, chez l'auteur, 1658. 435 x 562 mm.

Belle carte détaillée de la circonscription religieuse de la ville de Dijon, dont le nom est dérivé de l'un des plus anciens peuples gaulois, les Lingons. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré d'anges. Pas de marges supérieure et inférieure.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ/BESANÇON] Sequani. Partie du diœc. et arch.ché de Besançon où sont les gr. archidiac.né, et celuy de Gray &c. Partie de la Franche Comté où est le balliage de Dole.

Paris, chez l'auteur, 1658. 403 x 573 mm.

Belle carte détaillée de la Franche-Comté couvrant les régions de Besançon, Dole et Gray, habitées sous l'Empire romain par le peuple gaulois les Séquanes. Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ] Sequani. Archidiac.né de Salins du diœcèse de Besançon. Partie méridionale de la Franche Comté où est le balliage d'Aval.

Paris, chez l'auteur, 1658. 427 x 565 mm.

Belle carte détaillée figurant la partie méridionale de la Franche-Comté couvrant les régions de Salins-les-Bains et de Lons-le-Saunier, habitées sous l'Empire romain par le peuple gaulois les Séquanes. Ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ] Sequani. Partie des archid.connés de Favernay et de Luxeuil du diœcèse de Besançon. Partie occid.tale du balliage d'Amont dans la Franche Comté.

Paris, chez l'auteur, 1658. 397 x 560 mm.

Belle carte détaillée figurant la partie occidentale du bailliage d'Amont couvrant les régions de Faverney, Vesoul et Luxeuil-les-Bains, habitées sous l'Empire romain par le peuple gaulois les Séquanes. Ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[FRANCHE-COMTÉ] Sequani. Partie des archid.connés de Favernay et de Luxeuil du diœcèse de Besançon. Partie orientale du balliage d'Amont dans la Franche Comté, et comté de Monbelliard.

Paris, chez l'auteur, 1658. 396 x 483 mm.

Belle carte détaillée figurant la partie orientale du bailliage d'Amont couvrant le comté de Montbéliard, ornée d'un beau cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[LYON/SAINT-CHAMOND/MONTBRISON] Segusiani. Partie du diœ.se et archev.ché de Lyon. Le Lyonnois et le Haut Forez.

Paris, chez l'auteur, 1659. 412 x 531 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, autrefois occupée par les habitants de la ville de Suse en Italie, Segusio en latin. La carte couvre les régions du Lyonnais et du Haut-Forez, et est ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[MELUN/ETAMPES/PROVINS/NEMOURS] Senones. Partie septentr.le de l'archevesché de Sens. Eslect. de Melun, Etampes, Provins, Nemours, et partie de celles de Sens, et de Nogent sur Seyne.

1660. 370 x 570 mm.

Belle carte détaillée de la partie septentrionale de l'archevêché de Sens, dont le nom est dérivé du peuple gaulois les Sénons. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré de deux anges. Marge gauche partiellement coupée, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[NEVERS] Ambivareti in Æduis, ubi postea Vadicasses. Évesché de Nevers.

1665. 427 x 511 mm.

Belle carte de l'évêché de Nevers, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville, pour l'atlas intitulé Cartes particulières de la France suivant l'ordre des provinces ecclésiastiques, des diœcèses, de ses archeveschés et éveschés jusques à l'estendue de l'ancienne Gaule. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré de deux angelots et de cornes d'abondance, et des armoiries du dédicataire, Eustache de Chéry de Mongazon, évêque de Nevers de 1643 à 1666. Sous l'Empire romain, l'évêché de Nevers était habité par les peuples gaulois des Ambivarètes, des Éduens (ou Héduens) et des Vadicasses. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son œuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire finement colorié. Pastoureau, SANSON VI, 44 ; Dainville, pp. 39-45.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[NOYON] Veromandui. Le Vermandois. Evesché de Noyon où sont les comté et pairrie de noyon, balliages et prévostés de Noyon, Chauny, St Quentin, Péronne, Roye, &c.

Paris, P. Mariette, 1667. 352 x 392 mm.

Belle carte détaillée de la région historique du Vermandois avec l'évêché de Noyon, ornée d'un cartouche de titre. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[ORLÉANS] Diœcèse de l'évesché d'Orléans.

Paris, Pierre Mariette, 1653. 420 x 525 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché d'Orléans, divisé en archidiaconés, ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[PICARDIE] Gouvernement général de la Picardie, Artois, Boulenois, et pays reconquis.

Paris, Pierre Mariette, 1651. 386 x 521 mm.

Contours en coloris de l'époque. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[PROVENCE] Comté, et gouvernement de Provence. Aveq les pays circonvoisins Co.tat Venaiscin, Prin.té d'Orange, .Co.tat de Nice, &c.

1652 [1658]. 313 x 457 mm.

