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ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

[ARGENTINE & CHILI] Amérique du Sud. Feuille 4e. Confédération Argentine et Chili.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1878. 629 x 462 mm.

Belle carte de l'Argentine et du Chili, issue de l'Atlas universel publié par Eugène Andriveau-Goujon. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

[COLOMBIE, GUYANE, VENEZUELA & ÉQUATEUR] Amérique du Sud. Feuille 1ère. Colombie, Guyane, Venezuela, Équateur.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1858. 470 x 635 mm.

Grande et belle carte lithographiée en couleurs, issue de l'Atlas universel. Petite déchirure au bas de la pliure centrale, sinon bel exemplaire.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

[PÉROU & BOLIVIE] Amérique du Sud. Feuille 2e. Pérou, Bolivie.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1878. 465 x 632 mm.

Belle carte du Pérou et de la Bolivie, issue de l'Atlas universel publié par Eugène Andriveau-Goujon. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Amérique du Nord.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1880. 624 x 460 mm.

Belle carte de l'Amérique du Nord avec l'Amérique centrale, issue de l'Atlas universel publié par Eugène Andriveau-Goujon. Un système de couleurs permet d'identifier les possessions anglaises, françaises, espagnoles, danoises, hollandaises, et suédoises. En carton, la mer de Behring. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

ANDRIVEAU-GOUJON (Eugène).

Carte générale des États-Unis et du Mexique comprenant l'Amérique Centrale et les Antilles.

Paris, E. Andriveau-Goujon, 1876. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 623 x 900 mm.

Grande et belle carte des États-Unis, du Mexique et des Antilles, issue de l'Atlas universel, publié par Eugène Andriveau-Goujon. En carton, l'entrée de New York, la carte des rapports entre l'Europe & l'Amérique, les petites Antilles, et les états de l'Amérique centrale. Un système de couleurs permet d'identifier les possessions françaises, anglaises, hollandaises, danoises, espagnoles et suédoises. Bel exemplaire en coloris de l'époque.

ARGENTINE — DULIN (Jean Désiré).

Buenos-Ayres a vista de pajaro.

Buenos-Ayres, Ernst Nolte Libreria Alemana, 1880. 548 x 927 mm.

Spectaculaire et très rare panorama à vol d'oiseau de Buenos Aires, lithographié en deux tons par F.W. Kahler à Hambourg, d'après un dessin de Jean Désiré Dulin. La vue, prise depuis le Río de la Plata, montre le port, avec ses docks qui forment désormais le très chic quartier de Puerto Madero. On y reconnaît aussi le très beau bâtiment du Correo Central, devenu il y a quatre ans le CCK ou Centro Cultural Kirchner. On repère parfaitement la Casa Rosada, dont on voit l'arrière, et le Cabildo dont on voit la façade. On repère aussi de nombreuses usines et des centrales électriques qui n'existent plus. Bel exemplaire. Petite décoloration dans les marges gauche et droite, restes de bande adhésive au dos. Marcelo Weissel, Iconografía porteña y estudio de embarcaciones: Buenos Aires entre 1858 y 1914. siete obras de J. D. Dulin.

ASSELINEAU (Léon-Auguste).

Philadelphie.

Paris, Dusacq et Cie, [vers 1855]. Lithographie (43,7 x 61 cm).

Très belle et rare vue à vol d'oiseau de Philadelphie, lithographiée par Asselineau. Philadelphie, la plus grande ville de Pennsylvanie, est réputée pour la richesse de son histoire. Elle peut être considéré comme le lieu de naissance des États-Unis, car la Déclaration d'Indépendance fut signée dans cette ville et la Constitution y fut aussi écrite. élève de Roehn à Paris, Léon-Auguste Asselineau exposa au Salon de 1836 à 1847. Il fut connu surtout comme illustrateur et travailla pour le Moyen-Age pittoresque, dirigé par Viollet Le Duc. Bel exemplaire. Traces marginales encadrant l'estampe.

BARAÑANO (Leonardo).

Isla de Cuba Pintoresca. Colección de vistas generales. Vista de la ciudad de Matanzas, tomada desde el monte del cafetal de D.n Vicente Guerrero, detras de la quinta de D.n Luis Lopez Villa-Vicencio.

Habana, 1856. Lithographie originale (50 x 69 cm, hors marges).

Spectaculaire panorama de la ville de Matanzas, au nord-ouest de Cuba, dessiné par Leonardo Barañano, lithographié en couleurs par Eugenio Bourrelier. La vue, dédiée aux belles de Matanzas, est prise depuis la colline de la plantation de café de Don Vicente Guerrero, derrière la villa de Don Luis Lopez Villa-Vicencio. Au premier plan figurent trois personnages, dont le dessinateur Leonardo Barañano. Quatre vignettes entourent la vue principale. Elles montrent l'église paroissiale, le palais du gouverneur, le pont de Bailen et l'hôpital militaire. Le titre est en espagnol, anglais et français. Cette vue fait partie de la série Isla de Cuba pintoresca ou l'Île de Cuba pittoresque, publiée à La Havane, et dont la plupart des planches furent lithographiées par Edouard Laplante. Il existe dans la même série une vue très similaire de Matanzas, celle-ci lithographiée par Edouard Laplante, et sans les quatre vignettes. Pliure centrale restaurée, quelques défauts persistent.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

[GOLFE du MEXIQUE] Carte réduite du golphe du Mexique et des isles de l'Amérique.

1749. 539 x 825 mm.

Très belle carte du Golfe du Mexique avec les petites et les grandes Antilles, la Floride, le Mexique, et le nord de la Colombie et du Venezuela. Elle a été dressée par Jacques-Nicolas Bellin pour L'Hydrographie françoise, publiée entre 1737 et 1772. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre décoré des armes royales, et contenant l'explication des symboles utilisés et un système de couleurs permettant de différencier les possessions françaises (en bleu), espagnoles (en rouge), anglaises (en jaune), hollandaises (en vert) et danoises (en orangé). Ingénieur hydrographe français, Bellin entra en 1721 au Dépôt des cartes, plans et journaux de la Marine, créé en 1720 par le Régent. C’est grâce à lui que le Dépôt de la Marine, constitué à partir des archives de la Marine, devint l’une des plus belles collections d’Europe. Il publia de nombreux ouvrages et atlas tels que la Description géographique de la Guyane en 1763 ou le Neptune François en 1773. Bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites déchirures dans la marge inférieure.

BELLIN (Jacques-Nicolas).

Carte réduite des Isles Antilles.

1758. 890 x 565 mm.

Belle et grande carte figurant les Antilles, depuis les Îles Vierges jusqu'à l'île de Tobago. Elle est ornée d'un grand cartouche de titre, d'un cartouche contenant une carte particulière des îles Vierges américaines et britanniques, et de deux profils côtiers de l'île de Saint-Eustache, faisant aujourd'hui partie des Antilles néerlandaises. Elle est issue de L'Hydrographie françoise publiée entre 1737 et 1772. La carte est traversée des lignes de rumb, marquant les directions des vents. Ingénieur hydrographe français, Bellin entra en 1721 au Dépôt des cartes, plans et journaux de la Marine, créé en 1720 par le Régent. C’est grâce à lui que le Dépôt de la Marine, constitué à partir des archives de la Marine, devint l’une des plus belles collections d’Europe. Il publia de nombreux ouvrages et atlas tels que la Description géographique de la Guyane en 1763 ou le Neptune François en 1773. Très bon exemplaire. Pliure centrale légèrement brunie.

BLAEU (Johannes).

[BRÉSIL/BAHIA] Sinus Omnium Sanctor?.

Amsterdam, I. Covens et C. Mortier, [circa 1720]. 295 x 377 mm.

