Référence :LBW-3809

M. le vice-amiral Lalande [titre au dos de la reliure].

CHASSERIAU (Frédéric).

1844. Manuscrit autographe, avec ratures et corrections. Petit in-folio (32,3 x 21 cm) de (6) ff.; demi-percaline rose, plats de papier marbré, titre doré au dos (reliure fin XIXe ou début XXe, signée Franz).

Minute autographe, de la main de Chassériau, du discours prononcé par le baron de Mackau, ministre de la Marine et des Colonies, aux obsèques du vice-amiral Lalande, décédé le 19 mai 1844. Il retrace les principales étapes de la carrière du marin. Né au Mans en 1787, Julien Pierre Lalande entra dans la Marine en 1803 : "[Il] se distingua dans le combat acharné à la suite duquel les frégates l'Italienne, la Calypso & la Cybèle, capitaines Jurien, Jacob & Cocault, attaqués le 24 février 1809 dans la rade des Sables-d'Olonne, se firent abandonner par une division anglaise de 3 vaisseaux, 2 frégates & 1 corvette aux ordres du vice-amiral Stopford…" (f. 3). Il est ensuite question de sa campagne aux Antilles en 1814, puis de son activité de 1822 à 1843, lorsqu'il commanda des divisions navales ou des escadres. Elu député, Lalande continua à s'intéresser aux intérêts de la Marine et resta fidèle au Roi. Frère du peintre Théodore Chassériau, Frédéric Victor Charles Chassériau (1807-1881) était à l'époque chef de cabinet du ministre de la Marine et des Colonies. Partisan de l'émancipation des esclaves, il écrivit un Précis de l'abolition de l'esclavage dans les colonies anglaises (1840-1841), ainsi que plusieurs ouvrages sur l'histoire et l'organisation de la Marine. Il est aussi l'auteur de nombreux articles biographiques sur des marins célèbres. Ses travaux lui valurent le titre d'historiographe de la Marine. Le manuscrit fut relié par Franz Ostermann, relieur d'origine alsacienne établi à Paris après 1870. Connu sous le nom de Franz, il exerça de 1872 jusqu'à son décès en 1938, ayant eu Edmond About et Francisque Sarcey parmi ses clients (Fléty, Dictionnaire des relieurs, p. 138). Qq. légères rousseurs. Provenance : Baron Arthur Chassériau (1850-1934), dont le père était le cousin germain de Frédéric Chassériau, avec son ex-libris armorié (Jougla de Morenas, Grand armorial de France, t. II, p. 404, n° 8668).

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