Belle carte des côtes de Provence allant de la Camargue à San Lorenzo al Mare. Au nord, la carte s'étend jusqu'à Gap. Sanson d'Abbeville a dressé cette carte à partir du levé de la côte provençale effectué par l'ingénieur Jacques Maretz sur ordre du cardinal de Richelieu en 1633. En guerre contre l'Espagne, la France devait évaluer les risques de débarquement sur les côtes méditerranéennes. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son oeuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Pastoureau, SANSON V A, 46.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[PÉRIGORD] Petrocorii. Évesché de Périgord. Partie septentrionale de la séneschaussée de Périgord. Partie septentrionale de l'eslection de Périgord.

Paris, chez l'autheur, 1679. 407 x 496 mm.

Belle carte de l'évêché de Périgord, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville, pour l'atlas intitulé Cartes particulières de la France suivant l'ordre des provinces ecclésiastiques, des diœcèses, de ses archeveschés et éveschés jusques à l'estendue de l'ancienne Gaule. Sous l'Empire romain, l'évêché de Périgord était habité par le peuple gaulois des Pétrocores. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son œuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire finement colorié. Pastoureau, SANSON VI, 114 ; Dainville, pp. 39-45.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[ROANNE/VILLEFRANCHE-sur-SAÔNE] Segusiani. Partie du diœcèse et archevesché de Lyon. Le Bas Forez et Beaujolois.

Paris, chez l'auteur, 1659. 362 x 530 mm.

Belle carte détaillée du diocèse et archevêché de Lyon, autrefois occupée par les habitants de la ville de Suse en Italie, Segusio en latin. La carte couvre les régions du Bas-Forez et du beaujolais, et est ornée d'un cartouche de titre décoré d'un médaillon contenant le portrait de Jules César. Bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[SARLAT] Petrocorii. Évesché de Sarlat. Partie méridionale de l'eslection de Périgord.

Paris, Pierre Mariette, 1676. 327 x 475 mm.

Belle carte de l'évêché de Sarlat dans le Périgord, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville, pour l'atlas intitulé Cartes particulières de la France suivant l'ordre des provinces ecclésiastiques, des diœcèses, de ses archeveschés et éveschés jusques à l'estendue de l'ancienne Gaule. Elle est ornée d'un cartouche de titre. Sous l'Empire romain, l'évêché de Sarlat était habité par le peuples gaulois des Pétrocores. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son œuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. Bel exemplaire finement colorié. Pastoureau, SANSON VI, 113 ; Dainville, pp. 39-45.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[SOISSONS] Suessones. Evesc.hé de Soissons où sont les balliages et eslections de Soissons, Chasteau Thierry et Crespy en Valois &c.

Paris, P. Mariette, 1656. 415 x 485 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de Soissons, dont le nom est dérivé du peuple de la Gaule belgique les Suessones. Elle couvre les circonscriptions de Soissons, Château-Thierry et Crépy-en-Valois, et est ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[TROYES] Tricasses. Evesché de Troyes en Champagne où sont partie des balliages de Troyes, Chaumont, et Sézane.

Paris, P. Mariette, 1656. 430 x 544 mm.

Belle carte détaillée de l'évêché de la ville de Troyes, dont le nom est dérivé du peuple celte les Tricasses, ornée d'un cartouche de titre. Pas de marge supérieure, sinon bel exemplaire.

SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas) & TAVERNIER (Melchior).

[ROUTES des POSTES] Carte géographicque des postes qui traversent la France.

[Paris, Melchior Tavernier, 1632-1637]. 412 x 532 mm.

PREMIERE CARTE IMPRIMEE DES POSTES DE FRANCE, dressée par Nicolas Sanson d'Abbeville en 1632 et publiée par Melchior Tavernier dans le Théâtre géographique du royaume de France en 1637. L'auteur a représenté les itinéraires entre les grands centres de l'époque : Paris, Lyon, Rouen, Toulouse, Bordeaux ou Limoges. A droite de la carte, dans un encadré intitulé Au Lecteur, Tavernier explique que Nicolas Sanson a exécuté la carte à sa demande. Elle connut un si grand succès qu'elle fut très vite copiée par un autre géographe, Nicolas Berey. Puis elle fut remise à jour et rééditée par les fils de Sanson en 1676. En haut à droite figurent les armoiries royales. Bel exemplaire. Pastoureau, TAVERNIER IIC. Bibliothèque Nationale/Musée de la Poste, Guy Arbellot, Autour des routes de poste, p. 28.

SANSON (Guillaume) & SANSON d'ABBEVILLE (Nicolas).

[LE PUY-en-VELAY] Évesché du Puy Le Velay l'un des vingt deux diocèses du Languedoc.

Paris, P. Mariette, 1670. 367 x 423 mm.