Belle carte figurant la Baie de Tous les Saints ou Baía de Todos os Santos, et très rare édition publiée par Covens et Mortier. À l'entrée de la baie est représentée une flotte de vaisseaux hollandais. En carton, plan de la ville de Salvador de Bahia avec 18 légendes. Exemplaire finement colorié à l'époque. Manques de papier dans les marges gauche et droite refaits avec du papier ancien.

BLAEU (Willem).

[VENEZUELA] Venezuela, cum parte australi Novæ Andalusiæ.

Amsterdam, [1643-1650]. 374 x 486 mm.

Belle carte figurant le Venezuela et la partie australe de la Nouvelle-Andalousie et Paria, ancienne province espagnole fondée au XVIe siècle, et qui comprenait ce qui est aujourd'hui l'est du Venezuela. Elle est issue de l'édition française du Theatrum Orbis Terrarum ou Théâtre du Monde, atlas publié par Willem Blaeu, le plus célèbre des cartographes hollandais de son époque. La carte montre également les îles au large du Venezuela, notamment Aruba, Curaçao, Margarita, Trinidad et Tobago. Elle s'étend au nord jusqu'aux îles de la Dominique et de la Martinique, appelée Matalino, et au sud jusqu'au fleuve Orénoque. Elle est ornée d'un cartouche de titre porté par deux anges, d'un cartouche contenant l'échelle et de deux roses des vents. Les terres sont décorées de trois petites vignettes figurant des animaux. Texte français au verso. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Koeman's Atlantes Neerlandici, 9830:2.2.

BONNE (Rigobert).

[AMÉRIQUE CENTRALE] Partie méridionale de l'ancien Méxique ou de la Nouv.le Espagne.

[1780]. 211 x 318 mm.

Carte du sud du Mexique et de l'Amérique centrale, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Pliure centrale légèrement brunie.

BONNE (Rigobert).

[CUBA] L'isle de Cuba.

[1780]. 214 x 316 mm.

Belle carte de Cuba issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bel exemplaire.

BONNE (Rigobert).

[GOLFE du MEXIQUE] Les Isles Antilles, et le Golfe du Mexique.

[1780]. 206 x 314 mm.

Belle carte du golfe du Mexique, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. En carton, carte des Bermudes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Pliure centrale légèrement brunie.

BONNE (Rigobert).

[GRANDS LACS] Partie occidentale du Canada, contenant les cinq Grands Lacs, avec les pays circonvoisins.

[1780]. 212 x 314 mm.

Belle carte figurant la région des Grands Lacs, indiquant l'emplacement des tribus indiennes, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Pliure centrale légèrement brunie.

BONNE (Rigobert).

[LOUISIANE & FLORIDE] Carte de la Louisiane, et de la Floride.

[1780]. 321 x 205 mm.

Belle carte de la Louisiane et de la Floride, indiquant l'emplacement des tribus et villages indiens, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Pliure centrale légèrement brunie.

BONNE (Rigobert).

[MARTINIQUE] Carte de l'isle de la Martinique, colonie françoise dans les Isles Antilles.

[1780]. 325 x 215 mm.

Belle carte de la Martinique, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Fort-de-France est nommée Fort Royal, son nom de 1672 à 1793. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bel exemplaire.

BONNE (Rigobert).

[NOUVEAU-MEXIQUE] Le Nouveau Mexique avec la partie septentrionale de l'ancien, ou de la Nouvelle Espagne.

[1780]. 208 x 315 mm.

Carte du Nouveau-Mexique et du nord du Mexique, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Pliure centrale légèrement brunie.

BONNE (Rigobert).

[SAINT-DOMINGUE] Carte de l'isle de S.t Domingue une des grandes Antilles, colonie françoise et espagnole.

[1780]. 212 x 314 mm.

Belle carte de l'île de Saint-Domingue divisée en parties française et espagnole, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bel exemplaire.

BONNE (Rigobert).

Amérique septentrionale.

[1780]. 215 x 319 mm.

Carte issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bel exemplaire.

BONNE (Rigobert).

Carte de la partie nord, des États Unis, de l'Amérique septentrionale.

[1780]. 212 x 315 mm.

Carte de la côte est des États-Unis, entre le Maine et le Maryland, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bel exemplaire.

BONNE (Rigobert).

Carte de la partie sud des États Unis de l'Amérique septentrionale.

[1780]. 212 x 313 mm.

Carte de la côte est des États-Unis, entre la baie de Chesapeake en Virginie et le sud de la Géorgie, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bel exemplaire.

BONNE (Rigobert).

L'Amérique divisée en ses principaux états.

Paris, Lattré, 1782. En deux feuilles jointes formant une carte de 0,73 x 1,01 m.

Rare et belle carte murale de l'Amérique, dressée d'après les cartes de Rigobert Bonne, ingénieur-géographe et cartographe. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré d'un Amérindien entouré d'un palmier, de deux pélicans et d'un castor. En carton, cartes de la Martinique, de Saint-Domingue et du nord de l'Amérique. Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Contours aquarellés à l'époque. Traces de pliures avec restaurations.

BONNE (Rigobert).

Supplément pour les Isles Antilles, extrait des cartes angloises.

[1780]. 321 x 212 mm.

Carte des Antilles, issue de l'Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l'Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les Deux Indes. Ingénieur-géographe et cartographe, Rigobert Bonne succéda à Jacques-Nicolas Bellin comme hydrographe du Dépôt de la Marine en 1773. Bon exemplaire.

BRION de la TOUR (Louis).

Carte des États-Unis de l'Amérique septentrionale, dressée d'après les cartes anglaises.

Paris, S. Desnos, 1783. 227 x 258 mm.

L'une des premières cartes nommant les États-Unis nouvellement constitués, publiée en 1783. Les États-Unis furent proclamés par le Traité de Paris signé le 3 septembre 1783, qui mettait un terme à la Guerre d'Indépendance et reconnaissait les treize États-Unis d'Amérique. Le Traité est ratifié le 14 janvier 1784 par le Congrès de la Confédération et le 9 avril par le roi Georges III d'Angleterre ; l'échange des ratifications a lieu le 12 mai 1784 à Paris. La carte couvre la région à l'est du fleuve Mississippi, et figure les frontières des 13 états, les villes telles que Detroit, les rivières et lacs, les villages et territoires indiens, dont la Contrée des Six Nations, en référence aux six nations iroquoises, et les forts. La source principale de cette carte fut la carte de John Mitchell Map of the British and French dominions in North America, utilisée par la Grande-Bretagne et les États-Unis lors des négociations du Traité pour fixer les frontières de la nouvelle nation. Petites restaurations à la pliure centrale. Contours aquarellés à l'époque. Sellers and van Ee, 740 ; McCorkle, 780.1 ; Pritchard and Taliaferro, Mapping colonial America. Degrees of latitude, 70.

BRION de la TOUR (Louis).

Guayane, Terre Ferme, Isles Antilles et N.elle Espagne.

Paris, Desnos, 1766 [1772]. 280 x 310 mm.

Belle carte figurant le Mexique, l'Amérique Centrale, la Colombie, le Venezuela et les Antilles, encadrée d'une bordure florale décorée des armoiries royales, et ornée d'un cartouche de titre. Elle a été dressée par Louis Brion de La Tour, ingénieur-géographe du roi, et est issue de l'Atlas général, civil, ecclésiastique et militaire, méthodique et élémentaire pour l'étude de la géographie et de l'histoire, atlas destiné à l'instruction de la jeune noblesse de l'École Royale Militaire. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque.

BRION de la TOUR (Louis).

L'Amérique dressée pour l'étude de la géographie.

Paris, Desnos, 1764 [1772]. 285 x 313 mm.

Belle carte de l'Amérique, encadrée d'une bordure florale décorée des armoiries royales, et ornée d'un cartouche de titre illustré. Elle a été dressée par Louis Brion de La Tour, ingénieur-géographe du roi, et est issue de l'Atlas général, civil, ecclésiastique et militaire, méthodique et élémentaire pour l'étude de la géographie et de l'histoire, atlas destiné à l'instruction de la jeune noblesse de l'École Royale Militaire. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Pliure centrale brunie.

