Référence :LBW-6012

[ÉQUATEUR/GUAYAQUIL] Radeau de la rivière de Guayaquil.

HUMBOLDT (Frédéric-Henri-Alexandre, baron de).

[1810]. 335 x 411 mm.

Belle estampe figurant un radeau sur le Río Guayas, dans la ville de Guayaquil, au sud-ouest de l'Équateur. Elle a été dessinée par Pierre Antoine Marchais d'après une esquisse de Humboldt, et gravée par Bouquet. Elle est issue de l'Atlas pittoresque des Vues des Cordillères et monumens des peuples indigènes de l'Amérique. L'estampe montre trois personnages masculins à bord d'un grand radeau. Ces grands radeaux, que l'on appelait balzas, étaient utilisés pour la pêche ou le transport des marchandises, sur les côtes du Pacifique et à l'embouchure de la rivière Guayas, que l'on appelait Guayaquil. Le radeau, chargé de fleurs et de fruits, est figuré au moment où il est mis à l'ancre. On distingue des ananas, des avocatiers, des régimes de bananes ou encore des feuilles de cocotiers. Ces derniers ont été dessinés d'après Turpin et Poiteau. À l'avant du radeau, un homme est occupé à un fourneau. Naturaliste allemand, le baron de Humboldt parcourut l'Amérique Latine entre 1799 et 1804, en compagnie du botaniste Aimé Bonpland. En 1801, ils explorèrent le vice-royaume de la Nouvelle-Grenade, qui couvrait les actuels Panama, Venezuela, Équateur et Colombie. Durant leur périple en Équateur, Humboldt et Bonpland firent l’ascension de plusieurs volcans: le Pichincha (4784m), le Cotopaxi (5911m), l'Antisana (5752m), l'Illiniza (5126m) et surtout le Chimborazo (6263m), considéré alors comme la plus haute montagne du globe. Humboldt rapporta de son voyage d'importantes observations scientifiques dans les domaines de la géographie, de l'ethnographie, de la géologie et de l'histoire naturelle. Exemplaire finement aquarellé à l'époque. Rousseurs légères dans les marges, marge inférieure coupée avec la mention "De l'Imprimerie de Langlois".

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