Rare et belle carte de l'évêché du Puy-en-Velay, dressée par Guillaume Sanson, fils de Nicolas Sanson d'Abbeville. Elle est ornée d'un cartouche de titre. Reconnu comme le fondateur de la cartographie française, Nicolas Sanson quitta sa ville natale d'Abbeville pour Paris, où il rencontra Richelieu en 1627. Ce dernier, très impressionné par son œuvre cartographique, le présenta au roi Louis XIII qui le nomma Géographe Ordinaire du Roi. Il fut le premier, en France, à concevoir un atlas mondial et publia près de trois cents cartes. À sa mort en 1667, ses deux fils, Guillaume et Nicolas, lui succédèrent. Bel exemplaire finement colorié. Petites déchirures dans les marges. Dainville, p. 45 ; manque à Pastoureau.

SARRAZIN (E. C.).

[DOUBS] Plan géométrique de la propriété de Monsieur Bossy, sise lieu-dit à Champ-Forgeron, territoire de Besançon.

1875. 45 x 70 cm ; monté sur carton fort.

Beau plan manuscrit, encre noire et aquarelle, d'un domaine situé à l'ouest de la ville de Besançon, au pied de la colline de Saint-Étienne, en bordure de la nationale 73. Y sont figurés les emplacements de bâtiments (maison de maître, dépendances, une grande serre, une volière, une treille, une basse-cour...), ainsi que le plan illustré des jardins (un potager-fruitier avec une "grande planche d'asperges", un jardin d'agrément et un jeu de quilles). Les parcelles mitoyennes portent le nom de leur propriétaire : Mr Nicolas Froncin, Mr Guichard, les héritiers Marlin, Mr Claude Favre. Le plan est orienté, l'échelle est au 1/200e. Cachet à froid de E.C. Sarrazin, géomètre-forestier à Besançon, qui a également signé le plan. Belle condition.

SAUVALLE. MANUSCRIT.

Contrôle de Lamballe. M. Sauvalle, contrôleur.

[fin XVIIIe]. 218 x 180 mm.

Carte manuscrite, encre et lavis, de la région de Lamballe comprise entre Saint-Brieuc et Matignon. Y sont figurés les routes, les rivières, les forêts, les villes et villages; la côte est soulignée en bleu. Un trait rouge délimite le contrôle de Lamballe, région comprise entre le littoral et les villes de Quessoy, Moncontour, Trebry, Plénée, Pledeliac et Henanbihen. Dans un cartouche à gauche de la carte se trouve la liste des villes (ou recettes) avec mention de leur population. Mouillure à gauche de la carte, petits frottements. Encadrement du XIX° siècle.

SCARPE. MANUSCRIT.

Carte particulière des rivières de la Scarpe, de l'Escaut et de ses canaux y afluant depuis Douay et Bouchain jusqu'à leur jonction à Mortagne.

[circa 1780]. En 16 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,77 x 1,03 m.

Belle carte manuscrite à l'encre noire et aquarelle du bassin de la Scarpe (dans le département du Nord) entre Douai et son embouchure dans l'Escaut à Mortagne-du-Nord. Y sont figurés les villes de Douai, Bouchain, Valenciennes et Condé-sur-l'Escaut avec le plan de leurs fortifications, les rivières Scarpe, Sensée, et Écaillon ainsi que l'Escaut (à droite de la carte), les villages, bourgs, fermes, châteaux et abbayes (figurés par de petits bâtiments), les moulins à vent, les routes, les bois (figurés par de petits bosquets), et les canaux d'aménagement du bassin de la Scarpe : le vieux Décours, le nouveau Décours... Y figure également le projet d'un canal de dérivation de la Scarpe entre La Planche et l'aval de Saint-Amand-les-Eaux avec la date de 1764. Beau cartouche de titre au lavis d'encre de Chine. Quadrillage au crayon sur une partie de la carte et note manuscrite de l'époque épinglée sur la carte et demandant de faire une copie de cette partie de la carte "pour mon cabinet" L'échelle est en lieues. Petites taches et traces de frottement dans les marges.

SEBIRE (J.) & COULON.

[NANTES] Plan de la ville de Nantes.

Nantes, Sebire, et Paris, Coulon, An 3. de la Rép. Fr. [1795]. 490 x 707 mm.