BRION de la TOUR (Louis).

Nouveau Mexique, Louisiane, Canada et Nlle Angleterre.

Paris, Desnos, 1766. 277 x 305 mm.

Belle carte de l'Amérique du Nord, ornée d'un cartouche de titre et encadrée d'une bordure florale décorée des armoiries royales, dressée par l'ingénieur-géographe du roi Louis Brion de La Tour. Bel exemplaire aquarellé à l'époque.

BRION de la TOUR (Louis).

Tableau général de l'Amérique, comprenant les principales régions qui composent cette partie du monde ; leurs divisions par états ou provinces ; les villes les plus distinguées par leur rang, leur population et leur comerce : avec des notes aussi curieuses qu'intéressantes.

1775. 520 x 730 mm.

Très rare carte figurant le continent américain, dressée et publiée en 1775 par Louis Brion de La Tour, ingénieur-géographe du roi. De chaque côté figure la liste des possessions et colonies des Britanniques, des Espagnols et des Portugais, à gauche en Amérique du Nord, et à droite en Amérique du Sud. Il s'agit probablement de la rare première édition, trois autres ayant été publiées postérieurement en 1785, 1789 et 1792. Contours aquarellés à l'époque. Marges coupées au trait d'encadrement, traces de pliures dans la liste de gauche, pliure centrale restaurée avec défauts au bas de la pliure. The Lowery collection. A descriptive list of maps of the Spanish possessions within the present limits of the United States, 1502-1820, 1912, pp. 376-377.

CHÂTELAIN (Henry Abraham).

[PARAGUAY/CHILI/TERRE DE FEU] Carte du Paraguai, du Chili, du Détroit de Magellan &c.

[Amsterdam, circa 1720]. 402 x 515 mm.

Belle carte détaillée figurant le Paraguay, le Chili et la Terre de Feu, dérivée de Guillaume de l'Isle. Elle a été dressée d'après les descriptions des pères jésuites Alfonse d'Ovalle et Nicolas Techo, et sur les relations et mémoires de Brouwer, Narbouroug et de Beauchesne. Elle est enrichie de notes, comme au nord de l'Argentine où figure le "Pays des Pampas ainsi nommez des plaines qu'ils habitent". La carte montre en pointillés les routes des grands explorateurs : Vespucci en 1502, Magellan en 1520, Sarmiento en 1589, de La Roche en 1675 ou encore Halley en 1700. Dans l'Atlantique Sud, on peut voir le navire d'Amerigo Vespucci. La carte est issue de l'Atlas Historique, véritable encyclopédie géographique et l'œuvre de Nicolas Gueudeville pour le texte et d'Henry Abraham Châtelain pour les cartes. La première édition fut publiée à Amsterdam en 1708, puis rééditée en 1718, 1721 et 1732-39. Bel exemplaire.

CHÂTELAIN (Henry Abraham).

Nouvelle carte de l'Amérique septentrionale dressée sur les plus nouvelles observations de Messieurs de l'Académie des Sciences et des meilleurs géographes avec des tables très instructives et curieuses de la division de tous les états et les différents souverains qui en sont possesseurs.

[Amsterdam, circa 1720]. 472 x 598 mm.

Belle carte de l'Amérique du Nord, dérivée de la carte de Guillaume de l'Isle. Elle s'étend au nord jusqu'au Groenland et au sud jusqu'à la Colombie et le Venezuela. La Californie y est correctement représentée comme une péninsule. Représentée comme une île jusqu'à la fin du XVIIe siècle, c'est Guillaume de l'Isle qui lui rendit sa forme correcte de péninsule. Presque toute la partie ouest des États-Unis a été laissée vide, tandis que le reste de la carte est très détaillé, avec notamment les noms des tribus indiennes. Une longue table donne la liste des possessions aux Antilles pour chaque pays, ainsi qu'un arbre généalogique de l'Amérique du Nord avec les peuples et les différents souverains qui se la partagent. Les routes des grands explorateurs sont représentées en pointillés : Hernán Cortés en 1534, Olivier van Noort en 1600, Juan Gaetan en 1542, Alvaro de Mendaña ou encore Francis Drake. La carte est issue de l'Atlas Historique, véritable encyclopédie géographique et l'œuvre de Nicolas Gueudeville pour le texte et d'Henry Abraham Châtelain pour les cartes. La première édition fut publiée à Amsterdam en 1708, puis rééditée en 1718, 1721 et 1732-39. Bel exemplaire, replié. Légère fausse pliure verticale.

COMPAGNIE GÉNÉRALE TRANSATLANTIQUE.

La Mer Caraïbe. Grandes et Petites Antilles. Côte Ferme. Compagnie Générale Transatlantique.

Paris, Imprimerie Transatlantique, [circa 1950]. Lithographie en couleurs de 298 x 445 mm.

Charmante petite carte des Antilles, réalisée pour la Compagnie Générale Transatlantique, compagnie maritime française fondée en 1855 et active jusqu'en 1975. Dessinée dans le style des cartes marines anciennes, elle est ornée d'un cartouche de titre, d'une rose des vents, de vaisseaux et de monstres marins, et enrichie de commentaires sur les explorations et découvertes aux Antilles. Cette carte publicitaire était probablement distribuée aux voyageurs à bord des paquebots de la compagnie. Elle se plie en deux, à la manière d'un livret, et porte sur sa première page une carte de l'Atlantique, décorée d'un cartouche de titre, d'une rose des vents et d'anges aux joues gonflées figurant les vents. La dernière page au verso, intitulée Notes de voyage, servait aux voyageurs pour y coucher leurs impressions. Bel exemplaire.

CORBUTT (Richard Purcell, dit Charles).

[BOSTON/GUERRE d'INDÉPENDANCE] Dédié aux Milords de l'Amirauté anglaise par un membre du Congrès américain.

Philadelphie, Va de Bon Cœur, 1778. 205 x 259 mm.

Rare estampe satirique illustrant la Guerre d'Indépendance américaine, dessinée d'après nature en 1778 à Boston par Charles Corbutt, graveur irlandais, et gravée à Philadelphie par Va de Bon Cœur. L'Angleterre est représentée par un amiral britannique, mi-homme mi-vautour, attaché à un arbre. À ses pieds, un Américain coiffé de plumes, représentant le Congrès américain, lui coupe les serres. Un autre personnage représentant un Espagnol tient une de ses ailes, tandis qu'un Français la lui coupe pour empêcher son envol. Un autre Français sur la gauche, s'empare de rouleaux de tabac, près de lui un Anglais, désespéré, casse des pipes dont il n'a plus l'usage. Sur la droite, un Hollandais arrache les plumes de l'autre aile pour en faire commerce, tandis que son associé les emballe. Chacun des personnages est numéroté et repris dans la légende sous l'estampe. La ville en arrière-plan, où aucun habitant n'est visible, n'a pas été identifiée, mais il s'agit vraisemblablement de Boston, qui fut abandonnée par ses habitants au moment où l'estampe a été dessinée. Il existe deux autres versions de cette estampe, l'une avec l'image inversée, et l'autre où la barque sur la droite est davantage représentée. Bon exemplaire. Salissures dans les marges. Dolmetsch, Rebellion and reconciliation, Satirical prints on the Revolution at Williamsburg, p. 108 ; Creswell, The American Revolution in drawings and prints, A Checklist of 1765-1790 Graphics in the Library of Congress, 727, p. 305.

CUBA. — NEHLING (Victor).

Scène de rue animée.

Vers 1860. Dessin original monogrammé V. N.(22,5 x 48 cm), contrecollé sur une feuille de papier.

