Référence :LBW-6464

Conduite des françois par rapport à la Nouvelle Écosse, depuis le premier établissement de cette colonie jusqu'à nos jours.

JEFFERYS (Thomas).

Londres, 1755. In-12 (1) f., xiv-281 pp. ; demi-veau havane, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées de rouge (reliure à l'imitation du XVIIIe siècle).

Ouvrage peu commun traduit en français et annoté par Georges-Marie Butel-Dumont. Le premier établissement en Acadie (nom d'origine indienne par lequel les Français désignaient alors les territoires du Canada oriental) remonte à 1605, à la fondation de Port-Royal, sur la baie de Fundy, par Samuel de Champlain. En 1621, le roi Jacques Ier d’Angleterre donna au territoire le nom de « Nouvelle-Écosse » (ou « Nova Scotia », telle qu’appelée dans sa charte rédigée en latin) et l’accorda au colonisateur écossais sir William Alexander. Dans les années 1620, les Écossais fondèrent deux colonies dont l’implantation échoua. Pendant ce temps, un flot modeste, mais constant, de Français immigra en Acadie pour s’y bâtir une nouvelle vie. L'histoire de l'Acadie est marquée par la rivalité franco-anglaise dans cette partie du monde aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'Acadie est ainsi tour à tour terre française et anglaise jusqu'en 1710, avant d'être reconnue définitivement possession des Anglais selon le traité d'Utrecht de 1713. Après la guerre de 1744-1748 entre la France et l'Angleterre, la forteresse de Louisbourg, au Cap-Breton, fut restituée aux Français. Pour faire contrepoids à celle-ci, les Anglais fondèrent en 1749 Halifax, citadelle et aussi tête de pont pour leur colonisation. Ayant refusé de prêter serment d'allégeance, 6500 Acadiens furent déportés à partir de 1755. Louisbourg fut prise en 1758 et les déportations continuèrent encore plusieurs années (14000 au total). Après le traité de Paris en 1763, 2000 Acadiens seraient rentrés en Nouvelle-Écosse. Bon exemplaire. Leclerc, II, 732. — Sabin, 35958.

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