Rare plan révolutionnaire de la ville de Nantes, dessiné par l'architecte Coulon, figurant les grands travaux d'agrandissement et d'embellissement réalisés au cours du XVIIIe siècle. Au début du XVIIIe siècle, Nantes a encore son aspect du Moyen-Âge, avec ses remparts et ses rues sinueuses. Mais la ville, enrichie par le commerce colonial, s'est agrandie et des faubourgs sont créés à ses abords. Dès 1755, trois architectes se succéderont pour réaliser ces travaux de rénovation et d'aménagement de Nantes : Pierre Vigné de Vigny, Jean-Baptiste de Ceineray et Mathurin Crucy. Le plan consistait à démolir les murs d'enceinte, ouvrir des rues et créer de nouvelles places, parmi lesquelles figurent la place Delorme, la place Gutemberg (renommée place Brancas et actuelle place Édouard-Normand), la place Buffon, ainsi dénommée pendant la Révolution (future place de Bretagne), et la plus importante d'entre elles, la place Graslin, aménagée entre 1780 et 1788, et complétée, à partir de 1792, par la construction du Cours de la République, qui sera renommé Cours de Henri IV. La place Saint-Pierre porte son nom révolutionnaire de Place Gracches. Parmi les chantiers importants figurent également l'aménagement de l'île Feydeau, le Cours des États, qui porte ici les noms révolutionnaires de Cours de la Liberté (actuel Cours Saint-Pierre) et Cours de la Fédération (actuel Cours Saint-André), et la place Viarme, dénommée place Agriculteur. Entre les deux cours figure la place de la Liberté, actuelle place Maréchal-Foch. La place Duchesse-Anne est dénommée place Cincinnatus. En bordure du port de Nantes, on peut voir l'entrepôt des cafés, transformé en prison sous la Terreur. La ville est divisée en 18 sections, créées en 1790. Bon exemplaire. Notes manuscrites anciennes à l'encre à l'emplacement des places Buffon, du Département et de la Liberté. Petites taches en haut du plan.

SENEX (John).

France corrected from ye observations made by the Royal Academy of Sciences at Paris.

1708. 635 x 918 mm.

Très grande et belle carte de la France, dressée par John Senex d'après les informations de l'Académie Royale des Sciences de Paris. Elle est ornée d'un cartouche de dédicace décoré des armoiries du dédicataire, Charles Boyle, comte d'Orrery, et d'un magnifique cartouche de titre décoré d'un portrait en médaillon de Louis XIV, des armoiries de la France et de quatre figures allégoriques. Le long des côtes figure la mention "côtes d'après Sanson et les cartes hollandaises". Exemplaire aquarellé à l'époque, coloris postérieurs pour les deux cartouches. Brunissures par endroits, petites déchirures marginales, petites restaurations anciennes au dos.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[MORBIHAN/QUIBERON/BELLE-ÎLE-en-MER/GROIX/GLÉNAN] Côte ouest de France. De la Pointe de Penmarch à Belle-Île. Abords de Lorient.

Service Hydrographique de la Marine, 1912-1931. 697 x 984 mm.

Grande carte marine figurant les côtes du Morbihan entre la Pointe de Penmarc'h et Carnac, avec l'archipel des Glénan, l'île de Groix, la presqu'île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer, publiée en 1912, puis corrigée en 1931. Elle a été levée d'après les travaux les plus récents des ingénieurs hydrographes. Tampon du revendeur à Bordeaux au bas de la marge droite. Bel exemplaire.

SERVICE HYDROGRAPHIQUE DE LA MARINE.

[VENDÉE/ÎLE de NOIRMOUTIER] Côte ouest de France. De la Pointe de St. Gildas au Goulet de Fromantine. Baie de Bourgneuf.

Service Hydrographique de la Marine, 1900-1922. 690 x 977 mm.

Grande carte marine figurant les côtes de la Vendée entre la Pointe Saint Gildas et la Pointe de Notre-Dame-de-Monts, avec l'île de Noirmoutier et la Baie de Bourgneuf. Elle a été dressée d'après la carte de Beautemps-Beaupré levée en 1821 et 1822, et d'après la reconnaissance faite en 1893 sous la direction de l'ingénieur hydrographe Hanusse. Tampon du Service Hydrographique dans la marge inférieure. Bel exemplaire.

SEUTTER (Matthaeus).

[CHAMPAGNE] Le Gouvernement de Champagne i. e. Præfectura generalis Campaniæ in electiones suas divisa.

[circa 1740]. 575 x 490 mm.

Très belle carte de la Champagne divisée en élections. Elle est ornée d'un cartouche de titre décoré des armoiries de la France et de la Champagne, et d'une petite carte des environs de Paris. Les villes principales sont signalées par une citadelle. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg, puis fut nommé géographe de la Cour Impériale. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.

SEUTTER (Matthaeus).

[VERSAILLES] Versailles château de plaisance le plus délicieux et le plus magnifique dans l'Île de France, bâti par ordre de Louis XIV Roy de France, et nomé à cause de sa rare beauté la huitième merveille du monde.

Augsbourg, [circa 1740]. 497 x 578 mm.