Très beau dessin au crayon sur papier chamois, avec des rehauts de blanc, montrant une scène de rue animée, avec au premier plan des hommes à cheval tirant diverses carrioles. Né à Paris en 1830, Victor Nehlig étudia la peinture avec Léon Cogniet et Abel de Pujol (lui même élève de David). En 1850, il émigra aux États-Unis où il travailla jusqu'en 1872 et effectua un bref séjour à Cuba, notamment à La Havane. Bel état de conservation.

d'ORLEANS (François).

[GUERRE DE SÉCESSION/VIRGINIE] Bataille de Gaine's Mill. Virginie (27 juin 1862).

[1862]. 366 x 740 mm.

Très rare lithographie en deux tons figurant la bataille de Gaine's Mill qui se déroula en Virginie le 27 juin 1862, lors de la Guerre de Sécession. Cette vue a été dessinée sur les lieux par François d'Orléans, prince de Joinville et fils de Louis-Philippe, et lithographiée par Lemercier. L'estampe est signée et datée en bas à droite. Contraint à l'exil depuis la Révolution de 1848, le prince de Joinville participa aux côtés de ses neveux le comte de Paris et le duc de Chartres à la Guerre de Sécession sous le drapeau nordiste, et exécuta de nombreuses aquarelles au cours de la guerre. Sur cette estampe figurent au premier plan le général Porter, le comte de Paris, le colonel Radowitz, le lieutenant Monteith, le duc de Chartres, le général Morell et le général Meade. La bataille de Gaine's Mill se déroula sur une journée, et vit la victoire du général Lee et ses troupes sudistes. Bon exemplaire à grandes marges. Petites rousseurs marginales.

DELAMARCHE (Félix).

Carte générale de l'Amérique divisée en ses principaux états.

Paris, chez l'auteur, 1825. 548 x 600 mm + tableau de 420 x 545 mm.

Belle et grande carte peu commune de l'Amérique, dressée par Félix Delamarche, ingénieur-mécanicien pour les globes et sphères et fils du géographe Charles François Delamarche. Elle est accompagnée d'une colonne de texte donnant une description géographique du continent, avec ses golfes, détroits, îles, montagnes, lacs, fleuves, etc. Le Pacifique est appelé Grand Océan Équinoxial ou Océan Pacifique, le Pacifique nord, Grand Océan Boréal, et le Pacifique sud, Grand Océan Austral. Les explorations près de l'Arctique sont mentionnées : Mackenzie en 1789, Hearne en 1771, ainsi que la première expédition du capitaine Parry dans l'Arctique en 1819 et 1820. On joint à la carte le rare feuillet double qui l'accompagnait à sa publication, et qui est intitulé "Tableau géographique et élémentaire de l'Amérique". Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Petites rousseurs dans les marges pour la carte.

DU PETIT-THOUARS (Louis-Marie Aubert).

[MEXIQUE] Vue d'Acapulco, prise du mouillage de la Vénus.

[Paris, 1841]. 193 x 384 mm.

Belle vue panoramique d'Acapulco, dessinée par Mesnard et lithographiée par Sabatier, prise depuis la frégate la Vénus, qui fit escale à Acapulco entre le 17 et le 24 janvier 1838. La vue est issue du Voyage autour du monde sur la frégate la Vénus, pendant les années 1836-1839. Capitaine de vaisseau en 1836, du Petit-Thouars réalisa un tour du monde sur la frégate la Vénus, faisant successivement escale aux îles Canaries, au Brésil, au Chili, au Kamtchatka, au Mexique, en Polynésie, en Australie, et à la Réunion, avant de regagner Brest en juin 1839. De retour en France, il conseilla au gouvernement l'annexion des îles Marquises et fut promu contre-amiral et commandant des forces navales d'Océanie. Son voyage implanta la France en Polynésie. Bel exemplaire.

DUPLESSIS-BERTAUX (Jean).

[GUERRE d'INDÉPENDANCE] Indépendance des États-Unis.

Paris, Blin, 1786. 232 x 150 mm.

Très rare et belle estampe allégorique célébrant l'indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776, et l'alliance de la France et des États-Unis. Elle a été dessinée par Jean Duplessis-Bertaux, et gravée à l'aquatinte et imprimée en couleurs par Louis Roger. Elle est issue de la collection des Portraits des Grands Hommes et Femmes Illustres, et sujets mémorables de France, publiée en 48 livraisons entre 1786 et 1792, et à laquelle elle manque souvent. Au centre de l'illustration de forme circulaire, sur un fond de paysage marin montrant un navire au mouillage dans une baie, figure une colonne posée sur un piédestal, et portant les portraits en médaillon de Louis XVI, Benjamin Franklin et George Washington, orthographié de façon surprenante Waginston. La colonne est ornée en tête d'une sphère fleurdelysée, sur laquelle se tient fièrement le coq gaulois. Le piédestal porte l'inscription : "L'Amérique et les mers, Ô Louis ! vous reconnaissent pour leur Libérateur". À droite du monument, un indigène représentant l'Amérique, vêtu de peaux de bêtes et coiffé de plumes, écrase de son pied gauche un léopard, représentant l'Angleterre. Il tient de sa main droite un caducée et de sa main gauche une lance coiffée d'un bonnet phrygien. Derrière lui, une bannière enlacée autour d'un palmier porte l'inscription : "En m'élevant je m'embellis". Sur la gauche, on peut voir des ballots de marchandises portant les initiales M L, et une ancre marine. Sous l'illustration figurent le titre et deux colonnes de texte retraçant l'histoire de l'indépendance des États-Unis, et citant le comte d'Estaing, le marquis de La Fayette et le comte de Rochambeau qui "combattent pour la cause des Américains, soutenue avec tant de gloire par le général Washington". Le texte se termine sur le port de Cherbourg : "Le port de Cherbourg, ouvrage immortel du règne de ce grand Prince [Louis XVI], doit affermir cette liberté si utile aux peuples". Bel exemplaire. Restes de bande adhésive au dos, petit trou dans la marge inférieure comblé. Hart, Catalogue of the engraved portraits of Washington, 55, pp. 28-29.

DÉPÔT de la MARINE.

[SAINT-DOMINGUE] Carte réduite des débouquements de S.t Domingue.

Paris, Dépôt de la Marine, 1787 [circa 1795]. 578 x 921 mm.

Belle et grande carte marine figurant les îles situées au nord de Saint-Domingue, avec la partie est de Cuba. La carte montre également l'archipel des Turks et Caicos, ainsi qu'une partie de l'archipel des Bahamas, avec les îles de Mogane (actuelle Mayaguana), Crooked (orthographié Krooked), Acklins (orthographié Aklin), Samana, l'île Longue (Long Island), Rum-Key (Rum Cay) et les îles Inagua. Elle est traversée de lignes de rumb marquant la direction des vents. La carte a été dressée par le Dépôt de la Marine d'après les observations du comte Chastenet de Puységur, qui fut chargé par le maréchal de Castries de mener une campagne hydrographique aux îles Sous-le-Vent sur la corvette le Vautour en 1784 et 1785. Au cours de cette expédition, Chastenet de Puységur dressa un plan exact des différentes baies de Saint-Domingue et des quatre débouquements (canaux séparant les îles) au nord de Saint-Domingue. Édition publiée à partir de 1792, comme l'atteste le cachet gravé du Dépôt de la Marine, portant la mention R. F. pour République Française. Bon exemplaire. Pliures légèrement brunies, galerie de ver au niveau de la mer.

DÉPÔT GÉNÉRAL DE LA MARINE.

[SAINT-DOMINGUE] Carte réduite de l'isle de S.t Domingue.

Dépôt Général de la Marine, 1787 [circa 1795]. 595 x 945 mm.