Magnifique vue à vol d'oiseau du château de Versailles et de ses jardins, brillamment coloriée à l'époque. La vue est prise depuis l'avenue de Paris et montre l'entrée principale avec la Place d'Armes, où se déroule une procession, et la Cour d'Honneur, animées de très nombreux personnages. En arrière-plan, on aperçoit les bassins de Latone et d'Apollon. Titre en français et en allemand. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg. Nommé géographe de la Cour Impériale, il publia un Atlas Geographicus en 1725, un Atlas Novus en 1728, et un Grosser Atlas vers 1735. Bel exemplaire dans de superbes coloris de l'époque.

SEUTTER (Matthäus).

Le Royaume de France.

Augsbourg, [circa 1740]. 480 x 556 mm.

Belle carte de la France, ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries du royaume de France, de cinq figures allégoriques et de divers attributs des arts et des sciences. La France est divisée en 17 régions administratives. Comme précisé dans le cartouche en haut à droite, cette carte présente l'état du royaume, qui a été fait au roi le 1er janvier 1734. On apprend qu'à cette date, le royaume comptait "20 millions d'hommes, sans compter les femmes et les enfants". La description donne également le nombre de rivières, villes, paroisses, familles nobles, commanderies de l'Ordre de Malte, chanoines, enfants de chœur, etc. Il est dit également que "la France vaut au Roy par an 180 millions de livres", que "les rentes annuelles du Clergé montent par an à 312 millions, de sorte que leurs revenües surpassent de 132 millions celles du Roy". Fils d'un orfèvre, Matthäus Seutter naquit à Augsbourg en 1678. En 1697, il commença comme apprenti à Nuremberg avec Johann Baptist Homann, puis retourna à Augsbourg, où il poursuivit sa carrière dans la maison d'édition Jeremias Wolff. En 1710, il créa sa propre maison d'édition et une imprimerie. La maison d'édition Seutter a produit plus de 500 cartes, atlas et globes. Ses œuvres les plus connues sont l'Atlas Geographicus, publié en 1725, le Grosser Atlas, publié en 1734, et l'Atlas minor en 1744. En 1732, il fut nommé Géographe de la Cour par l'empereur Charles VI. À sa mort en 1756, son fils Albrecht Karl, et son gendre, Conrad Tobias Lotter, lui succédèrent. Exemplaire dans de beaux coloris de l'époque. Pliure centrale brunie.

SEUTTER (Matthäus).

Typus choro-topographicus regiæ et totius orbis celeberrimæ urbis Lutetiæ Parisiorum cum circumjacentis territorii oppidis, cœnobiis, pagis, villis.

Augsbourg, [circa 1735]. 493 x 570 mm.

Très belle carte figurant Paris et ses environs proches, montrant en son centre un plan assez détaillé de la ville. Elle s'étend à l'ouest jusqu'à Puteaux, à l'est jusqu'à Noisy-Le-Grand, au nord jusqu'à Saint-Denis et Drancy, et au sud jusqu'à Bourg-La-Reine. Elle est ornée d'un beau cartouche de titre inscrit sur une draperie, décoré des armoiries royales, et d'une rose des vents. Au nord de Paris, Saint-Denis est représentée par une grande vignette aquarellée en rouge. Les bois de Vincennes et de Boulogne sont bien représentés, et montrent le château de Madrid pour le bois de Boulogne, et le couvent des Minimes pour le bois de Vincennes. La carte montre également la Bièvre, appelée Rivière de Biesvre ou des Gobelins, ainsi que les chemins au départ de Paris : chemin de Fontainebleau, chemin de Brie Comte Robert, chemin de Melun, chemin de Lagny, chemin de Pontoise, ou encore chemin de Meaux. Sur la Seine, au niveau de Paris, sont représentées deux îles aujourd'hui disparues. Il s'agit de l'île du Mas ou de Querelle, qui était également appelée l'île Maquerelle ou île des Cygnes, et l'île Louviers, qui sera rattachée à la berge en 1847. Cartographe et éditeur allemand installé à Augsbourg, Seutter devint en 1697 l'apprenti de Homann, éditeur de cartes à Nuremberg, puis fut nommé géographe de la Cour Impériale. Bon exemplaire dans de très beaux coloris de l'époque. Traces de mouillures dans les parties gauche et droite, petites restaurations dans la partie droite.

SILVESTRE (Israël).

[DIJON] Divio – Dijon. Dessignée par I. Silvestre, et gravée par N. Perelle. Avec privilège du roy. A Paris chez Pierre Mariette rue S. Jacques à l’Espérance.

[circa 1650]. En deux feuilles jointes de 200 x 795 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. 2e état sur 2, avec l’adresse de Mariette, de ce superbe panorama de Dijon, gravé par Nicolas Perelle d’après Israël Silvestre (1621-1691). Avec 4 lignes de description en latin et en français. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Faucheux, n°209.

SILVESTRE (Israël).

[FRÉJUS] Forum Iulii – Frejus. De Lincler. Israel Silvestre sculpsit. Cum privil. Regis. excudit Parisiis.

[circa 1650]. En deux feuilles jointes de 215 x 820 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. 2e état sur 2, avec l’adresse de Mariette et les noms de Lincler et de Silvestre, de ce superbe panorama de Fréjus, gravé par Israël Silvestre (1621-1691) d’après L. de Lincler. Avec 3 lignes de description en latin et en français. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Faucheux, n°217.

SILVESTRE (Israël).

[GRENOBLE] Gratianopolis – Grenoble. Dessignée par I. Silvestre, et gravée par N. Perelle. Avec privilège du roy. A Paris chez Pierre Mariette, rue S. Jacques à l’Espérance.

[circa 1650]. En deux feuilles jointes de 200 x 780 mm.

RARE ET EXCEPTIONNEL PANORAMA GRAVÉ DU XVIIe SIÈCLE. 2e état sur 2, avec l’adresse de Mariette, de ce superbe panorama de Grenoble, gravé par Nicolas Perelle d’après Israël Silvestre (1621-1691). Avec 4 lignes de description en latin et en français, et 14 légendes numérotées dont les chiffres sont reportés sur l’estampe. Belle épreuve, réenmargée à l’époque. Pliures remises à plat. Faucheux, n°222.

SILVESTRE (Israël).

[METZ] Profil de la ville de Metz en Lorraine veue du costé de la porte Mazel.

Paris, Israel Silvestre, 1667. En deux feuilles jointes de 400 x 1286 mm.

Très rare et exceptionnel panorama de près d'1,30 m de large, figurant la ville de Metz du côté de la Porte Mazelle. Très légères traces blanches au niveau de la jointure des deux feuilles, sinon bel exemplaire. Faucheux, p. 235, n°28.

SIMON.

[NORMANDIE/COULIBŒUF] Carte topographique du canton de Coulibœuf.

1839. En 18 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 0,70 x 1,03 m ; étiquette au dos de l'éditeur E. Andriveau-Goujon.

Carte figurant les environs proches de Coulibœuf dans le Calvados, aujourd'hui Morteaux-Coulibœuf, dressée par Simon, géomètre en chef du cadastre. Elle est issue de l'Atlas du Calvados, conçu sous les auspices du préfet du département. Elle s'étend au nord jusqu'à Escures, au sud jusqu'à Vignats, à l'ouest jusqu'à Poussendre et à l'est jusqu'à Les Moutiers-en-Auge. Signé par l'auteur. Bel exemplaire avec contours aquarellés à l'époque.

SOSPEL. MANUSCRIT.

Plan du réduit de Sospel.

1740-1748. 558 x 427 mm.

Plan manuscrit du réduit de Sospel Plan manuscrit, encre brune et lavis, montrant le plan d’une église entourée de fossés, transformée en fortin militaire. Le plan indique l’église qui sert de réduit d’où ces murailles n’ont que deux pieds d’épaisseur, des galeries de madriers, les fossés et les plates-formes au-dessus des fossés, le corps de garde, un pont, une redoute… En dehors du titre, l’endroit n’est pas nommé, peut-être s’agit-il de la chapelle Saint-Pancrace à l’Escarène, près de Sospel, dont on sait qu’elle servit de fortin pendant la Guerre de Succession d’Autriche. Traces de pliures, petites déchirures restaurées.

SPEED (John).

France revised and augmented, the attires of the French and situations of their cheifest cityes.

Londres, Thomas Bassett and Richard Chiswell, [1676]. 402 x 522 mm.

Très belle et rare carte à bordures de la France, gravée par Dirck Gryp pour l'atlas de John Speed intitulé A Prospect of the Most Famous Parts of the World. Elle est décorée d'un cartouche de titre orné en tête des armoiries royales et de deux Neptune. Dans le style des cartes hollandaises de cette époque, elle est encadrée de trois bordures décoratives. La bordure supérieure est décorée de huit vues de grandes villes françaises : Angers, Poitiers, Orléans, Paris, Rouen, La Rochelle, Bordeaux et Calais ; les bordures latérales sont ornées de dix vignettes figurant le roi et la reine de France, et des personnages de différentes classes sociales. Texte anglais au verso intitulé "The Description of France". John Speed était un historien et cartographe anglais qui a popularisé le travail de son prédécesseur Saxton. Son atlas, dont la première édition fut publiée en 1627, est le premier atlas général imprimé à être compilé par un Anglais. Bel exemplaire finement colorié à l'époque. Petites restaurations marginales.

STROLZ (François). MANUSCRIT.

Plan d'une partie du canal des moulins depuis audessus du pont traversant ledit canal sur la route de Montbéliard à Belford jusqu'à la borne cottée z faisant la séparation des territoires de Sochaux & de Montbéliard.

Août 1799. En 3 feuilles jointes de 294 x 1061 mm, encadrement sous verre moderne.