Grande et belle carte marine de l'île de Saint-Domingue, avec la partie est de l'île de Cuba. Elle est ornée de 4 profils côtiers et traversée de lignes de rumb marquant la direction des vents. La carte a été dressée par le Dépôt Général de la Marine d'après les observations du comte Chastenet de Puységur, qui fut chargé par le maréchal de Castries de mener une campagne hydrographique aux îles Sous-le-Vent sur la corvette le Vautour en 1784 et 1785. Au cours de cette expédition, Chastenet de Puységur dressa un plan exact des différentes baies de Saint-Domingue et des quatre débouquements (canaux séparant les îles) au nord de Saint-Domingue. L'île est divisée en deux parties, la partie française ou occidentale correspondant aujourd'hui à Haïti, et la partie espagnole ou orientale, occupée aujourd'hui par la République Dominicaine. Édition publiée à partir de 1792, comme l'atteste le cachet gravé du Dépôt Général de la Marine, portant la mention R. F. pour République Française. Bel exemplaire. Pliure centrale très légèrement brunie.

DÉPÔT GÉNÉRAL des CARTES PLANS et JOURNAUX de la MARINE.

[ATLANTIQUE] Carte générale de l'océan Atlantique ou Occidental.

1786-1792. 0,61 x 1,15 m.

Grande et belle carte marine figurant l'Atlantique avec les côtes de l'Amérique, de la France, de la péninsule ibérique et de l'Afrique. Rare exemplaire enrichi des tables des latitudes et longitudes sur 2 feuillets rajoutés. La carte, ici dans sa sixième édition, a été publiée pour le service des vaisseaux français en 1786, puis revue et corrigée en 1792, l'An 1er de la République. Elle est traversée de lignes de rumb marquant la direction des vents. Cachet gravé du Dépôt Général de la Marine, portant la mention R. F. pour République Française. Bon exemplaire. Pliure centrale légèrement brunie, petite mouillure en haut à droite de la carte, marges très courtes.

FER (Nicolas de).

[CARTHAGÈNE/COLOMBIE] Plan des villes, forts, port, rade et environs de Cartagène située dans l'Amérique méridionale dans la province de Terre Ferme appartenant aux Espagnols.

1705. 225 x 322 mm + feuillet de texte descriptif.

Beau plan de la ville et baie de Carthagène ou Carthagène des Indes, en Colombie, dressé par Nicolas de Fer pour l'Atlas Curieux. Carthagène était située dans la province de Terre Ferme ou Tierra Firme, nom donné du temps de la colonisation de l'Amérique par la couronne espagnole au Venezuela, à l'Isthme de Panama et à une partie des territoires de la Colombie. Le plan montre les haute et basse ville de Carthagène, le fort Saint-Lazare, aujourd'hui renommé San Felipe de Barajas, le fort de Bocachica, le fort Sainte-Croix ou Santa Cruz, et quelques maisons. Nicolas de Fer fut un géographe, graveur et éditeur français, ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, FER I, 22.

FER (Nicolas de).

La Terre Ferme et le Pérou avec le pays des Amazones et le Brésil dans l'Amérique méridionale.

1705. 229 x 341 mm.

Belle carte figurant la partie nord de l'Amérique Latine, avec partie de l'Amérique Centrale depuis Santa Fé au Panama. Elle a été dressée par Nicolas de Fer pour l'Atlas Curieux. La Terre Ferme ou Tierra Firme était le nom donné du temps de la colonisation de l'Amérique par la couronne espagnole au Venezuela, à l'Isthme de Panama et à une partie des territoires de la Colombie. Tandis que les côtes sont très détaillées, une partie de l'intérieur des terres, non encore suffisamment explorée, a été laissée vide. L'intérieur du Brésil, appelé Pays des Amazones, porte la mention "Ce vaste pays est appellé Brésil dont les costes seulement sont connues des Européens". La carte est décorée d'un cartouche de titre et d'une rose des vents. Nicolas de Fer fut un géographe, graveur et éditeur français, ayant produit près de 600 cartes, très recherchées pour leur qualité décorative. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, FER I, 113.

FRANKS (Theodore) & GENERAL LAND OFFICE.

Map of the United States and territories, shewing the extent of public surveys and other details. Constructed from the Plats and official sources of the General Land Office.

1866. En deux feuilles jointes formant une carte de 0,77 x 1,40 m.

Première édition de cette très grande carte lithographiée des États-Unis, extrêmement détaillée, illustrant l'étendue des levés d'arpentage publics effectués par le General Land Office (Office Général des Terres) en 1866, soit un an après la fin de la Guerre de Sécession. À partir de 1866, le General Land Office commença à publier cette remarquable carte des États-Unis, remplie des informations les plus récentes provenant des levés d'arpentage menés dans les états de l'Ouest, y compris l'étendue des levés publics, les emplacements des bureaux de l'arpenteur général et du General Land Office, l'emplacement des concessions de terres à l'ouest, les réserves indiennes, les chemins de fer existants et en projet, les districts fonciers, les gisements d'or (en jaune), d'argent (en bleu), de cuivre (en vert), de mercure (en rouge), de fer (en gris), d'étain (en brun), d'asphalte (en brun clair), de charbon (en gris clair) et de pétrole (en rouge), ainsi que les phares. Avec la fin de la guerre civile et la construction en plein essor du premier chemin de fer transcontinental, le moment était venu pour les États-Unis de donner une représentation visuelle de son territoire en montrant l'état d'avancement des levés d'arpentage, de la colonisation et du développement commercial des terres à l'ouest du Mississippi. Lithographiée par J. Bien à New York, et dessinée par Theodore Franks, elle représente une étape importante dans l'histoire de la cartographie américaine et un remarquable compte-rendu des informations géographiques compilées par le gouvernement jusqu'à l'achèvement du Transcontinental, ainsi que de précieux détails dans les nouvelles régions minières du Colorado, de l'Arizona, du Nevada, du Montana, de l'Utah, de l'Idaho et de l'Oregon. Formidable outil pour attirer les émigrants, elle accompagnait souvent des brochures d'information traduites en plusieurs langues. Elle fut publiée jusqu'au milieu des années 1880. Bonne condition générale, contours aquarellés à l'époque. Traces de pliures, petites déchirures restaurées.

GENEST (P.M.A.).

[NOUVELLE FRANCE] Carte de la Nouvelle France pour servir à l'étude de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'en 1760.

Montréal, Burland-Desbarats, 1875. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 0,95 x 1,50 m.

Très grande et belle carte historique de la Nouvelle-France ou Canada, lithographiée en couleurs, et première cartepubliée au Québec qui soit formellement destinée à l’enseignement. Cette carte illustre, par de nombreux commentaires, les explorations et découvertes des Français dans la Nouvelle-France, depuis l'arrivée de Jacques Cartier au Cap Bonavista sur l'île de Terre-Neuve en 1534, jusqu'à la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques en 1760. Elle est ornée d'une vue de Québec en 1688, d'après un dessin de Jean-Baptiste-Louis Franquelin, hydrographe et géographe du roi de France, établi à Montréal ; d'un plan de la haute et de la basse ville de Québec en 1664 ; d'un plan de Montréal en 1672 ; d'une carte du Lac Champlain, de la rivière des Iroquois et de l'île Montréal, portant l'emplacement des forts et dont le tracé est extrait d'une carte faite à Québec en 1752 par Louis Franquet, nommé, en1753, brigadier et directeur des fortifications de la Nouvelle-France ; d'une carte de la Baie de Hudson d'après Jacques-Nicolas Bellin ; et d'une carte de la Louisiane d'après Guillaume de l'Isle, montrant l'itinéraire des expéditions de Hernando de Soto et du voyage de Cavelier de La Salle, avec indication de l'endroit précis où il fut assassiné. La carte montre les grandes explorations du XVIIe siècle, les plus importantes étant celles de Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec et de la colonie française au Canada en 1603. La carte donne également les noms de toutes les tribus indiennes qui occupaient les territoires de la Nouvelle-France et de la Nouvelle-Angleterre, l'emplacement des forts avec le nom du fondateur et la date de la fondation, l'indication des endroits historiques, la position des anciens établissements et les lieux des principaux naufrages. Les paroisses et les missions sont indiquées, avec leur date de fondation, et sont reprises dans la légende numérotée. Bon exemplaire. Les feuilles ont été repliées et présentent des petits défauts à quelques pliures avec parfois de petits manques, mouillure à la première feuille, petites déchirures dans les marges. Journal de l'instruction publique, Vol. 19, n° 8/9, août/sept. 1875, p. 113 ; Université Laval, 300 ans de manuels scolaires au Québec, p. 166.

GUATEMALA. — LOCKHORST (Bernard van).

État de Guatémala (Amérique Centrale).

Paris, 1843. Lithographies originales (environ 29 x 35 cm).

Rarissime ensemble de 10 planches lithographiées par François Joseph Dupressoir d'après des croquis de Bernard van Lockhorst : - Vue de la grande place et du Palais du Gouvernement à Guatémala-Nueva. - Vue de la maison habitée par la Commission d'Exploration envoyée par la Compagnie Belge de Colonisation dans l'état de Guatémala. - Vue prise au fond de la Baie de Santo-Thomas. - Vue d'Isabal, prise du lac de ce nom (District de Santo Thomas). - Intérieur du Couvent de San-Geronimo. - Vue prise des hauteurs de Guénas, près Guatémala Antigua. - Vue du lac Atitlan, à 27 lieues de Guatémala. - Vue de l'entrée du Rio-Dulce, (prise de Linvingston). - Vue de Boca Nueva, Vera-Paz. - Consécration de la Chapelle de la Communauté de l'Union. Santo Thomas de Guatemala. Ces vues du Guatemala furent dessinées par Bernard van Lockhorst, attaché à la Commission d'Exploration mise en place par le gouvernement belge lors du projet de colonisation au Guatemala. En 1831, la Belgique prit son indépendance des Pays-Bas, et ne possèdait plus aucune colonie ni marine militaire. Le nouveau roi Léopold Ier, se sentant à l'étroit dans son petit territoire, estima nécessaire de doter le pays d'une colonie, et décida de fonder une colonie belge à Santo Tomas de Guatemala, dans le golfe du Honduras. À cet effet la Compagnie Belge de Colonisation fut créée en 1841. Celle-ci mit en place la Commission d'Exploration, à laquelle fut attaché Bernard van Lockhorst, en qualité de dessinateur. En janvier 1842, la Compagnie et la Commission arrivèrent au port de Santo Tomas. Les premiers colons, pour la plupart sans formation, s'y installèrent en mars 1843. Mal organisée, insuffisamment ravitaillée, victime de dissensions internes, la colonie périclita très vite. Le projet se soldera par un échec et le rapatriement des colons, à peine dix ans après leur implantation. Rarissimes estampes non référencées dans les bibliographies usuelles, et sur lesquelles nous n'avons pas trouvé d'informations. La Bibliothèque Nationale de France possède un album de 16 lithographies ; la New York Public Library possède également un album de 16 planches dont deux sont de Francisco Cisnéros ; la Bibliothèque Nationale de Colombie possède 9 planches dont 2 sont différentes de notre suite ; la Bibliographie de la France, ou Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie, 1843, mentionne 7 planches. Quelques salissures marginales, déchirure marginale à une planche restaurée.

HERISSON (Eustache).

Carte de l'Amérique septentrionale & méridionale, où se trouvent les trois voyages de Cook et ceux de Mackenzie, Vancouver et La Pérouse.

Paris, Basset, 1810. En deux feuilles pouvant être jointes pour former une carte de 0,84 x 1,17 m.

Belle et rare carte murale de l'Amérique, dressée par Eustache Hérisson, élève de Rigobert Bonne, ingénieur hydrographe de la Marine. La carte montre les routes des grands voyages de La Pérouse entre 1785 et 1788, de Mackenzie à l'extrême nord du continent, de Vancouver, ainsi que les trois voyages du capitaine Cook effectués entre 1768 et 1780. En carton figurent six petites cartes des îles de Saint-Domingue, Portorico, la Guadeloupe, la Martinique, Sainte-Lucie et Tobago. Bel exemplaire, replié, contours aquarellés à l'époque. Petites taches claires au bas de la 1ère feuille.

HOMANN (Héritiers de).

[PANAMA] Portus Pulchri in Isthmo Panamensi - Scenographia Portus Pulchri.

[Nuremberg], Homann Héritiers, 1740. 480 x 282 mm.

Estampe en deux parties, dédiée à la bataille de Portobelo, en latin Portus Pulchri, forteresse espagnole située au nord de l'isthme de Panama. La partie haute est occupée par une carte figurant la baie de Portobelo, occupée par la flotte anglaise. Portobelo est représentée, avec son port et ses forteresses. La partie basse figure l'entrée de la flotte anglaise dans la baie de Portobelo. Sur la gauche, on peut voir le fort Iron, et sur la droite, la forteresse de la Gloria, la ville de Portobelo et le fort San Jerónimo. La carte et la vue sont accompagnées d'une description et d'une table de légendes, en allemand. La bataille de Portobelo se déroula le 1er décembre 1739. C'est la première grande action de la Guerre de l'Oreille de Jenkins, conflit colonial opposant les Britanniques aux Espagnols, ainsi nommé en référence à Robert Jenkins, capitaine d'un navire marchand anglais dont l'oreille fut tranchée par un capitaine de la marine espagnole. La bataille de Portobelo s'acheva avec la prise et la destruction de la ville par la flotte britannique commandée par l'amiral Edward Vernon. Éditeurs de cartes à Nuremberg, Johann Baptist Homann et ses héritiers ont dominé le marché de la cartographie allemande pendant près de cent ans. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Petits trous dans le titre général, trace de pliure au niveau du second titre.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[COLOMBIE/BOGOTA] Carte du cours de Rio Meta et d'une partie de la chaîne orientale des montagnes de la Nouvelle Grenade.

[Paris], 1813. 232 x 495 mm.

Rare carte figurant une partie du royaume de la Nouvelle-Grenade, actuelle Colombie, avec le cours du Río Meta, rivière de Colombie traversant la vaste plaine des Llanos, jusqu'à son embouchure dans l'Orénoque, à la frontière avec le Venezuela. La carte a été gravée par Tardieu d'après les esquisses de Humboldt, pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait l'ouvrage intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend à l'ouest jusqu'au Río Magdalena, entre la ville de Bohorquez, nommée Bojorque, et Natagaima, orthographiée Natagayma. À l'est du royaume de Nouvelle-Grenade, on voit également la chaîne des plateaux d'altitude, appelés paramos. À l'emplacement de l'actuelle Bogotá figure la ville de Santa Fé, dont le nom complet était Santa Fé de Bogotá. On peut également lire la mention Plateau de Bogota (1350 t). Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1801, il explora le royaume de la Nouvelle-Grenade. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[MEXIQUE/MEXICO] Carte de la vallée de Mexico et des montagnes voisines esquissée sur les lieux en 1804, par Don Louis Martin.

Paris, 1808. 392 x 457 mm.

Rare carte détaillée figurant les environs de la ville de Mexico, dessinée sur les lieux par Don Louis Martin en 1804, rédigée et corrigée en 1807 d'après les opérations trigonométriques de Don Joaquin Velasquez, et d'après les observations astronomiques et les mesures barométriques du baron de Humboldt par Jabbo Oltmanns. La carte a été gravée pour l'Atlas géographique et physique du royaume de la Nouvelle-Espagne, qui accompagnait le très important ouvrage de Humboldt intitulé Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. La carte s'étend du nord au sud entre Tula et Jiutepec, orthographiée Jautepec, et d'ouest en est entre Toluca et Puebla de Los Ángeles. Le relief est bien détaillé, avec les chaînes de montagnes, les lacs et les volcans, dont ceux de Popocatépetl et de Iztaccíhuatl, au sud-est de Mexico. Naturaliste allemand, Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804. En 1803, il explora le royaume de la Nouvelle-Espagne, actuel Mexique. Il rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Bel exemplaire.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[ÉQUATEUR/GUAYAQUIL] Radeau de la rivière de Guayaquil.