Plan manuscrit, encre brune et aquarelle, dressé pour un projet de construction d'un canal de dérivation et d'un moulin à Sochaux, près de Montbéliard dans le Doubs. Y sont figurés la route de Montbéliard à Belfort avec le pont qui enjambe le canal, la limite entre les communes de Sochaux et de Montbéliard, les parties cultivées le long du canal avec les limites du champ du demandeur, et le dessin du projet de bief et l'emplacement du moulin. Comme l'indique une mention manuscrite, ce plan est la copie conforme de celui qui accompagnait la demande de permis de construire de David Frédéric Ferraud, habitant de Sochaux. Il a été réalisé par François Strolz, ingénieur ordinaire du département du Mont-Terrible; nommé à ce poste en 1795, il était chargé de la surveillance et de l'entretien des routes, mais pouvait également intervenir lors des permis de construire. L'échelle est en mètres. Trace de pliures avec de petits manques.

SURÉ. MANUSCRIT.

Plan des fermes de la Pilardière et de la Bergerie situées dans les communes de Suré et de Chemilly.

[circa 1840]. En 21 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 648 x 978 mm.

Grande carte manuscrite, encre noire et aquarelle, des terres appartenant à deux fermes situées à cheval sur les communes de Suré et Chemilli, à la limite du parc naturel régional du Perche. Y sont figurés la route de Mamers à Bellême et les chemins, la rivière de Clinchmaps, les fermes, et les terres qui sont aquarellées différemment en fonction du type de culture. Un cartouche détaille le nom des parcelles, leur type de culture et leur surface. La carte est orientée, l'échelle est en mètres. Entoilage fragilisé et en partie déchiré le long d'une pliure, traces de décharge le long des pliures longitudinales.

SÈTE. MANUSCRIT.

Coste de Languedoc et Roussillon, depuis le cap d'Agde jusqu'aux Trois Maries.

[circa 1750]. En deux feuilles jointes de 460 x 835 mm.

Belle carte marine manuscrite, à l’encre noire et lavis, montrant la côte littorale au sud de Montpellier où sont figurés les bourgs de Marseillan, Mèze, Bousigue, Balaruc, Frontignan, Villeneuve-lès-Maguelone, Lattes, Pérol, Mauguio, Lunel, Aigues-Mortes, le fort de Peccais, Les Trois Maries, et, sur le cordon littoral les villes de Sète, Palavas-les-Flots et Lamotte. Les étangs côtiers délimités par les cordons de sable ne sont pas nommés, mais l'on reconnaît très bien le bassin de Thau. L'aspect des étangs entre Frontignan et Mauguio présente quelques différences avec l'état actuel, et Maguelone est encore une île. Trace de pliure verticale ; quelques piqûres. Très bonne condition générale. Document important pour la ville de Sète et ses environs.

TABOUREUX (Joseph). MANUSCRIT.

Plans de partie des forêts de La Ferté sur Mance, divisées en 20 couppes compris la forêt des Brosses.

1747. 505 x 772 mm.

Grande carte manuscrite, encre et aquarelle, de la forêt des Loges, et des bois de Chaudeney et de Lancque, situés à l’ouest de l’actuelle commune de Laferté-sur-Amance, en Haute-Saône. Y sont figurés les cours d’eau et un moulin, les chemins, les villages d’Anrozey (dessiné en dehors du cadre) et de Bize, la grange de la Thuillière, et les forêts qui sont divisées en 13 parcelles dont les coupes sont prévues de 1753 à 1765. Les parcelles sont délimitées par des bornes (marquées par un B) et les coupes sont séparées par des fossés (marqués en jaune). Les bois sont figurés par de petits arbres dessinés sur le plan. Le plan a été dressé par Joseph Taboureux, arpenteur du roi au baillage de Chaumont en Bassigny. Il a été "fait en exécution de l'arrêt de Nos Seigneurs de la Table de marbre au souverain le 29 juillet 1747". Cette curieuse expression des seigneurs de la table de marbre désigne la juridiction d'appel des procès en matière d'eaux et forêts, dont le siège se trouvait au Palais de Justice à Paris. La carte est orientée, l'échelle est en perches. Traces de pliures, fentes comblées et doublées au niveau des deux pliures principales, traces de froissement dans les marges.

TARDIEU (Ambroise).

[SAINT-LAURENT-du-VAR] Plan de la défense du pont du Var par le Corps d'Armée aux ordres du lieutenant général Suchet.

[circa 1820]. 148 x 196 mm.

Beau plan figurant la défense du pont de Saint-Laurent-du-Var par le général Suchet contre l'armée austro-sarde, dressé par Suchet lors de la Campagne de Napoléon de 1800, dessinée et gravée par Ambroise Tardieu, cartographe et graveur pour le Dépôt de la Marine et le Dépôt des Fortifications, dont il dirigea les travaux de 1811 à 1814. Légende indiquant l'emplacement des troupes françaises et autrichiennes. Bel exemplaire.