[1810]. 335 x 411 mm.

Belle estampe figurant un radeau sur le Río Guayas, dans la ville de Guayaquil, au sud-ouest de l'Équateur. Elle a été dessinée par Pierre Antoine Marchais d'après une esquisse de Humboldt, et gravée par Bouquet. Elle est issue de l'Atlas pittoresque des Vues des Cordillères et monumens des peuples indigènes de l'Amérique. L'estampe montre trois personnages masculins à bord d'un grand radeau. Ces grands radeaux, que l'on appelait balzas, étaient utilisés pour la pêche ou le transport des marchandises, sur les côtes du Pacifique et à l'embouchure de la rivière Guayas, que l'on appelait Guayaquil. Le radeau, chargé de fleurs et de fruits, est figuré au moment où il est mis à l'ancre. On distingue des ananas, des avocatiers, des régimes de bananes ou encore des feuilles de cocotiers. Ces derniers ont été dessinés d'après Turpin et Poiteau. À l'avant du radeau, un homme est occupé à un fourneau. Naturaliste allemand, le baron de Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804, en compagnie du botaniste Aimé Bonpland. En 1801, ils explorèrent le vice-royaume de la Nouvelle-Grenade, qui couvrait les actuels Panama, Venezuela, Équateur et Colombie. Durant leur périple en Équateur, Humboldt et Bonpland firent l’ascension de plusieurs volcans: le Pichincha (4784m), le Cotopaxi (5911m), l'Antisana (5752m), l'Illiniza (5126m) et surtout le Chimborazo (6263m), considéré alors comme la plus haute montagne du globe. Humboldt rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs légères dans les marges, marge inférieure coupée avec la mention "De l'Imprimerie de Langlois".

JAILLOT (Alexis-Hubert) & DESNOS (Louis-Charles).

L'Amérique divisée en septentrionale et méridionale subdivisée en ses principales parties - L'Amérique divisée en ses principales parties sçavoir dans la Septentrionale les Terres Arctiques, le Canada ou Nouvelle France, la Floride, la Nouvelle Espagne et le Nouveau Mexique ; dans la Méridionale la Terre Ferme, le Pérou, le Chili, la Terre Magellanique, le Paraguay, le Brésil. Les isles de Terre Neuve, Antilles, Magellaniques et de Californie.

Paris, Desnos, 1782. En quatre feuilles jointes formant une carte de 1,12 x 1,32 m.

Très belle carte murale du continent américain, dressée par Alexis-Hubert Jaillot, mise au jour et publiée par Louis-Charles Desnos en 1782. Cette carte est une version très agrandie de la carte de l'Amérique de Jaillot, en deux feuilles, publiée en 1695. Elle est ornée d'un superbe cartouche de titre décoré des armoiries royales du dédicataire, le dauphin Louis de France, duc de Bourgogne, d'un couple d'Amérindiens avec leur enfant, et de deux singes tenant chacun un perroquet. Successeur de la maison d'édition de Sanson à Paris, Alexis-Hubert Jaillot fut nommé géographe du roi Louis XIV en 1678, et publia de nombreuses cartes et atlas, parmi lesquels l'Atlas Nouveau, le Neptune François et l'Atlas François. Éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis-Charles Desnos était "libraire et ingénieur géographe pour les globes et les sphères de Sa Majesté Danoise". En tant qu'éditeur, il publia entre 1764 et 1786 une série d'atlas thématiques, et travailla notamment avec Brion de la Tour. Bel exemplaire aquarellé. Petites déchirures et froissements en bordure des marges, renforcements au niveau des pliures. Wagner, 441 (édition de 1695).

LAPLANTE (Edouard).

La Habana. Panorama general de la ciudad y su bahia.

La Habana, L. Marquier y Laplante, [circa 1850]. Lithographie originale (49,9 x 71,5 cm, hors marges).

Fabuleux panorama à vol d'oiseau de la ville de La Havane et de sa baie, dessiné par Edouard Laplante et lithographié en couleurs par Laplante et Luis Marquier, publié à La Havane en 1850. La vue est prise depuis la colline du village de Casablanca, sentinelle historique et populaire de la baie de La Havane. Cette vue détaillée illustre les débuts de la modernisation de la ville de La Havane, initiés par le gouverneur Miguel Tacón y Rosique. Soucieux de faire de la capitale une ville imposante et majestueuse, Tacón commanda une série de bâtiments publics importants. La croissance de quartiers riches comme El Cerro, et plus tard El Carmelo et El Vedado, fut planifiée de la même façon, et selon un schéma bien structuré. Ces quartiers sont visibles au centre de la lithographie, filant vers l'horizon. Le titre est en espagnol, anglais et français. Cette vue fait partie de la série Isla de Cuba pintoresca ou l'Île de Cuba pittoresque, publiée à La Havane, et dont la plupart des planches furent lithographiées par Edouard Laplante. Peintre et lithographe français, Edouard Laplante s'installa à Cuba au milieu du XIXe siècle, comme vendeur de machinerie sucrière pour le compte de la compagnie française Derosne et Cail à Paris. Son activité commerciale l'amena à collaborer en tant qu'illustrateur pour l'ouvrage du propriétaire foncier cubain Justo Germán Cantero, consacré à l'histoire et à la description des plus grands et meilleurs moulins à sucre de l'époque. Il s'agit de l'ouvrage intitulé Los Ingenios (les plantations de canne à sucre), publié à La Havane entre 1855 et 1857. Laplante réalisa également une série de lithographies de grand format, représentant pour la plupart des villes importantes de Cuba, et naturellement liées à l'industrie sucrière. La série débuta avec notre panorama de La Havane, qui est sans aucun doute la ville la plus importante de la série. Edouard Laplante se dédia fondamentalement à la lithographie et contribua à l'essor de cette expression artistique durant le XIXe siècle. Avec Miahle, peintre et graveur comme lui, il était considéré comme le plus remarquable des graveurs étrangers ayant travaillé à Cuba. Pliure centrale et déchirures restaurées, petits manques à la pliure centrale. Lapique Becali, La Habana. Imagen de una ciudad colonial, 2013.

LE BRETON (Louis).

[RIO de JANEIRO] Rio Janeiro. Vue prise de l'île das Cobras - Rio de Janeiro. Vista tomada da ilha das Cobras.

Paris, S. Stampa fils, Lisboa, Manuel Costenla, [circa 1850]. 390 x 494 mm.

Très rare et magnifique vue de Rio de Janeiro, lithographiée en couleurs d'après un dessin de Louis Le Breton. La vue est prise depuis l'île des Cobras, avec sa forteresse au-dessus de laquelle flotte le drapeau du Brésil. Elle offre un beau panorama de la baie, animée de nombreux voiliers, et de la ville de Rio. L'estampe permet de voir le Fort de Santa Cruz, l'île de Villegagnon, le Pain de Sucre, les églises la Gloria et Saint-Sébastien, le Corcovado, la cathédrale, la montagne de la Tijuca et l'arsenal. Titre en français et en portugais. Peintre de marines, aquarelliste et chirurgien de marine, Louis Le Breton fut l'un des artistes les plus prolifiques de son temps et le témoin de nombreuses scènes maritimes du XIXe siècle. Très rare, un seul exemplaire localisé à la Bibliothèque Nationale du Brésil. Exemplaire finement colorié à l'époque. Rousseurs, salissures et restaurations marginales, restauration avec effacement partiel en bas à gauche du Pain de Sucre.

LE ROUGE (Georges-Louis).

Nouvelle carte de la province de Québec, selon l'édit du roi d'Angleterre du 7 8bre 1763, par le capitaine Carver.

Paris, Le Rouge, 1777. Carte gravée originale (48,1 x 65,9 cm).