TARDIEU (Jean-Baptiste).

[BORDEAUX] Plan de la ville de Bordeaux.

Bordeaux, Fillastre Frères, 1853. En 24 sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 600 x 915 mm ; sous étui de l'éditeur.

Très grand plan détaillé de la ville de Bordeaux, gravé par Jean-Baptiste Tardieu. Y figurent les nombreuses constructions réalisées dans la première moitié du XIXe siècle : la place des Quinconces, aménagée entre 1810 et 1828 à l'emplacement du Château Trompette ; l'Hôpital Saint-André, construit entre 1825 et 1829, en remplacement du vieil hospice ; le Palais de Justice édifié entre 1836 et 1846 ; ou encore le Pont de Pierre, construit sur ordre de Napoléon Ier entre 1810 et 1822, entre la place de Bourgogne, actuelle place de Bir Hakeim, et la place du Pont, actuelle place Stalingrad. Au bas du plan figurent une vue du Pont de Pierre et une vue de l'église Saint-André. Avec table de renvois. Le nord est placé à droite du plan. Bel exemplaire.

TARDIEU (Nicolas Henri) & MENESTRIER (Claude-François).

[LYONNAIS] Carte de l'ancienne ville de Lyon.

[1696]. En 2 feuilles pouvant être jointes et former un plan d'environ 660 x 860 mm.

Spectaculaire plan cavalier de Lyon orienté à l'est. Il est décoré des armoiries de France et de la ville de Lyon, de trois angelots figurant les vents Eurus, Auster et Chorus, et de deux cartouches dont l'un est orné des représentations allégoriques de la Saône et du Rhône. Le texte contenu dans ces cartouches nous apprend que la ville est représentée telle qu'elle était sous les règnes de François Ier et Henri II, ainsi que les changements qui y ont été apportés depuis. Ce plan gravé par Nicolas Henri Tardieu fut commandé par le père Claude François Menestrier, célèbre historien jésuite originaire de Lyon, pour illustrer son Histoire Civile ou Consulaire de la Ville de Lyon. Graveur au burin, Tardieu fut l'élève de Lepautre puis de Gérard et Bernard Audran. Exemplaire parfaitement conservé, réenmargé sur papier de l'époque. De la plus grande rareté. Deux faux plis sans gravité. Tooley Revised Edition, tome 4, p. 247.

TARDIEU (Pierre Antoine).

Carte de France physique et administrative. La France actuelle et ses anciens défenseurs.

Paris, Binet, 1838. 520 x 645 mm.

Très rare et belle carte de la France divisée par départements, dressée par Pierre Antoine Tardieu, et gravée par Gabriel-Xavier Montaut et François Houiste. Cette carte est un hommage de l'auteur au Premier Empire et à l'empereur Napoléon, mort en 1821. Elle est encadrée d'une superbe bordure montrant les portraits de l'empereur et des vingt maréchaux et généraux qui se sont illustrés lors de ses campagnes : Foy, Ney, Lannes, Eugène, Mortier, Lamarque, Masséna, Cambronne, Brune, Daumesnil, Junot, Berthier, Marceau, Lasalle, Hoche, Desaix, Poniatowski, Lefebvre, Kléber, et Augereau. Tous sont mis en scène dans un décor de bataille. Le général Desaix et le général Kléber, notamment, sont représentés lors de la Campagne d'Égypte. Napoléon, le chef des armées, est représenté à cheval, entouré d'une aura lumineuse, l'aigle impérial veillant au-dessus de sa tête. À ses pieds reposent un Code Napoléon, une palette de peintre symbolisant sa contribution dans le domaine des Arts, ainsi que des attributs militaires et des éléments illustrant la Campagne d'Égypte. De chaque côté de la carte figurent deux monuments érigés sur ordre de Napoléon : à gauche, la Colonne d'Austerlitz ou Colonne Vendôme, érigée en 1810 pour commémorer la victoire d'Austerlitz, à droite, la Fontaine de la Victoire ou Fontaine du Châtelet, construite en 1808 pour célébrer les victoires marquantes de l'Empire lors des batailles de Lodi et de Marengo (Italie), des Pyramides (Égypte), d'Ulm (Allemagne), et de Dantzick en Pologne. Ces portraits, ainsi que tous les éléments décoratifs, ont été dessinés par le peintre et lithographe Victor Adam. Très rare. Il existe une autre édition de cette carte, publiée en 1852 par Fatout. Nous n'avons pas trouvé d'édition antérieure à la nôtre, datée de 1838, on peut donc penser qu'il s'agit de la première. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites déchirures marginales restaurées. Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1852, p. 680 (édition de 1852).