Carte peu commune, issue de l'Atlas Amériquain Septentrional, figurant la région de Québec et le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal, ainsi que la péninsule de Gaspésie et l'île d'Anticosti située dans le golfe du Saint-Laurent. Elle fut dressée par l'explorateur américain, le capitaine Jonathan Carver, à la suite du Traité de Paris signé le 10 février 1763 et de l'édit du roi d'Angleterre Georges III du 7 octobre 1763, qui obligeait les Français à abandonner leurs possessions au Canada, à l'exception des îles de Saint-Pierre et Miquelon et de la province du Québec. En carton figurent l'île de Montréal, les plans des villes de Montréal et de Québec, et une carte du cours du fleuve Saint-Laurent entre les villes de Québec et Contrecoeur. Les tribus indiennes sont nommées : Algonquins, Atticameoets, Piekouagamis, etc. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.

MANESSON-MALLET (Allain).

Lune.

[1683]. 160 x 102 mm.

Estampe gravée issue de La Description de l'Univers, véritable encyclopédie géographique abondamment illustrée, publiée en français puis en allemand. Texte français au verso. D'abord ingénieur des camps et armées du roi de Portugal, Alain Manesson-Mallet fut nommé, dès son retour en France, maître de mathématiques des pages de la petite écurie de Louis XIV. On a également de lui Les Travaux de Mars (1671) et La Géométrie pratique (1702). Bel exemplaire. Pastoureau, MANESSON-MALLET, I.

MONTANUS (Arnold Van Bergen ou Van den Berg, dit).

[CUBA] Havana.

[Amsterdam, 1673]. 290 x 354 mm.

Superbe vue du port et de la ville de La Havane, issue de l'ouvrage Die Unbekante Neue Welt oder Beschreibung des Welt-teils Amerika, l'un des plus grands ouvrages illustrés sur le Nouveau Monde au XVIIe siècle. La vue, prise depuis la mer, montre au premier plan un magnifique galion, quelques embarcations ainsi que le Fort El Morro, à l'entrée de la baie de La Havane. Très légères rousseurs, petites déchirures marginales.

SELIGMANN (Johann Michael).

Carolinæ Floridæ nec non insularum Bahamensium cum partibus adjacendibus delineatio.

Nuremberg, 1755. 428 x 584 mm.

Superbe carte figurant le sud-est des États-Unis avec la Caroline et la Floride, et une partie du Golfe du Mexique avec les Bahamas, Cuba, la Jamaïque, Saint-Domingue, Porto-Rico et la pointe du Yucatan. Cette précieuse carte fut publiée dans l'édition allemande de l'ouvrage de Mark Catesby intitulé Natural history of Carolina, ouvrage majeur sur la flore et la faune américaines. Largement inspirée de la grande carte en 20 feuilles de Henry Popple, et du manuscrit du capitaine John Barnwell, elle montre les possessions des différents pays aquarellées de trois couleurs : en rose, les colonies britanniques (côte Est jusqu'à la Floride, archipel des Bahamas et Jamaïque), en vert les possessions françaises (Louisiane et moitié ouest de Saint-Domingue), et en jaune les régions contrôlées par l'Espagne (Floride, Cuba, moitié est de Saint-Domingue, Porto Rico et Yucatan). Sur cette édition correspondant au premier état de la carte, les régions de part et d'autre du Mississippi sont aquarellées en vert, ce qui indique qu'elles appartiennent aux Français. Après le Traité de Paris de 1763, les régions à l'est du Mississipi devinrent des possessions anglaises, tandis que celles situées à l'ouest devinrent espagnoles. Très bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Très rare. Cumming, 292.

SMITH (John Calvin).

A new map for travelers through the United States of America showing the railroads, canals & stage roads, with the distances.

New York, Sherman & Smith, 1852. 550 x 685 mm, sur papier fin.

Belle et grande carte figurant la moitié est des États-Unis, dressée à l'attention des voyageurs. Très détaillée, elle montre les cours d'eau et les canaux, les voies ferrées, les limites des états, ainsi que de très nombreuses villes et villages avec des distances le long des routes et des voies ferrées. Elle indique également l'emplacement des tribus indiennes à l'ouest du fleuve Mississippi. En carton figurent une carte des voies navigables et ferrées entre Albany et Buffalo, une carte des voies de chemins de fer entre les villes de New York, Boston et Albany, avec le fleuve Hudson entre New York à Albany, une carte du chemin de fer entre New York et Philadelphie, et entre Philadelphie et Washington, et enfin une carte de l'Oregon, avec le nord de la Californie et Santa Fé au Nouveau-Mexique. Les coins sont décorés de vignettes montrant des Indiens, une vue du port de New York (avec Castle Garden), et une vue des Chutes du Niagara. Au bas de la carte on peut voir des drapeaux américains et un bouclier. Dans les états du sud, des noms de rivières ont été rajoutés en manuscrit. Bel exemplaire, contours coloriés à l'époque.

TURGIS (Louis).

L'Amérique - La America.

Paris, L. Turgis, [circa 1860]. Lithographie originale en couleurs (36,9 x 47,9 cm).

Belle estampe allégorique lithographiée en couleurs par Louis Turgis, illustrant la vie en Amérique du Nord dans la seconde moitié du XIXe siècle, et les relations entre Américains et Amérindiens. La scène montre un propriétaire de plantation en conversation avec trois Amérindiens. Derrière lui se tiennent son épouse et ses enfants. L'entrevue semble se dérouler sereinement, mais l'épouse montre un visage inquiet. Le propriétaire tient un fusil sur l'épaule, ainsi que l'un des Amérindiens. Au second plan, on peut voir des esclaves Noirs exécutant des travaux de récolte. Bon exemplaire. Quelques rousseurs, essentiellement marginales.

VUE d'OPTIQUE.

[NEW YORK/GUERRE d'INDÉPENDANCE] Débarquement des troupes angloises à Nouvelle Yorck.

[circa 1780]. 266 x 383 mm.

Belle vue d'optique finement coloriée à l'époque, illustrant le débarquement des troupes britanniques à Kips Bay sur l'île de Manhattan le 15 septembre 1776, durant la campagne de New York et du New Jersey, dans le but de reprendre New York aux révolutionnaires américains. Bel exemplaire aquarellé à l'époque.

WIT (Frederick de).

[BRÉSIL] Littora Brasiliæ - Pascaert van Brasil.

[circa 1680]. 483 x 563 mm.

Superbe carte des côtes du Brésil divisées en capitaineries, ornée d'un magnifique cartouche de titre illustré de scènes montrant des explorateurs et missionnaires portugais et hollandais, une cérémonie amérindienne et une scène d'exploitation minière. L'Atlantique est décoré de quatre navires et deux roses des vents. Le nord est placé à droite de la carte. Avec plus de 400 cartes et vues publiées entre 1648 et 1712, Frederick de Wit fut l'un des plus importants graveurs et éditeurs de cartes hollandais. En 1694, il acquit une partie des fonds de Blaeu et de Jansson vendus aux enchères 20 ans plus tôt. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs, manque comblé à l'extrême droite de la carte, au niveau de la mer.

WYTFLIET (Cornelis van).

[BRÉSIL] Brasilia.

[1607]. 228 x 286 mm.

Rare carte du Brésil, issue de l'atlas Descriptionis Ptolemaicæ augmentum. Sive Occidentis notitia. Cet atlas est le premier atlas consacré au seul continent américain. Il contient la première carte de la Californie et du sud-ouest des États-Unis, et la première carte mentionnant le nom Canada dans son titre. Les deux premières éditions furent publiées à Louvain en 1597 et 1598. L'atlas fut ensuite publié à Douai en 1603, avec un texte en latin, puis en 1605, 1607 et 1611 avec un texte français. Bon exemplaire. Petites rousseurs dans la marge inférieure, partie de la bordure de la marge gauche refaite.